PharmaNEWS 518
PharmaNEWS 518

Pas de chance, pas de médicaments !

Interviews
Interviews

Entretien avec des intervenants du secteur de la pharmacie et du médicament

Vidéos de formation continue
Vidéos de formation continue

Cours développé par notre partenaire ACTe RX

Diplômes universitaires
Diplômes universitaires

préinscriptions ouvertes

À la une

PICATO GEL

France : Suspension de l’AMM du Picato Abderrahim DERRAJI - 20 janvier 2020 10:19
France : Suspension de l’AMM du Picato

La Commission européenne vient de décider de suspendre l’autorisation de mise sur le marché européen du médicament Picato gel.

Cette décision, qui a été prise par mesure de précaution, fait suite à la réévaluation en cours du rapport bénéfice/risque de ce médicament à base de mébutate d’ingénol. Cette réévaluation a démarré au mois de septembre 2019 en raison de nouvelles données disponibles sur le risque potentiel de cancer cutané dans la zone traitée par ce médicament.

Les résultats de ces études suggèrent une incidence plus élevée des cancers cutanés, et plus particulièrement de carcinomes épidermoïdes, chez les patients traités par mébutate d’ingénol comparée à celle observée chez des patients traités par placebo ou par d’autres médicaments, en particulier chez des patients ayant des antécédents de cancers cutanés.

Dans son alerte mise en ligne le 17 janvier, l’ANSM demande aux médecins de ne plus prescrire Picato gel, aux pharmaciens de ne plus le délivrer et aux patients de ne plus l’utiliser.

Elle invite également ces derniers à consulter leur médecin s’ils constatent l’apparition de nouvelles lésions cutanées, d’excroissances ou de symptômes inhabituels.

Picato est indiqué chez les adultes dans la prise en charge des kératoses actiniques, également appelées kératoses solaires. Les kératoses sont des zones rugueuses de la peau que l’on observe chez les personnes qui ont été fortement exposées au soleil durant leur vie.

Lire la suite

COOPER PHARMA

L'usine rwandaise de Cooper Pharma démarrera son activité en juillet 2020 Abderrahim DERRAJI - 20 janvier 2020 10:17
L'usine rwandaise de Cooper Pharma démarrera son activité en juillet 2020

Selon Danny Mutembe, représentant de Cooper Pharma au Rwanda, l’unité de production de médicaments que Cooper Pharma est en train de construire au Rwanda sera opérationnelle dès juillet prochain.

Ce site situé dans la zone économique spéciale de Kigali et dont la construction avait démarré en 2017 fait partie des 21 accords signés entre le Royaume et le Rwanda en octobre 2016 lors de la visite du Souverain dans le pays de l’Afrique de l’Est.

Cette unité va produire dans un premier temps des solutions destinées à la voie intraveineuse et dans un deuxième temps des antibiotiques de la famille des bêta-lactamines.

Cooper Pharma prévoit un deuxième site de production pour répondre aux attentes du marché rwandais.

Lire la suite

ALGERIE

Démantèlement d’un réseau de trafic de psychotropes à Tébessa Abderrahim DERRAJI - 20 janvier 2020 10:15
Démantèlement d’un réseau de trafic de psychotropes à Tébessa

Les autorités de Tébessa viennent de démanteler un réseau de trafic de psychotropes qui serait composé de dix personnes, dont un médecin, un pharmacien et des infirmiers.

D’après la cellule de la communication de la Sûreté de la wilaya, les membres de ce réseau délivraient des ordonnances médicales de complaisance de psychotropes. Selon la même source, ils s’adonnaient à la vente de substances «classées hallucinogènes» nécessitant une prescription médicale.

L’enquête menée par les policiers de la daïra d’Ouenza a révélé que 2.716 boîtes de médicaments «hallucinogènes» ont été vendues dans le cadre de ce trafic au cours de l’année 2019. Les enquêteurs ont aussi saisi 1.274 boîtes de médicaments psychotropes périmés.

L’enquête a révélé qu’un médecin généraliste aurait rédigé en 2019 quelque «93 ordonnances de complaisance contenant des médicaments classés psychotropes».

