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REMDÉSIVIR

Apport du remdésivir : les experts de la HAS sont partagés ! Abderrahim Derraji - 23 septembre 2020 14:48
Apport du remdésivir : les experts de la HAS sont partagés !

Le rapport bénéfice sur risque de l’antiviral remdésivir de Gilead qui a obtenu l’AMM européenne dans la prise en charge des formes sévères de Covid-19 chez des patients oxygéno-requérants, ne fait pas l’unanimité chez les experts de la HAS.

«Le service médical rendu est jugé faible compte tenu des données actuelles préliminaires qui montrent une réduction globale de 4 jours du délai de rétablissement clinique du patient (11 jours au lieu de 15) par rapport au placebo, et en complément des soins de support, ce qui est de pertinence clinique discutable. Le remdesivir ne montre pas à ce stade d’effet global sur la mortalité à 14 jours, avec un possible effet suggéré uniquement chez les patients qui nécessitent une oxygénothérapie à faible débit», indique un communiqué de la HAS.

Pour la commission de la transparence de la HAS, une réévaluation s’impose. Celle-ci devrait se faire sur la base des données de mortalité à 28 jours de l’étude américaine ACTT dès leur disponibilité et au plus tard en octobre 2020 dans un contexte de stratégies thérapeutiques très rapidement évolutives. La HAS déplore aussi l’absence de démonstration de son impact sur la charge virale.

Il est à noter qu’une néphrotoxicité et une hépatotoxicité ont été observées chez les premiers patients Covid-19 ayant été traités par le remdesivir en France. 

En ce qui concerne le remboursement de cet antiviral, les experts de la HAS considèrent qu'il n'est justifié que pour une partie de la population traitée. Ils estiment que seuls les patients âgés de 12 ans ou plus et pesant au moins 40 kg, hospitalisés pour la COVID-19 avec une pneumonie nécessitant une oxygénothérapie à faible débit peuvent bénéficier du remboursement. Par contre, le remboursement des malades hospitalisés pour Covid-19 avec une pneumonie nécessitant une oxygénothérapie à haut débit, ou une oxygénothérapie lors de la ventilation assistée non-invasive ou une oxygénothérapie par membrane extracorporelle n’est pas justifié.

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La Pharmacopée marocaine traditionnelle

Merci Ssi Jamel ! Derraji Abderrahim - 20 septembre 2020 19:10
Merci Ssi Jamel !

L’année 2020 restera gravée dans nos mémoires comme l'année où le doute a eu raison de nos certitudes. Neuf mois ont suffi à un microorganisme insignifiant, venu de nulle part, pour chambouler toutes nos habitudes et nous contraindre à nous terrer chez nous. L’acharnement des chercheurs pour identifier un remède ou un vaccin à même de contenir la pandémie actuelle n’a malheureusement toujours pas donné l’effet escompté.

En effet, les scientifiques qui avaient, par le passé, trouvé les parades nécessaires pour lutter contre les bactéries et les virus à commencer par Fleming ont aujourd’hui beaucoup de peine à mettre au point un vaccin contre la Covid-19 alliant efficacité et innocuité.

Aujourd’hui, l’humanité entière attend ce vaccin ou ce remède miracle dont dépend sa délivrance. L’économie est aujourd’hui exsangue et le moral des ménages n’a jamais été aussi bas. Quant aux donneurs d’ordres, ils ne savent plus sur quel pied danser !

Durant cette période ô combien compliquée, notre confrère Jamal Bellakhdar nous a donné une note d'espoir et une bouffée d’oxygène en publiant la nouvelle édition tant attendue de son ouvrage «La Pharmacopée marocaine traditionnelle».

Fruit de près de quatre décennies de dur labeur et de recherches méthodiques sur la médecine traditionnelle,  cet ouvrage, qui comporte deux volumes, totalise 1 370 pages et recense 1 118 espèces utilisées dans les soins, d’origine végétale, minérale, animale ou industrielle, regroupées en 759 rubriques.

Jamal Bellakhdar est un pharmacien natif de Tanger qui a obtenu un doctorat en Sciences de la vie.  C’est un chercheur en ethnobotanique, ethnopharmacologie et anthropologie des techniques anciennes. Il sillonne à longueur d’année toutes les régions du Maroc, y compris les plus enclavées, à la rencontre de tradipraticiens, d’herboristes, de récolteurs de plantes et, d’une manière générale, de toutes les personnes susceptibles de lui fournir des informations sur la pharmacopée et le système de soins en usage au Maroc.

