À la une
GESTION OFFICINALE - LGO
Il suffit parfois d’un inventaire pour que les certitudes s’effondrent.
Younes est pharmacien. Pendant des années, il a géré son officine avec sérieux. Puis la maladie l’a contraint à s’en éloigner progressivement. Moins présent, il a naturellement délégué davantage et fait confiance à son équipe. Jusqu’au jour où un inventaire inopiné a révélé un écart important entre le stock physique et celui affiché par son logiciel de gestion officinale.
Pour une pharmacie dont l’activité stagnait depuis plusieurs années, la découverte a été particulièrement douloureuse. Younes a dû, bon gré mal gré, prendre les décisions qui s’imposaient : appliquer la réglementation en vigueur, se séparer d’un collaborateur et engager les démarches nécessaires pour tenter de récupérer les sommes correspondant aux écarts constatés.
L’histoire de Younes n’est malheureusement pas exceptionnelle. Elle pourrait arriver à beaucoup d’entre nous. Car nous sommes pharmaciens avant d’être gestionnaires et notre attention est légitimement tournée vers le patient, le médicament et la qualité de la dispensation. Mais l’officine est aussi une entreprise et, lorsque sa gestion nous échappe, les conséquences peuvent être redoutables.
Un stock qui disparaît, c’est de la trésorerie qui disparaît. Quelques boîtes délivrées sans être enregistrées, une différence de caisse, un crédit client oublié, une remise injustifiée, des retours mal comptabilisés, des périmés qui s’accumulent… Pris isolément, ces écarts peuvent paraître insignifiants. Additionnés pendant des mois ou des années, ils peuvent atteindre des montants considérables.
Et dans le contexte économique actuel, nous n’avons plus droit à l’approximation.
Nous disposons pourtant d’un allié formidable : le logiciel de gestion officinale. Encore faut-il ne pas le réduire à une simple caisse enregistreuse sophistiquée. Le LGO doit devenir le véritable tableau de bord de l’officine.
Le titulaire doit en maîtriser les fonctionnalités, paramétrer rigoureusement les droits d’accès et se réserver certaines opérations sensibles. Modifier un stock, supprimer une vente, changer un prix, accorder une remise importante ou intervenir sur la caisse devrait être parfaitement tracé. Ce n’est pas de la méfiance. C’est simplement de la bonne gestion.
Il faut également remettre l’inventaire au cœur de nos pratiques. L’inventaire annuel est indispensable, mais insuffisant. Les inventaires tournants permettent de contrôler régulièrement certaines familles de produits, particulièrement les médicaments coûteux, ceux à forte rotation, les psychotropes et les produits nécessitant une surveillance particulière. Quelques dizaines de références vérifiées régulièrement peuvent parfois révéler une anomalie avant qu’elle ne devienne un problème majeur.
Les prochaines générations de LGO devraient nous permettre d’aller beaucoup plus loin. Optimisation des commandes, détermination automatique des stocks minimum et maximum, détection des surstocks, anticipation des ruptures, analyse des écarts, suivi des patients : l’intelligence artificielle ouvre des perspectives considérables.
Mais ces outils ne doivent pas être conçus uniquement par des informaticiens. Pharmaciens et éditeurs doivent travailler main dans la main. Nous connaissons les réalités du comptoir ; ils maîtrisent la technologie. C’est de cette collaboration que pourront naître des outils réellement adaptés aux besoins de l’officine.
Ne nous faisons cependant aucune illusion : le meilleur logiciel du monde ne remplacera jamais la présence, la vigilance et la rigueur du titulaire. Il faut se former, former son équipe, surveiller ses indicateurs et garder la maîtrise de sa caisse, de ses achats et de son stock.
Faire confiance à ses collaborateurs est indispensable. Une équipe ne peut fonctionner dans la suspicion permanente. Mais contrôler ne signifie pas soupçonner. Le contrôle protège le pharmacien, l’entreprise, mais aussi les collaborateurs honnêtes.
À une époque où nos marges se contractent, où les charges augmentent et où l’équilibre de certaines officines devient fragile, perdre de l’argent faute de contrôle est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.
Alors faisons confiance. Déléguons. Modernisons nos officines. Utilisons pleinement nos LGO et demain l’intelligence artificielle.
Mais ne déléguons jamais notre responsabilité de chef d’entreprise.
Car derrière chaque boîte qui entre et qui sort de l’officine, il y a certes un médicament, mais il y a aussi quelques dirhams qui, additionnés les uns aux autres, peuvent faire la différence entre une officine qui résiste et une officine qui vacille.
KOWEIT - R&GULATION OFFICINALE
Le Koweït vient de durcir considérablement les conditions d’implantation des pharmacies privées. Le 12 août 2026, le ministre de la Santé, Ahmed Al-Awadhi, a adopté la décision ministérielle n° 235/2026, qui porte à 1 000 mètres la distance minimale devant séparer une nouvelle pharmacie des officines existantes les plus proches. Jusqu’alors, cette distance était fixée à 400 mètres.
