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Essai clinique Solidarity

Essai clinique Solidarity : L’HCQ et le remdesivir ont du plomb dans le blister ! Abderrahim DERRAJI - 18 octobre 2020 14:32
Essai clinique Solidarity : L’HCQ et le remdesivir ont du plomb dans le blister !

Depuis le début de la pandémie actuelle, les décideurs de tous bords ne savent plus où donner de la tête. La situation épidémiologique évolue rapidement. Le nombre de malades et de victimes ne cesse d’augmenter ce qui contraint ces décideurs à prendre des décisions. Dans la plupart des cas, les options retenues présentent peu d’avantages et beaucoup de sacrifices que la population est de moins en moins prête à faire.

En l’absence de thérapies efficaces ou d’un bon vaccin, la plupart des solutions qui ont été envisagées jusqu’à maintenant s’apparentent davantage à un «traitement symptomatique» dont le rapport bénéfice/risque est très difficile à cerner.

Si on prend l’exemple du confinement, les avis divergent. Les nations ayant adopté l’approche «même pas peur» ont vu le nombre de cas et de victimes augmenter d’une manière exponentielle, ce qui les a obligées à revoir leur copie et ont même  fini par vanter les mérites du confinement et la distanciation sociale. Quant aux pays qui ont adopté prématurément le confinement strict, ils ont vite compris que cette option est difficilement tenable dans le temps. Résultats des courses, ils ont été obligés de déconfiner en prenant le risque de voir la situation épidémique leur échapper complétement.

Quant aux traitements et aux moyens de protection, là aussi, les décideurs n’ont pas toujours pris en considération les recommandations des experts. Les pénuries en produits de santé ont été à l’origine de décisions peu cohérentes et on pourrait presque les comprendre. En effet, comment peut-on, par exemple, conseiller aux citoyens de porter des masques chirurgicaux alors que ces masques ne sont pas disponibles ?

L’Hydroxychloroquine (HCQ) a aussi fait couler beaucoup d’encre. Cette vieille molécule a été à la fois décriée par les uns et adulée par les autres. Les études la concernant se sont multipliées et chacun y est allé de ses propres conclusions. Mais l’essai clinique Solidarity1, qui peut être considéré comme étant le plus grand essai contrôlé randomisé au monde, vient de siffler la fin de la partie. Cet essai, qui sera prochainement publié, a produit, selon un communiqué de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) du 17 octobre, en un temps record des preuves concluantes au sujet de l’efficacité des médicaments réaffectés au traitement de la  Covid-19.

Les résultats préliminaires de cet essai mené simultanément dans plus de 30 pays et coordonné par l’OMS indiquent que les schémas thérapeutiques à base de remdesivir, d’hydroxychloroquine, de lopinavir/ritonavir et d’interféron semblent n'avoir que peu ou pas d’effet sur la mortalité à 28 jours ou sur l’évolution de la maladie chez les patients hospitalisés.

In fine, ces résultats ne peuvent que nous interpeller et nous rappeler que les décisions ne sont valables qu’au moment où on les prend, que la politique et la science ne font pas forcément bon ménage, que le degré d’adhésion de la population est important et qu’on le veuille ou pas, nos décisions restent tributaires de nos moyens. Ne dit-on pas : «La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a…» ?

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ASTRAZENECA

Covid-19 : Le gouvernement américain investit 486 millions de dollars dans un traitement d’AstraZeneca. Abderrahim DERRAJI - 18 octobre 2020 14:30
Covid-19 : Le gouvernement américain investit 486 millions de dollars dans un traitement d’AstraZeneca.

Le gouvernement américain est sur le point d’investir la bagatelle de 486 millions de dollars dans le développement d’un candidat médicament développé par le laboratoire AstraZeneca. Ce médicament baptisé AZD7442 est une combinaison d’anticorps à action prolongée.

Par un tel investissement, les États-Unis garantissent ainsi l’approvisionnement de 100.000 cures d’ici fin 2020 et peuvent augmenter ce chiffre jusqu’à 1 million en 2021. Cet approvisionnement reste cependant tributaire du feu vert des autorités sanitaires.

