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ÉLECTIONS

À qui profite le report des élections ordinales ? Abderrahim DERRAJI - 10 août 2020 08:20
À qui profite le report des élections ordinales ?

Les dernières élections des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine ont été organisées par l’administration le 31 août 2015. Ces élections, qui avaient fait suite à la dissolution des deux Conseils régionaux, avaient nourri beaucoup d’espoir chez les pharmaciens qui ont malheureusement vite déchanté.

En effet, depuis cinq ans, les officinaux ne se sont plus rendus aux urnes, ni pour les élections de demi-mandat de leurs conseillers, ni pour les élections de fin de mandat qui auraient dû avoir lieu au mois d’août 2019.

Les élections ont été reportées le temps que la Loi 98.18 relative à l’Ordre national des pharmaciens soit promulguée. Malheureusement, ce report qui a semblé au début anodin, risque de bloquer la profession pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Ce nouveau blocage ne peut pas plus mal tomber ! La profession a de nombreux défis à relever dont le plus important est sa propre régulation. La pharmacie doit aussi évoluer pour pouvoir s’adapter aux besoins du patient tout en défendant les intérêts du pharmacien.

Le changement de mode de rémunération, la mise en place de la formation continue et des nouvelles missions, la digitalisation et bien d’autres chantiers ne peuvent être envisagés sans un Conseil de l’Ordre fort, légitime et efficace.

Pour conclure, à la question «À qui profite le report des élections ordinales ?», on peut répondre sans hésitation que ce n’est malheureusement pas à la profession. Eu égard à la situation que vit actuellement le Conseil, et en attendant que la Loi 98.18 et ses textes d’application soient publiés, les élections doivent être organisées conformément à la législation en vigueur et dès que la situation pandémique le permet. Dans le cas contraire, la profession continuera à régresser et à compter les coups !

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Covid-19 : Vaccination

Canada : signature de deux accords pour garantir l’accès au vaccin anti-Covid-19 Abderrahim DERRAJI - 10 août 2020 08:16
Canada : signature de deux accords pour garantir l’accès au vaccin anti-Covid-19

Après les États-Unis, l’Union européenne et le Japon, le Canada vient à son tour d’annoncer la signature d’un contrat avec Pfizer et deux biotechs afin de réserver des doses de vaccins contre le Covid-19 qui font actuellement l'objet d'essais cliniques. 

Le premier accord a été signé avec BioNTech et Pfizer dont le candidat vaccin BNT162 est actuellement en phase IIb/III. Dans le cas où ce vaccin obtient les autorisations nécessaires, les livraisons auront lieu au cours de l’année 2021.

Le deuxième accord a été conclu avec la biotech américaine Moderna Therapeutics qui a mis au point un candidat vaccin actuellement en phase III.

Le gouvernement canadien a, par ailleurs, indiqué qu’il mène des négociations avec d’autres fournisseurs de vaccins.

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Covid-19

Sars-CoV-2 : charge virale même chez les sujets asymptomatiques Abderrahim DERRAJI - 10 août 2020 08:06
Sars-CoV-2 : charge virale même chez les sujets asymptomatiques

Selon des chercheurs de l’Université Soonchunhyang de Séoul, les traces génétiques du coronavirus seraient aussi importantes chez les personnes infectées par la Covid-19 qui présentent des symptômes que ceux qui n’en présentent pas. 

Pour arriver à cette conclusion, ces scientifiques ont analysé les données de 303 patients infectés par le Sars-CoV-2 ayant séjourné durant le mois de mars dernier dans un centre d’isolement situé dans la périphérie de Séoul. 

89 personnes, soit 29,4 % des personnes admises dans ce centre sont asymptomatiques. Ils n’ont jamais développé de symptômes bien qu’elles aient été diagnostiquées Covid-19 +.
Quelque 21 personnes, soit 6,9 % n’avaient pas de symptômes à leur arrivée au centre, mais ont fini par en avoir. Elles étaient de ce fait pré-symptomatiques. 
Les 193 autres personnes  ont toutes présenté des symptômes dès leur arrivée au centre d'isolement.
La plupart des sujets admis au centre sont de jeunes adultes bien portants. Ils ont tous fait l’objet de prélèvements réguliers au niveau du nez, gorge et salive pour vérifier la présence du virus. Ces prélèvements ont révélé que la charge virale des patients asymptomatiques était «similaire» à celle des patients symptomatiques. 

