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Annexe à la circulaire n° 6136/211 du 31 décembre 2020
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VACCINATION

Covid-19 : Des voix s'élèvent pour une dérogation sur les brevets des vaccins anti-Covid Abderrahim DERRAJI - 05 mai 2021 11:25
Covid-19 : Des voix s'élèvent pour une dérogation sur les brevets des vaccins anti-Covid

Une réunion du Conseil général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sera prochainement tenue afin de discuter, une fois de plus, de l’éventualité de prévoir une dérogation temporaire aux accords sur les droits de propriété intellectuelle (ADPIC) formulée par l’Inde et l’Afrique du Sud. Dans le cas où cette requête est acceptée, n’importe quel laboratoire pourrait produire les vaccins anti-Covid-19 sans tenir compte des brevets déposés par les autres laboratoires. En faisant de la sorte, on pourrait augmenter le nombre de sites produisant les vaccins anti-Covid-19 et espérer couvrir les besoins des pays en développement qui attendent toujours leurs doses.

Les initiateurs de cette demande la justifient par le fait que les laboratoires qui produisent ces vaccins ont bénéficié de milliards d’euros d’aides publiques pour mettre au point leurs vaccins.
«Aucun n’est purement le fruit des recherches industrielles, tous ont profité de décennies de recherches académiques.», a déclaré Maurice Cassier, chercheur au CNRS au sujet des vaccins anti-Covid-19.

La demande qui est soutenue par une centaine d’États, se heurte bien évidement à l’opposition des pays abritant les laboratoires producteurs, notamment, l’Union européenne (UE), les États-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse.

Depuis des semaines, des ONG, des scientifiques et des hommes politiques font pression sur les pays ayant manifesté leur opposition pour que cette dérogation puisse aboutir. Les États-Unis auraient laissé entendre que toutes les options pour augmenter la production mondiale de vaccins, y compris la levée des brevets, étaient envisageables. 

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MASQUES

Le ministre de l'Économie fixe de nouveaux plafonds pour les prix des masques Abderrahim DERRAJI - 04 mai 2021 13:27
Le ministre de l'Économie fixe de nouveaux plafonds pour les prix des masques

Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Réforme de l'Administration Mohamed Benchaâboun, vient de revoir à la baisse le prix maximal au détail des différents masques en vente au Maroc.

C’est ainsi que le prix maximal des masques chirurgicaux a été fixé à 2 DH, alors qu’il était fixé auparavant à 5 DH. Quant au prix maximal des masques FFP2, il a été fixé à 15 DH, qu'ils soient pourvus de valve ou non.

Ces prix resteront en vigueur tant que la crise sanitaire persiste.

 

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CHLOROQUINE

La chloroquine et l’hydroxychloroquine à nouveau disponibles dans les pharmacies d’officine Abderrahim DERRAJI - 04 mai 2021 11:39
La chloroquine et l’hydroxychloroquine à nouveau disponibles dans les pharmacies d’officine

Dans un communiqué du 4 mai 2021, le ministère de la Santé a indiqué que les médicaments à base de chloroquine et d’hydroxychloroquine seront disponibles dans les pharmacies d’officine à partir du 1er juin 2021.

Pour rappel, le ministère de la Santé avait pris la décision de réserver ces médicaments aux pharmacies du secteur public dans le but de maîtriser leur dispensation durant la pandémie.

Le communiqué du ministère de la Santé rappelle également que ces médicaments qui sont indiqués dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux et le paludisme, ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale.  

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Covid-19

Covid-19 : vacciné ou pas, il faut rester prudent! Abderrahim DERRAJI - 02 mai 2021 20:50
Covid-19 : vacciné ou pas, il faut rester prudent!

La Semaine mondiale de la vaccination a été célébrée du 24 au 30 avril courant sous le thème «Les vaccins nous rapprochent». Cette accroche prend tout son sens quand on pense à la mobilité que nous avons dû sacrifier pour limiter la transmission du Sars-Cov-2.

En effet, le Maroc avait fermé ses frontières dès mars 2020 par crainte du premier variant du Sars-Cov-2. Un an après, la situation n’a guère changé puisque nos frontières restent fermées avec plusieurs pays, et cette fois-ci par crainte des nouveaux variants.

