Note - Ministère de la Santé
Note - Ministère de la Santé

Simplification des modifications de l'AMM

CIRCULAIRE 977 DMP /D/ 18
CIRCULAIRE 977 DMP /D/ 18

Respect du circuit légal des médicaments et des produits de santé

Vidéos de formation continue
Vidéos de formation continue

Cours développé par notre partenaire ACTe RX

Diplômes universitaires
Diplômes universitaires

préinscriptions ouvertes

À la une

ZOLGENSMA

Novartis notifie le décès de deux enfants traités avec Zolgensma® Abderrahim Derraji - 16 août 2022 11:04
Novartis notifie le décès de deux enfants traités avec Zolgensma®

Le laboratoire suisse Novartis vient de faire part aux autorités sanitaires du décès de deux enfants ayant été traités avec Zolgensma®, une thérapie génique de l’amyotrophie spinale, une maladie génétique rare, grave, et incurable avant la mise sur le marché de Zolgensma®.

Selon le géant helvétique, les deux décès ont eu lieu en Russie et au Kazakhstan. Les deux enfants ont succombé suite à une insuffisance hépatique aiguë survenue cinq à six semaines après l’administration de ce Zolgensma® et un à dix jours après une corticothérapie adminiostrée aux enfants afin de réduire les effets indésirables de ce traitement.

Novartis a signalé ces deux décès aux autorités de santé de tous les pays où le Zolgensma® est commercialisé, notamment, la Food and Drug Administration (FDA), qui avait été la première Agence à lui accorder son feu vert en 2019.

La mise sur le marché de ce traitement qui a donné beaucoup d’espoir aux parents d’enfants atteints d’amyotrophie spinale, avait été accompagnée de nombreuses controverses, et particulièrement pour son coût. Aux États-Unis, ce traitement coûtait 2 millions de dollars lors de sa mise sur le marché. Ce coût, qui compromet son accessibilité, s’explique par la complexité d’introduire du matériel génétique dans des cellules pour corriger les gènes déficients.

Lire la suite

ÉLECTIONS ORDINALES

Le Conseil de l'Ordre des biologistes a un nouveau bureau Abderrahim DERRAJI - 15 août 2022 18:46
Le Conseil de l'Ordre des biologistes a un nouveau bureau

Les pharmaciens Biologistes ont procédé au renouvellement des Membres du Conseil des pharmaciens biologistes lors d’une Assemblée Générale tenue le 18 Juin 2022 et du scrutin ayant eu lieu le 25 Juin 2022 conformément au Dahir portant loi N° 1-75-453 du 25 Hija 1396 (17 Décembre 1976) instituant un Ordre des pharmaciens et aux nouvelles dispositions prévues dans les articles 10 et 11 de la loi N° 115-13 du 19 Juin 2014 et son Décret d'application N° 2-14-552 du 31 Juillet 2014.

Cette élection s'est déroulée dans un climat de sérénité et de transparence dans l'ensemble des bureaux de vote .

L'issue du scrutin a abouti à l'élection de quatre Membres titulaires et 5 suppléants.

La composition du nouveau Conseil des Pharmaciens Biologistes est comme suit 

Présidente : Dr Zineb ZNIBER
Vice-Président : Dr Saif El Islam SLIMANI 
Secrétaire Générale :  Dr Latifa MALKI ALAOUI
Secrétaire Adjoint : Dr Hassan BENFARES
Trésorier : Dr Mohamed BENAZZOUZ

Assesseurs :
Dr  AHMED RIANY
Dr  Jamal BELHACHMI 
Dr Hammou Hamid ZEROUAL

Suppléants :
Dr Mohamed EL HAJAJI
Dr Omar GHERRAS
Dr Youssef ALA
Dr Nabil BOUCETTA
Dr ABDELLATIF LOUDGHIRI
Dr Hajjar BIOUGNACH

Lire la suite

Poliomyélite

Attention, la poliomyélite peut revenir ! Abderrahim Derraji - 14 août 2022 21:57
Attention, la poliomyélite peut revenir !

La poliomyélite a de nouveau fait son apparition dans certains pays, ce qui inquiète les experts et les autorités sanitaires qui appréhendent le retour de cette grave maladie qui touche généralement les jeunes enfants chez qui elle peut provoquer une paralysie irréversible.