Ce candidat médicament est une association de deux anticorps dérivés des anticorps produits par les patients affectés par le Sars-CoV-2. Les essais qui seront menés très prochainement par AstraZeneca auront pour but d’évaluer l’AZD7442 aussi bien comme traitement préventif que curatif de la Covid-19. Deux essais seront menés sur 6.000 personnes pour cerner l’effet préventif de cette combinaison d’anticorps et d’autres essais vont également être envisagés dans un deuxième temps pour évaluer l’efficacité de ce candidat médicament chez les sujets déjà atteints par la Covid-19.

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VACCINATION

La ville chinoise Jiaxing propose à ses habitants une vaccination contre la Covid-19 Abderrahim DERRAJI - 18 octobre 2020 14:28
La ville chinoise Jiaxing propose à ses habitants une vaccination contre la Covid-19

Les autorités de Jiaxing, une ville du nord de la province du Zhejiang, proposent aux habitants âgés de 18 à 59 ans de se faire administrer une «vaccination d’urgence» par des doses mises au point par la société Sinovac. Cette «vaccination d’urgence» est appelée ainsi   parce que le vaccin administré n’a toujours pas obtenu les autorisations nécessaires à sa commercialisation.

Les autorités chinoises ciblent davantage les personnes exposées comme c’est le cas pour le personnel médical, les personnes en contact avec le public, les douaniers et les voyageurs se rendant dans les pays à risque. Les deux doses de vaccin qui doivent être administrées espacées d’un intervalle de 14 à 28 jours coûtent 51 euros.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Chine travaille actuellement sur une dizaine de candidats vaccins dont certains font actuellement l’objet d’essais cliniques de phase III, comme c’est le cas pour le vaccin développé par Sinovac. On note, cependant, qu’aucun de ces vaccins n’a obtenu une autorisation de mise sur le marché ce qui n’a pas empêché la vaccination de centaines de milliers de personnes exposées au Covid-19.

À l’instar des autres pays, la Chine aspire à faire partie des premières nations à commercialiser à grande échelle un vaccin contre la Covid-19 et d’après les responsables de la santé, les sites de productions de vaccins chinois prévoient de produire 610 millions de doses par an de plusieurs vaccins contre le Sars-CoV-2.

Le Président Xi Jinping a promis que le vaccin qui sera développé par la Chine serait «un bien public mondial». Les autorités sanitaires de son pays ont aussi affirmé au début de ce mois que la Chine a adhéré à l’initiative de l’OMS ayant pour objectif de garantir l’accès aux vaccins anti-Covid-19 aux pays en développement.

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Covid-19 et enfants

Covid-19 : Les enfants présentent peu de signes et une létalité insignifiante Abderrahim DERRAJI - 18 octobre 2020 14:24
Covid-19 : Les enfants présentent peu de signes et une létalité insignifiante

Plusieurs études ont été menées pour connaître la létalité de la Covid-19 chez les enfants, la fréquence des symptômes et leur capacité à contaminer leur entourage.

Parmi ces travaux, une étude publiée le 28 septembre 2020 par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies aux États-Unis (CDC) a conclu que les décès suite à une affection à la Covid-19 seraient moins fréquents chez les plus jeunes.

En effet, entre le 1er mars et le 19 septembre 2020, le taux de létalité chez les enfants en âge d’être scolarisés n’a été que de 0,018%. Ce chiffre est extrêmement faible si on le compare à celui observé chez les adultes et particulièrement les personnes âgées.

Les auteurs de cette même étude révèlent toutefois que le risque d'infection augmente avec l'âge. Les 12-17 ans sont environ deux fois plus susceptibles d'attraper la maladie que les 5-12 ans.

Une autre étude menée conjointement par l'hôpital Necker et l'Institut Pasteur a conclu que les enfants affectés par la Covid-19 présentent peu de symptômes.  Parmi les 775 enfants ayant un âge inférieur ou égal à 18 ans suivis par l'étude, seuls 50% d’entre eux ont présenté des symptômes évoquant la Covid-19.

Une autre étude menée par l’Institut Pasteur en juin dernier a révélé que 41% des enfants infectés n'avaient pas eu de symptômes, soit quatre fois plus que les grands.

