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Pharmacopée marocaine traditionnelle

Vient de paraître : La pharmacopée marocaine traditionnelle DERRAJI Abderrahim - 17 septembre 2020 07:45
Vient de paraître : La pharmacopée marocaine traditionnelle

Fruit de près de 40 années de recherches sur la médecine traditionnelle communément utilisée de nos jours par les populations marocaines et toujours très vivante dans les campagnes et dans les villes, ce livre en deux volumes totalise 1370 pages et recense 1118 espèces utilisées dans les soins, d’origine végétale, minérale, animale ou industrielle, regroupées en 759 rubriques.

Cet ouvrage est une seconde édition augmentée d’un titre paru la première fois en 1997. Par rapport à la première édition, la nouvelle livraison contient 30% de données supplémentaires résultat de nouvelles enquêtes de terrain réalisées par l’auteur entre 2004 et 2017.
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#PHÉNIBUT

Phénibut : production, vente achat interdits en France Derraji Abderrahim - 17 septembre 2020 07:29
Phénibut : production, vente achat interdits en France

Dans un point d’information daté du 16 septembre 2020, le ministère de la Santé vient d’inscrire le phénibut sur la liste des psychotropes. En faisant de la sorte, il interdit la production, la vente ou cession, l’acquisition et l’emploi de cette substance qui présente des risques graves pour la santé.

Le phénibut ou acide 4-amino-3-phenylbutanoique fait l’objet de fausses  allégations de médicament ou de complément alimentaire. Il est présenté comme un anxiolytique, hypnotique ou permettant la récupération musculaire. Il est aussi présenté comme permettant la stimulation des performances sexuelles et comme étant un produit naturel d’aide au sevrage (alcool, opiacés).

À la demande de l’ANSM, les Centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance ont mené une enquête ayant porté sur la période allant de 2007 à 2019.

Cette étude a mis en évidence une augmentation récente du nombre d’intoxications chez des usagers de phénibut (7 cas en 2019 sur un total de 14 signalements), incluant des cas de dépendance, des syndromes de sevrage parfois sévères, mais aussi des intoxications plus graves comme des troubles psychiatriques ou des comas.

Le phénibut qui est parfois consommé en association avec d’autres substances psychoactives est à l’origine de symptômes tels que des vomissements, des vertiges, une tachycardie, une anxiété, une insomnie, des hallucinations ainsi que de la somnolence et/ou un coma.

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#ANTIBIOTIQUES #AUTISME

L’ANSM met en garde sur la prescription hors AMM des antibiotiques chez les enfants atteints d’autisme Derraji Abderrahim - 16 septembre 2020 06:39
L’ANSM met en garde sur la prescription hors AMM des antibiotiques chez les enfants atteints d’autisme

Dans un communiqué du 15 septembre 2020, l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique qu’elle a été alertée sur la prescription hors AMM d’anti-infectieux (antibiotiques, antifongiques, antiparasitaires et antiviraux) durant de longues périodes ainsi que des spécialités destinées au traitement des intoxications aux métaux lourds (chélateurs).  

L’Agence française rappelle qu’en l’absence de données cliniques, le recours à ces médicaments n’est pas recommandé dans la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme par la Haute autorité de la santé (HAS).

Ces médicaments présentent en plus des risques de survenue d’effets indésirables, en particulier lors d’une exposition au long cours. Ces médicaments peuvent être à l'origine d'effets digestifs, des troubles cardiovasculaires et des troubles cutanés. Chaque anti-infectieux peut également donner des troubles qui lui sont spécifiques, sans compter que l’utilisation d'antibiotiques sur une durée longue va contribuer à l'émergence d'une antibiorésistance qui diminuera l’efficacité du traitement en cas d’infection avérée.

Suite à cette alerte et après avoir mené des investigations, l’ANSM vient d’informer le Conseil de l’Ordre des médecins, le Conseil l’Ordre des pharmaciens, la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM)  et le procureur de la République de ces faits.

