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Entretien avec des intervenants du secteur de la pharmacie et du médicament

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GAZ HILARANT

France : le Sénat vote l’interdiction de vente du gaz hilarant aux mineurs Abderrahim DERRAJI - 13 décembre 2019 08:46
France : le Sénat vote l’interdiction de vente du gaz hilarant aux mineurs

Le Sénat français vient d’adopter à l'unanimité une proposition de loi interdisant la vente aux mineurs du protoxyde d'azote. Ce gaz qui fait l’objet d’un mésusage en raison de ses effets euphorisants, est disponible dans le commerce  sous forme de cartouches destinées notamment aux siphons à chantilly. L’inhalation du gaz hilarant contenu dans ces cartouches engendre une forme d'euphorie chez ses utilisateurs.

En cas d’adoption définitive de cette loi, toute vente aux mineurs y compris par les sites de vente en ligne expose le contrevenant à une peine de 3 750 euros.

Cette loi prévoit aussi une amende de 15 000 euros pour toute incitation de mineurs à faire un usage détourné d'un produit de consommation courante pour en obtenir des effets psychoactifs, comme elle prévoit  d'introduire une sensibilisation aux risques du protoxyde d'azote dans la politique de prévention des addictions menée à l'école.

Par ailleurs, ce projet interdit la vente et la distribution de ce gaz dans les débits de boissons aussi bien aux mineurs qu’aux majeurs.

Ce gaz provoque des brûlures par le froid à l'expulsion du gaz, pertes de connaissance, asphyxie par manque d'oxygène ,etc. Le recours régulier au protoxyde d’azote  ou une utilisation à forte dose peut être à l’origine d’une « atteinte de la moelle épinière, une carence en vitamine B12, une anémie, ou des troubles psychiques ».

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SMECTA-BEDELIX-NIFUROXAZIDE

Restrictions concernant Smecta©, Bedelix© et les spécialités à base de nifuroxazide Abderrahim DERRAJI - 11 décembre 2019 17:19
Restrictions concernant Smecta©, Bedelix© et les spécialités à base de nifuroxazide

La Direction du meédicament et de la pharmacie a adressé le 10 décembre 2019 un courrier aux pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques les informant des nouvelles restrictions formulées par la commission nationale consultative de pharmaco-toxico-réacto- me?triovigilance et Essais thérapeutiques au sujet du nifuroxazide et des médicaments à base d’argile.

Les spécialit
és à base de nifuroxazide sont désormais contre-idiquées chez l’enfant de moins de 10 ans. Les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments sous forme de suspension orale et contenant du nifuroxazide sont suspendues. Quant aux spécialités à base d’argile : Smecta© est devenu contre-indiqué chez l’enfant de moins de 2 ans et Bedelix© est devenue contre-indiqué chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans.

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PRIX DU MÉDICAMENT

À quoi servent tous ces médicaments efficaces s’ils ne sont pas accessibles ! Abderrahim DERRAJI - 08 décembre 2019 21:25
À quoi servent tous ces médicaments efficaces s’ils ne sont pas accessibles !

La Société marocaine de l’économie de la santé a organisé, du 28 au 30 novembre dernier à Rabat, le VIICongrès national de pharmacoéconomie et de pharmacoépidémiologie ainsi que son Ve Congrès maghrébin.

Ces deux rencontres très attendues ont été dédiées essentiellement à la problématique de l’accès aux soins, une thématique qui tombe à point nommé d’autant plus que le Maroc aspire à élargir la couverture médicale, voire la généraliser.

L’accès aux médicaments est devenu aujourd’hui un vrai chalenge aussi bien pour les États que pour les organismes payeurs et ceux de régulation. Les patients qui étaient, il y a à peine quelques années, injustement condamnés par des maladies qu’on peut aujourd’hui stabiliser ou guérir grâce à des traitements innovants, sont hélas toujours condamnés, mais cette fois-ci par leur incapacité d’accéder à ces thérapies. Les différentes nations y compris les plus riches sont aujourd’hui confrontées à des situations dramatiques où des patients voient leur pronostic vital engagé alors que des traitements innovants efficaces existent, mais leur prix les rend inaccessibles.

