Interview du Pr. Jamal Taoufik
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La DMP met les bouchées double pour accompagner le secteur

Circulaire n° 027 DELM / DHSA
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CONSEIL DE L'ORDRE

Le Conseil de l’Ordre à l’heure des choix ? Abderrahim DERRAJI - 23 juin 2019 23:14
Le Conseil de l’Ordre à l’heure des choix ?

Aujourd’hui, le secteur de la santé compte un grand nombre de représentations syndicales et associations qui ont vu le jour pour défendre les intérêts économiques et moraux des professionnels de santé qu’elles représentent. Cela a été rendu possible grâce au Dahir n° 1-58-376 du 15 novembre 1958 réglementant les associations, et à la simplification des démarches administratives.

La légitimité de ces structures, qui sont en réalité des associations, ne peut être remise en question tant que celles-ci respectent les lois en vigueur, notamment en organisant leurs élections conformément aux statuts qui les régissent.

Il n’en reste pas moins qu’on peut légitimement s’interroger quant à leur représentativité. En d’autres termes, est-ce qu’une association comptant un nombre réduit d’adhérents peut se targuer d’avoir la légitimité de parler au nom de toute une profession ? Rien n’est moins sûr !

Dans le cas des pharmaciens d’officine, on assiste à un foisonnement de nouvelles représentations dont les intérêts ne convergent pas forcément. C’est ce qui explique en grande partie cette cacophonie ambiante qui rend la voix des pharmaciens, de plus en plus, inaudible. Les représentants de tous ces organismes devraient, à minima, avoir la clairvoyance d’œuvrer pour la mise en place d’une structure nationale à même d’élaborer un projet commun et cohérent pour toute la profession. En faisant de la sorte, les interlocuteurs des pharmaciens, et particulièrement l’administration, auront enfin une interface représentative capable de mener des négociations et prendre des décisions qui engagent toutes les composantes de la pharmacie.

En attendant ce rapprochement salvateur, on est presque rassuré de faire partie d’une profession dotée d’un Conseil de l’Ordre qui regroupe tous les pharmaciens. L’article 2 du Dahir portant Loi n° 1-75-453 du 17 décembre 1976 instituant un Ordre des pharmaciens lui a conféré à la fois un rôle scientifique et un rôle disciplinaire. Quant au Dahir n° 1-06-151 du 22 novembre 2006 portant promulgation de la loi n° 17-04, il conditionne, dans son article 93, l'exercice à titre privé de la profession de pharmacien, sous quelque forme que ce soit, par l'obtention d'une autorisation délivrée à cet effet par le président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens.

Ce Conseil de l’Ordre, qui a la charge de défendre les intérêts moraux de la profession, ne peut cependant pas défendre les intérêts économiques des pharmaciens, mission délicate qui peut être en contradiction avec sa mission. C’est pour cette raison que cette tâche doit être confiée exclusivement aux autres représentations.

Par ailleurs, l’article 7 du Dahir de 1976 fixe le mandat des conseillers à quatre ans. Et comme les dernières élections ont eu lieu le lundi 31 août 2015, la présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS) a adressé, le 14 juin 2019, une correspondance au ministre de la Santé lui demandant de mettre à la disposition du CRPOS la logistique nécessaire pour qu’il puisse tenir ses élections la dernière semaine du mois de septembre prochain.

Cette option vient s’ajouter à celle qui suggère de surseoir aux élections des deux Conseils régionaux en attendant que le projet de régionalisation des Conseils déposé au Secrétariat général du gouvernement puisse voir le jour.

Cette dernière option implique indirectement les autres Conseils spécialisés qui siègent au Conseil national de l’Ordre des pharmaciens dont le renouvellement restera tributaire des élections des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine. Cette option qui peut présenter certains avantages comporte un risque qui doit être pris en considération. En effet, la mise en application effective de la régionalisation risque de prendre beaucoup de temps dans une période où les pharmaciens ont le plus besoin de toutes leurs représentations ordinales.

Aussi, on espère que la concertation restera de mise et que nos confrères qui siègent actuellement aux Conseils finiront par prendre la décision qui convient le plus à la profession.