En ce qui concerne la capacité de transmission du Sars-CoV-2 par les enfants, le Haut Conseil pour la santé publique (HCSP - France) a émis un avis selon lequel «Les enfants sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la transmission du Sars-CoV-2. Le risque de transmission existe surtout d'adulte à adulte et d'adulte à enfant et rarement d'enfant à enfant ou d'enfant à adulte».

Cet avis a été confirmé par une étude conduite par l'Institut Pasteur qui suggère que les enfants âgés de 6 à 11 ans transmettent peu le Sars-CoV-2. Cette enquête a eu lieu avant le confinement dans six établissements scolaires de Crépy-en-Valois, dans l'Oise.

D’après cette étude, les enfants de moins de 10 ans sont asymptomatiques et très peu contagieux. Quant aux adolescents, ils se rapprochent davantage des adultes en termes de contagion et de signes cliniques de la Covid-19. 

Par contre, une autre étude américaine a révélé que la charge virale détectée dans le prélèvement nasal d’enfants de moins de 5 ans est 10 à 100 fois supérieure à celle détectée chez les enfants plus âgés et chez les adultes.

Les chercheurs qui ont conduit cette étude publiée au mois de juillet 2020 dans la revue américaine «JAMA Pediatrics» suggèrent que «les jeunes enfants peuvent potentiellement être d’importants facteurs de contagion du Sars-CoV-2 dans la population».

 

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FMIP

Industrie pharma : Naissance d'une nouvelle fédération Abderrahim DERRAJI - 12 octobre 2020 15:23
Industrie pharma : Naissance d'une nouvelle fédération

Par un communiqué du 7 octobre 2020, l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) a annoncé que ses membres, réunis le 29 septembre en assemblée générale à Casablanca, ont approuvé à l’unanimité la création de la Fédération marocaine de l’industrie pharmaceutique (FMIP).

Selon le même écrit, cette nouvelle entité, qui va regrouper l’ensemble des professionnels du secteur disposant d’établissements pharmaceutiques industriels au Maroc, aura pour mission de promouvoir l’industrie pharmaceutique et d’accompagner les différentes initiatives de développement du secteur. En faisant de la sorte, la FMIP ambitionne de contribuer à améliorer l’autonomie du Royaume en matière d’accès aux médicaments qu'ils soient innovants ou génériques.

Les industriels opérant dans le secteur pharmaceutique ont été, jusqu’à maintenant, représentés par trois associations. La plus ancienne est l’AMIP qui a été fondée en 1985, suivie par les entreprises du médicament du Maroc (LEMM), association qui a vu le jour en 2005. Cet organisme se définit comme étant une association professionnelle, composée de sociétés marocaines, filiales de groupes pharmaceutiques internationaux œuvrant dans la Recherche et Développement (R&D). Quant à l’Association marocaine du médicament générique (AMMG), elle a été créée en 2010 pour représenter les fabricants de produits pharmaceutiques génériques.

La création de cette nouvelle Fédération pourrait, si l’AMIP arrive à faire adhérer les autres associations, permettre aux industriels d’être représentés par une seule entité. Celle-ci leur permettra de raisonner davantage «Secteur», condition essentielle pour défendre le secteur et mettre en place les synergies et les partenariats à même de booster l’industrie du médicament au Maroc.

Cette initiative coïncide avec la pandémie qui sévit actuellement à travers tous les pays et qui a révélé au grand jour nos insuffisances.

En effet, à l'instar d'un grand nombre de pays y compris les plus développés, l’approvisionnement en matières premières, en dispositifs médicaux et en médicaments connu des perturbations inédites, essentiellement en raison de la forte demande à l’internationale. C'est sans doute la raison qui a poussé certains pays à envisager la mise en place de stratégies pouvant réduire leur dépendance, notamment vis-à-vis des pays asiatiques, aussi bien en matières premières qu’en produits de santé.

Mais l’industrie pharmaceutique au Maroc ne peut continuer à se développer que si son accompagnement est en phase avec les ambitions du Royaume. La prévisibilité est également essentielle pour éviter les cafouillages comme ceux qui avaient surgi en décembre 2013 lors de la mise en application du Décret relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés. Et que dire de l'Agence du médicament qui aurait dû en principe voir le jour courant 2020 ?

