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PRIX DU MÉDICAMENT

Baisse des prix des médicaments : on nous aurait menti ! Abderrahim Derraji, docteur en pharmacie - 18 mars 2019 08:19
Baisse des prix des médicaments : on nous aurait menti !

La chaîne Luxe Radio a diffusé, le 13 mars, une émission sur le thème «Comprendre les enjeux de la politique du médicament au Maroc».

Pour ce faire, le journaliste Mehdi Touassi a invité Ali Sedrati, président de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP), Wadie Zerhouni, chef de la division de la pharmacie, Oualid Amri, premier vice-président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM), Mohamed Lahbabi, président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), et Abdelmajid Belaich, analyste des marchés pharmaceutiques.

Lors de cette émission, qui a permis de débattre durant une heure et demie de l’impact de la baisse des prix des médicaments sur leur accessibilité, en dehors du représentant du ministère de la Santé dont la position a été nuancée tout au long du débat, les autres participants à cette émission ont été assez critiques vis-à-vis de la politique du médicament au Maroc. Cette dernière n’a pas permis d’augmenter la consommation en médicaments puisque le nombre de boîtes consommées est toujours le même depuis 2013 et a perturbé l’approvisionnement en médicaments et particulièrement les médicaments à petit prix. Cette politique, dont a hérité l’actuel ministre de la Santé, explique également en grande partie les difficultés que vivent les intervenants du secteur et particulièrement les pharmaciens d’officine.

Les invités de Mehdi Touassi, dont certains ont donné l’impression d’avoir été roulés dans la farine, se sont accordés sur la nécessité de rendre effectives les mesures de compensation qui auraient dû accompagner la mise en place du Décret de fixation des prix des médicaments. Ils ont également été unanimes sur la nécessité de généraliser la couverture médicale qui constitue l’unique moyen d’améliorer l’accessibilité aux médicaments au Maroc.

Aujourd’hui, la situation critique que vit un large pan de la profession a poussé des pharmaciens à réfléchir à la mise en place d’un fonds de solidarité afin d’éviter la prison aux premiers pharmaciens «victimes» de cette politique hasardeuse du médicament. Les officinaux ne peuvent pas, non plus, attendre ad vitam æternam les résultats de l’étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’autant plus qu’ils n’ont toujours pas digéré la mise en application sélective des recommandations du rapport Boston Consulting Group (BCG). Ce rapport avait préconisé, du temps de Yasmina Baddou, la mise en place de la marge dégressive lissée qui a été ensuite bidouillée en deux marges et deux forfaits avec le résultat que nous connaissons.

Aussi et comme on l’a moult fois rappelé, il est temps de stopper cette hémorragie en prenant les mesures nécessaires avec la célérité qui s’impose. Faute de quoi, on va priver beaucoup de régions du Royaume du service de proximité qu’offre le pharmacien.
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LEMM

LEMM : restitution des recommandations issues du Colloque national Abderrahim DERRAJI - 18 mars 2019 08:32
LEMM : restitution des recommandations issues du Colloque national

L’Association Les Entreprises du médicament au Maroc (LEMM) a organisé le vendredi 8 mars 2018 une cérémonie de restitution des recommandations issues du Colloque national «La recherche biomédicale au Maroc, défi de la prochaine décennie», organisé par le LEMM les 9 et 10 février 2018.


Cet événement a été marqué par la constitution de 3 commissions de suivi et de coordination : une dédiée aux comités d'éthique & consentement du patient, une seconde aux bonnes pratiques cliniques et une dernière à la réglementation et aux sites de recherche.

Le secrétaire général du ministère de la Santé, le professeur Hicham Nejmi, a nommé les coordinateurs et rapporteurs de chacune des commissions, comme il a défini les délais de retour de chaque commission avec les livrables attendus.

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JDS

Jeux de la santé du 21 au 24 mars à Meknès Abderrahim DERRAJI - 18 mars 2019 08:37
Jeux de la santé du 21 au 24 mars à Meknès

La ville de Meknès accueille du 21 au 24 mars les Jeux de la santé (JDS) sous le thème «Cœur et sport». Cette quatrième édition qui se déroule sous l’égide du ministère de la Santé est ouverte aux membres des professions médicales, toutes disciplines confondues.

