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Journée mondiale de la pharmacie : les pharmaciens marocains n’ont toujours pas le cœur à la célébrer! Abderrahim Derraji - 25 septembre 2022 21:48
Journée mondiale de la pharmacie :  les pharmaciens marocains n’ont toujours  pas le cœur à la célébrer!

Les pharmaciens célèbrent, le 25 septembre de chaque année, leur Journée mondiale. Il s’agit d’une initiative de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) ayant pour objectif de faire connaître leur apport au système de santé.

Ce rôle a été renforcé lors de la pandémie Covid-19 qui a révélé que les pays ayant impliqué les pharmaciens en leur conférant de nouvelles missions ont pu désengorger leurs structures de soins.

En effet, en plus de leurs tâches habituelles, les pharmaciens ont joué un rôle important dans le dépistage du Sars-CoV-2. Ils ont aussi contribué à la réussite des campagnes de vaccination puisque les pharmaciens d’officine ont administré des doses de vaccin anti-Covid-19 dans une quarantaine de pays. Les officinaux ont également renouvelé des ordonnances arrivées à expiration chez les patients ayant été dans l’incapacité de rentrer en contact avec leur médecin traitant durant les périodes de confinement strict.

Forts de ces expériences, de nombreux pays ne comptent pas en rester là. Leurs pharmaciens se forment, s’organisent et mènent des expériences pilotes en attendant de se voir conférer de nouvelles tâches.

D’ailleurs, lors de son dernier Congrès qui s’est tenu la semaine dernière à Séville en Espagne, la FIP a exhorté les autorités sanitaires et les donneurs d’ordre à exploiter davantage les compétences des pharmaciens en renforçant leur rôle dans la prévention et en les impliquant dans de nouvelles missions.

C’est également de ces nouvelles missions qu’il a été question lors de la conférence principale du Congrès MPharmaday qui a eu lieu samedi dernier à Rabat. Lors de cette conférence, Dr Hassan Imounachen, past president du Syndicat régional des pharmaciens d’Oujda, a fait un benchmark entre les missions conférées aux pharmaciens au Maroc et dans 11 autres pays : l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les Émirats arabes unis, les États-Unis, la France, l’Espagne, les Pays-Bas, le Qatar, le Royaume-Uni et la Suisse.

Dans 7 pays sur les 11 pays cités, le pharmacien peut pratiquer la substitution. Dans 3 pays sur 11, les prescriptions se font en DCI (dénomination commune internationale). Seule l'Espagne n’autorise la substitution que sous certaines conditions.

Dans 8 pays sur 11, les pharmaciens ont le droit d’administrer des doses de vaccin aux patients. Les pharmaciens belges pourront bientôt vacciner, et seuls le Qatar et les Émirats arabes unies n’autorisent pas les pharmaciens à vacciner.

Neuf pays sur 11 autorisent les pharmaciens à utiliser des TROD et à faire le suivi thérapeutique. Là aussi, seuls le Qatar et les Émirats font exception.

Ce benchmark confirme l’évolution des pratiques officinales à travers le monde comme le préconisent l’Organisation mondiale de la santé et la FIP.

Au Maroc, les beaux rêves que font les étudiants durant leur difficile cursus universitaire se transforment en cauchemar dès qu’ils prennent connaissance de la réalité de l’exercice officinal.

L’absence d’une volonté politique, la rupture de dialogue entre les pharmaciens et la tutelle, les divisions intestines, les dysfonctionnements affectant les élections ordinales et la pression exercée par certaines associations de médecins constituent un réel frein à l’évolution de la pharmacie au Maroc.

Le dernier exemple qui a scandalisé les pharmaciens d'officine est le test Covid-19. Le ministère de la Santé a interdit aux pharmaciens de faire les tests Covid-19. Pire, il leur a même interdit de dispenser les autotests. Bien évidemment, ces tests ont continué à se vendre en catimini et en dehors des pharmacies.