Cette maladie était sur le point d’être éradiquée puisqu’en 2016, seuls 37 cas de poliomyélite ont été déclarés à travers le monde essentiellement en Afghanistan et au Pakistan. Mais depuis peu, des cas de poliomyélites ont été identifiés et des poliovirus ont été isolés dans des échantillons d’eaux usées prélevées au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Israël.

Pour faire face à cette situation, le Royaume-Uni a affirmé son attention de vacciner les enfants âgés de 1 à 9 ans et habitant à Londres. Cette décision a été prise depuis que des échantillons de virus de la poliomyélite ont été trouvés dans les eaux usées de huit arrondissements de la capitale britannique.

L'Agence de sécurité sanitaire de ce pays travaille actuellement en étroite collaboration avec les autorités israéliennes, américaines et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour savoir s’il existe un lien entre les virus de la poliomyélite détectés au Royaume-Uni et en Israël, pays où plusieurs cas ont été enregistrés, notamment chez une fillette qui souffre actuellement d'une paralysie.

Les États-Unis n’ont pas été épargnés par cette maladie puisqu’un habitant du comté de Rockland non vacciné a aussi développé une paralysie suite à une poliomyélite. Il s’agit du premier cas enregistré dans ce pays depuis dix ans.

Cette recrudescence de la poliomyélite s’explique par la nature des vaccins utilisés chez certains pays. Si les pays à revenu élevé font appel au vaccin antipoliomyélitique inactivé administré par voie injectable, les pays à faible revenu utilisent plutôt un vaccin à virus affaibli qui est plus facile à administrer par voie orale. Ces deux vaccins, qui ont permis de réduire drastiquement la prévalence de cette maladie, sont sûrs et ne provoquent aucune infection symptomatique chez la personne qui les reçoit.

Les virus se trouvant dans la forme orale du vaccin sont éliminés dans les selles et se retrouvent de ce fait dans les eaux usées. Or, avec le temps, ces virus peuvent s’activer et représenter à nouveau un risque.

D’après plusieurs experts, le virus constitue toujours une menace pour les sujets non vaccinés. Sa transmission chez les voyageurs et à travers les systèmes de traitement des eaux usées constitue l’un des facteurs favorisant la propagation de la maladie.

En ce qui concerne le Maroc, la couverture vaccinale supérieure ou égale à 95% aussi bien en milieu urbain que rural a permis de protéger la population puisqu'aucun cas de poliomyélite n'a été enregistré depuis 1987. Cela prouve que la vaccination reste le seul et unique moyen de lutter efficacement contre cette grave maladie. Cela dit, avec les cas apparus dans les autres pays, il ne faut pas baisser la garde, la vigilance doit rester de mise.

Lire la suite

VALNEVA

Valneva et Pfizer lancent une étude de Phase 3 pour évaluer leur vaccin contre la maladie de Lyme Abderrahim Derraji - 14 août 2022 21:52
Valneva et Pfizer lancent une étude de Phase 3 pour évaluer leur vaccin contre la maladie de Lyme

Pfizer et Valneva ont annoncé, le 8 août, le démarrage d'une étude clinique de Phase 3 intitulée «Vaccine Against Lyme for Outdoor Recreationists (VALOR)» (NCT05477524), pour évaluer l'efficacité, l’innocuité et l'immunogénicité de leur candidat vaccin expérimental contre la maladie de Lyme.

L’étude en question devrait recruter environ 6.000 participants âgés de 5 ans et plus. Elle sera conduite sur un maximum de 50 sites situés à travers des régions où la maladie de Lyme est fortement endémique, notamment en Finlande, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne, en Suède et aux États-Unis. Les volontaires qui prendront part à cette étude recevront trois doses du vaccin VLA15 de 180 µg ou un placebo salin à titre de primo-vaccination, suivies d'une dose de rappel de VLA15 ou d'un placebo salin.

«Nous sommes extrêmement heureux de franchir cette étape importante dans le développement de VLA15. La maladie de Lyme continue de se propager et représente un besoin médical non satisfait important qui affecte la vie de nombreuses personnes dans l'hémisphère nord. Nous sommes impatients de poursuivre l’expérimentation du candidat VLA15 grâce à cette Phase 3 et ainsi de nous rapprocher davantage d'une éventuelle mise à disposition de ce vaccin aux adultes et aux enfants qui pourraient en bénéficier», a indiqué Juan Carlos Jaramillo M.D., directeur médical de Valneva.