Cette étude a également démontré que les sujets asymptomatiques ont guéri en moyenne en 17 jours comparativement aux sujets ayant présenté des symptômes qui ont mis 19 à 20 jours avant d’avoir un examen négatif.

Les chercheurs qualifient la charge virale retrouvée chez les personnes infectées et asymptomatiques comme étant «élevée», ce qui suggère qu’elle «pourrait être un facteur clé de propagation dans la communauté». 

L’équipe de chercheurs reconnait qu’elle n’a pas collecté elle-même les données. Elle s'est contentée d’analyser les résultats de 1.886 tests qui ont été demandés par le personnel médical qui suivaient les 303 patients concernés par l’étude. Elle n'a, de ce fait, pas pu vérifier si le matériel génétique du virus qui a été relevé était infectieux ou non. La méthode employée détecte le virus sans tenir compte du fait qu’il soit vivant ou mort.

Les scientifiques estiment que des études épidémiologiques et expérimentales plus larges s’imposent pour établir avec certitude le risque de contagion que posent les personnes asymptomatiques. Ils estiment également que le principe de précaution devrait nous inciter à encourager le dépistage intensif pour permettre de retracer et d’isoler les porteurs silencieux de la Covid-19.

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Covid-19 CANADA

La «bonne recette» pour enrayer la Covid-19 Abderrahim DERRAJI - 10 août 2020 08:02
La «bonne recette» pour enrayer la Covid-19
Des chercheurs de l’Université de Montréal qui ont analysé les modèles mathématiques de 32 études portant sur la crise de la Covid-19 sont persuadés d’avoir trouvé la recette permettant d’endiguer la propagation de la Covid-19 au Québec. 
 
«Si on arrivait à faire, en moins de trois jours, un bon processus de tests, de recherche de contacts et d'accompagnement auprès de gens qui se mettent en quarantaine, on pourrait arrêter la pandémie», a indiqué le Dr Carl-Étienne Juneau, un des auteurs de cette analyse.
 
D’après ce dernier, pour stopper la pandémie, il faut agir sur quatre niveaux. Lorsqu’un sujet est malade, il doit en premier se faire tester. Ensuite, il faut que le test soit accessible et que le résultat soit rapidement remis au patient. Puis, dans le cas où le test s’avère positif, il faut 
rechercher toutes les personnes  ayant été en contact avec le sujet malade.
 
Les études analysées suggèrent que si on arrive à joindre 80% des sujets ayant été au contact avec les Covid-19+ en moins de trois jours et qu’il n’y a pas d’autres transmissions de la maladie chez ces personnes qui se mettent en quarantaine, l’épidémie peut alors être contrôlée.
 
Le Dr Carl-Étienne Juneau précise que plus les délais entre chacune de ces étapes est long, moins on a de chances de maîtriser la pandémie.

Il a, par ailleurs, indiqué que lors de la crise de la grippe AH1N1, des chercheurs avaient évalué qu’il était 4.000 fois moins cher de se concentrer sur la recherche de contacts que de fermer les écoles. Il va donc falloir se donner les moyens pour mettre en place une bonne stratégie pour maîtriser la pandémie au Québec.
 
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PÉNURIE EN MÉDICAMENT

UE : une pharmacie européenne d'urgence pour lutter contre les pénuries en médicaments Abderrahim DERRAJI - 07 août 2020 18:50
UE : une pharmacie européenne d'urgence pour lutter contre les pénuries en médicaments

Le rapport relatif à la pénurie de médicaments présenté au Parlement européen par la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire a été adopté par 79 voix pour, 1 contre et aucune abstention.

Les auteurs du rapport soulignent la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de la pénurie qui s’est particulièrement aggravée durant la pandémie. Aucun pays européen n’a été épargné, avec des conséquences négatives directes sur la santé et la sécurité des patients et l’observance aux traitements. 

Les députés appellent la Commission à trouver des alternatives à l’approvisionnement actuel en médicament et en matière première. Actuellement, 40 % des médicaments commercialisés dans l’UE proviennent de pays tiers et 60 à 80% des substances pharmaceutiques actives sont produites en Chine et en Inde.

