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20ème Édition - Marrakech

INTERVIEW de Mme Fatima Lahmoudi
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Interview du Pr. Jamal Taoufik
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Circulaire n° 027 DELM / DHSA
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PHARMACIE

Tout ça pour ça! Abderrahim DERRAJI - 22 juillet 2019 17:09
Tout ça pour ça!

C’est par milliers que les bacheliers ont passé cette année le concours pour pouvoir suivre des études de pharmacie dans l’une des quatre facultés que compte le Maroc.

Ils ne sont pas les seuls à caresser le rêve de devenir pharmaciens puisqu’un nombre important d’étudiants a également choisi d’autres destinations plus ou moins lointaines pour pouvoir décrocher le précieux sésame. Un long cursus et des études difficiles attendent tous ces étudiants avec à la clef un diplôme qui n’est malheureusement plus en phase avec la réalité de l’exercice officinal au Royaume.

En effet, dans de nombreux pays, les déserts médicaux, le vieillissement de la population et l’augmentation des pathologies chroniques ont contraint les autorités sanitaires à conférer aux pharmaciens de nouvelles missions. Celles-ci nécessitent une adaptation du cursus universitaire, une formation continue efficiente des pharmaciens déjà installés et une adaptation du cadre légal qui régit l’exercice officinal.

La marge commerciale que perçoit le pharmacien d’officine sur chaque boite vendue est aussi en train d’évoluer vers des honoraires de dispensation et de suivi des malades. Cette forme de rémunération à l’avantage de ne pas être impactée par les baisses des prix des médicaments.

Les pharmaciens qu’ils soient formés au Maroc ou ailleurs déchantent dès qu’ils prennent connaissance de la réalité de la profession pharmaceutique, une profession qui n’a pas su ou pu s’adapter à un environnement particulièrement hostile. À ceci, il faut ajouter la lenteur avec laquelle l’administration traite les différents dossiers de la profession ce qui accentue la vulnérabilité de la pharmacie et fait d’elle une proie facile pour toutes les convoitises.

Parmi les aberrations qui intriguent les nouveaux pharmaciens, il y a l’inadéquation entre la pratique officinale et le cadre juridique régissant la pharmacie marocaine.

Dans de nombreux pays, le législateur a prévu des dispositions permettant au pharmacien de renouveler en toute légalité une ordonnance et même de prescrire certains médicaments comme c’est le cas en France ou encore au Canada. Ces dérogations permettent au malade chronique de ne pas être privé de son traitement. Au Maroc, en dehors des psychotropes et certains médicaments pouvant faire l’objet d’usage déviant, les autres spécialités pharmaceutiques sont généralement renouvelées, surtout quand le malade n’a pas de couverture médicale. Le patient n’est de ce fait pas privé de ses médicaments et c’est plutôt une bonne chose. Seulement et contrairement aux autres pays, dans la plupart des cas de figure le pharmacien le fait en toute illégalité puisque la loi en vigueur ne prend pas en considération la réalité de l’exercice officinal au Maroc.

En ce qui concerne le suivi des malades, la plupart des pharmaciens sont équipés d’un tensiomètre, d’un glucomètre, d’un pèse-personne et d’un pèse-bébé, ce qui leur permet de rendre de loyaux services aux malades chroniques. Seulement, ces services ne sont pas valorisés et aucun cadre juridique ne prévoit leur mise en place et encore moins leur rémunération.

Dans les différents discours prononcés par le ministre de la Santé, notamment lors du dernier Forum pharmaceutique international qui s’est tenu à Marrakech au début du mois, on sent une volonté de faire évoluer la pratique officinale. Mais cette volonté affichée risque de ne pas se transformer en mesures concrètes tant que les composantes de la profession n’ont pas élaboré une vraie feuille de route pour remettre la profession sur les rails et lui permettre d’être en phase avec l’évolution qu’elle connaît à travers de nombreux pays. La régulation de la profession est également un élément clé. Des mesures concrètes et urgentes doivent être prises pour mettre fin à certains dépassements, notamment en matière d’horaires. Ces comportements déviants mettent de nombreux pharmaciens en difficultés économiques et compromettent l’esprit de confraternité que prévoit le Code de déontologie.