Présentés devant les instances judiciaires près du tribunal de Aouinet, pour «faux et usage de faux dans des documents officiels» et «abus de fonction», cinq des dix inculpés ont été placés en détention provisoire. Les autres membres du réseau ont été placés sous contrôle judiciaire.

Lire la suite

TRAMADOL

Faut-il réhabiliter le Di-Antalvic ? Abderrahim DERRAJI - 20 janvier 2020 10:12
Faut-il réhabiliter le Di-Antalvic ?

Bien que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) se soit opposée à l’arrêt de commercialisation du Di-Antalvic et de ses génériques, l’Agence européenne du médicament (EMA) avait fini par émettre un avis défavorable à leur maintien sur le marché européen. Elle avait motivé sa décision par les dizaines de décès en Angleterre et en Suède par intoxication volontaire ou involontaire par cette association du paracétamol et du dextropropoxyphène indiquée dans la prise en charge de la douleur palier II.

L’argument selon lequel «l’efficacité reconnue par la pratique clinique, les professionnels de santé et les patients utilisant ce médicament de longue date» avancé par l’AFSSAPS, n’avait pas été retenue par l’EMA, d’autant plus que cette Agence avait estimé que l'efficacité de cette association n’a été que peu évaluée par les chercheurs ou les laboratoires qui la commercialisaient.

Pourtant, d’après l’AFSSAPS, quelque 70 millions de boîtes de spécialités contenant du dextropropoxyphène avaient été prescrites en 2008 en France, soit 240 millions de jours de ce traitement.

Le Maroc s’est aligné sur la décision de l’EMA et de l’AFSSAPS ce qui a compliqué la prise en charge de la douleur chez les patients ne répondant pas au paracétamol et à certains anti-inflammatoires, et auxquels le médecin ne peut pas, ou ne veut pas prescrire de la morphine. Faute de Di-Antalvic et de ses génériques, les prescripteurs ont été contraints de se rabattre sur le tramadol qui est devenu l’opioïde le plus consommé, notamment en France.

Mais depuis 2014, cette molécule fait, à son tour, l’objet d’une vigilance accrue de la part des autorités sanitaires françaises. C’est, sans doute, ce qui est à l’origine de la publication, par le ministère des Solidarités et de la Santé (France) de l’arrêté du 13 janvier 2020 fixant la durée de prescription des médicaments à base de tramadol administrés par voie orale. Celle-ci est passée de 12 à 3 mois.

Cette décision a été prise parce que le tramadol est le premier antalgique opioïde cité dans une enquête de 2018 (France) sur les usages problématiques à la fois chez les usagers de drogue, mais également dans la population générale pour le traitement de la douleur. Cette enquête a également mis en exergue une dépendance avec des signes de sevrage survenant même quand le tramadol est utilisé aux doses recommandées et sur une courte période. 

Le tramadol est, par ailleurs, le premier antalgique impliqué dans les décès liés à la prise d’antalgiques, devant la morphine et le deuxième antalgique le plus fréquemment retrouvé sur les ordonnances falsifiées présentées en pharmacie, derrière la codéine.

Probablement, la Commission nationale de pharmacovigilance va finir par ajouter à l’ordre du jour de ses prochaines réunions la problématique du tramadol qui fait également l’objet de mésusage au Maroc. L’étau risque donc de se resserrer autour de ce produit, et comme le paracétamol est de plus en plus diabolisé malgré un rapport bénéfice/risque très favorable, on se demande si on ne finira pas par apprendre aux patients à souffrir en silence !

En tant que professionnels de santé, on peut légitimement nous poser des questions sur la pertinence du retrait définitif du Di-Antalvic et de ses génériques. Avec le recul, on a l’impression que l’EMA avait jeté le bébé avec l’eau du bain. N’aurait-il pas été possible de renforcer les conditions de sa prescription au lieu de nous obliger à passer à une alternative thérapeutique qui semble inquiéter les professionnels de santé ?

Malheureusement, l’affaire Médiator a créé un climat de suspicion qui accule les autorités sanitaires à s’abstenir de prendre toute décision pouvant les exposer aux critiques des médias, des associations de malades et surtout d’influenceurs qui sévissent sur les réseaux sociaux guettant la moindre occasion pour booster leur web audience. On se retrouve aujourd’hui avec des patients qui ne veulent que des médicaments efficaces et sans aucun effet indésirable. Or, avec toute la bonne volonté du monde, on ne peut leur offrir que des médicaments qui ont un bon rapport bénéfice/risque !

