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Syndicat des pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca
Le Syndicat des pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca a renouvelé les membres de son bureau à l'issue de son Assemblée Générale, tenue le mardi 12 mai 2026 à la Maison du Pharmacien. Cette réunion a abouti à l'élection d'un nouveau bureau appelé à conduire les actions du syndicat et à défendre les intérêts de ses membres.
Les membres élus ont procédé à la répartition des responsabilités. Oualid Amri Toudrhi a été élu président. Il sera épaulé par Omar Rais, premier vice-président, et Abdelali Bensalah, deuxième vice-président. Le poste de secrétaire général revient à Ahmed Hachad, assisté de Najia Rguibi en qualité de secrétaire générale adjointe.
La gestion financière du syndicat sera assurée par Hassan Zarhloule, trésorier général, secondé par Zoubeir Ennaki, trésorier général adjoint. Le bureau est complété par deux assesseurs, Ilham Lahlou et Mohamed Amine Bennani.
À l'occasion de son élection, le nouveau président a tenu à adresser un message aux pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca. Il a réaffirmé la volonté de la nouvelle équipe de placer son mandat sous le signe de l'engagement, du dialogue et de la défense des intérêts de la profession.
«Le nouveau bureau s'engage à représenter et à défendre les intérêts de la profession avec sérieux et engagement. Nous comptons sur la confiance de nos membres, leur soutien et leur participation afin de faire avancer ensemble la profession », a déclaré Oualid Amri Toudrhi, président du Syndicat des pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca.
Cette nouvelle gouvernance prend ses fonctions dans un contexte où la profession pharmaceutique est confrontée à de nombreux défis. Les questions liées à l'évolution du cadre réglementaire, aux conditions d'exercice de l'officine, à la rémunération des pharmaciens, à l'accès aux médicaments ainsi qu'à la transformation numérique du secteur figurent parmi les dossiers majeurs qui mobilisent la profession.
Le nouveau bureau aura ainsi pour mission de renforcer le dialogue avec les autorités de tutelle et les différents partenaires du secteur, tout en accompagnant les pharmaciens face aux mutations que connaît l'exercice officinal. Il devra également favoriser la cohésion entre les professionnels et promouvoir des initiatives susceptibles d'améliorer les conditions d'exercice et la qualité des services rendus aux patients.
Par cette élection, le Syndicat des pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca ouvre une nouvelle étape de son histoire, avec l'ambition de fédérer les pharmaciens autour d'une vision commune et de contribuer activement au développement de la profession au service de la santé publique.
COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
Pendant longtemps, les compléments alimentaires ont évolué dans une zone grise. Ni tout à fait aliments, ni véritablement médicaments, ils ont progressivement envahi les rayons des parapharmacies, des grandes surfaces, des salles de sport et, plus récemment, des plateformes de vente en ligne. Leur image de produits « naturels » leur a conféré à tort une réputation d'innocuité.
L'adoption par le Conseil de gouvernement du projet de décret fixant la liste des compléments alimentaires relevant du monopole pharmaceutique constitue donc une étape importante. Elle traduit enfin une évidence que les pharmaciens défendent depuis des années : certains compléments alimentaires ne sont pas des produits anodins. Leur utilisation peut entraîner des effets indésirables, des interactions médicamenteuses parfois graves, voire compromettre l'efficacité de traitements essentiels.
Ce décret mérite d'être salué. Il reconnaît officiellement que la sécurité du patient doit prévaloir sur les seuls intérêts commerciaux. Il rappelle aussi que le pharmacien n'est pas un simple vendeur de produits de santé, mais un professionnel formé pour évaluer les risques, détecter les interactions, prévenir les contre-indications et accompagner le bon usage de ces produits.
Mais faut-il pour autant parler de révolution ? Certainement pas.
Les informations disponibles laissent entendre que la liste des substances concernées serait limitée à quelques compléments seulement. Si cela se confirme lors de la publication officielle du texte, nous serons davantage en présence d'un signal politique que d'une véritable réforme structurelle.
Car la réalité du marché est tout autre. Des milliers de compléments alimentaires sont aujourd'hui commercialisés au Maroc. Certains renferment des doses élevées de vitamines, de minéraux ou d'extraits végétaux dont les effets pharmacologiques sont bien documentés. D'autres revendiquent des bénéfices sur le sommeil, la perte de poids, la mémoire, la fertilité ou les performances sportives, sans que le consommateur mesure toujours les risques encourus.
La question n'est donc pas de savoir si neuf substances doivent relever du monopole pharmaceutique. La véritable question est de déterminer selon quels critères scientifiques une substance mérite d'être délivrée sous le contrôle du pharmacien. C'est cette logique qu'il faudra désormais construire, en s'appuyant sur les données de pharmacovigilance, les recommandations des agences sanitaires et l'évolution des connaissances scientifiques.
Cette réforme soulève également une autre interrogation. Qui protégera réellement le consommateur si les produits les plus sensibles restent accessibles en quelques clics sur Internet ou via des circuits échappant largement au contrôle des autorités ? Le meilleur décret perdra une grande partie de son efficacité s'il ne s'accompagne pas d'une surveillance renforcée des circuits de commercialisation et d'une lutte contre les allégations trompeuses.
