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ANSM

Acétate de cyprotérone : nouvelles restrictions Abderrahim DERRAJI - 17 février 2020 12:24
Acétate de cyprotérone : nouvelles restrictions

À la suite d’une réévaluation européenne du rapport bénéfice/risque des médicaments contenant de l’acétate de cyprotérone déclenchée par l’Agence française du médicament, le Comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé cette semaine de restreindre les conditions d’utilisation de l’acétate de cyprotérone.

Au regard du risque de méningiome, le PRAC recommande ce qui suit :

- L’indication de l’acétate de cyprotérone 50 mg (Androcur et ses génériques) doit être restreinte aux hirsutismes sévères après échec des alternatives. L’indication de l’acétate de cyprotérone 50 mg et 100 mg dans le cancer de la prostate est inchangée.

- Par précaution, les médicaments à base d’acétate de cyprotérone à faibles dosages, éthinylestradiol/acétate de cyprotérone (Diane 35 et ses génériques) et estradiol/acétate de cyprotérone (Climene), doivent être contre-indiqués en cas d’existence ou d’antécédent de méningiome.

- Les principaux résultats de l’étude de l’Assurance maladie, qui détaillent le risque de méningiome en fonction de la dose et de la durée d’utilisation, doivent être mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de tous les produits contenant de l’acétate de cyprotérone.

- Les conditions de prescription et les recommandations sur le suivi des utilisateurs d’acétate de cyprotérone (50 et 100 mg) émises par l’ANSM en 2018 et 2019 restent inchangées. Pour rappel, une attestation d’information doit obligatoirement être signée chaque année par le patient et son médecin prescripteur et être remise au pharmacien pour toute délivrance de ces médicaments.

Ces recommandations seront soumises à l’approbation du groupe de coordination des procédures de reconnaissance mutuelle et décentralisée (CMDh) au mois de mars prochain. Une lettre sera aussi adressée aux professionnels de santé à l’issue de la procédure européenne afin qu’ils aient connaissance des recommandations et en informent leurs patients.

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DAR ZHOR

Inauguration de la maison Dar Zhor à Casablanca Abderrahim DERRAJI - 17 février 2020 12:19
Inauguration de la maison Dar Zhor à Casablanca

La première maison des soins de support en faveur des personnes touchées par le cancer a été inaugurée jeudi dernier à Casablanca. Il s’agit d’une initiative de Dar Zhor, une association à but non lucratif créée en 2017 pour aider les personnes atteintes de cancer à surmonter l’épreuve de la maladie. Les initiateurs de Dar Zhor visent à améliorer la qualité de vie de ces personnes aussi bien pendant la durée du traitement que durant la phase de convalescence.

L’apport de Dar Zhor s’inscrit dans un parcours de santé prenant en considération l’ensemble des besoins du malade et de ses proches tant sur les plans physique et psychologique, que social.

En pratique, elle propose un large éventail de soins : activité physique adaptée, soutien psychologique via des groupes de paroles, séances d’art thérapie, d’hypnose ou de soutien psychologique, conseil nutritionnel, soins d’onco-esthétiques, ateliers d’information sur le cancer et la gestion de certains effets secondaires des thérapies. Par contre, aucun traitement médical n’est assuré à Dar Zhor.

En 2019, quelque 400 patients ont pu bénéficier d’ateliers et de conférences organisés par une équipe de bénévoles composées de plus de 20 experts de l'accompagnement notamment des médecins psychologues, des psychothérapeutes, des enseignants sportifs, des diététiciennes et des onco-esthéticiennes.

L’Association Dar Zhor projette d’ouvrir des maisons Dar Zhor dans certaines grandes villes du Royaume pour faire profiter la plupart des régions de ses services et activités.