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RUPTURE DE STOCK

Pénurie de médicaments en France : qui est le responsable ? Abderrahim DERRAJI - 22 juillet 2019 12:06
Pénurie de médicaments en France : qui est le responsable ?

Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, vient de présenter une feuille de route pour lutter contre les ruptures d’approvisionnement en médicaments.

La situation des ruptures a tendance à empirer en France ces dernières années. D’après une récente enquête, un Français sur quatre affirme avoir été confronté à une pénurie de médicaments. Quant aux signalements de médicaments en tension, ils ont été multipliés par 12 en dix ans.

Beaucoup de familles de médicaments sont touchées par ces ruptures, notamment des antibiotiques, vaccins, anticancéreux, antiparkinsoniens, antihypertenseurs, etc.

Les raisons de ces ruptures sont nombreuses et complexes. D’une part, on assiste à une concentration de l’industrie pharmaceutique. À titre d’exemple, le médicament Sinemet n’est produit que dans un seul site industriel aux États-Unis. Chaque dysfonctionnement de ce site impactera forcément l’approvisionnement mondial en Sinemet.

D’autres raisons expliquent ces ruptures de stock, notamment le renforcement des contrôles règlementaires et le nombre limité des fournisseurs de matière première. En effet, la plupart des principes actifs sont produits essentiellement en Chine et en Inde. Or, ces pays voient leur consommation en médicaments augmenter ce qui peut expliquer dans certains cas ces perturbations d’approvisionnement.

La France semble avoir plus de ruptures de stock que ses voisins européens en raison de la pression qu’exercent les caisses d’assurances maladies sur les prix des médicaments.

Quand une tension d’approvisionnement est avérée, les grossistes répartiteurs fournissent en priorité les pays européens susceptibles d'être plus attractifs, notamment l'Allemagne ou l'Italie. La France est souvent servie, après les autres pays.

Pourtant, l’Hexagone oblige les industriels à mettre en place des plans de gestion des pénuries sous peine de sanctions financières. Cette mesure n’a pas eu l’effet escompté puisque la situation continue à empirer.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé, le 8 juillet, un plan qui s’articule autour de quatre axes. Par une telle feuille de route, la ministre de la Santé espère limiter les ruptures de stock en médicaments. Le plan définitif sera annoncé au mois de septembre prochain. 

 

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RUPTURE DE STOCK

500 médicaments introuvables en Belgique Abderrahim DERRAJI - 22 juillet 2019 12:05
500 médicaments introuvables en Belgique

Le nombre de médicaments indisponibles en Belgique ne cesse d’augmenter. Chaque semaine de nouvelles ruptures sont annoncées et le nombre officiel de médicaments qui connaissent actuellement une rupture est de 497.

"Bien qu’il nous soit difficile de chiffrer l’ampleur du phénomène, les retours des professionnels de la santé de terrain confirment tous l’aggravation du problème, y compris pour des produits majeurs", affirme un collectif de médecins au "Soir de Belgique".

"Nous voulons affirmer haut et fort que, in fine, une disponibilité suffisante des médicaments relève de la responsabilité de l’industrie pharmaceutique, expliquent par exemple les médecins. Nous savons que les firmes pharmaceutiques sont soumises à des impératifs de rentabilité forts et que les négociations entre elles et les autorités publiques sur le prix accordé aux médicaments peuvent être difficiles. Nous lançons un appel à leur bonne volonté pour qu’elles réfléchissent de manière concertée à une solution globale à ce problème majeur au niveau européen, et ce, avec les autorités compétentes», indique le collectif de médecins. Et d’ajouter que «Nous insistons aussi pour le maintien sur le marché de molécules bon marché, parfois non rentables économiquement, mais qui sont indispensables au traitement de nos malades."

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LEVOTHYROX

Approvisionnement en Levothyrox : le ministre de la Santé rassure ! Abderrahim DERRAJI - 22 juillet 2019 12:03
Approvisionnement en Levothyrox : le ministre de la Santé rassure !

