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LYRICA

Nous sommes tous en liberté provisoire ! Abderrahim DERRAJI - 20 janvier 2019 23:13
Nous sommes tous en liberté provisoire !

Le Syndicat des pharmaciens de Marrakech a adressé à ses membres un courrier les informant qu’une pharmacienne de la ville ocre a été convoquée par la Gendarmerie Royale suite «à la vente du LYRICA 150 MG à un patient sous ordonnance». Ce dernier «revend ce médicament en vrac au prix de 1.000 DH/plaquette».

Selon ce même écrit, cette pharmacienne a dispensé le produit en question après l’avoir noté sur son ordonnancier.

LYRICA est un médicament à base de prégabaline, principe actif indiqué dans la prise en charge des douleurs neuropathiques périphériques et centrales chez l’adulte, notamment les maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif. Il est aussi indiqué en cas de sciatique, lombalgie, dorsalgie, névralgie, névrite, fibromyalgie, affections des nerfs et des racines et plexus nerveux, polynévrites et autres affections du système nerveux périphérique, diabète avec ou sans complications, zona, etc.

Il est également utilisé en association dans le traitement des crises épileptiques partielles, avec ou sans généralisation secondaire et dans le traitement du trouble anxieux généralisé (TAG) chez l’adulte.

Avec ces indications et la mise sur le marché marocain de 7 génériques (33 présentations) du LYRICA, l’utilisation de la prégabaline est de plus en plus répondue, d’autant plus que les produits à base de dextropropoxyphène ont été retirés du marché et le tramadol n’est pas toujours bien toléré par les patients.




LYRICA appartient au tableau A (liste I) au même titre qu’une amoxicilline ou un contraceptif oral à une différence près, LYRICA commence à faire l’objet d’un usage récréatif qu’un grand nombre de pharmaciens ignore.

En effet, ces derniers n’ont reçu, à ce jour, aucun courrier attirant leur attention sur ce nouvel usage déviant comme cela a été le cas pour certaines benzodiazépines très prisées par les trafiquants. Pour cette famille de médicaments, les pharmaciens ont reçu des correspondances et ont même bénéficié de formations assurées par des inspecteurs en pharmacie pour leur permettre de déjouer les pièges qui peuvent surgir lors de la dispensation de tels médicaments.

Les pharmaciens ayant pris connaissance du courrier adressé par le Syndicat des pharmaciens de Marrakech ne peuvent admettre que l’une de leurs consœurs dispensant un produit du tableau «A», conformément à la législation en vigueur, puisse faire l’objet de poursuites ! Ils risquent même de s’abstenir de détenir en stock LYRICA et ses génériques, voire tous les autres psychotropes. Ceci aura de lourdes conséquences sur la prise en charge des malades qui vont se trouver privés de médicaments essentiels dont ils ne peuvent se passer.

On ose espérer que l’administration interviendra rapidement pour que la loi soit mieux comprise et appliquée, en attendant d’adresser aux pharmaciens la liste des médicaments détournés de leurs utilisations, d’accélérer la refonte de la législation relative aux substances vénéneuses et de mettre en place le plus rapidement possible l’ordonnance infalsifiable qui constitue un vrai rempart contre ces trafics.

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STAGES

Des stages croisés à l’université de Lille pour améliorer la collaboration entre médecins et pharmaciens Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2019 10:55
Des stages croisés à l’université de Lille pour améliorer la collaboration entre médecins et pharmaciens

À l’instar de la faculté de Lyon, l’université de Lille vient de lancer des stages croisés entre étudiants en pharmacie et en médecine. Et contrairement à la Faculté de Lyon où ces stages n’étaient pas obligatoires, à Lille, dès la rentrée 2019, ces stages d’observation seront systématiques et intéresseront les étudiants de la 6e de pharmacie et de l’internat de médecine générale. Les étudiants en pharmacie effectueront deux jours de stages avec les étudiants en médecine et vis versa.


Ces échanges ont pour objectif de développer la culture du dialogue entre les professionnels de santé, ce qui devrait contribuer à l’amélioration du parcours de soins.
 

Le protocole qui a adopté par la faculté de Lille et par le Conseil de l’Ordre sera transmis à tous les maîtres de stage concernés.

