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PFIZER

Pfizer annonce une nouvelle division qui regroupera Mylan et Upjohn Abderrahim DERRAJI - 20 novembre 2019 17:08
Pfizer annonce une nouvelle division qui regroupera Mylan et Upjohn

Pfizer a annoncé le 12 novembre 2019, la naissance d’une nouvelle division qui regroupera Mylan et Upjohn et qui portera le nom de Viatris.

Cette nouvelle dénomination d’origine latine associe, selon un communiqué de Pfizer,  les trois objectifs principaux de l’entreprise : élargir l’accès aux médicaments, innover pour répondre aux besoins des patients et être un partenaire de confiance dans le secteur de la santé.

Initialement annoncé le 29 juillet 2019, le regroupement d’Upjohn- Chine avec Mylan-États-Unis et Europe va permettre de développer la portée géographique du portefeuille produits de Viatris et des médicaments en cours de dévelloppement. D’après un communiqué de Mylan, la nouvelle société devrait générer entre 19 et 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020, ainsi que des flux de trésorerie disponibles supérieurs à 4 milliards de dollars.

Le nouveau nom entrera en vigueur après la conclusion de l'accord, prévu pour le deuxième semestre de 2020. Jusque-là, les entreprises fonctionneront comme des entités indépendantes.

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LOI 98.18

Projet de Loi 98.18 : qui doit présenter les amendements ? Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:17
Projet de Loi 98.18 : qui doit présenter les amendements ?

Dès que Kamal Belhaj, président de la Fédération(*), avait eu une copie du projet relatif à la Loi 17-04, portant Code du médicament et de la pharmacie, préparé par l’administration, il avait convié en 2005 tous les représentants des syndicats membres de la fédération ainsi que d’anciens responsables maitrisant les différents dossiers de la profession pour assister à une rencontre qui a eu lieu à Moulay Yacoub. Ce conclave de deux jours a permis d’étudier de fond en comble les propositions d’amendements des uns et des autres pour n’en garder que les plus pertinentes. Ce travail de fourmi a permis de débarrasser la mouture initiale d’un grand nombre d’aberrations et doter ainsi le secteur d’une loi qui répond globalement à ses attentes.

La semaine dernière, le Conseil du Gouvernement a donné son feu vert pour un projet de loi aussi importante que la Loi 17-04. Il s’agit du projet de Loi 98.18 relative à l’Ordre national des pharmaciens. Ce texte comportant pas moins de 111 articles et trois chapitres va sonner le glas au Dahir de 1976 et régir l’instance ordinale pendant au moins deux ou trois décennies.

Depuis 2006, la loi 17-04 a conféré au Conseil de l’Ordre des missions capitales comme l’autorisation d’exercer la pharmacie. Malheureusement, cette instance peine de plus en plus à imposer les règles élémentaires de déontologie à tous les pharmaciens. Cette vacance a fini par créer un climat malsain dans la plupart des villes et une dérégulation du secteur.

Le projet de Loi 98.18 va imposer plus de transparence dans la gestion du Conseil de l’Ordre et mettre fin à la crise de confiance pouvant exister entre les pharmaciens et les conseillers de l’Ordre. La régionalisation et le nouveau mode de scrutin vont contribuer à renforcer la légitimité des conseillers et favoriseraient une meilleure régulation de la profession. Cependant, certaines dispositions de ce projet méritent de faire l’objet d’amendements pour qu’elles puissent répondre aux attentes des pharmaciens. La question qui se pose aujourd’hui : «Qui peut légitimement faire ces propositions d’amendements ?», d’autant plus que plusieurs entités plus au moins représentatives des pharmaciens s’arrogent le droit de parler en leur nom.

