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FMIP

Industrie pharmaceutique : Saâd-Eddine El Othmani reçoit le bureau de la FMIP Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2021 08:00
 Industrie pharmaceutique : Saâd-Eddine El Othmani reçoit le bureau de la FMIP

Selon un communiqué de presse émanant de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIP), les membres de son bureau ont pris part à une réunion de travail le 11 juin avec le Chef du Gouvernement Saâd-Eddine El Othmani pour examiner le sujets d’intérêt commun.

Cette séance de travail a été l’occasion idoine pour faire part au Chef du Gouvernement des atouts majeurs dont dispose l’industrie pharmaceutique marocaine, dont la qualité est reconnue par l’OMS et la Direction Européenne de la Qualité. La recherche clinique et l’emploi ont également fait partie de l’ordre du jour de cette rencontre.

«la FMIP, qui assure plus de 75 % du marché national du médicament et 90 % des médicaments génériques ainsi que 80 % des exportations du médicament, a saisi cette occasion pour exposer les défis auxquels sont confrontés les opérateurs du médicament, ainsi que la volonté de la Fédération de travailler étroitement avec les pouvoirs publics afin de porter au niveau supérieur le développement de ce secteur stratégique et de faire du Royaume un «Hub» Euro Africain.» a affirmé la FMIP dans son communiqué, et de continuer : «Les membres de la FMIIP ont réitéré au chef de gouvernement leur disponibilité pleine et entière à s’inscrire dans le chantier ambitieux de la généralisation de la protection sociale, initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste.»

Par ailleurs, la FMIP ambitionne de jouer rôle primordial pour accompagner la refonte du modèle de développement du pays, dont le Souverain a reçu les recommandations émises par la commission ad hoc le 25 mai dernier. 


 

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PSYCHOTROPES

Psychotropes : il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ! Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2021 07:40
Psychotropes :  il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain !

Un Projet de Décision émanant du ministère de la Santé relatif aux modalités de prescription et de dispensations des médicaments à base de substances psychotropes à usage humain a été transmis pour avis aux instances ordinales.

Par une telle Décision, qui est déjà en vigueur en France et en Tunisie, l’administration a répondu favorablement à une ancienne doléance formulée par les pharmaciens dont l’objectif est double : D’une part, contrecarrer les fausses prescriptions dont l’authentification devient de plus en plus compliquée et, d’autre part, le patient aura la garantie de pouvoir s’approvisionner en médicaments psychotropes y compris quand il franchit le seuil d’une pharmacie où il n’a pas l’habitude de se rendre. Ceci est particulièrement vrai pendant les des gardes.

À la lecture de cette Décision, on se rend compte que certains aspects pratiques de l’exercice officinal n’ont pas été pris en considération. Par exemple, cette Décision impose à ce que la commande des produits concernés par cette mesure soit faite séparément avec un bon de commande à part. Or les pharmaciens n’utilisent les bons de commande que pour les marchés (commandes effectuées directement au laboratoire). La majeure partie des commandes est transmise aux grossisteries par téléphone ou par télétransmission. Cette Décision aurait pu, tout simplement, prévoir des bons de livraison facilement identifiables en jouant sur la couleur du bon ou en y ajoutant la mention «Produit(s) nécessitant une ordonnance sécurisée» en caractère gras.

Les industriels pourraient également être mis à contribution en étudiant la faisabilité de prévoir un pictogramme permettant au pharmacien et à ses collaborateurs de ne pas passer à côté d’un psychotrope nécessitant une ordonnance sécurisée.

Mais en réalité, ce qui va être l’élément déterminant dans la mise en application de cette Décision, c’est le choix des médicaments concernés par l’ordonnance sécurisée. Si on y met toutes les substances psychoactives, on va compliquer l'accès à un très grand nombre de spécialités pharmaceutiques qui ne font l’objet d’aucun usage déviant connu, comme c'est le cas des antidépresseurs, des antipsychotiques ou encore des antiépileptiques. Ces médicaments appartiennent déjà au Tableau A ou C ce qui impose au malade d'avoir une prescription en bonne et due forme.