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ASTRAZENECA

Candidat vaccin anticovid-19 : AstraZeneca reprend son essai clinique. Abderrahim Derraji - 15 septembre 2020 19:52
Candidat vaccin anticovid-19 : AstraZeneca reprend son essai clinique.

Après avoir annoncé le 9 septembre 2020 la suspension de l’essai clinique mené chez 30.000 volontaires dans le cadre du développement d’un vaccin contre le Sars-CoV-2 en collaboration avec l’Université d’Oxford, AstraZeneca vient d’annoncer qu’il a obtenu le feu vert des autorités sanitaires britanniques pour reprendre l’essai clinique à nouveau.

L’essai en question a été suspendu suite à l’apparition d’une «maladie potentiellement inexpliquée» chez une personne qui a reçu une dose du candidat vaccin AZD1222. 
Malgré cette suspension, AstraZeneca projette de délivrer un vaccin efficace d’ici la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. À ce jour, AZD1222 est le candidat vaccin le plus avancé contre le Sars-CoV-2.

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ÉLECTIONS

Silence, on contourne ! Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:50
Silence, on contourne !

Le nombre de cas de Covid-19 augmente d’une manière inquiétante au Maroc.  Le nombre de nouveaux cas de Sars-CoV-2 et de décès annoncés chaque semaine nous fait presque regretter les chiffres annoncés une semaine auparavant. Les autorités essayent désespérément d’inverser cette tendance en limitant les déplacements de la population et en lui imposant le port du masque et le respect de la distanciation. Malheureusement, l’effet escompté n’est toujours pas au rendez-vous et les indicateurs économiques nous font craindre le pire.

Cette pandémie n’a heureusement pas impacté uniformément tous les secteurs. Les opérateurs ayant anticipé la digitalisation ont pu, dans certains cas, tirer leur épingle du jeu. Mais en ce qui concerne notre profession, rien ne va plus ! Le retard pris par nos instances en matière de digitalisation nous prive aujourd’hui d’une plateforme à même d’informer correctement les pharmaciens et de garantir des services nécessitant actuellement leur déplacement aux sièges des Conseils régionaux et du Conseil national. Cette plateforme pourrait également nous permettre d’organiser nos élections à distance et d’éviter au passage des déplacements inutiles, coûteux et périlleux.

Ce retard de digitalisation compromet la continuité des services assurés par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens.

En effet, depuis la fermeture de la Maison du pharmacien de Hay Riad, les nouveaux diplômés sont dans l’incapacité d’entreprendre les démarches nécessaires à l’obtention de l’autorisation d’exercer la pharmacie.



Pourtant, les Conseils régionaux ne manquent pas de moyens. Les 720.000 DH de cotisations versés par les pharmaciens d’officine annuellement suffisent largement pour que les instances ordinales se dotent des outils les plus modernes et les plus performants pour optimiser leur fonctionnement, améliorer leurs services et permettre d’organiser les élections à distance.

Faut-il le rappeler, les dernières élections des Conseils régionaux datent de 2015. Depuis cette date, les pharmaciens d’officine n’ont organisé ni les élections de mi-mandat, ni celles de fin de mandat, ce qui n’est pas le cas des pharmaciens biologistes et des pharmaciens industriels et répartiteurs.

Aussi, les pharmaciens, qui passent par une phase de doute particulièrement compliquée, continuent à se demander jusqu’à quand certains syndicats continueront à voir dépérir leur profession sans piper mot ? Le mutisme des instances et l’attentisme et le nihilisme d’un large pan de la base sont en train d’anéantir une profession qui a, plus que jamais, besoin d’une vraie réforme dont dépend sa pérennité.

