Note - Ministère de la Santé
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FLUVOXAMINE

Covid-19 : la fluvoxamine pourrait réduire les hospitalisations Abderrahim DERRAJI - 28 octobre 2021 19:04
Covid-19 : la fluvoxamine pourrait réduire les hospitalisations

Une étude publiée dans le «Lancet Global Health» a révélé que la fluvoxamine, un antidépresseur de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, pourrait limiter les hospitalisations, s’il est administré aux patients atteints de la Covid-19 et présentant un risque d’évoluer vers une forme grave.

Les auteurs de l’étude ont testé cette molécule chez 700 volontaires ayant été admis dans une dizaine d'hôpitaux au Brésil. Ce groupe de patients a été comparé à 700 malades sous placebo, sans que le personnel soignant ne soit mis au courant du traitement qui leur a été administré.

Les auteurs ont compté le nombre de patients ayant été hospitalisés après 28 jours ou ayant séjourné plus de six heures dans un service d'urgence dans les deux groupes. Finalement, 11 % des sujets sous fluvoxamine se sont retrouvés dans une des deux situations contre 16% chez le groupe ayant reçu le placebo.

«Cette étude laisse clairement penser que la fluvoxamine constitue une option efficace, sûre, peu coûteuse et plutôt bien tolérée pour traiter les malades du Covid-19 non hospitalisés», a affirmé Otavio Berwanger, un des chercheurs non associé à l’étude. D’après ce dernier, cette étude qui comporte des biais, ne permet pas de conclure sur l'effet du médicament pour réduire les décès, et même en matière d'hospitalisations.

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MONULPIRAVIR

La France commande à Merck & Co (MSD) 50.000 doses de molnupiravir Abderrahim DERRAJI - 28 octobre 2021 11:24
La France commande à Merck & Co (MSD) 50.000 doses de molnupiravir

Lors d’une audition devant le Sénat qui a eu lieu le mardi dernier, Olivier Véran, ministre chargé de la Santé, a annoncé que l’Hexagone se prépare à commander 50 000 doses de molnupiravir, un médicament mis au point par le laboratoire américain MSD.

Les résultats préliminaires des essais cliniques menés par Merck sur ce traitement suggèrent qu’il peut réduire la capacité du Sars-CoV-2 à se multiplier dans le corps et éviter l'hospitalisation ou le décès chez les patients atteints de la Covid-19.

D’après le ministre français chargé de la Santé, les premiers lots de ce traitement sortiront des chaînes de production de MSD fin novembre-début décembre.

Ce traitement qui fait actuellement l’objet d’examen accéléré de lapart de la FDA et de l’EMA, a permis selon de réduire le risque d’hospitalisation ou de décès d’environ 50 % par rapport au placebo, pour des formes légères à modérées de Covid-19.

Merck mène également un autre essai clinique pour savoir si ce médicament peut être utilisé pour protéger les sujets ayant été en contact rapproché avec le virus.

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MOLNUPIRAVIR

L’EMA examine le dossier de la pilule anti-Covid de Merck Abderrahim DERRAJI - 26 octobre 2021 08:22
L’EMA examine le dossier de la pilule anti-Covid de Merck

L'Agence européenne du médicament (EMA) a annoncé, le 25 octobre 2019, son intention d'accorder un examen accéléré au Molnupiravir, un médicament anti-Covid mis au point par le laboratoire américain Merck.

Cette décision fait suite à l’annonce par le laboratoire américain d’avoir déposé à la FDA une demande pour obtenir une autorisation en urgence aux États-Unis de ce médicament.

L’EMA a pris sa décision en se basant sur les résultats préliminaires des essais cliniques menés par Merck qui suggèrent que ce médicament peut réduire la capacité du Sars-CoV-2 à se multiplier dans le corps, empêchant ainsi l'hospitalisation ou le décès chez les patients atteints du Covid-19.

