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AMMAIS

L’AMMAIS organise une journée sur l’environnement et les pathologies Humaines Abderrahim DERRAJI - 12 novembre 2018 19:09
L’AMMAIS organise une journée sur l’environnement et les pathologies Humaines

La ville de Casablanca accueillera, le samedi 17 novembre 2018, la 8ème édition de la Journée de l’auto-immunité qui aura comme thème : "environnement et maladies auto-immunes et/ou systémiques".

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine des  Les maladies auto-immunes, notamment une prédisposition génétique et des facteurs environnementaux divers comme l’eau, l’air, la nourriture, le sol, la nature du de travail. En effet,  l’exposition à des contaminants chimiques et microbiologiques ainsi qu’à des agents physiques peuvent avoir une incidence sur notre système immunitaire.

Nous sommes exposés à plus de 100.000 produits qui peuvent constituer un danger pour notre santé. Parmi ces derniers on trouve des produits utilisés par les agriculteurs et par les éleveurs comme  les nitrates, les antibiotiques, les pesticides et les hormones de croissance, etc. 

D’autres substances comme les phtalates ou le  bisphénol utilisées dans la fabrication des plastiques, peuvent également représenter un danger pour la santé du fait qu’elles ont la capacité de migrer vers les aliments, notamment ceux contenant des graisses. 

Les métaux lourds comme l’aluminium, l’arsenic, le mercure, le cadmium, le plomb, le thallium, etc. peuvent être à l’origine d’intoxication dose dépendante. Ces métaux présents naturellement dans le sol et largement utilisés en industrie se retrouvent dans nos assiettes, en particulier dans les poissons comme le thon. L'ingestion de ce dernier peut avoir des retentissements neurologiques en particulier chez l’enfant.

Toutes ces substances sont aujourd’hui incriminées à certaines doses dans le développement de cancers ou des maladies auto-immunes, endocriniennes, allergiques ou neurologiques. Il existerait en plus un effet "cocktail" à long terme résultant de l’exposition conjuguée à l’ensemble de ces produits et plus particulièrement pour les personnes sensibles et fragiles (enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou immunodéprimées,etc.).

Cette Journée qui s’adresse essentiellement aux professionnels de santé, sera organisée par L’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques «AMMAIS», et constituera l’occasion idoine pour lever le voile sur tous ces facteurs et leur impact sur la santé. Les organisateurs ont prévu des conférences sur le rôle des métaux lourds, les perturbateurs endocriniens et sur certains facteurs de risque alimentaires (acrylamide, mycotoxines, OGM,etc). Ils ont également prévu des séances qui seront dédiées au rôle de l’environnement dans le déclenchement des maladies auto-immunes classiques telles le lupus, la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérodermie.
Programme : lien 

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HPV

Cancer du col de l’utérus : l’Australie donne l’exemple Abderrahim DERRAJI - 12 novembre 2018 10:28
Cancer du col de l’utérus : l’Australie donne l’exemple

D’après un article publié au "Lancet Public Health", l’Australie pourrait être le premier pays à éradiquer le cancer du col de l’utérus d’ici 20 ans, si le taux de couverture de vaccination et de dépistage du virus du papillome humain (VPH) se maintient à son niveau actuel.

L'Australie doit ce résultat au Programme de vaccination national contre le VPH qu'elle a démarré dès 2007. Ce programme a permis une large couverture des deux sexes. L’Australie est également passée au test VPH primaire qui garantit le dépistage précoce du cancer du col de l’utérus.

D’après cette publication, l’incidence annuelle standardisée sur l’âge du cancer du col de l’utérus en Australie est de 7 cas pour 100.000 femmes et pourrait même passer à moins de deux cas, seuil potentiel d’éradication de la maladie. (Six nouveaux cas pour 100.000 femmes est qualifié de seuil de cancer rare.)

Selon les auteurs de l’étude publiée, le seuil de cancer rare pourrait être atteint d’ici 2020 en Australie. Quant au seuil inférieur, il sera atteint d’ici 2028.