Les professionnels de santé marocains et étrangers pourront prendre part à plusieurs compétitions : football, athlétisme, natation, pétanque, beach-volley, tir à l’arc, tennis, échecs, golf et judo.

«Il s'agit d’une occasion pour les professionnels de concourir ensemble et de pratiquer leurs sports favoris dans une ambiance de convivialité et de partage», a déclaré Abderaouf Chbicheb, président de l’association qui organise ces JDS.

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STATINES

Un nouveau traitement de l’hypercholestérolémie ? Abderrahim DERRAJI - 18 mars 2019 08:23
Un nouveau traitement de l’hypercholestérolémie ?

Les statines qui sont actuellement utilisées pour réduire le taux de cholestérol peuvent être à l’origine d’effets secondaires handicapants qui expliquent la mauvaise observance des malades.

Ces évènements indésirables ont poussé l'équipe du Pr Kausik à chercher une alternative thérapeutique à ces statines.   

Ce chercheur de Rayde de Imperial College de Londres a mené une étude sur 2. 230 patients souffrant d’une hypercholestérolémie. Les patients recrutés avaient été traités auparavant par des statines, et ils sont originaires du Royaume-Uni, d’Allemagne, de la Pologne, des États-Unis et du Canada.

Cette étude qui a été publiée le 13 mars dans le «New England Journal of Medicine», a révélé qu’un traitement par l'acide bempédoïque durant trois mois a permis de réduire de 18% le taux de cholestérol versus groupe placebo.

«Contrairement aux statines, cet acide une fois converti en son métabolite actif dans le foie ne peut pas pénétrer les muscles et donc provoquer les myalgies dont se plaignent certains patients traités avec les statines», a déclaré le Pr Ray.

Cette étude qui doit être confirmée par d’autres travaux donne de l’espoir aux patients intolérants aux statines.

La firme pharmaceutique Esperion Therapeutics, qui est à l'origine de ce nouveau hypocholestérolémiant, espère obtenir rapidement une autorisation de mise sur le marché en Europe et aux États-Unis.

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PHARMACIENS

France : La commission des affaires sociales a approuvé la dispensation par le pharmacien de certains médicaments à prescription obligatoire Abderrahim DERRAJI - 14 mars 2019 17:26
France : La commission des affaires sociales  a approuvé la dispensation par le pharmacien de certains médicaments à prescription obligatoire

L’amendement proposé par Thomas Mesnier député de LREM et permettant aux pharmaciens de dispenser certains médicaments à prescription obligatoire, a été largement approuvé, le 13 mars 2019, par les membres siégeant à la commission des affaires sociales. Mais il ne s’agit que d’une première étape. Cette amendement sera discuté, à partir du 18 mars, par l’Assemblée nationale.

Cette proposition de Thomas Mesnier permet au pharmacien de dispenser certains médicaments nécessitant une prescription en procédant à un simple entretien avec le patient et en s’aidant d’arbres décisionnels préalablement établis et validés par la Haute Autorité de santé (HAS).

D’après le rapporteur  LREM, la liste des médicament traitant des maladies bégnines sera fixée par un arrêté.

Les pharmaciens devront suivre une formation sur les protocoles et devront également informer le médecin traitant, notamment à travers le dossier médical partagé.

L’Ordre national des pharmaciens et l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France ont accueilli avec satisfaction l’avancement de ce dossier qui va, comme l’a rappelé Alain Delgutte, président de la section A de l’Ordre des pharmaciens  apporter une réponse aux Français qui se retrouvent dans l’impossibilité de consulter un médecin dans un délai raisonable.

Comme on pouvait s’y attendre, le Syndicat de médecins généralistes « MG France » a d’ores et déjà fait savoir qu'en cas d’adoption définitive du texte en question, il s’opposerait à la rédaction des protocoles.
Affaire à suivre

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Autres articles

Des médicaments contrefaits saisis à Bejaâd

Selon communiqué de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) daté du 12 mars, la plainte déposée par la CSPM chez le procureur du Roi près le tribunal de 1ère instance de Bejaâd au sujet  d’une « herboristerie » dont la propriétaire ferait de l’exercice illégal de la pharmacie, a abouti à une descente de la police. Les forces de l’ordre ont saisi une grande quantité de suppositoires d’indométacine, un  anti-inflammatoire non stéroïdien et des crèmes à base de clobetasol, un corticostéroïde topique d'activité très forte (classe IV). Les deux médicaments sont à prescription obligatoire. D’après l’écrit de la CSPM, la propriétaire de "l’herboristerie" en question écoulerait ces références, qui ne sont commercialisées par aucun laboratoire opérant au Maroc, à travers la Toile. Elle alimenterait également un réseau local et même national. Cette affaire vient nous rappeller qu’on n’est jamais assez vigilant vis-à-vis des médicaments contrefaits qui représentent un réel danger pour notre population.

