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VACCINATION

L’heure de la vaccination a sonné ! Abderrahim DERRAJI - 25 janvier 2021 09:46
L’heure de la vaccination a sonné !

La pandémie Covid-19 est actuellement en train de virer au cauchemar dans plusieurs pays, y compris ceux qui ont démarré leurs campagnes de vaccination contre la Covid-19. Plusieurs d’entre eux se voient, une fois de plus, obligés d’adopter des mesures sanitaires drastiques pour contenir la flambée des cas de Covid-19.


En l’absence d’un traitement spécifique permettant de guérir les sujets affectés par le Sars-Cov-2, le vaccin s’impose comme le seul moyen permettant de protéger la population contre cette maladie qui a fait 2 millions de victimes à travers le monde. Seulement, l’approvisionnement en doses de vaccins demandera plusieurs mois. Ce délai s’explique par les difficultés rencontrées par les sites de production de vaccin qui sont dans l'impossibilité de répondre aux besoins de la population mondiale en vaccins. Elle s’explique aussi par le «retard relatif» pris pour le développement de certains vaccins. À titre d’exemple, Pfizer et AstraZeneca ont annoncé un retard dans la livraison des vaccins commandés, notamment par les pays européens. Une mauvaise nouvelle pour ces derniers qui se préparent à une troisième vague d’épidémie portée par le variant VOC du Sars-Cov-2. Ce variant, apparu pour la première fois au Royaume-Uni, est très contagieux et il serait même associé à une plus forte mortalité si l’on se fie à la déclaration faite, vendredi dernier, par le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

Le Maroc, qui a reçu samedi dernier ses premières doses du vaccin Covishield®, mène depuis mars dernier une guerre contre le Sars-Cov-2. Il n’a lésiné sur aucun sacrifice pour contenir la pandémie. Des efforts inimaginables ont été fournis pour que la population puisse disposer rapidement d'un vaccin. Selon plusieurs communiqués, une livraison du vaccin développé par Sinopharm aura également lieu cette semaine. Ce vaccin a obtenu, le 22 janvier, une Autorisation temporaire d’utilisation urgente au Maroc.

Le lancement des campagnes de vaccination est programmé cette semaine et le défi est de taille. La logistique, la communication et l’engagement de tous les intervenants conditionnent la réussite de cette opération inédite au Maroc.

Les cellules de communication officielles auront un rôle primordial à jouer pour informer la population et contrecarrer certaines théories farfelues qui inondent les réseaux sociaux. La transparence doit rester de mise et les professionnels de santé, qui sont les sentinelles de la pharmacovigilance, doivent relayer les recommandations des experts et des sociétés savantes, le capital confiance dont ils jouissent fera d’eux des alliés de choix pour garantir la réussite de cette campagne. 

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COLCHICINE

Colchicine : Une «percée majeure» dans la prise en charge de la Covid-19 Abderrahim DERRAJI - 25 janvier 2021 09:44
Colchicine : Une «percée majeure» dans la prise en charge de la Covid-19

Les résultats d’une vaste étude conduite depuis le mois de mars dernier par l’Institut de cardiologie de Montréal ont été annoncés comme une «percée majeure» dans la prise en charge de la 
Covid-19. 

En effet, cette étude a révélé que la colchicine, un médicament utilisé pour traiter des inflammations, notamment dans les crises de la goutte est efficace dans la prise en charge de la Covid-19 et permet de prévenir les complications de cette maladie. Cette molécule serait de ce fait, le premier médicament oral dont l’efficacité a été démontrée pour traiter des patients avant leur admission à l’hôpital.


«On a finalement un premier traitement qui peut aider les patients atteints de la Covid-19 avant leur admission à l’hôpital pour prévenir les hospitalisations, prévenir les intubations et prévenir les décès», a indiqué le Dr Jean-Claude Tardif, chercheur principal de l’étude «Colcorona» et directeur du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM).