La nouvelle réglementation précise également la méthode de calcul : la distance est déterminée entre le point central de la pharmacie projetée et celui de la pharmacie existante la plus proche. Une attestation officielle, certifiée par la municipalité du Koweït, doit permettre de vérifier le respect de cette condition avant la délivrance de l’autorisation.
La règle n’est toutefois pas absolue. Des exceptions sont prévues, notamment pour certaines pharmacies implantées dans les coopératives, marchés centraux, centres commerciaux, aéroports, universités et hôpitaux privés. Certaines structures médicales peuvent également bénéficier de dispositions particulières.
Avec ce seuil d’un kilomètre, le Koweït fait le choix d’une régulation territoriale particulièrement restrictive. Mais comparer les politiques d’implantation uniquement à travers la distance serait réducteur. Plusieurs pays combinent en effet l’espacement géographique avec des critères démographiques. L’ouverture d’une officine peut ainsi dépendre simultanément de la distance avec les pharmacies existantes et du nombre d’habitants desservis.
Cette évolution koweïtienne ne manque pas d’intérêt au regard de la situation marocaine. Au Maroc, l’article 57 de la loi 17-04 impose une distance minimale de 300 mètres en ligne droite entre deux officines. Cette distance doit être certifiée par un ingénieur géomètre-topographe assermenté.
En revanche, le dispositif marocain ne prévoit pas de véritable quota démographique national conditionnant l’ouverture d'une pharmacie au nombre d’habitants. Dans un pays où le maillage officinal s’est considérablement densifié, cette particularité alimente régulièrement le débat sur la viabilité économique des officines et l’équilibre de leur répartition territoriale.
L’expérience koweïtienne pose ainsi une question qui dépasse largement la simple distance entre deux pharmacies : comment concilier liberté d’installation, accessibilité du médicament et viabilité économique du réseau officinal ?
MéÉDICAMENT - AFRIQUE - RÉGLEMENTATION
Garantir qu’un médicament, un vaccin ou un dispositif médical est efficace, sûr et de qualité suppose l’existence d’une autorité réglementaire suffisamment solide pour l’évaluer et le surveiller. Or, en Afrique, les capacités réglementaires restent très hétérogènes. Les ministres de la Santé de la Région africaine de l’OMS viennent d’adopter une nouvelle stratégie destinée à rattraper ce retard.
La Stratégie régionale relative à la réglementation des produits médicaux 2026-2035 intervient alors que le continent cherche simultanément à améliorer l’accès aux traitements, développer la production pharmaceutique locale et renforcer sa capacité à répondre aux futures urgences sanitaires.
Son champ est large puisqu’il couvre les médicaments, vaccins, produits sanguins, diagnostics et dispositifs médicaux. L’objectif est de disposer de systèmes capables de garantir de manière constante leur qualité, leur innocuité et leur efficacité selon des standards internationalement reconnus.
Des progrès importants ont déjà été réalisés. L’harmonisation de la réglementation pharmaceutique africaine a renforcé la coopération entre États, tandis que la mise en place de l’Agence africaine des médicaments ouvre la voie à une intégration réglementaire plus poussée. Selon l’OMS, le nombre d’autorités réglementaires africaines ayant atteint le niveau de maturité 3, qui correspond à un système stable et pleinement opérationnel, est passé d’une seule en 2018 à huit en 2025.
La stratégie 2026-2035 veut accélérer cette dynamique. Elle prévoit notamment d’augmenter le nombre d’autorités atteignant le niveau 3, de renforcer l’Agence africaine des médicaments, de développer les outils numériques et d’améliorer la préparation réglementaire aux crises sanitaires.
Elle mise également sur une coopération accrue entre pays : évaluations communes des dossiers, inspections conjointes et reconnaissance plus importante des décisions prises par des autorités réglementaires de référence. Une telle mutualisation pourrait éviter la répétition des mêmes procédures dans chaque pays et accélérer l’arrivée de médicaments de qualité sur les marchés africains.
Au-delà de la réglementation, l’enjeu est aussi industriel. Une production pharmaceutique africaine compétitive ne peut durablement se développer sans autorités réglementaires crédibles et performantes. La souveraineté pharmaceutique du continent passera donc autant par les sites de production des produits de santé que par la qualité des institutions chargées de contrôler leurs produits.
PÉNURIE DE MÉDICAMENTS - ARABIE SAOUDITE
Face aux pénuries récurrentes de médicaments, l’Arabie saoudite ne se contente pas de recommandations. La Saudi Food and Drug Authority (SFDA) a annoncé avoir relevé des infractions auprès de 17 établissements pharmaceutiques, auxquels ont été infligées des amendes représentant au total 1.575 million de riyals saoudiens.