D’après les termes de l'accord de collaboration signé entre les deux entités, le géant américain versera à Valneva un paiement d'étape de 25 millions de dollars dès l’initiation de l'étude de Phase 3.

Lire la suite

MITHRA

LA FDA donne son feu vert pour l’anneau contraceptif Haloette® de Mithra Abderrahim Derraji - 14 août 2022 21:50
LA FDA donne son feu vert pour l’anneau contraceptif Haloette® de Mithra

L’entreprise pharmaceutique belge Mithra et son partenaire Mayne Pharma ont annoncé, lundi dernier, que la FDA (Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux) a approuvé la demande de mise sur le marché de l’anneau vaginal contraceptif Haloette®. Le lancement de ce nouveau traitement est prévu pour début 2023.

Cette version générique de Nuvaring® est un anneau contraceptif hormonal flexible qui contient l’étonogestrel et l’éthinylestradiol. Haloette® sera produit dans le centre de développement et de production de Mithra en Belgique.

Après cette approbation de la FDA, Mayne Pharma devrait verser à Mithra la bagatelle de 6 millions d’euros. Il devrait également verser 1,6 million à l’entreprise belge dès le début de la commercialisation d’Haloette® aux États-Unis.

Lire la suite

Autres articles

Acer-001obtient le statut de «médicament orphelin»

Le gestionnaire genevois de brevets pharmaceutiques Relief Therapeutics et son partenaire américain Acer ont annoncé, vendredi dernier, qu’ils viennent de décrocher le statut de «médicament orphelin» pour leur traitement à base de phénylbutyrate de sodium : Acer 001. Cette désignation a été accordée par la Commission européenne pour la commercialisation d’Acer 001 dans l’indication «Traitement de la maladie dite du sirop d'érable (leucinose)». Ce statut, qui leur a déjà été accordé par les autorités sanitaires américaines en 2014, offre certains avantages à ce traitement, notamment la possibilité d'une exclusivité du marché européen pouvant aller jusqu'à 10 ans après une éventuelle approbation réglementaire. Ce statut permet également de réduire des frais de demande d’AMM auprès de l’Agence européenne du médicament.

Abderrahim Derraji - 14 août 2022 21:48
Seule la pharmacie marocaine pourrait disparaître ?

Lors de la cérémonie de remise de diplômes, qui s’est tenue le 18 juillet 2022 à L’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé (UM6SS) à Casablanca, Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, a prédit que «La pharmacie d’officine n’existera plus dans 10 ans, maximum 15 ans» avant de nuancer ses propos en précisant que les  universités «devraient “penser” à ce que sera le pharmacien de demain. L’officine en tant que telle va changer». En tenant un tel discours, cet ancien président de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech a dû certainement sous-estimer l’impact que pourraient avoir les termes qu’il a utilisés sur le moral des étudiants en pharmacie, et même sur celui des milliers de pharmaciens qui ont choisi cette profession pour être au service de leurs concitoyens, particulièrement ceux qui vivent dans des régions où la pharmacie reste, et restera probablement, le seul espace de santé qui leur est accessible.  Ce qui est étonnant, c’est que la plupart des experts s’accordent, à travers le monde, sur le fait que le rôle du pharmacien dans le parcours de soins va plutôt se renforcer dans les années à venir. En effet, la population de plus en plus vieillissante, la prévalence des maladies chroniques et l’inadéquation entre le nombre des médecins et les besoins en soins, ont poussé de nombreuses nations à revoir le rôle du pharmacien en l’impliquant davantage dans la prise en charge des malades chroniques, la vaccination, la réalisation des TROD (Test rapide d’orientation diagnostique), etc. Ces missions ne sont qu’à leurs premiers balbutiements. Les pharmaciens français ou canadiens voient leur profession prendre de l’importance d’année en année ce qui ne les empêche pas d’entamer une mutation lente et sûre pour s’adapter à la digitalisation progressive qui s’invite dans tous les secteurs.Il semble de ce fait évident que le pharmacien continuera à rendre de loyaux services à travers tous les pays qui ont à cœur de valoriser son rôle.La pharmacie au Maroc dont la disparition semble impensable risque malheureusement de voir son avenir s’assombrir, non pas par ce que le pharmacien sera remplacé par un robot dernier cri, mais plutôt parce que personne ne «calcule» la profession pharmaceutique, comme l’a écrit un pharmacien désespéré sur les réseaux sociaux. Il n’y a qu’à voir les recommandations émanant de la commission mixte qui a réuni, 3 mois durant, toutes les composantes de la profession et des représentants du ministère de la Santé. Depuis le départ d’Anas Doukkali, les recommandations de cette commission ont été classées sans suite. Aussi, pour que la profession puisse évoluer et ne pas «disparaître», il faut garantir certaines conditions qui ne peuvent être réunies sans une volonté avérée de l’administration, d'autant plus que les Conseils de l’Ordre connaissent de graves dysfonctionnements. Normalement, l’administration aurait pu, et même dû procéder à la dissolution des conseils comme le prévoit le Dahir de 1976, mais elle ne l’a toujours pas fait ! En faisant de la sorte, elle prive la profession d’une instance qui jouit de larges prérogatives comme l’octroie des autorisations d'exercer la pharmacie et la régulation de la profession. Le Conseil de l'Ordre donne également son avis sur tous les projets de texte de loi et pourrait aussi contribuer à la mise en place de la formation continue, voire lancer des études dont on a tant besoin pour préparer la pharmacie de demain. Privé de cette instance, aucune évolution de la profession ne peut être envisagée surtout que tout laisse à croire qu'il y a une volonté manifeste de marginaliser le pharmacien d'officine. In fine, avec tout ce qui s'y passe, on ne peut certainement pas prédire ce que sera le monde dans un an ou deux et encore moins dans 10 ans, mais une chose est sûre, tant qu'on continuera à soigner les malades avec des médicaments, on aura toujours besoin du pharmacien, le seul vrai spécialiste du médicament…