Le même rapport incite les États membres à partager les meilleures pratiques en matière de gestion des stocks et à créer des stratégies sanitaires coordonnées, notamment en ayant davantage recours aux achats communs de médicaments. 


Le rapport préconise la création d’une réserve stratégique européenne de médicaments d’intérêt sanitaire et stratégique, sur le modèle du mécanisme RescEU. Cette réserve devrait fonctionner comme une "pharmacie européenne d'urgence" afin de limiter au maximum les pénuries. Un accès égal à tous les États-membres devrait être assuré par un nouveau mécanisme de distribution équitable.

Pour une meilleure circulation des médicaments entre les pays de l'UE, les députés suggèrent d'alléger les règles en ce qui concerne les formats d'emballage, les procédures de réutilisation, les périodes d'expiration plus longues et l'utilisation des médicaments vétérinaires.

"La santé publique est devenue une arme géostratégique qui peut mettre un continent à genoux. Notre dépendance à l'égard des pays tiers est apparue au grand jour avec la pandémie actuelle. Il est nécessaire de relocaliser certains types de production, d'harmoniser les législations et de renforcer la coopération entre États-membres afin de parvenir à une plus grande solidarité et de retrouver notre indépendance. Dans mon rapport, j’appelle à une véritable stratégie industrielle pharmaceutique." a déclaré la rapporteure Nathalie Colin-Oesterlé 

Le rapport sera à l’ordre du jour de la session plénière de septembre.

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Autres articles

L’UE et le Japon réservent leurs doses de vaccin anti-Covid-19

La Commission européenne vient d’annoncer un accord avec Sanofi et GSK pour un approvisionnement en vaccin anti-Covid-19. L’accord conclu entre l’UE et les deux laboratoires prévoit l’achat de 300 millions de doses de vaccin au nom de tous les États membres de l'Union européenne dès que l'innocuité et l'efficacité du candidat vaccin auront été démontrés. «La Commission européenne fait tout ce qui est en son pouvoir pour garantir que les Européens aient rapidement accès à un vaccin sûr qui les protège contre le coronavirus. L'importante étape franchie aujourd'hui avec Sanofi-GSK est la première d'une stratégie européenne bien plus large en matière de vaccins. D'autres étapes suivront bientôt. Nous menons actuellement des discussions approfondies avec plusieurs autres sociétés», a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Le candidat-vaccin Sanofi-GSK entrera en principe en essai clinique de phase III avant la fin de l’année en cours. Le Japon a également signé un contrat avec Pfizer et la biotech allemande BioNTech pour s’assurer un accès à leur candidat-vaccin BNT162. L’accord avec Pfizer permettra au Japon de disposer de 120 millions de doses au premier semestre 2021 et 1,3 milliard de doses d'ici la fin 2021,sous réserve que le candidat vaccin obtienne le feu vert des autorités sanitaires. Le candidat-vaccin BNT162 qui est actuellement en phase IIb/III a également été commandé par les États-Unis dans le cadre de leur programme Warp Speed. Les États-Unis devront débourser 1,95 Mrd $ pour 100 millions de doses du vaccin BNT162.

Abderrahim DERRAJI - 06 août 2020 16:59
Nouveau protocole de prise en charge des cas de Covid-19

Par une circulaire datée du 5 août 2020, le ministre de la Santé détaille aux Directeurs régionaux de la santé le nouveau protocole de prise en charge des cas Covid-19, de la gestion de leurs contacts et la stratégie du dépistage. Cliquer sur le lien pour en savoir plus  

Abderrahim Derraji - 05 août 2020 17:40
Jardin potager : intoxication grave suite à la consommation de feuilles de datura