Le Conseil national de l’Ordre apparaît comme étant l’instance la plus indiquée pour Challenger un tel projet. Cette instance devrait désigner un groupe de travail homogène constitué de pharmaciens expérimentés et maitrisant le fonctionnement des instances ordinales pour collecter toutes les propositions des pharmaciens et préparer une proposition unique d’amendements. Cette proposition devrait être validée par le Conseil national de l’Ordre et défendue par tous les pharmaciens. Toute autre option dont la finalité est d’imposer certains pharmaciens par rapport aux autres en se basant sur une légitimité hypothétique risque d’aboutir à plusieurs propositions. Cette multiplicité de proposition ne peut que semer le doute dans l’esprit des élus de la nation et desservir les intérêts de la profession !
(*) Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM)  

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JAMAL TAOUFIK

Départ de Jamal Taoufik : les pharmaciens s’indignent ! Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:13
Départ de Jamal Taoufik : les pharmaciens s’indignent !

Depuis que le départ de Jamal Taoufik, directeur du médicament et de la pharmacie a été  annoncé, les messages d’indignation des pharmaciens se multiplient sur la Toile.

«Aujourd'hui la famille des pharmaciens déplore le départ de cet expert d'exception de la Direction du médicament et de la pharmacie, et dénonce les agissements de certaines entités qui n'hésitent pas à recourir à tous les moyens pour préserver leurs intérêts au détriment de nos concitoyens et du pays.» a déclaré Mohamed Lahbabi, président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc dans un texte qu’il a posté sur les réseaux sociaux avec comme titre : «Qui veut la peau de Jamal Taoufik ?»

De son côté, Najib Amor, un pharmacien engagé de Rabat et après avoir rappelé le parcours exceptionnel de Jamal Taufik, a déclaré dans un écrit posté le 16 novembre : «Le professeur Taoufik Jamal reste une figure emblématique de notre profession.

Celui qui a comme devise: «ma principale fierté est d’être pharmacien» ne peut être que des nôtres.
Combien de directeurs peuvent-ils se targuer de sa compétence, son dévouement et son abnégation? Assurément pas beaucoup!»

Des jeunes pharmaciens ont également multiplié les postes d’indignation notamment Karima Mahraoui, une pharmacienne très active sur la Toile qui a déclaré : «Nous ne remercierons jamais assez le Pr Jamal Taoufik pour tous les efforts déployés en faveur de la profession,
Un chantier de restructuration de tout le secteur était entamé. Les choses n'ont commencé à bouger que depuis sa nomination à la tête de DMP. C’est vraiment une grande perte !»

La désignation de Jamal Taoufik à la tête de la Direction du médicament et de la pharmacie avait nourri beaucoup d’espoir chez les pharmaciens et un grand nombre d’acteurs du secteur.
Son départ prématuré risque de donner un coup de frein aux réformes qu’il a initiées et à la mise en place de l’Agence marocaine du médicament, chantier qui lui tenait particulièrement à cœur. Tout retard qui peut être pris dans sa mise en place pourrait hypothéquer le rôle de leadership auquel aspire le Maroc en Afrique.

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EVALI

Cigarette électronique : une huile de vitamine E est incriminée dans l’apparition des maladies pulmonaires Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:12
Cigarette électronique : une huile de vitamine E est incriminée dans l’apparition des maladies pulmonaires

Les autorités sanitaires américaines viennent de «percer le mystère des maladies pulmonaires liées au vapotage». Le produit incriminé serait  une huile de vitamine E  que contient des recharges au cannabis vendues sur le marché noir.

Ce nouveau syndrome porte le nom d’ EVALI «e-cigarette, or vaping, product use associated lung injury». Il a affecté plus de 2000 Américains utilisateurs de produits de vapotage en 8 mois avec 39 décès.

Les enquêteurs ont retenu cette hypothèse après avoir découvert cette huile de vitamine E dans les fluides pulmonaires de 29 patients.

Anne Schuchat, directrice adjointe des CDC ( Contrôle et la prévention des maladies ) a déclaré qu'aucune autre toxine potentielle n'avait pour l'instant été détectée dans les analyses.

La vitamine E qui est largement utilisée sous forme de gélule ou dans la composition de certaines pommades destinées à être appliquée sur la peau, est nocive une fois inhalée ou chauffée

D’après Éric Morrisette, porte-parole de Santé Canada l'acétate de vitamine E n'était pas autorisé dans les produits de vapotage de cannabis canadiens.Elle a aussi indiqué que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada surveillent activement la situation de ce nouveau syndrome.