Depuis la promulgation de la Constitution de 2011, des efforts sont déployés pour améliorer l’accès aux soins. Et bientôt, la couverture médicale sera généralisée ce qui va s’accompagner d’une augmentation des dépenses en matière de santé. Pour limiter ces dépenses et garantir la pérennité des caisses, on va devoir mettre en place des mécanismes permettant une gestion optimale des ressources et exploiter au mieux les compétences de tous les professionnels de santé. 

De nombreux pays ont compris, depuis longtemps, que le pharmacien peut constituer un allié de choix pour améliorer la prise en charge des patients tout en réduisant les dépenses en matière de santé. Son implication dans la prévention, le suivi thérapeutique, la vaccination, la substitution (...) ont donné les résultats escomptés.

Au Maroc, rien ne peut malheureusement être fait tant que la profession ne parle pas la même voix et tant que la tension entre les instances professionnelles et l'administration perdure. On comprend que cette dernière puisse refuser de se réunir avec des Conseils de l’Ordre n’ayant pas organisé à temps leurs élections, par contre, les raisons qui la poussent à ne pas débloquer cette situation nous échappent, sachant que le Dahir de 1976 lui confère cette prérogative !

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FIP

80e Congrès de la FIP : partage d’expériences entre les pays membres Abderrahim Derraji - 25 septembre 2022 21:44
80e Congrès de la FIP : partage d’expériences entre les pays membres

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 19 septembre au Centre Fibes à Séville, le président de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP), Dominique Jordan, a déclaré que la 80e édition du Congrès de la FIP constitue une opportunité d’échanges entre les 100 pays représentés.

Durant cette conférence de presse, ce pharmacien de Sion a rappelé aux journalistes présents l'engagement des pharmaciens dans l'éducation thérapeutique et dans la formation ainsi que leur apport à la concrétisation et la pérennité de la couverture sanitaire universelle.

«La pharmacie est essentielle pour renforcer nos systèmes de santé. C’est la raison qui nous a poussés à choisir pour notre 80e édition de notre congrès le thème “La pharmacie unie dans la relance des soins de santé”», a déclaré Dominique Jordan. Et d’ajouter : «Les expériences se traduisant par une amélioration du rôle du pharmacien doivent être partagées afin que les pays puissent apprendre les uns des autres».

Le président de la FIP a aussi affirmé que la pharmacie doit prendre la place qui lui sied dans le système de santé. Celle-ci doit occuper une place centrale dans les soins de santé primaires, comme elle doit s'équiper pour pouvoir assurer les services nécessaires, notamment dans les domaines de la santé mentale et la vaccination des enfants.

Et comme la dépression et l'anxiété ont augmenté de 25% au cours de la première année de la pandémie de la Covid et 25 millions de nourrissons ont été privés de vaccins vitaux, la FIP a prévu des sessions dédiées à la santé mentale et à la vaccination.

«Au cours de ces quelques jours, nous débattrons des stratégies à adopter pour préparer la pharmacie de demain», a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «Nous allons également préparer une batterie de conférences au sujet de la Covid-19, la communication et la lutte contre la désinformation, les défis éthiques. Nous allons aussi étudier des mécanismes à mettre en place pour lutter contre les inégalités en matière d’accès aux soins et contre les pénuries des médicaments, etc.

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FIP

FIP rend publique une feuille de route pour accompagner la transformation de la pharmacie Abderrahim Derraji - 23 septembre 2022 10:45
FIP rend publique une feuille de route pour accompagner la transformation de la pharmacie

La Fédération internationale pharmaceutique (FIP) a présenté, lors du 80e Congrès mondial de la pharmacie et des sciences pharmaceutiques qui s'est tenu à Séville, une feuille de route résumant sa vision concernant la transformation de la pharmacie à travers le monde en s’appuyant sur l'Agenda de développement durable 2030 des Nations Unies et des objectifs de développement de la FIP.