Ce pharmacien, installé à Rabat, a à son actif de nombreux ouvrages et articles, et a reçu à trois reprises le Prix Maroc du Livre pour sa contribution honorable à la production scientifique nationale.

On ne peut qu’être admiratif de ce pharmacien d’exception qui fait honneur à la profession et au Maroc. On ose espérer que la profession finira par lui rendre un hommage digne de son rang...

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SANOFI

Sanofi et GSK pourraient fournir jusqu’à 300 millions de doses de leur vaccin anticovid-19 à l’UE DERRAJI Abderrahim - 20 septembre 2020 19:04
Sanofi et GSK pourraient fournir jusqu’à 300 millions de doses de leur vaccin anticovid-19 à l’UE

La Commission européenne (CE) a signé le 18 septembre 2020 un protocole définitif avec Sanofi et GSK qui prévoit la fourniture de vaccin contre la Covid-19. Cet approvisionnement, qui peut atteindre 300 millions de doses, est conditionné par le feu vert des autorités sanitaires européennes. 

Le candidat-vaccin en question fait appel à un adjuvant développé par GSK et à la technologie de la protéine recombinante mise au point par Sanofi pour produire un vaccin contre la grippe.

L’Union européenne débloquera des fonds qui vont permettre à Sanofi d’augmenter sa capacité de production de vaccins en Europe. L’antigène et le vaccin seront produits en Europe, notamment par les sites industriels de Sanofi d’ Anagni, de Francfort et de Vitry.

«Nous sommes très heureux de poursuivre cette mission essentielle à la lutte engagée pour juguler la pandémie de la Covid-19. Dès qu’il aura donné la preuve de sa sécurité et de son efficacité, nous pensons que le vaccin contre la Covid-19 jouera un rôle déterminant dans la prévention de la propagation de la maladie et dans la protection de la population. Nous nous sommes toujours engagés à fournir un vaccin à un prix abordable qui soit accessible à tous, et la France se félicite de pouvoir contribuer aux initiatives qui permettront d’organiser et de mettre en place la logistique nécessaire sur l’ensemble du continent européen», a indiqué Olivier Bogillot, président de Sanofi France.

Sanofi a annoncé au début du mois le lancement d’une étude clinique de phase I/II dans le cadre du développement du vaccin contre la Covid-19. Cette étude sera suivie d’une autre de phase III qui commencera d’ici à la fin de 2020. Si le vaccin fait ses preuves, une demande d’approbation pourrait être soumise au premier semestre de 2021.

Par ailleurs, Sanofi et GSK, forts de cet accord, s’emploient actuellement à augmenter leurs capacités de production de l’antigène et de l’adjuvant pour pouvoir assurer une production de doses qui peut atteindre 1 milliard.

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Eli Lilly

Sars-CoV-2 : un anticorps monoclonal réduirait les risques d’hospitalisation. DERRAJI Abderrahim - 20 septembre 2020 19:01
Sars-CoV-2 : un anticorps monoclonal réduirait les risques d’hospitalisation.

Un article publié le mercredi dernier révèle qu’un anticorps monoclonal neutralisant développé par le groupe Eli Lilly  réduirait de 72% les risques d’hospitalisation des patients nouvellement atteints de la Covid-19.

Ce candidat médicament baptisé «LY-CoV555» a été testé chez 452 sujets. Quelque 150 d’entre eux ont reçu le placebo. Quant aux 302 autres sujets, ils ont été séparés en trois groupes qui ont reçu 700 mg, 2.800 mg ou 7.000 mg du LY-CoV555.

Le groupe Eli Lilly  affirme que sur les 302 patients traités, seuls 5 d’entre eux ont été hospitalisés, soit 1,7%. Par contre, il y a eu 6% d’hospitalisations dans le groupe qui a reçu uniquement le placebo.

Les auteurs de la publication indiquent que la plupart des patients hospitalisés faisaient partie des groupes à risque en raison de leur âge ou de leur surpoids.

Ces auteurs n’ont constaté aucun effet secondaire grave, ni de recours à la ventilation mécanique. Ils n’ont également eu à déplorer aucun décès.