Au-delà de son impact réglementaire, ce texte remet surtout le pharmacien au cœur de sa véritable mission. Chaque jour, dans les officines, des patients demandent de la mélatonine, de la vitamine D, du fer, des produits minceur ou des compléments destinés à améliorer les performances physiques. Derrière une demande en apparence banale peuvent se cacher une grossesse, une insuffisance rénale, un traitement anticoagulant, une maladie thyroïdienne ou un risque d'interaction médicamenteuse. Seul un professionnel de santé est en mesure d'identifier ces situations et de délivrer un conseil personnalisé.
Cette responsabilité constitue la véritable valeur ajoutée de l'officine. Elle mérite d'être reconnue, mais aussi pleinement assumée.
Espérons maintenant que ce décret ne restera pas une initiative isolée. Il devra évoluer au rythme des connaissances scientifiques, intégrer progressivement les substances dont le profil de risque le justifie et s'inscrire dans une politique nationale cohérente de sécurisation des compléments alimentaires.
Le texte adopté par le gouvernement ouvre une porte. Il appartient désormais aux autorités sanitaires d'avoir le courage de l'ouvrir davantage, afin que le développement de ce marché ne se fasse plus au détriment de la sécurité des patients.
Car, au fond, le véritable enjeu n'est pas de savoir où l'on vend les compléments alimentaires. Il est de savoir qui est le mieux placé pour garantir leur bon usage.Et sur cette question, la réponse ne devrait souffrir d'aucune ambiguïté.
COLCHICINE
L’Hexagone franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté sanitaire avec la relocalisation de la production de la colchicine, un médicament essentiel dans le traitement de la goutte. Le laboratoire français Mayoly a inauguré une nouvelle chaîne de fabrication à Auxerre, marquant le retour sur le territoire national de la production de cette spécialité jusqu’alors assurée en Europe de l’Est. Cette décision répond à la volonté de sécuriser l’approvisionnement d’un médicament considéré comme stratégique et de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des chaînes de production étrangères.
La colchicine est aujourd’hui le traitement de référence des crises de goutte et bénéficie à près de 600 000 patients en France. Son importance thérapeutique lui a valu d’être inscrite sur la liste des médicaments essentiels établie par les autorités françaises en 2023. Cette classification vise à renforcer la résilience de la chaîne du médicament en limitant les risques de rupture de stock qui ont touché de nombreux produits ces dernières années.
Jusqu’à récemment, la fabrication de la colchicine était confiée à un sous-traitant implanté en Europe de l’Est. Lorsque ce dernier a décidé de mettre fin à cette activité, Mayoly a dû repenser son organisation industrielle. Plutôt que de rechercher un nouveau partenaire à l’étranger, le laboratoire a choisi de rapatrier la production en France.
Pour concrétiser ce projet, Mayoly s’est associé à Galie. Le laboratoire investit 2,5 millions d’euros tandis que Galien consacre 500 000 euros à cette nouvelle unité de production. À terme, le site devrait être capable de produire environ trois millions de boîtes par an, destinées aussi bien au marché français qu’à l’exportation. Les premières commercialisations sont toutefois attendues seulement à partir de la mi-2027, le temps d’achever les différentes étapes réglementaires et industrielles.
Pour les pouvoirs publics, cette relocalisation constitue un exemple concret de la politique menée en faveur de l’indépendance sanitaire. Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, a souligné que la souveraineté ne pouvait se construire qu’à travers des décisions industrielles fortes permettant de garantir un accès durable aux médicaments essentiels. Cette démarche vise également à limiter les conséquences des crises internationales sur l’approvisionnement en produits de santé.
Cette ambition a néanmoins un coût. Selon Mayoly, produire la colchicine en France revient à environ deux fois plus cher que dans les anciens sites de fabrication. L’entreprise assume ce choix, estimant que le prix de la souveraineté se justifie par la sécurité d’approvisionnement qu’il procure ainsi que par son impact positif sur l’économie nationale et la balance commerciale.
Cette hausse des coûts relance toutefois la question du financement de ces productions stratégiques. Le prix actuel de la colchicine remboursée ne permet pas de couvrir les coûts d’une fabrication française. Des discussions devraient donc être engagées avec les autorités chargées de fixer les tarifs des médicaments afin de trouver un équilibre entre maîtrise des dépenses de santé, pérennité industrielle et sécurisation de l’accès à un traitement indispensable pour des centaines de milliers de patients.
MIGRAINE
À l’occasion d’une séance consacrée aux céphalées, l’Académie nationale de médecine (France) a dressé un état des lieux des connaissances sur la migraine, une maladie neurologique qui touche des millions de personnes dans le monde. Les échanges ont mis en évidence les progrès réalisés dans la compréhension de ses mécanismes et l’émergence de traitements innovants, tout en rappelant que de nombreuses zones d’ombre persistent.
Selon le Dr Cédric Gollion, neurologue au CHU de Toulouse, la migraine est une maladie complexe dont la composante génétique est désormais bien établie. Plus de 180 régions chromosomiques associées à une prédisposition ont été identifiées dans la migraine sans aura, alors que seulement trois sont impliquées dans la migraine avec aura. La forme hémiplégique familiale, beaucoup plus rare, est quant à elle liée à une transmission autosomique dominante.
Les chercheurs ont également identifié une augmentation de l’activité de l’hypothalamus durant la phase prémonitoire de la crise. Chez les patients présentant une aura, celle-ci serait liée à une onde de dépression corticale qui se propage progressivement à travers le cerveau. La douleur migraineuse résulte principalement de l’activation du système trigémino-vasculaire et de la libération du peptide CGRP (Calcitonin Gene-Related Peptide), aujourd’hui considéré comme un acteur majeur de la maladie. Ce puissant vasodilatateur déclenche une crise chez près de sept migraineux sur dix lorsqu’il est administré expérimentalement. Toutefois, près d’un tiers des patients semblent développer leur migraine par des mécanismes indépendants du CGRP, ce qui explique pourquoi certains traitements ne sont pas universellement efficaces.