Cette feuille de route est un document prospectif abordant les questions d'avancement et de transformation de la pharmacie. Il fournit également des recommandations pour que cette transformation puisse avoir lieu en restant en phase avec l'agenda mondial du développement durable.


En savoir plus : lien :

 

 

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FIP

Le président de la FIP exhorte les parlementaires espagnoles à impliquer davantage les pharmaciens Abderrahim Derraji - 21 septembre 2022 11:14
Le président de la FIP exhorte les parlementaires espagnoles à impliquer davantage les pharmaciens

«Le rôle de la pharmacie est capital pour la couverture sanitaire universelle», a déclaré le président de la FIP, Dominique Jordan, aux députés lors d'une réunion qui s’est tenue au Parlement d'Andalousie à Séville le 20 septembre 2022.


Dans le discours qu’il a prononcé lors d'une rencontre organisée par le Conseil général pharmaceutique d'Espagne en prévision de la Journée mondiale des pharmaciens le 25 septembre, M. Jordan a déclaré que les pharmaciens et les pharmacies font partie intégrante d'un système de santé «qui fonctionne bien».

«Je voudrais faire savoir que la profession pharmaceutique, à travers le monde, est engagée et unie dans l'action pour un monde en meilleure santé», a-t-il ajouté.


Au cours de cette réunion, le Conseil général pharmaceutique d'Espagne a rendu officielle son adhésion à la campagne de la Journée mondiale des pharmaciens et a renouvelé son engagement envers la santé des patients au nom des pharmaciens en espagne.

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FIP

Congrès de la FIP : La Covid-19 a renforcé le rôle du pharmacien Abderrahim Derraji - 20 septembre 2022 09:59
Congrès de la FIP : La Covid-19 a renforcé le rôle du pharmacien

Dans son discours inaugural qu’il a prononcé lors du 80e Congrès mondial de la pharmacie et des sciences pharmaceutiques de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) qui se tient actuellement à Séville en Espagne, Dominique Jordan, président de cette fédération a indiqué que la profession pharmaceutique a progressé à un «rythme sans précédent». La pandémie a accéléré son évolution en élargissant le champ d’activité et le rôle du pharmacien à travers le monde. Ce dernier a assuré de nouveaux services qui ont renforcé sa place dans le système de santé.
Il a étayé ses propos en rappelant aux représentants d’une centaine de nations qui ont pris part à ce conclave que les données recueillies par la FIP en août 2022 ont révélé que la vaccination en pharmacie se pratique dans 40 pays. Ce chiffre ne dépassait pas 20 pays en 2016.

Quant au vice-président de la FIP, Ash Soni, il a indiqué que la pandémie de COVID-19 avait perturbé les services de santé et entraîné une charge supplémentaire, notamment une augmentation des besoins en soins de santé mentale.
Il a ensuite rajouté que la couverture sanitaire universelle doit se concrétiser, la croissance de l’offre et de l'utilisation des services de santé essentiels par le biais de la pharmacie doit s'accélérer davantage d’autant plus que les guerres et l’insécurité alimentaire risquent de nous faire perdre des décennies d'amélioration des résultats sanitaires.

Tous les discours prononcés lors de la séance inaugurale de ce conclave ont confirmé le rôle essentiel que le pharmacien a joué lors de la pandémie. Les autorités sanitaires et les donneurs d'ordre devraient exploiter davantage les compétences des pharmaciens en réunissant les conditions nécessaires pour garantir la transformation de la pratique officinale.

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Autres articles

Conférence nationale de Sigmapharm : L’équilibre des caisses d'assurance oui, mais pas au détriment de celui des pharmacies !

