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Covid-19

Covid-19 : fallait-il maintenir la fête du sacrifice ? Abderrahim DERRAJI - 03 août 2020 19:20
Covid-19 : fallait-il maintenir la fête du sacrifice ?

Avant d'envisager le déconfinement rendu inéluctable par une situation économique de plus en plus compliquée, un grand nombre d'experts craignaient un deuxième pic des cas de Covid-19, ce qui malheureusement est en train de se confirmer jour après jour.

En effet, à l'instar de la plupart des pays, le Maroc fait face aujourd'hui une recrudescence des cas de Covid-19 et plus particulièrement dans certaines régions du pays. Les difficultés économiques et la lassitude de la population, ont fini par avoir raison des réflexes adoptés pour limiter la propagation de l'épidémie. La population qui sort de plusieurs mois de confinement, semble assimiler le déconfinement avec la fin de la pandémie. Les mesures barrières et la distanciation n'ont quasiment plus droit de cité.

On peut également déplorer certaines décisions adoptées ces dernières semaines. Celles-ci n'ont malheureusement pas brillé par leur pertinence, à l'image du maintien de la fête du sacrifice sans tenir compte du sur-risque engendré par le déplacement de la population.

Aujourd'hui, avec une économie exsangue le reconfinement semble difficilement envisageable. Le Maroc va devoir continuer à naviguer à vue en gérant la pandémie au jour le jour, tant qu'aucun traitement curatif ou préventif efficaces n'ont été clairement identifiés.

Les semaines et les mois prochains s'annoncent compliqués pour notre pays. Son avenir et l'avenir de l'humanité sont étroitement liés aux résultats des essais cliniques menés actuellement par les laboratoires pour produire des vaccins efficaces contre le Covid-19. Les enjeux économiques considérables expliquent la course contre la montre que se livrent actuellement les firmes pharmaceutiques pour produire un vaccin anticovid-19. L'heure est à l’anticipation. Des pays ont mis la main à la poche pour pouvoir être servis en premier et des laboratoires vont commencer à produire des doses de vaccins avant d'obtenir le feu vert des instances de régulation.

En attendant un éventuel vaccin qui ne pourra être mis sur le marché qu'en 2021, on peut se demander si les donneurs d’ordre finiront par trouver le bon dosage permettant de relancer l'économie tout en contenant l’épidémie, notamment en impliquant tous les intervenants et en évitant des décisions prises à la hâte sans tenir compte de leur faisabilité…

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KEPPRA

Le lévétiracétam (KEPPRA) peut entraîner un allongement de l’intervalle QT Abderrahim Derraji - 03 août 2020 18:21
Le lévétiracétam (KEPPRA) peut entraîner un allongement de l’intervalle QT

Dans un point d’information du 3 août 2020, l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a communiqué aux professionnels de santé le retour du PRAC concernant le lien entre le lévétiracétam (KEPPRA) et l’allongement de l’intervalle QT.

Une revue des arythmies cardiaques, des torsades de pointe (troubles du rythme cardiaque pouvant conduire à des morts subites) et des allongements de l’intervalle QT (anomalie de l’ECG pouvant causer des arythmies cardiaques) avait été demandée par le PRAC en 2019.

Le PRAC a conclu, lors de la réunion tenue au mois de juillet 2020, que cet antiépileptique peut être à l’origine d’un allongement de l’intervalle QT.
Par conséquent, l’ANSM recommande aux professionnels de santé d’être prudents lors de la prescription du lévétiracétam chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QT, en cas de prise concomitante de médicaments connus pour prolonger l’intervalle QT, et de pathologies cardiaques à risque ou de perturbations électrolytiques.

Par ailleurs, les Résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices seront mis à jour pour prendre en considération les recommandations de l’ANSM.  

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UPA

Le premier président de l’UPA n’est plus ! Abderrahim DERRAJI - 01 août 2020 21:31
Le premier président de l’UPA n’est plus !

L'Union des pharmaciens arabes (UPA) vient d’annoncer le décès du Dr Radi Al-Jazi, premier président de l’UPA, poste qu'il a occupé de 1978 à 1982.

Feu Radhi Jazi est né le 28 septembre 1927 à Nabeul. Il a été à l’origine de la première pharmacie tunisienne et il a également occupé le poste de professeur à la Faculté de Pharmacie de Monastir et à l'Institut supérieur de la magistrature de Tunisie.