Abderrahim Derraji - 11 août 2022 17:24
Oncologie : Sanofi signe un accord avec Innovent Biologics pour renforcer sa présence en Chine

Sanofi et Innovent Biologics ont annoncé le 4 août 2022 avoir signé un accord de partenariat ayant pour objectif de mettre des médicaments innovants à la disposition des patients atteints de cancers difficiles à traiter en Chine. Cet accord prévoit le développement et la commercialisation du SAR408701 (tusamitamab ravtansine ; conjugué anticorps-médicament anti-CEACAM5 – phase III) et du SAR444245 (IL-2 non-alpha – phase II), en association avec le sintilimab, leader des inhibiteurs de checkpoint immunitaire en Chine. Sanofi prévoit également d’investir 300 millions d’euros dans le capital d’Innovent par la souscription de nouvelles actions ordinaires. «Cette collaboration stratégique avec Innovent intensifiera non seulement le développement, l’accès au marché et la future commercialisation de deux de nos principaux médicaments d’oncologie en vue de leur association avec le sintilimab dans certaines indications, mais elle permettra également de renforcer notre présence dans la sphère de l’oncologie en Chine. Nous comptons sur le succès de ce partenariat avec Innovent, l’une des entreprises chinoises les plus innovantes, et sur tout le potentiel de ses capacités de développement et de son leadership sur le marché chinois. » a indiqué, Dr John Reed, Ph. D. Responsable Monde, Recherche et Développement, Sanofi. Le communiqué se Sanofi du 4 août indique que le SAR408701 (tusamitamab ravtansine) est potentiellement le premier conjugué anticorps-médicament (ADC) de sa catégorie ciblant CEACAM5 (molécule d’adhésion cellulaire antigène carcinoembryonnaire de type 5), une glycoprotéine membranaire fortement exprimée dans les cellules du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), des cancers digestifs et d’autres tumeurs. Le SAR408701 fait actuellement l’objet d’une étude de phase III dans le traitement de 2e ligne du CPNPC, à l’échelle internationale et en particulier en Chine, ainsi que d’études de phase II internationales dans d’autres indications, dont le traitement de 1ère ligne du CPNPC et le traitement de cancers digestifs et d’autres tumeurs solides. Aux termes de l’accord, Innovent aura la responsabilité de développer et l’exclusivité de commercialiser le tusamitamab dans plusieurs indications en oncologie, en Chine. Sanofi sera éligible à des paiements d’étape pouvant atteindre 80 millions d’euros, en fonction de la réalisation d’un certain nombre de jalons de développement, ainsi qu’à des redevances sur les ventes nettes du produit en Chine lorsqu’il sera approuvé. Quant au SAR444245, c’est une IL-2 humaine recombinante (rIL-2) modifiée, PEGylée avec précision et à demi-vie prolongée, qui a, d’après Sanofi, le potentiel de devenir la meilleure de sa classe pharmacothérapeutique. Il se lie spécifiquement aux récepteurs de faible affinité pour l'IL-2, sans affinité de liaison pour la chaîne alpha des récepteurs de haute affinité pour l'IL-2. Le SAR444245 (IL-2) fait actuellement l’objet d’études de phase II internationales pour le traitement du cancer de la peau, des cancers digestifs, du CPNPC/mésothéliome, des tumeurs de la tête et du cou et du lymphome. Innovent et Sanofi vont étudier conjointement le développement du SAR444245 en Chine pour le traitement de différents types de cancer ; les activités de développement clinique seront dirigées par Innovent. Sanofi reste le seul titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de ces deux actifs et sera pleinement responsable de la commercialisation du SAR245. Innovent sera éligible à des paiements d’étape pouvant atteindre jusqu’à 60 millions d’euros, en fonction de la réalisation d’un certain nombre de jalons de développement, ainsi qu’à des redevances sur les ventes nettes du produit en Chine lorsqu’il sera approuvé.