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - France) et les Centres antipoison Grand-Est (France) attirent l’attention sur la consommation par erreur de plantes toxiques, y compris dans les jardins potagers. La dernière intoxication en date a été rapportée par le Centre antipoison Grand-Est en juillet 2020. Quatre membres d’une famille avaient préparé et consommé des feuilles de datura (Datura stramonium) qu’ils ont confondues avec des feuilles de tétragone cornue ramassées dans leur jardin potager. Dès la consommation des feuilles de datura, ils ont présenté des signes d’intoxication grave qui ont nécessité des soins intensifs au service de réanimation. Une des quatre personnes a même fait l’objet d’un suivi médical prolongé. Les personnes intoxiquées avaient semé des graines achetées dans le commerce. Ces semences n’ont cependant pas poussé. Un an après, elles ont constaté des petites pousses à l’endroit où elles avaient initialement semé les graines de tétragone cornue (épinard de Nouvelle-Zélande ou épinard d’été). Le datura est une plante annuelle sauvage dont toutes les parties sont toxiques. L’ingestion de cette plante peut avoir des effets graves, voire mortels. Les premiers signes cliniques apparaissent une heure après l’ingestion du datura, notamment des troubles digestifs (nausées, vomissements), sécheresse de la bouche, accélération du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, état d’agitation, hallucinations, etc. Les sujets intoxiqués peuvent présenter une désorientation, voire des convulsions et même un coma. L’Anses recommande : si une personne ramasse des plantes d’un jardin potager : - Elle ne doit pas improviser. Elle doit connaître l’aspect de la plante semée. (Une photo de la plante figure généralement sur le sachet des graines achetées. Elle peut également consulter des livres ou des sites internet pour éviter des confusions. . - En cas de doute sur l’identification de la plante semée, il faut éviter de la consommer. - La vigilance doit être de mise. (ce n’est pas parce qu’une plantule émerge là où elle a été semée qu’elle est forcément issue du lot semé.) - Il faut également rester vigilant lors de la récolte des plantes issues d’un repiquage d’une année sur l’autre. - Comme pour les champignons, il est conseillé de photographier la cueillette pour en faciliter l’identification en cas d’intoxication. - Au moindre doute après ingestion ou en présence de symptômes, digestifs ou autres, dans les heures suivant la consommation de plantes ramassées dans un potager domestique, il faut sans délai un Centre antipoison.

Derraji Abderrahim - 04 août 2020 16:01
Covid-19 : fallait-il maintenir la fête du sacrifice?

Avant d'envisager le déconfinement rendu inéluctable par une situation économique de plus en plus compliquée, un grand nombre d'experts craignaient un deuxième pic des cas de Covid-19, ce qui malheureusement est en train de se confirmer jour après jour. En effet, à l'instar de la plupart des pays, le Maroc fait face aujourd'hui une recrudescence des cas de Covid-19 et plus particulièrement dans certaines régions du pays. Les difficultés économiques et la lassitude de la population, ont fini par avoir raison des réflexes adoptés pour limiter la propagation de l'épidémie. La population qui sort de plusieurs mois de confinement, semble assimiler le déconfinement avec la fin de la pandémie. Les mesures barrières et la distanciation n'ont quasiment plus droit de cité. On peut également déplorer certaines décisions adoptées ces dernières semaines. Celles-ci n'ont malheureusement pas brillé par leur pertinence, à l'image du maintien de la fête du sacrifice sans tenir compte du sur-risque engendré par le déplacement de la population. Aujourd'hui, avec une économie exsangue le reconfinement semble difficilement envisageable. Le Maroc va devoir continuer à naviguer à vue en gérant la pandémie au jour le jour, tant qu'aucun traitement curatif ou préventif efficaces n'ont été clairement identifiés. Les semaines et les mois prochains s'annoncent compliqués pour notre pays. Son avenir et l'avenir de l'humanité sont étroitement liés aux résultats des essais cliniques menés actuellement par les laboratoires pour produire des vaccins efficaces contre le Covid-19. Les enjeux économiques considérables expliquent la course contre la montre que se livrent actuellement les firmes pharmaceutiques pour produire un vaccin anticovid-19. L'heure est à l’anticipation. Des pays ont mis la main à la poche pour pouvoir être servis en premier et des laboratoires vont commencer à produire des doses de vaccins avant d'obtenir le feu vert des instances de régulation. En attendant un éventuel vaccin qui ne pourra être mis sur le marché qu'en 2021, on peut se demander si les donneurs d’ordre finiront par trouver le bon dosage permettant de relancer l'économie tout en contenant l’épidémie, notamment en impliquant tous les intervenants et en évitant des décisions prises à la hâte sans tenir compte de leur faisabilité…

