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Covid-19

Covid-19 : mise en ligne d’un nouvel outil d’évaluation Abderrahim DERRAJI - 29 mai 2020 15:30
Covid-19 : mise en ligne d’un nouvel outil d’évaluation

La société Sobrus, spécialisée dans les solutions Cloud dédiées aux professionnels de santé, vient de lancer un outil permettant d’évaluer et suivre les symptômes du virus SARS-COV-2.

Le site, lancé en arabe et en français permet aux internautes qui pensent être contaminés d’effectuer facilement et rapidement un test en ligne pour évaluer leurs symptômes.

Cette action de solidarité a pour but d’informer et de sensibiliser l’opinion publique, mais aussi de soulager et réduire la surcharge d’appels subie par les numéros verts mis à la disposition des marocains par le ministère de la Santé. Le site permet non seulement d’effectuer le test d’évaluation des symptômes, mais aussi de s’informer sur le virus, ses symptômes, ses moyens de transmission et comment le prévenir.

«Depuis l'apparition du virus, nous considérons que c’est un devoir national d’utiliser nos connaissances et nos compétences pour contribuer aux efforts de l’État et de tous les professionnels de santé à savoir : les pharmaciens, les médecins, les infirmiers,etc. afin de lutter ensemble contre la propagation du virus. À Sobrus, nous sommes convaincus que de simples gestes peuvent sauver des vies. ”  a déclaré Omar SEFIANI, directeur général associé à Sobrus.
Lien : https://covid19.sobrus.com/

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HYDROXYCHLOROQUINE

Hydroxychloroquine : les torts sont-ils partagés ? Abderrahim DERRAJI - 28 mai 2020 09:40
Hydroxychloroquine : les torts sont-ils partagés ?

La sentence vient de tomber : l'usage de l'hydroxychloroquine (HCQ) n'est plus autorisé dans le traitement de la Covid-19 en France, comme l'avait rendu possible une dérogation datant du 23 mars dernier.

Dorénavant, l’HCQ ne peut être délivrée en France qu'avec une prescription initiale d'un rhumatologue, un dermatologue ou un autre spécialiste. Elle peut également être renouvelée par un omnipraticien.

Le recours à cette molécule dans la prise en charge du SARS-CoV-2 a essuyé à la fois un avis défavorable du Haut Conseil de santé publique (HCSP) et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Le gouvernement français n’avait de ce fait d’autre choix que d’abroger le décret autorisant l’utilisation hors AMM de cette molécule et de publier un nouveau décret qui sonne le glas de l’utilisation de l’HCQ.

La saisine du HCSP par le ministre de la Santé, Olivier Veran, fait suite à la publication, le 22 mai, des résultats d’une étude rétrospective, qui s’appuie sur un vaste registre de dossiers médicaux. Cette étude a révélé une plus forte mortalité chez les patients hospitalisés pour cause de Covid-19 et traités par la chloroquine et l’HCQ, associée ou non à un macrolide. Elle a également mis en évidence plus d’arythmies cardiaques chez les patients traités par ces molécules.

Cette décision prise par l’Hexagone vient s’ajouter à celle adoptée par  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a annoncé , lundi dernier, la suspension «temporaire» des essais cliniques de l'HCQ menés dans plusieurs pays.

L’HCQ adulée par les uns et diabolisée par les autres a compliqué la tâche des décideurs politiques qui craignent de devoir rendre compte pour avoir autorisé l’utilisation de cette molécule ou pour l’avoir refusée. La médiatisation à outrance qui a accompagné ce dossier brûlant a transformé un débat contradictoire censé se régler entre experts, en un débat passionnel entre deux clans distincts les pro-Raoult et les anti-Raoult. Chaque clan se surpasse pour prêcher pour sa paroisse, sachant que les nouvelles conditions d’utilisation de ces antipaludéens peuvent donner lieu à des ajustements pour adapter les protocoles thérapeutiques à l’évolution de la pandémie ou à l’apparition d’événements indésirables imputables à ces protocoles. L’intérêt des patients pendant cette période compliquée ne peut être garanti à coup de buzz ou par des sondages d’opinion.

