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LOI 98-18

Le projet de Loi 98.18 inquiète les pharmaciens ! Abderrahim DERRAJI - 06 décembre 2019 15:34
Le projet de Loi 98.18 inquiète les pharmaciens !

Sur invitation du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, des anciens et nouveaux responsables de syndicats, des conseillers, des présidents d’Associations d’industriels et des répartiteurs se sont retrouvés à la Maison du Pharmacien à Hay Ryad à Rabat pour participer à un débat au sujet de la Loi 98.18 relative à l’Ordre national des pharmaciens qui vient d’être adoptée au Conseil du Gouvernement.

M. Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), a ouvert les travaux de cette réunion en prononçant un discours par lequel il a rappelé brièvement les dysfonctionnements qui affectent la profession aussi bien sur le plan organisationnel que sur le plan économique.

La stagnation du marché qui est liée, entre autres, au retard pris pour la mise en place de la couverture universelle et les baisses des prix des médicaments impactent lourdement les revenus des pharmaciens et inquiètent les autres opérateurs du secteur.

Le président du CNOP a conclu son allocution en déplorant, l’absence d’implication des pharmaciens et le climat malsain qui règne au sein de la profession.

L’allocution de M. Hamza Guedira a été suivie par l’intervention de M. Rachid Es semmar, qui a présenté une lecture critique et complète du projet en question en mettant l’accent sur les aberrations qu’il comporte.

«Certes, nos ambitions sont démesurées et les attentes, surtout sur le volet économique où la profession est “saignée à mort”, sont d’une urgence incommensurable ! Aussi, nous avons été plus que surpris de relever l’acceptation en Conseil de gouvernement du projet de texte sur le Conseil de l’Ordre sans que la profession ne soit apparemment, ni impliquée, ni consultée ou avisée !», a indiqué M. Rachid Es semmar dans son allocution. Il a aussi ajouté : «Les lignes rouges établies par nos soins et explicitées à nos interlocuteurs dans les versions antérieures mort-nées peuvent se résumer de la sorte :

- Une représentativité dans la transparence et la démocratie par vote personnel direct et obligatoire.
- Une régionalisation effective calquée sur celle arrêtée politiquement, à savoir 12 régions, y compris nos provinces sahariennes.
- Et une autonomie, une indépendance et un pouvoir décisionnel direct sans tutelle du SGG ou de l’obligation de la publication dans le Bulletin officiel».

Cet ancien directeur du Laboratoire national du contrôle du médicament a conclu son discours en appelant au dialogue l’administration et toutes composantes de la profession, ces dernières doivent éviter les erreurs du passé et mettre en place les synergies nécessaires pour que la profession soit dotée d’un Conseil de l’Ordre à même de la réguler pour qu’elle soit en phase avec les attentes du patient !

Les représentants des associations des industriels et de la répartition dont la présence témoigne de la solidarité qui existe entre les différentes composantes du secteur, ont rappelé le rôle du pharmacien qui est considéré comme un élément clef dans l’amélioration de l’accès aux soins. Ils ont également déploré la situation économique engendrée par le nivellement vers le bas des prix des médicaments ce qui risque de compromettre l’apport du pharmacien dans la prise en charge du patient.

Ces premières allocutions ont été suivies par une batterie de prises de parole qui ont mis en avant les inquiétudes des pharmaciens et leur souhait de voir toutes les composantes œuvrer dans le même sens, condition sine qua non pour que les amendements les plus pertinents puissent être défendus comme il se doit. Une première série de recommandations a été élaborée séance tenante avec la mise en place d’une commission chargée de suivre ce dossier en veillant à l’implication de tous les pharmaciens sans exception.

Bien que cette réunion nous ait donné de l’espoir et démontré que les pharmaciens s’impliquent à chaque fois que la profession est en péril, mais sans l’adhésion des Conseils spécialisés, l’élaboration d’un projet d’amendements unifié est une option qui a peu de chance de se concrétiser. Dans ce cas de figure, c’est toute la profession qui risque de payer le prix fort de nos divisions !