Les manquements constatés concernent directement la capacité des autorités à anticiper et prévenir les ruptures. Certains établissements n’auraient pas correctement déclaré les mouvements de médicaments dans le système électronique national de traçabilité. D’autres n’auraient pas assuré la disponibilité de certains médicaments enregistrés ou respecté leurs obligations relatives aux stocks.
La SFDA reproche également à certains opérateurs de ne pas avoir signalé suffisamment tôt les risques d’interruption d’approvisionnement. Le dispositif saoudien impose en effet, dans certaines situations, une notification jusqu’à six mois avant une rupture prévisible, afin de laisser aux autorités le temps d’anticiper ses conséquences et de rechercher des solutions alternatives.
Cette démarche illustre une approche particulièrement intéressante de la lutte contre les pénuries. Dans de nombreux pays, les ruptures sont encore découvertes lorsque les pharmaciens et les établissements de santé ne parviennent plus à commander le produit. L’Arabie saoudite cherche au contraire à déplacer la gestion du problème vers l’amont de la chaîne pharmaceutique.
La traçabilité joue dans ce dispositif un rôle essentiel. En disposant de données fiables sur les mouvements et les stocks de médicaments, les autorités peuvent théoriquement identifier plus rapidement une tension et déterminer si elle résulte d’un problème industriel, logistique ou commercial.
Pour les pharmaciens comme pour les médecins, les pénuries ne constituent pas une simple difficulté d’approvisionnement. Elles peuvent conduire à modifier un traitement, utiliser une alternative moins familière, retarder une prise en charge ou augmenter le risque d’erreur médicamenteuse.
L’expérience saoudienne pose dès lors une question essentielle : une politique efficace contre les pénuries peut-elle fonctionner sans obligations contraignantes imposées à l’ensemble des acteurs de la chaîne ? En sanctionnant financièrement les manquements à la déclaration, au stockage et à la disponibilité, Riyad semble avoir clairement choisi sa réponse.
MOZAMBIQUE
Le Mozambique vient de franchir une étape importante dans le renforcement de son système pharmaceutique. Le 24 août 2026, l’Organisation mondiale de la Santé a annoncé que l’Autorité nationale de réglementation des médicaments du Mozambique (ANARME) avait atteint le niveau de maturité 3 (ML3) pour la réglementation des médicaments et des vaccins importés.
Cette reconnaissance est loin d’être purement symbolique. L’OMS évalue les autorités nationales à l’aide de son Global Benchmarking Tool, un dispositif qui analyse différentes fonctions réglementaires indispensables : autorisation de mise sur le marché, surveillance, inspection, pharmacovigilance ou encore contrôle de la qualité. Le niveau 3 signifie qu’un pays dispose d’un système réglementaire stable, intégré et fonctionnant de manière systématique.
Le Mozambique rejoint ainsi le groupe encore restreint des pays africains ayant atteint ce niveau. Selon l’OMS, il devient le dixième pays du continent à y parvenir, aux côtés notamment de l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Zimbabwe.
L’enjeu est considérable pour un continent confronté à la circulation de médicaments de qualité inférieure ou falsifiés et fortement dépendant des importations. Une autorité réglementaire performante constitue l’un des principaux remparts permettant de s’assurer que les médicaments qui parviennent jusqu’aux professionnels de santé et aux patients répondent aux standards requis.
Cette reconnaissance peut également avoir des conséquences économiques. Le développement d’une industrie pharmaceutique locale ou régionale nécessite des autorités capables d’évaluer les dossiers, d’inspecter les sites de production et d’assurer une surveillance post-commercialisation crédible. La montée en puissance des régulateurs africains devient ainsi l’un des piliers de la stratégie visant à développer la production locale de médicaments et de vaccins.
L’annonce intervient par ailleurs au moment où les ministres africains de la Santé viennent d’adopter la stratégie réglementaire continentale pour la période 2026-2035. Le cas mozambicain montre que l’objectif d’amélioration des capacités réglementaires n’est plus seulement théorique.
Pour l’Afrique, la souveraineté pharmaceutique commence aussi par la souveraineté réglementaire : produire davantage est indispensable, mais encore faut-il disposer d’institutions suffisamment robustes pour garantir la qualité de ce qui est produit, importé et dispensé.