L’objectif de cette première étude est de calculer la baisse de la charge virale au onzième jour du traitement. Les patients traités par le LY-CoV555 ont montré une amélioration précoce de la clairance, dès le troisième jour.

Le groupe Eli Lilly doit, cependant, publier ses résultats détaillés, qui n’ont pas encore été soumis à la communauté scientifique.

Un autre médicament, le LY-CoV016, ayant un mode d’action différent de celui LY-CoV555, sera associé au LY-CoV555 pour évaluer son apport dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19.

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Covid-19

Un peptide agit comme un leurre pour le Sars-CoV-2 Derraji Abderrahim - 20 septembre 2020 18:56
Un peptide agit comme un leurre pour le Sars-CoV-2

Le Sars-CoV-2 pénètre dans les cellules pulmonaires via le récepteur hACE-2 (human Angiotensin Converting Enzym 2). Le virus se fixe grâce à sa glycoprotéine de surface Spike.

Une équipe française vient de synthétiser un peptide qui agit comme un leurre pour le virus. Celui-ci se fixe sur lui plutôt que sur le récepteur hACE-2, sans effet secondaire toxique pour les cellules pulmonaires.   

Ce peptide, qui a une structure hélicoïdale semblable à celle du segment H1 du récepteur hACE-2,  est facile à produire. Il est composé uniquement d’acides aminés naturels, afin de faciliter les premières étapes du développement pharmaceutique en cas de succès. Il est doté d’une haute affinité pour la protéine Spike avec un pouvoir antigénique minimal et un minimum d’effets secondaires.

In vitro, le peptide synthétisé s’est révélé très efficace. Il empêche la colonisation des cellules pulmonaires par le Sars-CoV-2. Et même en ayant augmenté la dose de 150 fois par rapport à la dose efficace, aucune toxicité n’a été remarquée sur les cellules pulmonaires.

Les chercheurs qui ont réalisé ce premier test in vitro estiment que le peptide en question pourrait constituer une alternative à la vaccination. Une administration par voie nasale ou sublinguale pourrait garantir une prophylaxie vis-à-vis du Sars-CoV-2.

Les contraintes réglementaires de mise sur le marché de ce peptide pourraient être moindres ce qui permet de gagner un temps précieux dans la course contre la montre engagée au niveau planétaire contre le Sars-Cov-2. Après ce test in vitro, un test in vivo s’impose pour évaluer les bénéfices réels de ce peptide.

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Autres articles

Vient de paraître : La pharmacopée marocaine traditionnelle

Fruit de près de 40 années de recherches sur la médecine traditionnelle communément utilisée de nos jours par les populations marocaines et toujours très vivante dans les campagnes et dans les villes, ce livre en deux volumes totalise 1370 pages et recense 1118 espèces utilisées dans les soins, d’origine végétale, minérale, animale ou industrielle, regroupées en 759 rubriques. Cet ouvrage est une seconde édition augmentée d’un titre paru la première fois en 1997. Par rapport à la première édition, la nouvelle livraison contient 30% de données supplémentaires résultat de nouvelles enquêtes de terrain réalisées par l’auteur entre 2004 et 2017. En savoir plus : lien

DERRAJI Abderrahim - 17 septembre 2020 07:45
Phénibut : production, vente achat interdits en France

Dans un point d’information daté du 16 septembre 2020, le ministère de la Santé vient d’inscrire le phénibut sur la liste des psychotropes. En faisant de la sorte, il interdit la production, la vente ou cession, l’acquisition et l’emploi de cette substance qui présente des risques graves pour la santé. Le phénibut ou acide 4-amino-3-phenylbutanoique fait l’objet de fausses  allégations de médicament ou de complément alimentaire. Il est présenté comme un anxiolytique, hypnotique ou permettant la récupération musculaire. Il est aussi présenté comme permettant la stimulation des performances sexuelles et comme étant un produit naturel d’aide au sevrage (alcool, opiacés). À la demande de l’ANSM, les Centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance ont mené une enquête ayant porté sur la période allant de 2007 à 2019. Cette étude a mis en évidence une augmentation récente du nombre d’intoxications chez des usagers de phénibut (7 cas en 2019 sur un total de 14 signalements), incluant des cas de dépendance, des syndromes de sevrage parfois sévères, mais aussi des intoxications plus graves comme des troubles psychiatriques ou des comas. Le phénibut qui est parfois consommé en association avec d’autres substances psychoactives est à l’origine de symptômes tels que des vomissements, des vertiges, une tachycardie, une anxiété, une insomnie, des hallucinations ainsi que de la somnolence et/ou un coma.

