FPI 2019
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Rapport de synthèse

FPI
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20ème Édition - Marrakech

Interview du Pr. Jamal Taoufik
Interview du Pr. Jamal Taoufik

La DMP met les bouchées double pour accompagner le secteur

BIOÉQUIVALENCE
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EBOLA

EBOLA : REGN-EB3 ou mAb114 seraient plus efficaces que ZMapp et remdésivir Abderrahim DERRAJI - 18 août 2019 08:43
EBOLA : REGN-EB3 ou mAb114 seraient plus efficaces que ZMapp et  remdésivir

Le Comité de surveillance indépendant chargé de superviser un essai clinique portant sur quatre agents expérimentaux recommandés dans la prise en charge des patients atteints de la maladie à virus Ebola vient de décider de mettre fin à l’essai clinique plus tôt que prévu puisque REGN-EB3 ou mAb114 ont donné un meilleur taux de survie que les deux autres agents.

L’étude Pamoja Tulinde Maisha a inclu 681 patients qui ont été répartis sur 4 centres de traitement d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Chaque groupe a reçu un des quatre agents : ZMapp, remdésivir, mAb114 ou REGN-EB3.

Comme les patients ayant bénéficié des agents REGN-EB3 ou mAb114 avaient une plus grande chance de survie que les autres, le Comité a recommandé d’arrêter l’étude et que tous les futurs patients soient randomisés pour recevoir uniquement l’agent REGN-EB3 ou mAb114.

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Pharmacien Responsable

Interview du Dr Rachid Lamrini : “Pharmacien Responsable, un élement clef au sein des établissements pharmaceutiques !” Abderrahim DERRAJI - 13 août 2019 12:34
Interview du Dr Rachid Lamrini : “Pharmacien Responsable, un élement clef au sein des établissements  pharmaceutiques !”

Pharmacie.ma : Le ministre de la Santé, Anas Doukkali vient d’adresser le 31 Juillet une circulaire aux pharmaciens responsables (PR) des établissements pharmaceutiques(EP). En la lisant, on a l’impression qu’elle s’adresse davantage aux patrons des laboratoires et des grossisteries pour que les PR puissent jouer pleinement leur rôle. Qu’avez-vous à nous dire à ce sujet ?

Vous avez entièrement raison de relever que cette lettre circulaire constitue un rappel à l’ordre des PR pour qu’ils puissent exercer pleinement leurs prérogatives. Cet écrit constitue également un message fort aux patrons en leur demandant de veiller à ce que leurs PR aient l’autorité et l’indépendance nécessaires pour prendre des décisions dans l’intérêt général et celui des patients en particulier comme le stipule la Loi 17-04, portant Code du médicament et de la pharmacie et ses textes d’application.
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ARGILE

Médicaments à base d’argile : attention au plomb ! Abderrahim DERRAJI - 08 août 2019 18:37
Médicaments à base d’argile : attention au plomb !

Les spécialités pharmaceutiques à base d’argile pourraient présenter un risque en raison de leur teneur en plomb.
En effet, l’argile absorbe les impuretés du sol comme le plomb qui se retrouvent ensuite dans l'organisme.

Les spécialités à base d'argile sont souvent utilisées, notamment en automédication dans la prise en charge des troubles intestinaux, digestifs ou en cas de diarrhée aiguë.


Dans une note publiée le jeudi 1er août, la revue Prescrire met en garde contre ces traitements à base d’argile.

D’après cette revue : "Cette contamination au plomb exposerait les enfants âgés de moins de deux ans traités pendant sept jours par diosmectite à une plombémie atteignant plus de 50 microgrammes par litre. Une telle plombémie est connue pour exposer à des troubles neurocomportementaux".

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) avait mis en ligne le 28 février dernier un point d’information par lequel elle a demandé de ne plus utiliser ces médicaments chez l’enfant de moins de 2 ans pour la même raison.