Certes, les avis des experts divergent au sujet du recours à cette molécule, mais personne ne peut avoir entièrement tort ou entièrement raison. Les études se suivent et ne se ressemblent pas et les interférences nous privent de la sérénité nécessaire pour prendre les bonnes décisions.

La crise sanitaire et les enjeux socio-économiques rendent toute prise de décision lourde de conséquences. Et quand bien même une décision peut sembler opportune au début de l’épidémie, elle peut être décriée une fois qu’on commence à voir le bout du tunnel.

Aussi, les politiques doivent évaluer constamment le «rapport bénéfices/risques» de leurs décisions, sachant que le volet technique ne peut être confié qu’à de vrais experts plaçant l’intérêt des malades et du pays au-dessus de toutes les autres considérations.

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THS

THS : de nouvelles recommandations du PRAC Abderrahim DERRAJI - 27 mai 2020 13:47
THS : de nouvelles recommandations du PRAC

Lors de sa réunion datée du mai 2020, le Comité pour l’Évaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance (PRAC)  et après avoir évalué toutes les données disponibles concernant les traitements hormonaux substitutifs recommande la mise à jour des Résumés des caractéristiques produit (RCP) et des notices patient de tous les THS :

  • Œstro-progestatif et œstrogène seul: les notices et RCP devront mentionner que l’augmentation du risque de cancer du sein, chez les femmes utilisant un THS, devient apparent après environ trois ans d'utilisation. Après l'arrêt du THS, cet excès de risque diminue avec le temps et le délai nécessaire pour revenir au risque de base dépend de la durée de l'utilisation antérieure du THS. Les nouvelles informations indiquent que le risque peut persister pendant dix ans ou plus chez les femmes qui ont utilisé un THS pendant plus de cinq ans. Auparavant, on estimait que ce retour au risque de base était de 5 ans maximum.
     
  • Œstrogènes conjugués et bazédoxifène (Duavive) : le niveau de risque de cancer du sein associé à cette combinaison est inconnu. Cependant, comme Duavive contient des œstrogènes conjugués, les notices et RCP seront mis à jour pour refléter les nouvelles informations disponibles sur le risque associé aux œstrogènes seuls.
     
  • Tibolone : les notices et RCP devront indiquer qu'aucune donnée sur la persistance du risque après l'arrêt du traitement n'est disponible, mais qu’un risque similaire ne peut être exclu.
     
  • Œstrogènes appliqués par voie vaginale à faible dose : les informations mises à jour de la notice et du RCP préciseront que les données n'ont pas montré d'augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes sans antécédent de ce type de cancer, mais que la sécurité d’utilisation de ce type de THS chez les femmes avec antécédent de cancer du sein est incertaine.
     

Le PRAC rappelle par ailleurs que les femmes ne doivent prendre un traitement hormonal substitutif des symptômes de la ménopause qu’à la dose la plus faible et pendant la durée la plus courte possible. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers sont recommandés, leur nature et leur fréquence étant adaptées au cas par cas.
Les femmes doivent également être informées du type d’anomalies mammaires pouvant survenir sous ces traitements ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant. Les examens, tels qu’une mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.

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MEDECIN-PHARMACIEN

Médecins-pharmaciens : L’heure est à l’interprofessionalité ! Abderrahim DERRAJI - 25 mai 2020 19:51
Médecins-pharmaciens : L’heure est à l’interprofessionalité !

Depuis le début de la pandémie, tous les professionnels de santé se sont surpassés pour faire face à la situation sanitaire du Royaume dont les mesures prises pour contenir la Covid-19 ont été saluées, entre autres, par l’Union européenne [1].

À l’instar des autres professionnels de santé, les pharmaciens n’ont pas démérité. Toutes les officines sont restées ouvertes et le service d’astreinte a même été amélioré dans toutes les villes de telle sorte que chaque quartier dispose de sa propre pharmacie de garde.