Faut-il le rappeler, le Maroc est signataire de la Convention de Vienne qui prévoit, entre autres, des tableaux comportant les seules molécules qui doivent faire l’objet de suivi par tous les pays signataires de ladite convention. En ce qui concerne les molécules qui transitent par le circuit pharmaceutique, on y trouve des stupéfiants et des molécules classées dans 4 tableaux. Ces molécules peuvent potentiellement faire l’objet d’un usage abusif comme les benzodiazépines ou certains morphiniques. On y trouve également une liste de principes actifs qui appartiennent au Tableau B. Ces molécules font déjà l’objet de mesures restrictives drastiques au Maroc.

Il est à noter que certaines molécules comme le zolpiden ont intégré le Tableau IV de la convention de Vienne après que leur usage déviant ait été constaté. D’autres molécules vont probablement faire partie ces tableaux lors des prochaines mises à jour. Ça pourrait être le cas de la prégabaline qui est très prisée par les trafiquants et particulièrement dans les pays du Maghreb. La logique voudrait que la liste des médicaments nécessitant une ordonnance sécurisée se limite aux médicaments figurant dans la Convention de Vienne auxquels il faut ajouter les quelques molécules qui font l’objet d’un usage abusif avéré et qui ne figurent pas encore sur cette Convention.

Une fois cette liste établie, elle doit être mise à la disposition des pharmaciens. Pour faciliter l’accès à cette liste et à ses mises à jour, le ministère de la Santé devrait la mettre en ligne, comme il devrait mettre en ligne les références des ordonnances sécurisées en cas de vol de celles-ci.

Par ailleurs, on pourrait également exiger de nos confrères médecins de rédiger les noms des spécialités prescrites sur une ordonnance sécurisée lisiblement et en lettres majuscules pour garantir au malade d’avoir son traitement et pour éviter les éventuelles erreurs.

Pour conclure, on ne peut que se féliciter de cette Décision. Mais aussi parfaite soit-elle, on risque d’avoir des surprises le jour où on va la mettre en pratique. D’où la nécessité de l’évaluer régulièrement en impliquant les pharmaciens, tous secteurs confondus (officine, répartition et l'industrie), ainsi que les psychiatres. En faisant de la sorte, on permettra aux patients d’avoir plus facilement leurs psychotropes et on évitera que cette Décision devienne une tracasserie administrative supplémentaire pouvant hypothéquer l’accès à certains médicaments indispensables.

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NOVARTIS

Hématologie : Novartis enregistre un nouveau succès intermédiaire pour son traitement iptacopan Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2021 07:25
Hématologie : Novartis enregistre un nouveau succès intermédiaire pour son traitement iptacopan

Par un compte rendu présenté à l’occasion du Congrès l'European  Hematology  Association (EHA), le laboratoire Novartis a indiqué qu’une étude clinique intermédiaire a révélé que l'iptacopan a des propriétés prometteuses pour traiter l'hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN), une anémie potentiellement mortelle. 

D’après ce même compte rendu, l’administration de ce traitement expérimental en première ligne et en monothérapie a coïncidé avec une baisse de l’hémolyse intra et extra-vasculaire. Par ailleurs, aucun événement indésirable n’a été observé durant cette étude.

Le géant helvétique a également affirmé qu’il a aussi obtenu des résultats similaires lors d'un essai clinique de phase II ayant eu pour but d’évaluer l’efficacité de l’association iptacopan-éculizumab dans la prise en charge de l’HPN.

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COMIRNATY

Comirnaty® : également efficace contre le variant Delta Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2021 07:24
Comirnaty® : également efficace contre le variant Delta

D’après une nouvelle étude menée par l’Université du Texas à Galveston et dirigée par Pei Yong Shi, le vaccin Pfizer/BioNTech commercialisé sous la désignation Comirnaty® protège contre le variant indien Delta et contre le variant identifié initialement au Nigeria.

Pour ce faire, les chercheurs ont procédé à l’examen de 20 échantillons de sang prélevés chez 15 personnes ayant reçu deux doses du vaccin Comirnaty®. Ils les ont ensuite soumises à plusieurs variants du Sars-CoV-2.

D’après les auteurs de l’étude, l’efficacité des anticorps contre les nouveaux variants est plus faible que celle observée avec le type de coronavirus isolé en janvier 2020. Les chercheurs indiquent cependant que cette efficacité reste «robuste».

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JOHNSON & JOHNSON

Canada : 300.000 doses du vaccin Johnson & Jonson passeront à la trappe ! Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2021 07:19
Canada : 300.000 doses du vaccin Johnson & Jonson passeront à la trappe !