La vaccination qui va bon train au Royaume nous a donné beaucoup d’espoir. Il suffit de lire les déclarations de Samir Machour, senior vice-président de Samsung Biologics, pour s’en convaincre. Ce dernier s’est félicité de la réussite du programme de vaccination marocain qui a permis de vacciner 11,6% de la population totale.

Pour Samir Machour, l’organisation et le déploiement de la campagne de vaccination ont donné l’effet escompté au Maroc grâce à l’approche proactive qu’il a adoptée. Pour ne pas rater le coche, le Royaume s’y est pris très tôt. Et puisque la vaccination des cibles définies lors de la première phase a été accomplie, le Royaume vient d’élargir la cible de vaccination aux 55-60 ans. 

L’avancement de la campagne en cours reste étroitement lié aux livraisons des doses de vaccins. Le Maroc a pu avancer dans son programme de vaccination grâce aux premières livraisons du vaccin AstraZeneca. Mais il ne peut pas en dire autant du vaccin de Sinopharm dont il n’a reçu, à ce jour, que 2 millions de doses alors qu’il en a commandé 40,5 millions. La situation pourrait changer puisque le président de l’Assemblée nationale populaire de Chine aurait annoncé que son pays envisage de livrer au Maroc 10 millions de doses du vaccin Sinopharm entre avril et mai.

Quant au reste des commandes passées chez AstraZeneca, il a été interrompu depuis février 2021. Ce retard s’explique, entre autres, par la situation épidémiologique désastreuse qui prévaut actuellement en Inde, pays où sont produites ces doses.


La mobilisation mondiale en vue de mettre au point un vaccin contre le Sars-Cov-2 est exceptionnelle. Au 18 février 2021, pas moins de sept vaccins différents avaient été mis à disposition des pays. Et on se réjouit de savoir que plus de 200 vaccins candidats sont en cours de mise au point, dont plus d’une soixantaine sont en phase de développement clinique.

Pour conclure, tant qu’on n’a pas vacciné plus de 80% de notre population et tant qu’on ignore encore dans quelle mesure les vaccins protègent non seulement contre la maladie, mais aussi contre l’infection et la transmission et tant qu’on n’a pas identifié un vaccin efficace contre la Covid-19, nous devons continuer à porter des masques, à respecter la distanciation et, surtout, à éviter les foules ! 

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QELBREE

Hyperactivité de l’enfant : la FDA autorise l’utilisation de Qelbree Abderrahim DERRAJI - 02 mai 2021 20:45
Hyperactivité de l’enfant : la FDA autorise l’utilisation de Qelbree

La Food and Drug administration (États-Unis) vient d’octroyer son feu vert au laboratoire Supernus Pharmaceuticals pour la mise sur le marché de Qelbree, un médicament à base de viloxazine indiqué dans la prise en charge du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité de l’enfant.

Un médicament à base de viloxazine a déjà été utilisé en Europe sous une autre formulation et a finalement été retiré du marché en 2005. Il était indiqué dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs.

Cette nouvelle reformulation se positionne comme un principe actif non stimulant. C’est un antidépresseur non tricyclique qui agit en inhibant la recapture de la noradrénaline.

Il est à noter que l’utilisation de cette molécule peut être associée à un risque de pensées et de comportements suicidaires chez moins de 1% des volontaires qui ont pris part aux essais cliniques relatifs à ce traitement.

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Autres articles

Les Indiens s'arrachent le remdesivir

L’Inde connaît une flambée de nouveaux cas de la Covid-19. Le nombre de contaminations enregistrées par jour dépasse les 300.000 avec quelque 3.000 décès par jour. Les hôpitaux de la capitale et des autres États sont dans l’impossibilité de faire face à l’afflux des malades. L’oxygène et les médicaments connaissent une pénurie, notamment le remdesivir, antiviral dont l’utilisation n’a pas été recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Ce médicament est proposé au marché noir à des prix inimaginables. Comme les hôpitaux connaissent une pénurie du remdesivir, les patients doivent se débrouiller par eux-mêmes ce médicament dont l'utilisation est très controversée. 