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NOVARTIS

FDA : Novartis aurait sciemment utilisé des données manipulées Abderrahim DERRAJI - 07 août 2019 11:57
FDA : Novartis aurait sciemment utilisé des données manipulées

L'Agence américaine du médicament (FDA) a accusé mardi dernier le laboratoire Novartis de lui avoir transmis des données manipulées dans le cadre de l'approbation de Zolgensma,  une thérapie génique utilisée dans la prise en charge de l'amyotrophie spinale infantile (AMS).

La FDA a indiqué dans un communiqué qu’elle conserve toute sa confiance dans ce médicament dont le coût de la prise en charge est de deux millions de dollars par patient. Cependant, l’Agence américaine envisage de porter l'affaire en justice par ce qu’elle estime que le géant helvétique était au courant du problème avant de recevoir l’autorisation de mise sur le marché.

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CONSEIL DE L'ORDRE

Les élections des Conseils reportées Abderrahim DERRAJI - 04 août 2019 22:53
Les élections des Conseils reportées

Dans un courrier adressé par le ministre de la Santé M. Anas Doukkali au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens en réponse à une correspondance qui lui a été adressée par ce dernier, le ministre de la Santé l'informe que le projet de régionalisation des Conseils de l’Ordre sera présenté au Conseil du Gouvernement au mois d’août.

Le ministre de la Santé lui demande également de reporter les élections des conseils de l’Ordre en attendant l’adoption du projet de régionalisation des conseils.    

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Autres articles

Qui veut faire la peau aux médicaments ?

Suite à la nième publication d’un article relayant des informations infondées sur les médicaments,  la direction du médicament et de la pharmacie a mis en ligne, le 2 août, un démenti. Le ton inédit de cet écrit traduit l’exaspération de cette direction et sa volonté d’en découdre avec cette profusion d’articles truffés d’informations erronées. Normalement, le tirage limité de certains quotidiens devrait, en principe, réduire la capacité de nuisance des articles comportant des erreurs. Seulement, le partage quasi-systématique des articles publiés par ces journaux, peut avoir un effet dévastateur sur la santé des patients. Les articles en relation avec la santé et le médicament sont devenus le fonds de commerce de certains journalistes avec une prédilection pour tout ce qui peut remettre en question la qualité des médicaments ou leur apport dans la prise en charge du patient.  Les événements indésirables, y compris ceux qui ne compromettent pas le rapport bénéfice/risque sont souvent pointés du doigt. En lisant certains  écrits on se rend compte qu’il y également chez certains journalistes une volonté manifeste à opposer les «gentils malades» aux méchants industriels et professionnels de santé qui ne pensent qu’à les «plumer» et ceci n’est pas propre à notre pays ! Bien évidemment, tout n’est pas parfait et la vigilance doit rester de mise. Mais, on ne doit pas non plus oublier l’apport des médicaments dans l’augmentation de l’espérance de vie. Aujourd’hui, même certaines maladies qui étaient, il y a peu temps, incurables et emportaient les patients en quelques mois, peuvent être soignées ou au moins se transformer en maladies chroniques comme c’est le cas pour certains cancers. La plus grande injustice est aujourd’hui commise vis-à-vis des vaccins avec une volonté d’effacer d’un revers de main les acquis de plusieurs décennies ! Pourtant, on se rappelle tous des ravages causés par des maladies comme la variole, la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, la poliomyélite, la méningite, etc. On ne peut nier le rôle joué par les journalistes qui sont là pour informer leur lectorat et ils le font généralement bien. Ils jouent également un rôle important puisqu’ils dénoncent certains travers et ce n’est pas par hasard qu’on qualifie la presse et les médias de «quatrième pouvoir». Sans une presse libre, la démocratie ne peut avoir droit de cité. Mais, sans régulation, la recherche du buzz par tous les moyens présente un vrai danger ! Quand un journaliste avance, sans aucune preuve qu’un médicament est retiré du marché ou qu’il est dangereux sans qu’il le soit réellement, il inquiète à tort un patient, qui peut arrêter son traitement et s’exposer à des complications. Ces journalistes contribuent, et des fois sans se rendre compte, à la création d’un climat de suspicion qui met tous les industriels et les professionnels de santé  dans le «camps des méchants». Quant aux instances de régulation, elles sont souvent présentées, et à tort,  comme complice…

Abderrahim DERRAJI - 04 août 2019 22:35
DMP : Aucun rappel de lot de la spécialité Aclav!

La Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) a diffusé le 2 août un communiqué pour démentir les informations publiées par le quotidien arabophone Assabah au sujet d’un supposé rappel de lot. Le  Directeur du médicament et de la pharmacie indique dans cet écrit que : - la spécialité Aclav n’a fait l’objet d’aucun rappel de lot, - aucun courrier n’a été adressé aux pharmaciens dans ce sens, - et le médicament en question ne souffre d’aucun problème de qualité. On se pose vraiment la question sur les motivations de l’auteur de cette article qui a , à son actif, un autre article au sujet du Lévothyrox comportant plusieurs inexactitudes. Malheureusement, la diffusion de tels articles mettent en danger les malades et ternissent l’image de marque aussi bien de l’administration que tous les opérateurs du secteur. Il faut penser à instaurer des «rappels de lot» des articles de presse présentant un problème de qualité et/ou d’éthique !  

Abderrahim DERRAJI - 02 août 2019 21:15
Le ministre de la Santé rappelle à l’ordre les pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques

Le ministre de la Santé a adressé le 31 juillet une circulaire aux pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques pour leur rappeler leurs obligations et responsabilités. D’après la même circulaire, cette initiative fait suite à certaines violations des dispositions législatives et règlementaires  régissant le circuit de vente et de distribution du médicament.   Cliquez sur le lien pour consulter la circuliare 176 / DMP du 31 juillet 2019 

Abderrahim DERRAJI - 01 août 2019 17:34
L’AMIP et l’UM6SS signent une convention de partenariat

L’Université Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS) et l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique viennent de signer une convention de partenariat. Lors de cette cérémonie, Mr Ali Sedrati, président de l’AMIP, a rappelé que les membres de l’AMIP sont convaincus que la formation continue demeure une exigence capitale en raison du pôle technologique que constitue cette industrie, elle est nécessaire pour  accompagner   l’innovation thérapeutique et le  progrès médical.De son côté, le Pr Chakib NEJJARI, président de l’UM6SS a déclaré qu’il était honoré de signer cette convention avec l’AMIP, et très fier de l’industrie pharmaceutique nationale, au vu de ses réalisations et de la qualité du médicament fabriqué localement conforme aux standards internationaux. Il salue également le travail considérable fait par les sociétés  pharmaceutiques marocaines en matière d’innovation, de développement et des exportations à l’international notamment en Afrique. L’AMIP est engagée depuis plusieurs décennies dans la formation continue et l’information du corps médical et pharmaceutique contribuant ainsi à l’amélioration de l’accessibilité aux dernières avancées thérapeutiques. «Cette collaboration constituera une opportunité enrichissante puisqu’elle permettra d’une part, une ouverture de notre université sur le monde de l’industrie pharmaceutique en vue de répondre au besoin de cette dernière en terme de développement de compétences et la collaboration dans le développement de la recherche pharmaceutique. D’autre part elle permettra l’implication de l’AMIP dans l’environnement universitaire en vue d’apporter son expertise et son soutien pour travailler en synergie en vue d’adapter les contenus de nos formations au besoin des entreprises, en évolution constante, et favoriser des modalités pédagogiques permettant la professionnalisation des jeunes» a rappelé Pr Samir Ahid. Doyen de la Faculté de Pharmacie de l’UM6SS. Cette convention a été signée le 23 juillet epar M. Ali Sedrati, président de l’AMIP et le Pr Chakib NEJJARI, président de l’UM6SS.  