Cette injustice peut être en partie réparée grâce aux programmes d’accès aux médicaments innovants. Ces programmes constituent des leviers permettant la régulation des prix des médicaments innovants en encadrant les négociations entre les laboratoires pharmaceutiques et les organismes régulateurs et payeurs. Ces derniers doivent à la fois maitriser le coût inhérent à ces nouvelles thérapies et évaluer leur apport réel dans la prise en charge des malades.

Il existe deux types d’accords. Soit des accords commerciaux permettant de réduire les dépenses de santé comme les accords prix/volume, les rabais ou remises, le plafonnement des coûts ou les coûts partagés et les accords basés sur les performances. Dans ce dernier cas, les organismes payeurs acceptent un prix à condition que les performances escomptées se concrétisent.

Pendant que les nations matures multiplient les approches pour améliorer l’accès aux médicaments innovants et leurs biosimilaires, au Maroc, nous continuons toujours à opposer le générique au princeps sachant que chacun d’entre eux à une place légitime dans toute politique d’amélioration d’accès aux médicaments. On ne peut que déplorer le retard pris dans la mise en place de l’Objectif 4 de la politique pharmaceutique nationale et les quatre engagements (16, 17, 18, 19 et 20) qu’elle prévoit.

Tant que ces engagements ne sont pas devenus effectifs, on ne peut parler d’une vraie politique du médicament générique au Maroc.


En attendant que ces engagements deviennent effectifs, l’augmentation exponentielle du nombre de références des médicaments génériques est devenue un vrai cauchemar pour les pharmaciens d’officine. Le coût de leur stockage, le volume des médicaments périmés et les ruptures récurrentes d’approvisionnement compliquent son quotidien, le fragilisent économiquement et compromettent indirectement l’accessibilité aux médicaments.

Aussi, toute approche hasardeuse visant l’amélioration de l’accès aux médicaments sans prendre en considération les intérêts des uns et des autres est vouée à l’échec, particulièrement quand les études d’impact et les systèmes d’information brillent par leur absence !

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ALGER

Conférence d’Alger : l’après-loi sanitaire Abderrahim DERRAJI - 08 décembre 2019 21:18
Conférence d’Alger : l’après-loi sanitaire

Le rideau vient de tomber sur la Conférence internationale qui a eu lieu le 2 décembre 2019 à Alger sous le thème «Stratégie de développement du secteur pharmaceutique».

Le choix du thème n’est pas fortuit puisque l’Algérie ambitionne de devenir un des acteurs majeurs de l’industrie pharmaceutique sur le continent africain.

«L’Algérie dispose d’une Agence nationale des produits pharmaceutiques et d’un laboratoire de contrôle des produits pharmaceutiques. Elle dispose aussi d’un pôle universitaire et connaît l’émergence d’une vraie industrie pharmaceutique avec 80 établissements pharmaceutiques. Il est temps de s’orienter vers la recherche scientifique et vers l’exportation des médicaments», a indiqué le Dr Lotfi Benbahmed dans l’allocution qu’il a prononcée lors de la séance inaugurale de cette rencontre organisée par le Conseil de l’Ordre des pharmaciens d’Alger.

Pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés, l’Algérie ne peut faire l’économie d’une vraie politique pharmaceutique permettant, entre autres, un accès aux médicaments, y compris les plus innovants.

Pour animer les différentes sessions programmées lors de la Conférence internationale, le Comité d’organisation a fait appel à de nombreux experts qui ont passé en revue les différentes stratégies à même de contribuer au développement de l’industrie pharmaceutique et permettre la mise en place d’une politique pharmaceutique en phase avec les aspirations de l’Algérie en la matière.

«Notre filiale est encore jeune et perfectible, mais dont les résultats apparaissent à tout égard comme très satisfaisants», a indiqué M. Abdelwahed Kerrar, président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP).

Selon ce dernier, la production pharmaceutique algérienne a connu une forte croissance lors des dix dernières années. Elle est passée de 470 millions de dollars en 2008 à 2 milliards de dollars en 2018. Quant à la part de valeur de la fabrication locale, elle est passée de 25 à 52% sur un marché qui est en constante croissance. Cette production locale a contribué à baisser fortement le prix des médicaments en Algérie et à maintenir l’équilibre des caisses d’assurance maladies.