D’ici 2066, l’incidence annuelle devrait même être inférieure à 1 cas pour 100.000 femmes, dans le cas où le dépistage du VPH effectué tous les cinq ans se poursuit pour les cohortes ayant bénéficié de vaccin non avalent. Le seuil pourrait se situer autour de 3 cas pour 100.000 femmes en l’absence de dépistage.

Les chercheurs estiment, par ailleurs, que la mortalité par cancer du col de l’utérus devrait baisser à moins d’un décès pour 100.000 femmes par an d’ici 2034, et ce, même si le dépistage n’est proposé à l’avenir qu’à des cohortes plus âgées ne s’étant pas vu proposer le vaccin non avalent.

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MULTIRÉSISTANCE

L’ère des antibiotiques touche à sa fin ! Abderrahim DERRAJI - 12 novembre 2018 10:21
L’ère des antibiotiques touche à sa fin !

À quelques jours de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un rapport où elle prédit que l’antibiorésistance est en voie d’induire une véritable crise sanitaire. Si la tendance actuelle se maintient, les germes résistants pourraient être responsables de quelque 2,4 millions de décès en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, d’ici 2050.

Pour inverser cette tendance, l’OCDE recommande un usage rationnel des antibiotiques, en citant comme exemple le Canada, pays où on a assisté, entre 2005 et 2015, à une légère baisse de la résistance de huit combinaisons bactérie-antibiotique jugées prioritaires.

D’après ce rapport, des pays de l’OCDE connus pour leur surconsommation d’antimicrobiens comme l’Italie, la Grèce et le Portugal risquent de payer le plus lourd tribut aux infections à bactéries multi-résistantes.

La situation est encore plus inquiétante dans les pays à revenus faible et intermédiaire. À titre d'exemple, la résistance aux antimicrobiens avoisine les 40 à 60% en Indonésie, au Brésil et en Russie alors qu’elle n’est actuellement que de 17%, en moyenne, dans les pays de l’OCDE.

Les bons élèves en matière de rationalisation de la consommation d’antibiotiques sont l’Australie, le Canada et certaines nations de l'Europe du Nord. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de stratégies multisectorielles. Au Canada, par exemple, cette stratégie prévoit un contrôle de la consommation d’antibiotiques en médecine humaine et la mise en place de règles pour réduire l’emploi des antibiotiques dans le monde agricole, qui consomme, à lui seul, environ 80% de la quantité d’antibiotiques utilisés au pays.

L’OCDE préconise dans son rapport cinq moyens pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens :

- De renforcer l’hygiène en milieu hospitalier par le lavage des mains, la stérilisation des instruments et un meilleur nettoyage des chambres, des corridors et autres espaces communs.
- D’adopter des programmes de gestion de l’utilisation des médicaments antimicrobiens afin de réduire leur sur-prescription.
- D’encourager le recours aux tests de diagnostic rapide permettant de déterminer si l’infection est bactérienne ou virale.
- De conseiller aux patients d’attendre quelques jours avant de recourir aux antibiotiques, soit le temps de voir si leur état s’améliore ou pas.
- De mener des campagnes de sensibilisation auprès du grand public.

Au Maroc et eu égard à l’incidence de l’antibiorésistance dont la prévalence avoisine de plus en plus celle des pays de L’Europe du Sud, nous sommes acculés à adopter les cinq mesures préconisées par l’OCDE. Et bien que le changement des mentalités risque de nous donner du fil à retordre, il n’en reste pas moins que c’est le prix à payer pour que notre système de santé n’ait pas à faire face à une catastrophe sanitaire sans précédent.

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NIVAQUINE

Nivaquine : de nouvelles contre-indications Abderrahim DERRAJI - 08 novembre 2018 18:35
Nivaquine : de nouvelles contre-indications

NIVAQUINE 100 mg comprimé sécable et NIVAQUINE 25 mg/5 mL sirop (chloroquine) sont désormais contre-indiqués pendant l’allaitement et durant la grossesse, sauf en l'absence d'alternatives thérapeutiques plus sûres. Une contraception efficace doit également être mise en place chez les hommes et les femmes en âge de procréer, pendant le traitement et jusqu'à 8 mois après l'arrêt de celui-ci.