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INFERTILITÉ

Huit médicaments traitant l'infertilité bientôt remboursables Abderrahim DERRAJI - 06 décembre 2019 11:47
Huit médicaments traitant l'infertilité bientôt remboursables

L’Agence nationale de l'assurance maladie (ANAM) vient de donner son accord de principe pour inclure huit médicaments indiqués dans la prise en charge de l’infertilité dans la liste des médicaments remboursables dans le cadre de l’AMO.

Cet accord a été annoncé officiellement par le Dr Leila Ibn Makhlouf, présidente du département des normes médicales et techniques à l’ANAM, lors de la séance inaugurale des travaux organisés annuellement par l’Association marocaine des aspirants à la maternité et à la paternité (MAPA). Cette association milite tous azimuts pour venir en aide aux couples infertiles et faire connaître les difficultés qu’ils rencontrent.    

«Notre association considère cet “accord” comme un pas important dans le domaine de la prise en charge médicale des soins dédiés à la procréation médicalement assistée», a indiqué Aziza Ghallam, présidente de MAPA. Elle a également ajouté : «C’est la première décision du genre dans le processus de plaidoyer pour faire bénéficier les couples infertiles du remboursement médicale et la première décision du genre dans le cadre de la prise en charge des traitements en lien avec la procréation médicalement assistée au Maroc.»

De son côté, Dr Leila Ibn Makhlouf a déclaré : «Parallèlement à cette nouveauté, l’ANAM s’est engagée à prendre les mesures nécessaires dans le cadre de l’actualisation des conventions nationales vis-à-vis des prestataires de soins en vue de faire bénéficier les couples infertiles du recouvrement des charges relatives aux actes de diagnostic et du traitement médical et pharmaceutique». Elle a, par ailleurs, déclaré que les laboratoires pharmaceutiques détenteurs des AMM des médicaments traitant l’infertilité ont déposé auprès de l’ANAM leurs dossiers de demande de remboursement des spécialités pharmaceutiques concernées.

 

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CANCER

Un test pour un dépistage précoce du cancer colorectal ? Abderrahim DERRAJI - 03 décembre 2019 18:47
Un test pour un dépistage précoce du cancer colorectal ?

Une équipe de chercheurs du CHU de l’hôpital Henri-Mondor en collaboration avec l’Inserm et des chercheurs de la Mayo Clinic (États-Unis) ont révélé qu’une transplantation de la flore fécale de patients vivants avec un cancer colorectal chez la souris, provoque des lésions ainsi que des modifications épigénétiques caractéristiques du développement d’une tumeur maligne. Ces transformations que subit le microbiote des patients malades a permi à ces chercheurs de mettre au point un test de dépistage précoce du cancer colorectal.

Ces travaux ont révélé que les souris ayant fait l’objet de transplantation de selles de patients avec un cancer colorectal ont développé, au bout de 7 et 14 semaines, des lésions précancéreuses. Chez ces souris, l’ADN des cellules intestinales n’était pas remanié, mais comportait un plus grand nombre de gènes hyperméthylés que celui des cellules intestinales des autres souris, signant un mécanisme épigénétique.

D’après ces équipes de chercheurs, un test sanguin et/ou fécal peut permettre une détection précoce du cancer colorectal. Ces travaux révèlent également que des mécanismes de ce cancer seraient  d’ordre épigénétique et non génétique. Il serait donc possible d’inverser l’évolution vers le cancer en modifiant le microbiote intestinal des patients. 

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ORDRE

Projet de loi 98.18 : le président du CNOP réunit les représentants des organismes professionnels Abderrahim DERRAJI - 03 décembre 2019 18:08
Projet de loi 98.18 : le président du CNOP réunit les représentants des organismes professionnels

Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, M. Hamza Guedira a invité tous les représentants des organismes professionnels pour prendre part à une réunion qui se tiendra le 4 décembre 2019 à la Maison du pharmacien de Hay Ryad à Rabat.