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Autres articles

France : l’Académie de médecine veut limiter le remboursement de l’antibiothérapie curative à 7 jours

Sachant que «l’immense majorité des infections vues en médecine de ville ou à l’hôpital sont guéries par 7 jours ou moins d’antibiotiques», l’Académie nationale de médecine (France) recommande dans un rapport, qu’elle a mis en ligne la semaine dernière, de limiter le remboursement des antibiothérapies curatives à 7 jours. Cette initiative va, selon l’Académie, permettre de réduire de 30% la consommation des antibiotiques en France et particulièrement dans la prise en charge des infections respiratoires. «Prendre des antibiotiques trop longtemps est non seulement inutile, mais aussi nuisible, car cela favorise la résistance bactérienne et augmente le risque de toxicité et les effets indésirables des antibiotiques», a indiqué l’Académie dans son rapport. La consommation d'antibiotiques en France reste très élevée et dépasse de 30% la moyenne européenne. Pour mettre fin à cette situation, l’Académie recommande de faire appel à l’aide à la prescription des antibiotiques aussi bien en milieu hospitalier qu'en ville. L’institution recommande également le renforcement de l’enseignement de l’antibiothérapie et l’accès obligatoire à un médecin référent en antibiothérapie pour tous les établissements de santé. En pratique, l’Institution préconise la mise en place d’un Centre régional de conseil à destination des praticiens de ville et d’une astreinte régionale d’infectiologie pour la nuit et les week-ends. Le rapport de l’Académie énumère d’autres recommandations comme la vaccination antigrippale annuelle obligatoire pour les personnels soignants et la vaccination contre le virus grippal et le pneumocoque des personnes âgées résidant dans les établissements de soins.

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:48
Vaccin Spoutnik-V : des résultats encourageants avec quelques inquiétudes !

La publication des résultats des phases 1 et 2 de l’essai clinique relatif au vaccin russe contre le nouveau coronavirus révèle un bilan encourageant avec quelques inquiétudes. Les études publiées suggèrent que le vaccin Spoutnik-V induit une forte réponse immunitaire et ne donne pas d'effets secondaires majeurs. Cet optimisme affiché par les chercheurs est à relativiser. Des experts pointent du doigt les données présentées par les chercheurs du Centre de recherche Gamaleya. Cette publication nous apprend que les deux premières phases de l'essai clinique ont été menées sur quelques 76 patients à l'hôpital Burdenko et à l'Université Sechenov de Moscou. Les chercheurs avaient indiqué auparavant que le vaccin russe fait appel à deux adénovirus qui contiennent le gène codant la glycoprotéine S du virus Sars-CoV-2. L’article publié par «The Lancet» indique que l’approche adoptée par les chercheurs aurait fonctionné. Les sujets vaccinés par deux adénovirus avec 21 jours d'intervalle présentaient une réponse immunitaire bien plus importante que les personnes qui n’ont reçu qu’un des deux composants du vaccin. La double vaccination paraît efficace, puisqu’elle induit la production d’anticorps neutralisants et permet la prolifération de cellules immunitaires, y compris des lymphocytes T cytotoxiques. La double vaccination est aussi à l’origine de la sécrétion d'interféron gamma, cytokine produite par les lymphocytes. L'interféron gamma joue un rôle essentiel dans la réponse immunitaire. D’après la publication, aucun participant n'aurait développé d'effets secondaires majeurs, mis à part des effets communs aux autres vaccins comme la fièvre, les maux de tête et la douleur au site d'injection. L’analyse de cet article révèle, cependant, que le suivi des sujets vaccinés n’a été effectué que sur une durée de 42 jours. Elle révèle aussi que le nombre de participants reste très bas (76 au total, mais seulement 40 ont reçu les deux doses du vaccin). Le fait que les participants soient homogènes (hommes : 70% ; blancs : 97%) et jeunes (moyenne d'âge autour de 27 ans)) devrait également nous interpeller. Il est de ce fait impossible de conclure que le vaccin est sûr. Pour pouvoir l’affirmer, il faut mener des études bien plus larges. «Nous espérons qu'il n'y a pas d'effets secondaires à long terme, mais nous ne le savons pas encore. Nous allons le tester chez 40.000 participants lors de la phase 3 de l'étude», a affirmé Kirill Dmitriev, président du Fonds d'investissement du gouvernement russe (RDIF), qui a financé cette recherche.