Sept cas confirmés ou probables de maladie pulmonaire grave liée au vapotage ont été signalés au Canada (deux cas confirmés au Québec, deux cas probables au Nouveau-Brunswick et trois cas probables en Colombie-Britannique).

Des responsables américains ont déclaré qu'ils n'avaient jamais isolé un «suspect» commun dans les poumons des patients touchés par EVALI. Ils ont cependant indiqué qu'ils ne pouvaient pas exclure d'autres substances toxiques. Ils préconisent de mener des études sur des animaux pour confirmer le lien entre l'acétate de vitamine E et les dommages constatés chez les patients atteints de maladies pulmonaires liées au vapotage.

 

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NUCALA

GSK : résultats positifs pour Nucala Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:08
GSK : résultats positifs pour Nucala

GlaxoSmithKline (GSK) vient de déclarer que sa spécialité pharmaceutique Nucala  a montré une réduction significative des poussées chez les patients atteints du syndrome hyperéosinophilique.

D’après GSK, l’étude phase 3 a abouti à un résultat statistiquement significatif. Moins de la moitié des patients  présentant une aggravation des symptômes ont nécessité une intensification du traitement sous mépolizumab par rapport au placebo.

Ce trouble inflammatoire rare affecte environ 20.000 personnes à travers le monde. Il s’accompagne d’une surproduction d'éosinophiles ce qui provoque une inflammation et des lésions organiques.

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Autres articles

Union Européenne : le leriglitazone désigné de médicament orphelin dans l’ataxie de Friedreich

La société Minoryx Therapeutics vient d’annoncer que la Commission Européenne vient d’attribuer la désignation de médicament orphelin à son candidat médicament, le leriglitazone (MIN-102), dans la prise en charge de l’ataxie de Friedreich. L’ataxie de Friedreich est une maladie génétique neurodégénérative orpheline liée à une déficience en frataxine qui génère un dysfonctionnement mitochondrial qui s’accompagne d’une perte de coordination et de force musculaire qui touche une personne sur 40 000 dans le monde. Cette maladie se déclare entre 5 et 18 ans. Ce candidat médicament est un nouvel agoniste sélectif du PPAR gamma, biodisponible par voie orale et qui pénètre dans le cerveau. Il est capable d’engager le récepteur cible dans le système nerveux central. Des recherches ont mis en exergue l’effet antioxydant, anti-inflammatoire et neuroprotecteur de cette molecule qui améliore la fonction et la biogenèse mitochondriales, favorise la remyélinisation, facilite le métabolisme des lipides et retarde la progression de l’atteinte neurologique. Le leriglitazone est en cours de développement clinique avancé dans l’adrénomyéloneuropathie (AMN) et dans l’ataxie de Friedreich (FRDA).

Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 11:44
Bronchiolite : la kinésithérapie n’est plus recommandée chez les nourrissons

Selon les recommandations mises en ligne aujourd’hui par la Haute Autorité de santé (HAS), le recours à la kinésithérapie n'est plus recommandé pour aider les nourrissons à mieux respirer en évacuant les sécrétions qui les gênent . Le recours à la kinésithérapie ne figurait pas non plus dans les recommandations publiées par la HAS en 2000, ce qui n'a pas empêché une prescription massive de celle-ci.  En cas de bronchiolite, la HAS recommande de pratiquer un lavage régulier du nez à l'aide de sérum physiologique tout en surveillant des éventuels signes d’aggravation. Par ailleurs,  elle déconseille le recours systématique aux bronchodilatateurs, comme le salbutamol (Ventoline et génériques), ni aux corticoïdes, ni même aux antibiotiques. Ces traitements sont réservés aux rares cas de surinfection bactérienne. En France, on compte 480 000 cas de bronchiolite par an. Les formes légères ne nécessitent pas d’hospitalisation, les formes modérées doivent être étudiées au cas par cas. Quant aux formes graves, elles sont dirigées automatiquement vers l’hôpital. D’après la HAS 2 % à 3 % des nourrissons de moins de 1 an sont hospitalisés pour une bronchiolite chaque année.

