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MINIRIN

Minirin Spray 10 microgrammes / dose : Rappel de lots Abderrahim DERRAJI - 10 juillet 2020 22:12
Minirin Spray 10 microgrammes / dose : Rappel de lots

Les Laboratoires Ferring procèdent, par mesure de sécurité, au rappel de lots de la spécialité pharmaceutique MINIRIN SPRAY 10 microgrammes / dose solution endonasale flacon pulvérisateur de 25 doses – boite unitaire.

Ce rappel de lots effectué à l’échelle internationale fait suite à la découverte de résultats de teneur de desmopressine non-conformes sur quelques échantillons maison.

Au Maroc, le rappel concerne actuellement tous les lots de cette spécialités au niveau des pharmacies d’officine, des grossistes, des hôpitaux et des cliniques.

Les laboratoires Sothema demandent l’arrêt de l’utilisation et la vente de tous les lots de Minirin Spray et de retourner l’ensemble des stocks aux fournisseurs habituels. 

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PHARMACOPÉE MAROCAINE TRADITIONNELLE

Vient de paraître : LA PHARMACOPÉE MAROCAINE TRADITIONNELLE Jamal Bellakhdar - 10 juillet 2020 20:07
Vient de paraître : LA PHARMACOPÉE MAROCAINE TRADITIONNELLE

Jamal Bellakhdar - LA PHARMACOPÉE MAROCAINE TRADITIONNELLE – MÉDECINE ARABE ANCIENNE ET SAVOIRS POPULAIRES, 2ème édition augmentée

2 Volumes, format 192 mm x 284, 1370 pages, 1339 photos  (27 photos N & B + 1312 photos couleur) couverture polychrome plastifiée, Casablanca, Editions Le Fennec, 2020,

 ISBN 978-9920-755-22-1

 

Volume 1  (partie générale + index + bibliographie + planches): 342 pages N & B  + 50 planches couleur, soit un total de 392 pages

Volume II (catalogue + planches) : 776 pages + 202 planches couleur, soit 978 p.

*

Cet ouvrage est une seconde édition augmentée d’un titre paru la première fois en 1997. Par rapport à la première édition, la nouvelle livraison contient 30% de données supplémentaires résultant de nouvelles enquêtes de terrain réalisées par l’auteur entre 2004 et 2017. Il est donc le fruit de près de 40 années de recherches sur la médecine traditionnelle communément utilisée de nos jours par les populations marocaines et toujours très vivante dans les campagnes et dans les villes, comme l’atteste le nombre important de tradipraticiens en exercice, des produits de la pharmacopée locale et des usagers de celle-ci.   

Ce système thérapeutique populaire se caractérise par une fusion remarquable entre une tradition locale tirant l’essentiel de ses ressources de l’environnement naturel et un savoir doctrinaire séculaire se rattachant à la médecine arabo-islamique classique. Son originalité vient aussi de sa réussite à fusionner en un seul corpus de connaissances des apports culturels de provenance diverses, notamment ceux des populations d’origine arabe et amazighe.

L’ouvrage présente l’intérêt d’étudier la pharmacopée traditionnelle marocaine sous plusieurs aspects : la botanique, la lexicologie, la petite histoire des produits, les usages traditionnels (médicinaux, cosmétiques, alimentaires, techniques, pastoraux, magiques, etc.), la chimie et la toxicologie. Une comparaison y est aussi établie entre les usages actuels et les prescriptions relevées dans diverses sources écrites arabes  anciennes.

Les compétences de l’auteur, ethnopharmacologue et ethnobotaniste averti, bon connaisseur de la culture de son pays et des pharmacopées traditionnelles des nations du Sud, font de ce recueil une somme considérable de données et d’informations susceptibles d’être utilisées par d’autres chercheurs, dans des travaux relevant de thématiques variées.

 

 

 

Au total, 1118 espèces utilisées dans les soins, d’origine végétale, minérale, animale ou industrielle, regroupées en 759 rubriques, ont été recensées. Pour chaque produit sont proposés :

• les noms scientifiques, français, arabes et amazighs (transcrits en caractères latins et arabes) ;
• des informations d’ordre botanique, historique et économique ;
• les usages traditionnels relevés sur le terrain et dans la littérature ;
• des données de chimie et de toxicologie ;
• un état comparatif par rapport aux sources écrites arabes.