Après avoir suspendu la distribution des vaccins anti-Covid-19 de Johnson & Jonson au mois d’avril 2021, le Canada vient de décider de ne pas distribuer les 300.000 doses reçues de ce vaccin. Et c’est par un communiqué de presse rendu public vendredi dernier que Santé Canada a affirmé que l’examen mené sur les doses reçues du vaccin Johnson & Johnson «n'a pas permis de conclure que les doses du vaccin Janssen reçues respectent les normes élevées de qualité du ministère».

Dans son communiqué, Santé Canada a fait part de ses préoccupations vis-à-vis d'une substance médicamenteuse identifiée dans l'installation d'Emergent BioSolutions, à Baltimore, au Maryland.

Santé Canada envisage une inspection du site de Baltimore l’été prochain afin de s’assurer de l'innocuité de tous les vaccins qui sortiront de ses lignes de production. En attendant, elle n'acceptera aucun produit, ni ingrédient fabriqué dans ce site.

 

 

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Autres articles

Alzheimer : la FDA donne son feu vert pour la mise sur le marché d’Aduhelm®

Le laboratoire Biogen vient de décrocher l’autorisation de mise sur le marché pour son produit Aduhelm®, un médicament qui vise à dissoudre les agrégats de la bêta-amyloïde. Cette protéine s’accumule en créant des plaques au niveau des tissus cérébraux des patients affectés par la maladie d’Alzheimer. Même si aucun nouveau médicament traitant cette maladie n’a été autorisé depuis 2003, l’accueil qui lui est réservé est plutôt mitigé. Un comité d’experts s’était prononcé au mois de novembre contre une autorisation de ce traitement. Ce groupe estime «qu’il n’avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité». Avant de se prononcer, ce groupe a passé en revue les résultats de deux essais cliniques réalisés ayant obtenu des résultats contradictoires. Quant au président de la Société Américaine de l’Alzheimer, Harry Johns, il se réjouit de cette décision qu’il qualifie d’historique d’autant plus que ce nouveau traitement «ralentit le déclin dû à la maladie» La FDA a jugé que le rapport bénéfices/risques reste favorable à la mise sur le marché de ce produit. Elle a cependant utilisé une procédure qui ne confère à ce médicament qu’une autorisation conditionnelle. Le coût de ce nouveau traitement qui est administré par intraveineuse toutes les 4 semaines, est environ 56 000 $ US (500 000 DH) par an.

Abderrahim DERRAJI - 10 juin 2021 17:47
Loi 98-18 : Les pharmaciens rejettent la mise sous tutelle !