«L'intérêt du Molnupiravir réside dans le fait que c'est un antiviral direct, il inhibe donc la multiplication du virus dans l'organisme», a affirmé le Pr Gilles Pialoux, infectiologue à l'hôpital parisien Tenon à la chaîne Europe 1, et d’ajouter: «Quand on compare la molécule active à un placebo, il y a une réduction de 50% des hospitalisations et des décès. Ce sont des résultats très encourageants, préliminaires, mais suffisamment importants pour que l'agence européenne décide d'accélérer le dossier d'évaluation de ce traitement.»

Merck mène également un essai autre clinique pour savoir si ce médicament peut être utilisé pour protéger les sujets ayant été en contact rapproché avec le virus.

Ce médicament qui pourrait bien être le traitement tant attendu depuis le début de la pandémie, ne peut cependant  pas remplacer la vaccination.

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3ème Dose

Covid-19 : la dose qui a fait déborder le vase ! Abderrahim DERRAJI - 24 octobre 2021 22:29
Covid-19 : la dose qui a fait déborder le vase !

Le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, a annoncé lors du journal télévisé de la chaîne «Al Aoula», du 19 octobre 2021, deux informations capitales. D’une part, le pass sanitaire sera exigé, à partir du 21 octobre, pour toute personne souhaitant se rendre aux administrations publiques, semi-publiques et privées, aux établissements hôteliers et touristiques, aux restaurants, aux cafés, aux espaces fermés, aux commerces, aux salles de sport et aux hammams. D’autre part, il a indiqué que ce pass deviendra caduc pour toute personne n’ayant pas reçu la troisième dose de vaccin six mois après avoir bénéficié de la deuxième dose de vaccin.
Il n’en fallait pas plus pour provoquer une vraie ruée vers les centres de vaccination. Les personnes non vaccinées par crainte d’éventuels effets indésirables du vaccin, par défiance ou par manque de motivations, se sont retrouvées dans des vaccinodromes bondés ce qui a perturbé la bonne organisation qui y prévalait.

Faut-il le rappeler, avant l’annonce du ministre de la Santé, on pouvait se faire vacciner en un temps record, choisir un des vaccins proposés, avec à la clé la possibilité de télécharger facilement et rapidement un pass sanitaire actualisé à partir de la plateforme liqahcorona.ma.

L’annonce du Khalid Aït Taleb, qui aurait pu prévoir un délai avant qu’elle ne devienne effective, pose un réel problème aux personnes ne disposant pas de pass sanitaire ainsi qu’aux établissements censés l’exiger.

Ces deux exigences, qui ne sont pas propres au Royaume, sont imposées à une population qui subit depuis presque deux ans des restrictions dont la finalité est de stopper la propagation du Sars-CoV-2. Ce virus imprévisible leur a fait voir de toutes les couleurs, et tout le monde est au bout du rouleau ! Quant aux donneurs d’ordre et les décideurs, ils ne savent pas toujours sur quel pied danser : s’ils adoptent trop de restrictions, ils paralyseront l’économie et s’ils n’en adaptent pas suffisamment, ils s’exposeront à l’aggravation de la situation sanitaire.

On ne le dira jamais assez, le Maroc a relativement bien géré la pandémie jusqu’à présent, mais il ne faut pas crier victoire trop vite ! On n'a pas fini d’avoir des surprises avec le Sars-CoV-2. L’apparition de nouveaux variants et sous-variants et la baisse de l’immunité procurée par les vaccins avec le temps viennent nous rappeler que les vaccins anti-Covid-19 dont nous disposons actuellement ne constituent pas l’arme absolue. Pour maintenir un taux de protection valable, il faut prévoir une dose de rappel qui sera sans doute suivie d’autres doses. Le plus dur est de s'approvisionner en vaccins, d'organiser des campagnes d'envergure et surtout de faire accepter cette contrainte supplémentaire à la population. Mais a-t-elle le choix ?