Autres articles
Développer un médicament n’a jamais été à la portée du premier laboratoire venu. Mais les chiffres atteignent désormais des sommets. Le coût moyen de développement d’un nouveau médicament a atteint 2,2 milliards de dollars en 2024, soit 65 % de plus qu’en 2014. Même en tenant compte de l’inflation, la hausse reste d’environ 25 %. De quoi alimenter un débat aussi ancien que sensible. Le prix élevé des médicaments innovants est-il réellement le prix à payer pour financer l’innovation ? Il faut d’abord reconnaître une réalité. La recherche pharmaceutique est devenue considérablement plus complexe. Nous sommes loin de l’époque où l’innovation reposait essentiellement sur de petites molécules chimiques. Anticorps monoclonaux, thérapies géniques et cellulaires, ARN messager… la médecine s’attaque aujourd’hui à des mécanismes biologiques extrêmement sophistiqués, parfois encore mal compris. Les essais cliniques ont suivi la même tendance. Un protocole de phase 3 comportait en moyenne 19 critères d’évaluation en 2025, soit 30 % de plus qu’en 2012. Plus spectaculaire encore, le volume moyen de données recueillies est passé de 930 000 points en 2012 à près de 6 millions en 2025. À cela s’ajoute une difficulté croissante à recruter les patients. La médecine de précision réduit les populations éligibles. Il ne suffit plus d’avoir un cancer du poumon, par exemple. Il faut parfois présenter une mutation déterminée, un biomarqueur particulier et répondre à de multiples autres critères. Et puis il y a tous les médicaments qui ne verront jamais les rayons d’une officine ou d’une pharmacie hospitalière. Moins de 7 % des molécules entrant en phase 1 obtiennent finalement une autorisation de mise sur le marché. En 2024, les vingt plus grandes entreprises biopharmaceutiques auraient dépensé 7,7 milliards de dollars dans des essais portant sur des médicaments qui n’ont finalement jamais été commercialisés. L’innovation coûte donc incontestablement cher. Mais reconnaître cette réalité ne signifie pas pour autant signer un chèque en blanc à l’industrie pharmaceutique. Car une question essentielle demeure. Combien coûte réellement le développement de chaque médicament ? Sur ce point, l’opacité reste considérable. Les laboratoires publient rarement les dépenses attribuables à un produit précis et les estimations disponibles reposent sur des méthodologies différentes. C’est pourtant là que se joue une partie du débat sur l’accès aux traitements. Comment déterminer si un prix de plusieurs dizaines, voire de plusieurs centaines de milliers de dollars, est justifié lorsque celui qui le fixe est pratiquement le seul à connaître la véritable structure de ses coûts ? Il ne s’agit pas d’opposer les patients à l’industrie pharmaceutique. Sans rentabilité, pas d’investissement. Sans recherche, pas d’innovation. Mais sans transparence, pas de confiance. Et lorsqu’il s’agit de médicaments capables de sauver ou de prolonger des vies, la confiance est primordiale. SOURCE : swissinfo.ch
Abderrahim Derraji - 23 août 2026 21:12La contrefaçon de médicaments franchit une nouvelle étape particulièrement inquiétante. Jusqu’à présent, les trafiquants copiaient essentiellement des médicaments déjà autorisés et commercialisés. Désormais, ils proposent sur Internet des médicaments qui n’ont pas encore franchi avec succès les différentes phases des essais cliniques et qui, de ce fait, n’ont pas obtenu d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Le rétatrutide en est un exemple emblématique. Cette molécule expérimentale, développée dans le traitement de l’obésité, agit simultanément sur trois récepteurs hormonaux, ceux du glucagon, du GIP et du GLP-1. Les résultats prometteurs obtenus lors des essais de phase II, notamment sur la perte de poids et l’amélioration de la stéatose hépatique, ont suscité un intérêt considérable. Mais le rétatrutide est toujours en phase III de développement. Il ne dispose donc actuellement d’aucune AMM. Cela n’empêche pourtant pas des produits prétendument à base de rétatrutide d’être proposés illégalement sur différents sites Internet et à travers les réseaux sociaux. L’Académie nationale de pharmacie française alerte sur ce phénomène, qu’elle considère comme une nouvelle forme de falsification. La situation est d’autant plus préoccupante que les consommateurs n’ont aucune garantie quant à la composition de ces produits, à leur dosage, à leur pureté ou à leurs conditions de fabrication. Rien ne permet même d’affirmer qu’ils contiennent réellement la molécule annoncée. Les autorités sanitaires ont commencé à réagir. Depuis 2024, la FDA américaine a adressé des lettres d’avertissement à seize sociétés de télésanté commercialisant du rétatrutide. En France, l’ANSM alerte depuis fin 2025 sur les dangers liés à l’achat d’analogues du GLP-1 contrefaits et lutte contre leur vente et leur promotion illégales. Le phénomène pourrait malheureusement dépasser largement le domaine de l’obésité. L’Académie redoute que cette nouvelle stratégie des faussaires ne concerne demain d’autres innovations très attendues, notamment les peptides, les anticorps monoclonaux, les oligonucléotides ou encore les thérapies géniques et cellulaires. Le succès mondial des nouveaux traitements contre l’obésité aiguise manifestement les appétits. Mais cette fois, les trafiquants n’attendent même plus qu’un médicament soit officiellement autorisé et commercialisé pour le contrefaire. Une raison supplémentaire de rappeler qu’un médicament ne s’achète pas sur un réseau social.