La prise en charge thérapeutique a considérablement évolué grâce au développement de médicaments ciblant cette voie biologique. Les triptans demeurent le traitement de référence des crises sévères. Leur efficacité repose autant sur l’inhibition de la libération du CGRP que sur leur effet vasoconstricteur, lequel contre-indique leur utilisation chez les patients ayant certains antécédents cardiovasculaires.
De nouvelles alternatives sont désormais disponibles. Les gépans, administrés par voie orale, bloquent les récepteurs du CGRP et empêchent la vasodilatation responsable de la douleur. Les ditans, qui n’exercent aucun effet vasoconstricteur, représentent une option intéressante chez les patients souffrant de maladies cardiovasculaires. Pour la prévention des crises, les anticorps monoclonaux dirigés contre le CGRP, comme l’eptinezumab, ainsi que la toxine botulinique de type A, offrent de nouvelles perspectives chez les patients atteints de migraine chronique réfractaire.
Les spécialistes rappellent toutefois que le traitement ne repose pas uniquement sur les médicaments. L’adoption d’un mode de vie régulier, la lutte contre la sédentarité, le surpoids, le stress, l’anxiété ainsi que la limitation de la consommation de caféine constituent des mesures essentielles pour diminuer la fréquence des crises. L’alcool et les aliments ultra-transformés riches en nitrites sont également à éviter.
Enfin, l’Académie insiste sur l’importance d’une prise précoce du traitement dès les premiers symptômes afin d’en optimiser l’efficacité. Les opioïdes, en revanche, n’ont aucune place dans la prise en charge de la migraine. Malgré les progrès thérapeutiques récents, les experts soulignent que de nombreuses questions demeurent sur les mécanismes intimes de cette maladie, ouvrant la voie au développement de nouvelles approches ciblées dans les années à venir.
Bonbons hallucinogènes
Face à une multiplication de cas d’intoxication graves, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) a décidé d’interdire la production, la commercialisation, la vente, la détention et la consommation de tout produit contenant du muscimole et de l’acide iboténique. Ces deux substances psychoactives, naturellement présentes dans certains champignons tels que l’amanite tue-mouches (Amanita muscaria), étaient également incorporées dans certains bonbons, chocolats, résines et autres produits destinés à provoquer des effets hallucinogènes.
Cette décision intervient après plusieurs intoxications sévères rapportées chez des consommateurs ayant ingéré ces produits, parfois présentés comme des friandises ou des alternatives «naturelles» aux drogues. Plusieurs patients ont dû être hospitalisés en réanimation en raison de la gravité des symptômes observés.
Le muscimole et l’acide iboténique agissent directement sur le système nerveux central et peuvent entraîner des troubles neuropsychiatriques majeurs. Les manifestations les plus fréquentes sont une somnolence profonde pouvant évoluer vers un coma, une confusion importante, une agitation, des hallucinations, un délire et des troubles du comportement. Des convulsions peuvent également survenir. À ces signes neurologiques s’ajoutent des vomissements parfois sévères, une accélération du rythme cardiaque, une élévation de la pression artérielle ainsi qu’une fièvre.
Les symptômes apparaissent généralement rapidement, entre trente minutes et deux heures après l’ingestion, mais leur évolution peut se prolonger pendant plusieurs jours. À ce jour, aucun antidote spécifique n’est disponible. La prise en charge repose exclusivement sur des traitements symptomatiques et une surveillance médicale adaptée, ce qui renforce l’importance d’une intervention précoce.
L’ANSM appelle les professionnels de santé à rester particulièrement vigilants devant tout patient présentant brutalement des troubles psychiatriques ou neurologiques inexpliqués. Une agitation inhabituelle, des hallucinations, un délire, une confusion, des convulsions, une mydriase, un ralentissement psychomoteur ou un coma doivent faire évoquer une intoxication au muscimole ou à l’acide iboténique, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes.
En présence de signes de gravité ou d’une situation clinique préoccupante, même en l’absence de symptômes majeurs, une orientation immédiate vers un service d’urgence est recommandée. Cette nouvelle interdiction rappelle que les produits présentés comme «naturels» ne sont pas nécessairement sans danger et que certaines substances issues de champignons peuvent exposer à des intoxications potentiellement mortelles.