Rien n’est moins sûr, des médicaments accessibles et spécifiques à la prise en charge de la Covid-19 et particulièrement des formes graves manquent à l’appel. Du coup, il ne nous reste que les mesures barrières et les vaccins dont certains se sont montrés plus efficaces que d’autres avec tout de même des effets indésirables. Ces derniers sont souvent bénins, mais peuvent dans de très rares cas être graves, ce qui est difficilement acceptable surtout quand il s’agit d’un jeune qui a un risque infime de développer une forme grave de la maladie de la Covid-19.

Aujourd’hui, qu’on le veuille ou pas, on va continuer à naviguer à vue. On devrait cependant tirer les leçons des campagnes menées localement ou dans d’autres pays, comme nous devrions nous préparer à vivre avec ce virus et à nous équiper pour produire nos propres médicaments et vaccins pour y faire face. Il faut également faire un effort en matière de communication et de grâce évitons, autant que possible, les décisions «surprises» qui peuvent avoir de lourdes conséquences. Bien souvent, elles sont motivées, mais elles sont difficilement applicables sur le terrain.

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ROYAUME-UNI

Covid-19 : un sous-variant du variant Delta inquiète le Royaume-Uni Abderrahim DERRAJI - 24 octobre 2021 22:25
Covid-19 : un sous-variant du variant Delta inquiète le Royaume-Uni

AY4.2, un sous-variant du variant Delta du Sars-CoV-2, fait actuellement l’objet d’investigations de la part de l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni pour savoir s’il est responsable ou non de la recrudescence des cas de la Covid-19 que connaît actuellement ce pays.

Ce sous-variant a été identifié au mois de juillet dernier au Royaume-Uni, pays qui compte actuellement 14.000 cas infectés par ce sous-variant, soit 6% des cas déclarés au Royaume-Uni. Ce sous-variant a également été identifié dans 27 autres pays, notamment le Danemark, les États-Unis et la France.

D’après l'Agence de santé publique britannique : «des éléments préliminaires semblent prouver qu'il présente un taux de transmission plus élevé par rapport au variant Delta».

Mais d'après certains experts, cette nouvelle vague est plutôt due à l'absence de restrictions sanitaires, à la baisse d'immunité chez les sujets fragiles qui ont été les premiers à recevoir leur dose et au faible taux de couverture vaccinale des adolescents.

 

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Autres articles

Canada : de plus en plus d’empoisonnements à l’ivermectine

D’après un avis publié par Santé Canada, on assiste à une augmentation des empoisonnements à l’ivermectine, un médicament utilisé habituellement pour traiter les parasites tels que les parasites intestinaux chez les animaux et la gale chez l'homme. Ce traitement fait l'objet de mésusage puisqu'il est également utilisé, à tort, pour soigner la Covid-19. Ce traitement fait également l’objet d'une importante campagne de désinformation en ligne basée davantage sur des croyances que sur des preuves scientifiques avérées. En effet, des études incomplètes et inexactes sont exploitées par les groupes anti-vaccins pour vanter les mérites hypothétiques de ce médicament. Et comme il est de plus en plus difficile d’en avoir, certaines personnes n’hésitent pas à utiliser les présentations galéniques destinées au bétail. Ces présentations contiennent des concentrations élevées d'ivermectine qui peuvent avoir de graves conséquences sur la santé. Les effets de l'ivermectine, surtout à des concentrations qui ne sont pas prévues pour le corps humain, peuvent être dévastateurs. Le surdosage peut s’accompagner d’étourdissements ou de troubles digestifs, mais quand les doses sont très élevées les sujets empoisonnés peuvent faire des convulsions ou un coma. Dans certains cas, le pronostic vital peut même être compromis. Santé Canada incite les malades à ne pas recourir à l'ivermectine à usage vétérinaire que ça soit pour prévenir la Covid-19 ou pour la traiter.  Par ailleurs, Santé Canada a mis la main sur des publicités vantant l'usage de ce médicament pour traiter la Covid-19. Elle a rappelé qu’il s'agit d'une pratique illégale qui l'a conduit à prendre les mesures qui s’imposent, d’autant plus qu’il s’agit de publicités trompeuses ou mensongères.