Feu Radhi Jazi a aussi occupé un très grand nombre d’autres postes, notamment le poste de président du Conseil National de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie entre 1973 et 1976. Il est aussi président d'honneur de l'Association Tunisienne des sciences pharmaceutiques et de l'Association Tunisienne de l’histoire de la médecine et de la pharmacie.

Le Défunt a également été le premier pharmacien arabe décoré de la Médaille du pharmacien arabe à la Conférence scientifique générale de l’UPA qui s’est tenue en Libye en 1984.

«Nous présentons nos sincères condoléances à la famille du défunt, aux pharmaciens Tunisiens et à tous les pharmaciens arabes en priant le tout-puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis.» a déclaré le Dr Ali Ibrahim, secrétaire actuel de l’UPA.

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KODAK

Kodak : le retour, mais dans la production d’actifs ! Abderrahim Derraji - 29 juillet 2020 18:49
Kodak : le retour, mais dans la production d’actifs !

Le Groupe mythique Kodak va se lancer dans la fabrication des principes actifs pour l’industrie pharmaceutique aux États-Unis.

Pour ce faire, ce groupe a bénéficié d'un prêt du gouvernement américain de 765 millions de dollars pour réduire la dépendance des laboratoires américains aux fournisseurs étrangers.

Ce groupe va produire jusqu'à 25% des principes actifs nécessaires à la préparation des médicaments génériques produits aux États-Unis avec à la clef la création de 360 emplois.

"Il s'agit d'une étape décisive dans le rapatriement de la fabrication de produits pharmaceutiques aux États-Unis", a déclaré le Président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse.

Par ce projet, le groupe Kodak qui existe depuis 1888 et qui n'a pas su prendre le virage de la photographie numérique, va renaitre de ses cendres. Ce groupe avait déposé le bilan début 2012 avant de se recentrer sur les services d'impression et d'emballage et sur certains produits chimiques et films à usage industriel.

Kodak compte iddentifier avec l’administration américaine et les laboratoires pharmaceutiques les besoins en donnant la priorité à l’approvisionnement du marché américain en médicaments essentiels.

Dès que la nouvelle a été annoncée  le titre de Kodak a augmenté de 200%. 

 

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VACCINATION

Covid-19 : le vaccin d'AstraZeneca actuellement testé sur les professionnels de santé au Brésil Abderrahim Derraji - 28 juillet 2020 19:48
Covid-19 : le vaccin d'AstraZeneca actuellement testé sur les professionnels de santé au Brésil

5 000 volontaires participent actuellement au Brésil aux tests de phase 3 du vaccin ChAdOx1nCoV-19 mis au point par l'Université d'Oxford et le laboratoire britannique AstraZeneca. Ce test est également testé au Royaume-Uni ainsi qu’en Afrique du Sud.

Le Brésil, pays où le Covid-19 a déjà fait plus de 87 000 morts est également le premier pays à lancer des tests de phase 3 du vaccin chinois Coronavac mis au point par le laboratoire Sinovac Biotech. 

Les volontaires aux deux essais cliniques sont recrutés principalement parmi les professionnels de santé qui sont de par leur travail sont les plus exposés au Sars-CoV-2.

La moitié des volontaires aux essais cliniques concernant le vaccin d’AstraZeneca reçoivent le candidat vaccin, tandis que l'autre moitié, reçoit un placebo. Pour réduire les effets indésirables, tous les volontaires prennent du paracétamol durant les premières 24 heures.

Le vaccin d'Oxford serait déjà en train d'être produit à grande échelle même sans avoir été homologué. Lorsqu'il sera autorisé, la quantité produite pourra être utilisée pour démarrer la vaccination. Dans le cas contraire, tous les vaccins produits seront détruits. 

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Autres articles

Nigeria : du paracétamol pour attendrir la viande !

L'Agence nationale pour l'administration et le contrôle des aliments et médicaments (NAFDAC) au Nigeria a mis en garde contre le recours dangereux au paracétamol pour attendrir la viande.  En effet et comme le rappelle cette Agence, utilisé en cuisine le paracétamol se décompose en 4-aminophénol qui est très toxique pour le foie. Cette pratique est très répondue dans les gargotes et les petits restaurants pour accélérer la cuisson de la viande ou d’autres aliments comme les haricots blancs. L’objectif étant de gagner du temps et de faire des économies de charbon de bois ou de gaz. L'agence sanitaire nigériane a renforcé la surveillance des restaurants pour empêcher cet usage déviant du paracétamol et des sanctions sévères sont prévues pour les contrevenants. «Les ménages et surtout les restaurateurs, sont priés d'arrêter d'utiliser des comprimés de paracétamol pour ramollir la viande. (…) Cette pratique illégale rend les aliments toxiques, malsains et impropres à la consommation » a indiqué la NAFDAC. Malheureusement, cet usage dangereux du paracétamol qui a commencé dans les années 2000 s'est progressivement généralisé dans d’autres pays africains tels que le Ghana, l’Ouganda ou le Cameroun.