Autres articles
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier une nouvelle version de ses lignes directrices consacrées à la prévention du déclin cognitif et de la démence. Ce document actualisé marque une étape importante en mettant à la disposition des autorités sanitaires et des professionnels de santé des recommandations fondées sur les données scientifiques les plus récentes. L’objectif est clair, réduire le risque de développer une démence ou, à défaut, en retarder l’apparition grâce à des mesures de prévention applicables tout au long de la vie. La démence regroupe un ensemble de maladies cérébrales qui altèrent progressivement la mémoire, les capacités de réflexion, le langage et l’autonomie. Plus de 57 millions de personnes en sont actuellement atteintes dans le monde et près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La maladie d’Alzheimer demeure la forme la plus fréquente, représentant entre 60 % et 70 % des cas. Si aucun traitement curatif n’existe aujourd’hui, les connaissances scientifiques progressent rapidement sur les facteurs favorisant cette maladie. Selon l’OMS, jusqu’à 45 % des cas pourraient être évités ou retardés grâce à une action sur des facteurs de risque modifiables. Le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, la sédentarité, l’isolement social, la pollution atmosphérique ainsi que certaines maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète ou l’hypercholestérolémie figurent parmi les principaux déterminants sur lesquels il est possible d’agir. Pour le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, les connaissances disponibles permettent désormais de transformer les avancées scientifiques en mesures concrètes de prévention. Les nouvelles recommandations offrent ainsi aux pays des outils immédiatement utilisable afin de préserver la santé cognitive de leurs populations. Parmi les interventions mises en avant figurent l’adoption d’une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, l’arrêt du tabac, la réduction de la consommation d’alcool ainsi qu’une meilleure protection contre la pollution de l’air, qui fait son apparition parmi les recommandations prioritaires. L’OMS insiste également sur l’importance de maintenir une vie intellectuelle et sociale active. L’entraînement cognitif, la stimulation intellectuelle et la participation à des activités sociales sont encouragés aussi bien chez les personnes ne présentant aucun trouble que chez celles souffrant d’une légère déficience cognitive. Les recommandations rappellent également que le contrôle rigoureux des maladies cardiovasculaires et métaboliques constitue un levier essentiel pour préserver les fonctions cérébrales. Une prise en charge adaptée de l’hypertension, du diabète et des troubles du cholestérol contribue à diminuer le risque de démence. L’utilisation d’aides auditives chez les personnes souffrant d’une perte de l’audition est également intégrée aux stratégies de prévention. En revanche, l’OMS déconseille l’utilisation systématique de compléments alimentaires tels que les vitamines B ou E, les oméga-3, les acides gras polyinsaturés ou les multivitamines chez les personnes ne présentant aucune carence documentée. Les preuves scientifiques disponibles ne démontrent pas de bénéfice suffisant pour justifier leur utilisation dans la prévention de la démence. Au-delà de son impact sanitaire, la démence représente un défi social et économique majeur. La perte progressive d’autonomie bouleverse la vie des patients et de leurs proches, tandis que les coûts mondiaux liés à cette maladie atteignent environ 1 300 milliards de dollars par an. Près de la moitié de cette charge repose sur les soins non rémunérés assurés par les familles et les aidants. Pour l’OMS, investir dans la prévention constitue aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces de préserver la qualité de vie des personnes, de limiter le poids de cette maladie et de favoriser un vieillissement en meilleure santé.
Abderrahim Derraji - 16 juillet 2026 16:28L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a franchi une étape importante dans la lutte contre Ebola en annonçant le lancement du premier essai clinique destiné à évaluer un traitement préventif chez des personnes exposées au variant Bundibugyo du virus. Menée en République démocratique du Congo (RDC), cette étude pourrait ouvrir une nouvelle voie dans la prévention de cette maladie particulièrement meurtrière, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible contre cette souche. Baptisé EBO-PEP, cet essai évalue l’efficacité de l’antiviral expérimental obeldesivir, développé par le laboratoire américain Gilead Sciences. Administré par voie orale, ce médicament sera proposé à des personnes âgées de 12 ans et plus ayant été en contact direct avec un cas confirmé d’infection au cours des cinq jours précédents, mais ne présentant encore aucun symptôme. L’objectif est de déterminer si une prophylaxie post-exposition peut empêcher le développement de la maladie ou en réduire la gravité. Près de 1 000 volontaires devraient être recrutés dans le cadre de cette étude. Chaque participant fera l’objet d’un suivi quotidien pendant 21 jours, correspondant à la période maximale d’incubation du virus, avant une évaluation finale au 42e jour. Cette méthodologie permettra d’apprécier avec précision l’efficacité et la tolérance du traitement. L’obeldesivir a déjà montré des résultats encourageants lors d’études précliniques contre plusieurs filovirus, la famille de virus responsable des fièvres hémorragiques, dont Ebola. Toutefois, seule une évaluation chez l’être humain permettra de confirmer son intérêt clinique. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué le lancement de cet essai, estimant que « chaque découverte commence par l’espoir ». Selon lui, si ce traitement démontre son efficacité chez les personnes à haut risque après exposition, il pourrait constituer une avancée majeure pour protéger les cas contacts et limiter la propagation de l’épidémie. L’épidémie actuelle de Bundibugyo a été déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC. Cette région, confrontée à une forte insécurité liée à la présence de groupes armés, complique considérablement les opérations de surveillance et de prise en charge. Les autorités sanitaires recensent déjà plus de 1 960 cas et plus de 700 décès, mais l’OMS estime que le nombre réel d’infections pourrait être deux à quatre fois supérieur aux chiffres officiels. En parallèle, un second essai clinique a débuté début juillet en Ituri afin d’évaluer deux traitements destinés aux patients déjà infectés : l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, administrés seuls ou en association. Ces recherches devraient se poursuivre pendant plusieurs mois, voire jusqu’en 2027, afin de réunir suffisamment de données pour déterminer leur efficacité. Ces différents essais illustrent l’intensification des efforts de la communauté scientifique face à une épidémie qui continue de dépasser les capacités de riposte. Si les résultats sont concluants, ils pourraient transformer durablement la prise en charge des flambées d’Ebola et offrir de nouveaux outils pour protéger les populations les plus exposées.