Abderrahim DERRAJI - 24 octobre 2021 22:22
Un nouveau record de décès et de cas de la Covid-19 en Russie

La situation sanitaire s’aggrave, de jour en jour, en Russie qui a enregistré samedi dernier un nouveau record de décès par Covid-19 et un nouveau record de nouveaux cas déclarés quotidiennement. Le retard accusé par les programmes de vaccination et le non-respect des mesures barrières sont à l’origine d’une vague qui dure depuis le début de l’été. Avec 229.528 morts, la Russie est le pays qui compte le plus de victimes en Europe. Ces chiffres devraient être revus à la hausse, preuve en est, l’Agence de statistiques Rosstat a comptabilisé plus de 400.0000 morts à la fin août. Pour essayer d’inverser la tendance, Vladimir Poutine a décrété la semaine du 30 octobre au 7 novembre comme semaine chômée. Moscou, qui est la ville la plus touchée, a décidé de fermer les entreprises et commerces non essentiels durant 11 jours d'affilé à compter du 28 octobre. D’autres villes ont également décidé d’instaurer le pass sanitaire. Le Président russe est très critiqué pour sa gestion de la pandémie qui sévit actuellement dans son pays. De son côté, Poutine a indiqué que les Européens se rendent en Russie pour bénéficier des vaccins Spoutnik V qu’ils préfèrent aux vaccins reconnus par l’Union européenne.

Abderrahim DERRAJI - 24 octobre 2021 22:18
Comirnaty® : Novartis étoffe son accord avec Pfizer/BioNTech

Dans un communiqué du 21 octobre 2021, le groupe Suisse Novartis vient de signer un deuxième accord avec Pfizer-BioNTech pour conditionner au moins 24 millions de doses du vaccin à ARN messager en 2022. Ces doses sortiront du site de Ljubljana, en Slovénie, site qui met en flacon une large gamme de produits pour le compte de la division Sandoz du groupe Novartis. Les deux entités avaient déjà signé un premier accord au début de 2021 qui prévoit la mise en de 50 millions de doses du vaccin Comirnaty® à Stein en Suisse. Pfizer tablait initialement sur la production de 2,1 milliards de doses de Comirnaty®, mais ce chiffre pourrait être revu à la hausse en raison du lancement des campagnes d'administration de la 3ème dose. 

Abderrahim DERRAJI - 22 octobre 2021 07:57
Covid-19 : la situation épidémique s’aggrave au Royaume-Uni

Le nombre de cas de Covid-19 dépisté au Royaume-Uni a atteint le lundi dernier 49 156, soit une augmentation de 16% par rapport à la semaine d'avant. Le nombre d’hospitalisations et de décès ont également connu une augmentation. Cette recudéscence coïncide avec la levée des restrictions sanitaires qui est rentrée en vigueur dès le mois de juillet dernier. Pourtant le Royaume-Uni fait figure de bon élève en matière de vaccination. En effet, 45 millions de personnes, ont reçu un schéma complet de vaccination.  La recrudescence de la maladie pourrait s’expliquer par la baisse d’immunité face au Sars-CoV-2 constatée chez les sujets ayant été vaccinés au début de la campagne. Elle peut également s'expliquer par la faible efficacité du Vaccin Astra-Zeneca si on la camaparre à celle des vaccins à ARN messager surtout que seul 41% des sujets vaccinés il y a six mois, ont reçu une 3e dose. Il faut noter que la couverture vaccinale chez 12-15 ans ne dépasse guère les 15 % et le nombre de tests effectués quotidiennement est très élevé par rapport aux pays voisins, notamment la France. Face à cette situation inquiétante, plusieurs experts s'accordent sur la nécessité d'adopter à nouveau des restrictions sanitaires, sachant qu’un sous variant issu du très contagieux variant Delta et baptisé "AY4.2" a été identifié au Royaume-Uni. Le porte-parole de Downing Street s’est voulu rassurant en indiquant que rien ne permet de penser que ce sous-variant se propagerait plus facilement que les autres variants. 