Abderrahim Derraji - 28 juillet 2020 11:06
Les interférons bêta réduiraient de 79% le risque de développer une forme sévère du SARS-CoV-2

D’après les résultats préliminaires d’une étude menée par l’Université de Southampton sur 101 personnes et dévoilés le lundi 20 juillet par le laboratoire britannique Synairgen, un médicament baptisé SNG001 réduirait de 79% le risque de développer une forme sévère du Covid-19. Même si cette étude n’a été réalisée que sur un échantillon réduit de patients et n’a fait l’objet d’aucune évaluation par un comité de lecture, elle pourrait révolutionner la manière dont le Covid-19 est traité. «Les résultats confirment notre conviction que l’interféron bêta […] présente un potentiel énorme comme traitement par inhalation pour restaurer la réponse immunitaire des poumons, en améliorant la protection, en accélérant la récupération et en contrant l’impact du virus Sars-CoV-2», a indiqué le Dr Tom Wilkinson, professeur de médecine respiratoire à l’université de Southampton qui a dirigé l’essai. D’après le Pr Stephen Holgate, cofondateur de Synairgen, ce traitement restaure la capacité des poumons à neutraliser le virus ou toute mutation du virus ou co-infection avec un autre virus respiratoire tel que la grippe ou le VRS, comme cela pourrait se produire en hiver en cas de résurgence du Covid-19. Jusqu’à maintenant peu de traitements se sont révélés efficace à l'exception de la dexaméthasone qui améliore la survie des patients gravement atteints et le remdesivir qui permet de réduire de quelques jours la durée d’hospitalisation mais n'a aucun effet sur la mortalité.

Abderrahim Derraji - 27 juillet 2020 17:57
Journée mondiale du Gougerot-Sjögren : une maladie presque exclusivement féminine

L’épidémie du coronavirus ne doit pas nous faire oublier que le 23 juillet correspond à la Journée Mondiale du Gougerot-Sjögren, journée créée pour commémorer l'anniversaire du Dr Henrik Sjögren qui a découvert cette maladie en 1933. L’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) profite de cette occasion pour faire connaître cette pathologie qui se caractérise par une sécheresse de la bouche et des yeux, et par des atteintes de nombreuses parties de l’organisme.  Cette maladie touche entre 0,1 à 0.2 % de la population dont 90 % de femmes. Le Maroc compte quelques dizaines de milliers de femmes affectées par cette maladie qui peut avoir des conséquences très graves. Le Gougerot-Sjögren fait partie des maladies auto-immunes causée par un dysfonctionnement du système immunitaire. Il provoque une inflammation des glandes lacrymales et salivaires ainsi que d’autres glandes de la peau, de l’estomac ou du pancréas. Il est aussi susceptible d’affecter d’autres organes : articulations, foie, poumons, reins, système nerveux,etc. Le Gougerot-Sjögren peut être à l’origine de cancers, de lymphomes, dans 8% des cas, ainsi que d’une possible altération du cœur du fœtus en cas de grossesse. La sécheresse des yeux s’accompagne de rougeur et d’inconfort avec parfois des difficultés d’ouverture spontanée des yeux. L’insuffisance de salive donne des troubles de la mastication et de la déglutition avec des douleurs buccales.  D’autres muqueuses peuvent également être affectées. En cas de sécheresse de la gorge et des bronches, le patient a des quintes de toux, une difficulté à avaler, des démangeaisons, etc.   Une fatigue intense est souvent observée chez ces patients, au même titre qu'un changement de couleur des doigts (blanchissement) appelé «syndrome de Raynaud», des douleurs et inflammations des articulations et des muscles, etc. La sécheresse de la bouche ne veut pas dire que le patient a forcément la maladie de Gougerot-Sjögren. En effet, cette secheresse peut être liée à la prise de certains médicaments, à l’avancement dans l’âge, aux suites d’infections virales, etc. Il n’existe toujours pas de traitement radical de cette maladie. La sécheresse des yeux peut cependant être contrôlée à l’aide de substituts de larmes, tout en évitant les expositions au vent, à la vapeur et à la climatisation. On peut aussi réduire la sécheresse de la bouche grâce à l’emploi de salives artificielles et à une bonne hygiène buccale. L’inflammation de certains organes nécessite le recours aux corticoïdes et / ou à des immunosuppresseurs (qui réduisent la réaction du système immunitaire). Dans les cas les plus graves, on peut recourir aux biothérapies qui, en ciblant une molécule ou une cellule clé, ont révolutionné le traitement des maladies auto-immunes. Le seul problème est leur accessibilité. Un mois de traitement coûte plus de 60.000 MAD.  