Ces modifications du RCP de la Nivaquine ont été apportées suite à la demande du Laboratoire Sanofi-Aventis. Elles reposent sur l’analyse d’études in vitro et/ou in vivo révélant des mutations géniques et des cassures chromosomiques provoquées par la chloroquine.

Ces modifications ne sont pas encore prises en considération pour Savarine , spécialité pharmaceutique associant chloroquine et proguanil.

 

 

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FLUOROQUINOLONES

Fluroquinolones utilisées par voie systémique ou inhalée et risque de survenue d'anévrisme et de dissection aortique Abderrahim DERRAJI - 08 novembre 2018 12:10
Fluroquinolones utilisées par voie systémique ou inhalée et risque de survenue d'anévrisme et de dissection aortique

D’après un point d’information de l’ANSM destiné aux professionnels de santé, des données provenant d'études épidémiologiques et d'études non cliniques indiquent une augmentation du risque de survenue d'anévrisme et de dissections aortiques après traitement par des fluoroquinolnes (ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, fluméquine et ofloxacine).

Par conséquent, les fluoroquinolones ne doivent être utilisées chez les patients présentant un risque de survenue d'anévrisme et de dissection aortique qu'après avoir effectuer une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque et après prise en compte des alternatives thérapeutiques.

L’ANSM rappel dans son point d’information que les facteurs prédisposant à la survenue d’un anévrisme et d’une dissection aortique comprennent les antécédents familiaux d’anévrisme, la préexistence d’un anévrisme ou d’une dissection aortique, le syndrome de Marfan, le syndrome vasculaire d’Ehlers-Danlos, l’artérite de Takayasu, l’artérite à cellules géantes (ou maladie de Horton), la maladie de Behçet, l’hypertension artérielle et l’athérosclérose.

L’ANSM recommande aux professionnels de santé d’informer les patients au sujet du risque d'anévrisme et de dissection aortiques. Ils doivent également leur conseiller une prise en charge immédiate par un médecin au sein d’un service d’urgence en cas d’apparition brutale d’une douleur intense abdominale, thoracique ou dorsale.
En savoir plus : lien

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Autres articles

Risque de cancer cutané associé à l'hydrochlorothiazide

Des études pharmaco-épidémiologiques ont mis en évidence un risque accru de cancer de la peau non-mélanome (CPNM) (carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde) lors de l’exposition à des doses cumulatives croissantes d’HCTZ. L’ANSM, recommande aux professionnels de santé d’informer les patients sous hydrochlorothiazide, seul ou associé, de l’existence d’un risque accru de cancer cutané. Les malades concernés doivent vérifier régulièrement l’état de leur peau afin de détecter toute nouvelle lésion ou modification de lésion existante, et les faire examiner par un médecin. Pour réduire ce risque, l’Agence française conseille aux patients de limiter l’exposition au soleil et aux rayons UV et d’avoir une protection adéquate en cas d’exposition solaire. Le recours d’HCTZ doit  aussi être réexaminé avec attention chez les patients présentant un antécédent de cancer de la peau. Le traitement ne devrait cependant pas être interrompu sans avis médical.   Lettre aux professionnels de santé : lien 

Abderrahim DERRAJI - 08 novembre 2018 11:54
Lancement du dossier médical partagé en France

Une campagne grand public démarrera ce soir sur les chaînes de télévision de l’Hexagone pour inciter les français à ouvrir un Dossier médical partagé (DMP). Pour ce faire, Ils devront soit créer eux mêmes leur DMP via le site web www.dmp.fr ou se faire aider par des agents de la caisse d’assurance-maladie ou par des professionnels de santé, notamment les pharmaciens sur lesquels l'assurance-maladie place beaucoup d’espoir pour booster le nombre de création de DMP. Le directeur général de l’assurance-maladie, Nicolas Revel, a salué, lors du lancement officiel du DMP,  la contribution des officinaux « qui ont accepté de s’engager dans la création du DMP ». Il s’est également félicité de la cadence actuelle de création des DMP par les pharmaciens. En effet, 8000 pharmacies ont créé, depuis juillet dernier, 300 000 DMP et le DG de l’assurance maladie table sur 40 millions d'ouvertures de DMP d’ici 2022. Le Dossier médical partagé est un carnet de santé numérique qui conserve et sécurise les informations de santé des malades : traitements, résultats d’examens, allergies. Le DMP leur permet de les partager avec les professionnels de santé de leur choix.