Abderrahim DERRAJI - 20 octobre 2021 11:01
Et si on tournait la page ?

Cette semaine, notre surprise fut grande quand un communiqué officiel a annoncé, le 14 octobre 2021, le retour de Khalid Aït Taleb, à peine quelques jours après la nomination de Nabila Rmili pour lui succéder à la tête du ministère de la Santé. Et même si les raisons annoncées nous ont laissés sur notre faim, le fait de nommer un ministre dédié exclusivement au ministère de la Santé et de la Protection sociale est tout de même plus réaliste qu’un ministre de la Santé cumulant son poste avec celui de maire de la plus grande ville du Maroc. Le communiqué du Cabinet Royal a indiqué que Khalid Aït Taleb a été nommé afin de poursuivre les chantiers ouverts du secteur de la santé, mais sa mission prioritaire reste «la poursuite de la gestion du volet sanitaire de la pandémie de la Covid-19 et le bon déroulement de la campagne nationale de vaccination». On ne peut pas nier que cette nomination a eu l’effet d’une douche froide chez un bon nombre de pharmaciens d’officine qui n'aspiraient qu'à tourner la page et repartir sur de nouvelles bases avec le successeur de Khalid Aït Taleb. Mais le destin en a voulu autrement ! On se pose aujourd’hui la question : les pharmaciens et leur tutelle vont-ils repartir sur de nouvelles bases et oublier les deux années de non-communication ? Durant cette période, le ministre de la Santé s'était plaint de ne pas avoir d’interlocuteurs représentatifs de la profession et les pharmaciens lui avaient reproché de les marginaliser. La logique voudrait que le ministre de la Santé et les officinaux fassent table rase du passé pour pouvoir envisager l’avenir avec davantage de sérénité. Cet objectif ne peut être atteint que si la tutelle et le Secrétariat général du gouvernement (SGG) usent des prérogatives qui leur sont conférées par la loi pour que les Conseils de l’Ordre des pharmaciens organisent d’urgence leurs élections. En faisant de la sorte, ils vont mettre fin à un blocage qui n’a que trop duré et permettront au ministre de la Santé d’avoir les interlocuteurs ordinaux qu’il ne cesse de réclamer, sachant qu’il a déjà des interlocuteurs syndicaux qui sont également habilités à négocier au nom de leurs adhérents. Ces représentations,  qui doivent être légitimes et représentatives, devraient également apprendre à se concerter pour pouvoir parler le même langage et préserver leur crédibilité. On espère que le climat délétère qui prévalait entre les pharmaciens et leur tutelle cédera la place à une ère de dialogue responsable où les pharmaciens et leur ministère travailleront main dans la main. Faute de quoi, on finira par hypothéquer la mise à niveau de la pharmacie marocaine et son développement, l'optimisation du rôle du pharmacien d’officine dans le parcours de soins et le respect du cadre légal qui régit le secteur du médicament et de la pharmacie.

Abderrahim Derraji - 17 octobre 2021 20:31
Abidjan a abrité le Forum pharmaceutique international (FPI)