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Ministre de la Santé

France : Le Dr Olivier Véran devient ministre de la Santé Abderrahim DERRAJI - 17 février 2020 12:15
 France : Le Dr Olivier Véran devient ministre de la Santé

Le Dr Olivier Véran, neurologue du CHU de Grenoble, qui était jusque-là député LREM (La République en marche) de l'Isère et co-rapporteur du projet de loi sur les retraites, vient d’être nommé ministre des Solidarités et de la Santé en remplacement d’Agnès Buzyn qui a vient de présenter sa candidature pour la mairie de Paris.

«Sur la proposition du premier ministre, le président de la République a mis fin, sur sa demande, aux fonctions d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé. Olivier Véran est nommé ministre des Solidarités et de la santé», a indiqué hier un communiqué de presse succinct de l'Élysée.

Ce jeune médecin socialiste s’est retrouvé à l’Assemblée en mai 2012 quand Geneviève Fioraso, dont il était le suppléant, a été nommée au gouvernement.

Après avoir siégé trois années durant au Palais Bourbon, il est devenu conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Il a eu également la charge de plusieurs fonctions syndicales au cours de son parcours.

Ce ministre de Santé âgé à peine de 40 ans va devoir faire face à la lutte contre l’épidémie du COVID-19 et au débat houleux sur les retraites.

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CONSEIL DE L'ORDRE

Des Ordres et des conseils ! Abderrahim DERRAJI - 17 février 2020 12:04
Des Ordres et des conseils !

Au mois de novembre 2017, notre rédaction avait publié un éditorial intitulé «Élections ordinales : Chacun voit midi à sa porte !» Par cet écrit, nous avions essayé de mettre la lumière sur les dysfonctionnements engendrés par les éternels blocages et reports que connaissent les élections ordinales.

Nul ne peut ignorer que sans la dissolution des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine, ces derniers n’auraient pas pu élire, par eux-mêmes, un bureau à la tête de leur Conseil national de l’Ordre (CNOP).

En effet, le ministre de la Santé de l’époque avait procédé à la dissolution des deux Conseils régionaux et à la nomination d’une Commission spéciale provisoire chargée d’organiser les élections des Conseils de l’ordre. Et ce n’est finalement qu’après plusieurs mois que les pharmaciens ont pu élire leurs conseillers ordinaux. Les membres du bureau des quatre conseils spécialisés ont, à leur tour, formé un bureau à la tête du CNOP au mois de juillet 2015. Les pharmaciens s’étaient tous, ou presque, mis à espérer des jours meilleurs, d’autant plus que les élections se sont globalement bien déroulées.

Malheureusement, la chkoumoune semble toujours là ! Les dysfonctionnements et les interférences entre organismes professionnels ont repris de plus belle à l’heure où la profession a besoin d’un conseil fort pour espérer relever les nombreux défis se dressant devant les pharmaciens.

Mais depuis quelques mois, rien ne va plus entre le président du CNOP et les présidents des Conseils régionaux. Ces derniers ont tenté en vain d’organiser les élections tandis que le président du CNOP a préféré les reporter, le temps que la Loi 98.18 relative à l’Ordre national des pharmaciens soit publiée. Ce texte comportant 101 articles abrogera la Loi n° 1-75-453 du 17 décembre 1976, texte ne permettant plus au Conseil de l’Ordre d’avoir un fonctionnement en phase avec les missions qui lui incombent. Ce projet de loi va imposer plus de transparence dans la gestion du Conseil de l’Ordre, une régionalisation plus efficiente de cette instance et un nouveau mode de scrutin à même de contribuer à renforcer la légitimité des conseillers ordinaux.

La loi en question est actuellement en discussion au parlement avec un risque de la voir adoptée avec certaines dispositions pouvant aliéner l’indépendance de l’Ordre des pharmaciens.

Bien que l’adoption de cette loi ne va pas tarder à voir le jour, il n’empêche que tant qu’elle ne l’est pas, le doute continuera à planer sur la légitimité des représentants des pharmaciens d’officine, d'autant plus que les pharmaciens fabricants et répartiteurs et les pharmaciens-biologistes ont organisé, samedi dernier, leurs élections.