«Ce résultat a été obtenu grâce à la politique avisée des autorités publiques qui a lié l’activité d’importation à l’investissement, au pari fait par de nombreux investisseurs nationaux qui se sont engagés dans des investissements de haute technologie et aux spécificités du marché algérien qui est estimé à 4 milliards de dollars», a ajouté M. Kerrar.

La jeune industrie algérienne est cependant confrontée à un défi de taille qui est d’arriver à se maintenir et de pérenniser sa croissance et son développement. Ceci ne peut être garanti, selon le président de l’UNOP, en l’absence d’un cadre réglementaire efficient et une Agence du médicament dotée de ressources humaines et financières suffisantes.

Le président de l’UNOP a également indiqué que la politique de fixation des prix des médicaments est un élément clef dans toute politique pharmaceutique. L’approche strictement «comptable» qui est souvent de mise est inappropriée, car elle ne prend nullement en considération les lourds investissements des industriels.

Il a conclu son intervention en évoquant la mise en place d’une zone d’échanges africaine, et les défis qui se dressent devant les pays africains pour réduire le déficit commercial en médicaments qui a avoisiné quelque 14 milliards de dollars en 2018.

 


 

En plus de cette session dédiée à l’industrie, les organisateurs de la Conférence internationale ont prévu quatre autres sessions. Deux sessions concernant la pharmacie d’officine : «Nouvelles missions du pharmacien d’officine et éducation thérapeutique» et la réglementation sur les psychotropes. Deux autres sessions ont été consacrées à la biologie clinique et à la pharmacie hospitalière, deux secteurs en pleine mutation qui nécessitent un accompagnement, et une révision du cadre juridique pour limiter les dépassements et répondre aux attentes des patients.

«Les différentes communications programmées vont permettre un partage d’expériences avec nos confrères à travers le monde et nous renseigneront sur le positionnement actuel de notre secteur d’activités tout en mettant en avant d’excellentes opportunités qui peuvent s’offrir à nous», a indiqué le Dr Abelkrim Touahria, président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens d’Alger. Il a également fait part à l’assistance des contraintes auxquelles le pharmacien doit quotidiennement faire face notamment les ruptures récurrentes de stock, la réglementation inadaptée, la lenteur administrative, etc.

«Notre pays s’est doté d’une nouvelle loi sanitaire le 2 juillet 2018 et le Conseil de l’Ordre est fier d’avoir porté les propositions communes de l’ensemble de la profession ayant contribué à une loi cohérente et résolument moderne», a déclaré de son côté le Dr Lotfi Benbahmed.En marge de cette Conférence, l’Inter-Ordre des pharmaciens africains, qui est actuellement présidé par Dr Lotfi Benbahmed, a tenu une session qui a été à l’origine de «l’Appel de l’Alger» qui a été signé lors de la Conférence internationale. Cet appel est une initiative qui a pour objectif d’inciter les décideurs africains à œuvrer pour que tous les pays d’Afrique ratifient le traité portant création de l’Agence africaine du médicament, cadre essentiel pour améliorer l’accès aux médicaments de qualité à tous les habitants du continent.

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PSYCHOTROPES

Salé : les psychotropes sous la loupe ! Abderrahim DERRAJI - 08 décembre 2019 21:15
Salé : les psychotropes sous la loupe !

L’Amicale des pharmaciens du Maroc (APM) a organisé, jeudi dernier à Salé, une table ronde sur le thème «Cadre réglementaire de l’usage des médicaments psychotropes et stupéfiants au Maroc», thématique qui vient nous rappeler les difficultés que rencontrent les pharmaciens d’officine en délivrant cette famille de médicaments.

Pour animer cette table ronde, l’APM a fait appel au Dr Hassan Kisra, professeur en psychiatrie, à M. Mohamed Meiouet, docteur en pharmacie et en droit, au DAderrahim Matraoui, pharmacien inspecteur, au Dr Anouar Benmhammed, président de l’Association «Les amis du patient», à M. Aziz Benbrahim, parlementaire, au Dr Mohamed Lahbabi, président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, et à M. Hassan Farhane, magistrat rattaché auprès du ministère public.