La nouvelle Fédération a du pain sur la planche ! Elle va devoir élaborer une stratégie où le verbe «fédérer» retrouve tout son sens. Les rapprochements gagnant-gagnant sont à favoriser puisqu'ils conditionnent la pérennité d'un grand nombre d'opérateurs. En l'absence de ces ingrédients et sans une politique pharmaceutique nationale ambitieuse, on risque de continuer à faire du sur-place et de compromettre à court ou à moyen terme l'accessibilité à certaines spécialités pharmaceutiques, et même de voir se volatiliser le rêve de voir notre pays devenir un Hub pharma au service du Continent africain.

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Autres articles

Le laboratoire Lilly révèle les résultats de son traitement anti-Covid-19 à base d’anticorps monoclonaux

Suite aux résultats d’une étude de phase II menée sur deux anticorps monoclonaux LY-CoV016 et LY-CoV555, le laboratoire Lilly vient de formuler à la FDA (Food and Drug Administration) une demande d’utilisation en urgence de ces deux anticorps. Selon Daniel Skovronsky, directeur scientifique de Lilly, les données dont il dispose à ce jour prouvent que ces anticorps, ciblant deux régions complémentaires de la protéine de pointe (protéine Spike) du Sars-CoV-2, «sont efficaces pour traiter la Covid-19 chez les patients à risque». L’essai clinique en question a fait appel à un groupe de 112 patients à qui on a administré 2.800 mg de chaque anticorps et un groupe placebo de 156 personnes. Chez la plupart des patients ayant pris part à cet essai clinique, y compris ceux appartenant au groupe placebo, on a assisté à une élimination complète du virus au 11e jour. Le traitement de Lilly a montré des résultats supérieurs aux 3e et 7e jours. Cet essai a révélé que 20,8% des personnes appartenant au groupe témoin présentaient encore une charge virale élevée au 7e jour. Ce chiffre n'était plus que de 3% chez les patients ayant bénéficié d’un traitement à base d’une association de ces deux anticorps. Quant aux hospitalisations, 5,8% des patients du groupe placebo ont été hospitalisés ou ont effectué un passage aux urgences. Ce chiffre a été de 0,9% chez les malades traités par le LY-CoV555 et le LY-CoV016. Des résultats similaires ont été observés chez les sujets n’ayant bénéficié que du LY-CoV555 en monothérapie. Par ailleurs, le laboratoire Lilly a précisé qu’il est en mesure de produire 1 million de doses de sa monothérapie LY-CoV555 dès la fin de l'année 2020 et que 100.000 doses seront disponibles dès ce mois-ci. Il a également indiqué que ces deux anticorps sont bien supportés par les patients qui n’ont présenté aucun effet indésirable grave.

Abderrahim DERRAJI - 12 octobre 2020 15:15
Covid-19 : LVMH va financer un essai clinique ?

Le groupe français LVMH, numéro 1 mondial du luxe, a fait un communiqué par lequel il a annoncé son intention d’effectuer un don de cinq millions d'euros à l'Institut Pasteur de Lille. Cette somme servira au financement d’un essai clinique à grande échelle dont l’objectif est d’évaluer l’efficacité d’un traitement de la Covid-19 identifié par Apteeus, start-up incubée par l'Institut Pasteur de Lille. D'après le média français «20 minutes», il s'agit d’un médicament produit en petites quantités et qui aurait été utilisé en France, il y a quelques décennies, comme anti-infectieux. Selon l'Institut Pasteur, c'est le groupe LVMH qui a pris l’initiative de contacter l'institution de recherches afin de lui proposer son financement. Ce groupe n'est pas à sa première action. Il fait partie des industriels qui se sont impliqués le plus dans la lutte contre la pandémie en France. Il a, entre autres, produit des masques et des gels hydro-alcooliques et a effectué un don de plusieurs millions d'euros à la Fondation des hôpitaux de France.