Derraji Abderrahim - 17 septembre 2020 07:29
L’ANSM met en garde sur la prescription hors AMM des antibiotiques chez les enfants atteints d’autisme

Dans un communiqué du 15 septembre 2020, l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique qu’elle a été alertée sur la prescription hors AMM d’anti-infectieux (antibiotiques, antifongiques, antiparasitaires et antiviraux) durant de longues périodes ainsi que des spécialités destinées au traitement des intoxications aux métaux lourds (chélateurs).   L’Agence française rappelle qu’en l’absence de données cliniques, le recours à ces médicaments n’est pas recommandé dans la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme par la Haute autorité de la santé (HAS). Ces médicaments présentent en plus des risques de survenue d’effets indésirables, en particulier lors d’une exposition au long cours. Ces médicaments peuvent être à l'origine d'effets digestifs, des troubles cardiovasculaires et des troubles cutanés. Chaque anti-infectieux peut également donner des troubles qui lui sont spécifiques, sans compter que l’utilisation d'antibiotiques sur une durée longue va contribuer à l'émergence d'une antibiorésistance qui diminuera l’efficacité du traitement en cas d’infection avérée. Suite à cette alerte et après avoir mené des investigations, l’ANSM vient d’informer le Conseil de l’Ordre des médecins, le Conseil l’Ordre des pharmaciens, la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM)  et le procureur de la République de ces faits.

Derraji Abderrahim - 16 septembre 2020 06:39
Candidat vaccin anticovid-19 : AstraZeneca reprend son essai clinique.

Après avoir annoncé le 9 septembre 2020 la suspension de l’essai clinique mené chez 30.000 volontaires dans le cadre du développement d’un vaccin contre le Sars-CoV-2 en collaboration avec l’Université d’Oxford, AstraZeneca vient d’annoncer qu’il a obtenu le feu vert des autorités sanitaires britanniques pour reprendre l’essai clinique à nouveau. L’essai en question a été suspendu suite à l’apparition d’une «maladie potentiellement inexpliquée» chez une personne qui a reçu une dose du candidat vaccin AZD1222.  Malgré cette suspension, AstraZeneca projette de délivrer un vaccin efficace d’ici la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. À ce jour, AZD1222 est le candidat vaccin le plus avancé contre le Sars-CoV-2.

Abderrahim Derraji - 15 septembre 2020 19:52
Silence, on contourne !

Le nombre de cas de Covid-19 augmente d’une manière inquiétante au Maroc.  Le nombre de nouveaux cas de Sars-CoV-2 et de décès annoncés chaque semaine nous fait presque regretter les chiffres annoncés une semaine auparavant. Les autorités essayent désespérément d’inverser cette tendance en limitant les déplacements de la population et en lui imposant le port du masque et le respect de la distanciation. Malheureusement, l’effet escompté n’est toujours pas au rendez-vous et les indicateurs économiques nous font craindre le pire. Cette pandémie n’a heureusement pas impacté uniformément tous les secteurs. Les opérateurs ayant anticipé la digitalisation ont pu, dans certains cas, tirer leur épingle du jeu. Mais en ce qui concerne notre profession, rien ne va plus ! Le retard pris par nos instances en matière de digitalisation nous prive aujourd’hui d’une plateforme à même d’informer correctement les pharmaciens et de garantir des services nécessitant actuellement leur déplacement aux sièges des Conseils régionaux et du Conseil national. Cette plateforme pourrait également nous permettre d’organiser nos élections à distance et d’éviter au passage des déplacements inutiles, coûteux et périlleux. Ce retard de digitalisation compromet la continuité des services assurés par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. En effet, depuis la fermeture de la Maison du pharmacien de Hay Riad, les nouveaux diplômés sont dans l’incapacité d’entreprendre les démarches nécessaires à l’obtention de l’autorisation d’exercer la pharmacie. Pourtant, les Conseils régionaux ne manquent pas de moyens. Les 720.000 DH de cotisations versés par les pharmaciens d’officine annuellement suffisent largement pour que les instances ordinales se dotent des outils les plus modernes et les plus performants pour optimiser leur fonctionnement, améliorer leurs services et permettre d’organiser les élections à distance. Faut-il le rappeler, les dernières élections des Conseils régionaux datent de 2015. Depuis cette date, les pharmaciens d’officine n’ont organisé ni les élections de mi-mandat, ni celles de fin de mandat, ce qui n’est pas le cas des pharmaciens biologistes et des pharmaciens industriels et répartiteurs. Aussi, les pharmaciens, qui passent par une phase de doute particulièrement compliquée, continuent à se demander jusqu’à quand certains syndicats continueront à voir dépérir leur profession sans piper mot ? Le mutisme des instances et l’attentisme et le nihilisme d’un large pan de la base sont en train d’anéantir une profession qui a, plus que jamais, besoin d’une vraie réforme dont dépend sa pérennité.