Abderrahim DERRAJI - 06 novembre 2018 17:19
"E-santé: le digital au service de la santé"

L’amphithéâtre de l’Institut supérieur de commerce et de l’administration des entreprises (ISCAE Casablanca) a abrité, le vendredi dernier, la première édition de la Journée de la santé. Cette rencontre organisée par les étudiants de la première promotion du Mastère spécialisé en management et marketing de la santé, a été placée sous le thème « E-santé: le digital au service de la santé ». Elle a réuni des conférenciers opérant dans différents domaines afin d’étudier l’impact des nouvelles techniques de l’information et de la communication (TIC) sur le secteur de la santé. Pour ce faire, les organisateurs de cette journée ont convié des initiateurs de projets exploitant ces TIC. La séance inaugurale qui a mis l’accent sur l’apport de ces technologies innovantes a rapidement laissé place à deux panels. Trois orateurs ont pris part au premier panel. Tout d’abord, Abderrahim Derraji, pharmacien d’officine et fondateur des sites web pharmacie.ma et medicament.ma qui mis en exergue l’apport de ces nouvelles technologies à l’exercice officinal qui est à l’aune d’une grande mutation digitale. Cette mutation aura une incidence sur l’exercice officinal et sur la prise en charge du patient. Ensuite, Mme. Zineb Drissi Kaitouni, co-fondatrice d’une plateforme de gestion de rendez-vous médicaux en ligne, a fait part à l’assistance de l’apport de son initiative dans l’amélioration du parcours de soins. Et pour finir, M. Omar Sefiani, directeur général associé d’une entreprise éditrice, entre autres, d’un logiciel de gestion de pharmacie 100% cloud, a mis en avant la contribution de son logiciel métier dans l’amélioration de la gestion de la pharmacie. Le recours au cloud lui a permis de faire évoluer les simples logiciels de gestion vers de vrais logiciels métier intégrant de nouvelles fonctionnalités à forte valeur ajoutée pour la pharmacie. Le deuxième panel a fait la part belle à la télémédecine. Tout d’abord, le Dr. Marouane Hakam, directeur général et médical Maroc & Afrique francophone d’une entreprise de services de soins de santé.  Ce médecin de formation très passionné des TIC, a brossé un état des lieux de la télémédecine au Maroc en étayant ses propos par la dernière expérience de télémédecine très prometteuse qui a intéressée trois régions enclavées du Royaume. Ensuite, le Dr. Mustapha Chaqda, médecin neurologue au CHU Mohamed VI de Marrakech, a axé sa présentation sur l’expérience menée par le centre pilote de la ville d’Essaouira dans la téléconsultation neurologique. Cette initiative permet aux patients d’éviter des déplacements inutiles et coûteux tout en bénéficiant d’un bon suivi médical. Et pour finir, le Pr. Tarik Sqalli Houssaini, vice doyen des affaires pédagogiques de la Faculté de médecine et de pharmacie de Fès, et président de la Société marocaine de néphrologie, a présenté l’expérience réussie de la mise en place du Centre d’e-learning, d’enseignement par simulation, et de télémédecine éducative au sein de sa faculté. Les deux panels ont été suivis d’un débat très intéressant qui a révélé l’intérêt que porte les participants à cette journée à ces nouvelles technologies. La télémédecine et la e-santé vont probablement s’inviter dans d’autres rencontres, d’autant plus que le Maroc ambitionne d’améliorer l’accès aux soins en puisant dans ces nouvelles technologies.

Rédaction - 06 novembre 2018 12:01
La télémédecine et la médecine tout court !