Abderrahim Derraji - 23 août 2026 21:08Le Tavneos (avacopan), médicament utilisé dans le traitement de certaines vascularites rares, est désormais retiré du marché européen. En France, les pharmacies ont reçu, à la mi-août 2026, l’instruction de retirer l’ensemble des boîtes encore disponibles. Cette décision intervient après le signalement, au Japon, d’une vingtaine de décès chez des patients traités par l’avacopan, dont certains étaient associés à de graves atteintes hépatiques. Autorisé dans l’Union européenne depuis janvier 2022, Tavneos était indiqué chez l’adulte dans le traitement de deux vascularites rares et sévères, la granulomatose avec polyangéite et la polyangéite microscopique. L’avacopan agit en bloquant un récepteur impliqué dans les mécanismes inflammatoires responsables des lésions vasculaires. En France, environ 600 patients seraient actuellement traités. Les autorités sanitaires leur demandent de ne surtout pas interrompre leur traitement de leur propre initiative. Un arrêt brutal pourrait en effet favoriser une reprise de la maladie. Les patients concernés doivent contacter rapidement leur médecin afin d’envisager une alternative thérapeutique. La décision européenne est l’aboutissement d’une réévaluation engagée après l’apparition de nouvelles données de sécurité. Fin juin 2026, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait recommandé le retrait de l’autorisation de mise sur le marché. Cette recommandation a été entérinée par la Commission européenne le 4 août 2026. En France, le rappel des lots de Tavneos dosés à 10 mg a débuté le 19 août 2026. L’alerte était initialement venue du Japon, où le médicament est commercialisé depuis 2022. Kissei Pharmaceutical a signalé au printemps 2026 une vingtaine de décès survenus chez des patients exposés au traitement, certains étant associés à de graves atteintes hépatiques. Le laboratoire avait alors alerté les professionnels de santé et demandé l’arrêt des nouvelles prescriptions. Pour plusieurs cas, toutefois, le lien de causalité direct avec l’avacopan n’a pas pu être formellement établi. Au-delà de ces signalements, les autorités européennes ont également réexaminé les données ayant permis l’autorisation initiale du médicament. Des interrogations concernant la fiabilité de l’étude clinique principale ont contribué à cette nouvelle évaluation. Après quatre années de commercialisation, la balance bénéfice-risque de Tavneos n’est donc plus considérée comme favorable, conduisant à son retrait du marché européen et à la nécessité de proposer rapidement une alternative aux patients concernés.
Abderrahim Derraji - 23 août 2026 21:03Une affaire de trafic présumé de médicaments psychotropes impliquant un pharmacien et son assistant vient d’être mise au jour à Casablanca. Trois personnes ont été interpellées dans le cadre de cette enquête menée par les services de sécurité d’El FidaMers Sultan, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). L’affaire a débuté par l’arrestation, sur la voie publique, d’un homme soupçonné de commercialiser illégalement des médicaments psychotropes normalement délivrés sur prescription médicale. Lors de son interpellation, les policiers l’auraient surpris en possession de comprimés destinés à la vente. Vingt-cinq ordonnances médicales ont également été découvertes en sa possession. Les investigations menées à la suite de cette première arrestation ont conduit les enquêteurs vers une officine et abouti à l’interpellation d’un pharmacien ainsi que de son assistant. Selon les éléments rapportés, les deux hommes sont soupçonnés d’avoir approvisionné le principal mis en cause en médicaments psychotropes. Les perquisitions effectuées dans le cadre de l’enquête ont permis aux services de sécurité de saisir 672 comprimés psychotropes de différentes catégories. Des ordonnances, plusieurs documents médicaux ainsi qu’un ordonnancier afin d’être examinés par les enquêteurs. Cette affaire remet en lumière la problématique sensible du détournement de médicaments psychotropes hors du circuit légal. Ces produits font l’objet de règles strictes de prescription, de délivrance et de traçabilité précisément en raison des risques liés à leur mésusage et à leur utilisation à des fins «récréatives». Les trois personnes interpellées ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Celle-ci devra notamment déterminer les responsabilités de chacun, l’origine exacte des ordonnances retrouvées et l’ampleur éventuelle du circuit d’approvisionnement. À ce stade, il s’agit de suspicions faisant l’objet d’une enquête. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’une décision judiciaire définitive n’a pas établi leur responsabilité.