Lire la suite

ADN

Un médicament fabriqué à partir de l’ADN des particuliers Abderrahim DERRAJI - 17 janvier 2020 11:57
Un médicament fabriqué à partir de l’ADN des particuliers

23andMe, société spécialisée dans l'analyse de l'ADN des particuliers, vient de vendre, pour la première fois, les droits relatifs à la commercialisation d’un nouvel anticorps monoclonal bispécifique qui devrait permettre de prendre en charge certaines maladies inflammatoires.

Dans un premier temps, l’entreprise américaine en question s’est intéressée à l'utilisation de ce nouveau traitement pour soigner les formes sévères de psoriasis.

Des tests ont été menés sur des animaux et des essais cliniques sur l’humain sont également prévus.

Lire la suite

Autres articles

France: la durée maximale de prescription du tramadol passe à 3 mois

Le mésusage que connaissent les spécialités à base de tramadol a poussé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) à limiter la durée maximale de traitement par tramadol à 3 mois, alors qu’elle était de 12 mois auparavant. Cette décision fait suite à la publication au mois de février dernier du rapport "État des lieux de la consommation des antalgiques opioïdes et leurs usages problématiques"qui a été suivi de l’élaboration par le ministère de la Santé de la feuille de route 2019-2022 "Prévenir et agir face aux surdoses d’opioïdes". Même si tous les médicaments à base de tramadol sont à prescription obligatoire,  plusieurs enquêtes du réseau d’addictovigilance ont montré un mésusage croissant de ces derniers. Tramadol est le premier antalgique opioïde qui a été cité dans une enquête de 2018 (France) sur les usages problématiques  à la fois chez les usagers de drogue mais également dans la population générale pour le traitement de la douleur. L’enquête a révélé une dépendance avec des signes de sevrage survenant même quand le tramadol est utilisé aux doses recommandées et sur une courte période. Les patients continuent à utiliser les médicaments à base de tramadol même quand les douleurs s’estompent. C’est également le premier antalgique impliqué dans les décès liés à la prise d’antalgiques, devant la morphine et le 2ème  antalgique le plus fréquemment retrouvé sur les ordonnances falsifiées présentées en pharmacie, derrière la codéine. Spécialités à base de tramadol (associé ou non à d'autre principes actifs) commercialisées au Maroc : lien

Abderrahim DERRAJI - 16 janvier 2020 18:45
Agadir : Le Syndicat honore ses anciens présidents