Ces derniers temps, la télémédecine et la e-santé ont le vent en poupe au Maroc. Rien que la semaine dernière, deux rencontres ont été entièrement dédiées à la télémédecine et à la e-santé. La première rencontre a été organisée, le mercredi dernier, par la Chambre britannique de commerce sous le thème «La digitalisation de la santé, le paradigme technologique». Quant à la seconde rencontre, elle a eu lieu le vendredi dernier à l’ISACAE. Il s’agit de la première édition de la Journée de la santé, manifestation placée cette année sous le thème «Le digital au service de la santé». Ces deux manifestations ont permis de mettre en avant l’apport de ces nouvelles technologies dans la mise en place d’un parcours de soins garantissant une prise en charge optimale du patient. L’année 2018 sera, sans doute, l’année de la télémédecine au Maroc, d’une part, par ce que le décret n° 2-18-378 relatif à la télémédecine a été adopté le 25 mai dernier et, d’autre part, par ce que la Société marocaine de télémédecine (SMT) a organisé son assemblée générale constitutive le 13 juin dernier à Rabat. Ces deux ingrédients et la volonté avérée du ministère de la Santé ont permis la mise en place de sites de télémédecine dans trois régions : Zaouïat Ahensal (province d'Azilal), village d’Anfgou et Imilchil (province de Midelt). Les habitants de ces trois régions ont commencé à bénéficier de téléconsultations assurées à distance par des enseignants relevant de l'Université Mohammed VI des sciences de la santé basée à Casablanca. Les initiateurs de ce projet réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, ambitionnent la couverture de 160 communes rurales dont la population est estimée à près de 2 millions de personnes vivant dans les zones enclavées du Royaume. Ces téléconsultations vont, à n’en point douter, contribuer à réduire l’iniquité en matière de soins, ce dont on ne peut que se féliciter. Mais, notre emballement ne devrait pas nous faire oublier que la télémédecine n’est pas la panacée, et elle ne peut, à elle seule, venir à bout de tous les maux dont souffre la santé au Maroc. L’iniquité aux soins sévit même au sein de nos grandes villes. Il est temps de se pencher sérieusement sur la qualité des prestations assurées par nos structures de soins et sur les moyens à déployer pour accélérer la généralisation de la couverture médicale.

Abderrahim DERRAJI - 05 novembre 2018 11:51
Un médicament sur mesure pour sauver une fille atteinte de la maladie de Batten

Pour sauver une petite fille, âgée de 6 ans, atteinte d’une maladie rarissime, des médecins se sont mobilisés pour lui fabriquer un médicament sur mesure. La petite fille qui s’appelle Mila et qui vit aux États-Unis est atteinte de la maladie de Batten (CLN7), une maladie juvénile mortelle, qui entraîne une perte de vision, un déclin intellectuel et moteur et des crises convulsives généralisées, partielles complexes, plus rarement myocloniques. Cette pathologie neurodégénérative héréditaire très rare a une incidence de 1 pour 45.000 naissances dans les pays scandinaves et 1 pour 143.000 naissances en Allemagne. Dans le cas de cette petite américaine, une équipe de médecins du Southwestern Medical Center de l’Université du Texas (États-Unis) s’est mobilisée pour lui venir en aide. Pour ce faire, un séquençage génétique approfondi a été pratiqué rapidement vu que l’état de la petite fille se dégradait vite. L’équipe de chercheurs a mis au point un médicament nommé «Milasen» qui est un oligonucléotide antisens adapté à la mutation CLN7 dont souffre la jeune fille. Ce cas clinique a été décrit lors du congrès annuel de l’American Society of Human Genetics qui s’est déroulé en octobre 2018. Les chercheurs ont fait part aux participants à ce Congrès de l’histoire de la maladie de la jeune Mila qui a pu bénéficier de ce traitement qui a obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA). L’administration de ce médicament a permis de réduire certains symptômes de la maladie. La petite fille n’est pas pour autant tirée d’affaire, mais grâce à ce lourd traitement, son état semble s’améliorer de jour en jour ce qui constitue un espoir pour tous les enfants atteints de ce type de maladies.