Abderrahim DERRAJI - 30 juillet 2019 13:28
Générique : rapprochement entre Pfizer et Mylan

Un rapprochement entre Pfizer et Mylan va bientôt donner naissance à un nouveau champion sur le marché du générique à l'echelle mondiale. Ce rapprochement va permettre à Pfizer de se séparer de  sa filiale Upjohn  spécialisée dans les médicaments non protégés par un brevet, notamment Lyrica, Lipitor et Viagra et poursuivre sa stratégie de rachat de biotech. De son coté, Mylan va renouer avec la croissance et mieux résister à la pression sur les prix ainsi qu'à la concurrence des autres génériqueurs. L’entité qui va voir le jour sera détenue à 57% par Pfizer et avec 20 milliards de dollars, elle va devenir le numéro un mondial du médicament générique.

Abderrahim DERRAJI - 30 juillet 2019 13:12
Un seul “médicament” vous manque et tout est dépeuplé !

Plusieurs patients sont actuellement en train de faire le tour des pharmacies à la recherche d’une boite ou deux de Lévothyrox, soit par qu’ils n’en ont plus, soit pour constituer un stock de quelques semaines ou quelques mois. Conscient de l’impact d’une telle rupture sur la santé des patients, le ministère de la Santé a rapidement réagi en publiant, le 16 juillet, un communiqué pour expliquer l’origine de cette pénurie, tout en promettant une stabilisation de l’approvisionnement du marché en Lévothyrox à partir de fin juillet. Seulement, et comme c’était prévisible, cette annonce du ministère de la Santé censée rassurer les professionnels de santé et les patients, a été aussi à l’origine d’un vent de panique chez les malades, d’autant que ce médicament n’a aucune alternative thérapeutique commercialisée au Royaume. Les ruptures ne datent pas d’aujourd’hui, et ne sont pas non plus propres à notre pays. La situation est très préoccupante dans plusieurs pays, notamment en France et en Belgique. L’Hexagone vient d’adopter une feuille de route pour faire face aux ruptures de stock. Quant à la Belgique, un collectif de médecins vient d’exhorter les industriels à réfléchir de manière concertée avec les autres intervenants pour trouver une solution globale à ce problème majeur au niveau européen. Les raisons de ces ruptures sont multiples et complexes. D’une part, on assiste à une concentration de l’industrie pharmaceutique. À titre d’exemple, l’antiparkinsonien Sinemet n’est produit que dans un seul site industriel aux États-Unis. Tout dysfonctionnement qui touche ce site impactera forcément l’approvisionnement mondial en Sinemet. D’autres raisons expliquent ces ruptures de stock comme le renforcement des contrôles règlementaires et le nombre limité des fournisseurs de matière première à travers le monde. La plupart des principes actifs sont produits aujourd’hui en Chine ou en Inde. Les pharmaciens marocains sont souvent pris au dépourvu et ne savent que dire à leurs patients, surtout quand il s’agit d’un produit ne disposant pas d’un équivalent comme c’est le cas du Lévothyrox et Konakion. Quand un équivalent existe, le problème se pose différemment surtout quand il s’agit d’un médicament à forte rotation. La rupture de la référence la plus vendue est suivie d’une cascade de ruptures qui touchent tous les médicaments équivalents à cette référence. C’était le cas d’une rupture de stock qui a touché l’année dernière plusieurs contraceptifs oraux au Maroc. Dès que les deux contraceptifs les plus vendus sur le marché marocain ont connu une pénurie, la plupart des autres contraceptifs ont connu le même sort à quelques semaines d’intervalle. Le passage PPM-PPV en 2014 qui a suivi la publication du Décret de fixation des prix des médicaments a également été à l’origine de plusieurs ruptures de stock évitables. Ces perturbations d’approvisionnement ont été provoquées par la mise en application d’une feuille de route boiteuse qui a été imposée à tous les acteurs du secteur. Et que dire de ces médicaments dont les prix doivent absolument être réajustés pour que les industriels ne continuent pas à les commercialiser à perte ? Chaque augmentation de prix, même de quelques dirhams pour les maintenir sur le marché, est suivie d’un lynchage médiatique du ministre de la Santé. Échaudé par les articles incendiaires, le ministre réfléchit plutôt deux fois qu’une avant de réajuster le prix d’un médicament. Mais quand il ne le fait pas, il est quand même lynché à cause des pénuries conséquentes au défaut de réajustement des prix ! Aujourd’hui, certaines pénuries sont à la fois inévitables et inadmissibles et face auxquelles presque tous pays sont désarmés pour le moment. Par contre, certaines ruptures peuvent être évitées notamment en mettant en place une stratégie concertée en renforçant la transparence et en appliquant intelligemment les dispositions légales relatives au stock de sécurité. Bien évidemment, en attendant la mise en place d’un nouveau cadre plus adapté à la réalité du terrain. Version PDF : https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/pharmanews502.pdf