La cérémonie inaugurale de la 21e édition du Forum international de la pharmacie (FPI) s’est tenue le 13 octobre en présence de Pierre Dimba, ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de la Côte d’Ivoire. Cette édition, qui succède à celle qui s’est tenue à Marrakech en juillet 2019, a été placée sous le thème «Santé des populations, quels enjeux pour le pharmacien ?» Lors de son discours inaugural, Pierre Dimba a mis l’accent sur l’apport de cette grande messe de la pharmacie qui favorise le partage d’expériences et la mise en place des bonnes pratiques. Ces deux éléments conditionnent l’amélioration de l’accès aux médicaments de qualité pour toutes les nations africaines. Le ministre de la Santé a également fait part à l’assistance des préoccupations de son pays vis-à-vis des maladies émergentes et de la contrefaçon des médicaments qui constitue un réel fléau pour de nombreux pays d'Afrique. Quant à Michel Sidibé, envoyé spécial de l'Union africaine (UA) pour l'Agence africaine de création de médicaments, il a rappelé que le continent qui compte 1,3 milliard d’habitants produit à peine 3% de sa consommation en médicaments. Il a aussi attiré l’attention sur le retard accusé par le continent africain dont seuls 3% de la population générale sont aujourd'hui vaccinés contre la Covid-19. «Cette pandémie nous interpelle quotidiennement sur l’absence d’équité, d’égalité, de partage. On est devant une situation qui est intenable. D’un côté, nous avons une partie du monde qui a les vaccins, d’un autre côté, nous avons ceux qui sont laissés complètement pour compte. Sur les 7,5 milliards de doses qui ont été mis à la disposition du monde, notre continent n’a reçu que 2% de ces doses», a indiqué l’envoyé spécial de l’UA. Il a conclu son allocution en exhortant les différents intervenants dans le secteur pharmaceutique basés en Afrique à promouvoir la R&D en rappelant que le marché mondial du médicament est estimé à 1.412 milliards de dollars à l’heure où le marché africain ne dépasse guère le 1,2 milliard. Environ 1.600 participants ont pris part a à cette 21e édition du FPI. Il s’agit essentiellement d’intervenants du secteur du médicament et de la pharmacie ainsi que des ONG partenaires techniques et financiers de la santé.

Abderrahim DERRAJI - 17 octobre 2021 20:27
Un nouvel anticorps pourrait être efficace contre tous les variants du Sars-CoV-2

La maîtrise de la pandémie actuelle reste tributaire de l'émergence de nouveaux variants du Sars-CoV-2 qui peuvent être dotés d’une grande capacité de transmission, de l’apparition de résistance vis-à-vis des anticorps thérapeutiques mis sur le marché et d’une sensibilité aux vaccins qui s’estompe au fil du temps.  Fort de ce constat, une équipe de chercheurs de l'École polytechnique fédérale de Lausanne et du Centre hospitalier universitaire de la même ville a mis au point un anticorps qui neutralise tous les variants connus du Sars-CoV-2. Les auteurs de l’étude ont démontré que l’anticorps monoclonal qu'ils ont isolé est très puissant et neutralise tous les variants préoccupants du Sars-Cov-2 à ce jour.  Cet anticorps, qui présente une protection prophylactique et complète dans le modèle de défi du hamster infecté par le Sras-CoV-2, pourrait avoir un effet préventif chez les sujets immunodéprimés qui ne répondent pas bien à la vaccination. Il peut également protéger les personnes déjà infectées et leur permettre d’éviter des formes sévères de la Covid-19.  Les chercheurs prévoient de démarrer les essais cliniques sur cet anticorps à la fin de l'année prochaine. Source :  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34599871/

Abderrahim DERRAJI - 17 octobre 2021 20:21
Obligation vaccinale en France : 15.000 professionnels de santé suspendus !