Dr Moussayer khadija, Présidente d’AMMAIS - 27 juillet 2020 17:28
Covid-19 : le gouvernement américain commande 100 millions de vaccins Pfizer-BioNTech

Le gouvernement américain vient de passer une commande de 100 millions de doses du candidat-vaccin de Pfizer et BioNTech. Cette commande qui represente 1,95 Mrd $  et qui est conditionnée par le feu vert de la FDA, est assortie d’une option pour la porter à un total de 600 millions de doses de ce vaccin dont un essai de phase IIb/III est programmé pour fin juillet 2020. Pfizer et BioNTech tablent sur une demande d’autorisation à la FDA à partir du mois d’octobre prochain.  Cet accord scellé entre Pfizer et BioNTech, s’inscrit dans le cadre du programme Operation Warp Speed mené par le gouvernement américain avec comme finalité de garantir la disponibilité de 300 millions de doses de vaccin contre le Covid-19, dès 2021. Ce candidat-vaccin à ARNm a été développé par la biotech allemande BioNTech qui a conclu au mois de mars dernier un accord de développement et de commercialisation avec Pfizer pour le territoire américain et avec Fosun Pharma, pour la Chine.

Abderrahim Derraji - 24 juillet 2020 19:14
Un nouveau bureau à la tête du LEMM

Lors de l’Assemblée générale ordinaire organisée le 17 juillet 2020 à Casablanca, les membres du LEMM-(Les Entreprises du Médicament au Maroc), ont élu un nouveau bureau dont la composition est comme suit :  Président : Pfizer, représenté par son Directeur Général, M. AbdelAli BESRI Vice-Présidents : Abbott, représenté par son Directeur Général, M. Rabie MRINI, GlaxoSmithkline, représenté par son Directeur Général, M. Noureddine AFOUAIZ et Merck Sharp & Dohme, représenté par son Directeur Général, M. Alain BARRY Secrétaire Générale : Janssen, représenté par sa Directrice Générale, Mme Myriem TAMIMY Trésorier : Pierre Fabre, représenté par son Directeur Général, M. Pierre BEHNAM Directrice exécutive : Mme Fadela BENJELLOUN «Je suis fier de reprendre le flambeau de notre association. Je m’inscris totalement dans la continuité du travail remarquable et exceptionnel effectué par l’équipe précédente pour accompagner l’essor de nos activités et soutenir le développement du secteur de la santé au Maroc. Aujourd’hui, dans le contexte particulier que connaît le monde, à cause du Covid-19, nos objectifs prioritaires qui sont de soutenir l’accès des patients marocains aux soins de santé, aux médicaments essentiels, innovants, aux vaccins... , de promouvoir activement la recherche biomédicale, véritable opportunité pour le Royaume, deviennent encore plus légitimes. Cela bien sûr dans un environnement où la qualité et l’éthique garantissent la sécurité du patient », a indiqué M. AbdelAli BESRI. Cette association compte 18 membres actifs cumulant plus de la moitié du chiffre d’affaires total du secteur. Les membres du LEMM mettent à la disposition du marché marocain des produits pharmaceutiques appartenant à toutes les classes thérapeutiques.  60% de ces spécialités pharmaceutiques sont fabriquées localement, soit directement ou à travers des partenariats dans le secteur privé. Par ailleurs, 40% des exportations marocaines en médicament sont réalisées par les membres du LEMM dont l’activité dgénére 2000 emplois directs et plus de 8 000 emplois indirects.

Abderrahim Derraji - 23 juillet 2020 11:45
L’ANAM numérise les demandes d’intégration des médicaments au Guide des médicaments remboursables.

L’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) vient de mettre en ligne une interface dédiée au dépôt et au suivi des demandes d’intégration des médicaments au Guide des médicaments remboursables (E-LABO). En pratique, les laboratoires sont invités, dès le 30 juillet 2020, d’abord à s’inscrire, ensuite à communiquer à l’ANAM et par un ecrit officiel la liste des responsables qui auront accès à la plateforme, et pour finir, communiquer la liste des adresses IP relatives aux postes utilisés par ces responsables. Par ailleurs, aucune demande d’intégration des médicaments au Guide des médicaments remboursables ne peut être faite sans passer par la plate-forme après le 30 août prochain.   