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PSYCHIATRIE

La maladie mentale grave peut être traitée par des médicaments utilisés dans la prise en charge d’autres pathologies Abderrahim DERRAJI - 16 janvier 2019 12:11
La maladie mentale grave peut être traitée par des médicaments  utilisés dans la prise en charge d’autres pathologies

Des chercheurs ont procédé à l’examen des dossiers de 142.691 patients en Suéde  atteints d’un trouble bipolaire, d’une schizophrénie ou d’une psychose non affective. Les auteurs de cette étude ont révélé que les malades traités par des inhibiteurs de l’hydroxy-méthyl-glutaryl-coenzyme A réductase (HMG-CoA-R), des antagonistes des canaux calciques de type L (CCTL) ou des biguanides,  présentaient des taux plus faibles d’hospitalisation psychiatrique et d’automutilation.
 

L’auteur principal de cette étude publiée dans Jama Psychiatry, Dr Joseph Hayes du Collège universitaire de Londres, estime que l’apport de ces médicaments dans la prise en charge des symptômes psychiatriques gagerait à être sérieusement évalué.

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GRÈVE

Le Syndicat des pharmaciens de Casablanca appelle à un sit-in devant le SGG Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2019 16:19
Le Syndicat des pharmaciens de Casablanca appelle à un sit-in devant le SGG

Par un courrier sous la référence  0619-AH/OA  et daté du 14 janvier 2019, le Syndicat des pharmaciens de Casablanca (SPC) appelle à un sit-in, le mardi 29 janvier 2019, devant le Secrétariat général du Gouvernement à Rabat.

D’après ce courrier : «  Par ce sit-in, les pharmaciens de la capitale économique veulent crier leur ras le bol afin de faire cesser l’anarchie créée par le non respect des horaires d’ouverture et de fermeture, le non respect de l’éthique, la déontologie et la législation régissant la profession »

Ils veulent également «  faire entendre leur voix et mettre un terme au silence complice du SGG et des autorités locales par rapport à cette impunité et cette loi de la jungle qui s’installe à cause de l’indifférence du SGG et l’autorité de tutelle ».

D’après ce même courrier, « le sit-in du 29 janvier n’est que le début d’une longue série de manifestations pour que le pharmacien puisse retrouver la paix dans son exercice quotidien, dans le respect de la loi qui régit la profession pharmaceutique».

Cette action était prévisible eu égard à la désorganisation que connaît la profession et particulièrement  à Casablanca. Le SPC a, à plusieurs reprise, tirer la sonnette d’alarme. Malheureusement, le défaut de régulation a abouti à une situation catastrophique à Casablanca. Certains pharmaciens dont les voisins ne respectent pas les horaires ont perdu une grosse part de leur chiffre d'affaires. Cette baisse est venue s’ajouter à la baisse des prix des médicaments, à l’effritement du monopole, etc.
Affaire à suivre

COURRIER DU SPC

 

 

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DISPOSITIFS MÉDICAUX

L’habitude est une mauvaise habitude ! Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2019 14:41
L’habitude est une mauvaise habitude !

Le législateur a doté le secteur du médicament et de la pharmacie d’un cadre juridique efficient afin de garantir la qualité et la sécurité du médicament et des produits de santé ainsi que leur traçabilité. Ces conditions sont primordiales pour ne pas mettre en danger les usagers de ces produits.

Malheureusement, depuis un certain temps, on commence à voir surgir sur le marché de nouveaux acteurs qui semblent faire peu cas de la législation en vigueur.

Le marché est aujourd’hui inondé de compléments alimentaires et de dispositifs dont certains n’ont pas fait l’objet d’enregistrement auprès du ministère de la Santé. On trouve aussi des produits répondant à la définition du médicament et distribués par des sociétés et non pas par de vrais établissements pharmaceutiques.

En l’absence d’un étiquetage qui se respecte, les pharmaciens ont beaucoup de mal à séparer le bon grain de l’ivraie, d’autant plus que certains grossistes répartiteurs détiennent des stocks de ces références qui ont été constatés par les inspecteurs relevant de la Direction du médicament et de la pharmacie.

Informé de ces dysfonctionnements, le directeur du médicament et de la pharmacie a saisi le président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens (Courrier n° 178 du 19 octobre 2018) pour lui signifier les faits et lui demander de rappeler aux pharmaciens d’officine et aux pharmaciens responsables des établissements concernés leurs devoirs et leurs responsabilités. Le président du CNOP (Conseil national de l'ordre des pharmaciens) doit également leur demander de retirer immédiatement de la vente les produits de santé non enregistrés et non autorisés par le ministère de la Santé.