Le groupement d’intérêt économique Sigmapharm a organisé, le 14 septembre à Rabat, sa 1ère  Conférence nationale sous le thème «Rôle du pharmacien dans la réussite du chantier royal de généralisation de la protection sociale». La cérémonie inaugurale de ce conclave s’est tenue en présence du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, de la présidente du Conseil régional des pharmaciens d'officine du Sud, du président du Conseil régional des pharmaciens d'officine du Nord, de représentants de la fédération des syndicats des pharmaciens de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques et du  président du Groupement professionnel de la distribution pharmaceutique au Maroc. De par leur présence, et à travers leurs discours, le président de Sigmapharm et les autres invités ont exprimé à l’unisson leur volonté de ne ménager aucun effort pour contribuer à garantir la réussite du chantier royal de généralisation de la protection sociale. Ils appréhendent cependant la mise en place de stratégie qui se focalise sur les baisses de prix des médicaments sans se soucier de l’équilibre des pharmaciens.    Cette Conférence a été également l’occasion de débattre de sujets importants comme la Loi-cadre 06-22 relative au système national de santé et l’octroi du droit de substitution au pharmacien. Ce dernier constitue un des leviers indéniable pour préserver l’équilibre des caisses d'assurance-maladies et un des moyens permettant de proposer aux patients des alternatives thérapeutiques en cas de ruptures de stock.

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 12:08
Faut-il «sucrer» les édulcorants ?

Une étude de cohorte prospective à grande échelle dont les résultats ont été publiés dans la revue «The British Medical Journal» suggère une association directe potentielle entre une consommation accrue d'édulcorants artificiels, en particulier l'aspartame l'acésulfame potassique et le sucralose et un risque accru de maladie cardiovasculaire. Cette étude, menée par une équipe de chercheurs français, a été conduite chez 103.400 adultes qui ont été suivis entre 2009 et 2021 afin d’évaluer l’impact des édulcorants sur la santé de ceux qui en consomment. Le sorbitol et sirop de sorbitol E420, le mannitol E421 ou l’aspartame E951 font partie des nombreux sucres de substitution utilisés dans l’industrie alimentaire. Ces édulcorants sont présents dans de nombreux aliments. Paradoxalement, les consommateurs utilisent de plus en plus d’aliments dits «allégés» pour réduire leur consommation en sucre qui est associée aux maladies chroniques. Mais cette étude pourrait tout remettre en question ! Le plus inquiétant, c’est que les édulcorants artificiels qui sont souvent contestés sont présents dans des milliers de marques d'aliments et de boissons à travers le monde. On ose espérer que les résultats des réévaluations qui sont actuellement menées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres agences de santé à travers le monde pourront nous permettre d’y voir plus clair au sujet des édulcorants censés réduire la prévalence de l’obésité et des maladies métaboliques…

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 11:47
Étude Secure : Une pilule associant un antiagrégant plaquettaire, une statine et un IEC réduit la fréquence des événements cardiovasculaires majeurs

  Une étude clinique de phase 3 randomisée et contrôlée a été menée dans 113 centres européens. Les patients qui ont pris part à cette étude devaient avoir eu un infarctus du myocarde dans les 6 mois précédant l’inclusion. Ils devaient également être âgés de plus de 75 ans ou d’au moins 65 ans avec un facteur de risque supplémentaire (diabète, insuffisance rénale, antécédent d’IDM, de revascularisation coronaire ou d'accident vasculaire cérébral). Les auteurs de cette étude suggèrent que l’administration d’une polypilule associant l'aspirine (100 mg), ramipril (2,5, 5 ou 10 mg) et atorvastatine (20 ou 40 mg) permet de baisser la fréquence des événements cardiovasculaires majeurs parmi une population âgée ayant eu un infarctus du myocarde (IDM) au cours des six derniers mois (plus de 75 ans ou plus de 65 ans avec un facteur de risque supplémentaire). D’après les auteurs de cette étude, ces résultats sont transposables à ce qui peut être attendu en population générale, car les analyses montrent des résultats comparables lorsqu’elles sont conduites selon l’âge, le sexe, l’existence d’une comorbidité (diabète, maladie rénale chronique…) ou le pays d’appartenance. Les polypilules, ou associations fixes, permettent une meilleure observance aux traitements et d’autres études avaient déjà montré l’apport d’associations fixes en prévention primaire.  