Abderrahim Derraji - 22 juillet 2020 17:13
Médicaments : nouvelles obligations concernant les nitrosamines

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a récemment émis un avis par lequel elle oblige les sociétés pharmaceutiques à réduire la présence dans les médicaments des nitrosamines, impuretés classées comme cancérigènes probables. L’industrie pharmaceutique devraient garantir «que les nitrosamines ne soient pas présentes ou présentes en dessous des niveaux identifiés pour protéger la santé publique», a indiqué un communiqué de l’EMA. Toutes les firmes pharmaceutiques vont devoir , de ce fait, disposer de stratégies de contrôle appropriées pour prévenir ou limiter la présence des nitrosamines et, si nécessaire, améliorer leurs processus de fabrication. Pour ce faire, elles devraient évaluer le risque de présence de nitrosamines dans ses médicaments et effectuer des tests appropriés à chaque fois qu’un un risque est identifié. Les nitrosamines présentes dans les médicaments ne doivent en aucun cas exposer les patients à un risque de cancer à vie supérieur à 1 sur 100 000.

Abderrahim Derraji - 21 juillet 2020 20:09
Pierre Fabre cède son site argentin.

Le groupe Pierre Fabre vient de céder son site argentin spécialisé dans la production d’actifs pharmaceutiques au laboratoire argentin Sidus. Cette unité est spécialisée dans la production d’un principe actif d’origine animale qui rentre dans la composition de médicaments anti-arthrosiques. Les 75 salariés de ce site rejoindront les effectifs de Sidus dès que le site reprendra son activité. Le groupe français a également cédé son site vietnamien de conditionnement de médicaments localisé dans la province d’Ho Chi Minh qui prévoit de garder une partie des anciens salariés de Pierre Fabre.  Ces deux cessions viennent confirmer la stratégie de Pierre Fabre de privilégier l’implantation de ses activités industrielles en France. En effet, ce groupe possède 7 usines dont 5 sont localisées dans le Sud-Ouest et 2 dans le département du Loiret. 95% des produits sont fabriqués dans en France essentiellement dans des territoires souvent enclavés et peu industrialisés. Cependant, Pierre Fabre garde des sites industriels au Brésil, en Tunisie et en Suisse. Ces sites sont liés à des marques ou des partenariats que Pierre Fabre souhaite préserver.

Derraji Abderrahim, Docteur en pharmacie - 21 juillet 2020 17:58
Valneva a conclu un accord pour fournir son candidat-vaccin contre le SARS-CoV-2 au gouvernement britannique

La biotech françaiseValneva vient de conclure un accord avec le gouvernement britannique pour lui fournir 100 millions de doses de son candidat vaccin contre le Covid-19 qui sera produit à Livingston en Ecosse. Le contrat prévoit la contribution du gouvernement britannique au financement du développement de ce vaccin et un financement éventuel des travaux d’extension du site écossais de la biotech tricolore. Valneva a développé son vaccin à virus inactivé contre le SARS-CoV-2 en collaboration avec la biotech californienne Dynavax. Cette dernière contribuera au développement de ce vaccin et mettra à la disposition de Valneva son adjuvant CpG 1018. Valneva, qui compte démarrer ses essais cliniques avant la fin de l’année, n'exclut pas de signer d’autres accords de production en dehors du Royaume-Uni.

Abderrahim Derraji - 20 juillet 2020 19:12
Covid-19 : Octroi d’une ATU de cohorte pour le remdesivir en France

Pour permettre aux patients d’avoir accès à l’antiviral remdesivir en France, l’Agence nationale de santé et des produits de santé (ANSM) vient d'octroyer une autorisation temporaire d’utilisation de cohorte (ATUc). Ainsi, sur la base d’une décision collégiale au niveau hospitalier, des patients atteints de la maladie COVID-19 pourront recevoir ce traitement. Cette décision fait suite à l’avis favorable de l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui a accordé le 3 juillet 2020 une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle en Europe. Cette AMM conditionnelle permet à un médicament d’obtenir une autorisation de mise sur le marché avec des données moins complètes que ce qui est normalement prévu, si le bénéfice estimé est supérieur aux risques connus à ce jour. Des données supplémentaires sont néanmoins requises en vue d’une réévaluation annuelle de l’AMM permettant à terme de confirmer que le rapport bénéfice/risque est positif.

Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2020 19:51