Abderrahim Derraji - 15 juillet 2026 10:35Le Haut Conseil de la santé publique a publié la nouvelle édition de ses recommandations sanitaires destinées aux voyageurs pour l'année 2026. Ce document de référence apporte plusieurs évolutions importantes afin de mieux prévenir les risques infectieux liés aux déplacements internationaux. Les principales nouveautés concernent les vaccinations, la prévention des maladies transmises par les moustiques, le paludisme, la maladie à virus Ebola ainsi que la mise à disposition de nouveaux outils d'aide à la pratique pour les professionnels de santé. Les recommandations vaccinales évoluent tout d'abord pour le chikungunya. La vaccination est désormais recommandée chez les personnes âgées de douze ans et plus, qu'elles présentent ou non des comorbidités, lorsqu'elles se rendent dans une zone où une épidémie est en cours, quelle que soit la durée du séjour, ou lorsqu'elles prévoient un séjour de plus d'un mois dans une zone où la maladie est endémique. Deux vaccins sont aujourd'hui disponibles. IXCHIQ ne doit pas être utilisé chez les personnes immunodéprimées, chez celles présentant une hypersensibilité à l'un de ses composants et chez les personnes de plus de soixante cinq ans. VIMKUNYA a un profil de tolérance jugé satisfaisant mais reste contre indiqué en cas d'hypersensibilité à ses constituants. Le HCSP recommande également de différer les déplacements en zone épidémique chez les femmes enceintes, chez les personnes âgées de douze à soixante cinq ans présentant une comorbidité ainsi que chez les voyageurs de plus de soixante cinq ans. La dengue fait également l'objet d'une actualisation. La vaccination est désormais recommandée dès l'âge de six ans pour les voyageurs se rendant en zone épidémique ou effectuant un séjour prolongé de plus d'un mois dans une région où la maladie circule de manière permanente. Le HCSP souligne que les données de pharmacovigilance confirment la bonne tolérance du vaccin QDENYA. Concernant la rougeole, les autorités sanitaires attirent l'attention sur la reprise importante de la circulation du virus aux États Unis depuis le début de l'année 2026. Elles insistent sur la nécessité de vérifier le statut vaccinal des voyageurs avant leur départ et de procéder, si nécessaire, à une mise à jour de la vaccination. Les mesures de protection contre les maladies transmises par les moustiques sont également révisées. Le HCSP privilégie avant tout les moyens de protection physique comme les moustiquaires, les vêtements couvrants et l'évitement des piqûres. Il recommande de n'utiliser que des répulsifs bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché. En revanche, les vêtements imprégnés de perméthrine ne sont plus conseillés. En cas de risque élevé, les sprays destinés aux vêtements contenant du DEET ou de l'IR3535 peuvent être utilisés. Les serpentins fumigènes ainsi que l'huile d'eucalyptus citronné ne sont plus recommandés. Le paludisme demeure une préoccupation majeure. Depuis 2015, le nombre de cas continue d'augmenter dans le monde, principalement en Afrique subsaharienne où le Plasmodium falciparum reste l'espèce la plus fréquemment responsable des formes graves. Le HCSP rappelle que les retards diagnostiques et une prise en charge inadaptée lors de la première consultation constituent encore une cause importante de décès. Il insiste sur l'importance de la prévention grâce à la protection contre les moustiques, à la chimioprophylaxie adaptée et à une vigilance particulière chez les voyageurs de retour de zones d'endémie. La maladie à virus Ebola bénéficie cette année d'un chapitre spécifique en raison de la poursuite de l'épidémie en République démocratique du Congo. Le HCSP rappelle que cette infection peut provoquer une fièvre hémorragique sévère avec une mortalité élevée. La transmission survient après un contact étroit avec des animaux infectés ou avec le sang et les liquides biologiques d'une personne malade. Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu'après l'apparition des premiers symptômes. Une surveillance attentive est recommandée pendant les vingt et un jours suivant le retour de République démocratique du Congo ou d'Ouganda. Enfin, le HCSP met à disposition pour la première fois des fiches pratiques synthétiques consacrées aux principales destinations situées hors d'Europe. Destinés aux professionnels de soins primaires, ces documents visent à faciliter le conseil aux voyageurs sans facteur de risque particulier et à harmoniser les pratiques avant le départ. Lien : https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/article/recommandations-sanitaires-pour-les-voyageurs
Abderrahim Derraji - 14 juillet 2026 17:31Le Centre Innovation E-Santé a rendu public, le 8 juillet 2026, un livre blanc intitulé «Intelligence artificielle en santé au Maroc : Réalités, enjeux et recommandations». Ce document de 66 pages constitue une véritable feuille de route pour le déploiement de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé au Maroc. Le rôle des pharmaciens y est notamment abordé à la page 37. Le document les présente comme de véritables capteurs territoriaux de santé publique, capables, grâce à l’IA, de détecter des signaux épidémiques précoces, d’orienter les patients et de contribuer au suivi de l’observance thérapeutique. Une vision ambitieuse qui témoigne de l’évolution du rôle du pharmacien au sein du système de santé. L’intelligence artificielle n’est plus une promesse futuriste. Elle est déjà une réalité dans de nombreuses officines et s’impose progressivement comme un levier majeur de transformation de l’exercice officinal. Longtemps perçue comme un simple outil technologique, elle devient aujourd’hui un véritable assistant capable d’améliorer la qualité des soins, d’optimiser la gestion de l’officine et d’alléger les tâches chronophages, permettant ainsi au pharmacien de retrouver ce qui lui manque le plus : du temps à consacrer à ses patients. Dans de nombreux pays, les logiciels de gestion d’officine intègrent déjà des fonctions d’analyse des ordonnances, de détection des interactions médicamenteuses, de repérage des contre-indications et de proposition d’alternatives génériques. En croisant les données de prescription avec l’historique thérapeutique du patient, l’IA renforce la sécurité de la délivrance tout en harmonisant les pratiques au sein de l’équipe officinale. Loin de remplacer le jugement du pharmacien, elle lui apporte un second regard, précieux dans un environnement où l’exigence de qualité ne cesse