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:50
France : l’Académie de médecine veut limiter le remboursement de l’antibiothérapie curative à 7 jours

Sachant que «l’immense majorité des infections vues en médecine de ville ou à l’hôpital sont guéries par 7 jours ou moins d’antibiotiques», l’Académie nationale de médecine (France) recommande dans un rapport, qu’elle a mis en ligne la semaine dernière, de limiter le remboursement des antibiothérapies curatives à 7 jours. Cette initiative va, selon l’Académie, permettre de réduire de 30% la consommation des antibiotiques en France et particulièrement dans la prise en charge des infections respiratoires. «Prendre des antibiotiques trop longtemps est non seulement inutile, mais aussi nuisible, car cela favorise la résistance bactérienne et augmente le risque de toxicité et les effets indésirables des antibiotiques», a indiqué l’Académie dans son rapport. La consommation d'antibiotiques en France reste très élevée et dépasse de 30% la moyenne européenne. Pour mettre fin à cette situation, l’Académie recommande de faire appel à l’aide à la prescription des antibiotiques aussi bien en milieu hospitalier qu'en ville. L’institution recommande également le renforcement de l’enseignement de l’antibiothérapie et l’accès obligatoire à un médecin référent en antibiothérapie pour tous les établissements de santé. En pratique, l’Institution préconise la mise en place d’un Centre régional de conseil à destination des praticiens de ville et d’une astreinte régionale d’infectiologie pour la nuit et les week-ends. Le rapport de l’Académie énumère d’autres recommandations comme la vaccination antigrippale annuelle obligatoire pour les personnels soignants et la vaccination contre le virus grippal et le pneumocoque des personnes âgées résidant dans les établissements de soins.

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:48
Vaccin Spoutnik-V : des résultats encourageants avec quelques inquiétudes !

La publication des résultats des phases 1 et 2 de l’essai clinique relatif au vaccin russe contre le nouveau coronavirus révèle un bilan encourageant avec quelques inquiétudes. Les études publiées suggèrent que le vaccin Spoutnik-V induit une forte réponse immunitaire et ne donne pas d'effets secondaires majeurs. Cet optimisme affiché par les chercheurs est à relativiser. Des experts pointent du doigt les données présentées par les chercheurs du Centre de recherche Gamaleya. Cette publication nous apprend que les deux premières phases de l'essai clinique ont été menées sur quelques 76 patients à l'hôpital Burdenko et à l'Université Sechenov de Moscou. Les chercheurs avaient indiqué auparavant que le vaccin russe fait appel à deux adénovirus qui contiennent le gène codant la glycoprotéine S du virus Sars-CoV-2. L’article publié par «The Lancet» indique que l’approche adoptée par les chercheurs aurait fonctionné. Les sujets vaccinés par deux adénovirus avec 21 jours d'intervalle présentaient une réponse immunitaire bien plus importante que les personnes qui n’ont reçu qu’un des deux composants du vaccin. La double vaccination paraît efficace, puisqu’elle induit la production d’anticorps neutralisants et permet la prolifération de cellules immunitaires, y compris des lymphocytes T cytotoxiques. La double vaccination est aussi à l’origine de la sécrétion d'interféron gamma, cytokine produite par les lymphocytes. L'interféron gamma joue un rôle essentiel dans la réponse immunitaire. D’après la publication, aucun participant n'aurait développé d'effets secondaires majeurs, mis à part des effets communs aux autres vaccins comme la fièvre, les maux de tête et la douleur au site d'injection. L’analyse de cet article révèle, cependant, que le suivi des sujets vaccinés n’a été effectué que sur une durée de 42 jours. Elle révèle aussi que le nombre de participants reste très bas (76 au total, mais seulement 40 ont reçu les deux doses du vaccin). Le fait que les participants soient homogènes (hommes : 70% ; blancs : 97%) et jeunes (moyenne d'âge autour de 27 ans)) devrait également nous interpeller. Il est de ce fait impossible de conclure que le vaccin est sûr. Pour pouvoir l’affirmer, il faut mener des études bien plus larges. «Nous espérons qu'il n'y a pas d'effets secondaires à long terme, mais nous ne le savons pas encore. Nous allons le tester chez 40.000 participants lors de la phase 3 de l'étude», a affirmé Kirill Dmitriev, président du Fonds d'investissement du gouvernement russe (RDIF), qui a financé cette recherche.