Abderrahim DERRAJI - 05 novembre 2018 11:41
De nouvelles restrictions d’indication des quinolones et des Fluoroquinolones

À la suite de l’évaluation européenne de ces antibiotiques, une restriction de leurs indications est recommandée pour les réserver aux cas d’infections pour lesquelles l’utilisation d’un antibiotique est indispensable lorsque d’autres antibiotiques ne peuvent pas être utilisés. Les quinolones et les fluoroquinolones ne doivent pas être utilisées dans les cas suivants : Pour traiter des infections qui pourraient s'améliorer sans traitement ou qui ne sont pas graves (telles que les infections de la gorge). En prophylaxie dans la diarrhée du voyageur ou les infections récurrentes des voies urinaires inférieures. Pour traiter des patients ayant déjà présenté des effets indésirables graves avec un antibiotique fluoroquinolone ou quinolone. Pour traiter les infections légères ou moyennement graves, à moins que d'autres médicaments antibactériens couramment recommandés pour ces infections ne puissent pas être utilisés. Les produits dont toutes les indications sont concernées par ces restrictions seront automatiquement retirés du marché (acide nalidixique, fluméquine, acide pipémidique et cinoxacine). Ces restrictions font suite aux effets indésirables durables, handicapants et potentiellement irréversibles touchant principalement les muscles, les articulations et le système nerveux qui ont été déclarés avec les quinolones et les fluoroquinolones. Ces antibiotiques doivent également être utilisés avec prudence chez les personnes âgées, les patients souffrant de troubles rénaux, les patients ayant subi une transplantation d'organe ou ceux traités par un corticostéroïde systémique, en particulier. Ces patients présentent un risque plus élevé de lésion des tendons causée par ces antibiotiques. Les professionnels de santé doivent également informer leurs patients de la nécessité de mettre fin à ces traitements dès l’apparition de symptômes au niveau des muscles, des articulations et du système nerveux.  

Abderrahim DERRAJI - 05 novembre 2018 11:29
Campagne nationale de dépistage du VIH

Une campagne de dépistage du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) se tiendra du 1er novembre au 1er décembre 2018. Cette campagne, initiée par le ministère de la Santé et placée sous le slogan «Faites le test, la solution existe», rentre dans  le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique national de lutte contre le sida 2017-2021. D’après un communiqué du ministère de la Santé, cette opération cible 200.000 personnes, particulièrement les femmes enceintes, les jeunes et les populations à risque. En plus de ces tests de dépistages, une campagne de communication et de mobilisation sociale et communautaire est prévue. Laquelle campagne a pour objectif d’inciter la population marocaine à se faire dépister et à éviter toute forme de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH. Quelque 20.000 personnes vivraient avec le VIH au Maroc et environ 30% ne connaitraient pas leur statut sérologique. Ils n’ont, de ce fait, pas accès au traitement et continuent, malheureusement, à transmettre le VIH sans le savoir. La liste des centres de dépistage gratuit établie par le ministère de la Santé et des structures et unités mobiles de dépistage relevant des ONG thématiques est consultable aux liens suivants : http://www.sante.gov.ma http://www. sehati.gov.ma www.facebook.com/ministere.sante.ma www.facebook.com/sehatiofficiel www.facebook.com/faitesletestsida  

Abderrahim DERRAJI - 05 novembre 2018 11:25
Remise des diplômes à 57 nouveaux pharmaciens de la FMPC

Le Chef du Gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, a présidé, le vendredi 26 octobre 2018, la cérémonie de remise de diplôme organisée par la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (FMPC). Cette cérémonie organisée au profit de la 37ème édition de médecine et la 4ème édition de pharmacie, promotion 2017-2018 a eu lieu au sein de la FMPC en présence du ministre de la Santé, Anass Doukkali, des présidents des Conseils de la Région Casablanca-Settat et de la Commune urbaine de Casablanca, du président de l’Université Hassan II, du directeur du CHU Ibn Roch, du Pr Aboumaarouf, doyen de la FMPC et de l’équipe pédagogique et administrative. Les lauréats de la filière de médecine ont prêté le serment d’Hippocrate et ceux de la filière de pharmacie ont prêté le serment de Galien, un moment plein d’émotions que ces lauréats ne sont pas prêts d'oublier. Environs 5000 étudiants poursuivent actuelement leurs études à la FMPC dans les filières de médecine et de pharmacie dont 42 spécialités médicales et pharmaceutiques. Le nombre de lauréats de la filière pharmacie de l’année 2017-2018 est de 57 pharmaciens.