de croître. Son potentiel dépasse toutefois largement le comptoir. Dans la gestion des stocks, l’analyse prédictive permet d’anticiper les besoins, d’optimiser les commandes, de limiter les ruptures comme les surstocks et, au final, d’améliorer la trésorerie de l’officine. Une pharmacie plus performante sur le plan économique est aussi une pharmacie plus résiliente, mieux préparée à répondre aux attentes de ses patients. L’IA trouve également toute sa place dans les nouvelles missions confiées aux pharmaciens. Bilans partagés de médication, entretiens pharmaceutiques, accompagnement des patients atteints de maladies chroniques ou encore suivi thérapeutique : autant d’activités à forte valeur ajoutée, mais souvent chronophages. L’automatisation des tâches administratives et documentaires permet de recentrer le pharmacien sur son cœur de métier : l’écoute, le conseil, l’éducation thérapeutique et la décision clinique. Au-delà de ces usages, de nouvelles perspectives émergent déjà. Les systèmes de vidéosurveillance intelligents contribuent à réduire la démarque inconnue, principalement liée au vol à l’étalage, ainsi que les autres formes de coulage. Parallèlement, l’analyse des données de santé ouvre la voie à une meilleure anticipation des risques sanitaires. Demain, l’intelligence artificielle participera davantage à la prévention, à l’accompagnement personnalisé des patients et à l’amélioration des parcours de soins. Cette transformation ne pourra toutefois réussir que si les pharmaciens s’approprient pleinement ces nouveaux outils. La formation, la maîtrise des données de santé, la cybersécurité et le respect des principes éthiques devront accompagner cette évolution. L’intelligence artificielle ne remplacera jamais l’expertise, la responsabilité ni la relation de confiance unissant le pharmacien à son patient. En revanche, bien utilisée, elle peut considérablement renforcer ces atouts. L’avenir de l’officine ne se jouera donc pas entre l’humain et la machine, mais dans leur complémentarité. L’intelligence artificielle ne doit pas faire le métier du pharmacien ; elle doit lui permettre de l’exercer avec davantage de sécurité, d’efficacité et de sérénité. C’est sans doute là que réside la véritable révolution numérique au service de la pharmacie.
Abderrahim Derraji - 13 juillet 2026 09:06La déprescription franchit une nouvelle étape en France. Dans son rapport «Charges et produits pour 2027», la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) fait de cette démarche un axe majeur de sa stratégie pour améliorer la qualité des soins tout en maîtrisant les dépenses de santé. Pour mettre en place sa stratégie, la CNAM a identifié le pharmacien comme l’un des trois professionnels de santé appelés à piloter cette évolution, aux côtés du médecin et de l’infirmier. Cette reconnaissance traduit une évolution profonde de l’exercice officinal. Longtemps cantonné à la dispensation des médicaments, le pharmacien voit son rôle clinique se renforcer autour de l’analyse des traitements, de leur suivi et désormais de leur réévaluation lorsque leur rapport bénéfice-risque devient défavorable. Pour la Cnam, la déprescription ne consiste pas à réduire les dépenses à tout prix. Elle répond avant tout à un impératif de pertinence des soins. Avec le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la multiplication des situations de polymédication, de nombreux patients poursuivent des traitements dont l’utilité est très discutable. Ces traitements peuvent, dans certains cas, devenir sources d'effets indésirables, d'interactions médicamenteuses ou de perte d'autonomie. Le rapport rappelle ainsi que la réévaluation régulière des prescriptions fait désormais partie intégrante du suivi du patient. Cette orientation s'inscrit dans une stratégie plus globale articulée autour de trois priorités : renforcer la prévention, fluidifier les parcours de soins et garantir «le juste soin au juste prix». Dans cette perspective, la Cnam propose de structurer la déprescription en ville autour d'un trio médecin-pharmacien-infirmier. Les patients seraient pleinement associés aux décisions thérapeutiques, tandis que des outils spécifiques devraient être développés pour accompagner les professionnels de santé dans cette démarche. En pratique, cette évolution vient reconnaître des missions déjà exercées par les pharmaciens, notamment à travers les bilans partagés de médication, les entretiens pharmaceutiques et les échanges avec les médecins prescripteurs. Demain, leur implication pourrait être davantage formalisée et intégrée dans l'organisation des soins de premier recours. Le rapport prévoit également, en partenariat avec l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), d'expérimenter un accompagnement spécifique du sevrage des benzodiazépines prescrites au long cours. Le choix de cette classe thérapeutique n'est pas anodin. Les risques de dépendance, les difficultés d'arrêt et la fréquence des prescriptions prolongées malgré les recommandations en font un enjeu majeur de santé publique. L'objectif est de mettre à disposition des professionnels des outils facilitant un arrêt progressif des traitements tout en sécurisant le parcours des patients. La déprescription ne constitue toutefois qu'un volet d'une stratégie plus large. La Cnam souhaite également promouvoir la désescalade thérapeutique en oncologie lorsque des traitements moins intensifs sont possibles, renforcer le recours aux médicaments génériques et biosimilaires, améliorer le suivi en vie réelle des médicaments innovants et réévaluer la prise en charge de certains traitements particulièrement coûteux, comme le tafamidis. Au-delà des annonces, plusieurs interrogations demeurent. Le rapport reste discret sur les modalités concrètes de cette coopération entre professionnels. Il ne précise ni les outils numériques qui seront développés, ni les conditions d'accès aux données cliniques indispensables à une réévaluation thérapeutique pertinente, ni les modalités de rémunération de cette nouvelle mission. Si ces propositions se traduisent dans les prochaines négociations conventionnelles, elles pourraient néanmoins consacrer une nouvelle étape dans l'évolution du métier de pharmacien. Après la vaccination, les tests rapides, les entretiens pharmaceutiques ou encore les bilans de médication, la déprescription pourrait devenir un nouveau pilier de l'exercice clinique en officine, renforçant encore davantage la place du pharmacien au cœur des soins primaires et de la sécurisation des traitements.