Les bureaux issus de ces élections vont, une fois de plus, devoir attendre que les officinaux organisent leurs élections. Et pour peu qu’un des nouveaux membres des deux Conseils ayant organisé leur élection fasse partie des membres élus qui devront siéger au national, le fonctionnement du CNOP ne sera plus en conformité avec la Loi n° 1-75-453 du 17 décembre 1976.

Sans vouloir porter de jugement sur les membres du Bureau du CNOP ou des Conseils régionaux qui ont certainement des arguments à faire valoir, on peut légitimement nous poser des questions sur ce mal qui gangrène tant nos instances. Un mal qui handicape de plus en plus la pharmacie d’officine, voire tout le secteur pharmaceutique…
PharmaNEWS 523 Compléte : 
https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/pharmaNEWS523.pdf

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RUPTURE DE STOCK

Le Covid-19 pourrait provoquer des pénuries de médicaments ? Abderrahim DERRAJI - 13 février 2020 21:22
Le Covid-19 pourrait provoquer des pénuries de médicaments ?

Les laboratoires européens suivent de près la situation en Chine en raison des perturbations d’approvisionnement en matières premières que pourrait provoquer l’épidémie du coronavirus covid-19.

"Pour les approvisionnements, nous suivons de près la situation pour nous assurer qu'il n'y a pas de discontinuité", a indiqué à l'AFP la porte-parole de Sanofi .

Le groupe britannique GSK qui, lui aussi, surveille de près la situation se veut rassurant. Quant au Gouvernement britannique, il a incité  les laboratoires pharmaceutiques à conserver autant que possible les stocks qu'ils avaient constitués en prévision d’éventuels perturbations qui seraient liées au Brexit.

80% des matières premières nécessaires à la production des médicaments au sein de l'Union européenne sont importées. 60% de ces produits importés proviennent d'Inde et de Chine.

La commissaire européenne chargée de la Santé Stella Kyriakides s’est voulue rassurante lors d’une réunion convoquée à Bruxelle pour étudier la problématique des ruptures pouvant être induite par l’épidémie qui sévit actuellement en Chine. Stella Kyriakides, affirme «qu'il n'y avait pas jusqu'à présent de pénurie de médicaments rapportée», alors que plusieurs pays se sont inquiétés d'un tel risque si l'épidémie perdurait.

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Autres articles

France : Certains médicaments seront vendus à l’unité

Les députés français ont donné leur feu vert le vendredi dernier pour une possible vente à l'unité des médicaments. Par cette approbation, ils ont rendu effective un des engagements de campagne d'Emmanuel Macron qui vise à réduire le gaspillage des médicaments. Cette loi qui pourrait rentrer en vigueur dès le 1er Janvier 2022, prévoit la délivrance de certains médicaments en officine à l'unité seulement lorsque leur forme pharmaceutique le permet. Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique a défendu cette mesure tout en affirmant que les décrets d'application de cette loi feront l'objet d'une «concertation avec les différentes parties prenantes» .

Abderrahim DERRAJI - 12 février 2020 16:48
Le ras-le-bol des pharmaciens !