La composition de ce panel a permis de lever le voile sur tous les aspects de cette problématique.

Tout d’abord, les difficultés que rencontrent les patients pour se procurer leurs médicaments. Comme l’a rappelé le Pr Kisra, des médicaments essentiels ne sont pas accessibles en raison de leur prix ou par ce qu’ils ne sont pas disponibles sur le marché. Il a également évoqué le cas d’enfants vivants avec un TDAH (Troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) qui ne peuvent pas être traités du fait que le méthylphénidate n’est toujours pas commercialisé Maroc.

Ensuite, les pharmaciens, tout en étant sensibles aux difficultés que rencontrent leurs patients, sont devenus particulièrement méfiants vis-à-vis de toute prescription comportant des psychotropes ou des produits apparentés.

Et enfin et comme l’a rappelé Dr Mohamed Lahbabi, l’approche adoptée par les médias pour traiter les affaires liées aux psychotropes stigmatise les malades et donne une très mauvaise image des traitements qui, lorsqu’ils sont utilisés normalement, sont des médicaments comme les autres. L’appellation «karkoubi», qui est utilisée à tort et à travers, complique la situation.

Les différents conférenciers, qui ont pris part à cette table ronde, ont pointé du doigt l’obsolescence du cadre juridique qui régit les psychotropes. Ce cadre ne protège nullement le pharmacien qui peut à tout moment être assimilé à un trafiquant de drogue, y compris en dispensant dans les règles de l’art certains médicaments comme le Lyrica® et ses génériques. L’obsolescence du Dahir de 1922, la non-adoption de l’ordonnance infalsifiable comme c’est le cas dans de nombreux pays, la méconnaissance de la liste exacte des produits qui font l’objet de mésusage et les condamnations prononcées régulièrement à l’encontre des pharmaciens expliquent la méfiance des officinaux. Cette méfiance peut priver de vrais malades de leurs traitements. Les patients peuvent également avoir du mal à renouveler leurs ordonnances à cause de la saturation des services psychiatriques du secteur public.

Les différentes présentations ont été suivies d’un débat très intéressant qui traduit les inquiétudes des pharmaciens qui vivent sous la menace de se faire attaquer par les trafiquants de ces produits.

Les orateurs et les pharmaciens présents ont formulé une série de recommandations qui vont sans doute être utilisées par l’APM pour que des mesures concrètes puissent enfin voir le jour, car il y va de la santé des citoyens et de la sécurité des pharmaciens.

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Autres articles

Enfin une injection qui stoppe la progression de la maladie d’Alzheimer

La firme pharmaceutique américaine Biogen a présenté, jeudi dernier, lors d’un congrès qui a eu lieu à San Diego, les résultats de travaux qui ont révélé que l'aducanumab agit sur l'amyloïde au niveau du cerveau et freine l’évolution de la maladie d'Alzheimer. Un premier essai clinique a été mené au mois de mars dernier sur ce médicament, mais il a été suspendu en raison des résultats jugés modérés. C’est ce qui a poussé l’équipe de chercheurs à reprendre la même étude avec des doses plus élevées d’aducanumab. Les patients recrutés n’étaient qu’au début de la maladie avec peu d’amyloïde au niveau de leur cerveau. Selon le Dr Louis Verret, un neurologue qui a administré ce médicament à une dizaine de patients québécois, des tests objectifs ont mis en évidence une amélioration de la mémoire chez les patients traités par l’aducanumab. L'impression des évaluateurs est positive pour ces patients. Et au niveau fonctionnel, les patients s'améliorent dans la vie de tous les jours. Biogen doit maintenant faire approuver son médicament par la Food and Drug Administration (FDA) avant de pouvoir le mettre sur le marché américain, ce qui va sans doute nécessiter plusieurs années.

Abderrahim DERRAJI - 08 décembre 2019 21:13
Des génériques coûtent jusqu’à 1000% plus cher dans certains pays !