Le Conseil de l’Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs (COPFR), après avoir tenu une séance de travail avec le directeur du médicament et de la pharmacie et les responsables des services concernés, a relayé l’information auprès de ressortissants par un courrier daté du 4 décembre 2018 leur rappelant leurs obligations par rapport au respect strict du circuit de distribution en gros et de vente en gros des médicaments. Le COPFR a également convié les pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques à une réunion pour débattre de ces problématiques en présence des représentants du ministère de la Santé.

Quant aux Conseils régionaux des pharmaciens d’officine, ils vont probablement adresser un courrier pour mettre en garde les pharmaciens d’officine contre les risques de la dispensation et du stockage de ces produits. Pour plus d’efficacité, ils devraient également leur envoyer, dès que possible, la liste des produits concernés pour qu’ils puissent les retirer de leurs rayonnages.

On ne peut s’empêcher de se demander s’il n’est pas temps d’opter pour un étiquetage permettant de faire facilement la différence entre un médicament et un complément alimentaire. Cet étiquetage bien visible doit comporter le numéro d’enregistrement au ministère de la Santé et doit également être dépouillé de toute allégation de nature à tromper les usagers des produits de santé.

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Autres articles

Un mésusage de sildénafil entrainerait des lésions de la rétine

D’après un rapport de médecins ophtalmologistes, un Américain quinquagénaire a consulté son médecin après avoir eu une altération de sa vue consécutive à une absorption massive du sildénafil, un médicament indiqué dans les troubles d’érection. Ce patient résidant dans le Massachusetts aux États-Unis a consommé 750 milligrammes de sildénafil, soit 15 fois la dose moyenne recommandée par prise. À la suite de ce surdosage, l'homme s'est plaint de photophobie et a commencé à voir apparaître dans son champ de vision des tâches décrites comme ayant «la forme d'un beignet». L’ophtalmologiste qui l’a pris en charge lui a confirmé que des lésions ont atteint sa rétine. L’évolution de ces troubles n’a pas pu être évaluée étant donné que le patient ne s'est pas rendu à ses rendez-vous de suivi ophtalmologique. Selon les médecins ayant rédigé le rapport médical de cette personne, ce n'est pas la première fois que des effets secondaires sont rapportés après une consommation excessive de sildénafil. De son côté, le laboratoire Pfizer, qui a été le premier à mettre sur le marché un médicament à base de sildénafil, a déclaré que la modification de la perception des couleurs ou une vision floue font partie des effets secondaires fréquents. Il précise, cependant, que lorsque les doses sont respectées, ces désagréments sont légers et passagers.

Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2019 14:48
France : Un député propose pour la 2e fois la dispensation par les pharmaciens de spécialités à prescription obligatoire sans ordonnance

À l'occasion d’une proposition de loi visant à trouver des solutions aux déserts médicaux en France, Guillaume Garot, député socialiste de la Mayenne, revient à la charge en proposant à nouveau de lancer une expérience pilote permettant aux pharmaciens de dispenser certains médicaments à prescription obligatoire, dans certaines maladies, sans ordonnance. Même si sa première proposition n’a pas été retenue dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019 (PLFSS 2019), le député socialiste vient de déposer, fin décembre, une proposition de loi «pour des mesures d’urgence contre la désertification médicale». La commission des Affaires sociales étudiera cette proposition le 23 janvier et sera présentée en séance le 31 janvier.

Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2019 14:46
France : Retrait de lots de certaines spécialités à base d’irbésartan

Le laboratoire Arrow Génériques a informé l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) qu’il a identifié dans des lots d’irbersartan des taux de N-nitrosodiméthylamine (NDEA) supérieurs aux limites fixées par l’Agence européenne du médicament (EMA). Une procédure de rappel des lots concernés a été déclenchée par l’ANSM le 10 janvier 2019. C’est la première fois que des rappels de lots visent un médicament de la famille des sartans autre que le valsartan qui a connu plusieurs retraits de lots. Toutefois, la présence potentielle de ces substances «n’induit pas de risque aigu pour la santé des patients», insiste l’ANSM. «Le risque d’un arrêt brutal de traitement étant important (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), les patients ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement sans avis médical», ajoute l’Agence française. Les patients, sans interrompre leur traitement, peuvent vérifier auprès d’un pharmacien si leur médicament à base d’irbésartan est concerné par ce retrait de lot. Si c’est le cas, le pharmacien le leur remplacera par un autre médicament non concerné.

Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2019 14:43
Pharmaciens et administration fiscale : les vérifications seront stoppées !

Comme convenu lors de la réunion qui s’est tenue, le 21 décembre 2018, au ministère de la  Santé en présence du ministre de la Santé,  du directeur du médicament et de la pharmacie, du directeur général des impôts, du Conseil de l’Ordre et des différentes représentations syndicales, les représentants des pharmaciens ont été reçus hier par la Direction générale des impôts (DGI).   « On ne peut que se réjouir  de l’établissement d’un véritable partenariat entre le CNOP et là DGI qui est consciente de la situation particulièrement difficile des pharmaciens d’officine. » a déclaré à Pharmacie.ma le Dr Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP). Et d’ajouter « La DGI est prête à opter pour la mise en place de déclarations rectificatives. Les dossiers des pharmaciens notifiés seront traités à Rabat et les vérifications en cours seront stoppées».   Un RDV a été pris pour la semaine prochaine dans le but de continuer ces négociations.

Abderrahim DERRAJI - 11 janvier 2019 11:36
Pas plus de 100 boites d’ASPRO 500 et de CLARADOL 500 effervescents par pharmacie !

Dans un courrier adressé au président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, le Directeur du médicament et de la pharmacie lui rappelle que certains établissements pharmaceutiques grossistes-répartiteurs et pharmaciens d’officine procèdent à la vente de quantités anormalement élevées de certaines spécialités pharmaceutiques, notamment ASPRO 500MG effervescent et  CLARADOL 500 MG effervescents, produits qui font l’objet de vente en dehors du circuit légal de distribution. Ces dépassements ont été constatés à la suite de missions d’inspection effectuées par des inspecteurs relevant de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP). C'est la raison qui a poussé le Directeur du médicament et de la pharmacie à demander au président du CNOP de rappeler aux pharmaciens responsables de ces établissements leurs devoirs et leurs responsabilités, de fixer un plafond de 100 boites par commande des spécialités concernées et de retirer  de la vente, et sans délai, les médicaments et les produits de santé non enregistrés et non autorisés par le ministère de la Santé. Cette dernière exigence fait suite à la distribution par certains établissements de préparations comportant des allégations thérapeutiques notamment la vaseline salicylée à 2%, 5% et 10%, le minoxidil à 2% et 5 % fabriquées par des sociétés non pharmaceutiques. Selon l’article 2 de la loi 17-04, ces produits sont considérés comme des médicaments à part entière.  On salue cette nouvelle dynamique qui prévaut actuellement à la DMP. Cette vigilance va contribuer à mettre fin à certains dépassements dans un secteur où les dérapages risquent de faire tache d’huile et nuire directement ou indirectement à la santé de nos concitoyens.

Abderrahim DERRAJI - 10 janvier 2019 23:03
Tours : 6 mois de prison avec sursis et une amende de 15000 € pour exercice illégal de la pharmacie

C’est dans des pochettes de DVD ou des boites à bougies qu’un gérant d’un sex-shop Tourangeau écoulait  des gélules à base de thiosildénafil, un dérivé du sildénafil, médicament indiqué dans  la prise en charge des dysfonctionnements érectiles. D’après le quotidien la Nouvelle République, le gérant s’approvisionnait en produits de contrefaçon auprès  de la société Sovae de la Ciotat (Bouches-du-Rhône) et vendait la gélule à 10 € l’unité. « Ces produits sont sans doute des contrefaçons. Nous n’avons strictement aucune traçabilité, ni aucune certitude quant aux matières premières utilisées », a affirmé l’avocat de l’Ordre national des pharmaciens qui s’est porté partie civile dans cette affaire. Le gérant a été condamné, le lundi dernier, par le tribunal correctionnel de Tours à six mois de prison avec sursis pour exercice illégal de la pharmacie ainsi qu'une peine d’amende de 15000€. 