Les pharmaciens se sont déplacés, aujourd'hui  en grand nombre à Rabat pour prendre part à un sit-in qui a eu lieu devant le ministère de la Santé. Cette action initiée par la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, a pour but d’attirer l’attention des pouvoirs publics et des décideurs de tous bords sur la situation chaotique que vit le pharmacien d’officine. Cette situation nécessite aujourd'hui des mesures urgentes afin de contrecarrer la baisse du revenu du pharmacien engendrée essentiellement par le non-respect du circuit légal de distribution des médicaments et des produits de santé et par l'entrée en vigueur d’un nouveau mode de fixation des prix des médicaments sans mettre en application les mesures compensatoires promises aux pharmaciens. El Houssaine Louardi a fait savoir aux pharmaciens qu'il y aura une augmentation des volumes des ventes des médicaments, mais la consommation moyenne des marocains en médicaments depasse à peine les 400 dirhams, soit neuf boîtes de médicaments par habitant et par an. Les pharmaciens auraient dû également récupérer les dispositifs médicaux et les autres produits échappant au circuit légal de distribution du médicament. Malheureusement, ce n’est toujours pas le cas. D’autres revendications ont été scandées aujourd’hui haut et fort comme la couverture médicale et la retraite. Malgré la nouvelle constitution qui a consacré la santé comme un droit pour tous les citoyens marocains, les pharmaciens et les médecins qui passent le plus clair de leur temps à soigner leurs concitoyens n’ont toujours pas de couverture médicale. Les officinaux attendent aujourd’hui que le minisère de de tutelle s’intéresse à la profession et espèrent qu’il finira par rende effectives les recommandations des commissions mixtes nommées par son prédécesseur pour régler les problématiques de la profession. Affaire à suivre … Sit-in en photos : lien

Abderrahim DERRAJI - 10 février 2020 19:27
Vente en ligne des médicaments en France : Une loi qui inquiète les pharmaciens !

Depuis que le projet de loi ASAP, «Accélération et simplification de l'action publique», a été présenté mercredi dernier au Conseil des ministres, les pharmaciens d’officine français ne décolèrent pas. Ces derniers redoutent que l’assouplissement des conditions de vente en ligne des médicaments que ce texte prévoit contribue à l’ubérisation de la pharmacie. En effet, ce projet porté par Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, facilite, dans son article 34, les conditions d'ouverture des plateformes de vente en ligne de médicaments sans ordonnance. Selon Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO), le stockage de ces médicaments en dehors des officines ouvre la voie à l'ubérisation et la marchandisation de la vente des médicaments. Les choses semblent donc se compliquer pour les pharmaciens d’officine de l’Hexagone, d’autant plus que l’autorité de la concurrence s’est prononcée, l’année dernière, en faveur de la vente des médicaments en grandes surfaces, sans compter que le géant du e-commerce Amazone a lancé sa nouvelle marque Amazon Pharmacy. Carine Wolf-Thal, présidente de l’Ordre des pharmaciens, a demandé le retrait pur et simple de ce texte qui n'apporte, selon elle, aucune garantie de sécurité, notamment en ce qui concerne les données personnelles. La présidente de l’Ordre s’interroge également au sujet du statut des pharmaciens travaillant pour le compte de ces plateformes de vente en ligne. Seront-ils rattachés à une officine physique ou pas ? Les acteurs de la grande distribution et du commerce en ligne sont particulièrement intéressés par le marché du médicament. Bien évidemment, dans un premier temps, ils se contenteront des médicaments en accès direct, sans prescription médicale, qui représentent, à eux seuls, pas moins de 2 milliards d'euros de chiffre d’affaires. Or, les médicaments à prescription facultative en accès libre ne sont pas des produits dénués de toxicité. À titre d’exemple, le paracétamol et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et aspirine), qui figurent parmi les médicaments les plus vendus, peuvent être à l’origine d’effets indésirables pouvant être graves si leurs conditions d’utilisation ne sont pas respectées. D’ailleurs, depuis le 15 janvier  2020, les pharmaciens sont tenus de ne plus les laisser en accès libre. Ils ont l’obligation de les placer derrière leur comptoir. Le projet de loi décriée par toute la profession est en porte à faux avec les déclarations du ministre des Solidarités et de la santé qui vont toutes dans le sens du renforcement du rôle du pharmacien dans la prise en charge du patient. Une fois de plus, les pharmaciens auront à défendre la pérennité de leur profession. Faut-il le rappeler, en 2014, lorsque le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, avait déjà tenté de s’attaquer au monopole des pharmaciens, ces derniers n’avaient eu qu’à baisser le rideau durant une journée pour lui faire changer d’avis. Au Maroc, bien que le statut du médicament-conseil soit toujours dans les tiroirs du ministère de la Santé et bien qu’aucun texte concernant la vente en ligne des médicaments ne soit à l’ordre du jour, les pharmaciens doivent absolument rester vigilants. Malheureusement, le non-respect du monopole du pharmacien et du circuit de distribution des médicaments et les luttes intestines empêchent la profession de se projeter dans l’avenir et préparer la pharmacie et le pharmacien de demain. Autrement dit, tant que la profession a le «nez dans le guidon», elle ne pourra pas anticiper les mutations que connaîtra le secteur de la distribution du médicament, secteur où le danger peut surgir à tout moment et surtout de là où on l’attendent le moins !