Abderrahim Derraji - 11 août 2022 11:57
Ruptures de stock : Faute avouée à moitié pardonnée !

Les ruptures de stock et les tensions d’approvisionnement sont de plus en plus répandues. La situation a même tendance à s’aggraver depuis le début de la pandémie Covid-19. Cela s’explique par la surconsommation de certains médicaments utilisés dans la prise en charge du Sars-CoV-2 et par les perturbations qui ont affecté les circuits de distribution et les sites de production des matières premières et des médicaments. Et même si les derniers variants du coronavirus ont tendance à perdre en virulence, l’approvisionnement en médicaments et en matières premières n’est toujours pas revenu à la normale, y compris pour les médicaments les plus consommés comme c’est le cas du paracétamol qui connaît une tension d’approvisionnement en France. En effet, l’Hexagone, qui est en train de préparer la relocalisation de la production du paracétamol, connaît depuis le 12 juillet 2022 une tension d’approvisionnement de toutes les formes orales et tous les suppositoires à base de ce principe actif. Comme c’est le cas pour tous les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) informe, à travers son site web (1), les professionnels de santé et du médicament ainsi que ses usagers sur les produits qui font l’objet de difficultés d’approvisionnement et pour lesquels il n’y a que peu ou pas d’alternatives thérapeutiques disponibles sur le marché français. L’Agence française indique également les dates de remise à disposition de ces produits. En parallèle, l’Agence indique aux professionnels de santé, aux fournisseurs de médicaments et aux patients les comportements à éviter comme les achats-paniques, le sur-stockage des produits par les fournisseurs de médicaments et les prescriptions ne prenant pas en considération l’état des stocks des médicaments sous tension ou en rupture. On trouve aussi dans le site web de l'ANSM le ou les alternatives thérapeutiques des médicaments en rupture ou connaissant une tension d’approvisionnement. Et afin de sécuriser la situation en France et de préserver les stocks disponibles, la loi de santé publique 2016-41 (2) interdit la vente et l’exportation des médicaments concernés par les grossistes répartiteurs à compter de la publication de la fiche d’information sur le site Internet de l'ANSM. Cette mesure d’interdiction prend automatiquement fin dès la remise à disposition normale du médicament. Cette approche adoptée par la France qui peut sembler banale, est capitale pour une gestion optimale et transparente des pénuries et des tensions d’approvisionnement. Pour obtenir un tel résultat, il est primordial de mettre en place un système d’information performant, d'adopter des textes de loi réservant un traitement spécifique aux MITM, prendre conscience des contraintes que vivent les professionnels de santé et les patients et, surtout, faire preuve d'une volonté politique pour une gestion transparente de ces situations. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec le Maroc pays où le pharmacien a beaucoup de peine à savoir si un médicament est sous tension d’approvisionnement, en rupture de stock ou même retiré du marché. Du coup, il ne sait pas quoi dire à ses malades. Pire, il ne peut même pas changer un médicament en rupture par un autre appartenant au même groupe de génériques sans avoir l’aval du prescripteur, qui comme le pharmacien ne dispose d’aucune source fiable permettant de connaître la disponibilité des médicaments.  Pour conclure, le Royaume qui multiplie les initiatives pour améliorer la prise en charge des malades devrait étudier les mesures adoptées par les autres nations pour renforcer la transparence dans la gestion des pénuries de stock. Le «copier-adapter-coller» demeure un des chemins les plus courts pour avancer rapidement en évitant les erreurs liées à un manque d’anticipation. (1)     Lien : https://ansm.sante.fr/disponibilites-des-produits-de-sante/medicaments (2)     Publiée au Journal officiel le 27 janvier 2016 et des dispositions des articles L. 5121-30 et L.5124-17-3 du Code la Santé Publique