Durant cette période, les pharmaciens ont été confrontés à des situations particulières. En effet, beaucoup de patients n’ayant pas pu renouveler leurs ordonnances en raison de problèmes liés au transport, ou par ce qu’ils avaient tellement peur d’être contaminés par la Covid-19 qu’ils se sont cloîtrés chez eux. Pour ces malades, les pharmaciens ont essayé de trouver des solutions pour qu’ils n’arrêtent pas leurs traitements. Les ruptures de stock ont aussi contraint les pharmaciens à chercher des alternatives pour les patients, y compris quand ils n’arrivent pas à joindre le prescripteur.

Devant cette situation, la présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS) a sollicité le ministre de la Santé pour qu’il prévoit des dispositions pour que les pharmaciens puissent, à titre dérogatoire, substituer un médicament par un autre appartenant au même groupe de génériques, sachant que depuis la promulgation du décret n° 2-13-852 du 18 décembre 2013 [2], les écarts de prix entre les génériques s’est réduit comme une peau de chagrin.

Un mois après la correspondance de la présidente du CRPOS qui est restée lettre morte, des députés du parti de l’Istiqlal ont émis une proposition d’amendement de l’article 29 de la Loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie. Cette proposition prévoit d’autoriser les pharmaciens à pratiquer la substitution par un générique moins cher.

Sachant que la substitution bien encadrée est de mise dans la plupart des pays et que la pratique officinale doit évoluer en permanence pour améliorer l’accessibilité aux médicaments, la plupart des pharmaciens ont été surpris par un communiqué émanant d’une représentation syndicale de médecins assimilant à tort le remplacement d’une marque commerciale par une autre à de l’exercice illégal de la médecine.

Ce communiqué et les échanges sur les réseaux sociaux qu’il a déclenchés ont malheureusement réveillé de vieux démons qui ont rapidement fait voler en éclats l’ambiance amicale et confraternelle qui prévalait entre les deux corporations.

Bien évidemment, personne ne peut remettre en question les exigences des médecins quand elles sont bien fondées.

En effet, une enquête à visée descriptive sur l’utilisation des antibiotiques génériques ayant inclus, en 2010, quelque 114 médecins généralistes exerçant dans le secteur public au niveau de la préfecture de Marrakech [3], a révélé que les médecins qui «ne semblent pas opposés à l’utilisation des médicaments génériques», veulent «des preuves scientifiques attestant la qualité des génériques». Ils ont également besoin d’un répertoire officiel de groupes génériques.

On peut aussi admettre aisément un refus de recours aux génériques quand il s’agit de médicaments à marge thérapeutique étroite (MTE) où contenant un excipient qui n'est pas toléré par le patient, mais on ne peut pas justifier le refus de substitution par une étude n’ayant jamais existé [4] et attaquer au passage la profession pharmaceutique en proférant des propos qui ont provoqué l’indignation de tous les pharmaciens.

Depuis la proposition d’amendement de la Loi 17-04 formulée par le parti de l’Istiqlal, on assiste à des échanges musclés sur les réseaux sociaux. On a pu lire des commentaires du genre : «Celui dont la maison est de verre doit se garder de jeter des pierres aux autres». Une phrase qui vient nous rappeler que les propos irréfléchis et incongrus peuvent provoquer une escalade qui finira par affecter l'image des deux professions. L’heure n’est pas aux jets de pierres ! Les médecins et les pharmaciens que l’intérêt du patient réunit ne peuvent que se respecter mutuellement et c’est d’ailleurs souvent le cas. Ce respect n’est, en aucun cas, incompatible avec l’évolution des deux professions.

Dans d’autres pays, l’interprofessionalité est devenue la règle. Les pharmaciens ont été autorisés à vacciner afin d’améliorer la couverture vaccinale. Ils font également du suivi thérapeutique de certaines maladies chroniques et contribuent à améliorer l'observance aux traitements. Dans certains pays, les officinaux peuvent même prescrire des médicaments. Ces missions qui répondent à des impératifs de santé publique sont bien encadrées et respectent des protocoles précis. Elles sont également conditionnées par des modules de formation dont la finalité est d’optimiser l’apport du pharmacien.