Pour ce faire, les chercheurs de l’ICM ont administré la colchicine à 4.159 patients (3.000 étaient au Québec et 1.159 répartis entre les États-Unis, le Brésil, l’Espagne et l’Afrique du Sud) présentant un facteur de risque de complications et diagnostiqués Covid-19 positif par un test PCR.

Les patients ayant pris part à cette étude randomisée en double aveugle et contrôlée avec placebo se sont vus administrés de la colchicine deux fois par jour pendant les trois premiers jours suivant le diagnostic et une fois par jour pendant les 27 jours suivants.

Selon les auteurs de l’étude, l’administration de la colchicine a permis de réduire les hospitalisations de 25%, le besoin en ventilation de 50% et les décès de 44% par rapport au groupe témoin. 

Le Dr Tardif explique ce résultat par le fait que la colchicine permet de prévenir la «tempête inflammatoire majeure» qui est responsable des hospitalisations des sujets affectés par la Covid-19.

La balle est actuellement dans le camp du gouvernement du Québec, des autorités de santé publique et du corps médical qui doivent décider de la pertinence d’intégrer ou pas la colchicine dans le protocole de prise en charge des patients Covid+.

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VACCINATION

Démarrage des campagnes de vaccination en Égypte Abderrahim DERRAJI - 25 janvier 2021 09:42
Démarrage des campagnes de vaccination en Égypte

L'Égypte avait prévu de commencer sa compagne de vaccination dimanche dernier en donnant la priorité aux professionnels de santé, aux malades chroniques et aux personnes âgées.

L’Égypte a reçu, au mois de décembre, des vaccins de Sinopharm et d’après la ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed, une autre commande a été effectuée à AstraZeneca.

Le nombre de personnes qui ont contracté la Covid-19 en Égypte est estimé à 160.000 et le nombre de décès à 8.850. 

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BAMLANIVIMAB

Bamlanivimab : Réduction significative du risque de contracter une forme symptomatique de la Covid-19 Abderrahim DERRAJI - 25 janvier 2021 09:40
Bamlanivimab : Réduction significative du risque de contracter une forme symptomatique de la Covid-19

Le laboratoire américain Lilly a publié les résultats d’une étude de phase III qu’il a menée sur le Bamlanivimab, un anticorps monoclonal qui a déjà obtenu le feu vert de la FDA dans le traitement des formes légères à modérées de la Covid-19 pour les patients à haut risque de développer une forme grave.

Cette étude a été conduite sur un groupe de 965 personnes constitués de résidents d’Ehpad et des soignants.

Deux groupes ont été formés : le premier a été mis sous placebo, quant au second, il a été traité par le Bamlanivimab à raison de 4,2 grammes.

Après une cure de huit semaines, les sujets sous Bamlanivimab ont montré une réduction significative du risque de contracter une forme symptomatique de la Covid-19. Cet effet a été observé aussi bien chez les résidents d'Ehpad que chez les soignants.

D’après le laboratoire Lilly, le Bamlanivimab diminue le risque jusqu’à 80% pour les résidents ayant reçu leur traitement en préventif. Par ailleurs, ce laboratoire a indiqué qu’il n’y a pas de différence d’effets indésirables graves entre les patients traités et les patients sous placebo.

Le prix de ce médicament constitue un frein à son accessibilité. Une première commande a été effectuée à Lilly par les États-Unis au mois d’octobre 2020. Le prix du flacon de 700 mg a été fixé à 1.200 dollars américains. La Fondation Bill & Melinda Gates ont noué un accord avec Lilly pour que le laboratoire réserve une partie de sa production pour des pays à revenus faible et intermédiaire. 

 

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COMIRNATY

Comirnaty serait efficace in vitro contre le variant anglais du Covid-19 Abderrahim DERRAJI - 21 janvier 2021 19:24
Comirnaty serait efficace in vitro contre le variant anglais du Covid-19

Des chercheurs de BioNTech et de Pfizer viennent d’obtenir les résultats d’une étude in vitro menée pour tester l'efficacité de leur vaccin contre le variant anglais du Sars-Cov-2. 