"Cette réunion va constituer le point de départ d’une ère où les différentes composantes de la profession vont s’unir pour défendre les intérêts de la profession." a déclaré le président du CNOP, il a également ajouté «La programmation de cette rencontre est dictée par la nécessité d’étudier le projet de loi 98-18 qui vient d'être adopté par le Conseil du Gouvernement." 


Cette initiative est une étape importante qui va, sans nul doute,  contribuer à élaborer les amendements à apporter à ce texte de loi très contesté par les pharmaciens. 

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VIH

VIH : le ministère de la Santé lance la 9ème Campagne nationale de dépistage Abderrahim DERRAJI - 28 novembre 2019 21:30
VIH : le ministère de la Santé lance la 9ème Campagne nationale de dépistage

Dans le cadre du Plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA 2017 – 2021, le ministère de la Santé lance , du 25 novembre au 25 décembre 2019, la 9ème campagne nationale de dépistage du VIH  sous le slogan : «Le dépistage précoce pour une génération sans Sida».

Cette initiative vise à relancer le  dépistage du VIH, à lancer le plan d’élimination de sa transmission ainsi que la transmission de la syphilis congénitale de la mère à l’enfant et d’ancrer la stratégie nationale de dépistage du VIH.

Cette campagne fera pour la première fois appel au dépistage par test rapide de la syphilis chez les femmes enceintes dans le cadre de la consultation prénatale.

L’objectif de cette opération est de réaliser 260.000 tests VIH et 67.000 tests syphilis au profit de femmes enceintes et leurs conjoints, les patients suivis pour la tuberculose, les patients présentant des symptômes d’une infection par le VIH, les patients consultant pour infections sexuellement transmissibles, les partenaires et les familles des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), les détenus, ainsi que toute personne désirant bénéficier d’un test VIH. Ces tests seront effectués au niveau des structures de santé publiques, communautaires, et pénitentiaires.

Pour rappel, le Plan stratégique national de lutte contre le SIDA 2017-2021, vise à réduire les nouvelles infections par le VIH de 75%, et la mortalité liée au SIDA de 60% d’ici à 2021. Il vise aussi à éliminer la transmission du VIH et de la syphilis de la mère à l’enfant, à réduire la stigmatisation et la discrimination liées au VIH, et à améliorer la gouvernance de la riposte nationale à cette maladie.  

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Autres articles

Résistances aux antibiotiques : l’affaire de tous!

La Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques (ATB) a été célébrée cette année du 18 au 24 novembre. Cette initiative vise à sensibiliser à la résistance aux antibiotiques à l’échelle mondiale et à encourager le grand public, les agents de santé et les décideurs politiques à adopter les meilleures pratiques afin d’éviter que n’apparaissent de nouvelles résistances aux antibiotiques ou que les résistances actuelles ne gagnent du terrain. La résistance aux ATB est un phénomène naturel qui peut s’accentuer par un usage inapproprié des ATB aussi bien chez l’homme que chez l’animal. Nul n’est à l'abri de ces résistances qui compliquent la prise en charge de certaines maladies infectieuses comme la tuberculose ou la gonorrhée. Ces résistances entraînent une prolongation des hospitalisations, une augmentation des dépenses de santé et une hausse de la mortalité. Les experts sont aujourd’hui unanimes : la résistance ATB est une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement. C’est, sans doute, ce qui a poussé la plupart des États à mettre en place des plans nationaux à même d’améliorer la surveillance des infections à germes résistants aux ATB et de renforcer les politiques, les programmes et la mise en œuvre de mesures de prévention et de lutte contre les infections. La promotion de l’usage rationnel des ATB et l’information concernant l’impact des résistances aux antibiotiques constituent aussi des éléments essentiels pour lutter efficacement contre les résistances aux ATB. Cette lutte doit être multisectorielle et les professionnels de santé ont un rôle primordial à jouer pour contrer ce phénomène. En effet, ils doivent prévenir et combattre la propagation de la résistance aux antibiotiques, notamment en optant pour le moindre usage de cette classe de médicaments. Ils doivent aussi fournir des informations sur l’observance aux traitements et sur le risque du recours abusif aux ATB. Malheureusement, en l’absence de campagnes de sensibilisation, notamment à travers les chaînes de télévision marocaines comme c’est le cas dans de nombreux pays, les patients trop habitués aux ATB continueront à faire pression sur les professionnels de santé pour se les faire prescrire ou «conseiller» alors qu’ils n’en ont pas forcément besoin. Conscient du danger que représente la surutilisation des ATB, un grand nombre de professionnels de santé cèdent de moins en moins à la sollicitation de leurs patients. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. La recherche de la solution de facilité et/ou la fidélisation des malades peut expliquer en partie la prescription non rationnelle des ATB. La promotion sauvage des ATB et toutes les formes d’incitation peuvent également expliquer la sur-prescription des ATB. Aujourd’hui, pour éviter une vraie hécatombe, tous les acteurs doivent se remettre en question, sécuriser davantage leurs pratiques et s’impliquer pour la mise en place des synergies nécessaires pour lutter efficacement contre les résistances aux ATB.   Consulter PharmaNEWS 414 : lien

Abderrahim DERRAJI - 24 novembre 2019 22:45
Agadir abrite la première Journée «Masterclass» d’immuno-oncologie au Maroc

L’Association marocaine de formation et de recherche en oncologie médicale (AMFROM) a organisé, les 22 et 23 novembre à Agadir, la première journée «Masterclass» sur l’immunothérapie sur le thème «L’immunothérapie anti-cancéreuse». Des oncologues, des résidents en formation d’oncologie, des chirurgiens, des radiothérapeutes et d’autres représentants du secteur de formation multidisciplinaire ont pris part à des formations sur l’immunothérapie. S’appuyant sur les dernières recherches ainsi que sur les protocoles thérapeutiques en oncologie, l’AMFROM a intégré pour la première fois, en juin dernier, l’immunothérapie dans les guidelines marocains d’oncologie. Ces guidelines ont été élaborés par cette association, en partenariat avec la Fondation Lalla Salma pour la prévention et le traitement des cancers. Cent protocoles thérapeutiques ont été mis en place pour prendre en charge la majorité des localisations cancéreuses. Il s’agit essentiellement de recommandations en relation avec la pratique clinique permettant d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients. «Aujourd’hui, nous vivons le début d'une réelle révolution thérapeutique qui devrait attaquer, à terme, de nombreux types de cancer, grâce au développement de bon nombre de médicaments visant à utiliser les propres défenses immunitaires du patient pour lutter contre la tumeur», a indiqué le Pr Hassan Errihani, président de l’AMFROM. Il a également précisé : «Ce sont des médicaments avec un mécanisme complètement novateur. Ils ne s'attaquent pas aux cellules tumorales, mais boostent le système immunitaire qui, à son tour, va tuer les cellules tumorales.» Cette rencontre a été l’occasion de se pencher sur les mécanismes d’action et de résistance aux immunothérapies, de rechercher les biomarqueurs prédictifs de réponse et d’explorer l’immunologie des cancers dans leur globalité afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Abderrahim DERRAJI - 24 novembre 2019 22:41
Roche s’offre l’américain Promedior

Roche a annoncé être sur le point de débourser un montant qui ne dépassera pas 1,4 milliard de francs suisses pour acquérir la société biotechnologique américaine Promedior. En rachetant cette biotech, Roche ajoute à son pipe un produit un candidat médicament qui va faire l’objet d’essais cliniques phase III pour démontrer son efficacité dans la prise en charge des maladies fibrotiques. Ces pathologies s’accompagnant d’une hausse anormale de la quantité de tissus conjonctifs fibreux au sein d’un tissu ou d’un organe. Dans un premier temps, le groupe bâlois va devoir investir 390 millions de dollars. Quant au versement du montant restant, il dépendra de l’atteinte d’objectifs prédéterminés de développement, d’homologation et de ventes. Roche est actuellement à la recherche de nouvelles molécules étant donné que les brevets de ses trois médicaments phares Avastin, MabThera et Herceptin vont tomber dans le domaine public.