Pour conclure, la médecine et la pharmacie sont des professions nobles et complémentaires qui doivent être pratiquées d’une manière éthique et conformément aux lois en vigueur. Les pharmaciens et les médecins doivent entretenir des relations confraternelles et surtout éviter de se donner en spectacle particulièrement sur les réseaux sociaux ou par presse interposée. Ceci est aussi valable pour leurs représentants. Martin Luther-King, n’a-t-il pas dit: «Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots»?

Références

[1] Lien  
[2] Lien 
[3] Enquête sur l’utilisation des antibiotiques génériques.
H. Chegour, M. Bouskraoui* *Service de pédiatrie A. Hôpital AR-Razi. Po?le Me?re-Enfant. CHU Mohammed VI. Marrakech
[4] Le communiqué en question évoque une étude qui n’a jamais été menée.
En réalité, il s'agit d'une présentation faite au Colloque national de la pharmacie tenu à Marrakech au mois de mars 2010. (Lien du diaporama : lien )
L’auteur de la présentation avait expliqué que 80% des malades s’adressent directement chez leurs pharmaciens pour avoir des conseils.
L’auteur du communiqué a fait une confusion entre le nombre de patients qui demandent conseil au pharmacien et le chiffre d'affaires réalisé par patient.

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AVIGAN

L’efficacité de l’Avigan® dans la prise en charge de la Covid-19 n’est toujours pas avérée Abderrahim DERRAJI - 25 mai 2020 19:47
L’efficacité de l’Avigan® dans la prise en charge de la Covid-19 n’est toujours pas avérée

Avigan®, le traitement de la grippe développé par le groupe japonais Fujifilm et mis sur le marché en 2016, a été envisagé dans la prise en charge du nouveau coronavirus.

Ce traitement, qui serait potentiellement tératogène, est réservé aux épidémies de virus grippaux nouveaux ou ré-émergents quand les autres antiviraux s’avèrent inefficaces. Il n’est disponible ni dans les pharmacies, ni dans les hôpitaux. Seul le gouvernement japonais peut donner le feu vert pour que ce médicament puisse être utilisé.

Au mois de mars dernier, Fujifilm avait annoncé la mise en route d’un essai clinique de phase III au Japon pour évaluer l’innocuité et l’efficacité d’Avigan® contre le SARS-CoV-2 et exploiter de ce fait son mécanisme d'action inhibant sélectivement l'ARN polymérase impliquée dans la réplication virale.

Une étude phase II allait également être menée aux États-Unis. Celle-ci devait porter sur environ 50 patients atteints de Covid-19. Le gouvernement japonais laissait entendre une AMM de ce produit avant la fin du mois de mai.

Un article publié par «Kyodo News» et repris par l’agence «Reuters» le 19 mai a volatilisé tous les espoirs du groupe nippon. L’article en question reprend les propos d’un professeur de médecine indiquant qu’«il n'y a actuellement aucune donnée montrant qu'Avigan® a une efficacité élevée». Cette annonce a provoqué le 20 mai une baisse de 4,7% du titre de Fujifilm.

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Autres articles

Les autorités réglementaires allemandes donnent leur accord pour un essai d’un candidat médicament dans la prise en charge de la Covid-19