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 11:44
Une firme sud-africaine a réussi à produire en petite quantité un vaccin anti-Covid à ARN messager

Le laboratoire pharmaceutique sud-africain Afrigen a pu produire, en petite quantité, une copie du vaccin Spikevax® mis au point par la firme américaine Moderna. Depuis, Afrigen cherche à développer et à produire à grande échelle des formulations moins onéreuses et plus thermostables pour permettre une large utilisation de ce vaccin en Afrique. Le problème d’accessibilité au vaccin anti-Covid-19 qui s’est posé en Afrique est à l’origine d’un projet international de transfert de technologie. Concrètement, dès 2021, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en place un centre de transfert de technologie dont l’objectif est de diffuser la production de vaccins anti-Covid-19 à ARN messager dans les pays à bas ou moyens revenus. Ce projet est soutenu par plusieurs organismes internationaux, des gouvernements, et par de nombreux chercheurs à travers le monde. Le vaccin mis au point par Afrigen utilise la séquence d'ARN messager publiée par l'Université Stanford. La firme sud-africaine espérait conclure un accord avec Moderna, d’autant plus que cette firme a déclaré renoncer à ses droits de propriété industrielle le temps de la pandémie. Mais comme Moderna et Pfizer-BioNTech ont refusé d'aider Afrigen au plan technique, le délai de mise au point d'une production de masse du vaccin passera de 1 à 3 ans. La technologie des vaccins à ARN messager a montré son intérêt dans la Covid-19 comme elle pourrait avoir des applications pour d’autres pathologies. C’est sans doute ce qui explique la bataille des droits de propriété industrielle sur cette technologie. L’exemple sud-africain peut être considéré par certains opérateurs économiques comme un précédent dangereux pour leurs intérêts particuliers.

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 11:42
L'OMS ne recommande plus l’utilisation de Xevudy et de Ronapreve contre la Covid-19

Dans la dernière version de leur guide des traitements anti-Covid, publié le vendredi dernier dans le «British Medical Journal», les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) «recommandent fortement» de ne pas utiliser le Xevudy (sotrovimab) et le Ronapreve (casirivimab-imdevimab) dans la prise en charge des cas de Covid-19. Ces anticorps monoclonaux étaient jusqu'ici préconisés avec prudence par l'OMS dans la prise en charge des malades atteints d'une forme légère de la Covid-19 et présentant un risque d'évolution vers une forme plus grave. La circulation du variant Omicron qui a démarré fin 2021 a remis en cause l'intérêt de ces traitements. Sur la base de plusieurs études in vitro, les experts de l'OMS estiment désormais que ces traitements sont probablement inefficaces face aux souches Omicron en circulation. Les experts de l’OMS ont aussi procédé à l’actualisation des recommandations sur d'autres traitements comme le remdesivir de Gilead. Ce traitement qui était initialement recommandé uniquement pour la prise en charge des formes légères de la Covid-19, des études ont révélé que ce traitement peut même être envisagé dans certaines formes graves. Toutefois, dans les cas les plus graves, dits «critiques», les études n’ont pas révélé un bénéfice du remdesivir. Les experts déconseillent donc son usage dans ces cas-ci. Ils indiquent également que même dans les cas où il peut être utilisé, ce traitement n'a qu'un intérêt «modeste» avec un degré de certitude qui n'est que «modéré»

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 11:39
Lancement d’un Label National «Sans Gluten»