Sur invitation du Parti de la justice et du développement (PJD), les représentants des pharmaciens et de plusieurs partis politiques ainsi que des pharmaciens invités se sont retrouvés, le 3 juin 2021, au Parlement afin de débattre du contenu du projet de Loi 98-18 et d’élaborer des propositions d’amendements dudit projet. Ce texte, qui est actuellement entre les mains de la Commission des secteurs sociaux du Parlement, sonnera le glas au Dahir portant Loi 1-75-453 du 17 décembre 1976 dont l’obsolescence a été précipitée par son inadéquation avec l’évolution que connaît le secteur pharmaceutique. Ce texte prévoit une régionalisation élargie du Conseil de l’Ordre et devrait contribuer à optimiser l’apport des instances ordinales, notamment dans la régulation du secteur. La réunion du 3 juin s’est déroulée en l’absence du ministre de la Santé qui est, une fois de plus, passé à côté d’une occasion pour mettre fin à une situation de non-dialogue avec les pharmaciens d’officine qui prévaut depuis le départ d’Anas Doukkali du ministère de la Santé. Il est à rappeler que ce dernier avait mis en place une commission composée de tous les représentants des instances ordinales et syndicales que compte la profession. Cette commission avait tenu une batterie de réunions à la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) afin d’élaborer des recommandations à même d’assainir le circuit de distribution des médicaments et des produits de santé et de valoriser l’acte pharmaceutique et le rôle du pharmacien. Une feuille de route a même été présentée, le 19 juin 2019, par le Pr Jamal Taoufik aux représentants des pharmaciens en présence du ministre de la Santé de l'époque Anas Doukkali. Hélas, depuis le départ de ce dernier, c’est le statu quo, et ce n’est pas prêt de changer puisque l’actuel ministre de la Santé exige la tenue d’élections ordinales pour qu’il puisse avoir un seul et unique interlocuteur légitime et représentatif de tout le secteur.     Certes, on ne peut pas nier que notre profession est particulièrement alambiquée. Mais avec un peu de volonté, la tutelle aurait pu utiliser les moyens légaux dont elle dispose pour débloquer la situation, et ce, malgré la crise sanitaire actuelle. C’est sans doute ce qui explique le mécontentement des pharmaciens qui ont reproché à Khalid Aït Taleb, lors de la rencontre du 3 juin 2021, l’absence de concertation, surtout depuis qu’ils ont découvert que la version qui est actuellement étudiée par la Commission des secteurs sociaux diffère de la version initiale sur laquelle ils se seraient précédemment prononcés. Lors de cette même réunion, tous les représentants des pharmaciens ont unanimement contesté la mise en place d’une commission permanente à qui seront confiées toutes les problématiques de la profession et des instances ordinales. Cette nouvelle entité, qui sera présidée par un pharmacien-enseignant désigné par l’administration, comprend 3 membres issus de l’administration et 5 pharmaciens désignés par le président du Conseil national de l’Ordre : 2 pharmaciens d’officine, un biologiste, un pharmacien industriel et un pharmacien issu de la répartition. Les pharmaciens rejettent en bloc cette commission permanente et la présidence d’un enseignant qu’ils considèrent comme une mise sous tutelle déguisée de la profession. D'ailleurs, une telle trouvaille n’existe dans aucune autre profession dotée d’un Conseil de l’Ordre ! La réunion au Parlement s’est déroulée dans de bonnes conditions. Les représentants des pharmaciens ont globalement formulé les mêmes doléances à l’exception des dispositions relatives au mode d'élection du président. La majorité des officinaux présents suggère que le président soit élu par les conseillers, tandis que les pharmaciens de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) ont proposé une élection du président directement par la base. Cette proposition devrait, selon ses initiateurs, renforcer la légitimité du président ! Or, rien n’est moins sûr, car ce dont souffre le Conseil de l’Ordre actuellement, ce sont les divisions entre le Conseil national et les Conseils régionaux et les interférences avec d’autres entités. Si le président n’est pas élu par ses conseillers, on risque à chaque fois d’avoir le clan du président et celui des conseillers, et chacun d'eux va revendiquer plus de légitimité que l'autre ! Aujourd’hui, nous avons plusieurs raisons d’être optimistes, d’une part, les pharmaciens impliqués politiquement se démènent pour que ce texte soit amendé et promulgué rapidement, et ce, dans l’intérêt de la profession et du patient, et, d'autre part, les représentants des pharmaciens ont globalement les mêmes attentes. Par contre, on déplore que l’étude de ce projet par la Commission des secteurs sociaux n’ait démarré que tardivement et à peine à quelques mois des élections législatives, locales et régionales. In fine, si les pharmaciens ressortissants des conseils ne savent plus où donner de la tête, ce n’est pas le cas de leurs représentants qui ne peuvent plus continuer à ignorer leur responsabilité vis-à-vis de la situation que traverse l’Ordre actuellement. Il est inacceptable de prendre le risque de voir le ministre de la Santé procéder à la dissolution des Conseils régionaux et à la nomination d’une commission pour organiser les élections, sachant que tous les représentants réunis le 3 juin rejettent tout ce qui s’apparente de près ou de loin à une nomination ou à toute forme de mise sous tutelle ou d’aliénation !

Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:56
Le nouveau règlement européen 2017/745 relatif aux dispositifs médicaux (DM) est entré en application le 26 mai dernier dans le but de renforcer la sécurité des DM.

Cette nouvelle réglementation a revu les exigences qui incombent aux industriels avant la commercialisation d’un dispositif médical. À titre d’exemple, ils ont l’obligation de mettre en place des évaluations et des investigations cliniques pour s’assurer de l’efficacité et de la sécurité d’utilisation des DM qu’ils s’apprêtent à mettre sur le marché. Les événements indésirables et l’avancée des investigations cliniques concernant les DM pourront être consultés sur la base de données Eudamed. Celle-ci contiendra des informations détaillées au sujet des DM disponibles en Europe. Le règlement européen 2017/745 a également légèrement renforcé les procédures d’habilitation des organismes notifiés en charge d’émettre les certificats de marquage CE et de surveillance du marché après la commercialisation des DM. Ce règlement prévoit également des mécanismes visant à améliorer la collaboration européenne. En ce qui concerne la nouvelle réglementation applicable aux Dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV), elle n’entrera en application qu’en 2022.

Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:53
La France déclenche une procédure de rappel de lots de 17 millions de masques FFP2 mis à la disposition des soignants

Médiapart vient de révéler qu’une note de Santé publique France (SPF) indique que certains masques FFP2 commandés en avril 2020 par l’État français pour protéger les soignants pourraient être dangereux pour la santé. Quelque 17 millions de ces masques ont été rappelés par SPF en raison d’un composant potentiellement toxique. SPF recommande à ce que ces masques ne soient plus utilisés en attendant l’évaluation de l’éventuel risque lié à la présence de graphène dans ces masques. Les masques concernés sont les «FFP2 Particle filtering half mask» vendus par Shandong Shengquan New Materials. L’utilisation du graphène dans ces masques pour ses supposées propriétés antivirales et antibactériennes ne fait pas l’unanimité. En effet, Santé Canada a récemment attiré l’attention sur un risque potentiel pour la santé du sujet qui inhale des particules de graphène présentes dans certains masques. Santé Canada indique que l’inhalation de particules de graphène pourrait être à l’origine d’une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. Mais elle reconnaît également qu’«on ne connaît pas encore le potentiel d’inhalation de ces particules par les masques chez les humains». Un document, consulté par Mediapart, envoyé par l’ARS de l'Île-de-France aux établissements de santé, révèle que «60,5 millions de masques FFP2 dotés d’un marquage CE pouvant potentiellement contenir du graphène dont 16,9 millions ont, d’ores et déjà, été distribués en 2020». Après les révélations de Mediapart, SPF affirme que la commande effectuée en avril 2020 avait reçu «un avis favorable» de l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM). Elle reconnaît cependant que l’indication «Biomass Graphène» a échappé à leur vigilance d’autant plus que la commande en question a eu lieu dans un «contexte de pénurie de masques».

Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:51
Décès suite à une infection par un virus transmis par une chauve-souris

Le virus de chauve-souris EBL1a (European Bat Lyssavirus) affecte rarement l'Homme. Un cas a, cependant, été enregistré en France métropolitaine. Le virus en question et qui est proche du virus de la rage a été identifié grâce à une collaboration entre l’Institut Pasteur et les CHU de Limoges, de la Pitié-Salpêtrière et Necker-Enfants malades (AP-HP). La victime, qui est âgée d'une soixantaine d'années, a succombé en août 2019 au CHU de Limoges suite à une encéphalite d’origine inconnue. Et c’est grâce à un séquençage des acides nucléiques d’un prélèvement et l’analyse informatique que la cause du décès a été finalement déterminée. Le virus de chauve-souris appelé EBL1a a été identifié au niveau du cerveau et c’est grâce aux techniques complémentaires au CNR Rage de l’Institut Pasteur que l’infection virale a été confirmée. Le virus EBL1a est fréquent chez les chauves-souris insectivores. L’unique cas identifié chez l'Homme avant le cas de Limoges a été enregistré il y a 35 ans en Russie. Le sujet pourrait être contaminé en manipulant des chauves-souris présentes dans son grenier. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de ne pas toucher une chauve-souris à terre. En cas de morsure, il faut se rendre immédiatement dans un centre antirabique pour bénéficier des traitements adéquats.  

Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:50
Après l’Inde, des cas de champignon noir liés à la Covid-19 identifiés au Chili

Un cas de mucormycose, ou champignon noir lié à la Covid-19 a été diagnostiqué au Chili. Cette complication peu commune de la Covid-19 affecte essentiellement les sujets immunodéprimés au même titre que d’autres champignons du genre candida ou aspergillus.   On assiste à une recrudescence de ces affections en Inde depuis le début de la pandémie et le chili appréhende une augmentation de ces surinfections.  