Abderrahim DERRAJI - 24 novembre 2019 22:40
Grippe : déjà un million de patients vaccinés en pharmacie

D’après un communiqué de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), «un quart des Français déjà vaccinés l’ont été par leur pharmacien». La vaccination en pharmacie est conditionnée par certains critères. Le patient doit avoir plus de 65 ans, être atteint d’une maladie chronique (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire comme la BPCO...), d’une obésité sévère et pour les femmes enceintes. Ceci concerne 13 millions de personnes en France. En pratique, les personnes majeures éligibles à la vaccination peuvent retirer le vaccin à la pharmacie en échange du bon de prise en charge de l’Assurance maladie. Elles peuvent ensuite se faire vacciner soit par leur médecin, leur infirmier, une sage-femme ou un pharmacien volontaire ayant suivi une courte formation en vaccination. 

Abderrahim DERRAJI - 24 novembre 2019 22:38
France : la mention «non substituable» limitée à trois cas

Désormais la mention «NS» ne peut plus être utilisée à travers et à tort par les prescripteurs  En France. En effet, un arrêté publié le mardi dernier au Journal Officiel identifie trois cas de figure dans lesquels les prescripteurs pourront s’opposer à la substitution. - Premier cas : Les médicaments à marge thérapeutique étroite. Treize principes actifs  sont concernés : lamotrigine, pregabaline, zonisomide, lévétiracétam, topiramate,valproate de sodium, lévothyroxine, mycophénolate mofétil , buprénorphine, azathioprine, ciclosporine, évérolimus et  mycophénolate sodique. Dans ce cas le médecin devra mentionner sur l’ordonnance : "non substituable MTE". - Deuxième cas : Lorsqu'aucun médicament générique n'a une forme galénique adaptée aux enfants de moins de six ans et que le médicament de référence disponible permet cette administration. Dans ce cas la mention appropriée est : "non substituable EFG" - Troisième cas : Quand le patient présente "une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans tous les médicaments génériques disponibles". La mention à utiliser est : "non substituable CIF".

Abderrahim DERRAJI - 21 novembre 2019 18:32
Pfizer annonce une nouvelle division qui regroupera Mylan et Upjohn

Pfizer a annoncé le 12 novembre 2019, la naissance d’une nouvelle division qui regroupera Mylan et Upjohn et qui portera le nom de Viatris. Cette nouvelle dénomination d’origine latine associe, selon un communiqué de Pfizer,  les trois objectifs principaux de l’entreprise : élargir l’accès aux médicaments, innover pour répondre aux besoins des patients et être un partenaire de confiance dans le secteur de la santé. Initialement annoncé le 29 juillet 2019, le regroupement d’Upjohn- Chine avec Mylan-États-Unis et Europe va permettre de développer la portée géographique du portefeuille produits de Viatris et des médicaments en cours de dévelloppement. D’après un communiqué de Mylan, la nouvelle société devrait générer entre 19 et 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020, ainsi que des flux de trésorerie disponibles supérieurs à 4 milliards de dollars. Le nouveau nom entrera en vigueur après la conclusion de l'accord, prévu pour le deuxième semestre de 2020. Jusque-là, les entreprises fonctionneront comme des entités indépendantes.

Abderrahim DERRAJI - 20 novembre 2019 17:08
Projet de Loi 98.18 : qui doit présenter les amendements ?