Pour ce faire, ces chercheurs ont crée des particules pseudo-virales possédant des mutations détectées sur les protéines de pointes du variant anglais et les ont soumises au sérum de sujets ayant bénéficié de leur vaccin Comirnaty.

L’étude a révélé que le sérum est aussi efficace pour neutraliser les particules pseudo-virales, que celles-ci soient ou non porteuses de la mutation détectée pour la première fois au Royaume-Uni. 

Cette étude in vitro doit cependant être complétée par des études cliniques pour confirmer l’efficacité du vaccin Comirnaty chez les personnes infectées par le variant anglais. 

Les auteurs de l'étude ont conclu leur publication en indiquant qu’il serait "prudent" de se préparer à changer la souche utilisée pour concevoir le vaccin, d’autant plus que la technologie des vaccins à ARNm se prête aisément à une telle modification.

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Autres articles

Vaccination anti-Covid-19 : Il ne faut pas oublier les personnes atteintes de trisomie 21.

Une étude[1] menée au mois d’octobre dernier en Grande Bretagne, avait révélé que les personnes atteintes de trisomie 21 ont quatre fois plus de risque que la population générale d'être hospitalisées pour une affection au nouveau coronavirus et dix fois plus de risque d'en mourir. Cette vulnérabilité des personnes trisomiques est liée aux anomalies génétiques associées à un dysfonctionnement de leur système immunitaire. La trisomie 21 est aussi associée à une prévalence plus importante des cardiopathies, pneumopathies, diabète et obésité, sachant que ces comorbidités constituent un facteur de risque des formes graves des affections au Sars-Cov-2.  Il est également à noter qu’en plus de ces comorbidités, la trisomie 21 est responsable d’un vieillissement prématuré, ce qui rend les trisomiques plus fragiles à un âge plus précoce que dans la population générale. Il devient de ce fait primordial de vacciner les personnes atteintes par la trisomie 21 sachant que le vaccin autorisé actuellement au Maroc n’est pour l’instant pas indiqué avant l’âge de 18 ans.  [1] : Univadis

Abderrahim DERRAJI - 20 janvier 2021 12:06
Vaccin anti-Covid-19 : les Marocains retiennent leur souffle...

Depuis l'apparition de la pandémie, le monde est entré dans une phase d’incertitudes et d’improvisation. La mondialisation, qui fut jadis la règle, a favorisé la délocalisation des unités de production, notamment des principes actifs et des médicaments. Et tant que la libre circulation des marchandises n’était pas entravée et les commandes honorés à temps, personne ne trouvait à redire. Mais la pandémie est passée par là, et plus rien n’est comme avant ! Du jour au lendemain, les règles habituelles du commerce ne sont plus ce qu’elles étaient avant la pandémie. Une simple transaction commerciale peut être assimilée à une «faveur» accordée par des pays qui jouissent d’une situation quasi monopolistique sur des produits de santé vitaux.  Tout au début de la pandémie, le Maroc a rencontré des problèmes d’approvisionnant en masques médicaux. Ces dispositifs faciles à fabriquer ont connu une tension d’approvisionnement sans précédent. Le Maroc n’avait d’autres choix que de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ses industriels ont relevé le défi et ont pu produire des masques non médicaux en quantité suffisante et avec un prix abordable. La pénurie n’a pas affecté que ces dispositifs médicaux. Certaines spécialités pharmaceutiques, qui ont connu une forte tension, sont également tombées en rupture. Là aussi, grâce à son industrie pharmaceutique, le Maroc a pu éviter une vraie catastrophe. À part quelques spécialités pharmaceutiques, la production de la plupart des médicaments a permis de couvrir les besoins des patients et particulièrement ceux qui sont atteints par la Covid-19. En ce qui concerne le vaccin anti-Covid-19, le problème se pose autrement. Le Maroc, comme un grand nombre de pays, n'a d'autres choix que d'attendre que les doses qu'il a commandées pour vacciner sa population lui soient livrées. Différents communiqués avaient évoqué un démarrage des campagnes au début du mois de décembre, mais depuis le début du mois de janvier, les communiqués se sont taris. Cette situation, qui risque d'impacter lourdement la sécurité sanitaire du pays, ne peut être évitée à l’avenir qu’en mettant les bouchées doubles pour que le Royaume puisse se doter de sites de productions de vaccins et autres produits de santé vitaux. En attendant, on croise les doigts en espérant que les commandes de vaccins finiront par être honorées. Faute de quoi, le pays restera paralysé… 

Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2021 08:24
L'Agence norvégienne du médicament établit un lien entre 13 décès de personnes fragiles et les effets secondaires du vaccin Comirnaty

D’après le média norvégien «Norway Today» du jeudi 14 janvier, les 13 personnes décédées au Norvège à la suite des effets secondaires, qui pourraient être induits par le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, avaient deux choses en commun. Elles étaient fragiles et âgées d’au moins 80 ans.£ «Les rapports pourraient indiquer que les effets secondaires courants des vaccins à ARNm, tels que la fièvre et les nausées, ont pu entraîner la mort de certains patients fragiles», a affirmé Dr Sigurd Hortemo, le médecin en chef de l'Agence norvégienne du médicament. La Norvège a démarré sa campagne de vaccination le 27 décembre dernier. Quelque 33.000 personnes ont déjà bénéficié d’une première dose. La plupart d’entre elles sont considérées comme sujets à risque. L'âge est considéré comme un facteur de risque.   À la suite de ces décès, l'Institut national de la santé publique (FHI) a mis à jour le guide de vaccination contre la Covid-19 et y a ajouté la mention suivante :  «Pour les personnes les plus fragiles, même les effets secondaires relativement légers du vaccin peuvent avoir des conséquences graves». Le FHI a également indiqué que chez les sujets qui ont une durée de vie restante très courte, le bénéfice du vaccin peut être «marginal ou sans importance». L'Agence norvégienne du médicament a, cependant, indiqué que «le nombre d'incidents signalés jusqu'à présent n'est pas alarmant et reste conforme aux attentes». Les deux vaccins contre la Covid-19 approuvés jusqu'à présent par l’Union européenne ont été testés sur des dizaines de milliers de personnes, y compris des volontaires âgés de 80 à 90 ans, l'âge moyen des participants aux essais cliniques était de 50 ans, relève Bloomberg. Or, les premières personnes ayant été vaccinées en Norvège et dans les autres pays sont plus âgées que cela, du fait que les autorités vaccinent en priorité les résidents des maisons de retraite.

Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2021 08:22
Six effets indésirables graves avec une évolution favorable ont été observés en France avec le vaccin Comirnaty.

Dans un point de presse du 14 janvier 2021, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) a indiqué que le deuxième comité de suivi dédié à la surveillance des effets indésirables rapportés avec les vaccins Covid-19 a eu lieu le 14 janvier 2021 en présence du réseau des Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV). Six effets indésirables graves avec une évolution favorable ont été observés en France avec le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech lors de cette troisième semaine de vaccination. Il s’agit de 4 cas de réactions allergiques et de 2 cas de tachycardie. L’Agence française a également été informée du décès d’un sujet résidant en Ehpad et vacciné contre la Covid-19 le 13 janvier avec le même vaccin. L’ANSM indique «qu’aucun effet indésirable immédiat n’a été constaté suite à la vaccination. Le décès est intervenu environ deux heures après la vaccination. Le patient ne présentait pas de signes physiques de réactions allergiques». Au regard de ces éléments, des antécédents médicaux et du traitement lourd de la personne, l’ANSM estime que rien ne permet de conclure à un lien  entre le décès et l'administration du vaccin. L’ANSM indique également qu’une trentaine de cas d’effets indésirables non graves en lien avec le vaccin Comirnaty a été également enregistrée dans la base nationale de pharmacovigilance. L’Agence française a également demandé une expertise à un centre de pharmacovigilance à la suite de la survenue de cas de paralysies faciales dans d’autres pays. 

Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2021 08:20
Covid-19 : la maladie immunise autant que le vaccin

Une étude menée par Public Health England sur 21.000 soignants anglais a révélé que la maladie de la Covid-19 procure une protection de 83% durant plusieurs mois après la contamination.  Ces travaux indiquent également que le risque de développer une forme grave de la maladie est quasi nul. Ce résultat pourrait inciter les autorités du Royaume-Uni à vacciner les sujets ayant déjà contracté le Sars-Cov-2 en dernier. Par contre, ils ne remettent nullement en question l’utilité des mesures barrières, d'autant plus que les sujets ayant été infectés pourraient continuer à porter le virus dans leur nez et leur gorge et le transmettre à leur entourage. En ce qui concerne la durée d’immunisation, elle serait au minimum de cinq mois. Mais, on constate que le taux des anticorps baisse avec le temps.   Le nombre de décès au Royaume-Uni continue de battre des records et la barre des 100.000 morts sera franchie dans peu de temps. 

Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2021 08:19
Moderna a commencé les livraisons de son vaccin anti-Covid-19 en Europe.

Dans un communiqué du 11 janvier, la biotech américaine Moderna a annoncé qu’elle a commencé à livrer ses commandes européennes. Ces livraisons sont assurées à partir de sa plate-forme pharmaceutique centralisée en Europe par l'entreprise suisse de logistique Kuehne+Nagel. Les doses commandées seront acheminées vers un site unique dans chaque pays qui doit coordonner  lui-même la répartition des commandes vers les différents sites prévus pour le stockage du vaccin. «La distribution dans toute l'Union européenne est l'un des plus grands défis logistiques auxquels Moderna a dû faire face», a indiqué Dan Staner, vice-président et responsable de la région Europe pour l'entreprise américaine, cité dans le communiqué. Ce vaccin, qui a obtenu le feu vert de l’EMA le vendredi dernier, doit être administré en deux fois. Les deux inoculations doivent être espacées d’au moins 28 jours. Quant à la conservation elle est garantie à une température de -20°C. D’après le communiqué de Moderna, le principe actif du vaccin est produit au sein du laboratoire pharmaceutique Lonza, en Suisse. Il est ensuite conditionné par le sous-traitant pharmaceutique Rovi, en Espagne. Moderna fera également appel au sous-traitant français Recipharm pour assurer le conditionnement du vaccin au cours du premier trimestre 2021.  La France a reçu 50.000 doses en début de semaine. Ces doses serviront aux campagnes programmées dans le Grand Est, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. D’après le ministère de la Santé français, "près de huit millions de doses" supplémentaires de ce vaccin doivent être livrées à la France d’ici fin juin.

Abderrahim DERRAJI - 12 janvier 2021 10:55
Vaccination : le «nationalisme vaccinal» peut nuire à tout le monde!

Tout le monde s’attendait à ce que ça soit le vaccin de CNBG Sinopharm qui obtienne le premier une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) d’urgence du ministère de la Santé pour préparer le lancement effectif des campagnes de vaccination. Finalement, c’est le vaccin Covishield® développé par Oxford et AstraZeneca et produit par Serum Institute of India qui a décroché le précieux sésame le 6 janvier. Il ne fait aucun doute que le vaccin chinois finira, lui aussi, par obtenir son ATU d’urgence. Mais, tant que les commandes ne se transforment pas en livraisons, on n'est toujours pas tiré d'affaire. La forte tension d’approvisionnement exercée sur les vaccins nous rappelle le scénario des masques médicaux qui ont fait l’objet de marchandages ayant favorisé les plus offrants avec une flambée des prix qui les a rendus quasi inaccessibles. Pour éviter une situation similaire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre «le nationalisme vaccinal». En effet, le directeur général de l’OMS, l’Éthiopien  Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exhorté les pays riches à cesser de conclure des «accords bilatéraux» avec les laboratoires pharmaceutiques et de faire davantage preuve de solidarité internationale en matière de vaccins. Le chef de l’OMS demande aux fabricants de donner la priorité au déploiement des vaccins par le biais du mécanisme Covax mis en place par l’OMS et ses partenaires pour éviter «de faire grimper le prix» des vaccins. Le patron de l'OMS a même demandé aux pays ayant commandé plus de vaccins que nécessaire de les mettre immédiatement à la disposition du Covax qui est prêt à les «distribuer équitablement dès aujourd'hui». Mais, est-ce que le directeur général de l’OMS sera écouté ? Rien n’est moins sûr ! Pour le moment, sur les 42 pays ayant lancé des programmes de vaccination, 36 pays sont à revenu élevé et 6 à revenu intermédiaire. Les vaccins autorisés jusqu'à maintenant ont nourri beaucoup d'espoir en raison de leur innocuité et leur efficacité contre le Sars-Cov-2 et ses mutants actuels. Le seul événement indésirable du vaccin risque d'être son «inaccessibilité». On espère qu’il y aura suffisamment de solidarité entre les peuples pour que les personnes à risque soient vaccinées en priorité, et ce, quel que soit leur pays !