Abderrahim Derraji - 07 août 2022 22:06
Semaine mondiale de l’allaitement : Go pour l’allaitement ! Éduquer, promouvoir, soutenir

Dans un environnement où les crises mondiales constituent une menace réelle pour la santé et la nutrition de millions de nourrissons et d’enfants, l’allaitement maternel, qui leur donne le meilleur départ possible dans la vie, est plus vital que jamais. À l’occasion, la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lancent un appel aux gouvernements pour qu’ils allouent davantage de ressources à la protection, à la promotion et au soutien des politiques et des programmes en faveur de l’allaitement maternel, en particulier pour les familles les plus vulnérables vivant dans des contextes d’urgence. L’OMS rappelle que dans les situations d’urgence telles que celles que connaît actuellement l’Afghanistan, le Yémen, l’Ukraine, la Corne de l’Afrique et le Sahel, le lait maternel constitue un aliment sûr, nutritif et accessible pour les nourrissons et les jeunes enfants. Il offre également une puissante protection contre les maladies et toutes les formes de malnutrition chez l’enfant, notamment l’émaciation. Pourtant, de nombreuses mamans ne peuvent pas allaiter leurs bébés à cause du stress émotionnel, du manque d’espace et d’intimité et des mauvaises conditions d’assainissement auxquels elles doivent faire face. Cela fait perdre des chances de survie à leurs bébés. L’OMS rappelle également que «moins de la moitié des nouveau-nés sont allaités au sein durant leur première heure de vie, ce qui les expose davantage au risque de maladie et de décès. Et seuls 44% des nourrissons sont exclusivement allaités au sein pendant les six premiers mois de leur vie, un chiffre en deçà de l’objectif de 50% à l’horizon 2025 fixé par l’Assemblée mondiale de la santé». L’Unicef et l’OMS exhortent les gouvernements, les donateurs, la société civile et le secteur privé à intensifier leurs efforts pour : • Investir en priorité dans les politiques et les programmes favorisant l’allaitement maternel, notamment dans les contextes fragiles et les situations d’insécurité alimentaire. • Doter les agents de santé et les professionnels de la nutrition travaillant au sein d’un établissement ou des communautés des compétences nécessaires afin qu’ils apportent des conseils de qualité et un soutien concret aux mères pour un allaitement réussi. • Protéger les personnes s’occupant d’enfants et les professionnels de santé des techniques d’influence marketing peu scrupuleuses employées par le secteur des préparations pour nourrissons en adoptant et en mettant pleinement en œuvre le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, y compris dans les situations de crise humanitaire. • Mettre en œuvre des politiques favorables à la famille qui permettent aux mères de disposer du temps, de l’espace et du soutien dont elles ont besoin pour allaiter.

Abderrahim Derraji - 07 août 2022 22:04
France : le Sénat donne son feu vert pour une carte vitale biométrique

Les sénateurs français ont donné leur feu vert le 4 août 2022 pour la mise en place progressive d’une carte vitale biométrique, et ils ont voté pour l’attribution de 20 millions d’euros de crédit pour le lancement de ce projet qui devrait démarrer l’automne prochain. La puce électronique insérée dans la carte biométrique permet d’identifier le propriétaire de la carte et de lutter contre la fraude sociale dont le montant s’élèverait, d’après le sénateur Philippe Mouiller, à «six milliards d’euros par an selon l’estimation la plus basse». Mais les fraudes à la carte vitale n’en constitueraient qu’une part marginale. Ce projet n’est pas nouveau puisque le Sénat, majoritairement à droite, avait déjà pris une décision similaire en 2019, mais l'Assemblée nationale l’avait retoqué en 2020. Le gouvernement de l’époque avait estimé le coût trop élevé et la protection des données personnelles insuffisante, sans compter que le dispositif pouvait faire doublon avec celui de la carte vitale électronique, expérimenté depuis 2019 dans une dizaine de départements français.