Abderrahim DERRAJI - 30 juillet 2019 11:18
Le Pr Abderrahmane Mâaroufi nommé au Conseil consultatif et technique du CACM

D’après une correspondance adressée le 17 juillet 2019, par le Dr John Nkengasong , directeur du Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CACM) à M. Anas Doukkali,  le Pr  Abderrahmane Mâaroufi, directeur de l’Institut Pasteur-Maroc a été nommé au Conseil consultatif et technique du CACM. «Le CACM se félicite de la nomination du Pr Maaroufi au sein se son Conseil consultatif et technique et se réjouit d’ores et déjà de la qualité de la contribution qu’il apportera au développement de la santé publique en Afrique» indique le Dr. John Nkengasong dans sa correspondance.  

Abderrahim DERRAJI - 26 juillet 2019 17:56
Canicule : Une pharmacie sans climatiseur obligée de baisser le rideau

Le pharmacien titulaire d’une pharmacie de Kehl, commune allemande située sur la rive droite du Rhin en face de Strasbourg, a été obligé de fermer sa pharmacie pour absence  de système de climatisation. En effet, avec la canicule qui sévit actuellement en Europe, sans climatiseur, il devient impossible de maintenir la température d’une pharmacie inférieure à 25 degré, température considérée comme le seuil limite fixé pour la conservation des médicaments Les autorités régionales allemandes, compétentes surveillent de très près les relevés des températures. Mais dans ce cas précis, elles ont estimé  que les fortes chaleurs enregistrées depuis quelques jours ne sont plus compatibles avec une bonne conservation des médicaments. D’autres pharmacies dépassent également le seuil autorisé puisqu'un sondage effectué au mois de juin dernier auprès des officines allemandes, a révélé que près d’un quart des pharmacies sont dans le même cas que la pharmacie de Kehl.

Abderrahim DERRAJI - 25 juillet 2019 18:34
Antipaludéens : de moins en moins efficaces !

Une étude publiée dans la revue «The Lancet Infectious Diseases» a révélé que 80% des plasmodiums qui sévissent au nord-est de la Thaïlande et d’autres régions du Sud-Est asiatique résistent à l’association artémisinine- pipéraquine.  Les auteurs de cette étude indiquent que ces souches résistantes peuvent  se propager dans de nouvelles régions, comme ils sont capables d’acquérir de nouvelles propriétés génétiques, à l’image de la résistance à la chloroquine acquise par le plasmodium dans les années 1980. Cette résistance a été à l’origine de millions de décès en Afrique subsaharienne. Cette résistance qui touche actuellement l’Asie du Sud-Est, s’est aggravée depuis 2015 à tel point que l’association de dihydroartémisinine-pipéraquine qui constituait le traitement de première ligne, a perdu 50% de son efficacité dans le sud-ouest du Vietnam, 67 % dans l'ouest du Cambodge et 87 % dans le nord-est de la Thaïlande. Les chercheurs qui ont mené cette étude préconisent de recourir systématiquement à la méfloquine ou à la pyronaridine, voire  à une combinaison de l’artémisinine avec deux autres antipaludéens qui s’est montrée très efficace en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam.