Abderrahim DERRAJI - 10 janvier 2019 18:08
France : Deux mois d’interdiction d’exercer la médecine pour avoir délivré un certificat de contre-indication à la vaccination

Un médecin homéopathe exerçant à Angers a été condamné par le Conseil de l’Ordre des médecins à six mois d’interdiction d’exercer, dont quatre avec sursis. Le Conseil de l'Ordre reproche à ce praticien de 65 ans d'avoir délivré un certificat de contre-indication à la vaccination à un jeune garçon pour qu’il soit accepté à la crèche, et ce dernier a transmis la coqueluche à sa petite sœur. Le médecin a reconnu avoir été «poussé» par les parents à délivrer ce certificat. Il a toutefois précisé qu’il signait "en général peu de certificats de ce type". Interrogé par "Le Parisien", le Dr Charles Rouessé, membre du Conseil de l’Ordre du Maine-et-Loire a précisé : "Qu’ aujourd’hui, un médecin ne peut s’opposer à la vaccination sans motif prouvé scientifiquement». Pour la Chambre disciplinaire du Conseil de l’Ordre des médecins, ce médecin a "fait courir un risque injustifié à l’enfant et à son entourage" et a "manqué à son obligation déontologique de vigilance sanitaire".   Les parents qui refusent de faire vacciner leur garçon de deux ans risquent de faire l’objet de poursuites pénales.

Abderrahim DERRAJI - 09 janvier 2019 10:23
Loi 17-04 : la pharmacovigilance va enfin avoir son texte d’application !

Le Conseil de gouvernement a adopté, le jeudi dernier, le projet de Décret n° 2.18.879 définissant les attributions, la composition et les modalités de fonctionnement de la Commission nationale de pharmacovigilance. Ce texte prévoit, entre autres, la création d’un Comité ministériel chargé d’étudier les observations formulées au sujet de la pharmacovigilance. Ce projet qui a été présenté par le ministre de la Santé, va enfin permettre de rendre effectif l'alinéa 2 de l'article 6 de la loi 17-04, portant code du médicament et de la pharmacie et dont la publication remonte à 2006. Cette Commission nationale sera chargée d’évaluer des renseignements relatifs à la pharmacovigilance permettant au ministre de la Santé de formuler un avis sur les mesures nécessaires pour prévoir, prévenir ou réduire les risques associés à l'utilisation des médicaments. Cette commission sera, de ce fait, chargée d’effectuer les investigations nécessaires pour savoir s’il faut modifier les conditions d’utilisation d’un médicament ou de suspendre son autorisation de mise sur le marché à chaque fois que sa consommation peut constituer une menace pour ses usagers. Décret n°2.18.879 (Projet) : lien

Abderrahim DERRAJI - 06 janvier 2019 22:40
Décret de fixation des prix des médicaments : De l’enfumage au pot aux roses !