Dès que Kamal Belhaj, président de la Fédération(*), avait eu une copie du projet relatif à la Loi 17-04, portant Code du médicament et de la pharmacie, préparé par l’administration, il avait convié en 2005 tous les représentants des syndicats membres de la fédération ainsi que d’anciens responsables maitrisant les différents dossiers de la profession pour assister à une rencontre qui a eu lieu à Moulay Yacoub. Ce conclave de deux jours a permis d’étudier de fond en comble les propositions d’amendements des uns et des autres pour n’en garder que les plus pertinentes. Ce travail de fourmi a permis de débarrasser la mouture initiale d’un grand nombre d’aberrations et doter ainsi le secteur d’une loi qui répond globalement à ses attentes. La semaine dernière, le Conseil du Gouvernement a donné son feu vert pour un projet de loi aussi importante que la Loi 17-04. Il s’agit du projet de Loi 98.18 relative à l’Ordre national des pharmaciens. Ce texte comportant pas moins de 111 articles et trois chapitres va sonner le glas au Dahir de 1976 et régir l’instance ordinale pendant au moins deux ou trois décennies. Depuis 2006, la loi 17-04 a conféré au Conseil de l’Ordre des missions capitales comme l’autorisation d’exercer la pharmacie. Malheureusement, cette instance peine de plus en plus à imposer les règles élémentaires de déontologie à tous les pharmaciens. Cette vacance a fini par créer un climat malsain dans la plupart des villes et une dérégulation du secteur. Le projet de Loi 98.18 va imposer plus de transparence dans la gestion du Conseil de l’Ordre et mettre fin à la crise de confiance pouvant exister entre les pharmaciens et les conseillers de l’Ordre. La régionalisation et le nouveau mode de scrutin vont contribuer à renforcer la légitimité des conseillers et favoriseraient une meilleure régulation de la profession. Cependant, certaines dispositions de ce projet méritent de faire l’objet d’amendements pour qu’elles puissent répondre aux attentes des pharmaciens. La question qui se pose aujourd’hui : «Qui peut légitimement faire ces propositions d’amendements ?», d’autant plus que plusieurs entités plus au moins représentatives des pharmaciens s’arrogent le droit de parler en leur nom. Le Conseil national de l’Ordre apparaît comme étant l’instance la plus indiquée pour Challenger un tel projet. Cette instance devrait désigner un groupe de travail homogène constitué de pharmaciens expérimentés et maitrisant le fonctionnement des instances ordinales pour collecter toutes les propositions des pharmaciens et préparer une proposition unique d’amendements. Cette proposition devrait être validée par le Conseil national de l’Ordre et défendue par tous les pharmaciens. Toute autre option dont la finalité est d’imposer certains pharmaciens par rapport aux autres en se basant sur une légitimité hypothétique risque d’aboutir à plusieurs propositions. Cette multiplicité de proposition ne peut que semer le doute dans l’esprit des élus de la nation et desservir les intérêts de la profession ! (*) Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM)  

Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:17
Départ de Jamal Taoufik : les pharmaciens s’indignent !