Abderrahim DERRAJI - 02 mai 2021 20:43
L’EMA recommande l’ajout d’un avertissement concernant des caillots sanguins aux IP du vaccin de Johnson & Johnson

Le Comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) recommande d’ajouter l’avertissement «Caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses» aux informations sur le produit (IP) du vaccin anti-Covid Janssen. Ce comité indique qu’il s’agit d’événements «très rares» avec un rapport bénéfices/risques en faveur de l’utilisation de ce vaccin. Les professionnels de santé doivent de ce fait rester vigilants vis-à-vis de tout symptôme qui pourrait être en relation avec une thromboembolie/thrombopénie et orienter rapidement les patients suspects vers un spécialiste. En ce qui concerne les sujets ayant bénéficié du vaccin Johnson & Johnson, ils doivent prendre contact avec leur médecin dans les cas suivants : Symptômes indiquant la présence de caillots sanguins (difficultés respiratoires, douleurs thoraciques, tuméfaction des jambes ou douleurs abdominales persistantes). Symptômes neurologiques notamment des céphalées graves et persistantes avec des troubles de vision. Apparition de pétéchies en dehors du site de vaccination plusieurs jours après l’administration du vaccin.  Source : Univadis

Abderrahim DERRAJI - 02 mai 2021 20:41
Comirnaty® pourrait être prochainement indiqué chez les adolescent en Europe

La biotech allemande BioNTech prépare une demande d’homologation du vaccin à ARN messager Comirnaty® à l’UE en vue de l’utiliser chez les 12-15 ans. D’après le co-fondateur du «Spiegel», en Europe, BioNtech serait aux dernières étapes avant de soumettre les données des essais cliniques à l’Agence européenne des médicaments (EMA). La validation de ces données pourrait avoir lieu quatre à six semaines à partir de la date de déposition de la demande d’homologation.

Abderrahim DERRAJI - 29 avril 2021 09:50
L'UE a intenté une action en justice à l’encontre d’AstraZeneca

La Commission européenne a indiqué le lundi dernier qu’elle a entamé une action en justice contre le laboratoire AstraZeneca en raison du retard de livraisons des doses qu'elle a commandées. Le laboratoire anglo-suédois a jugé cette action comme dénuée de de fondement. «Les termes du contrat n'ont pas été respectés et l'entreprise n'a pas été en position de mettre en œuvre une stratégie fiable afin d'assurer des livraisons en temps et en heure », a affirmé un porte-parole de l'exécutif européen. Il a également signalé que cette action avait été lancée vendredi au nom de l'UE et des Vingt-sept, qui sont unanimement en accord avec la démarche de l’UE. Seules 30 millions de doses ont été livrées au premier trimestre à l’UE alors qu’AstraZeneca s’est engagé à en livrer 120 millions. Et sur les 180 millions commandées au second trimestre, il ne compte en livrer que 70 millions. Le laboratoire anglo-suédois compte se «défendre fermement», estime qu’il a «complètement respecté» son engagement vis-à-vis de l’UE et espère avoir «l'occasion de régler ce différend le plus tôt possible». L’UE «devrait demander soit la résiliation du contrat pour non-exécution, avec des dommages et intérêts, soit l'exécution du contrat, ce qui est peu probable», d’après l'avocat belge Arnaud Jansen pour qui AstraZeneca s’est engagé au «best reasonable effort » (obligation de moyens). 

Abderrahim DERRAJI - 27 avril 2021 08:49
Vente en ligne des médicaments : il vaut mieux prévenir que guérir !

L’émission «Question Eco» diffusée le mardi 20 avril par Medi1TV a fait la semaine dernière un focus sur la vente de médicaments en ligne. Invitée à cette émission, la présidente du Conseil régional des pharmaciens d’Officine du Sud (CRPOS), Sâadia Moutaouakil, a mis en exergue les risques que représente la vente des médicaments en ligne au Maroc. Tout en rappelant que la législation stricte en vigueur au Royaume lui permet d’être à l’abri de la contrefaçon des médicaments, elle a souligné que les choses pourraient rapidement prendre une mauvaise tournure. La vente en ligne peut battre en brèche ce «bouclier législatif» et permettre à des fournisseurs peu scrupuleux de s’adonner à la vente en ligne de médicaments d’origine douteuse. Il est à noter que la vigilance des autorités et des pharmaciens a permis de neutraliser plusieurs réseaux de vente de médicaments en ligne. La présidente du CRPOS a, par ailleurs, salué l’éminence de la diffusion d’une circulaire dont la finalité est de lutter contre la vente des médicaments en ligne, sachant que nul n’a le droit de vendre les médicaments à travers Internet, pas même les pharmaciens. Si le législateur a placé la production, la distribution et la dispensation au grand public sous la responsabilité d’un pharmacien, c’est avant tout pour protéger les usagers des médicaments contre le recours à des spécialités pharmaceutiques contrefaites. Le circuit de distribution est défini par voie réglementaire pour garantir une traçabilité sans faille des médicaments. On ne peut nier que les possibilités qu’offrent Internet, les Smartphones et le paiement en ligne sont illimitées et la tentation de vivre de nouvelles expériences de consommation est bien là. Seulement, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Le médicament est un produit sensible qui est distribué à travers un circuit sécurisé. On ne peut envisager un autre mode de distribution sans penser à la sécurité du patient et à la pérennité des pharmacies, ces espaces de santé permettant au citoyen de s’approvisionner 24 h/24 en médicaments dont la traçabilité est maîtrisée.