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:43
Un pneumologue anti-masque convoqué par le Conseil de l’Ordre

Le Conseil départemental de l'Ordre des médecins vient de convoquer le docteur Patrick Bellier, un pneumologue de Sainte-Foy-lès-Lyon, pour avoir refusé que des patients portent un masque. «Je ne suis pas un extrémiste, mais porter un masque, c'est inutile et ça m'emmerde !» Aurait déclaré le docteur Patrick Bellier. La présidente du Conseil qui a reçu des plaintes des patients a rappelé que son instance va dans un premier temps se contenter «d'entendre» le pneumologue. «Les 7.000 cas détectés quotidiennement ces derniers temps sont des porteurs sains» qui favorisent «l'évolution du virus vers une forme non pathogène», a indiqué le docteur Patrick Bellier. Il a également affirmé que «rendre le port du masque obligatoire empêche la protection de masse». Pour ce praticien, l'épidémie actuelle s'éteindra «toute seule», à l'image de la grippe espagnole au début du XXe siècle.

DERRAJI Abderrahim - 13 septembre 2020 19:40
Sothema : fin de commercialisation d’Atarax 25 mg comprimé et disponibilité de Taraxet 25 mg comprimé

Les laboratoires Sothema, en qualité de détenteur d’AMM, ont adressé un mailing au professionnel de santé les informant du retrait commercial du marché marocain de la spécialité Atarax qui se présente sous forme d’une boite de 30 comprimés pelliculés dosés à 25 mg en hydroxyzine. Sothéma indique également que cette décision fait suite à la demande de son partenaire qui détient les droits d’exploitation d’Atarax dans la zone MENA. Le mailing indique également que la spécialité pharmaceutique Taraxet, qui se présente sous forme d’une boîte de 30 comprimés pelliculés dosés également à 25 mg en hydroxyzine, est désormais disponible sur le marché marocain et peut être proposée en remplacement.  

Derraji Abderrahim - 13 septembre 2020 19:38
Médicament : fin du monopole de l'Agence kényane du médicament

Suite au détournement des fonds alloués à la lutte contre le nouveau coronavirus, les gouverneurs des Comtés réunis dans le cadre d’une réunion extraordinaire, ont jugé l’Agence nationale du médicament (Kemsa) d’incompétente. Ils ont, de ce fait, décidé de mettre fin à son monopole et de faire appel à d’autre fournisseurs indépendants. Pourtant, un décret a bel et bien été adopté par le Parlement garantissant à l’Agence Kényane le monopole pour la distribution des médicaments. Le décret en question prévoit même une amende conséquente et deux ans de prison pour toute personne qui enfreindrait cette loi. Les gouverneurs estiment que cette loi doit être abrogée, d'autant plus la pandémie actuelle a mis à nu l’incapacité de cette agence à approvisionner, dans les temps, les différents hôpitaux du pays aussi bien en matériel, qu'en médicaments.  Par ailleurs, plusieurs dirigeants de la Kemsa ont déjà été limogés à la suite du détournement de 400 millions de dollars de fournitures médicales destinées à lutter contre le virus.

Abderrahim DERRAJI - 10 septembre 2020 18:32