Abderrahim Derraji - 07 août 2022 22:02
Mucoviscidose : Kaftrio® admis au remboursement pour les + de 12 ans en Belgique

Kaftrio®, un médicament qui améliore la fonction pulmonaire, réduit l'utilisation des antibiotiques et améliore la qualité de vie des patients atteints de mucoviscidose vient d’être admis au remboursement en Belgique pour les plus de 12 ans. Cette décision fait suite à un accord conclu entre le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, et l’entreprise pharmaceutique américaine Vertex. «C'est toujours mon intention de veiller à ce que les meilleurs médicaments soient disponibles pour les patients, mais il est également de ma responsabilité que le prix pratiqué par les sociétés pharmaceutiques ne soit pas déraisonnable», a indiqué Frank Vandenbroucke. Et d’ajouter : «C'est dommage que les négociations aient traîné si longtemps, mais je suis heureux que nous ayons maintenant une solution pour ces malades. C'est tout ce qui compte». Les associations de patients demandent à ce que les enfants âgés de 6 à 11 ans bénéficient également du remboursement du Kaftrio®.

Abderrahim Derraji - 07 août 2022 22:00
Refonte du Décret de fixation du prix des médicaments : l’après précipice !

Depuis que les pharmaciens d’officine ont appris que la refonte du Décret de fixation des prix des médicaments1 est imminente, les réseaux sociaux se sont enflammés. Ces réactions traduisent leurs inquiétudes et craintes de voir la tragédie qu’ils vivent depuis la publication du Décret 2-13-852 en 2013 perdurer, voire s’amplifier. En effet, les baisses des prix de médicaments qui ont suivi l’entrée en vigueur de ce texte de loi ont, en quelque sorte, sacrifié les pharmaciens d’officine à l’autel d’une amélioration de l’accès aux médicaments qui n’a toujours pas eu lieu. Plus que ça, l’accès aux médicaments onéreux s’est compliqué en raison de la marge insignifiante accordée aux pharmaciens et aux répartiteurs. Le non-respect du circuit légal de distribution et le dirigisme compromettent aussi la disponibilité de ces traitements dans toutes les régions du Royaume. L’accès aux médicaments à bas prix et peu ou pas rentables a aussi été compromis. Faute de réajustement justifié de leur prix, ces spécialités sont en train de disparaître les uns après les autres du marché marocain. Les génériques ne sont pas en reste puisque le mode de décrochage que prévoit le Décret 2-13-852 entraîne un alignement des prix des médicaments génériques sur celui de leurs princeps, ce qui fait perdre aux génériques leur raison d’être. Et comme le pharmacien marocain est l’un des rares pharmaciens au monde à ne pas être autorisé à pratiquer la substitution, il se voit hélas, obligé de détenir en stock un nombre inimaginable de références. Aujourd’hui et bien que les pharmaciens aient adhéré spontanément et massivement au projet de généralisation de la couverture médicale initié par le Souverain, la mésaventure qu’ils ont vécue du temps d’El Houssaine Louardi leur est restée en travers de la gorge. Ne dit-on pas «Chat échaudé, craint l’eau froide» ? En effet, les mesures compensatoires promises aux pharmaciens pour réduire l’impact des baisses des prix des médicaments se sont perdues dans les méandres de l’administration. Quant à l’augmentation du volume de ventes des médicaments annoncée à maintes reprises par El Houssaine Louardi, il ne s’agit là que d’un leurre de plus pour faire passer la pilule aux pharmaciens. Conséquence prévisible : les revenus des pharmaciens ont fondu comme neige au soleil et le nombre de pharmacies en difficulté est en augmentation constante, particulièrement depuis 2013. Depuis le 28 juin, date à laquelle le ministère de la Santé a entamé une série de rencontres avec les intervenants du secteur en vue de préparer une nouvelle mouture du Décret 2-13-852, les représentants syndicaux et ordinaux des pharmaciens d’officine s’activent afin de préparer leurs recommandations. Et même si l’union de la profession ne soit pas toujours de mise, les propositions et recommandations émanant des différents courants de la profession se rejoignent dans leur globalité. On ne peut s’empêcher de se demander ce qui justifie toute cette énergie déployée par certains représentants plus ou moins légitimes pour que la totalité des composantes de la profession ne puisse pas se retrouver autour d’une même table et élaborer des recommandations au nom de toute la profession. Mais, ce dont on est sûr, c’est qu’une fois de plus, un nouveau Décret va voir le jour avec ou sans le consentement des pharmaciens. Certains «responsables» vont, comme en 2013, user de toutes sortes de subterfuges pour nous faire croire que la «bouteille vide» est en réalité à moitié pleine, sachant que ce sont les pharmaciens de la base qui boiront le calice jusqu’à la lie. Autrement dit, ceux qui se targuent d’être les sauveurs de la profession sont devenus ses fossoyeurs, et bien souvent, ils ne s’en rendent même pas compte… (1) Décret 2-13-852 du 18 décembre 2013 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés.