Dans un communiqué du 25 mai, la biotech Abivax a annoncé que les autorités réglementaires allemandes, BfArM (Bundesinstitut für Arnzeimittel und Medizinprodukte), viennent d’autoriser une étude de Phase 2b/3 d’ABX464 chez les Covid-19+. Il s’agit de l’essai «miR-AGE», un essai randomisé, en double-aveugle et contrôlé contre placebo. Cet essai inclura 1.034 patients âgés atteints du SARS-CoV-2 ou à risque élevé. L’objectif principal de cet essai est de valider le potentiel d’ABX464 à bloquer la réplication virale chez les patients ainsi que l’inflammation sévère qui mène au syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Abivax a récemment annoncé l’autorisation de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM - France) et du Comité d’éthique français pour cette étude Covid-19 pan-européenne. «Nous sommes très heureux d’avoir obtenu l’autorisation des autorités réglementaires allemandes si rapidement et peu après l’approbation de l’ANSM. Des demandes d’approbation réglementaires supplémentaires dans d’autres pays qui ont été particulièrement touchés par la Covid-19 comme l’Espagne, l’Italie, la Belgique et le Royaume-Uni, sont en cours, afin d’obtenir sans délai l’autorisation pour traiter des patients atteints de la Covid-19 à risque élevé avec ABX464 dans le cadre de l’essai miR-AGE», a déclaré le professeur Hartmut Ehrlich, directeur général d’Abivax. Et d’ajouter : «Avec le financement assuré par Bpifrance, nous attendons l’inclusion des premiers patients pour la fin du mois de mai et les premiers résultats à la fin de cette année.» Le biotech indique que ABX464 est la seule molécule connue avec un tel triple effet. Grâce à l’administration orale d’ABX464, il est possible d’inclure à la fois des patients hospitalisés ou non dans cet essai. Par conséquent, les patients à risque élevé seront traités précocement après avoir été diagnostiqués, ce qui pourrait sauver des vies en empêchant la maladie de progresser au stade sévère et en évitant une surcharge hospitalière.

Abderrahim DERRAJI - 25 mai 2020 19:45
Malgrè les critiques, l’Inde recommande l'hydroxychloroquine

« L’étude de The Lancet montre, sans l’ombre d’un doute, que l'hydroxychloroquine fait plus de mal que de bien. Ils veulent rassurer la population, mais cela peut être dangereux ! Cette molécule augmente les chances de mourir du virus et les complications cardiaques », estime le docteur Shriprakash Kalantri, directeur du Mahatma Gandhi Institute of Medical Science, dans le Maharashtra. L’Inde est le principal producteur du médicament. Il fournit 446 millions de comprimés d’hydroxychloroquine à 33 pays et prévoit d’augmenter sa production dans les mois à venir.

Abderrahim DERRAJI - 25 mai 2020 19:42
DMP : la liste des médicaments essentiels nécessitant une surveillance est définie.

Les pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques industriels (EPI) viennent de recevoir une correspondance émanant de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) définissant la liste des molécules essentielles nécessitant une surveillance stricte durant la crise sanitaire. La circulaire 65/2020 précise que le suivi de ces molécules ne peut dispenser du suivi de la disponibilité des médicaments utilisés dans la prise en charge des maladies chroniques. Elle précise également que la liste en question est «dynamique». La DMP incite par ailleurs les EPI à notifier tout problème d’approvisionnement affectant les médicaments figurant sur la liste à l’Observatoire national des médicaments et produits de santé. Liste des médicaments essentiels : lien E-mail de l’Observatoire national : observatoire.nmps@sante.gov.ma 

Abderrahim DERRAJI - 21 mai 2020 18:23
Masques grand public : les pharmaciens assurent !