Abderrahim DERRAJI - 13 mars 2019 11:09
Naissance de la Société marocaine des affaires réglementaires pharmaceutiques

La Société marocaine des affaires réglementaires pharmaceutiques (SMARP) a tenu, le 13 mars 2019, son Assemblée générale constitutive (AGC) à Rabat. "La Smarp est une Société savante qui a pour objectif d'encourager et de créer le débat sur tous les sujets ayant une relation directe ou indirecte avec la réglementation pharmaceutique. Cette nouvelle structure regroupe entre autre, des  pharmaciens, des médecins, des scientifiques, des industriels, des universitaires, des juristes du secteur public et du secteur privé." a déclaré Rachid Lamrini, président de la SMARP et d'ajouter "Les membres de la SMARP mèneront des réflexions sur les aspects réglementaires et juridiques et technico-réglementaires dans le but d’accompagner tous les changements et toutes les évolutions du secteur de l’industrie pharmaceutique et des produits de santé ». Cette nouvelle société tombe à point nommé et va sans nul doute contribuer à enrichir le débat au sujet des textes de loi qui régissent le secteur du médicament et de la pharmacie. Ces textes peuvent, s’ils sont régulièrement actualisés, constituer un atout de taille permettant aux différentes composantes du secteur de s’adapter aux différents changements, comme ils peuvent, s'ils ne le sont pas, constituer un réel frein qui se traduit par des nombreux dysfonctionnements privant les opérateurs du secteur de précieuses opportunités. L'AGC a été tenue en présence de membres fondateurs, notamment des professeurs d’université, des professionnels de santé, des représentants des autorités et des experts en industrie pharmaceutiques. Le bureau élu se compose comme suit : Président : Rachid Lamrini Vice président : Choukri Hakkou Secrétaire général : Mohamed Meiouet Secrétaire général adjointe : Meriem Ouazzani Trésorier : Youssef Khayati Assesseurs : Meriem Benomar, Wadie Zerhouni, Amine Cheikh et Houda Sefiani. Version en anglais (PDF)

Abderrahim DERRAJI - 12 mars 2019 17:55
L’OMS s’engage dans des réformes radicales

Dans un communiqué du 6 mars 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé une batterie de réformes visant à  la moderniser afin qu’elle puisse être plus efficace et particulièrement dans le domaine de la santé publique. Ces mutations ont pour objectif d’aider tous les pays à atteindre les ambitieuses cibles du «triple milliard» qui sont au cœur du plan stratégique de l’OMS pour les cinq prochaines années. Il s’agit d’un milliard de personnes supplémentaires bénéficiant de la couverture sanitaire universelle (CSU); un milliard de personnes supplémentaires mieux protégées face aux situations d’urgence; et un milliard de personnes supplémentaires bénéficiant d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être. Cette réforme prévoit la mise en place de l’Académie de l’OMS, une école à la pointe du progrès qui offrira de nouvelles possibilités d’apprentissage aux membres du personnel et aux professionnels de la santé publique partout dans le monde. L’OMS prévoit également l’établissement d’une nouvelle Division chargée de la préparation aux situations d’urgence, un nouveau Département chargé de la santé numérique et une nouvelle Division du Scientifique en chef. Ces mesures ont été définies à l’issue d’une longue période de consultations avec les membres du personnel et ont été mises au point par le Groupe de la politique mondiale de l’OMS, composé du Directeur général et des six Directeurs régionaux: la Dre Matshidiso Moeti (Directrice régionale de l’Afrique), la Dre Carissa Etienne (Directrice régionale des Amériques), la Dre Poonam Khetrapal Singh (Directrice régionale de l’Asie du Sud-Est), la Dre Zsuzsanna Jakab (Directrice régionale de l’Europe), le Dr Ahmed Al-Mandhari (Directeur régional de la Méditerranée orientale) et le Dr Takeshi Kasai (Directeur régional du Pacifique occidental). Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS a précisé que l’OMS devait changer d’état d’esprit pour rechercher et instaurer des partenariats qui permettent d’exploiter l’ensemble des atouts de la communauté sanitaire mondiale – dans le secteur public comme dans le secteur privé.  