Abderrahim DERRAJI - 14 novembre 2019 17:30
Journée mondiale du diabète : "famille et diabète"

Le Maroc célèbre aujourd’hui la Journée mondiale du diabète. Cette pathologie qui affecte de plus en plus de personne à travers le monde n’épargne pas le Royaume qui connaît  à son tour une transition épidémiologique avec une augmentation de la prévalence des maladies cardio- vasculaires, diabète, cancers, affections respiratoires chroniques, etc. La Journée mondiale du diabète qui constitue une occasion idoine pour faire le point sur le diabète à travers le monde est placée cette année sous le thème : "famille et diabète". Selon une enquête nationale sur la population et la santé familiale menée en 2018 par le ministère de la Santé, le diabète touche 22,9% des personnes âgées en milieu urbain versus 15,3% en milieu rural. Cette même enquête révèle que 20% des personnes âgées de 60 ans et plus sont diabétiques, dont 94,8% suivent un traitement régulier. Le diabète touche actuellement 180 millions de personnes à travers le monde et ce chiffre va doubler d’ici 2030. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’inquiète au sujet de cette maladie qui est passée chez les plus de 18 ans de 4,7% en 1980 à 8,5% en 2014. Le diabète pourrait d’après l’OMS devenir "l’une des principales causes d’incapacités et de décès dans le monde au cours des vingt-cinq prochaines années".

Abderrahim DERRAJI - 14 novembre 2019 16:55
IEC, sartans et gliptines : attention aux angioedèmes bradykiniques

Dans un point d’information du 12 novembre 2019, l’ANSM fait part aux professionnels de santé de cas d’angioedèmes bradykiniques rapportés chez des patients traités par des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) mais aussi des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) et des gliptines. Ces angioedèmes (AE) se présentent le plus souvent sous forme d’œdèmes de l'hypoderme, non prurigineux, d’apparition brutale, localisés principalement au niveau du visage, de la langue ou des voies aériennes supérieures (30% d'atteinte laryngée si AE de la face) chez un patient traité par IEC ou plus rarement par sartan. L'AE qui est isolé et n’est donc pas associé à un urticaire ou d’autres manifestations évoquant une anaphylaxie se développe en quelques heures ou plusieurs jours. Selon l’écrit de l’ANSM : Ces AE sont « plus déformant mais beaucoup moins fréquents que l’angioedème IgE médié, dont il représente le diagnostic différentiel, l’AE bradykinique peut aussi être localisé à la muqueuse digestive et se présenter sous forme de douleurs abdominales d’intensité variée. À la différence de l’AE par histaminolibération, il régresse spontanément malgré la poursuite du médicament en cause, ce qui conduit souvent à ne pas évoquer l’hypothèse médicamenteuse. Contrairement aux formes héréditaires ou acquises d’angioedèmes bradykiniques, les taux de C1 inhibiteur (pondéral ou fonctionnel) et de C4 sont normaux ». Les délais d’apparition vont de quelques heures à plusieurs années après le début du médicament et les crises peuvent devenir de plus en plus fréquentes et/ou de plus en plus sévères, avec toujours une prédilection pour le secteur ORL. Chez certains patients une récidive est possible dans les 6 mois suivant l’arrêt de l’IEC ou du sartan, ce qui peut compliquer le diagnostic. L'association d’un IEC ou d’un sartan à certains médicaments majorant la concentration de bradykinine, notamment les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase IV (famille des gliptines) augmente le risque de faire un angioedème bradykinique, L’ANSM a conclu sont point d’information en évoquant les points suivants :   - Le diagnostic d'angioedème bradykinique sous IEC ou sartan est difficile à faire car il n'existe à ce jour aucun moyen diagnostic biologique rapide pour les identifier. Imprévisible, cet AE est de plus à haut risque d’asphyxie en cas de localisation laryngée. - L’association avec les gliptines augmente le risque de faire un AE bradykinique. - L’apparition d’un angioedème bradykinique chez un patient traité par IEC ou ARA II doit donc conduire à l’arrêt immédiat du médicament et à sa contre-indication à vie. Médicaments concernés : - Inhibiteurs de l’enzyme de conversion – IEC : Benazepril, Captopril, Cilazapril, Delapril, Enalapril, Fosinopril, Lisinopril, Perindopril, Tanatril, Trandolapril, Zofenopril - Antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II – ARA II (sartans) : Azilsartan, Candesartan, Eprosartan, Irbesartan, Losartan, Olmesartan, Telmisartan, Valsartan - Gliptines : Sitagliptine, Vildagliptine, Linagliptine, Alogliptine, Saxagliptine