Abderrahim Derraji - 13 juillet 2026 09:01L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) franchit une nouvelle étape dans la modernisation de l’information sur les médicaments. Depuis le 8 juillet 2026, elle déploie une campagne nationale de communication destinée à faire connaître la e-notice, une version numérique de la notice des médicaments accessible simplement en scannant un QR code présent sur l’emballage. Complémentaire de la notice papier, la e-notice a pour ambition d’offrir aux patients et aux professionnels de santé un accès rapide à une information officielle, fiable et régulièrement actualisée. Contrairement à la notice imprimée, qui ne peut être modifiée qu’à l’occasion d’un nouveau conditionnement, la version numérique est mise à jour en temps réel dès qu’une évolution des données de sécurité, des indications ou des recommandations d’utilisation intervient. Cette innovation fait actuellement l’objet d’une expérimentation nationale lancée à la fin de l’année 2025 pour une durée de deux ans. Son objectif est d’évaluer les usages, tant auprès des patients que des professionnels de santé, avant une éventuelle généralisation. En pharmacie de ville, près de 170 médicaments participent à cette phase pilote. Parmi eux figurent des spécialités largement utilisées comme le paracétamol, certains vaccins, les statines ou encore les inhibiteurs de la pompe à protons. À l’hôpital, environ 420 médicaments sont concernés, notamment des anticancéreux, des immunothérapies, des antibiotiques, des antiviraux, des produits dérivés du sang et des gaz médicaux. Au total, 590 médicaments sont inclus dans le dispositif, dont les premiers résultats d’évaluation sont attendus au début de l’année 2027. Pour accompagner ce nouveau service, l’ANSM lance une campagne de sensibilisation en deux temps, en juillet puis en septembre 2026. Diffusée sur les principales plateformes de réseaux sociaux, elle vise à familiariser le grand public, mais aussi les pharmaciens, avec ce nouvel outil numérique. Une vidéo de présentation est notamment mise en ligne sur YouTube afin d’expliquer le fonctionnement de la e-notice. L’ANSM s’appuie également sur un partenariat avec le média Dr.Good! pour diffuser une vidéo pédagogique sur Instagram, TikTok et Facebook, animée par le Dr Michel Cymès. L’objectif est de montrer, de manière simple et concrète, les bénéfices de cette notice numérique et d’encourager son utilisation. Si la notice papier demeure obligatoire, la e-notice illustre la volonté des autorités sanitaires de tirer parti des outils numériques pour améliorer l’accès à une information médicamenteuse toujours plus fiable, actualisée et facilement accessible. Pour les pharmaciens, elle constitue également un nouvel outil d’accompagnement des patients dans le bon usage des médicaments.
Abderrahim Derraji - 13 juillet 2026 08:54La Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM) a tenu, le mercredi 1er juillet 2026, son troisième Congrès national au siège de la Chambre de commerce, d’industrie et de services à Rabat. L’assemblée générale a débuté par la présentation des rapports moral et financier, qui ont été examinés puis approuvés à l’unanimité. Les participants ont également adopté une modification des statuts de la Confédération avant de procéder à l’élection des nouvelles instances dirigeantes. À l’issue du scrutin, les membres de l’assemblée générale ont renouvelé leur confiance au Dr Mohamed Lahbabi, réélu président de la CSPM pour un troisième mandat. Le nouveau bureau national est composé comme suit : Premier vice-président : Dr Youssef Bihi ; Deuxième vice-présidente : Dr Hajar Oujidi ; Troisième vice-présidente : Dr Hajar Gammar ; Quatrième vice-président : Dr Tarik IFRI ; Secrétaire général : Dr Amine Bouzoubaa ; Secrétaire général adjoint : Dr Adel Jelaidi ; Trésorier : Dr Reda Aït Ahmed ; Trésorier adjoint : Dr Saâd Fouad. Dans son communiqué, la CSPM a salué l’esprit de fraternité et de responsabilité qui a prévalu tout au long du processus électoral. Elle a également souligné que la prochaine étape sera consacrée au travail collectif, à la mobilisation de l’ensemble des pharmaciens et au renforcement de l’unité de la profession. La Confédération affirme enfin sa volonté de poursuivre son engagement pour la défense de la dignité du pharmacien, la protection des acquis de la profession et la participation active aux grands chantiers de réforme du système national de santé. Elle réitère son ambition de contribuer au développement de la politique pharmaceutique nationale, dans l’intérêt des pharmaciens, des patients et du système de santé marocain.