D’après un communiqué daté du 16 juillet, le ministère de la Santé indique que l'approvisionnement du marché en Levothyrox va progressivement se stabiliser à partir de fin juillet.

Le ministère de la Santé reconnaît les perturbations que connaît cette hormone thyroïdienne, médicament qui ne dispose d’aucune alternative thérapeutique au Maroc.

Le ministre de la Santé explique ces perturbations d’approvisionnement par des difficultés en approvisionnement au niveau mondial dues à la hausse de la demande durant l’année en cours.

"Le ministère a, pour sa part réagi dès les premiers instants, en coordination avec le fournisseur, pour contenir cette situation, en facilitant l’accès aux stocks de réserve", explique le ministère de la Santé. Et d’ajouter : "le Levothyrox fait partie des médicaments soumis à un contrôle rigoureux pour en assurer la disponibilité".

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MALADIES RARES

Le ministère de la Santé et Sanofi-Aventis-Maroc signent un PPP* pour améliorer la prise en charge des maladies rares Abderrahim DERRAJI - 18 juillet 2019 19:09
Le ministère de la Santé et Sanofi-Aventis-Maroc signent un PPP* pour améliorer la prise en charge des maladies rares

Le ministre de la Santé, Anass Doukkali, et le président-directeur général de Sanofi-Aventis-Maroc, Amine Benabderrazik, ont signé, mardi dernier à Rabat, une convention-cadre de partenariat portant sur les maladies rares.

Cette convention, qui a été paraphée en présence de Jon Fairest, président de Sanofi-Afrique (Head of Africa, Sanofi), est prévue pour une période de 3 ans. Elle prévoit la mise en place de centres de référence dédiés à la prise en charge des patients atteints de maladies rares au niveau des différents CHU du Royaume et d’un registre national de ces maladies dès 2020.

Ce partenariat prévoit aussi des séances de formation continue et de sensibilisation au sujet des maladies rares. Ces séances sont destinées aux professionnels de santé.

 "Ces maladies, du fait de leur rareté et de leur grand nombre, sont mal connues des professionnels de santé. Cette méconnaissance est à l’origine d’une errance diagnostique pour les malades et d’un retard à la prise en charge souvent préjudiciable aux patients et à leur famille. Ceux-ci se sentent souvent seuls, ne pouvant trouver d’informations ni sur leur maladie et son pronostic, ni sur les structures de santé susceptibles de les prendre en charge", a indiqué le ministre de la Santé dans son discours inaugural. Et d’ajouter : "La convention avec les Laboratoires Sanofi vient concrétiser notre engagement à lutter contre ces maladies dans le cadre d’un partenariat public/privé. C’est, en effet, en mutualisant nos efforts, en développant les complémentarités sur le territoire national que nous arriverons à améliorer la prise en charge de ces malades et à en faire profiter d’autres pays à l’échelle africaine et de la région MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord). Cela est vrai tant pour le diagnostic et la prise en charge que pour la recherche dans le domaine de ces maladies".

 



Dans son discours, le ministère de la Santé a également rappelé à l’assistance que son département s’est engagé à travers l’action 46 de son «Plan Santé 2025», à développer un Programme national pour les maladies rares. Le lancement de ce programme a été initié le 2 juillet 2019 par un atelier national de réflexion sur la prise en charge des maladies rares, qui a connu la participation de tous les experts nationaux dans le domaine. Ces experts ont préconisé l’identification de centres de référence pour la prise en charge diagnostique et thérapeutique des maladies rares au niveau des Centres hospitaliers universitaires et la mise en place d’un registre national des maladies rares.


Sanofi-Aventis Maroc s’engage, auprès du ministère de la Santé, à contribuer à la mise en place de ces centres de référence et à assurer la formation continue de près de 450 médecins-pédiatres, médecins généralistes et autres spécialistes.

Ce partenariat va contribuer à faire connaître les maladies rares, ce qui constitue un élément essentiel pour éviter les retards de diagnostic. Quant aux registres nationaux, ils vont permettre de cerner la prévalence de ces maladies et définir une stratégie qui cible les maladies qui touchent le plus de personnes. 

* Partenariat public privé

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Le bisphénol S utilisé comme substitut du bisphénol A serait plus dangereux ?