Une étude comparative des prix des médicaments menée par Medbelle, un fournisseur de soins de santé en ligne, a révélé de très grands écarts entre les prix de 13 médicaments génériques dans 50 pays. Pour réaliser l’indice des prix des médicaments, Medbelle a choisi le sildénafil (Viagra), la prégabaline (Lyrica), l’atorvastatine (Lipitor), le salbutamol (Ventoline), l’azithromycine (Zithromax), l’insuline glargine (Lantus), le tacrolimus (Prograf), la drospirénone/l’éthinylestradiol (Yasmin), la fluoxétine (Prozac), l’alprazolam (Xanax), le lisinopril (Zestril), le ténofovir (Viread) et l’adalimumab (Humira). Ce sont finalement les Émirats arabes unis qui ont un prix supérieur de plus de 1.000%, par rapport au coût médian de l’ensemble des médicaments génériques inclus dans l’étude. Elles sont suivies de l’Espagne et de l’Allemagne, le prix de ces médicaments est respectivement 895 et 855% plus élevé que le coût médian. Et c’est en Égypte et en Thaïlande où on trouve des prix environ 90% inférieurs au coût médian. À titre d'exemple, une dose prégabaline coûte 1,14 euro en Chine et 0,04 euro aux Pays-Bas, quant au silendafil, une dose coûte 8,45 euros au Japon alors qu’elle ne dépasse pas 0,38 euro en Irlande. En savoir plus : https://www.medbelle.com/medicine-price-index

Abderrahim DERRAJI - 08 décembre 2019 21:12
Des médicaments à base de metformine seraient contaminés, à leur tour, par la NDMA

D’après un point d’information mis en ligne le 6 décembre 2019 par l’ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé) des traces de N-nitrosodimethylamine (NDMA) ont été découvertes début décembre dans quelques lots de médicaments à base de metformine commercialisés hors de l'Union européenne. En attendant les analyses des médicaments disponibles en France qui sont en cours, l’ANSM recommande aux patients diabétiques de ne pas interrompre leur traitement à base de metformine, car les risques d’une interruption de traitement sont plus importants que ceux qui seraient liés aux éventuelles traces de NDMA. L’Agence française informe aussi les médecins qu’ils peuvent continuer à prescrire des médicaments à base de metformine dans la prise en charge du diabète. Elle leur recommande également d’attirer l’attention de leurs patients sur les risques que représente une interruption de traitement antidiabétique. Source : ANSM

Abderrahim DERRAJI - 08 décembre 2019 21:10
Le projet de Loi 98.18 inquiète les pharmaciens!

Sur invitation du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, des anciens et nouveaux responsables de syndicats, des conseillers, des présidents d’Associations d’industriels et des répartiteurs se sont retrouvés à la Maison du Pharmacien à Hay Ryad à Rabat pour participer à un débat au sujet de la Loi 98.18 relative à l’Ordre national des pharmaciens qui vient d’être adoptée au Conseil du Gouvernement. M. Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), a ouvert les travaux de cette réunion en prononçant un discours par lequel il a rappelé brièvement les dysfonctionnements qui affectent la profession aussi bien sur le plan organisationnel que sur le plan économique. La stagnation du marché qui est liée, entre autres, au retard pris pour la mise en place de la couverture universelle et les baisses des prix des médicaments impactent lourdement les revenus des pharmaciens et inquiètent les autres opérateurs du secteur. Le président du CNOP a conclu son allocution en déplorant, l’absence d’implication des pharmaciens et le climat malsain qui règne au sein de la profession. L’allocution de M. Hamza Guedira a été suivie par l’intervention de M. Rachid Es semmar, qui a présenté une lecture critique et complète du projet en question en mettant l’accent sur les aberrations qu’il comporte. «Certes, nos ambitions sont démesurées et les attentes, surtout sur le volet économique où la profession est “saignée à mort”, sont d’une urgence incommensurable ! Aussi, nous avons été plus que surpris de relever l’acceptation en Conseil de gouvernement du projet de texte sur le Conseil de l’Ordre sans que la profession ne soit apparemment, ni impliquée, ni consultée ou avisée !», a indiqué M. Rachid Es semmar dans son allocution. Il a aussi ajouté : «Les lignes rouges établies par nos soins et explicitées à nos interlocuteurs dans les versions antérieures mort-nées peuvent se résumer de la sorte : - Une représentativité dans la transparence et la démocratie par vote personnel direct et obligatoire. - Une régionalisation effective calquée sur celle arrêtée politiquement, à savoir 12 régions, y compris nos provinces sahariennes. - Et une autonomie, une indépendance et un pouvoir décisionnel direct sans tutelle du SGG ou de l’obligation de la publication dans le Bulletin officiel». Cet ancien directeur du Laboratoire national du contrôle du médicament a conclu son discours en appelant au dialogue l’administration et toutes composantes de la profession, ces dernières doivent éviter les erreurs du passé et mettre en place les synergies nécessaires pour que la profession soit dotée d’un Conseil de l’Ordre à même de la réguler pour qu’elle soit en phase avec les attentes du patient ! Les représentants des associations des industriels et de la répartition dont la présence témoigne de la solidarité qui existe entre les différentes composantes du secteur, ont rappelé le rôle du pharmacien qui est considéré comme un élément clef dans l’amélioration de l’accès aux soins. Ils ont également déploré la situation économique engendrée par le nivellement vers le bas des prix des médicaments ce qui risque de compromettre l’apport du pharmacien dans la prise en charge du patient. Ces premières allocutions ont été suivies par une batterie de prises de parole qui ont mis en avant les inquiétudes des pharmaciens et leur souhait de voir toutes les composantes œuvrer dans le même sens, condition sine qua non pour que les amendements les plus pertinents puissent être défendus comme il se doit. Une première série de recommandations a été élaborée séance tenante avec la mise en place d’une commission chargée de suivre ce dossier en veillant à l’implication de tous les pharmaciens sans exception. Bien que cette réunion nous ait donné de l’espoir et démontré que les pharmaciens s’impliquent à chaque fois que la profession est en péril, mais sans l’adhésion des Conseils spécialisés, l’élaboration d’un projet d’amendements unifié est une option qui a peu de chance de se concrétiser. Dans ce cas de figure, c’est toute la profession qui risque de payer le prix fort de nos divisions !