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:43
Un pneumologue anti-masque convoqué par le Conseil de l’Ordre

Le Conseil départemental de l'Ordre des médecins vient de convoquer le docteur Patrick Bellier, un pneumologue de Sainte-Foy-lès-Lyon, pour avoir refusé que des patients portent un masque. «Je ne suis pas un extrémiste, mais porter un masque, c'est inutile et ça m'emmerde !» Aurait déclaré le docteur Patrick Bellier. La présidente du Conseil qui a reçu des plaintes des patients a rappelé que son instance va dans un premier temps se contenter «d'entendre» le pneumologue. «Les 7.000 cas détectés quotidiennement ces derniers temps sont des porteurs sains» qui favorisent «l'évolution du virus vers une forme non pathogène», a indiqué le docteur Patrick Bellier. Il a également affirmé que «rendre le port du masque obligatoire empêche la protection de masse». Pour ce praticien, l'épidémie actuelle s'éteindra «toute seule», à l'image de la grippe espagnole au début du XXe siècle.

DERRAJI Abderrahim - 13 septembre 2020 19:40
Sothema : fin de commercialisation d’Atarax 25 mg comprimé et disponibilité de Taraxet 25 mg comprimé

Les laboratoires Sothema, en qualité de détenteur d’AMM, ont adressé un mailing au professionnel de santé les informant du retrait commercial du marché marocain de la spécialité Atarax qui se présente sous forme d’une boite de 30 comprimés pelliculés dosés à 25 mg en hydroxyzine. Sothéma indique également que cette décision fait suite à la demande de son partenaire qui détient les droits d’exploitation d’Atarax dans la zone MENA. Le mailing indique également que la spécialité pharmaceutique Taraxet, qui se présente sous forme d’une boîte de 30 comprimés pelliculés dosés également à 25 mg en hydroxyzine, est désormais disponible sur le marché marocain et peut être proposée en remplacement.  

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:38
Médicament : fin du monopole de l'Agence kényane du médicament

Suite au détournement des fonds alloués à la lutte contre le nouveau coronavirus, les gouverneurs des Comtés réunis dans le cadre d’une réunion extraordinaire, ont jugé l’Agence nationale du médicament (Kemsa) d’incompétente. Ils ont, de ce fait, décidé de mettre fin à son monopole et de faire appel à d’autre fournisseurs indépendants. Pourtant, un décret a bel et bien été adopté par le Parlement garantissant à l’Agence Kényane le monopole pour la distribution des médicaments. Le décret en question prévoit même une amende conséquente et deux ans de prison pour toute personne qui enfreindrait cette loi. Les gouverneurs estiment que cette loi doit être abrogée, d'autant plus la pandémie actuelle a mis à nu l’incapacité de cette agence à approvisionner, dans les temps, les différents hôpitaux du pays aussi bien en matériel, qu'en médicaments.  Par ailleurs, plusieurs dirigeants de la Kemsa ont déjà été limogés à la suite du détournement de 400 millions de dollars de fournitures médicales destinées à lutter contre le virus.

Abderrahim DERRAJI - 10 septembre 2020 18:32
L’ADLC condamne Novartis, Roche et Genentech à payer une amende de 444 millions d’euros.