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LYTOS

France : Confusions entre Lytos et Lithos Abderrahim DERRAJI - 23 juin 2019 23:11
France : Confusions entre Lytos et Lithos

Dans un point d’information mis en ligne le 19 juin, l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM - France), attire l’attention des professionnels de santé et des usagers des médicaments sur le risque de confusion entre Lytos et le Lithos.

Lytos est un médicament à base de clodronate de sodium tétrahydraté qui est indiqué dans la prise en charge de certains cas graves d’hypercalcémie en relais de la forme injectable, et dans certains cas de destruction du tissu osseux d’origine cancéreuse, accompagnée ou non d’hypercalcémie.

Quant au Lithos, c’est un complément alimentaire à base de citrate de potassium et de magnésium qui est préconisé en cas de forte perte de liquide liée à une transpiration excessive, une forte diurèse ou une diarrhée.

Dans son point d’information, l’ANSM indique que les prononciations de ces deux produits, leurs désignations commerciales et leurs posologies expliquent le risque de confusion qui peut survenir.

Pour éviter ces confusions, l’Agence française préconise, entre autres, de prescrire, à la fois, en dénomination commune internationale (DCI) et en nom commercial. En ce qui concerne Lithos, elle conseille d’ajouter le statut du produit (complément alimentaire), de les séparer des médicaments et d’ajouter, si possible, la mention «À titre de conseil» sur les prescriptions.

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CANNABIS

Le terme cannabis "thérapeutique" jugé abusif par l’Académie de pharmacie Abderrahim DERRAJI - 23 juin 2019 23:09
Le terme cannabis "thérapeutique" jugé abusif par l’Académie de pharmacie

Les membres de l’Académie nationale de pharmacie (France) remettent en question la désignation "cannabis thérapeutique". D’après les sages de l’Académie, cette dénomination est "abusive et dangereuse" et "trompe les attentes des patients".

Ce rappel à l’ordre coïncide avec une expérience qui sera menée prochainement en France. Celle-ci légalise l’usage du cannabis à titre expérimental dans certaines indications bien définies et en cas d’échec des autres médicaments et thérapies disponibles.

Les académiciens estiment le fait de qualifier le cannabis de la sorte est de nature à banaliser des préparations qui représentent un danger pour la santé sans offrir  les mêmes garantis que les médicaments.

L’Académie souligne par ailleurs, que le statut de médicament "dépend d’un processus rigoureux de contrôle, d’analyse des risques et de validation et juge que "toute appellation "médicale" ou "thérapeutique" appliquée à un produit n’ayant pas suivi ce long processus réglementaire, est abusive et illicite".

L’académie a conclu son communiqué en mettant en garde contre les risques de dépendance, d’ingestion accidentelle par les enfants, d’infarctus et de cancer du poumon liés au recours aux préparations à base de cannabis.

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Ministère de la Santé

Salé abrite une conférence dédiée au financement de la santé Abderrahim DERRAJI - 23 juin 2019 23:07
Salé abrite une conférence dédiée au financement de la santé

Le ministère de la Santé a organisé, les 18 et 19 juin 2019 à Salé, la Conférence nationale sur le financement de la santé autour du thème "Quel modèle de financement pour la Couverture sanitaire universelle ?"

Cette conférence qui a été organisée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale, l’Union européenne et la Banque africaine de développement a été inaugurée par Dr Saad Eddine El Othmani, Chef du gouvernement, et Anass Doukkali, ministre de la Santé.

Quelque 200 participants ont pris part à cette rencontre, notamment des acteurs politiques, des experts, des partenaires institutionnels, des représentants professionnels et syndicaux, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.

Ces deux jours de travail ont permis d’analyser les expériences internationales en matière de financement de la santé avec comme objectif de préparer une stratégie nationale de financement de la santé socialement abordable et économiquement soutenable.

Faut-il le rappeler, le Plan Santé 2025 accorde une place importante à la mise en place de la Couverture sanitaire universelle au Maroc.

Le Maroc doit, pour cela, relever plusieurs défis dont les plus importants sont le financement, qui est actuellement assuré à 50% par les ménages, la prise en charge des coûts de soins ainsi que la viabilité financière du Ramed et des régimes d’assurance maladie.   