Abderrahim DERRAJI - 24 avril 2021 21:09
Un nouveau record de décès imputés à la Covid-19 en Inde

L’Inde, pays de 1,3 milliard d’habitants, a enregistré samedi dernier 2.624 décès causés par la Covid-19. Il s’agit d’un nouveau record mondial en la matière. Le nombre de cas recensés est estimé à 190.000, ce qui porte le total des personnes atteintes du nouveau coronavirus à 16,5 millions dans ce pays. Avec un million de nouveaux cas recensés en trois jours, les hôpitaux ont de plus en plus de mal à faire face aux demandes d’hospitalisation. Les experts, pour qui ce chiffre serait sous-estimé, expliquent cette recrudescence des cas par l’émergence du variant B.1.617 et par les contaminations lors de la fête religieuse hindoue Khumb Mela qui a drainé des millions de pèlerins. À court d’oxygène et de médicaments, le gouvernement indien a fait appel à des trains spéciaux chargés d’acheminer des réserves d'oxygène à destination des villes les plus touchées par la pandémie. Il a aussi incité les industriels à accélérer la production d'oxygène et de médicaments qui commencent à tomber en rupture. L’armée de l’air contribue, de son côté, à l’acheminement de l'oxygène et d'autres produits de santé dans les différentes régions de l’Inde. Les hôpitaux de New Delhi manquent d’oxygène et un grand nombre de patients meurent devant les hôpitaux faute de lits et d'oxygène. Une association a même installé un crématorium dans un parking pour faire face au grand nombre de décès.  

Abderrahim DERRAJI - 24 avril 2021 21:07
Vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson : fin de la suspension aux États-Unis

Après à peine 11 jours de suspension, Les Centres pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) et l'agence de réglementation des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) ont décidé, vendredi dernier, d’autoriser à nouveau l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson. Cette décision fait suite à la recommandation de conseillers scientifiques pour qui les avantages de ce vaccin l'emportaient sur un risque rare de caillots sanguins. Les autorités sanitaires ont recensé chez les quelque 8 millions de personnes vaccinées par ce vaccin, 15 femmes âgées de moins de 50 ans ayant développé un type de caillot sanguin très inhabituel. On déplore 3 décès. Selon les mêmes autorités, les femmes plus jeunes devraient être informées sur ce risque en termes clairs et compréhensibles. En faisant de la sorte, elles pourraient décider, si elles le souhaitent, d’opter pour un autre vaccin anti-Covid-19. Les essais cliniques menés dans plusieurs pays et chez 40.000 personnes âgées de 18 ans ou plus ont révélé que ce vaccin a une efficacité de 66% pour prévenir les formes modérées à sévères de la Covid-19. L’Agence européenne du médicament (EMA) rejoint les autorités sanitaires américaines puisqu'elle estime que le risque de caillots était suffisamment faible pour ne pas entraver le recours de ce vaccin à adénovirus dans les programmes de vaccination entrepris en Europe.  

Abderrahim DERRAJI - 24 avril 2021 21:04
France : Le vaccin de Johnson & Johnson disponible dans les pharmacies depuis samedi dernier

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi dernier, le ministre de la Santé français, Olivier Veran, a annoncé que les Français âgés de plus de 55 ans et plus pourraient être vaccinés par le vaccin de Johnson & Johnson à partir de samedi dernier. Selon la Direction générale de la santé (DGS), les médecins concernés seront avisés des dates de disponibilité et des volumes de livraison par courrier électronique. «Les rendez-vous de vaccination peuvent donc être planifiés à compter de la réception de ce mail et positionnés à partir du lendemain de la date prévisionnelle de livraison des vaccins», a indiqué la DGS.