Universiapolis-Agadir a abrité le samedi dernier la sixième édition du Forum économique national de la pharmacie, rencontre organisée par le Syndicat des pharmaciens d’officine de la Wilaya d’Agadir (SPOWA) autour du thème «Accroître le rendement de l’officine : Espoirs et illusions». La séance matinale a été animée par Mme Hanane Oubidar qui a traité le thème «Ressources humaines en officine». Cette experte en management et en stratégie a fait une présentation interactive par laquelle elle a passé en revue les dispositions de la Loi n° 65-99 relative au Code du travail en mettant en avant aussi bien les obligations des pharmaciens que de leurs collaborateurs. Malheureusement, la routine et le manque de rigueur peuvent aboutir à des situations de crise dont la gestion n’est pas toujours aisée. Le Comité d’organisation du Forum a réservé l’après-midi aux dispositifs médicaux (DM), un sujet devenu d’actualités depuis que les pharmacopées de référence ont été publiées au mois de mai dernier (BO n° 3049). Le Pr Jamal Taoufik, qui a présenté l’évolution du cadre juridique des DM, a exhorté les pharmaciens d’officine à faire valoir leur droit de distributeur exclusif de DM au public. En effet, l’article 4 de la Loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie considère que «les objets de pansement, produits et articles à usage médical figurant à la pharmacopée et les objets de pansement, produits et articles à usage médical, présentés sous une forme stérile conformément aux conditions de stérilité décrites dans la pharmacopée comme faisant partie du monopole du pharmacien». La publication des pharmacopées de référence a également rendu effectif l'article 30 de la même loi qui réserve exclusivement «les objets de pansements, produits et articles définis à l'article 4» aux pharmaciens d'officine. La Commission nationale de la pharmacopée a tenu une réunion le 24 septembre dernier à la Direction du médicament et de la pharmacie et a défini la liste des produits qui doivent être dispensés exclusivement en officine. Bien évidemment, les importateurs de ces produits sensibles listés par cette commission continueront à les importer, mais la vente au public ne peut être assurée que par un pharmacien d’officine. Le Pr Jamal Taoufik a également insisté sur l’importance d’organiser des modules de formation sur les DM pour que leur dispensation se fasse dans de bonnes conditions. Cette présentation a été suivie par une allocution du président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, M. Mohammed Lahbabi, qui a déploré la vente de ces DM en dehors du circuit légal de leur distribution. Il a par la même occasion incité les Syndicats membres de la Confédération à engager des poursuites vis-à-vis de toutes les sociétés ou personnes qui transgressent la loi en matière de DM. Ce pharmacien de Casablanca a aussi brossé un état des lieux de la profession qui continue à payer un lourd tribut depuis la publication du Décret de fixation des prix des médicaments dont les initiateurs se sont plus focalisés sur les baisses que sur l’accessibilité aux médicaments. C’est ce qui explique la stagnation de la consommation annuelle des médicaments malgré la mise en place du nouveau cadre de fixation des prix des médicaments. M. Lahbabi a, par ailleurs, annoncé que le Conseil national de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc qui s’est réuni vendredi dernier à Agadir a décidé d'organiser le 10 février 2020 un sit-in, devant le ministère de la Santé à Rabat, pour exprimer le mécontentement des pharmaciens d'officine et protester contre les conséquences désastreuses engendrées par les politiques du ministère de tutelle. Le SPOWA a également organisé, à l’occasion de son 40e anniversaire, une soirée culturelle avec un hommage aux anciens présidents et aux membres des bureaux qui se sont relayés pour servir et défendre les pharmaciens de la capitale du Souss. La quasi-totalité des anciens présidents a pris part à cette cérémonie et a unanimement salué cette initiative louable initiée par l’équipe de M. Hicham Laktib, l’actuel président du Syndicat d’Agadir. On ne peut que féliciter le Syndicat d’Agadir pour ce geste noble qui constitue un bel exemple de confraternité, ingrédient qui conditionne la pérennité de la profession pharmaceutique. Version PDF : lien

Abderrahim DERRAJI - 15 janvier 2020 09:23
Des influenceuses espagnoles recommandent des antibiotiques!

De plus en plus «d’influenceuses» recommandent des médicaments à prescription obligatoire à travers la Toile ce qui risque d’avoir des conséquences néfastes sur la santé des Espagnoles. La réaction du  Conseil de l’Ordre des pharmaciens d’Espagne n’a pas tardé ce qui a poussé les autorités à examiner les séquences vidéo publiées sur YouTube et sur les réseaux sociaux. Les autorités ont également exigé des plateformes concernées de retirer les contenus publicitaires illégaux dès leur mise en ligne ou de bloquer leur accès. Google a manifesté sa volonté de collaborer avec les autorités et de procéder au retrait des contenus contestés. Mais ces «influenceuses» continuent à vanter les mérites, entre autres, des antibiotiques à travers Instagram. Au Maroc, les conseils en matière de santé par des non professionnels à travers les réseaux sociaux sont monnaie courante et le problème risque de s’aggraver si les instances et les autorités restent dans l’expectative.  

Abderrahim DERRAJI - 15 janvier 2020 00:34
Levothyrox® : Arrêt de commercialisation de l’ancienne formule en France dès septembre 2020