Abderrahim DERRAJI - 06 décembre 2019 15:34
Huit médicaments traitant l'infertilité bientôt remboursables

L’Agence nationale de l'assurance maladie (ANAM) vient de donner son accord de principe pour inclure huit médicaments indiqués dans la prise en charge de l’infertilité dans la liste des médicaments remboursables dans le cadre de l’AMO. Cet accord a été annoncé officiellement par le Dr Leila Ibn Makhlouf, présidente du département des normes médicales et techniques à l’ANAM, lors de la séance inaugurale des travaux organisés annuellement par l’Association marocaine des aspirants à la maternité et à la paternité (MAPA). Cette association milite tous azimuts pour venir en aide aux couples infertiles et faire connaître les difficultés qu’ils rencontrent.     «Notre association considère cet “accord” comme un pas important dans le domaine de la prise en charge médicale des soins dédiés à la procréation médicalement assistée», a indiqué Aziza Ghallam, présidente de MAPA. Elle a également ajouté : «C’est la première décision du genre dans le processus de plaidoyer pour faire bénéficier les couples infertiles du remboursement médicale et la première décision du genre dans le cadre de la prise en charge des traitements en lien avec la procréation médicalement assistée au Maroc.» De son côté, Dr Leila Ibn Makhlouf a déclaré : «Parallèlement à cette nouveauté, l’ANAM s’est engagée à prendre les mesures nécessaires dans le cadre de l’actualisation des conventions nationales vis-à-vis des prestataires de soins en vue de faire bénéficier les couples infertiles du recouvrement des charges relatives aux actes de diagnostic et du traitement médical et pharmaceutique». Elle a, par ailleurs, déclaré que les laboratoires pharmaceutiques détenteurs des AMM des médicaments traitant l’infertilité ont déposé auprès de l’ANAM leurs dossiers de demande de remboursement des spécialités pharmaceutiques concernées.  

Abderrahim DERRAJI - 06 décembre 2019 11:47
Un test pour un dépistage précoce du cancer colorectal ?