Abderrahim DERRAJI - 10 janvier 2021 19:47
Seconde dose de Comirnaty : Avis de l’ANSM

Plusieurs pays européens font le maximum pour augmenter la cadence de vaccination contre la Covid-19, mais les livraisons des vaccins ne suivent pas forcément. C’est ce qui a poussé certains pays à envisager d'espacer l’intervalle entre les doses à inoculer. Ce contexte a poussé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à donner un avis au sujet de la deuxième dose du vaccin Comirnaty® mis sur le marché par Pfizer-BioNtech. L’Agence française estime que le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, qui est autorisé en Europe depuis le 21 décembre 2020 et dont le schéma d’administration repose sur deux doses espacées d’au moins 21 jours, doit garder le même schéma d’administration pour les personnes vaccinées. Elle estime, cependant, que le délai d’administration de la deuxième dose peut être envisagé entre 21 et 42 jours au vu des circonstances actuelles spécifiques, afin d’élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires.

Abderrahim DERRAJI - 10 janvier 2021 19:45
Covid-19 : Accord conclu entre Bayer et CureVac pour accélérer le développement du candidat vaccin CVnCoV et sa mise sur le marché

La société allemande Bayer vient de signer un accord de collaboration et de services avec la biopharma CureVac qui développe une nouvelle classe de médicaments transformateurs basés sur la technologie de l’ARN messager. L’accord stipule que c’est CureVac qui sera le titulaire de l’AMM (autorisation de mise sur le marché) du vaccin. Quant à Bayer, il soutiendra CureVac sur des opérations techniques et de procédure dans les pays au sein de l’Union européenne (UE) et dans certains autres marchés. D’autres options sont également prévues. Bayer pourra devenir titulaire de l’AMM en dehors de l’Europe. Les deux entités conjugueront leurs efforts pour que CureVac puisse fournir des centaines de millions de doses de CVnCoV à travers le monde, une fois qu’il aura le feu vert des autorités réglementaires. En novembre 2020, CureVac a annoncé qu’elle renforcerait son réseau de fabrication européen, en collaboration avec Wacker et le français Fareva, entre autres. Le 14 décembre 2020, CureVac a franchi une nouvelle étape dans le développement de CVnCoV avec le début de sa phase pivot mondiale 2b/3.

Abderrahim DERRAJI - 10 janvier 2021 19:44
Saisie de 20.000 boîtes de vitamine C vendues hors circuit légal

Par un communiqué du 9 janvier 2020, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) a indiqué que la correspondance qu’elle a adressée à la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), au sujet de la vente de spécialités pharmaceutiques à base de vitamine C et de zinc à travers Internet, n’est pas restée lettre morte. En effet, les démarches entreprises par la CSPM et la DMP ont été à l’origine de l’intervention de la police de cybercriminalité de la Wilaya du Grand Casablanca qui a procédé à l’arrestation des personnes qui seraient responsables de ce trafic. Des quantités importantes de médicaments ont été également saisies notamment 20.000 boîtes de vitamine C et 3.500 boîtes de médicaments à base de zinc. D’autres médicaments auraient été saisis d’après le même communiqué.

Abderrahim DERRAJI - 10 janvier 2021 19:42