Abderrahim DERRAJI - 12 octobre 2020 15:13
Pandémie : faudra-t-il vivre avec le virus jusqu’à l’été prochain ?

On assiste à une forte augmentation de nouveaux cas de la Covid-19 en France. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a incité les Français à s’armer de patience. Cet immunologue a déclaré à BFMTV : «Nous avons devant nous six mois difficiles à passer, mais avec lesquels on peut vivre, je suis optimiste, à partir du moment où on donne aux Français une vision à long terme». Et d’ajouter : «Il faut qu'on apprenne à vivre avec le virus jusqu'à l'été prochain». Quatre nouvelles villes françaises sont en alerte maximale et il risque d’y avoir d’autres. Le Plan blanc a été renforcé dans tous les hôpitaux d'Île-de-France pour pouvoir faire face à une éventuelle recrudescence des cas de Covid-19. Le président du Conseil scientifique estime qu’il faut tout faire pour éviter le reconfinement,   mais il ne faut pas l’exclure quand il s’avère nécessaire.

Abderrahim DERRAJI - 12 octobre 2020 15:10
Covid-19 : le ministère de la Santé se prépare à une campagne de vaccination.

Dans une mise au point du 9 octobre 2020, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb a rappelé l'ordre du jour de la réunion qu’il a organisé le 8 octobre 2020 avec les directeurs régionaux. D'après cet écrit, la rencontre a été organisée dans le but de prendre les mesures nécessaires pour se préparer à lancer et à réussir la campagne de vaccinations contre la Covid-19. Cette réunion a eu également pour finalité de cerner les moyens dont dispose chaque région et ses capacités pour que des campagnes de vaccinations y soient menées. Par ailleurs, le point d'information du ministère de la Santé rappelle que tous les vaccins anti-Covid-19 font actuellement l’objet d’essais cliniques. 

Abderrahim DERRAJI - 09 octobre 2020 17:58
L’EMA évalue le vaccin anti-Covid-19 de BioNTech et Pfizer

L’Agence européenne du médicament (EMA) a entamé l’évaluation du vaccin anti-Sars-CoV-2 de BioNTech et Pfizer. En faisant de la sorte, l’Agence européenne commence l’analyse des données précliniques du candidat-vaccin BNT162b2 en parallèle avec les essais cliniques pour gagner du temps. L’approbation peut être envisagée avec célérité dès que l’efficacité et la sécurité du candidat-vaccin sont démontrées chez l’homme. L’approche adoptée par l’Agence européenne s’explique par les résultats préliminaires encourageants de ce candidat-vaccin qui induit la production d’anticorps qui neutralisent le nouveau coronavirus. Ce vaccin à ARNm développé par la biotech allemande BioNTech en partenariat avec le géant américain Pfizer fait actuellement l’objet d’essai clinique de phase III dans plus de 120 centres à travers le monde. Selon PFIZER et BioNTech, environ 37 000 sujets avaient été inclus dans cet essai et 28 000 d’entre eux ont déjà reçu une deuxième dose du BNT162b2. 

Abderrahim DERRAJI - 08 octobre 2020 12:00
Médicaments : Nouvelles AMM et nouvelles baisses de prix

Le Bulletin Officiel( B0) N° 6922  du 1er octobre 2020 comporte 46 nouvelles autorisations de mise sur le marché (AMM). Parmi ces produits, on note l’arrivée sur le marché marocain de CIMZIA®, un inhibiteur du TNF alpha, fragment Fab pégylé d'un anticorps monoclonal humanisé, LONSURF®, un antinéoplasique, analogue nucléosidique et inhibiteur de la thymidine phosphorylase (TPase), LYNPARZA®, antinéoplasique, inhibiteur de PARP, AMGEVITA®, un inhibiteur du TNF alpha, anticorps monoclonal humain, KANJINTI®, un antinéoplasique, anticorps monoclonal (anti-HER2) à base de trastuzumab, OXIPLAT®, un cytostatique, organoplatine à base de Oxaliplatine. On note également l’arrivée du REXABAN, un anticoagulant inhibiteur direct du facteur Xa à base de Rivaroxaban,etc…   Ce même BO dresse la liste des 34 médicaments qui ont connu une baisse de prix dont les plus importantes ont concerné le GLIVEC® 400 MG, boite de 30 comprimés qui est passé de 23131 DH à 16218 DH et IBRANCE®, médicament à base de palbociclib dont 3 présentations ont vu leur prix passer 42562 DH à 24123 DH.