Le laboratoire Merck vient d’informer les autorités sanitaires françaises de la fin de la distribution d’Euthyrox® qui est la désignation commerciale sous laquelle est dispensée  l’ancienne formule du Levothyrox®. Cette décision concernera, d’après le ministère de la Santé, 110.000 patients traités par Euthyrox®, soit 3,7 % des 3 millions de patients sous  lévothyroxine. Les autorités sanitaires incitent les malades sous lévothyroxine à consulter leur médecin traitant  et surtout de changer de traitement dans de bonnes conditions afin d’éviter des situations potentielles de tension d’approvisionnement. Le ministère de la Santé publiera le mois prochain des documents de recommandations destinés aux professionnels de santé et aux patients pour préparer le passage à la nouvelle formulation. Pour rappel, la polémique qui a accompagné la commercialisation de la nouvelle formulation du Lévothyrox® a acculé  le gouvernement français à demander  l’importation d’Eurhyrox et à autoriser la mise sur le marché d’autres spécialités pharmaceutiques à base de Levothyroxine. Pour prendre cette décision le ministère de la Santé s’est appuyé, entre autres, sur les conclusions d’une étude de pharmaco-épidémiologie menée par l’ANSM. Cette étude a porté sur deux millions de patients et a révélé que le passage à la nouvelle formule du Levothyrox n’a pas engendré de problèmes de santé graves.

Abderrahim DERRAJI - 09 janvier 2020 10:13
Forum économique national de la pharmacie : monopole et ressources humaines

La ville d’Agadir se prépare pour accueillir le samedi prochain le 6ème Forum économique national de la pharmacie. Cette rencontre très attendue qui sera organisée par le Syndicat des pharmaciens d’officine de la Wilaya d’Agadir, sera dédiée à la gestion des ressources humaines en officine et au monopole du pharmacien avec un focus sur les dispositifs médicaux. Ce dernier panel regroupera entre autres, M. Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et M. Mohamed Lahbabi,  président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc. Pour en savoir plus : lien 

Abderrahim DERRAJI - 08 janvier 2020 17:21
Des microparticules fluorescentes qui renseignent sur le statut vaccinal

Pour être sûr du statut vaccinal d’une personne et améliorer la couverture vaccinale, des scientifiques américains envisagent d’injecter des microparticules sous la peau. Celles-ci émettent une lumière fluorescente invisible à l'œil nu, mais visible à l’aide d’un Smartphone adapté. En pratique, les microparticules qui sont injectées grâce à un patch comportant plusieurs microaiguilles, se dissolvent dès qu’elles sont injectées. Ces microparticules fluorescentes se répartissent selon une forme spécifique : cercle, croix ou rectangle. Ces microparticules seront injectées en même temps que le vaccin. Le symbole ainsi formé restera visible durant plusieurs années grâce à un  Smartphone ce qui permet de vérifier que le vaccin en question a bel et bien été injecté. Cette méthode qui a démontré son efficacité chez le rat pourrait être prochainement testée chez l’homme même si on peut se poser des questions sur leur acceptabilité par les patients. 

Abderrahim DERRAJI - 08 janvier 2020 16:32
Roche : accord de licence avec Sarepta Therapeutics

Le laboratoire Roche va devoir débourser 750 millions de dollars en espèces et 400 millions de dollars en capitaux propres pour acquerir les droits commerciaux exclusifs, en dehors des États-Unis, sur SRP-9001, thérapie génique expérimentale développée par Sarepta Therapeutics. Sarepta va recevoir sur ce traitement indiqué dans la prise en charge de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) des redevances sur les ventes nettes. Les deux entités supporteront les frais de développement mondiaux. En signant un tel accord, le laboratoire Roche confirme son intérêt pour les thérapies géniques.

Abderrahim DERRAJI - 07 janvier 2020 16:40
Pas de chance, pas de médicaments !