Abderrahim Derraji - 23 août 2026 20:59La Belgique vient de franchir une nouvelle étape dans l’accès précoce aux traitements innovants. L’atrasentan, un traitement indiqué dans le traitement de néphropathie à IgA, est le premier médicament à bénéficier de la nouvelle procédure belge « Early and Equitable Fast Access », conçue pour réduire le délai entre l’arrivée d’une innovation thérapeutique et son accès effectif aux patients. La néphropathie à IgA est une maladie rénale chronique caractérisée par l’accumulation d’immunoglobulines A dans les reins. Son évolution peut progressivement altérer la fonction rénale et, chez certains patients, conduire à une insuffisance rénale sévère. L’arrivée de nouvelles options thérapeutiques représente donc un enjeu important dans la prise en charge de cette pathologie. Entrée en vigueur le 1er janvier, la procédure « Early and Equitable Fast Access » permet d’accélérer l’accès à certains médicaments innovants jugés prometteurs. Son principe repose sur l’octroi d’un remboursement précoce et temporaire, sans attendre l’achèvement de l’ensemble du parcours habituel d’évaluation et de remboursement. Pour le ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, ce dispositif doit permettre d’éviter aux patients d’attendre plusieurs mois avant de bénéficier d’un traitement nouvellement développé. Le remboursement temporaire vise ainsi à concilier accès rapide à l’innovation et poursuite de l’évaluation du médicament. Le gouvernement belge espère également renforcer l’attractivité du pays auprès des entreprises pharmaceutiques et favoriser une mise à disposition plus rapide des innovations thérapeutiques. Avec l’atrasentan, la Belgique inaugure donc concrètement un dispositif qui cherche à raccourcir le temps d’accès aux nouveaux traitements, particulièrement pour les patients confrontés à des maladies nécessitant de nouvelles options thérapeutiques.
Abderrahim Derraji - 16 août 2026 16:31En Suisse, la question des rabais accordés lors de l’achat de médicaments provoque une vive polémique politique. Un rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) révèle qu’une grande partie des avantages consentis par l’industrie pharmaceutique aux pharmacies, hôpitaux et cabinets médicaux ne serait pas répercutée aux assureurs et aux assurés, contrairement à ce que prévoit la législation. Les montants en jeu sont considérables. Selon les estimations du CDF, les rabais accordés par l’industrie pharmaceutique atteindraient environ 743 millions de francs suisses par an. Or, seulement 88 millions, soit environ 12 %, seraient effectivement rétrocédés. Près de 655 millions de francs resteraient ainsi dans le circuit de distribution et de soins. Cette situation suscite l’indignation de plusieurs parlementaires. Interrogé par la RTS, le conseiller national Thomas Bläsi, pharmacien de profession, estime qu’il ne s’agit plus d’un simple problème administratif. Il juge difficilement acceptable que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), chargé du contrôle, ne dispose pas d’une vision précise des sommes versées, de leurs bénéficiaires et de leur utilisation, alors que les primes d’assurance maladie continuent d’augmenter. Le conseiller aux États Baptiste Hurni se montre encore plus sévère, allant jusqu’à qualifier la situation de « vol organisé ». Il rappelle que la législation impose que les avantages obtenus sur les médicaments bénéficient aux assureurs et, en définitive, aux assurés. Il dénonce également des mécanismes comptables complexes qui contribueraient à rendre les flux financiers particulièrement difficiles à suivre. Les deux élus réclament désormais davantage de transparence et de contrôles. Thomas Bläsi souhaite que le Parlement se saisisse rapidement du dossier et demande un plan d’action comportant des responsables clairement identifiés, des échéances et des résultats mesurables. Pour lui, le rapport du CDF doit marquer le passage des constats aux mesures concrètes. Baptiste Hurni nuance toutefois la responsabilité de l’OFSP, rappelant que l’administration a subi des réductions d’effectifs et qu’elle évolue dans un système de santé particulièrement complexe et opaque. Il estime néanmoins que la surveillance des rabais aurait dû constituer une priorité. Au-delà du renforcement immédiat des contrôles, l’élu plaide pour une remise à plat du mécanisme des rétrocessions. Dans un pays où l’assurance maladie est obligatoire et où l’augmentation régulière des primes pèse lourdement sur les ménages, la destination de plusieurs centaines de millions de francs de rabais ne peut, selon lui, rester dans l’ombre.