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PFIZER

Pfizer : 11 milliards de dollars pour acquérir Array Biopharma Abderrahim DERRAJI - 23 juin 2019 23:04
Pfizer : 11 milliards de dollars pour acquérir Array Biopharma

Pfizer vient d’annoncer le rachat de Array BioPharma, société spécialisée dans les traitements oncologiques. Pour cela, il va devoir débourser la somme de 11,4 milliards de dollars.

Le géant américain envisage de financer la majeure partie de cette transaction par des emprunts. Il financera le reste en puisant dans sa trésorerie.

Cette opération sera finalisée au second semestre 2019.
 

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Autres articles

L’unité de production de Mylan Maroc est opérationnelle

Le Groupe Mylan vient de franchir un nouveau palier dans sa stratégie au Maroc en mettant au service une nouvelle unité de production pharmaceutique à Casablanca au mois de mai 2019. Cette unité a nécessité un investissement de 120 millions de DH, dont la moitié sera engagée avant la fin de l’année en cours. Mylan Pharmaceuticals Maroc va puiser dans le porte feuille produits très riche du Groupe américain Mylan Inc. pour mettre sur le marché marocain de nouveaux médicaments génériques et des biosimilaires particulièrement attendus pour la prise en charge de certaines pathologies lourdes et coûteuses. D’après un communiqué de Mylan Pharmaceuticals Maroc, cette unité  qui est déployée sur une superficie de plus de 1.500 m2, a une capacité de production de 60 flacons par minute. La production de cette nouvelle unité sera destinée au marché marocain, à l’Afrique du Nord et même à d’autres marchés émergents. Une extension est déjà prévue et une surface de 900 M2 lui est déjà réservée. M. Souhail Tebib  et Mme Ghita Seffar respectivement Président et pharmacienne responsable de Mylan Pharmaceuticals Maroc  Ce nouveau site de production permettra un transfert d’expertise avec à la clef la production de nouveaux médicaments au Maroc, notamment MYHEP ALL, une association de principes actifs permettant, d’après Mylan,  de prendre en charge tous les génotypes du virus responsable de l’hépatite C. Mylan a déjà introduit 12 médicaments génériques utilisés en oncologie avec une réduction des prix de vente de l’ordre de 40 à 50 % par rapport aux médicaments princeps. Mylan Inc. qui dispose de 47 sites de productions est présent sur les cinq continents et dispose d’une gamme de 7500 médicaments génériques et biosimilaires.

Abderrahim DERRAJI - 20 juin 2019 18:00
Produits hospitaliers : Le ministre de la Santé rappelle à l’ordre !

Par une circulaire datée du 17 juin 2019 et adressée aux pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques, le ministre de la Santé et après avoir énuméré les dysfonctionnements concernant la vente des médicaments aux cliniques et aux établissements assimilés a insisté sur la necessité de respecter  les dispositions de la loi 17-04, portant Code du médicament et de la pharmacie, notamment ses articles 72 et 73, de même que l’article 3 de la Loi n° 131-08  à savoir : - Les établissements pharmaceutiques industriels doivent facturer les médicaments destinées aux cliniques et aux établissements assimilés au prix hospitalier (PH) ; - Les grossistes-répartiteurs doivent facturer les médicaments destinées aux cliniques et aux établissements assimilés au prix hospitalier (PH) ; - Les boîtes des médicaments destinées aux cliniques et aux établissements assimilés doivent être vignetées au prix hospitalier (PH) ; Cette circulaire rappelle également qu’il est interdit de concéder des remises sur les PH, comme il est interdit de soumissionner à des appels d’offre au niveau des cliniques et des établissements assimilés au PH. Par ailleurs, les établissements pharmaceutiques industriels doivent assurer la disponibilités des médicaments vignettés en PH.     Circulaire : lien

Abderrahim DERRAJI - 18 juin 2019 09:07
Le bon sens n’a point de prix !