Depuis le 7 avril 2020, date à laquelle le port de masque est devenu obligatoire au Maroc pour toute personne se rendant à l'extérieur de son lieu de résidence, leur disponibilité sur le marché est devenue primordiale. Les masques non-médicaux appelés également masques grand public sont fabriqués au Maroc en quantité suffisante pour répondre aux besoins de la population. Ces dispositifs jouent un rôle essentiel pour stopper la propagation du Covid-19, sachant que la contamination se fait par des gouttelettes émanant de la salive ou des narines d’un porteur du virus. Les préparations hydroalcooliques sont également importantes pour contenir l’épidémie. Malheureusement, malgré la production des masques au Maroc, la population avait du mal à se les procurer ce qui a pousser Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce à faire appel aux pharmaciens d’officine et aux grossistes-répartiteurs qui ont été chargés de garantir la dispensation des masques subventionnés aux citoyens. «Pour évaluer l’efficacité de ce circuit nous avons mené une étude transversale prospective auprès de 1067 pharmaciens d’officine réparties sur la totalité du territoire marocain.» a déclaré Dr Abderrahim Derraji, initiateur de cette étude et responsable du site Internet medicament.ma. et d'ajouter «Cette étude a révélé que 95,7% des pharmaciens détenaient les masques subventionnés en stock et 39,9% les masques réutilisables. 87,8% des officinaux avaient un stock de préparations hydroalcooliques», a ajouté Dr Derraji. Cependant, la tension d'approvisionnement que connaissent les masques médicaux à travers le monde s’est accompagnée d’une flambée des prix à l’international ce qui explique que seulement 6,4% des pharmaciens disposent en stock de masques chirurgicaux et 9,2% de masques FFP2. On peut conclure que la mobilisation de l’industrie du textile, le recours au circuit pharmaceutique impliquant pharmaciens et répartiteurs et les décisions pertinentes du ministère de la Santé et du ministère de l’Industrie et du commerce ont permis aujourd’hui aux Marocains de disposer aussi bien de masques que de préparations hydroalcoolique ce qui est un atout pour lutter contre la Covid-19 et envisager le déconfinement avec plus de sérénité. Le ministère de l’Intérieur a également joué un rôle primordiale dans la coordination et le suivi de cette opération. Pour télécharger l’étude cliquez sur le lien suivant : https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/Enquete-masques-gels.pdf

Abderrahim DERRAJI - 19 mai 2020 21:13
Covid-19 : on ne peut compter que sur soi !

De nombreux protocoles thérapeutiques sont actuellement à l’étude afin de connaître leur efficacité dans la prise en charge du Covid-19. Malheureusement, et à ce jour, aucun traitement ne s’est réellement démarqué par rapport aux autres. Des chercheurs s’intéressent aussi aux vaccins qui pourraient nous sortir de cette impasse, mais le chemin risque d'être long. D'après de nombreux experts, il faut plus de 18 mois pour mettre au point un vaccin efficace contre le nouveau coronavirus. Et quand bien même, on arrive à fabriquer un vaccin efficace et dénué d’effets indésirables, la production de milliards de doses pour répondre à la demande mondiale s’annonce compliquée. En attendant, la prévention reste le seul moyen permettant de contenir l'épidémie et d'éviter la flambée de nouveaux cas lors de la phase de déconfinement. Pendant cette phase, le dépistage et le tracing sont essentiels, mais on ne peut pas se passer de masques et de préparations hydroalacooliques. Au Maroc, des dispositions pertinentes ont été rapidement prises par le ministère de la Santé afin de garantir la disponibilité des solutions hydroalcooliques. Le ministère de l’Industrie et du commerce en a fait de même pour garantir une production de masques en phase avec les besoins du pays. Une étude que notre rédaction publiera la semaine prochaine a mis en avant le rôle essentiel joué par les pharmaciens et les grossistes-répartiteurs pour garantir la disponibilité des masques grand public. Cette étude menée sur un échantillon de 1.067 pharmaciens répartis sur tout le territoire marocain a révélé que 96% des pharmaciens détiennent plus de 5 boîtes de masques subventionnés dans leur stock, 65% ont plus que 20 boîtes et 40% détiennent en stock les masques réutilisables. Cette même enquête a révélé que les préparations hydroalcooliques sont disponibles chez 88% des pharmacies. On peut dire sans se tremper que le circuit pharmaceutique a démontré son efficacité pour mettre à la disposition des patients les masques et les préparations hydroalcooliques permettant à nos concitoyens de se protéger contre le Sars-Cov-2. Et comment peut-il en être autrement puisque ce circuit a déjà fait ses preuves dans la distribution des médicaments grâce au maillage exceptionnelle des pharmacies et des grossisteries. La fixation des prix de ces préparations et masques a également joué un rôle important puisqu’elle a permis d’éviter aux patients de subir des prix trop élevés. Mais dans le cas des masques chirurgicaux, le prix fixé impose aux fournisseurs de les vendre quasiment à perte puisque le prix d'achat à l’international a flambé en raison de la très forte demande.  Seul bémol, on déplore que les masques médicaux offrant plus de sécurité aux professionnels de santé et aux personnes exposées ne soient pas disponibles chez les fournisseurs des pharmaciens. Cette crise sanitaire inédite a révélé au grand jour certaines vulnérabilités, comme elle a relevé la capacité des Marocains à relever les défis. Après cette crise sanitaire, le Royaume va devoir tirer les leçons et acquérir plus d’autonomie pour pouvoir garantir la disponibilité de certains produits vitaux. La logique du prix le plus bas imposant des fournisseurs de l’autre bout du monde a aujourd’hui du plomb dans l’aile. Et que dire de toutes les opportunités ratées par ce que nous n’avons pas su ou pu relancer le Grand Maghreb…. 