Par un communiqué du 26 décembre dernier, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a annoncé que la prise en charge des maladies cancéreuses, pour les enfants de moins de cinq ans ne bénéficiant pas d’assurance maladie obligatoire, sera gratuite. On ne peut que saluer cette décision même si on regrette que l’âge limite des bénéficiaires de cette gratuité soit fixé à 5 ans. Cette limitation, qui est probablement liée aux ressources allouées à ces prises en charge, ne peut être recevable par des parents ayant des enfants malades âgés de plus de cinq ans. Ces enfants ont eu la malchance d’être affectés par une pathologie lourde et la malchance de ne pas pouvoir disposer de traitements anticancéreux. Ce problème d’accessibilité se pose également dans les pays riches, mais uniquement pour les produits particulièrement coûteux, à l’exemple du Zolgensma®. Ce médicament mis sur le marché par le laboratoire suisse Novartis coûte 1,9 million d'euros pour une injection unique. Ce médicament est destiné aux enfants atteints d’amyotrophie spinale (SMA), maladie qui affecte chaque année entre 6.000 et 10.000 enfants à travers le monde. Cette pathologie rare est due à une mutation génétique qui provoque l'atrophie des muscles des quatre membres et du tronc. Dans sa forme la plus sévère, l'espérance de vie des bébés touchés n'excède guère les deux ans. Le laboratoire Novartis vient d’annoncer son intention d’offrir Zolgensma® à cent bébés condamnés qui seront tirés au sort. Quelque 50 doses seront mises à leur disposition d’ici juin. Quant aux doses restantes, elles seront livrées avant la fin 2020. Ce tirage au sort que certaines associations de patients ont qualifié de «Roulette russe», Novartis le justifie par un souci d’équité afin de ne pas favoriser un enfant ou un pays au détriment d’un autre. Eu égard au prix du Zolgensma®, des pays comme le nôtre n’ont aucune chance de pouvoir le mettre à la disposition des malades, à moins qu’un bébé ou deux ne soient tirés au sort par Novartis. Pour les autres bébés, on les mettra sur le compte du «mektoub». Par contre, dans un pays où l’article 31 de la Constitution prévoit la mobilisation de tous les moyens pour faciliter l'égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir des droits aux soins de santé, on peut difficilement admettre qu’un enfant de plus de cinq ans ou un adulte soient emportés par un cancer qui peut être soigné par des médicaments efficaces et dont les prix sont dans bien des cas abordables !

Abderrahim DERRAJI - 05 janvier 2020 21:50
Algérie : Dr Lotfi Benbahmed nommé délégué au ministère chargé de l’Industrie pharmaceutique

Selon un communiqué du ministre, conseiller à la Communication, porte-parole officiel de la présidence de la République algérienne, Belaïd Mohand Oussaïd, Abdelmadjid Tebboune, Président de la République algérienne, a nommé jeudi dernier les membres du nouveau gouvernement que dirige le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Dr Abderrahmane Benbouzid occupera le poste de ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière. Quant au Dr Lotfi Benbahmed, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, il a été nommé ministre délégué chargé de l'Industrie pharmaceutique. Cette nomination que les pharmaciens ont accueillie avec beaucoup de satisfaction vient couronner plus de deux décennies de dur labeur en faveur de toutes les composantes de la profession pharmaceutique. Dr Lotfi Benbahmed est connu pour son abnégation et son dévouement, c’est un Maghrébin et Africain convaincu. D’ailleurs, il occupe actuellement le poste de président de l’IOPA (Inter-Ordre des pharmaciens d’Afrique). La nomination de ce pharmacien algérois ne doit rien au hasard puisque sa maîtrise du secteur pharmaceutique constitue un atout de taille qui va peser dans le développement de l’industrie pharmaceutique algérienne.  Dr Lotfi Benbahed a passé une partie de sa jeunesse à Rabat et il n’a jamais décliné une invitation pour prendre part aux différentes manifestations qui se déroulent au Royaume.

Abderrahim DERRAJI - 05 janvier 2020 21:46
Nanobiotix et Gilead décrochent les Prix Galien

Lors des «Rencontres innovation & Galien» organisées le 16 décembre dernier au théâtre Marigny à Paris, Nanobiotix a remporté le Prix Galien dans la catégorie «Dispositif médical» et Gilead a décroché le Prix Galien dans la catégorie «Médicament de thérapie innovante». Nanobiotix doit cette consécration à son dispositif médical (DM) Hensify (NBTXR3) qui est composé de nanoparticules d’oxyde de hafnium qui amplifie la radiothérapie sans accentuer les dommages des tissus environnants. Ce DM est indiqué dans la prise en charge des sarcomes des tissus mous. Nanobiotix poursuit le développement de l’Hensify pour le traitement des cancers de la tête et du cou et une quinzaine d’essais cliniques sont en cours de réalisation. En ce qui concerne Gilead, il a pu décrocher le Prix Galien  grâce à sa thérapie cellulaire à base de CAR-T. Le Yescarta (axicabtagene ciloleucel) est indiqué pour le traitement des patients adultes atteints de lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) et de lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B (LMPGCB).

Abderrahim DERRAJI - 05 janvier 2020 21:44