Abderrahim Derraji - 13 juillet 2026 08:50Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a officiellement entamé un nouveau chapitre de son histoire avec l’installation, lundi, de son bureau élu. Cette séance constitutive fait suite à l’assemblée générale élective tenue le 4 juillet et s’inscrit dans le respect des dispositions de la loi n°55 du 3 août 1973 régissant les professions pharmaceutiques en Tunisie. Sans surprise, les membres du Conseil ont renouvelé leur confiance à Mustapha Laâroussi, qui poursuivra son mandat à la présidence de l’Ordre. Ce choix traduit une volonté de continuité à un moment où la profession est confrontée à de nombreux défis. À ses côtés, Nabil Mohsni occupera les fonctions de vice-président. Le secrétariat général sera assuré par Thouraya Enneifer, épaulée par Senda Bahri en qualité de secrétaire générale adjointe. Les questions financières ont été confiées à Zied Najjar, nommé trésorier, avec Chamseddine Kadhoum comme trésorier adjoint. Le bureau est complété par cinq conseillers : Myriam Ghalia Ghorfali, Mehdi Dridi, Ghaya Merdassi, Wajdi Trabelsi et Razi Miliani. Cette nouvelle équipe hérite toutefois d'un contexte particulièrement délicat. Les relations entre les pharmaciens et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) demeurent tendues, les négociations engagées ces derniers mois n'ayant pas permis de résoudre les principaux points de désaccord. Les questions liées aux modalités de remboursement, aux équilibres économiques des officines et aux conditions d'exercice continuent d'alimenter les préoccupations de la profession. Au-delà de ce dossier prioritaire, le nouveau bureau devra également accompagner les évolutions du système de santé tunisien, défendre le rôle du pharmacien dans le parcours de soins et renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics. Les attentes des pharmaciens sont importantes, tant sur le plan économique que réglementaire, dans un environnement marqué par des mutations rapides du secteur de la santé. En reconduisant Mustapha Laâroussi à sa présidence, le CNOPT fait le pari de l'expérience et de la stabilité. Reste désormais à transformer cette continuité institutionnelle en résultats concrets pour une profession qui attend des réponses fortes face aux défis auxquels elle est confrontée.
Abderrahim Derraji - 13 juillet 2026 08:47En accord avec l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS), SOTHEMA procède au rappel du lot PR7347 d’OMNITROPE® 5 mg/1,5 mL (somatropine) en cartouches injectables. Cette mesure fait suite à la détection d’un défaut de qualité lors de la fabrication, susceptible d’entraîner une fuite de la solution au moment de l’administration. Seul ce lot est concerné. Les pharmaciens, grossistes-répartiteurs et établissements de santé sont appelés à suspendre immédiatement sa dispensation, à mettre les stocks en quarantaine et à organiser leur retour selon la procédure prévue. Aucun autre lot de cette spécialité n’est concerné par ce rappel.
Abderrahim Derraji - 09 juillet 2026 20:31Après son adoption par la Chambre des représentants, le projet de loi n°27.26 modifiant certaines dispositions du Code du médicament et de la pharmacie marque une étape importante dans la modernisation du cadre réglementaire pharmaceutique marocain. Cette réforme attendue vise à renforcer la sécurité sanitaire tout en accompagnant le développement de l'industrie pharmaceutique nationale. Parmi les principales nouveautés figure le renforcement du dispositif de pharmacovigilance. Les titulaires d'autorisations de mise sur le marché (AMM) et les établissements pharmaceutiques seront soumis à des obligations accrues en matière de surveillance de la sécurité des médicaments après leur commercialisation. L'objectif est d'améliorer la détection, l'évaluation et la gestion des effets indésirables afin de garantir un suivi continu du rapport bénéfice-risque des traitements mis à la disposition des patients marocains. Le texte accorde également une place importante à la surveillance post-commercialisation. Les autorités disposeront de moyens renforcés pour contrôler la qualité, l'efficacité et la sécurité des médicaments présents sur le marché. Cette évolution devrait permettre une réaction plus rapide en cas de non-conformité, de défaut de qualité ou de risque sanitaire identifié. Autre axe majeur de la réforme : le renforcement des inspections pharmaceutiques. Les prérogatives des inspecteurs sont élargies afin d'améliorer le contrôle de l'ensemble de la chaîne du médicament, depuis la fabrication jusqu'à la distribution. Cette mesure s'inscrit dans une logique d'amélioration continue des standards de qualité et de conformité réglementaire. Le projet de loi consolide par ailleurs le rôle de l'Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS), appelée à devenir l'acteur central de la régulation pharmaceutique nationale. Ses missions sont élargies dans les domaines de l'évaluation, de l'autorisation, de l'inspection, de la pharmacovigilance et de la gestion des situations d'urgence sanitaire. La réforme introduit également de nouveaux mécanismes réglementaires, notamment des autorisations de mise sur le marché destinées exclusivement à l'exportation ainsi que des procédures accélérées ou conditionnelles pour certains médicaments répondant à des besoins de santé publique spécifiques. À travers cette réforme, le Maroc affiche clairement sa volonté de rapprocher son système réglementaire des standards internationaux les plus exigeants, tout en renforçant l'attractivité et la compétitivité de son industrie pharmaceutique. Une évolution qui pourrait contribuer à consolider la position du Royaume comme plateforme pharmaceutique de référence à l'échelle régionale.
Abderrahim Derraji - 09 juin 2026 17:02
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