Lors d’un point de presse qui a eu lieu mercredi dernier, le ministre de la Santé français, Olivier Véran, a annoncé que depuis le 15 septembre 2021, 0,6% des professionnels soumis à l’obligation vaccinale, soit environ 15.000 personnes, ont été suspendus de leur poste. Ce chiffre vient s’ajouter aux 1.500 autres soignants qui ont démissionné en raison de l'obligation vaccinale. «Il y a eu un pourcentage très faible, on est à moins de 0,1% [...] Ça fait entre 1.500 et 2.000, certains reviendront», a indiqué Olivier Véron dans une déclaration à «France info» mercredi dernier. L'obligation vaccinale annoncée par le Président de la République, au mois de juillet dernier, a boosté la campagne vaccinale chez le personnel soignant avec une certaine disparité. Au 10 octobre, 91,2% des professionnels exerçant en Ehpad et USLD ont reçu au moins une dose de vaccin alors que ce pourcentage est de 96,1% chez les professionnels de santé du secteur libéral. Le ministre de la Santé estime que le taux de couverture élevé chez les professionnels de santé permet de dire que l'obligation vaccinale a donné l’effet escompté.

Abderrahim DERRAJI - 17 octobre 2021 20:16
3ème dose du vaccin anti-Covid : Spikevax® de Moderna n’est plus recommandé en France

La Haute autorité de la santé (HAS-France) qui recommande l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNtech (Comirnaty®) comme 3ème dose chez les populations cibles, préconise de surseoir à l’utilisation de Spikevax® de Moderna en attendant que l’Agence Européenne des médicaments (EMA) se prononce à son sujet. La campagne «3ème dose» cible en France les personnes âgées de plus de 65 ans, les immunodéprimés et leurs proches, les sujets à risque, notamment les obèses et les diabétiques. Le personnel soignant est également ciblé par cette campagne.  Faut-il le rappeler, la HAS s’est déjà prononcée au sujet des vaccins anti-Covid de rappel le 6 octobre 2021. Dans son avis, elle a préconisé l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech mais n’a pas pour autant recommandé le recours au vaccin de Moderna, vaccin qui n’a toujours pas obtenu d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe pour l’indication 3ème dose de rappel. La faible circulation du Sars-CoV-2 et l’étude entamée par l’EMA en vue de définir la population-cible et la quantité à administrer (Une dose ou une demi dose) explique la prudence adoptée par la HAS. Les décisions prises par les pays scandinaves qui ne vaccinent plus leurs jeunes par Spikevax® pourraient expliquer en partie la position de cette autorité sanitaire surtout que l’Islande est allée plus loin. Celle-ci n’utilise plus ce vaccin même chez l’adulte en raison d'études qui suggèrent un risque accru de cas de myocardites et de péricardites liées à ce vaccin. Cette décision contraste en partie avec la décision prise par les autorités sanitaires aux États-Unis.  En effet, un comité d’experts vient de recommander cette semaine une dose de rappel par le vaccin Spikevax® pour certaines catégories de populations. Ce même comité a pris le mois dernier une décision similaire concernant le vaccin Comirnaty®. 

Abderrahim DERRAJI - 15 octobre 2021 19:29
Covid-19 : CureVac abandonne son vaccin à ARNm et mise sur un vaccin ARNm de seconde génération

La biotech Allemande CureVac vient d’annoncer son intention de mettre fin au développement de son vaccin à ARNmessager qui s’est révélé moins efficace que prévu. Désormais, CureVac projette de se focaliser sur le développement d’un vaccin anti-Covid à ARMm de seconde génération qu’elle développera en partenariat avec le Britannique GSK. En parallèle, elle abandonnera sa demande d’AMM effectuée initialement auprès de l'Agence européenne des médicaments (EMA). Cet abandon devrait, en principe, rendre l’accord de précommande de 405 millions de doses conclu avec l'Union européenne caduque. La biotech allemande et le groupe britannique envisage de lancer dans les prochains mois des essais cliniques afin d’évaluer leur nouveau vaccin qu’ils ont baptisé CV2CoV. S’il s’avère plus efficace contre les variants, il pourrait avoir le feu vert des autorités sanitaires courant 2022. Cette nouvelle génération de vaccin pourrait protéger contre d'autres maladies comme la grippe saisonnière ce qui rend la possibilité de la co-administration de vaccins envisageable. 

Abderrahim DERRAJI - 14 octobre 2021 11:41