Abderrahim DERRAJI - 24 juillet 2019 12:20
Tout ça pour ça!

C’est par milliers que les bacheliers ont passé cette année le concours pour pouvoir suivre des études de pharmacie dans l’une des quatre facultés que compte le Maroc. Ils ne sont pas les seuls à caresser le rêve de devenir pharmaciens puisqu’un nombre important d’étudiants a également choisi d’autres destinations plus ou moins lointaines pour pouvoir décrocher le précieux sésame. Un long cursus et des études difficiles attendent tous ces étudiants avec à la clef un diplôme qui n’est malheureusement plus en phase avec la réalité de l’exercice officinal au Royaume. En effet, dans de nombreux pays, les déserts médicaux, le vieillissement de la population et l’augmentation des pathologies chroniques ont contraint les autorités sanitaires à conférer aux pharmaciens de nouvelles missions. Celles-ci nécessitent une adaptation du cursus universitaire, une formation continue efficiente des pharmaciens déjà installés et une adaptation du cadre légal qui régit l’exercice officinal. La marge commerciale que perçoit le pharmacien d’officine sur chaque boite vendue est aussi en train d’évoluer vers des honoraires de dispensation et de suivi des malades. Cette forme de rémunération à l’avantage de ne pas être impactée par les baisses des prix des médicaments. Les pharmaciens qu’ils soient formés au Maroc ou ailleurs déchantent dès qu’ils prennent connaissance de la réalité de la profession pharmaceutique, une profession qui n’a pas su ou pu s’adapter à un environnement particulièrement hostile. À ceci, il faut ajouter la lenteur avec laquelle l’administration traite les différents dossiers de la profession ce qui accentue la vulnérabilité de la pharmacie et fait d’elle une proie facile pour toutes les convoitises. Parmi les aberrations qui intriguent les nouveaux pharmaciens, il y a l’inadéquation entre la pratique officinale et le cadre juridique régissant la pharmacie marocaine. Dans de nombreux pays, le législateur a prévu des dispositions permettant au pharmacien de renouveler en toute légalité une ordonnance et même de prescrire certains médicaments comme c’est le cas en France ou encore au Canada. Ces dérogations permettent au malade chronique de ne pas être privé de son traitement. Au Maroc, en dehors des psychotropes et certains médicaments pouvant faire l’objet d’usage déviant, les autres spécialités pharmaceutiques sont généralement renouvelées, surtout quand le malade n’a pas de couverture médicale. Le patient n’est de ce fait pas privé de ses médicaments et c’est plutôt une bonne chose. Seulement et contrairement aux autres pays, dans la plupart des cas de figure le pharmacien le fait en toute illégalité puisque la loi en vigueur ne prend pas en considération la réalité de l’exercice officinal au Maroc. En ce qui concerne le suivi des malades, la plupart des pharmaciens sont équipés d’un tensiomètre, d’un glucomètre, d’un pèse-personne et d’un pèse-bébé, ce qui leur permet de rendre de loyaux services aux malades chroniques. Seulement, ces services ne sont pas valorisés et aucun cadre juridique ne prévoit leur mise en place et encore moins leur rémunération. Dans les différents discours prononcés par le ministre de la Santé, notamment lors du dernier Forum pharmaceutique international qui s’est tenu à Marrakech au début du mois, on sent une volonté de faire évoluer la pratique officinale. Mais cette volonté affichée risque de ne pas se transformer en mesures concrètes tant que les composantes de la profession n’ont pas élaboré une vraie feuille de route pour remettre la profession sur les rails et lui permettre d’être en phase avec l’évolution qu’elle connaît à travers de nombreux pays. La régulation de la profession est également un élément clé. Des mesures concrètes et urgentes doivent être prises pour mettre fin à certains dépassements, notamment en matière d’horaires. Ces comportements déviants mettent de nombreux pharmaciens en difficultés économiques et compromettent l’esprit de confraternité que prévoit le Code de déontologie.

Abderrahim DERRAJI - 22 juillet 2019 17:09

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