Depuis que le départ de Jamal Taoufik, directeur du médicament et de la pharmacie a été  annoncé, les messages d’indignation des pharmaciens se multiplient sur la Toile. «Aujourd'hui la famille des pharmaciens déplore le départ de cet expert d'exception de la Direction du médicament et de la pharmacie, et dénonce les agissements de certaines entités qui n'hésitent pas à recourir à tous les moyens pour préserver leurs intérêts au détriment de nos concitoyens et du pays.» a déclaré Mohamed Lahbabi, président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc dans un texte qu’il a posté sur les réseaux sociaux avec comme titre : «Qui veut la peau de Jamal Taoufik ?» De son côté, Najib Amor, un pharmacien engagé de Rabat et après avoir rappelé le parcours exceptionnel de Jamal Taufik, a déclaré dans un écrit posté le 16 novembre : «Le professeur Taoufik Jamal reste une figure emblématique de notre profession. Celui qui a comme devise: «ma principale fierté est d’être pharmacien» ne peut être que des nôtres. Combien de directeurs peuvent-ils se targuer de sa compétence, son dévouement et son abnégation? Assurément pas beaucoup!» Des jeunes pharmaciens ont également multiplié les postes d’indignation notamment Karima Mahraoui, une pharmacienne très active sur la Toile qui a déclaré : «Nous ne remercierons jamais assez le Pr Jamal Taoufik pour tous les efforts déployés en faveur de la profession, Un chantier de restructuration de tout le secteur était entamé. Les choses n'ont commencé à bouger que depuis sa nomination à la tête de DMP. C’est vraiment une grande perte !» La désignation de Jamal Taoufik à la tête de la Direction du médicament et de la pharmacie avait nourri beaucoup d’espoir chez les pharmaciens et un grand nombre d’acteurs du secteur. Son départ prématuré risque de donner un coup de frein aux réformes qu’il a initiées et à la mise en place de l’Agence marocaine du médicament, chantier qui lui tenait particulièrement à cœur. Tout retard qui peut être pris dans sa mise en place pourrait hypothéquer le leadership auquel aspire le Royaume en Afrique.

Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:13
Cigarette électronique : une huile de vitamine E est incriminée dans l’apparition des maladies pulmonaires

Les autorités sanitaires américaines viennent de «percer le mystère des maladies pulmonaires liées au vapotage». Le produit incriminé serait  une huile de vitamine E  que contient des recharges au cannabis vendues sur le marché noir. Ce nouveau syndrome porte le nom d’ EVALI «e-cigarette, or vaping, product use associated lung injury». Il a affecté plus de 2000 Américains utilisateurs de produits de vapotage en 8 mois avec 39 décès. Les enquêteurs ont retenu cette hypothèse après avoir découvert cette huile de vitamine E dans les fluides pulmonaires de 29 patients. Anne Schuchat, directrice adjointe des CDC ( Contrôle et la prévention des maladies ) a déclaré qu'aucune autre toxine potentielle n'avait pour l'instant été détectée dans les analyses. La vitamine E qui est largement utilisée sous forme de gélule ou dans la composition de certaines pommades destinées à être appliquée sur la peau, est nocive une fois inhalée ou chauffée D’après Éric Morrisette, porte-parole de Santé Canada l'acétate de vitamine E n'était pas autorisé dans les produits de vapotage de cannabis canadiens.Elle a aussi indiqué que Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada surveillent activement la situation de ce nouveau syndrome. Sept cas confirmés ou probables de maladie pulmonaire grave liée au vapotage ont été signalés au Canada (deux cas confirmés au Québec, deux cas probables au Nouveau-Brunswick et trois cas probables en Colombie-Britannique). Des responsables américains ont déclaré qu'ils n'avaient jamais isolé un «suspect» commun dans les poumons des patients touchés par EVALI. Ils ont cependant indiqué qu'ils ne pouvaient pas exclure d'autres substances toxiques. Ils préconisent de mener des études sur des animaux pour confirmer le lien entre l'acétate de vitamine E et les dommages constatés chez les patients atteints de maladies pulmonaires liées au vapotage.  

Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:12
GSK : résultats positifs pour Nucala

GlaxoSmithKline (GSK) vient de déclarer que sa spécialité pharmaceutique Nucala  a montré une réduction significative des poussées chez les patients atteints du syndrome hyperéosinophilique. D’après GSK, l’étude phase 3 a abouti à un résultat statistiquement significatif. Moins de la moitié des patients  présentant une aggravation des symptômes ont nécessité une intensification du traitement sous mépolizumab par rapport au placebo. Ce trouble inflammatoire rare affecte environ 20.000 personnes à travers le monde. Il s’accompagne d’une surproduction d'éosinophiles ce qui provoque une inflammation et des lésions organiques.

Abderrahim DERRAJI - 19 novembre 2019 12:08

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