Abderrahim Derraji - 16 août 2026 16:28L’utilisation prolongée de contraceptifs contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel est associée à une faible augmentation du risque de méningiome. De nouvelles mesures visent donc à mieux informer les patientes et les professionnels de santé et à réduire ce risque. Dans une information diffusée en août 2026 sous l’autorité des agences sanitaires européennes et françaises (EMA et ANSM), les laboratoires concernés alertent sur une augmentation du risque lors d’une utilisation prolongée, notamment au-delà d’un an. Les nouvelles recommandations s’appuient notamment sur une vaste étude française réalisée à partir du Système national des données de santé (SNDS). Celle-ci a comparé 8 391 femmes ayant subi une chirurgie intracrânienne pour méningiome à 83 910 témoins. Chez les femmes utilisant du désogestrel 75 µg depuis au moins un an, le risque de méningiome apparaît augmenté d’environ 30 %. Cette augmentation doit cependant être relativisée : il faudrait traiter environ 67 300 femmes pour observer un cas supplémentaire de méningiome. La durée d’exposition joue un rôle important. Après sept années ou plus d’utilisation, le risque est encore plus marqué chez les femmes ayant déjà reçu un progestatif connu pour favoriser la survenue de méningiomes. Un élément est toutefois rassurant : l’augmentation du risque n’est plus observée un an après l’arrêt du désogestrel. Le désogestrel étant transformé dans l’organisme en étonogestrel, les autorités considèrent que ces résultats doivent être également pris en considération pour l’étonogestrel. Le désogestrel et l’étonogestrel sont désormais contre-indiqués chez les femmes présentant un méningiome ou ayant un antécédent de méningiome. Si une tumeur est diagnostiquée pendant le traitement, le contraceptif doit être interrompu. Une exposition antérieure à certains progestatifs déjà associés à ce risque doit également être recherchée, notamment les acétates de cyprotérone, de nomégestrol, de chlormadinone et de médroxyprogestérone, ainsi que la médrogestone. Les patientes doivent par ailleurs être informées des symptômes susceptibles d’évoquer un méningiome : céphalées s’aggravant progressivement, troubles visuels, perte auditive ou acouphènes, perte de l’odorat, troubles de la mémoire, crises d’épilepsie ou faiblesse des extrémités. Pour le pharmacien d’officine, ces signes constituent autant de signaux d’alerte à connaître lors de la délivrance et du conseil. L’information doit néanmoins rester proportionnée : le risque absolu demeure très faible, mais justifie une vigilance particulière lors des traitements prolongés. Les notices et les résumés des caractéristiques du produit des médicaments concernés vont être actualisés. Le méningiome y figurera désormais parmi les effets indésirables avec une fréquence considérée comme « indéterminée ».
Abderrahim Derraji - 16 août 2026 16:22Adoptée en juin 2026, la réforme de la loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie constitue une étape majeure dans la modernisation du secteur pharmaceutique marocain. Elle ambitionne notamment de renforcer la pharmacovigilance, moderniser les autorisations de mise sur le marché (AMM) et rapprocher le système réglementaire national des standards de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La réforme impose notamment aux établissements pharmaceutiques de désigner un responsable de pharmacovigilance et renforce leurs obligations en matière de surveillance des effets indésirables des médicaments. Elle prévoit également une intensification des inspections après commercialisation, comme elle prévoit de renforcer la lutte contre les médicaments falsifiés. Autre évolution importante : la modernisation des procédures d’AMM. Des autorisations conditionnelles ou accélérées pourront faciliter l’accès à certaines thérapies innovantes et répondre plus efficacement aux situations d’urgence sanitaire. Une AMM spécifiquement dédiée à l’exportation permettra par ailleurs aux industriels marocains de fabriquer des médicaments destinés à des pathologies peu ou pas présentes au Maroc, notamment certaines maladies tropicales. Au cœur de cette réforme figure surtout l’objectif d’atteindre le niveau 3 de maturité réglementaire (ML3) de l’OMS. Évalué à travers 268 indicateurs, ce niveau atteste qu’une autorité réglementaire dispose d’un système stable, performant et conforme aux standards internationaux pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments et vaccins. Son obtention renforcerait la crédibilité internationale de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé (AMMPS), favoriserait les investissements et pourrait faciliter la reconnaissance des AMM marocaines à l’étranger. Elle constituerait ainsi un puissant levier pour développer les exportations et renforcer la souveraineté pharmaceutique nationale. Avec cette réforme, le Maroc ambitionne donc non seulement de moderniser sa régulation, mais également de valoriser davantage le médicament « Made in Morocco », une condition nécessaire pour faire du Royaume un hub pharmaceutique régional.