Abderrahim DERRAJI - 12 mars 2019 17:22
Conseil de l’Ordre Algérien : les pharmaciens doivent assurer un service minimum

Dans un communiqué du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens daté 10 mars 2019, le président de cette instance a rappelé que l’Algérie vit un moment fort de son histoire et qu’une grande partie des algériens et particulièrement les jeunes expriment à travers une mobilisation sans précédent leur soif de liberté et de démocratie en rejetant la corruption et l’arbitraire. «Beaucoup d’entre nous se sont joints personnellement et humblement à ce mouvement en participant activement aux différentes mobilisations» a indiqué le président du Conseil. Et d’ajouter «  Nous rappelons que notre institution ordinale n’a pas vocation à intervenir dans le champs politique et encore moins à exercer une quelconque autorité sur les convictions des pharmaciens ». Le président rappelle toutefois que les pharmaciens d’officine, les biologistes et les pharmaciens hospitaliers doivent s’assurer qu’un service minimum ou un tour de garde est assuré. Courrier du Conseil

Abderrahim DERRAJI - 10 mars 2019 18:29
Chose promise, chose due !

«La pharmacie est l’un des maillons forts de notre système national de santé. Il joue un rôle important dans la santé publique. La place des pharmaciens fait partie des priorités de notre politique. Les pharmacies occupent un espace de santé disponible sur tout le territoire même dans les coins les plus reculés. Ce qui est une grande opportunité pour le conseil, l’éducation sanitaire et thérapeutique. Le pharmacien joue également un rôle complémentaire essentiel au service de la santé publique et des programmes du ministère. Votre contribution dans la prévention, la lutte contre les mésusages des médicaments et la pharmacovigilance n’est pas à démontrer». C’est en ces termes que le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a introduit l’allocution qu’il a prononcée lors de la séance inaugurale du Salon Officine Expo qui s’est tenu le 1er et le 2 mars 2019 à Marrakech. Il a également rappelé, et à juste titre, le rôle joué par les pharmaciens dans les grandes campagnes de santé publique notamment le programme national de lutte contre les maladies diarrhéiques, la promotion de l’allaitement maternel et la contraception en relais des prescriptions initiales. Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), Dr Hamza Guedira, a, pour sa part, prononcé un discours plutôt optimiste tout en rappelant la «véritable traversée du désert» que les pharmaciens ont eu à subir avec les différents gouvernements qui se sont succédés. Le président du CNOP a également affirmé que le médicament était devenu «un instrument politique et son prix un levier social : baisser, baisser et rebaisser les prix des médicaments et profiter d’effets d’annonces tonitruantes !» Et d’ajouter : «Depuis l’arrivée de notre ministre Mr Anas Doukkali à la tête du ministère de la Santé, nous pouvons affirmer que la Pharmacie connaît un nouveau souffle. Nous avons retrouvé l’écoute qui nous manquait, une volonté de dialogue et la mise en place de solutions nécessaires, nous retenons en particulier les termes de Mr le ministre lors de la réunion la semaine dernière avec les industriels et distributeurs où il s’est engagé à assurer l’environnement idoine pour permettre à notre industrie pharmaceutique de retrouver la place de choix qui est la sienne, en particulier sur le plan continental.» Le ministre de la Santé semble très réceptif aux doléances formulées par les pharmaciens et les autres opérateurs du secteur au sujet du décret de fixation des prix des médicaments, texte qui n’a pas fait l’objet d’aucune étude d’impact sérieuse. Depuis 2013, les pharmaciens assistent désarmés à une dégringolade de leur chiffre d'affaires. L’augmentation du volume des ventes qui aurait dû être induite par les baisses des prix des médicaments, n’a été qu’un argumentaire utilisé par le prédécesseur d'Anas Doukkali pour faire passer la pilule ! Le ministre attend les résultats d’une étude d’impact de l’application du Décret de fixation des prix sur le secteur qui est menée actuellement par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). La logique voudrait que les résultats de cette étude soient suivis de la mise en place d’un système de fixation de prix plus juste et qui plus est ne sacrifie pas l’accessibilité et la qualité des médicaments à l’autel d’une recherche de prix de plus en plus bas. Le ministre a également promis aux pharmaciens de mettre en place des mécanismes pour que le circuit légal de distribution des médicaments soit respecté, comme il s’est engagé à œuvrer pour accélérer la publication de nombreux textes attendus par les pharmaciens. Seulement, les pharmaciens habitués aux promesses non tenues versent de moins en moins dans les satisfecit et attendent que le ministre de la Santé mette à exécution au moins une partie de ses promesses avant le 4 juillet 2019, date de l'inauguration du FPI qui se tiendra à  Marrakech.