Depuis le 18 décembre 2013, date de la publication du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés, les baisses des prix des médicaments se succèdent à un rythme effréné. En dehors de quelques rares exceptions, les prix de la majorité des références commercialisées au Maroc sont bas. En effet, depuis l’adoption du benchmark pour définir le prix des médicaments en se référant à sept pays et d’un nouveau mode de décrochage du prix du médicament générique, on assiste à un nivellement vers le bas des prix de la quasi-totalité des spécialités pharmaceutiques commercialisées au Royaume. Le renouvellement des Autorisations de mise sur le marché (AMM) est devenu synonyme de baisses des prix, même si la logique aurait voulu que l’application du Décret 2-13-852 soit faite dans les deux sens : la baisse et la hausse. Sans cet ajustement, on prend le risque de compromettre la rentabilité de certains produits, voire leur disponibilité. Du temps du prédécesseur d’Anas Doukkali, les baisses des prix des médicaments étaient annoncées en grande pompe. Quant aux demandes d’augmentation, elles finissaient par se perdre dans les méandres d’une administration omnibulée par les baisses. Il a fallu que certains médicaments soient sur le point de disparaître du marché pour que le ministre de la Santé actuel autorise le réajustement du prix de 14 médicaments essentiels. À titre d’information, plus de 3.000 médicaments ont connu une baisse de prix depuis 2013. Ces baisses, qui ont accentué la vulnérabilité de tous les maillons du secteur pharmaceutique, n’ont finalement pas eu l’effet escompté. La consommation moyenne annuelle des Marocains en médicaments, aussi bien en unité qu’en valeur, n’a quasiment pas changé. Et comme nous l’avons maintes fois martelé dans nos écrits, le seul levier pouvant améliorer l’accès aux médicaments reste la couverture médicale. Nous n’avons pas manqué, non plus, de plaider en faveur de l’ajustement des prix de certains médicaments pour éviter de les voir disparaître du marché. Ceci est particulièrement vrai pour les produits ne disposant pas d’alternative thérapeutique, à l’image de la seule spécialité commercialisée au Maroc à base d’acénocoumarol. Cet anticoagulant a failli disparaître du marché en raison d’un ajustement de 2DH demandé par le producteur. Bien souvent ceux qui critiquent les hausses des prix des médicaments, le font de bonne foi et croient bien faire. Mais en réalité, et tous les pharmaciens vous le diront, le malade craint beaucoup plus la non-disponibilité d’un médicament qu’une augmentation de quelques dirhams par boîte.  Aussi, on espère que la logique et le bon sens finiront par tordre le cou à la démagogie et au populisme. Dans le cas contraire, les «qu'en-dira-t-on» finiront pas nous imposer des solutions qui ne sont pas forcément dans l’intérêt de nos patients !

Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2019 22:41
Le sujet âgé est aussi concerné par le mésusage des substances psychoactives

On assiste en France à une augmentation d’usage abusif des psychotropes. D’après une étude s’appuyant sur les données du réseau Addictovigilance, et présentée le 13 juin au congrès de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique, à Lyon, l’usage déviant qui se cantonnait chez les adolescents et les jeunes touche aujourd’hui les plus de 65 ans. Cette étude a aussi révélé que les abus des séniors concernent deux classes de médicaments : les benzodiazépines (zolpidem et zopiclone) et les analgésiques opioïdes (fentanyl, oxycodone, tramadol, poudre d'opium, codéine, etc.). D’après les auteurs, 27% des sujets de plus de 64 ans utilisent d’une manière abusive les benzodiazépines et 14% les opiacés. Cet usage déviant est d’autant plus dangereux que les sujets âgées utilisent des doses élevées et pendant une longue période. Pour avoir une grande quantité, certains d’entre eux n’hésitent pas à recourir aux ordonnances falsifiées.  Les auteurs de cette étude indiquent aussi que de nouveaux mésusages ont fait leur apparition, notamment la méthadone, la venlafaxine, le méthylphénidate, la kétamine, le cannabis, les poppers, la cocaïne, l'héroïne, etc.

Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2019 22:37
Plitican contre-indiqué chez les moins de 18 ans

Dorénavant l’antiémétique, Plitican, médicament à base d’alizapride, sera réservé exclusivement à l'adulte (plus de 18 ans). Cette restriction qui est désormais mentionnée sur le RCP (résumé des caractéristiques du produit) fait suite à une harmonisation à l’échelle européenne des indications de ce médicament utilisé dans la prise en charge des nausées et des vomissements. Par ailleurs, ce nouveau RCP comporte des ajustements de posologie chez les patients vivant avec une insuffisance rénale. S’il s’agit d’une insuffisance rénale avec une clairance de créatinine inférieure à 50 ml/min, il convient d'administrer la moitié de la dose quotidienne et dans le cas d’une insuffisance rénale avec une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min, la dose quotidienne à administrer doit être divisée par quatre. Source : Vidal

Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2019 22:35
Attention au risque de surdosage de la prégabaline chez les jeunes patients

Des chercheurs ont examiné les éventuelles associations entre les gabapentinoïdes et une série de préjudices chez 191.973 personnes âgées de 15 ans et plus traitées en Suède par la prégabaline ou la gabapentine. Cette étude a concerné la période 2006-2013. Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue BMJ ont comparé le risque de préjudices durant les périodes de traitement avec le risque qui prévalait avant l’administration des gabapentinoïdes. Les auteurs ont mis en évidence un sur-risque de 26% de comportement suicidaire ou de décès par suicide, un sur-risque de 24% de surdosage non intentionnel, un sur-risque de 22% de blessures à la tête ou au corps et un sur-risque de 13% d’accidents de la route ou d’infractions au Code de la route. Ils ont aussi procédé à une stratification par âge qui a révélé que le risque de comportement suicidaire était plus élevé chez les moins de 55 ans. Et c’est finalement le groupe 15-24 ans qui présente le plus de risques. Les auteurs ont également constaté que seule la prégabaline a été associée à des risques accrus de préjudices.  

Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2019 22:31
Les pharmaciens québécois vont bientôt administrer et prescrire des vaccinations

L’Ordre des pharmaciens du Québec se réjouit du dépôt de la loi 31 qui autorisera les pharmaciens à administrer et à prescrire des vaccinations à leurs patients. «L’objectif n’est pas de transformer les pharmacies en centrales de vaccination, mais de profiter de la présence du patient vulnérable pour lui proposer d’y recourir sur place. Cette mesure intensifiera la collaboration entre les pharmaciens et les autres professionnels de la santé, et apportera une offre complémentaire à celle déjà offerte dans beaucoup de pharmacies, par des infirmières», souligne Bertrand Bolduc, président de l’Ordre. Ce texte de loi permet également aux médecins de demander une consultation aux pharmaciens afin de revoir la médication et de cesser certains médicaments au besoin. Il autorise les pharmaciens à ajuster et à prolonger les ordonnances de tous les prescripteurs, y compris les médecins exerçant hors du Québec. D’après un communiqué de l’Ordre, d’autres modifications de nature réglementaire sont actuellement à l’étude. Les pharmaciens pourront sous certaines conditions traiter des patients. Des dispositions légales qui permettront de faciliter l’ajustement d’ordonnances ainsi que la collaboration avec les médecins sont également en discussion. «L’ouverture est bien présente au Collège des médecins du Québec, notre partenaire principal dans le dossier, et nous avons une volonté commune de développer des modèles de pratique et de collaboration qui pourront bien servir les Québécois. Le pharmacien est formé pour en faire davantage et améliorer l’accès aux soins de santé à la population. Nous espérons en venir avec des propositions bien concrètes dans les prochains mois», a déclaré Bertrand Bolduc.

Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2019 22:23
L’ERS met en garde contre les cigarettes électroniques et les TSN

Par un document intitulé « ERS Position Paper on Tobacco Harm Reduction » , la Société respiratoire européenne (European Respiratory Society, ERS) attire l’attention sur les stratégies de réduction des méfaits du tabac s’appuyant sur le recours aux produits alternatifs délivrant de la nicotine pour l’arrêt du tabagisme. Pour cette société savante, ils «ne sont pas efficaces et sont basées sur des hypothèses erronées et des affirmations sans fondement». L’ERS considère que ces stratégies ne doivent pas être utilisées en tant qu’approche populationnelle pour lutter contre le tabac. L'ERS justfie cette prise de position par le fait que ces stratégies sont «basées sur des affirmations incorrectes d’après lesquelles les fumeurs sont dans l’incapacité d’arrêter de fumer ou n’arrêteront pas de fumer» et qu’elles «s’appuient sur des hypothèses sans fondement selon lesquelles les produits alternatifs délivrant de la nicotine sont hautement efficaces comme aide à l’arrêt du tabagisme». L'ERS met également en garde contre les cigarettes électroniques et les produits de tabac chauffé  qui ont des effets toxiques à court terme sur la santé et qu’en réalité il s’agit d’un «autre exemple de la tactique établie de longue date par l’industrie du tabac pour vendre des produits soi-disant plus sûrs dans le but de dissuader les fumeurs d’arrêter et de rendre le tabagisme socialement plus acceptable».

Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2019 17:40
De nouvelles prérogatives pour le pharmacien français !

Après une dizaine de jours de débat, le Sénat français a fini par adopter à une large majorité (219 voix pour et 92 contre) le nouveau texte de Loi santé. Les nouvelles dispositions que prévoit ce texte et qui sont en relation avec la pratique officinale ont été adoptées en l’état. Le pharmacien se voit, de ce fait, conféré de nouvelles prérogatives notamment la dispensation protocolisée  qui consiste à délivrer sans ordonnance, pour certaines pathologies, des médicaments à prescription médicale obligatoire. Cette loi l'autorise également à remplacer un médicament d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) par un autre en cas de rupture de stock en prenant le soin d’aviser le prescripteur. Le pharmacien peut aussi intervenir auprès du patient par vidéotransmission. Par ailleurs, ce texte impose à tout pharmacien souhaitant s’installer de déclarer ses liens avec les financiers à l’Ordre régional des pharmaciens.

Abderrahim DERRAJI - 12 juin 2019 18:40
Forum pharmaceutique international : J-25

Les 5 et 6 juillet prochain, la ville de Marrakech accueillera le Forum pharmaceutique international (FPI), manifestation qui réunit tous les ans les pharmaciens et les autres intervenants du secteur du médicament et de la pharmacie. Cette 20e édition, qui aura pour thème "Sécurité et qualité de l’acte pharmaceutique et biologie médicale", s’annonce comme une occasion de choix pour que les pharmaciens africains, tous secteurs confondus, fassent le point sur leurs pratiques. Les recommandations issues de ce forum sont essentielles, d’une part, pour leur permettre d’opérer les mises à niveau nécessaires et, d’autre part, pour les aider à se préparer aux grandes mutations qui guettent le secteur et particulièrement la transformation digitale. Tout en réfléchissant à ces mutations à venir, les pays africains ne peuvent faire l’économie d’une vraie stratégie afin d’améliorer l’accessibilité aux médicaments de qualité. Cela ne peut se faire sans la mise en place de sites de production de médicaments dans les différentes régions du continent. La création d’une Agence de régulation africaine et l’harmonisation des textes relatifs au médicament et à la pharmacie sont également des éléments clefs de cette stratégie. La disponibilité des médicaments de qualité est essentielle, mais ne suffit pas, à elle seule, à améliorer leur accessibilité. En effet, sans une politique pharmaceutique qui prévoit une couverture universelle, un grand nombre de malades restera privé de médications, ce qui fait de lui une proie facile aux trafiquants de médicaments falsifiés. Tous ces aspects évoqués seront débattus lors du prochain FPI. Les organisateurs de ce conclave ont également prévu une batterie de conférences de bonne facture au sujet de la pratique officinale, la biologie, la pharmacie hospitalière, l’enseignement, la pharmacovigilance, etc. Pour traiter ces sujets, le Comité d’organisation a fait appel à un grand nombre d’experts de renommée internationale. Les conférences, les tables rondes et les débats programmés contribueront à dégager des pistes pour améliorer la prise en charge du patient africain. Les pharmaciens marocains issus des différents secteurs et leurs représentants auront ainsi une occasion rare pour échanger avec les confrères en provenance d’Afrique et d’ailleurs. La ville ocre constitue un écrin de choix pour cet événement d’envergure qui contribuera directement ou indirectement à faire rayonner le Royaume à travers le continent. Version PDF  Inscription au FPI ( Gratuite )

Abderrahim DERRAJI - 09 juin 2019 23:02