Une équipe de chercheurs du CHU de l’hôpital Henri-Mondor en collaboration avec l’Inserm et des chercheurs de la Mayo Clinic (États-Unis) ont révélé qu’une transplantation de la flore fécale de patients vivants avec un cancer colorectal chez la souris, provoque des lésions ainsi que des modifications épigénétiques caractéristiques du développement d’une tumeur maligne. Ces transformations que subit le microbiote des patients malades a permi à ces chercheurs de mettre au point un test de dépistage précoce du cancer colorectal. Ces travaux ont révélé que les souris ayant fait l’objet de transplantation de selles de patients avec un cancer colorectal ont développé, au bout de 7 et 14 semaines, des lésions précancéreuses. Chez ces souris, l’ADN des cellules intestinales n’était pas remanié, mais comportait un plus grand nombre de gènes hyperméthylés que celui des cellules intestinales des autres souris, signant un mécanisme épigénétique. D’après ces équipes de chercheurs, un test sanguin et/ou fécal peut permettre une détection précoce du cancer colorectal. Ces travaux révèlent également que des mécanismes de ce cancer seraient  d’ordre épigénétique et non génétique. Il serait donc possible d’inverser l’évolution vers le cancer en modifiant le microbiote intestinal des patients. 

Abderrahim DERRAJI - 03 décembre 2019 18:47
Projet de loi 98.18 : le président du CNOP réunit les représentants des organismes professionnels

Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, M. Hamza Guedira a invité tous les représentants des organismes professionnels pour prendre part à une réunion qui se tiendra le 4 décembre 2019 à la Maison du pharmacien de Hay Ryad à Rabat. "Cette réunion va constituer le point de départ d’une ère où les différentes composantes de la profession vont s’unir pour défendre les intérêts de la profession." a déclaré le président du CNOP, il a également ajouté «La programmation de cette rencontre est dictée par la nécessité d’étudier le projet de loi 98-18 qui vient d'être adopté par le Conseil du Gouvernement."  Cette initiative est une étape importante qui va, sans nul doute,  contribuer à élaborer les amendements à apporter à ce texte de loi très contesté par les pharmaciens. 

Abderrahim DERRAJI - 03 décembre 2019 18:08
VIH : le ministère de la Santé lance la 9ème Campagne nationale de dépistage

Dans le cadre du Plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA 2017 – 2021, le ministère de la Santé lance , du 25 novembre au 25 décembre 2019, la 9ème campagne nationale de dépistage du VIH  sous le slogan : «Le dépistage précoce pour une génération sans Sida». Cette initiative vise à relancer le  dépistage du VIH, à lancer le plan d’élimination de sa transmission ainsi que la transmission de la syphilis congénitale de la mère à l’enfant et d’ancrer la stratégie nationale de dépistage du VIH. Cette campagne fera pour la première fois appel au dépistage par test rapide de la syphilis chez les femmes enceintes dans le cadre de la consultation prénatale. L’objectif de cette opération est de réaliser 260.000 tests VIH et 67.000 tests syphilis au profit de femmes enceintes et leurs conjoints, les patients suivis pour la tuberculose, les patients présentant des symptômes d’une infection par le VIH, les patients consultant pour infections sexuellement transmissibles, les partenaires et les familles des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), les détenus, ainsi que toute personne désirant bénéficier d’un test VIH. Ces tests seront effectués au niveau des structures de santé publiques, communautaires, et pénitentiaires. Pour rappel, le Plan stratégique national de lutte contre le SIDA 2017-2021, vise à réduire les nouvelles infections par le VIH de 75%, et la mortalité liée au SIDA de 60% d’ici à 2021. Il vise aussi à éliminer la transmission du VIH et de la syphilis de la mère à l’enfant, à réduire la stigmatisation et la discrimination liées au VIH, et à améliorer la gouvernance de la riposte nationale à cette maladie.  

Abderrahim DERRAJI - 28 novembre 2019 21:30
Résistances aux antibiotiques : l’affaire de tous!

La Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques (ATB) a été célébrée cette année du 18 au 24 novembre. Cette initiative vise à sensibiliser à la résistance aux antibiotiques à l’échelle mondiale et à encourager le grand public, les agents de santé et les décideurs politiques à adopter les meilleures pratiques afin d’éviter que n’apparaissent de nouvelles résistances aux antibiotiques ou que les résistances actuelles ne gagnent du terrain. La résistance aux ATB est un phénomène naturel qui peut s’accentuer par un usage inapproprié des ATB aussi bien chez l’homme que chez l’animal. Nul n’est à l'abri de ces résistances qui compliquent la prise en charge de certaines maladies infectieuses comme la tuberculose ou la gonorrhée. Ces résistances entraînent une prolongation des hospitalisations, une augmentation des dépenses de santé et une hausse de la mortalité. Les experts sont aujourd’hui unanimes : la résistance ATB est une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement. C’est, sans doute, ce qui a poussé la plupart des États à mettre en place des plans nationaux à même d’améliorer la surveillance des infections à germes résistants aux ATB et de renforcer les politiques, les programmes et la mise en œuvre de mesures de prévention et de lutte contre les infections. La promotion de l’usage rationnel des ATB et l’information concernant l’impact des résistances aux antibiotiques constituent aussi des éléments essentiels pour lutter efficacement contre les résistances aux ATB. Cette lutte doit être multisectorielle et les professionnels de santé ont un rôle primordial à jouer pour contrer ce phénomène. En effet, ils doivent prévenir et combattre la propagation de la résistance aux antibiotiques, notamment en optant pour le moindre usage de cette classe de médicaments. Ils doivent aussi fournir des informations sur l’observance aux traitements et sur le risque du recours abusif aux ATB. Malheureusement, en l’absence de campagnes de sensibilisation, notamment à travers les chaînes de télévision marocaines comme c’est le cas dans de nombreux pays, les patients trop habitués aux ATB continueront à faire pression sur les professionnels de santé pour se les faire prescrire ou «conseiller» alors qu’ils n’en ont pas forcément besoin. Conscient du danger que représente la surutilisation des ATB, un grand nombre de professionnels de santé cèdent de moins en moins à la sollicitation de leurs patients. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. La recherche de la solution de facilité et/ou la fidélisation des malades peut expliquer en partie la prescription non rationnelle des ATB. La promotion sauvage des ATB et toutes les formes d’incitation peuvent également expliquer la sur-prescription des ATB. Aujourd’hui, pour éviter une vraie hécatombe, tous les acteurs doivent se remettre en question, sécuriser davantage leurs pratiques et s’impliquer pour la mise en place des synergies nécessaires pour lutter efficacement contre les résistances aux ATB.   Consulter PharmaNEWS 414 : lien

Abderrahim DERRAJI - 24 novembre 2019 22:45
Agadir abrite la première Journée «Masterclass» d’immuno-oncologie au Maroc

L’Association marocaine de formation et de recherche en oncologie médicale (AMFROM) a organisé, les 22 et 23 novembre à Agadir, la première journée «Masterclass» sur l’immunothérapie sur le thème «L’immunothérapie anti-cancéreuse». Des oncologues, des résidents en formation d’oncologie, des chirurgiens, des radiothérapeutes et d’autres représentants du secteur de formation multidisciplinaire ont pris part à des formations sur l’immunothérapie. S’appuyant sur les dernières recherches ainsi que sur les protocoles thérapeutiques en oncologie, l’AMFROM a intégré pour la première fois, en juin dernier, l’immunothérapie dans les guidelines marocains d’oncologie. Ces guidelines ont été élaborés par cette association, en partenariat avec la Fondation Lalla Salma pour la prévention et le traitement des cancers. Cent protocoles thérapeutiques ont été mis en place pour prendre en charge la majorité des localisations cancéreuses. Il s’agit essentiellement de recommandations en relation avec la pratique clinique permettant d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients. «Aujourd’hui, nous vivons le début d'une réelle révolution thérapeutique qui devrait attaquer, à terme, de nombreux types de cancer, grâce au développement de bon nombre de médicaments visant à utiliser les propres défenses immunitaires du patient pour lutter contre la tumeur», a indiqué le Pr Hassan Errihani, président de l’AMFROM. Il a également précisé : «Ce sont des médicaments avec un mécanisme complètement novateur. Ils ne s'attaquent pas aux cellules tumorales, mais boostent le système immunitaire qui, à son tour, va tuer les cellules tumorales.» Cette rencontre a été l’occasion de se pencher sur les mécanismes d’action et de résistance aux immunothérapies, de rechercher les biomarqueurs prédictifs de réponse et d’explorer l’immunologie des cancers dans leur globalité afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Abderrahim DERRAJI - 24 novembre 2019 22:41