Abderrahim DERRAJI - 10 mars 2019 16:44
Forum africain sur la qualité : l’Agence africaine du médicament attend 15 signatures

La ville de Marrakech a abrité, du 26 février au 1er mars 2019, la deuxième édition du Forum africain sur la qualité des médicaments. Ce conclave, qui a été organisé en collaboration avec l'Agence du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et avec le soutien du gouvernement marocain, a réuni les hauts responsables des institutions œuvrant dans l’harmonisation des réglementations pharmaceutiques sous l’Union africaine (UA) ainsi que la commission de l’UA et des instances internationales à l’instar de l’OMS, l’EDQM (European Directorate for the Quality of Medicines), l’USP (United States Pharmacopeia), l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international). Au total, 46 pays ont été représentés, dont 42 nations africaines. Ce Forum a eu pour objectif de développer et renforcer la capacité des pays africains à contrôler la qualité des médicaments et à les surveiller après la mise sur le marché régional. «Notre devoir est de veiller à la sécurité des citoyens en les approvisionnant en produits de qualité et d’usage sûr», a affirmé le ministre de la Santé dans une allocution qu’il a prononcée le samedi 2 mars en présence de tous les participants à ce Forum. Il a ajouté : «Les autorités nationales de contrôle et de régulation qui ont en charge de veiller sur la qualité des produits de santé commercialisés dans les différents pays et d’en garantir l’usage ont un rôle majeur. L’harmonisation du contrôle de la qualité des médicaments et de leur surveillance après commercialisation en tant que fonctions réglementaires clés en est encore à ses débuts. Par conséquent, nous devons unir toutes nos forces, partager nos meilleures pratiques, promouvoir la coopération dans les activités de contrôle de la qualité, réduire les doubles emplois, favoriser la consolidation des ressources et contribuer au maintien des activités de contrôle de la qualité des produits médicaux dans tous les pays africains.»   Le ministre de la Santé a également exhorté les participants à cette rencontre à sensibiliser les autorités sanitaires sur l’importance de ratifier le traité de création de l’Agence africaine des médicaments adopté par l’Union africaine à Addis Abeba. Ce traité doit être ratifié par au moins 15 pays pour que l’Agence africaine du médicament puisse voir le jour. Il a conclu son discours en affirmant l'engagement du gouvernement marocain à contribuer à la formation de compétences dans le domaine du contrôle de la qualité des médicaments et de la surveillance post-marketing.

Abderrahim DERRAJI - 10 mars 2019 16:16
Le THS de la ménopause peut être à l’origine de la maladie d’Alzheimer

D’après une étude finlandaise publiée dans «The British Medical Journal», le traitement des troubles de la ménopause par administration d’un traitement hormonal de substitution (THS) par voie orale pendant plus de dix ans serait à l’origine d’une augmentation du risque de survenue de la maladie d'Alzheimer. Ces chercheurs ont mené leur étude sur 170.000 femmes ménopausées. Chez 84.739 d’entre elles, la maladie d’Alzheimer avait été diagnostiquée entre 1999 et 2013. Ces résultats ont été comparés avec un groupe contrôle constitué de femmes d’un âge et d’une origine géographique comparables. Les femmes ayant utilisé un THS oral présentent un sur-risque de 9 à 17% de développer la maladie d’Alzheimer versus le groupe contrôle. Ceci est valable pour toutes les molécules utilisées. D’après les auteurs de cette étude, les femmes dont le traitement a été initié avant l’âge de 60 ans encourent une augmentation du risque, associée à une exposition hormonale de plus de 10 ans. L’âge à l’initiation du traitement semble ne pas être déterminant dans l’accroissement du risque, mais bel et bien la durée de l'exposition au traitement. L’utilisation de l’estradiol exclusivement en administration vaginale n’interfère pas sur le risque de développer la maladie d'Alzheimer.  