L’Institut Marocain de Normalisation «IMANOR» et l’Association Marocaine des Intolérants et Allergiques aux Gluten «AMIAG» ont établi un partenariat dont l’objectif est de promouvoir les produits alimentaires sans gluten sur le marché marocain, à travers la mise en place d’un label national «Sans Gluten». Les règles fixant les critères et modalités d’attribution de ce Label ont été élaborées en concertation avec l’AMIAG et autres parties prenantes. Ces règles sont destinées aux opérateurs du secteur de l’agroalimentaire qui souhaitent rassurer les consommateurs de l’authenticité de leurs déclarations quant à l’absence du gluten dans leurs produits. Le cahier des charges qui conditionne l’obtention du label «sans gluten», a pour objectif, la mise en place d’un cadre normatif unifié au niveau national, visant à assurer la conformité des produits concernés par rapport aux exigences sanitaires requises tout au long de la chaîne alimentaire. Le gluten est présent dans toutes les denrées à base de blé, comme le pain et les pâtes, et dans une grande partie des produits issus de l’industrie agroalimentaire (plats cuisinés, entremets, desserts, additifs contenant du gluten et utilisés comme agent de texture ou de stabilité, etc.). En pratique, la procédure de labellisation consiste à réaliser des audits, et des analyses afin de valider l’aptitude du fabricant à maintenir un seuil de gluten résiduel inférieur à 20 mg/kg. Les audits porteront également sur la maîtrise des risques de contamination par le gluten au cours de la fabrication de produits, et sur les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication.

Abderrahim Derraji - 13 septembre 2022 16:04
«Main dans la main pour vaincre le sepsis !»

Pour célébrer au Maroc la Journée Mondiale du Sepsis, qui se tient chaque année le 13 septembre, France Sepsis, une association composée de familles de patients et de professionnels de santé, lance une campagne d’information et de sensibilisation placée sous le signe de : «Main dans la main pour vaincre le sepsis !». Cette campagne, qui s’étalera sur plusieurs mois, a pour objectif de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé sur le sepsis. France Sepsis vise également à initier des réflexions et des discussions sur le meilleur moyen de prévenir cette maladie potentiellement mortelle en impliquant toutes les autorités concernées et les partenaires de santé. Le sepsis est une affection méconnue qui est à l’origine de 11 millions de décès par an à travers le monde. Elle est provoquée par une réponse immunitaire excessive à une infection grave. Normalement, le système immunitaire combat les infections, mais parfois, pour des raisons inconnues, il attaque les organes et tissus du corps. Cette infection générale constitue une cause importante d’hospitalisation, de morbidité et de mortalité. Avec l’augmentation de l’espérance vie et la resistance aux antimicrobiens, cette grave affection pourrait doubler d’ici 50 ans.   «Cette méconnaissance et la mobilisation insuffisante des acteurs concernés qu’il induit, ont un fort impact médico-sanitaire et socio-économique tant sur le patient et son entourage que sur les systèmes de santé. La maladie engendre, en effet, de nombreuses comorbidités graves qui influent sur l’espérance de vie du malade, sur les dépenses des systèmes de santé, sans compter les décès évitables. L’information et la sensibilisation deviennent, de ce fait, un enjeu indéniable pour lutter contre ce fléau méconnu. Dans le contexte marocain où la réforme du système de santé devient une priorité de premier rang, notre approche consiste à contribuer et à nous associer avec toutes les parties prenantes afin de créer une prise de conscience collective et par conséquent d’interpeller, en sus, les pouvoirs publics à mettre en place des stratégies permettant d’assurer sa prévention, son diagnostic, et une prise en charge rapide et adéquate, dans notre pays d’origine», souligne Jamila HEDJAL, Fondatrice de France Sepsis Association. France Sepsis prévoit de mettre en ligne une série de vidéos éducatives en Arabe dialectal et en Français. Ces capsules seront élaborées par des médecins de différentes spécialités impliquées dans la prise en charge multidisciplinaire de la maladie. France Sepsis a également prévu des interviews et des émissions de santé radiophoniques et télévisées. Par ailleurs, France Sepsis mettra à la disposition des professionnels de santé des vidéos à conçues en faisant appel à des experts mondiaux dans le domaine du sepsis. Les professionnels de santé pourront également prendre part à un webinaire qui aura lieu le 3 octobre prochain à 14 H 30. 

Abderrahim Derraji - 12 septembre 2022 17:24
Officine Plus : Il n’y a plus de temps à perdre !