Abderrahim DERRAJI - 10 février 2020 08:54
Coronavirus : plus de 800 morts !

D’après les autorités sanitaires chinoises, l'épidémie de coronavirus qui sévit actuellement en Chine continentale a été à l’origine de 89 décès supplémentaires rien que samedi dernier. Par ce bilan, ce virus vient de dépasser le bilan de l'épidémie du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait frappé, en 2002 et en 2003, de nombreux pays. En effet, 811 décès et 37.198 cas de contamination ont été comptabilisés en Chine continentale par la Commission nationale de la santé, alors que le nombre de décès causés par l'épidémie du SRAS était de 774. Le coronavirus touche actuellement une vingtaine de pays notamment le Japon, pays dont le ministère de la Santé a déclaré samedi dernier que trois cas de contamination supplémentaires ont été confirmés parmi les passagers d'un navire de croisière depuis le début de la semaine. Cela porte à 64 le nombre de personnes infectées sur le bateau en question. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s’apprête à envoyer, aujourd’hui ou demain, une équipe d'experts chargés d'enquêter sur le coronavirus. Pour information, 332 contaminations ont été recensées hors de Chine continentale. Celles-ci se répartissent dans 27 pays et régions. Jusqu’au vendredi dernier, il n’y a eu que 2 cas mortels du coronavirus 2019-nCoV signalés hors de la Chine continentale, à Hong Kong et aux Philippines.

Abderrahim DERRAJI - 10 février 2020 08:49
L’Institut Pasteur pourrait mettre à disposition un vaccin contre le coronavirus en moins de 20 mois

Selon le directeur scientifique de l’Institut Pasteur, Christophe D’Enfert, la réussite rapide par les équipes de l’Institut à isoler le Coronavirus, à le mettre en culture et à procéder au séquençage complet de son génome permettrait à l'Institut de mettre à disposition un vaccin contre le coronavirus 2019-nCoV d’ici une vingtaine de mois. Pour se faire, l’Institut Pasteur a mis sur pied une équipe de recherche dédiée qui sera chargée d’envisager des travaux à visée diagnostique, thérapeutique et prophylactique. Pour développer ce vaccin, l’Institut fera appel à une souche atténuée de la rougeole qui a été utilisée dans le cadre de la lutte contre le SRAS-CoV et le MERS-CoV. Quelques mois seront ensuite nécessaires pour la production du virus. Les essais cliniques pourront débuter d’ici la fin de l’été 2020, quant à la production du premier lot, elle pourra être effective à partir de l’été 2021. Les États-Unis, la Chine et l'Australie sont également en train de travailler sur un vaccin contre le coronavirus 2019-nCoV qui est très attendu par la communauté internationale qui ne dispose toujours pas d’un médicament efficace contre ce virus.   