Abderrahim DERRAJI - 18 mai 2020 09:15
Hydroxychloroquine : l’Inde a autorisé l’exportation d’un lot vers le Maroc

«Je suis heureux d'annoncer que le gouvernement indien a décidé cette semaine de répondre positivement à la demande marocaine d'importer et d'acheter ce médicament», a affirmé l'ambassadeur, accrédité à Rabat. Il s’agit d’un lot de 6 millions de comprimés de Sulfate d'hydroxychloroquine fabriqués par la société indienne IPCA Laboratories Pvt. L'Inde et le Maroc ont signé un Protocole d'accord de coopération dans le domaine de la santé en 2017. Le groupe de travail mixte créé dans le cadre de ce Protocole a organisé une réunion en 2018 à New Delhi. Pour rappel, les géants indiens Sun Pharma et Cipla disposent de leur site de production au Maroc.

Abderrahim DERRAJI - 18 mai 2020 09:13
Espagne : des troubles neuropsychiatriques et des suicides notifiés chez des Covid-19 traités par hydroxychloroquine

Dans un point d’information mis en ligne le 13 mai, l’Agence national de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique qu’elle a été informée par l'Agence espagnole des médicaments (AEMPS) de la survenue de troubles neuropsychiatriques, notamment des symptômes aigus de psychose, tentative de suicide ou suicide, chez des patients atteints du Covid-19 traités par hydroxychloroquine. Les troubles en question apparaissent au cours des premiers jours de traitement par des doses élevées y compris chez des patients n’ayant pas d’antécédents de troubles psychiatriques. Le risque de troubles neuropsychiatriques n’est pas nouveau. Chez certains patients traités par l'hydroxychloroquine et par la chloroquine, on a observé une psychose, de la nervosité, des insomnies, une dépression, etc. Ces risques peuvent être aggravés par le contexte lié à la pandémie et au confinement. L’ANSM, qui a indiqué qu’une évaluation est actuellement en cours à l’échelle européenne, a demandé aux promoteurs et investigateurs d’essais cliniques utilisant de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine de surveiller et de prendre en compte ce risque. Un nouveau signal concernant des atteintes hépatiques et rénales graves avec l’association lopinavir/ritonavir (Kaletra et générique) a également été identifié. Source : https://ansm.sante.fr

Abderrahim DERRAJI - 18 mai 2020 09:11
L'ABX464 d’ Abivax a reçu le feu vert de l'ANSM pour des essais cliniques

La biotech Abivax a annoncé jeudi 14 mai avoir obtenu le feu vert de l’Agence national de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ainsi que du Comité d’éthique (CPP) afin de mener des essais clinques sur 1.034 patients atteints de Covid-19 pour tester son candidat médicament ABX464. D’après un communiqué d’Abivax, le mécanisme d’action anti-inflammatoire d’ABX464 pourrait contribuer à prévenir et traiter l’orage cytokinique et l’hyper-inflammation, conduisant au syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) et au décès des patients affectés par le Covid-19. Toujours selon cette biotech, de nouvelles données montrent que ce candidat médicament inhibe la réplication virale du Sars-CoV-2 in vitro dans un modèle d’épithélium respiratoire humain, faisant de ce médicament une molécule avec un triple effet potentiel, antiviral, anti-inflammatoire et «réparateur» tissulaire. Pour mener à bien cet «essai clinique de phase 2b/3», Abivax fera appel à 50 centres de recherches français et étrangers habitués à traiter des cas compliqués de patients infectés. Abivax a indiqué, par ailleurs, qu’elle est actuellement en pourparlers avec Bpifrance, la banque publique d’investissement française, et le Secrétariat général pour l’investissement, afin de mettre en place les rapprochements garantissant le financement du projet. 