Abderrahim DERRAJI - 10 mars 2019 16:01
Aucun lien entre le ROR et l'autisme

Selon une étude réalisée sur les enfants nés au Danemark de mères danoises entre 1999 et 2010, il n’y a pas de risque d’augmentation d’autisme lié au ROR (vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole). Les auteurs de cette étude publiée dans «Annals of Internal Medicine» ont suivi près de 660.000 enfants. Chez 6.500 d'entre eux, l’autisme a été diagnostiqué. Cette étude révèle que les enfants qui avaient été vaccinés étaient 7% moins susceptibles que les autres de souffrir d'autisme. Le risque d'autisme augmentait de 17% chez les enfants qui n'avaient pas été vaccinés. Par ailleurs, les chercheurs ont indiqué que les enfants qui comptaient des cas d'autisme dans leur fratrie voient leur risque multiplié par sept. Cette étude vient confirmer de multiples études, dont une publiée en 2004 par des chercheurs de l'Université McGill qui ont assuré au fil des ans qu'il n'y a aucun lien entre le vaccin ROR et l'autisme. Depuis la publication d’une étude en 1998 dans le journal «The Lancet» et qui a conclu à un lien entre le vaccin et l’autisme, l’inquiétude s’est emparée de nombreux parents. Cette situation préoccupe l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour qui la réticence vis-à-vis de la vaccination représente l'une des 10 plus grandes menaces à la santé publique. Et c’est ce qui explique la recrudescence des cas de rougeole en Europe qu’aux États-Unis.

Abderrahim DERRAJI - 10 mars 2019 15:58
Les immunosuppresseurs seraient associés à un risque de cancer de la peau

D’après un article publié dans la revue « Jama Dermatology », des chercheurs irlandais ayant analysé les taux de cancer chez 3 821 receveurs d’une greffe de rein suggèrent que le risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) chez ces greffés pourrait être lié aux médicaments antirejet qui leur sont administrés. Ces chercheurs ont constaté que les périodes de traitement avec greffe fonctionnelle étaient associées à une incidence plus élevée de diagnostics de CPNM que les périodes d’échec de greffe.   D’après ces auteurs ces résultats « servent à mettre en évidence l’importance de la surveillance continue du cancer durant les périodes d’échec de greffe chez les receveurs d’une greffe de rein »

Abderrahim DERRAJI - 08 mars 2019 11:48
La FDA donne son feu vert pour la mise sur le marché de l’eskétamine

Les patients souffrant de graves dépressions aux État-Unis auront bientôt à leur disposition un nouveau médicament à base d'eskétamine. Cette nouvelle molécule qui se présente sous forme de  spray nasal est indiquée chez les patients adultes qui ne répondent pas aux médicaments disponibles actuellement sur le marché. Cette nouvelle spécialité pharmaceutique commercialisée sous la désignation SPRAVATO® par le laboratoire Janssen est administré une ou deux fois par semaine, et eu égard aux evénements indésirables possibles, SPRAVATO® ne peut être administré que sous surveillance médicale . "C'est une évolution majeure dans le traitement de la dépression", souligne auprès de l'AFP le docteur Pierre de Maricourt, chef de service de l'hôpital Sainte-Anne à Paris. Ce praticien a participé à deux des essais cliniques de phase 3 financés par Janssen. Ces essais cliniques ont concerné des malades souffrants de dépression résistante aux antidépresseurs habituels et des patients déprimés présentant des risques imminents de suicide. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS) quelque 300 millions de personnes vivent avec une dépression, maladie handicapante  souvent sous-estimée ou confondue avec une déprime passagère.

Abderrahim DERRAJI - 06 mars 2019 17:46