Novartis, Roche et Genentech vont devoir payer une amende de 444 millions d’euros pour avoir cherché à «préserver» les ventes d’un médicament indiqué dans la prise en charge de la dégénérescence maculaire (DLMA) au détriment d’une autre spécialité pharmaceutique moins chère.  «C’est l'une des plus importante sanctions prononcées par l’Autorité de la concurrence (ADLC)», la présidente de l’ADLC Isabelle de Silva, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 9 septembre. «Les laboratoires Genentech, Novartis et Roche ont mis en œuvre un ensemble de comportements (abus de position dominante collective) visant à préserver la position et le prix du Lucentis, en freinant l’utilisation hors autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’anticancéreux Avastin» a-t-elle ajouté. Les médecins se sont rendus compte qu’Avastim, un anticancéreux qui coûte 30 fois moins cher que Lucentis pouvait être utilisé hors AMM dans la prise en charge de la DMLA. D’après l’ADLC, «Novartis, Roche et Genentech ont par ailleurs été sanctionnés pour avoir mis en œuvre un ensemble de comportements de blocage et pour avoir diffusé un discours alarmant, et parfois trompeur, auprès des autorités publiques sur les risques liés à l’utilisation d’Avastin pour le traitement de la DMLA». L’ADLC estime que «les pratiques en cause sont particulièrement graves, car elles sont intervenues dans le secteur de la santé, où la concurrence est limitée, et plus spécifiquement, dans un contexte de débat public sur l’impact sur les finances sociales du prix extrêmement élevé du Lucentis», médicament qui est pris en charge à 100 %.

Abderrahim DERRAJI - 09 septembre 2020 20:19
AstraZeneca suspend les essais cliniques de son vaccin contre la Covid-19

Le groupe pharmaceutique AstraZeneca a décidé, le 8 septembre, de suspendre les essais cliniques de son candidat vaccin contre la Covid-19 en raison de l'apparition d'une «maladie potentiellement inexpliquée», sans doute un effet secondaire grave, chez un participant des participants à cet essai. Ce groupe pharmaceutique menait ses essais sur des dizaines de milliers de volontaires. 

Abderrahim DERRAJI - 09 septembre 2020 18:54
Retrait de l’AMM d’Esmya en Europe

Suite à la réévaluation du rapport bénéfice/risque de la spécialité pharmaceutique Esmya®, le comité européen de pharmacovigilance (PRAC) a confirmé le grave risque hépatotoxique de ce médicament à base d’ulispristal indiqué dans le traitement du fibrome utérin. Le PRAC a recommandé le retrait définitif de son AMM européenne. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) avait tiré la sonnette d’alarme en 2017 en raison de l'hépatotoxicité d'Esmya. Des mesures de réduction des risques incluant une surveillance hépatique, une restriction de l’indication et une nouvelle contre-indication avaient été mises en place dès 2018.  Ces mesures n’ont malheureusement pas pu éviter la survenue d’un nouveau cas d’hépatite fulminante chez une femme traitée par ce médicament. C’est ce qui a motivé la suspension de son AMM européenne en mars 2020. Les recommandations du PRAC sont soumises à l’approbation du Comité des médicaments à usage humain (CHMP). Il est à noter que le principe actif d’Esmya est également contenu dans le médicament EllaOne qui est utilisé en une seule prise dans le cadre de la contraception d’urgence. Aucun cas de lésion hépatique grave n'a été signalé avec EllaOne à ce jour, et aucun élément n’a été identifié par l’Agence européenne des médicaments en faveur d’un risque hépatique dans le contexte d’utilisation d’EllaOne.  

Abderrahim DERRAJI - 08 septembre 2020 22:34
Un nouveau bureau à la tête de l'Ordre tunisien

Dans un communiqué du 7 septembre, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a annoncé la composition du nouveau bureau du CNOPT. La nouvelle équipe se compose comme suit : Président : Ali Bsila Vice-président : Souhir Mahfoudh Secrétaire général : Mondher Akremi Secrétaire général adjoint : Skander Chahloul Trésorier : Walid Boubaker Trésorier adjoint : Aymen Skander Assesseurs : Mehrez Bouothmani, Hazem El Ghoul, El Khansa Ennouichi, Mariem Hached et Nouefel Nabli. Toutes nos félicitations au nouveau bureau du CNOPT et à leur tête le président Dr. Ali Bsila.

Abderrahim DERRAJI - 07 septembre 2020 21:18
L’hydroxychloroquine peut prévenir les accidents de trottinette ?