Abderrahim DERRAJI - 10 février 2020 08:47
Coronavirus 2019-nCoV : le Dr Li Wenliang n’est plus

Le Dr Li Wenliang, ophtalmologue chinois qui avait alerté au mois de décembre 2019 sur l'apparition d'un coronavirus dans le centre du pays, vient de décéder suite à sa contamination par un patient, à Wuhan. Âgé de seulement 34 ans, le Dr Li Wenliang, qui est considéré sur la Toile comme un vrai héros, est mort à l'Hôpital central de Wuhan, ville de 11 millions d’habitants qui vivent coupée du reste du monde depuis le 23 janvier. Le Dr Li Wenliang avait été accusé de propager des rumeurs par la police chinoise, après avoir alerté sur l'apparition de ce nouveau virus. Dans un communiqué, l'organe du Parti communiste chinois (PCC) chargé de lutter contre la corruption a annoncé l'envoi d'une équipe à Wuhan «pour mener une enquête exhaustive sur les circonstances entourant le docteur Li Wenliang, telles qu'elles ont été rapportées par les masses». Si la mairie de Wuhan a présenté ses condoléances à la famille du médecin et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réagi, sans attendre la confirmation du décès du jeune ophtalmologue, le Gouvernement central n'avait toujours pas réagi vendredi en milieu de journée.

Abderrahim DERRAJI - 10 février 2020 08:46
Valproate et dérivés : des cas d’exposition des femmes enceintes persistent !

Dans un point d’information daté du 4 février, l’ANSM rappelle que l’exposition au valproate des femmes en âge de procréer et pendant la grossesse a fortement baissé grâce à la mise en place des mesures visant à limiter cette exposition. Cependant, l’Agence française déplore l’existence de naissances d’enfants issus de mères exposées au valproate pendant la grossesse malgré les risques malformatifs et neuro-développementaux induits par l’exposition in utero au valproate et de ses dérivés. Ces médicaments  sont formellement contre-indiqués pendant la grossesse dans l’indication troubles bipolaires et ne peut être utilisé chez les femmes enceintes épileptiques qu’en l’absence d’alternative thérapeutique. L’ANSM a rappellé que selon de nouvelles données sur l’exposition aux médicaments contenant du valproate ou un dérivé (Depakine, Depakine Chrono 500, Micropakine, et génériques, Depakote, Depamide) sur la période de 2013 à 2019, le nombre de grossesses exposées au valproate a diminué de près de de -76 % dans l’épilepsie et – 82 % dans les troubles bipolaires, passant de 1 044 grossesses en 2013 à 224 (dont 138 dans l’épilepsie et 86 dans les troubles bipolaires) en 2018. Une part croissante de ces grossesses exposées a été interrompue (interruptions volontaires ou médicales).

Abderrahim DERRAJI - 06 février 2020 16:52
Vente en ligne de médicaments en France : les pharmaciens rejettent le projet de loi ASAP

Le projet de loi ASAP « Accélération et simplification de l'action publique » qui a été présenté le 6 février 2020 en Conseil des ministres, a fâché toute la profession en France. Agnès Firmin Le Bodo, députée MoDem de Seine-Maritime et pharmacienne, a envoyé un courrier au président de la République pour lui exprimer son opposition à tout assouplissement des conditions de vente en ligne pour les médicaments. Pour Agnès Firmin Le Bodo on assiste à un «télescopage malheureux entre ce que veut le ministère de la Santé et ce que souhaite le ministère de l'Économie et des Finances»  « Je suis contre la libéralisation de la vente en ligne des médicaments envisagée par le Gouvernement. Les patients ont besoin d’une pharmacie de proximité garantissant la sécurité sanitaire et l’accès aux médicaments sur l’ensemble du territoire avec des conseils adaptés. », a déclaré dans un tweet Xavier Bertrand, actuel président de la région Hauts-de-France et ancien ministre de la Santé. Quant à la présidente de l’Ordre des pharmaciens Carine Wolf-Thal, elle a demandé le retrait pur et simple de ce texte qui n'apporte « aucune garantie de sécurité ».