ABDERRAHIM DERRAJI - 31 juillet 2022 12:41
Formation continue : les pharmaciens du Nord donnent l’exemple !

Fort du succès de la première formation sur les Dispositifs médicaux, la jeune Société africaine des sciences pharmaceutiques officinales (SASPO) a organisé le 23 juillet, le deuxième module d’un cycle de formation dédié à la pharmacie clinique. Ce second module, qui a été animé conjointement par Adnan Benmoussa, professeur agrégé en chimie thérapeutique à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, et Youssef Khayati, professeur agrégé et vice-doyen chargé de la pharmacie à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, a porté sur l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque. Les deux professeurs se sont relayés tout au long de la journée pour passer en revue les spécialités pharmaceutiques indiquées dans ces pathologies en optant pour une approche interactive. Ce qui a caractérisé cette formation, c’est son efficience et l’implication des pharmaciens qui y ont pris part. En parallèle à cette formation, un débat a été mené au sujet de la formation continue des pharmaciens d’officine qui constitue la clef de voûte pour améliorer la pratique officinale et faire évoluer la profession pharmaceutique.   Malheureusement, en l’absence de l’obligation de formation continue, une grande majorité des pharmaciens d’officine passera à côté de ces formations ce qui engendrera des disparités entre les officinaux. Et même si leur champ d’action reste limiter au Royaume, la profession a tout intérêt à ce que des sociétés savantes comme la SASPO voient le jour et se développent. Ces entités complémentaires aux autres organismes professionnels pourraient s’impliquer dans la formation continue et dans la recherche et jouer un rôle important pour soutenir et promouvoir la pharmacie au Maroc. «La SASPO est une société savante dédiée essentiellement à la formation continue. Ses fondateurs se sont assigné comme mission d’assurer une formation de qualité et actualisée au pharmacien et ses collaborateurs», a déclaré à Pharmacie.ma Dr Zain Abedin Raissouni, président de la SASPO, et de poursuivre : «Nous ne pouvons que nous réjouir de l’engouement des pharmaciens de la région pour les premières formations organisées par la SASPO, et nous ne ménagerons aucun effort pour continuer à assurer une formation continue efficiente pour permettre aux pharmaciens de relever les défis qui se dressent devant la profession». Plus que jamais, une réflexion mérite d’être menée sur la formation continue pour étudier l’éventualité de mettre en place un cadre juridique contraignant, de définir les prérogatives de chaque intervenant et de mettre en place une commission pour garantir l'indépendance de ces formations.

ABDERRAHIM DERRAJI - 31 juillet 2022 12:36
Suisse : un sexagénaire condamné pour avoir commandé trop de tadalafil

Le Ministère public zurichois vient de condamner un sexagénaire suisse à verser une amende de 400 francs suisses pour avoir trop commandé un médicament à base de tadalafil utilisé pour traiter la dysfonction érectile. Le fils du sexagénaire, qui réglait les achats en ligne, a commandé à trois reprises le médicament sans qu’aucune livraison ne lui soit effectuée. Les boîtes étaient automatiquement interceptées par la Douane. L’ordonnance du tribunal indique que les quantités commandées à un site polonais étaient supérieures «aux besoins mensuels habituels» pour une consommation personnelle. Même si le sexagénaire a démenti vouloir revendre les boîtes commandées, il doit régler l’amende et s’acquitter des frais relatifs à la procédure estimés à 300 francs suisses. Quant aux boîtes saisies, elles seront détruites.

ABDERRAHIM DERRAJI - 31 juillet 2022 12:31