Abderrahim DERRAJI - 13 novembre 2019 18:27
«Non-conformité» des bouteilles d’eau Sidi Harazem: la réponse du producteur

Suite à la parution d’articles au sujet d’une non-conformité relevée sur des eaux en bouteille, nous souhaitons apporter ci-dessous quelques précisions: Une non-conformité a en effet été remontée par l’INH (Institut National d’Hygiène) sur trois lots de bouteilles identifiées du format 0,5 Litre de la marque Sidi Harazem fabriquées sur une nouvelle ligne remplisseuse installée fin août 2019. Nous avons alors – en accord avec le ministère de la santé publique - mis en œuvre les trois principes d’action qui nous guident: - Principe de précaution: Nous avons immédiatement arrêté la production de la ligne concernée. - Principe d’intervention: Dès connaissance, nous avons procédé immédiatement au retrait de l’ensemble des points de vente de la totalité de la production objet de la non-conformité, même si cette dernière ne concerne que trois lots limités. L’ensemble de cette production a ensuite été détruit. - Principe de traçabilité: Nous avons réalisé un diagnostic de l'ensemble du réseau de production pour identifier l’origine du problème. Cette analyse nous a montré que sont exclusivement concernés, dans le format bouteilles de 0,5 Litre de Sidi Harazem, trois lots limités fabriqués depuis l’acquisition de la nouvelle ligne fin août 2019.

Abderrahim DERRAJI - 11 novembre 2019 20:42
La pharmacie entre le droit et la volonté du changement