Abderrahim DERRAJI - 08 octobre 2020 09:37
Contribution libératoire : Les pharmaciens signent une convention avec la DGI

Par un courrier mis en ligne le 5 octobre 2020, la Confédération des syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM), a annoncé aux pharmaciens que le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a conclu un accord avec la Direction générale des impôts pour la mise en place d’une contribution libératoire concernant les années 2016, 2017 et 2018. L’accord conclu avec la DGI prévoit ce qui suit : - Les pharmaciens dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 DH ou compris entre 500 000 DH et un million de DH, payeront un forfait qui sera respectivement de 1000 DH ou 1500 DH par an. Soit, respectivement 3000 DH ou 4500 DH pour les 3 années. - Si le CA est supérieur à 1 million de DH, deux cas se présentent :  1er Cas : Si la marge brute est ≥ 27% et le résultat net fiscal ≥ 8% : 0,5% du CA par an, soit 0,5% de la somme du CA des trois années (2016, 2017 et 2018) 2e Cas : Si la marge brute < à 27% et ou le résultat net fiscal < 8% : Il faut que le pharmacien fasse une déclaration rectificative pour ramener le(s) paramètre(s) défaillant(s) aux normes définies (MB: 27% et RNF 8% ), sans pour autant que la valeur ne soit inférieure à 0,5% du CA . La CSPM rappelle dans son écrit que cet accord n’est pas obligatoire et tout pharmaciens qui souscrit à cette contribution libératoire, bénéficiera automatiquement de la dispense du contrôle fiscal pour les années 2016 - 2017 - 2018. Synthèse sous format PDF : lien Convention(PDF)

Abderrahim DERRAJI - 05 octobre 2020 16:59
Les chercheurs Houghton, Harvey Alter et Charles Rice ont décroché le Prix Nobel de médecine 2020

Le prix Nobel de médecine a été attribué ce lundi au Britannique Michael Houghton et aux Américains Harvey Alter et Charles Rice les récompensant ainsi pour leur découverte du virus de l’hépatite C. Les travaux de ces chercheurs ont permis la découverte en 1988 du virus de l'hépatite C, affection dont la prise en charge a été révolutionnée depuis l'arrivée de nouveaux antiviraux à action directe. Non prise en charge, l’hépatite C dont on ne dispose d’aucun vaccin contrairement pour le momenet peut évoluer en cirrhose et en cancer du foie.

Abderrahim DERRAJI - 05 octobre 2020 11:52
Vaccin anti-Covid-19 : immunité et/ou humanité ?