D’après une étude publiée hier sur la revue "Environmental Helth Perspectives", le bisphénol S (BPS)  qui est utilisé pour remplacer le bisphénol A (BPA) est encore plus nocif que ce dernier. D’après l’équipe de chercheurs de l'École nationale vétérinaire de Toulouse et de l’Institut national de recherche agronomique qui ont mené cette étude en collaboration avec les universités de Montréal et de Londres,  les propriétés oestrogéno-mimétiques du BPS sont "similaires" à celles du BPA et le passage dans la circulation sanguine du BPS est 100 fois supérieur au BPA.  Depuis 2012, l'Union européenne avait interdit l’utilisation du bisphénol A dans la fabrication des biberons en plastique. L'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) avait aussi classé en 2017 le bisphénol A comme "substance extrêmement préoccupante". Depuis, c’est le bisphénol S qui est utilisé à sa place. Cette étude va sans doute relancer le débat autour des bisphénol...

Abderrahim DERRAJI - 18 juillet 2019 16:30
Des antibiotiques et des antinéoplasiques intègrent la liste des médicaments essentiels de l’OMS

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient d’actualiser sa liste de médicaments essentiels en y ajoutant de nouvelles spécialités, notament des antibiotiques et des antinéoplasiques.    "L'inscription de certains médicaments antinéoplasiques parmi les plus récents et les plus sophistiqués sur cette liste montre bien que tout le monde, et pas uniquement ceux qui ont les moyens de les payer, mérite d’avoir accès à ces médicaments vitaux", a indiqué Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. L'OMS fait observer que "les 12 médicaments (antinéoplasiques) ajoutés à la nouvelle liste des médicaments essentiels sont considérés comme les meilleurs, en termes de taux de survie, pour traiter les cinq cancers suivants : mélanome, cancer du poumon, cancer de la prostate, myélome multiple et leucémies". Parmi ces antinéoplasiques figurent le nivolumab et le pembrolizumab qui sont deux traitements immunologiques récemment mis au point. Trois nouveaux antibiotiques considérés comme essentiels pour le traitement des infections multirésistantes figurent sur cette liste ont au même titre que de nouveaux anticoagulants oraux indiqués dans la prévention des accidents vasculaires cérébraux, comme alternative à la "warfarine" chez les patients atteints de fibrillation auriculaire et pour traiter la thrombose veineuse profonde. D’après le communiqué de l'OMS, ces nouveaux anticoagulants sont particulièrement avantageux pour les pays à revenu faible car, contrairement à la warfarine, ils ne nécessitent pas de contrôles réguliers.  

Abderrahim DERRAJI - 16 juillet 2019 15:59
Moins de publications trompeuses en matière de santé sur Facebook

Le réseau social Facebook vient d’annoncer qu’il a pris de nouvelles mesures pour réduire sur sa plateforme, les contenus en relation avec la santé jugés comme sensationnels ou trompeurs. Travis Yeh, responsable produit auprès de Facebook, indique que Facebook a procédé à deux mises à jour de classement qui vont permettre de réduire les publications non désirées. «Nous avons géré la situation de manière similaire à la façon dont nous avons auparavant réduit les contenus de faible qualité, comme les pièges à clics : en identifiant les expressions fréquemment utilisées dans ces publications, afin de prédire quelles publications sont susceptibles d’inclure des allégations de santé sensationnelles ou de faire la promotion de produits sur la base d’allégations relatives à la santé, puis en les affichant plus bas dans le flux d’actualités», a affirmé Travis Yeh. Il est à noter que ce réseau social avait annoncé œuvrer pour réduire les publications comportant de fausses informations sur les vaccins en mettant en place des algorithmes permettant de détecter et rejeter les publicités contenant de fausses informations sur les vaccins.    

Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2019 13:07
Le gouvernement français dévoile un plan de lutte contre les ruptures d’approvisionnement en médicaments

Le ministère des Solidarités et de la Santé (France) vient de dévoiler sa feuille de route afin de lutter contre les ruptures de stock en médicaments en attendant d’annoncer son plan définitif au mois de septembre prochain. Cette décision coïncide avec un contexte inédit puisqu’entre 2008 et 2018, ce sont près de vingt fois plus de pénuries de médicaments qui ont été notifiées en France. Les ruptures qui touchent actuellement certains corticoïdes ont certainement contribué à accélérer l’adoption de ce plan. La feuille de route en question a été annoncée le lundi 8 juillet et s’articule autour de quatre axes : - «Promouvoir la transparence et la qualité de l'information», en généralisant par exemple la plateforme qui permet aux pharmaciens de signaler les ruptures d'approvisionnement au laboratoire concerné. - Prévoir «des actions ciblées et adaptées à chacun des acteurs du circuit du médicament», telle que la possibilité donnée par la loi Santé au pharmacien de «remplacer le médicament indisponible initialement prescrit par un autre médicament», lorsque la pénurie concerne un «médicament d'intérêt thérapeutique majeur».  - Renforcer la «coopération européenne», en poursuivant «les discussions sur l'achat groupé notamment de vaccins essentiels au niveau européen» et un «partage d'information concernant les situations et les causes des pénuries à l'échelle de l'Europe». - Mettre en place un comité de pilotage pour assurer la mise en œuvre de ces mesures, associant l'Agence du médicament (ANSM) et «l'ensemble des acteurs concernés».

Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2019 12:53
Un vaccin contre le zona pour les immunodéprimés

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Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2019 12:50
Imfinzi désigné comme "médicament orphelin"

Les Laboratoires AstraZeneca viennent d’annoncer que la FDA (Food and Drug Administration) américaine vient d’accorder à leur spécialité pharmaceutique Imfinzi le statut de «médicament orphelin» dans la prise en charge du cancer du poumon à petite cellule (SCLC). L’Agence américaine a accordé ce statut en s’appuyant sur l'essai de phase III Caspian qui a révélé une amélioration statistiquement et cliniquement significative de la survie d'ensemble chez les patients atteints de SCLC à grande échelle. AstraZeneca rappelle que cette désignation de médicament orphelin est réservée aux produits potentiels destinés au traitement, diagnostic ou prévention de maladies ou troubles rares qui touchent moins de 200.000 patients aux États-Unis.

Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2019 12:48
Paracétamol : primum non nocere !

La consommation du paracétamol augmente d’année en année, et les médicaments à base de paracétamol font partie des médicaments les plus vendus à travers le monde.  Cette molécule qui possède des propriétés antalgique et antipyrétique, peut être nocive en cas de surdosage. Ceci est d’autant plus grave que peu de patients sont au courant de sa toxicité. À titre d’exemple, en France et malgré les compagnes de sensibilisation, seul 14% des patients sont au fait de la toxicité du paracétamol. C’est sans doute ce qui a motivé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) à lancer une consultation publique afin de renforcer la prévention des risques hépatiques liés au surdosage du paracétamol. Suite à cette consultation publique, l’ANSM a décidé l’ajout d’un message «surdosage=danger» sur la face avant des boîtes de tout médicament contenant du paracétamol. L’ANSM a donné 9 mois aux laboratoires pharmaceutiques pour se mettre en conformité avec cette nouvelle exigence. Un surdosage en paracétamol constitue une urgence médicale. Il est asymptomatique dans les premières heures et nécessite une prise en charge rapide avec administration de la N-acétyl-cystéine. Faute de quoi, on assiste à une destruction irréversible du foie pouvant engager le pronostic vital si aucune greffe de foie n’est envisageable. L’hépatotoxicité du paracétamol par surdosage devrait interpeller les professionnels de santé car il s’agit d’un principe actif efficace qui est largement prescrit par les médecins, conseillé par les pharmaciens et très utilisé en automédication. Elle devrait également faire réfléchir les autorités sanitaires avant la prise de toute décision occultant les spécificités des  médicaments y compris les plus «anodins». Malheureusement, dans certains pays ces autorités ont fini par céder aux partisans du tout économique qui semblent faire peu cas des risques que représente la vente des médicaments en dehors des pharmacies. Ces dernier oublient souvent qu’une vraie dispensation dans les règles de l’art  ne peut être remplacée par un simple acte de vente dénué des conseils de bonne utilisation qui doivent l’accompagner pour garantir le bon usage des médicaments. Aussi, cet usage inapproprié du paracétamol devrait nous inciter à organiser des campagnes de sensibilisation pour inciter les patients à utiliser convenablement le paracétamol. Nous devrions également mener une lutte sans merci contre la vente des médicaments dans les épiceries, les souks, etc. Les professionnels de santé devrait également s’impliquer davantage en pharmacovigilance pour détecter et quantifier les événements indésirables des médicaments et leurs mésusages, faute de quoi on sera incapable de générer des alertes en relation avec certains mésusages qui sont propres aux usagers des médicaments au Maroc. * Primum non nocere est une locution latine qui signifie : « en premier ne pas nuire », « d'abord, ne pas faire de mal ». C'est le principal dogme abstentionniste appris aux étudiants en medecine et en pharmacie. La plus ancienne trace de ce principe se trouve dans le traité des Épidémies d'Hipocrate, daté de 410 av. J.-C.

Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2019 12:45
Système d'approvisionnement pharmaceutique : le temps des "réformettes" est révolu !

Dans le cadre des conférences-débats organisées régulièrement par la Chambre de commerce britannique (BritCham), la ville de Casablanca a abrité le 10 juillet 2019 une table ronde autour du thème «Système d’approvisionnement pharmaceutique au Maroc : un levier majeur pour l’accès aux soins». Pour traiter cette thématique, la BritCham a fait appel au Pr Hicham Nejmi, secrétaire général du ministère de la Santé, M. Mahjoub Ahdi, chef de la Division de l’approvisionnement pharmaceutique au ministère de la Santé, Mme Pascale Gerbeau, pharmacienne responsable et directrice des affaires pharmaceutiques chez GlaxoSmithKline France, et M. Rachid Lamrini, past président du Conseil de l'Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs (COPFR). Lire la suite : https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/britcham-conference-debat-juillet-2019.pdf

Abderrahim DERRAJI - 12 juillet 2019 11:24
Discours inaugural prononcé par le président du CNOP lors du FPI

Mesdames et messieurs, honorable assistance,  Au nom du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Maroc , je vous souhaite la bienvenue au 20eme  Forum pharmaceutique international d’Afrique (FPI).  Je voudrais tout d’abord, remercier Mr le chef du Gouvernement qui a bien voulu présider l’ouverture de ce forum. Je voudrais aussi, remercier Mr le Ministre de la Santé qui s’est personnellement engagé avec nous pour la préparation et la réussite de cette manifestation. Je félicite les initiateurs du Forum qui depuis plus de 20 ans œuvrent avec abnégation et courage pour faire rayonner la pharmacie et les pharmaciens : - L’Inter Ordre des pharmaciens d’Afrique - L’Intersyndicale des pharmaciens d’Afrique - L’Association des centrales d’achat des médicaments essentiels - Les Directeurs de la pharmacie et des médicaments Lire la suite : lien

Rédaction - 11 juillet 2019 23:03
Le nifuroxazide classé liste I en France

Un arrêté publié au Journal officiel le 9 juillet 2019 a radié le nifuroxazide de la liste II des substances vénéneuses et l'a classé dans la liste I. Le nifuroxazide est le principe actif d’Ercéfuryl, anti-infectieux commercialisé en France par le laboratoire Sanofi-Aventis. D’autres génériques d’Ercefuryl contiennent également cette molécule. Ces spécialités à base du nifuroxazide ne pourront être délivrées que sur ordonnance sans renouvellement possible à moins que le médecin le spécifie sur la préscription. Jusqu'à la publication de cet arrêté, le nifuroxazide  jouissait également d’une dose d'exonération rendant sa dispensation sans ordonnance possible jusqu’à la dose de 200 mg sans dépasser 2,4 grammes par boîte. Devant cette nouvelle, « nous avons décidé d'arrêter la distribution de l'Ercéfuryl à partir de ce jour », a indiqué le Laboratoire Sanofi-Aventis au «Quotidien du Pharmacien».  

Abderrahim DERRAJI - 09 juillet 2019 19:28