La pharmacie au Maroc vit, depuis plus d’une vingtaine d’années, une crise profonde et sans précédent. Ressentie à tous les niveaux économique, social, organisationnel et surtout institutionnel, cette crise a pointé du doigt le cadre juridique régissant la profession. En effet, la législation pharmaceutique censée réguler les métiers de la pharmacie a été très vite décriée. Caractérisée d’anachronique et d’obsolète, des voix se sont élevées crescendo pour appeler à sa réforme. Cette dernière est devenue nécessaire pour consolider le monopole du pharmacien qui est en état d’effritement avancé et pour fédérer la profession autour de sa mission principale : le service du malade. L’adoption de la Loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie et sa promulgation en 2006 après presque deux années de navette entre les deux Chambres du Parlement ont été les prémices d’une longue marche vers l’édification d’un droit pharmaceutique moderne. Ce droit se veut le garant des équilibres entre les droits et les devoirs du pharmacien, entre le caractère libéral de la pharmacie et celui de sa mission auprès du public et entre l’indépendance des décisions ordinales et la tutelle administrative, etc. Si tel a été le souhait des promoteurs de la réforme et de tous les pharmaciens, le constat en a été autre ! La profession est devenue de plus en plus déchirée. Une guerre des instances a fini par aboutir à un blocage sans précédent de l’Ordre des pharmaciens dans toutes ses structures. Une fois de plus, le droit a été montré du doigt puisqu’il a permis à l’Ordre d’être formé à partir d’un scrutin fondé en majorité sur le vote par correspondance. Un Conseil issu d’un tel scrutin ne pouvant en aucun cas être représentatif de la profession et à même d’assurer les missions qui lui sont attribuées par la loi. La réforme du Dahir du 17 décembre 1976 instituant un Ordre des pharmaciens initiée en 2013 a eu pour objectif d’interdire le recours au vote par correspondance et la formation de Conseils démocratiquement élus. Elle a aussi eu pour finalité de permettre un fonctionnement normal de l’institution ordinale et surtout de ses instances disciplinaires, d’autant plus que la discipline est devenue depuis longtemps le parent pauvre de la profession. Les conséquences de la période «pré-réforme» nous les connaissons tous, l’instauration d’un nouveau cadre des prix des médicaments et son impact négatif sur la viabilité économique des officines de pharmacies. Ces difficultés ont engendré une ambiance délétère au sein de la profession avec des pharmaciens de plus en plus rétifs au respect des lois et des règlements régissant la pharmacie. Aujourd’hui, un projet de réforme globale de la loi relative à l’Ordre des pharmaciens vient d’être adopté par le Gouvernement. Tel qu’il a été présenté, ce projet se veut un dispositif juridique à même de construire un Ordre solide, regroupant l’ensemble des acteurs de la chaine du médicament dans toutes ses composantes industrie, répartition et officine, de même que la biologie, une science incontournable dans la chaine des soins et qui s’oriente de plus en plus vers une véritable «médecine de laboratoire». Il permettra également à l’instance ordinale d’être dotée de moyens et de structures lui permettant de relever les défis auxquels fait face la pharmacie et d’accomplir les missions qui lui sont dévolues dans les meilleures conditions. Le contenu de ce projet très ambitieux, qui fera certainement l’objet d’amendements par les Représentants de la Nation, demeure en parfaite harmonie avec le développement de la pharmacie et des sciences pharmaceutiques et biologiques. Dès sa promulgation il permettra de gérer l’organisation et le fonctionnement de l’instance ordinale pour plusieurs années, voire plusieurs décennies. À cet égard, il convient de rappeler que les lois, aussi parfaites soient-elles, ne valent que ce que valent ses destinataires, et qu’elles dépendent davantage de la conscience plutôt que de la compétence. Il est temps de ne plus se focaliser sur les détails du droit, mais de se pencher sur les véritables problèmes de la pharmacie, profession qui a surtout besoin de pharmaciens qui la portent dans leur cœur, des pharmaciens dévoués et respectant à la lettre les principes déontologiques. Elle a également besoin de pharmaciens plaçant l’intérêt général du pays et celui de la profession avant les intérêts particuliers. Et que dire de ces luttes intestines qui gangrènent le corps pharmaceutique ? Sans l’union de toutes les composantes de la profession, ses membres finiront par précipiter sa disparition.

PharmaNEWS - 10 novembre 2019 23:22
Amgen s’offre 20,5% des actions de BeiGene

Afin de renforcer sa présence en Chine, la biotech américaine Amgen vient de débourser la bagatelle de 2,7 milliards de dollars pour détenir 20,5% des parts de la société sino-américaine BeiGene. Cette acquisition va permettre à BeiGene de commercialiser en Chine trois anticancéreux : Xgeva (denosumab), Kyprolis (carfilzomib) et Blincyto (blinatumomab) durant une période où les deux entités partageront pertes et profits. D’ici cinq à sept ans, Biogen récupérera les droits sur deux anticancéreux des trois tandis que BeiGene pourra conserver les droits sur le troisième. L’accord scellé entre les deux groupes prévoit également une collaboration qui concernera 20 médicaments développés par Amgen. La biotech américaine va cependant commercialiser elle-même en Chine d’autres médicaments, notamment Repatha. La guerre commerciale qui sévit actuellement entre la Chine et les États-Unis Washington rend difficile le transfert «forcé» de technologies américaines qui va accompagner la transaction entre les deux groupes.

Abderrahim DERRAJI - 10 novembre 2019 23:20
Johnson & Johnson dépose une demande d’AMM du vaccin expérimental anti-Ebola en Europe