La ville de Casablanca a abrité les vendredi et samedi derniers la 12e édition du Salon Officine Plus/Pharmacien Manager. Cette manifestation, sous son nouveau format, a drainé plus de 1.000 pharmaciens venus de toutes les régions du Royaume pour se former et prospecter de nouvelles pistes à même d'optimiser la gestion de leur pharmacie et de booster sa rentabilité. Pour ce faire, le Comité d’organisation de cette manifestation a élaboré un programme riche et diversifié en tenant compte de l’environnement de la pharmacie d’officine et des nombreux chalenges que les pharmaciens devraient relever. Ce programme a comporté des ateliers dédiés aux nouveautés thérapeutiques, au management et marketing et au volet juridique et fiscal. Les initiateurs de cette manifestation ont également fait la part belle à la digitalisation qui a été traitée sous plusieurs angles, et comment pourrait-il en être autrement sachant que les habitudes des consommateurs ont changé, particulièrement depuis la pandémie qui a révélé au grand jour l’importance de la digitalisation. Les choses vont probablement s’accélérer au Maroc dans les années à venir. La dématérialisation des dossiers maladies par les caisses n’est qu’une question de mois et le projet ambitieux de dossier numérique patient est également dans le pipe. Le pharmacien ne peut pas rester dans l’expectative. Son avenir est étroitement lié à sa capacité à répondre aux attentes de ses patients et à concurrencer de purs players qui lorgnent de plus en plus la vente en ligne des produits de santé. Il doit pour cela s’investir dans la mise en place d’un site Internet et/ou une application permettant le Click & Collect comme il doit renforcer sa présence sur les réseaux sociaux qu’il devrait exploiter en se conformant aux lois en vigueur. Les logiciels de gestion de l’officine (LGO) et particulièrement les logiciels Cloud constituent la clef de voûte de cette révolution numérique. Ces LGO peuvent faire gagner au pharmacien un temps précieux qu’il peut exploiter pour améliorer la prise en charge de ses patients. La mise en place d'une communauté d’utilisateurs de ces logiciels pourrait aussi renforcer le partage d’expériences entre les pharmaciens appartenant à cette communauté. La digitalisation ne constitue cependant pas la panacée. Le pharmacien devrait prévoir un programme de formation ambitieux pour renfoncer ses capacités managériales et pour proposer de nouveaux services à ses patients. C’est sans nul doute ce qui a poussé le comité d’organisation d’Officine Plus à prévoir des ateliers sur les groupements, les dispositifs médicaux, les médecines douces, le management, etc. On ne peut, pour finir, que féliciter les organisateurs de cette rencontre en espérant que les prochains rendez-vous de la profession s’en inspirent pour proposer aux officinaux des solutions et des moyens concrets pour faire évoluer leurs pratiques et développer leurs compétences. Ces deux conditions sont aujourd'hui nécessaires pour renforcer la place du pharmacien d'officine dans le parcours de soins.

Abderrahim Derraji - 11 septembre 2022 20:35
Frédéric Oudéa pourrait devenir le président non exécutif du conseil d'administration de Sanofi

Le groupe Sanofi  a annoncé lundi dernier qu’il  allait proposer la nomination de Frédéric Oudéa comme président non exécutif de son conseil d'administration. Ce dernier  continuera à occuper le poste de directeur général de Société Générale jusqu’au mois de mai prochain.  Le groupe Sanofi indique dans son communiqué que Frédéric Oudéa a été nommé le 2 septembre dernier censeur par le conseil d'administration du groupe. Sa nomination en tant qu'administrateur sera proposée lors de la prochaine assemblée générale du groupe. Lors de cette assemblée, il sera proposée pour occuper  le poste de président non exécutif du conseil d'administration en remplacement de Serge Weinberg dont le mandat sera arrivé à échéance. «Frédéric Oudéa et Paul Hudson, directeur général de Sanofi, formeront un excellent duo pour positionner Sanofi comme une entreprise de santé moderne et renforcer sa position de leader français, européen et mondial au service des patients», a indiqué Serge Weinberg. «Je suis très heureux de rejoindre le conseil d'administration de Sanofi comme censeur, avec, sous réserve de l'accord de ses actionnaires, la perspective d'en prendre la présidence. Je suis extrêmement motivé par la perspective de contribuer dans les prochaines années à la stratégie et au développement durable de Sanofi, entreprise leader dans un secteur de la santé stratégique, à fort impact et en pleine transformation, et d'être le garant de la qualité de la gouvernance du groupe», a de son côté affirmé Frédéric Oudéa.