Rédaction - 31 octobre 2018 12:19
Antipsychotiques : le suivi cardio-métabolique s’impose

Les résultats d’une enquête conduite sur la base des données de l’Assurance maladie, met en évidence un respect insuffisant de la surveillance biologique des patients traités par antipsychotiques. Ceci a conduit l’ANSM à rappeler les recommandations de suivi cardio-métabolique émises en 2010. Un traitement par antipsychotiques peut s’accompagner d’une prise de poids ainsi que des troubles métaboliques tels que le diabète et/ou la dyslipidémie. La mise en place et son l’adaptation d’un tel traitement exigent une collaboration étroite entre le psychiatre et le médecin généraliste afin d’assurer une prise en charge optimale du patient. Les recommandations sont comme suit : 1- Avant d’entreprendre le traitement, il est recommandé de : Rechercher les facteurs de risque du patient (antécédents médicaux, traitements en cours, hygiène de vie). Pratiquer des bilans cliniques et biologiques (calcul de l’indice de masse corporel, mesure du périmètre ombilical, mesure de la pression artérielle, dosages à jeun de la glycémie, du cholestérol (total, HDL, LDL) et des triglycérides). Informer les patients et leur entourage de la nécessité de consulter rapidement, en cas de survenue de symptômes évocateurs d’un diabète (polyurie, polydipsie, perte de poids). 2- Pendant le traitement, une surveillance étroite devra porter sur le poids, la glycémie, la pression artérielle et le bilan lipidique La stratégie de surveillance dépend des facteurs de risque trouvés avant l’instauration du traitement, des signes cliniques apparaissant pendant le traitement, et du traitement antipsychotique instauré. 3- En cas d’anomalies détectées pendant le traitement : Il est recommandé de rappeler aux patients les règles hygiéno-diététiques. La prise en charge thérapeutique doit faire intervenir médecin traitant et psychiatre et peut amener, dans certains cas, à orienter le patient vers un spécialiste.

Abderrahim DERRAJI - 30 octobre 2018 23:06
Médicaments contenant des vasoconstricteurs: la DMP rappelle les conditions d’utilisation

Dans un courrier de la DMP (75/00/UV) daté du 23 octobre 2018, le Directeur du médicament et de la pharmacie rappelle les contre-indications des médicaments contenant des principes actifs vasoconstricteurs «comme la pseudo-éphédrine» administrés par voie orale. Ces contre-indications sont comme suit : - L’hypersensibilité à l’un des constituants. - L’utilisation chez l’enfant de moins de 15 ans. - En cas d’antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de facteurs de risque susceptibles de favoriser la survenue d’accident vasculaire cérébral, en raison de l’activité sympathomimétique alpha du vasoconstricteur. - En cas d’hypertension artérielle sévère ou mal équilibrée par le traitement. - En cas d’insuffisance coronarienne sévère. - En cas de risque de glaucome par fermeture d’angle. - En cas de risque de rétention urinaire liée à des troubles urétro-prostatiques. - En cas d’antécédents de convulsions. - En cas d’allaitement. - En association avec les IMAO (Inhibiteurs de la monoamine-oxydase) non sélectifs en raison du risque d’hypertension paroxystique et d’hyperthermie pouvant être fatale. - En association avec les sympathomimétiques vasoconstricteurs destinés à décongestionner le nez, qu’ils soient administrés par voie orale ou nasale, en raison du risque de vasoconstriction et/ou poussées hypertensives.

Abderrahim DERRAJI - 29 octobre 2018 16:14