Pas une semaine ne passe sans qu’il n’y ait de nouvelles publications vantant les mérites de l’hydroxychloroquine (HCQ) dans la prise en charge des patients affectés par le nouveau coronavirus, ou démontrant son inefficacité, voire sa toxicité cardiaque chez les malades traités. Or, il ne s’agit pas de n’importe quel médicament ! Certains pays comme le Maroc l’ont adopté dans leurs protocoles de prise en charge des patients Covid-19+. Ces études et les interprétations qui en sont faites ont divisé les professionnels de santé en deux clans : les pro-HCQ et les anti-HCQ. Elles ont aussi semé le flou dans l’esprit de la population qui a tendance à rallier les pro-HCQ, d’autant plus que les adeptes des théories du complot les opposent aux «Big pharma». Le climat apaisé qui aurait dû prévaloir pour évaluer en toute sérénité l’apport de cette molécule dans la prise en charge des Covid-19+ a fait place à un débat passionnel où les évidences scientifiques ont de moins en moins droit de cité. Il faut dire aussi que certains articles publiés par des revues de renommée ont créé un climat délétère qui a aggravé la situation, à l’exemple de l’étude publiée dans «The Lancet» le 22 mai dernier. Les auteurs de cette publication, qui a été présentée comme étant la plus grande étude jamais menée au sujet de l’HCQ, ont conclu que «La prise d’hydroxychloroquine et de chloroquine augmenterait le risque d’arythmie cardiaque et de décès.» L’annonce des résultats de cette étude ont provoqué un vrai séisme. Par mesure de précaution, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de suspendre provisoirement les essais cliniques concernant l’HCQ. On a ensuite assisté à un vrai coup de théâtre. Trois des quatre auteurs de la publication décriée ont demandé, le 4 juin, la rétractation de l'article en question ! Suite à l’indignation suscitée par la publication du «Lancet», l'OMS a finalement fait un pas en arrière en annonçant la reprise des essais cliniques avec l'HCQ. Selon le «New England Journal of Medicine» (NEJM), qui avait publié l’étude «Lien entre la mortalité due au Covid-19 et les maladies cardiaques», a fini par procéder à la rétractation de ces travaux. À côté de ces revues prestigieuses, on trouve certaines revues payantes qui publient à tour de bras des articles sans qu’une vraie relecture par un comité scientifique ne soit assurée. Récemment, la revue «Asian Journal of Medicine and Health» est tombée dans un «traquenard». Des chercheurs sont arrivés à lui faire publier un article loufoque intitulée  «Contrairement aux attentes, Sars-CoV-2 plus létal que les trottinettes : est-ce que l'hydroxychloroquine pourrait être la seule solution??» Ce texte, publié le 15 août et retiré ensuite du site de la revue, comporte des absurdités, avec des références médicales comme les magazines «Picsou» et «Pomme d'Api». Quant aux auteurs, on en trouve de tout, ça va de Nemo Macron (le chien du président français) à Otter F. Hantome (auteur fantôme), en passant par Sylvano Trottinetta et Manis Javanica (nom scientifique du pangolin). Ces deux exemples et tant d’autres devraient nous interpeller dans une période de tumulte où on a plus que jamais besoin d’informations crédibles et fiables au sujet des traitements pouvant nous aider à endiguer cette  pandémie. Des vaccins contre le Sars-CoV-2 vont bientôt être mis à la disposition des malades dans les prochains mois. Malheureusement, et avant même d'évaluer leur  rapport bénéfice/risque, les anti-vaccins ont commencé à distiller des informations dont la finalité est de semer le doute dans l'esprit des personnes qui peuvent être tentées par le vaccin anti-Covid-19. Quant-aux motifs, ils importent peu. On peut utiliser des anciens qui ont fait «leurs preuves», ou en fabriquer au fur et à mesure et «plus c’est gros, plus ça passe !». Bien évidemment, la critique est aisée et les réseaux sociaux sont là pour relayer l’information, ou plutôt la désinformation !

Abderrahim DERRAJI - 06 septembre 2020 19:48