Johnson & Johnson a annoncé le 8 novembre que ses sociétés pharmaceutiques Janssen ont formulé une demande d’AMM (Autorisation de mise sur le marché) pour le vaccin expérimental contre la fièvre hémorragique Ebola provoquée par le virus Ebola appartenant à l’espèce Zaïre. «Il est vital de préparer le monde à l’Ebola, étant donné que les plus importantes épidémies d’Ebola au monde ont eu lieu au cours des six dernières années seulement, la dernière en date ayant éclaté en République démocratique du Congo (RDC)», a indiqué le Dr Paul Stoffels, vice-président du comité exécutif et directeur scientifique de Johnson & Johnson. En ce qui concerne le protocole vaccinal, les deux doses (l’Ad26.ZEBO et MVA-BN-Filo) sont administrées à huit semaines d’écart. Les demandes effectuées à l’EMA (Agence européenne des médicaments) qui vont bénéficier d’une procédure d’évaluation accélérée s’appuient sur des données issues d’études cliniques de phase 1, 2 et 3. Il est à rappeler que 6.500 volontaires à travers les États-Unis, l’Europe et l’Afrique ont déjà pris part à plus de 10 études cliniques du vaccin de Janssen. Johnson & Johnson a annoncé, le 31 octobre dernier, qu’elle pourrait fournir jusqu’à 500.000 doses de son vaccin expérimental pour permettre au Gouvernement de la RDC et des acteurs internationaux du secteur de la santé de mener un nouvel essai clinique pour contenir l’épidémie d’Ebola dans le pays.

Abderrahim DERRAJI - 10 novembre 2019 23:17
Les Académies européennes demandent l’encadrement de la médecine traditionnelle chinoise

Selon une dépêche de l’AFP, les Académies européennes de science et de médecine ont demandé, jeudi dernier, à ce que la médecine traditionnelle chinoise qui est de plus en plus utilisée en Europe soit encadrée et soumise aux mêmes critères d'exigence que la médecine conventionnelle. Ces académies demandent «une révision du cadre de régulation européen pour s'assurer que la médecine traditionnelle chinoise est traitée selon les mêmes standards de preuve que la médecine conventionnelle». Cette réaction fait suite à la création d'un chapitre sur la médecine chinoise dans la dernière Classification internationale des maladies, document de référence périodiquement actualisé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). «Le fait que l'OMS ait inclus un chapitre sur la médecine traditionnelle chinoise ne veut pas dire qu'on peut automatiquement l'utiliser sans preuve solide de sa sûreté», a déclaré le Pr Dan Larhammar, président du groupe d'experts des académies européennes. Le Pr Jos van der Meer, ancien président de l'EASAC (Conseil scientifique des académies des sciences européennes), estime de son côté que : «Certaines médecines traditionnelles chinoises peuvent avoir de sérieux effets secondaires et interagir avec d'autres traitements». Pour rappel, la pharmacologue chinoise Tu Youyou avait reçu en 2015 le prix Nobel de médecine pour avoir extrait d'une plante citée par la médecine traditionnelle la principale molécule utilisée aujourd'hui contre le paludisme, l'artémisinine.

Abderrahim DERRAJI - 10 novembre 2019 23:15
Dr Youssef El Azouzi décroche la grande finale de la 11e édition de «Stars Science»

Dr Youssef El Azouzi vient d’être sacré meilleur innovateur du monde arabe lors de la Grande Finale de la onzième édition de «Stars Science» qui s’est tenue à Doha (Qatar). Grâce à son expertise technique et à son sens aigu des affaires, le médecin marocain de 27 ans a su convaincre aussi bien le jury que le public. Grâce à son stent modulateur de flux, Dr El El Azouzi a obtenu la meilleure note, soit 93,8 points au total et un prix de 300.000 dollars. Le dispositif qu’il a mis sur pied vise à aider les patients atteints d'insuffisance cardiaque en assurant une circulation efficace du sang vers le cœur. «Je suis abasourdi. Avoir la possibilité de sauver des vies est une bénédiction de Dieu. Je remercie chaque personne qui a cru en moi tout au long de cette compétition. Je peux dire sans réserve que ce n’est que le début» a déclaré le Dr El Azouzi. Et d’ajouter : «Ma famille m'a soutenu dès le début et ma mère est même devenue le tout premier investisseur de mon projet. Je tiens à les remercier tout particulièrement, ainsi que «Stars of Science», car ils ont cru en moi et ont changé ma vie !»

Abderrahim DERRAJI - 10 novembre 2019 23:13

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