Abderrahim Derraji - 16 août 2026 16:19Dans l’imaginaire collectif, une vitamine ne peut faire que du bien, qu’il s’agisse de vitamine C, de vitamine D ou d’un complexe multivitaminé. Ces produits et les minéraux sont associés à la santé et souvent présentés comme « naturels », bénéficiant ainsi d’une image d’innocuité qui mérite pourtant d’être sérieusement nuancée. Une étude américaine présentée au congrès Pediatric Hospital Medicine 2026 vient nous le rappeler. Sur les trois années étudiées, 1 961 enfants ont été hospitalisés aux États-Unis pour une intoxication liée à des vitamines ou à des minéraux. Plus préoccupant encore, environ un tiers des cas hospitalisés étaient sérieux. Certes, le contexte américain est particulier et les résultats ne peuvent être transposés tels quels à notre pays. Mais le message, lui, est universel et sans équivoque : une vitamine n’est pas une substance anodine. La dose fait le poison, y compris avec les vitamines. Certaines, notamment les vitamines liposolubles A, D, E et K, peuvent s’accumuler dans l’organisme. Le fer peut être particulièrement toxique chez le jeune enfant. Le zinc, le sélénium et d’autres micronutriments peuvent également provoquer des effets indésirables importants lorsqu’ils sont consommés en excès. Le développement des formes « gummies », agréables au goût et ressemblant à des bonbons, ajoute un risque supplémentaire chez les enfants. La frontière entre le produit de santé et les friandises a tendance à s’amenuiser. L’étude américaine soulève également une autre question, puisque 56 % des intoxications étaient consécutives à une ingestion intentionnelle et que les adolescents de 13 à 17 ans représentaient 57 % des cas. Cela vient nous rappeler la nécessité de conserver les vitamines, les minéraux et les compléments alimentaires hors de portée des enfants, exactement comme c’est le cas pour les médicaments. L’actuel circuit de distribution devrait également nous interpeller. Il est regrettable de voir aujourd’hui certains produits contenant des vitamines, des minéraux ou d’autres substances physiologiquement actives vendus en dehors du circuit pharmaceutique, parfois sans véritable conseil, comme s’il s’agissait de produits de consommation ordinaires. La pharmacie n’est pourtant pas qu’un lieu de vente. Elle permet l’intervention d’un professionnel de santé capable d’identifier une posologie excessive, une association inappropriée, une interaction avec un traitement, une contre-indication ou, tout simplement, une supplémentation inutile. Faut-il le rappeler, une alimentation équilibrée couvre une grande partie des besoins de la population, et la supplémentation doit répondre, autant que possible, à un besoin identifié ou à une situation particulière. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille transformer chaque boîte de vitamines en médicament soumis à prescription. Il faut, en revanche, cesser de banaliser ces produits et renforcer leur encadrement, leur traçabilité ainsi que le conseil qui accompagne leur utilisation. Les vitamines sont indispensables à la vie. Mais indispensables ne signifie pas inoffensives. Et lorsqu’un produit peut être bénéfique à la bonne dose et toxique à une dose excessive, sa dispensation mérite mieux qu’une simple place sur un rayon.
Abderrahim Derraji - 16 août 2026 16:02L’épidémie de cyclosporose qui sévit aux États-Unis continue de progresser. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), plus de 10 000 cas confirmés ont été recensés depuis le 1er mai. Initialement détectée dans le Michigan, l’épidémie touche désormais 47 États. Les autorités sanitaires estiment que plusieurs milliers de cas supplémentaires pourraient ne pas avoir été diagnostiqués. Deux décès ont été rapportés début août. Il s’agit de personnes présentant des comorbidités. La cyclosporose est une infection intestinale provoquée par Cyclospora cayetanensis, un parasite unicellulaire dont l’être humain constitue le seul réservoir connu. La contamination survient principalement après ingestion d’eau ou d’aliments souillés par des matières fécales contenant le parasite. L’infection se manifeste surtout par une diarrhée aqueuse, souvent accompagnée de douleurs abdominales, fatigue, perte d’appétit, ballonnements et nausées. En l’absence de traitement, les symptômes peuvent durer plusieurs semaines. La déshydratation et l’amaigrissement constituent les principales complications, notamment chez les enfants et les personnes âgées. Chez les patients immunodéprimés, l’infection peut être plus sévère et entraîner notamment des complications biliaires. L’enquête épidémiologique américaine s’intéresse notamment à des laitues iceberg en provenance du Mexique, distribuées dans de nombreux États et utilisées par plusieurs chaînes de restauration. Des épidémies antérieures de cyclosporose ont déjà été associées à la consommation de basilic, de salades, de pois mange-tout ou encore de framboises. Les fruits et légumes peuvent en effet être contaminés par l’intermédiaire du sol ou d’eaux d’irrigation souillées. Les légumes à feuilles et certains fruits présentant des surfaces irrégulières peuvent plus facilement retenir les oocystes du parasite. La prévention repose donc principalement sur une hygiène alimentaire rigoureuse : lavage soigneux des fruits et légumes à l’eau potable, cuisson lorsque cela est possible et lavage régulier des mains. La cyclosporose est présente dans de nombreuses régions du monde, avec une fréquence plus importante dans les zones tropicales et subtropicales. Des épisodes épidémiques sont régulièrement rapportés, notamment en Amérique du Nord. La prise en charge associe avant tout réhydratation et traitement symptomatique. Lorsque cela est indiqué, le traitement antiparasitaire de référence repose sur l’association triméthoprime-sulfaméthoxazole, généralement administrée pendant 7 à 10 jours.
Abderrahim Derraji - 13 août 2026 16:44
Évenements