Abderrahim DERRAJI - 03 août 2020 19:20
Le lévétiracétam (KEPPRA) peut entraîner un allongement de l’intervalle QT

Dans un point d’information du 3 août 2020, l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a communiqué aux professionnels de santé le retour du PRAC concernant le lien entre le lévétiracétam (KEPPRA) et l’allongement de l’intervalle QT. Une revue des arythmies cardiaques, des torsades de pointe (troubles du rythme cardiaque pouvant conduire à des morts subites) et des allongements de l’intervalle QT (anomalie de l’ECG pouvant causer des arythmies cardiaques) avait été demandée par le PRAC en 2019. Le PRAC a conclu, lors de la réunion tenue au mois de juillet 2020, que cet antiépileptique peut être à l’origine d’un allongement de l’intervalle QT. Par conséquent, l’ANSM recommande aux professionnels de santé d’être prudents lors de la prescription du lévétiracétam chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QT, en cas de prise concomitante de médicaments connus pour prolonger l’intervalle QT, et de pathologies cardiaques à risque ou de perturbations électrolytiques. Par ailleurs, les Résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices seront mis à jour pour prendre en considération les recommandations de l’ANSM.  

Abderrahim Derraji - 03 août 2020 18:21
Le premier président de l’UPA n’est plus !

L'Union des pharmaciens arabes (UPA) vient d’annoncer le décès du Dr Radi Al-Jazi, premier président de l’UPA, poste qu'il a occupé de 1978 à 1982. Feu Radhi Jazi est né le 28 septembre 1927 à Nabeul. Il a été à l’origine de la première pharmacie tunisienne et il a également occupé le poste de professeur à la Faculté de Pharmacie de Monastir et à l'Institut supérieur de la magistrature de Tunisie. Feu Radhi Jazi a aussi occupé un très grand nombre d’autres postes, notamment le poste de président du Conseil National de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie entre 1973 et 1976. Il est aussi président d'honneur de l'Association Tunisienne des sciences pharmaceutiques et de l'Association Tunisienne de l’histoire de la médecine et de la pharmacie. Le Défunt a également été le premier pharmacien arabe décoré de la Médaille du pharmacien arabe à la Conférence scientifique générale de l’UPA qui s’est tenue en Libye en 1984. «Nous présentons nos sincères condoléances à la famille du défunt, aux pharmaciens Tunisiens et à tous les pharmaciens arabes en priant le tout-puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis.» a déclaré le Dr Ali Ibrahim, secrétaire actuel de l’UPA.

Abderrahim DERRAJI - 01 août 2020 21:31
Kodak : le retour, mais dans la production d’actifs !

Le Groupe mythique Kodak va se lancer dans la fabrication des principes actifs pour l’industrie pharmaceutique aux États-Unis. Pour ce faire, ce groupe a bénéficié d'un prêt du gouvernement américain de 765 millions de dollars pour réduire la dépendance des laboratoires américains aux fournisseurs étrangers. Ce groupe va produire jusqu'à 25% des principes actifs nécessaires à la préparation des médicaments génériques produits aux États-Unis avec à la clef la création de 360 emplois. "Il s'agit d'une étape décisive dans le rapatriement de la fabrication de produits pharmaceutiques aux États-Unis", a déclaré le Président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse. Par ce projet, le groupe Kodak qui existe depuis 1888 et qui n'a pas su prendre le virage de la photographie numérique, va renaitre de ses cendres. Ce groupe avait déposé le bilan début 2012 avant de se recentrer sur les services d'impression et d'emballage et sur certains produits chimiques et films à usage industriel. Kodak compte iddentifier avec l’administration américaine et les laboratoires pharmaceutiques les besoins en donnant la priorité à l’approvisionnement du marché américain en médicaments essentiels. Dès que la nouvelle a été annoncée  le titre de Kodak a augmenté de 200%.   