Abderrahim DERRAJI - 18 mai 2020 09:06
Donald Trump fait appel à Moncef Slaoui pour accélérer le développement d’un vaccin anti-Covid-19.

Moncef Slaoui, a été nommé mercredi dernier par Donald Trump pour chapeauter l’”Operation Warp Speed”, initiative dont l’objectif est d’accélérer le développement et la distribution d’un vaccin contre le SARS-CoV-2. 100 millions de doses du vaccin convoité devraient être disponibles en novembre, 200 millions de doses en décembre et 300 millions de doses en janvier 2021, sachant qu’habituellement la mise sur le marché d'un nouveau vaccin demande au moins 18 mois. Ce natif d’Agadir qui a dirigé l’activité mondiale des vaccins de GSK de 2015 à 2017, sera assisté par le général Gustave Perna. Ce dernier assurera la coordination entre les services chargés du développement des vaccins et des traitements Covid-19, les départements américains de la santé et les services sociaux et de la défense.   Moncef Slaoui a obtenu son bac au lycée Mohammed V de Casablanca et a suivi ses études supérieures l’Université Libre de Bruxelles où il a obtenu un doctorat en biologie moléculaire et immunologie.   Moncef Slaoui rejoint GSK en 1988 et a dirigé le développement de nombreux vaccins. Durant sa direction, GSK a conçu une batterie de vaccins permettant de lutter contre le pneumocoque, le rotavirus, le zona et le VPH, etc. La nomination de cet ancien professeur d’immunologie à l’Université de Mons, en Belgique intervient deux semaines seulement après l’annonce par le président américain de l’opération visant à accélérer rapidement la production et à organiser les plans de distribution d’un vaccin contre le coronavirus qui a affecté 1,3 millions d’Américains et a fait plus de 82.000 morts.

Abderrahim DERRAJI - 15 mai 2020 12:47
Traçage numérique du Covid-19 :l’OMS développe sa propre application

Reuters vient de révéler que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se prépare à lancer sa propre application de traçage numérique afin d’aider les pays en voie de développement à lutter plus efficacement contre la propagation du Sars-CoV-2.  Cette application qui fait appel à la technologie du Bluetooth et non à la géolocalisation, devrait voir le jour avant la fin du mois de mai. Dans un premier temps, elle sera consacrée au diagnostic du Covid-19 et dans un deuxième temps, elle sera déployée pour le pistage numérique permettant de détecter les chaînes de contamination du nouveau coronavirus.  "L’application interrogera les gens sur leurs symptômes et leur offrira des conseils pour savoir s’ils peuvent être atteints par le nouveau coronavirus" a indiqué à Reuters Bernardo Mariano, responsable de l’information à l’OMS. Cette application est paramétrable et peut s’adapter aux informations que chaque pays souhaite donner, comme la manière de se faire dépister. Cet outil permettra le «tracing» qui est essentiel pour remonter les chaînes de contamination et limiter la propagation du virus. Cet outil ne peut cependant être efficace que si les pays qui l’adoptent ont la capacité de dépister les personnes suspectées d’être malades. "Tout gouvernement pourra utiliser la technologie sous-jacente de l'application (le bluetooth, ndlr), ajouter des fonctionnalités et publier sa propre version sur les magasins d'applications", a ajouté Bernardo Mariano. Selon Reuters, l’OMS est actuellement en discussion avec les géants Google et Apple, qui proposent à leur tour un système de tracing. Mais les avis divergent au sien de l’OMS au sujet de la sécurité des données personnelles des utilisateurs. 

Abderrahim DERRAJI - 12 mai 2020 14:54