Les cinq derniers bilans comptables effectués par les pharmaciens d’officine, depuis l’entrée en vigueur du Décret 2-13-852 relatif à la fixation des prix des médicaments, ont confirmé le danger que représente sa mise en application sur l’économie de la pharmacie d’officine. Hypnotisés par les propos rassurants de certains représentants et par une marge de 33,93% sur des produits dont les prix sont aujourd’hui au ras des pâquerettes, les pharmaciens ont sous-estimé le risque qu’allait représenter la mise en place de ce nouveau mode de calcul des prix des médicaments. Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour dénoncer certaines dispositions de ce texte, y compris parmi les pharmaciens qui avaient remué ciel et terre pour que les desiderata du «ministre ami des pharmaciens» soient exhaussés. La situation est devenue aujourd’hui intenable, d’autant plus que la plupart des pharmaciens ne dispensent, ni produits vétérinaires, ni vaccins, ni dispositifs médicaux stériles. Et même les produits dits onéreux, qu’ils ont accepté de dispenser à perte, se perdent aujourd’hui dans les méandres d’un circuit de distribution des médicaments peu maîtrisé. La stratégie adoptée pour faire accepter ce Décret par les différents intervenants du secteur n’a rien laissé au hasard. Tout d’abord, le bal a été lancé par un tapage médiatique, qui n’a d’égal que le populisme déployé pour remonter les usagers du médicament contre toutes les composantes du secteur. Ensuite, la baisse des prix des médicaments a été présentée comme l’unique levier permettant d’améliorer l’accès aux médicaments. Or cinq ans après la publication de ce texte, la consommation en médicaments continue à stagner. D’après certains experts, elle aurait même baissé ! Quant à l’augmentation des volumes de vente qui aurait dû être induite par la baisse des prix, elle n’a finalement été qu’un appât de plus pour amadouer les pharmaciens ayant émis des réserves à l’égard de ce Décret. Aujourd’hui, ce texte a été à l’origine de la fermeture de plusieurs pharmacies et ce n’est malheureusement qu’un début. À moyen terme, 30 à 40% de pharmaciens risquent de baisser définitivement leur rideau. Ceci est particulièrement vrai pour les officines des quartiers périurbains ou des zones rurales. Et comme on s’y attendait, il n’y a pas que les pharmacies qui ont commencé à disparaître, les médicaments à petit prix subissent le même sort. Ceci prouve, une fois de plus, qu’on n’aurait jamais dû sacrifier l’accessibilité à l’autel d’une baisse dont l’impact n’a pas fait l’objet d’évaluation. Conséquence prévisible, des patients sont aujourd’hui obligés de faire venir leurs médicaments de l’étranger, ce qui est de nature à perturber l’observance aux traitements ! Ce décret a également obligé les industriels à baisser les Prix publique de vente des médicaments ayant un prix plus élevé par rapport à celui des pays du benchmark, par contre ils n’ont pas pu faire face au veto opposé par le ministre de la Santé de l’époque. Ce dernier avait catégoriquement refusé d’augmenter les prix d’un grand nombre de spécialités pharmaceutiques pour les aligner sur ceux des pays du benchmark. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le mode de décrochage du médicament générique, les baisses quinquennales et concurrentielles ainsi que le foisonnement des génériques, sans droit de substitution, posent également un réel problème au pharmacien qui, même en multipliant par deux son stock, n’arrive à honorer qu’une ordonnance sur trois ! Une commission se penche actuellement sur ce texte et étudie ses retombées sur la pharmacie. On ose espérer que ses membres arriveront à préparer un vrai plaidoyer pour la mise en place d’un système de fixation des prix des médicaments plus juste et pour l’adoption de rémunérations supplémentaires comme c’est le cas dans de nombreux pays. Ces pharmaciens ne doivent pas perdre de vue la nécessité impérieuse de mettre en place une fiscalité cohérente et adaptée qui prend en considération les spécificités de l’exercice officinal. Version PDF

Abderrahim DERRAJI - 06 janvier 2019 22:34
Certaines supplémentations pourraient améliorer la qualité du sperme

Une revue de  la littérature et une méta-analyse ont été réalisées pour évaluer l’effet de l’alimentation, des nutriments ou des supplémentations sur la qualité du sperme. 2.381 publications ont été passées en revue, et  28 articles (2.900 sujets, 11 pays) ont été retenus en raison de leur pertinence et leur adéquation aux critères d’inclusion. Parmi ces articles, huit ont évalué une supplémentation en antioxydants, quatre en acide folique et/ou zinc, deux en acides gras oméga-3, cinq en coenzyme Q10, trois en carnitine et six ont évalué d’autres supplémentations. Les résultats suggèrent un effet bénéfique sur la concentration totale en spermatozoïdes d’une supplémentation en sélénium, en zinc, en acides gras oméga-3 , et en CoQ10. Ces études ont également mis en évidence un effet bénéfique sur le nombre de spermatozoïdes chez les individus ayant reçu une supplémentation en acide gras omega-3 et en CoQ10. Le sélénium, le zinc, l’acides gras oméga-3, le CoQ10 (5,30%) et la carnitine auraient également un effet sur la mobilité totale des spermatozoïdes. Les auteurs expliquent ces effets par l’action des molécules antioxydantes qui réduiraient le stress oxydatif. Ce stress induit des dommages au niveau de l’ADN des cellules spermatozoïdes et affecte leur mobilité. Les acides gras oméga-3 ont une activité anti-inflammatoire et antioxydante qui potentiellement modifie la composition et la fonctionnalité des membranes cellulaires. Le CoQ10 est également un antioxydant jouant un rôle central dans la chaîne respiratoire. D’autres études randomisées devraient être effectuées sur un nombre important de personnes pour confirmer ou infirmer ces résultats.

Abderrahim DERRAJI - 03 janvier 2019 18:40