Abderrahim Derraji - 29 juillet 2020 18:49
Covid-19 : le vaccin d'AstraZeneca actuellement testé sur les professionnels de santé au Brésil

5 000 volontaires participent actuellement au Brésil aux tests de phase 3 du vaccin ChAdOx1nCoV-19 mis au point par l'Université d'Oxford et le laboratoire britannique AstraZeneca. Ce test est également testé au Royaume-Uni ainsi qu’en Afrique du Sud. Le Brésil, pays où le Covid-19 a déjà fait plus de 87 000 morts est également le premier pays à lancer des tests de phase 3 du vaccin chinois Coronavac mis au point par le laboratoire Sinovac Biotech.  Les volontaires aux deux essais cliniques sont recrutés principalement parmi les professionnels de santé qui sont de par leur travail sont les plus exposés au Sars-CoV-2. La moitié des volontaires aux essais cliniques concernant le vaccin d’AstraZeneca reçoivent le candidat vaccin, tandis que l'autre moitié, reçoit un placebo. Pour réduire les effets indésirables, tous les volontaires prennent du paracétamol durant les premières 24 heures. Le vaccin d'Oxford serait déjà en train d'être produit à grande échelle même sans avoir été homologué. Lorsqu'il sera autorisé, la quantité produite pourra être utilisée pour démarrer la vaccination. Dans le cas contraire, tous les vaccins produits seront détruits. 

Abderrahim Derraji - 28 juillet 2020 19:48
Nigeria : du paracétamol pour attendrir la viande !

L'Agence nationale pour l'administration et le contrôle des aliments et médicaments (NAFDAC) au Nigeria a mis en garde contre le recours dangereux au paracétamol pour attendrir la viande.  En effet et comme le rappelle cette Agence, utilisé en cuisine le paracétamol se décompose en 4-aminophénol qui est très toxique pour le foie. Cette pratique est très répondue dans les gargotes et les petits restaurants pour accélérer la cuisson de la viande ou d’autres aliments comme les haricots blancs. L’objectif étant de gagner du temps et de faire des économies de charbon de bois ou de gaz. L'agence sanitaire nigériane a renforcé la surveillance des restaurants pour empêcher cet usage déviant du paracétamol et des sanctions sévères sont prévues pour les contrevenants. «Les ménages et surtout les restaurateurs, sont priés d'arrêter d'utiliser des comprimés de paracétamol pour ramollir la viande. (…) Cette pratique illégale rend les aliments toxiques, malsains et impropres à la consommation » a indiqué la NAFDAC. Malheureusement, cet usage dangereux du paracétamol qui a commencé dans les années 2000 s'est progressivement généralisé dans d’autres pays africains tels que le Ghana, l’Ouganda ou le Cameroun.

Abderrahim Derraji - 28 juillet 2020 11:06
Les interférons bêta réduiraient de 79% le risque de développer une forme sévère du SARS-CoV-2

D’après les résultats préliminaires d’une étude menée par l’Université de Southampton sur 101 personnes et dévoilés le lundi 20 juillet par le laboratoire britannique Synairgen, un médicament baptisé SNG001 réduirait de 79% le risque de développer une forme sévère du Covid-19. Même si cette étude n’a été réalisée que sur un échantillon réduit de patients et n’a fait l’objet d’aucune évaluation par un comité de lecture, elle pourrait révolutionner la manière dont le Covid-19 est traité. «Les résultats confirment notre conviction que l’interféron bêta […] présente un potentiel énorme comme traitement par inhalation pour restaurer la réponse immunitaire des poumons, en améliorant la protection, en accélérant la récupération et en contrant l’impact du virus Sars-CoV-2», a indiqué le Dr Tom Wilkinson, professeur de médecine respiratoire à l’université de Southampton qui a dirigé l’essai. D’après le Pr Stephen Holgate, cofondateur de Synairgen, ce traitement restaure la capacité des poumons à neutraliser le virus ou toute mutation du virus ou co-infection avec un autre virus respiratoire tel que la grippe ou le VRS, comme cela pourrait se produire en hiver en cas de résurgence du Covid-19. Jusqu’à maintenant peu de traitements se sont révélés efficace à l'exception de la dexaméthasone qui améliore la survie des patients gravement atteints et le remdesivir qui permet de réduire de quelques jours la durée d’hospitalisation mais n'a aucun effet sur la mortalité.

Abderrahim Derraji - 27 juillet 2020 17:57