Abderrahim DERRAJI - 06 février 2020 16:18
Xeljanz (tofacitinib) : nouvelles recommandations

Dans un point d’information du 6 février 2020, l’ANSM recommande aux spécialistes en rhumatologie, dermatologie et hépato-gastro-entérologie et aux pharmaciens hospitaliers d'utiliser le médicament Xeljanz (tofacitinib) avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque connus de thrombose, quelle que soit l'indication et la posologie. En dehors des cas où on ne dispose pas d’alternative thérapeutique, l’Agence française ne recommande pas, non  plus, le recours au tofacitinib à la posologie de 10 mg deux fois par jour pour le traitement d'entretien chez les patients atteints de rectocolite hémorragique (RCH), présentant des facteurs de risque de thrombose.   Ces recommandations font suite à la réévaluation du rapport bénéfice/risque de Xeljanz (tofacitinib) par l’Agence européenne des médicaments (EMA).  

Abderrahim DERRAJI - 06 février 2020 15:08
Innovation en santé : Sanofi lance quatre nouveaux challenges aux start-ups africaines

À l’occasion de VivaTech, qui saura lieu à Paris du 11 au 13 juin 2020, Le Groupe Sanofi lance quatre challenges aux start-ups africaines dans le but trouver des solutions innovantes pour améliorer l’accès aux soins et transformer l’écosystème de santé en Afrique. Les quatre challenges visent à identifier, sélectionner et accompagner les projets les plus aboutis et soutenir les entrepreneurs les plus audacieux et les plus innovants, dans la réalisation de projet à même de créer un écosystème de santé au service du patient et impliquant tous les intervenants du secteur : autorités publiques, entreprises privées, start-ups, etc. Cette édition 2020 marquera la troisième année de présence de Sanofi sur Africatech, l’espace dédié au continent africain de Viva Technology. Le premier challenge concerne le e-carnet de santé de demain, un outil qui permettra aux patients d’accéder à leur information de santé et prendre des décisions personnalisées avec leurs professionnels de santé. Le deuxième challenge vise la mise en place d’outils permettant d’aider les systèmes de santé à passer d’une gestion manuelle à une solution logistique optimisée sur les lieux de soins. Ces solutions logistiques numérisées permettraient d’optimiser la chaîne d’approvisionnement, renforcer la traçabilité des lots de produits et alléger la gestion administrative.  Quant au troisième défi, il a pour objectif d’améliorer le financement et l’impact des solutions de santé innovantes en Afrique. Le dernier challenge ambitionne d'améliorer la santé maternelle et néonatale en Afrique subsaharienne, d’autant plus que la mortalité maternelle et infantile reste une préoccupation majeure en Afrique subsaharienne et représente, selon l’OMS, deux tiers des décès maternels dans le monde. La Fondation Sanofi Espoir, avec ses partenaires locaux et mondiaux, souhaitent identifier des solutions innovantes pour inverser cette tendance. Le projet sélectionné dans le cadre de ce challenge sera d’abord testé au Sénégal avant d’être étendu à d’autres pays africains.  Sanofi sélectionnera les start-ups candidates à l’issue de la clôture des candidatures sur la plateforme web dédiée. Les projets seront évalués selon 5 critères : une preuve concrète de résultats positifs dans au moins un pays en Afrique, la maturité du projet, la pertinence de la solution, du potentiel du marché et du business model, les compétences, l’expertise et l’expérience de l’équipe et enfin les preuves scientifiques si cela est applicable. Les start-ups sélectionnées seront invitées à Paris pour Viva Technology et pourront présenter leurs solutions innovantes dans le cadre d’Africatech, l’espace dédié au continent africain de Viva Technology. Elles défendront également leurs projets devant un jury composé de représentants de Sanofi et de professionnels du secteur, et pourront faire la démonstration de leurs solutions devant le public. A l’issue de VivaTech, Sanofi évaluera avec chaque start-up les opportunités de partenariat. Cet appel à projets est gratuit et ouvert à tous. Les inscriptions peuvent se faire en ligne dès à présent sur la plateforme d’information et d’inscription : Lien : https://challenges.vivatechnology.com/en/challenges/sanofi-in-africa

Abderrahim DERRAJI - 04 février 2020 21:59