Abderrahim DERRAJI - 04 juin 2021 19:38
Lonza prévoit une production de 300 millions de doses du vaccin de Moderna aux Pays-Bas

Le façonnier suisse Lonza qui a, à son actif, 6 lignes de production de vaccin à ARNmessager à Viège en Suisse et une autre à Portsmouth aux États-Unis , aura prochainement une troisième à Geleen, aux Pays-Bas. En installant cette nouvelle ligne de fabrication en Europe, Lonza, va pouvoir produire  300 millions de doses par an sur ce site, dès la fin de l’année en cours. «Nous sommes fiers de jouer notre rôle dans le contrôle de la pandémie de Covid-19 et sommes impatients de mettre à profit notre expérience de Portsmouth et de Viège sur notre site de Geleen, aux Pays-Bas» s’est félicité Jean-Christophe Hyvert, président Biologics and cell & gene de Lonza.

Abderrahim DERRAJI - 03 juin 2021 11:20
6e Conférence nationale de la MAPA : Les couples infertiles attendent des mesures concrètes

L’Association Marocaine des aspirants à la paternité et à la maternité (MAPA) a organisé le samedi dernier sa 6e Conférence nationale qui a été dédiée cette année aux difficultés reproductives au Maroc. Cette rencontre a été l’occasion idoine pour débattre des moyens à mettre en œuvre afin de faciliter l’accès aux soins médicaux pour prendre en charge les troubles de la fertilité.Cette réunion, qui a été suivie à distance par un grand nombre de participants, a également permis à cette association dynamique de mettre en avant les acquis de ces dernières années qui ont permis aux couples infertiles de pouvoir accéder aux traitements appropriés. En effet, deux mesures phares ont été prises : d'une part, des médicaments traitant l'infertilité ont été admis au remboursement et d'autre part La Loi réglementant la pratique de l’assistance médicale à la reproduction a été promulguée. Ces deux acquis constitueront des éléments essentiels dans le projet de Stratégie nationale d’assistance médicale à la reproduction qui est actuellement en cours d’élaboration. Le bureau de la MAPA exhorte le Gouvernement, les institutions nationales concernées et les autres intervenants à mettre les bouchées doubles et conjuguer leurs efforts pour accélérer la mise en place de mécanismes à même de permettre aux aspirants à la maternité et à la paternité de pouvoir réaliser leur rêve avant que ça ne soit trop tard pour eux. Ceci ne peut se concrétiser que si ces parents bénéficient d’une assurance maladie couvrant toutes les prestations pouvant être envisagées pour les prendre en charge.  Il est à rappeler que le coût total des technologies d'assistance médicale à la maternité est 100 fois plus élevé que la consommation annuelle moyenne en médicament ce qui rend la mise en place du tiers payant quasi-inéluctable.    Ce n’est qu’en faisant de la sorte qu’on peut éviter les conséquences de l’infertilité sur la stabilité des couples concernés et tout ce qui peut en résulter.  

Abderrahim DERRAJI - 31 mai 2021 19:31
Instances ordinales : Solution ou dissolution ?