La pandémie du Sars-CoV-2 s’est répandue comme une traînée de poudre. La deuxième vague tant redoutée est actuellement en train de déferler sur un bon nombre de pays entrainant la saturation des services de réanimation et une augmentation du nombre de victimes de cette pandémie. Finalement, l’épidémie pressentie par de nombreux microbiologistes et virologues que personne ne voulait croire a fini par avoir lieu. La «fiction» a rejoint la réalité et  a pris tout le monde au dépourvu. Aujourd’hui, on compte sur ces mêmes spécialistes pour mettre au point un vaccin ou au moins identifier un traitement efficace pour espérer stopper ce décompte macabre. En effet, le nombre de sujets atteints de Covid-19 est estimé à 34.000 000 à travers le monde avec plus de 1 millions de de victimes. Rien qu’aux États-Unis, le nombre de personnes touchées par le nouveau coronavirus a dépassé les 7 millions. Le Président des États-Unis, Donald Trump, qui vient d’être testé positif au Sars-CoV-2, est actuellement hospitalisé au centre médical militaire national Walter Reed. Si l’on se fie aux déclarations de son médecin, il est actuellement en bon état. Donald Trump, fervent défenseur de l'hydroxychloroquine (HCQ), devrait en principe suivre, cinq jours durant, une cure du Remdesivir associé au REGN-COV2, un cocktail d’anticorps produit par Regeneron. Ce médicament présenté comme promoteur n’a été testé pour le moment que sur 275 patients. En attendant qu’il soit approuvé par la FDA (Food and drug administration), il n’est administré aux patients que dans le cadre d’un usage compassionnel. Sur le terrain, le rapport bénéfices/risques de la plupart des molécules n’a pas convaincu, y compris l’HCQ, molécule qu’un grand nombre d’études a «disqualifiée», comme l’a rappelé le Pr Bernard Bégaud, pharmacologue et ex-président de l’Université de Bordeaux-II, dans un entretien qu’il a accordé la semaine dernière au quotidien français «Libération». Ce pharmacologue, qui a dirigé un des plus gros départements de surveillance des médicaments en France, estime que les données qui s’accumulent ne plaident pas en faveur d’un effet significatif de l’HCQ, ni sur une diminution du risque de développer une forme grave liée à la Covid-19, ni sur le fait de prévenir la contamination ou le passage à la maladie. Notre salut ne pourra finalement venir que d’un bon vaccin. Une course contre la montre a démarré depuis l’apparition de cette pandémie et eu égard aux premiers résultats obtenus notamment par les chercheurs d’Oxford, il est fort à parier qu’un vaccin efficace avec des effets indésirables limités sera mis sur le marché d’ici fin 2020 ou début 2021. La question qui reste posée : est-ce que ce vaccin sera accessible à tous les pays, y compris ceux à faible revenu et dont l’économie a été mise à mal par cette pandémie ? En d’autres termes, est-ce que nous allons raisonner à la manière «chacun pour soi» ou allons-nous la «jouer collectif» et faire preuve de plus d’humanité ! Nous serons sans doute fixés dans les mois à venir...

Abderrahim DERRAJI - 04 octobre 2020 20:39
Covid-19 : La start-up Apteeus aurait découvert un médicament efficace contre la Covid-19

Une start-up installée au sein de l’Institut Pasteur de Lille vient d’identifier en un temps record un médicament capable de réduire in vitro la charge virale des cellules infectées par le Sars-CoV-2. Cette biotech, qui s’est spécialisée dans le repositionnement d’anciennes molécules en vue de les exploiter dans la prise en charge des maladies génétiques rares, essaye aujourd'hui d’identifier une molécule capable de réduire la charge virale des cellules infectées par le nouveau coronavirus. Pour trouver rapidement de nouvelles indications et éviter les délais trop longs imposés par les essais cliniques qui précédent la mise sur le marché de chaque nouveau médicament, cette start-up préfère passer au crible fin les médicaments existants et dont on connaît aussi bien la dose maximale que les éventuels effets secondaires. Grâce à cette approche, ladite biotech a pu mettre en place de nouveaux protocoles de soins en moins de 10 mois alors qu’habituellement une dizaine d’années sont nécessaires pour le développement complet d’un nouveau médicament. Apteeus dispose d’un «catalogue» comportant plus de 2.600 médicaments dont certains ont été utilisés sur les échantillons de virus cultivés par l’Institut Pasteur. Les manipulations sont effectuées en faisant appel aux robots de cet Institut. Les chercheurs se contentent d’évaluer les effets que produit chaque molécule sur l’activité du Sars-CoV-2. L’une des molécules testée s’est montrée particulièrement efficace. Celle-ci réduit la charge virale dès que le patient manifeste les premiers symptômes du nouveau coronavirus. En théorie, cette molécule, administrée par voie orale, pourrait éviter l’aggravation de la maladie. Son nom est, pour le moment, tenu secret afin de sécuriser son approvisionnement et d’éviter l’automédication. Un brevet vient d’être déposé par Apteeus et par l’Institut Pasteur pour cette nouvelle indication. Fort de ce résultat in vitro, Apteeus va devoir commencer des essais cliniques pour confirmer ou infirmer l’efficacité de ce «nouveau-ancien» traitement. La start-up  espère que ce traitement puisse être utilisé à grande échelle chez les patients affectés par la Covid-19 dès le début de 2021. 

Abderrahim DERRAJI - 04 octobre 2020 20:34