Abderrahim DERRAJI - 24 avril 2021 21:02
Des cabines de téléconsultation dans les grandes surfaces : la «marchandisation» de la médecine est en cours.

En réaction aux cabines de téléconsultations implantées au cœur des supermarchés Monoprix en France, le conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM-France) n'a pas mis longtemps à réagir en soulignant que «la santé n'est pas un commerce», en vertu du code de déontologie. L’instance ordinale demande au gouvernement de réagir avec fermeté afin de «protéger l’acte médical au service des patients». Selon le CNOM, la prise en charge de patients exclusivement en téléconsultation, hors parcours, dans ces espaces commerciaux, porte atteinte aux exigences déontologiques et la promotion qui a été faite de ce dispositif dans les médias pose question quant à la compatibilité de ces cabines avec la convention, puisqu’il semblerait que le tout-venant puisse y accéder sans autre forme de contrôle. «Dans le cadre de la crise sanitaire, la téléconsultation a été élargie et simplifiée, et un certain nombre d’acteurs s’y sont engouffrés», a indiqué le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF et d’ajouter : «Je crains beaucoup ce genre de dérives, souligne le néphrologue. Ce n’est pas notre vision de l’exercice médical, cela ne rentre pas dans la médecine de qualité que nous devons aux Français».

Abderrahim DERRAJI - 22 avril 2021 07:31
Fin de la pandémie, c’est pas demain la veille ?

Depuis la découverte du premier cas de Covid-19 au mois de décembre 2019 à Wuhan, le Sars-Cov-2 continue à semer la terreur à travers le monde. La liste des victimes ne cesse de s’allonger et la barre de 3 millions de morts officiellement recensés dans le monde vient d’être franchie. Les pays ayant sous-estimé le Sars-Cov-2 payent aujourd’hui un lourd tribut et les choses vont de mal en pis puisque les campagnes de vaccination piétinent en raison des difficultés d’approvisionnement que connaissent les doses de vaccins. Depuis la mise sur le marché des premiers vaccins, nous avons caressé le rêve de renouer avec une vie normale dépouillée des contraintes sanitaires actuelles. Malheureusement, ce ne semble pas être le cas. La fin de la pandémie est devenue comme l'horizon, plus on avance, plus il a tendance à s'éloigner. L’iniquité dans l’accès aux vaccins, les effets indésirables de ces derniers et l’émergence de nouveaux variants du Sars-Cov-2 ont fini par avoir raison de notre optimisme contrairement au directeur général de Pfizer, Albert Bourla qui s’est montré plutôt rassurant dans les colonnes du quotidien «Les Échos». Tout d’abord, au sujet de l’efficacité de Comirnaty®, ensuite au sujet de la capacité de production de son vaccin à ARNm qui pourrait atteindre, en 2022, trois milliards de doses. Il a même fait le pari que la Covid-19 va devenir comme la grippe avec un «retour à la vie normale» qui pourrait se faire en automne si la cadence de la vaccination est satisfaisante. Le patron du géant pharmaceutique américain a évoqué au passage l’éventualité d’envisager une troisième dose un an après la deuxième dose administrée, voire six mois, puis une injection annuelle. D’après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pandémie est actuellement à «un point critique». Les pays ne sont pas tous égaux face à cette pandémie. Ceux qui ont mené des campagnes intenses comme Israël voient aujourd’hui le bout du tunnel, mais l’horizon s’assombrit pour beaucoup de pays, notamment l'Inde et le Brésil qui subissent une augmentation inquiétante des contaminations et des décès. Le Maroc a souvent été cité en exemple en raison des efforts qu’il ne cesse de déployer pour protéger sa population. On compte, au 17 avril 2021, quelque 4.655.007 personnes ayant bénéficié de la première dose et 4.186.449 la deuxième dose. Le nombre de cas confirmés a dépassé les 500.000 et on déplore 8.944 décès. Le fait que le Royaume fasse figure de bon élève est de nature à nous rassurer, mais les difficultés d’approvisionnement en vaccins, dont certains risquent de perdre leur efficacité avant même qu’ils ne soient administrés, pourraient à notre grand regret éloigner l’échéance de nous voir renouer avec une vie normale…

Abderrahim DERRAJI - 18 avril 2021 18:17