La première réunion de la Commission des secteurs sociaux s'est tenue le mardi dernier au Parlement afin d’étudier le projet de Loi 98-18, texte qui permettra, entre autres, la mise en place d'une régionalisation élargie des Conseils de l’Ordre. Lors de cette réunion, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a prononcé une allocution par laquelle il a rappelé aux membres de cette commission les problèmes que vit la profession pharmaceutique. Il a déploré les perpétuelles divisions qui l’empêchent d’avoir un «interlocuteur unique» pour faire avancer les différents dossiers du secteur. Il a, par la même occasion, rappelé à l’assistance qu’étant donné que le report des élections n’a plus aucune raison qui le justifie, il a sommé les présidents des Conseils régionaux des pharmaciens d'officine d’organiser les élections avant la fin du mois de juin. La formulation adoptée par le ministre de la Santé est pour le moins inhabituelle. Il n’en reste pas moins que depuis une quinzaine d’années, les dépassements que connaissent nos élections ont créé un climat de tension dont la profession se serait bien passée. Malheureusement, le temps qu’on passe à essayer désespérément de résoudre des problèmes qui ne devraient même pas exister, c’est du temps en moins que nous consacrons à défendre les vrais dossiers de la profession. Les propos tenus mardi dernier par le ministre de la Santé ont été on ne peut plus clairs : si les Conseils régionaux n’organisent pas leurs élections dans un mois, la tutelle procédera à la mise en place d’une commission pour qu’elle s’en charge ! Paradoxalement, toutes les composantes de la profession (conseils, confédération et fédération...) se sont retrouvées le lendemain de ce discours au ministère du Travail et de l’insertion professionnelle pour négocier le taux de cotisation des pharmaciens d’officine et des biologistes à la Couverture médicale des indépendants.  Aussi invraisemblable que ça puisse paraître, ils ont été quasiment en phase et ils se sont même surpassés pour que ce taux prenne en considération l’érosion des revenus du pharmacien. Cet exploit inattendu ne peut être que salué, même si on ne peut s’empêcher de penser à tous ces confrères en difficultés qui doivent s’acquitter d’une contribution minimale même quand ils sont déficitaires et d’une patente qui n’est pas non plus en phase avec leurs activités. Bientôt, ils vont aussi devoir payer 495 DH par mois pour bénéficier d’une assurance-maladie. Cette réunion est un exemple de ce que des pharmaciens parlant la même voix sont capables de réaliser. On imagine ce qu’ils pourraient faire s’ils se concertaient davantage entre eux ! Ces dossiers, qui se succèdent, ne devraient pas nous faire oublier celui de la Politique pharmaceutique nationale qui vient de surgir à nouveau. La profession doit se ressaisir et trouver rapidement les moyens à mettre en œuvre pour que les doléances des pharmaciens soient prises en considération et pour éviter qu’un nouveau décret ne vienne asséner le coup de grâce à une profession économiquement asphyxiée. Aujourd’hui, tout ce qui est arrivé à la profession est le fruit de divisions plus ou moins orchestrées par certains représentants des pharmaciens et par un désintérêt manifeste de l’administration à l’égard de la profession pharmaceutique qui est quasiment livrée à elle-même.  Aussi, pour que la profession pharmaceutique puisse renouer avec la «normalité», les pharmaciens de tous bords doivent se défaire de certaines obédiences qui ont fini par corrompre leur capacité de discernement et par leur faire oublier qu'avant d’appartenir à tel ou tel parti politique ou courant idéologique, ils sont d'abord membres de la famille des pharmaciens. Le Code de déontologie leur impose de s’entraider et donner le meilleur d'eux-mêmes afin que la profession qu’ils sont censés chérir retrouve sa dignité, sa noblesse et, surtout, la place qui lui sied dans le parcours de soins.

Abderrahim DERRAJI - 30 mai 2021 10:40
Sanofi : Des résultats encourageants pour son vaccin anti-Covid

Le laboratoire Sanofi dispose actuellement de plusieurs candidats-vaccins, dont un vaccin à ARNmessager et un autre plus classique qui fait appel aux protéines recombinantes. Ce dernier, qui est développé en partenariat avec le laboratoire GSK, exploite la protéine spike qui provoque la production d’anticorps capables de protéger les sujets vaccinés contre le Sars-CoV-2. Cette protéine, qui est produite par la technologie de l’ADN recombinant, est associée à un adjuvant produit par le laboratoire GSK. Cet adjuvant est aussi utilisé dans un vaccin contre la grippe. Ce vaccin a fait l’objet d’essai clinique de phase II menée chez 722 volontaires adultes en bonne santé ou présentant des affections médicales à risque élevé. Cette étude a révélé qu’une administration de deux doses de ce candidat-vaccin espacées de 21 jours induit une séroconversion dans 95 à 100% des cas, après l’administration de la deuxième dose. Ceci est valable pour toutes les tranches d’âge (18 à 95 ans) et pour toutes les doses étudiées (5, 10 et 15 µg). Le profil de tolérance de ce vaccin est acceptable et il n'a soulevé aucun problème de sécurité. Par ailleurs, l’administration d’une dose unique de ce vaccin chez les volontaires ayant déjà été touchés par la Covid-19 a permis de produire une concentration élevée d’anticorps neutralisants. Ce vaccin devrait, de ce fait, servir à faire des rappels chez les sujets déjà vaccinés. C’est pour cette raison que des essais cliniques vont être envisagés prochainement pour savoir si l’administration d’une faible dose de ce vaccin en guise de rappel pourrait déclencher une réponse immunitaire suffisante, et ce, quel que soit le type de vaccin utilisé initialement.

Abderrahim DERRAJI - 30 mai 2021 10:36