Abderrahim Derraji - 08 septembre 2022 18:18
Officine plus /Pharmacien manager le vendredi et samedi prochain à Casablanca

La ville de Casablanca se prépare pour accueillir le vendredi 9 septembre et le samedi 10 septembre Officine plus /Pharmacien manager. Les organisateurs ont prévu un programme très riche et répondant aux attentes des pharmaciens d’officine en quête de développer l’activité de leur officine. Cette manifestation démarrera par le vendredi par un plateau TV qui aura pour thème : « DÉVELOPPEMENT ET CROISSANCE DE LA PHARMACIE D’OFFICINE ».   Ce plateau TV sera suivi par une batterie de tables rondes dédiées au «GROUPEMENT D’INTÉRÊT ÉCONOMIQUE GIE POUR LA PHARMACIE D’OFFICINE QUELLES OPPORTUNITÉS ? COMMENT FAIRE EN PRATIQUE ?», au « DIGITAL À L’OFFICINE COMME OUTIL DE PERFORMANCE », à la «RESPONSABILITÉ JURIDIQUE DU PHARMACIEN VIS-À-VIS DE SA CLIENTÈLE.» et à « LA DISPENSATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX À L’OFFICINE : ASPECTS RÉGLEMENTAIRES ET PRATIQUES.» La journée du samedi sera aussi riche et les thèmes qui y seront traités sont comme suit : «L’APPORT DES MÉDECINES DOUCES DANS LE CONSEIL OFFICINAL : HOMÉOPATHIE, AROMATHÉRAPIE, PHYTOTHÉRAPIE ET MÉDECINE CHINOISE », «LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE AU SERVICE DE L’ORTHOPÉDIE ET DES SEMELLES SUR MESURE.», «LES CONSEILS EN 1ER RECOURS DE L'ACNÉ À L'OFFICINE», «LA PRISE EN CHARGE DU RGO : NOUVEAUTÉ ET RECOMMANDATIONS.», «NOURRISSEZ VOTRE CERVEAU ET BOOSTEZ VOTRE RÉFLEXION.», «PLACE DES NUTRACEUTIQUES EN PRATIQUE OFFICINALE», «MARKETING DIGITAL PHARMACEUTIQUE QUELLES LIMITES RÈGLEMENTAIRES ?» «QUELS APPORTS AUX PHARMACIENS D’OFFICINE ?», «ACTUALITÉS SUR L'ÉJACULATION PRÉCOCE.», «STRATÉGIE COMMERCIALE ET EXPÉRIENCE CLIENT EN OFFICINE.», «PRISE EN CHARGE DES HYPERPIGMENTATIONS EN PRATIQUE D’OFFICINE.» «GÉRER L’HUMAIN, LEVIER DE PERFORMANCE CHEZ LE PHARMACIEN MANAGER.», «LE MAGNÉSIUM : NOUVEAUTÉS THÉRAPEUTIQUES.», Et «LES INFECTIONS FONGIQUES SUPERFICIELLES ET LES CONSEILS EN OFFICINE.» Programme : https://2022.officineplus.ma/wp-content/uploads/2022/08/Programme-officineplus-2022.pdf Inscription : https://2022.officineplus.ma/inscription/

Abderrahim Derraji - 07 septembre 2022 16:41