Au nombre des textes arabes anciens consultés par l’auteur, l’examen attentif de cinq d’entre eux, produits par des auteurs maghrébins ou andalous, particulièrement bien renseignés sur les simples utilisés à leurs époques, a permis  de dresser, pour plusieurs de ces simples et de leurs usages, un état de l’évolution au cours de l’histoire du savoir traditionnel en matière de soins : il s’agit de la ‘Umdat at-tabîb du botaniste sévillan Abul-Khayr Al-Ichbilî (XIIe siècle), du Jami’ al-mufradat d’Ibn Al-Baytar (XIIIe siècle), de la Hadiqat al-azhar du médecin marocain Al-Wazir Al-Ghassanî (XVIe siècle), de la Tuhfat al-ahbâb, écrit par un auteur anonyme du Sud marocain (XVIe ou XVIIe siècle) et du Kechf er-rumûz du médecin algérien Abderezaq al-Jazairî (XVIIIe siècle).


Des index des noms  scientifiques (latins) et des vernaculaires arabes, amazighs et français (en caractères latins, arabes et diacrités) ainsi qu’un index thérapeutique et ethnobotanique viennent compléter ce compendium de données ethnopharmacologiques et ethnobotaniques..

L’ouvrage est destiné à tous ceux qui sont concernés par l’ethnobotanique, les pharmacopées traditionnelles, l’histoire de la médecine et de la pharmacie, les lexiques  naturalistes, l’anthropologie. Il  s’adresse aussi aux spécialistes et aux profanes qui s’intéressent au Maghreb,  au Monde arabe, aux traditions, au patrimoine immatériel des sociétés du Sud.

*

Jamal Bellakhdar, pharmacien, docteur en Sciences de la vie, est chercheur en ethnobotanique, ethnopharmacologie et anthropologie des techniques anciennes. ses enquêtes de terrain, menées à l’interface hommes/nature depuis de nombreuses années, l’ont conduit au cœur de la tradition maghrébine, avec une approche globale intégrant biodiversité et patrimoine culturel dans un même champ de recherches.

Auteur de nombreux ouvrages et articles, il a reçu à trois reprises le Prix Maroc du Livre (1979, 1997 et 2003) pour sa contribution honorable à la production scientifique nationale.

L’éditeur

Pour plus d’informations
Site des Éditions Le Fennec : www.lefennec.com
Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/jamal.bellakhdar

Pour vos commandes (Maroc et Étranger)

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tél +212 522 20 93 14/+212 522 20 92 68 GSM +212 661 89 64 83

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STÉRILITÉ

Plus de TVA sur les médicaments de la stérilité Abderrahim DERRAJI - 10 juillet 2020 16:15
Plus de TVA sur les médicaments de la stérilité

L’arrêté n° 1563-20 du 17 juin 2020 signé conjointement par le ministre de l’Économie et des Finances et le ministre de la Santé a été publié au BO (Réf. : 3823) le 6 juillet au BO.

Cet arrêté dresse la liste des 31 médicaments indiqués dans la prise en charge de la stérilité qui ne seront assujettis, ni à la TVA, ni à la taxe sur l’importation

Médicaments concernés :

ANDRIOL TESTO, Capsule  
https://medicament.ma/medicament/andriol-testocapsule-capsule/

ANDROTARDYL 250 MG / ML, Soluté injectable 
https://medicament.ma/medicament/androtardyl-250mgml-solute-injectable/

CLOMID 50 MG, Comprimé
https://medicament.ma/medicament/clomid-50-mg-comprime/

COLPRONE 5 MG, Comprimé
https://medicament.ma/medicament/colprone-5-mg-comprime/


DANATROL 200 MG, Gélule [Non commercialisé]
https://medicament.ma/medicament/danatrol-200-mg-gelule/

DOSTINEX 0,5 MG, Comprimé
https://medicament.ma/medicament/dostinex-05-mg-comprime-2/


DOSTINEX 0.5 MG, Comprimé
https://medicament.ma/medicament/dostinex-05-mg-comprime/

DUPHASTON 10 MG, Comprimé pelliculé
https://medicament.ma/medicament/duphaston-10-mg-comprime-pellicule/

DUPHASTON 10 MG, Comprimé pelliculé
https://medicament.ma/medicament/duphaston-10-mg-comprime-pellicule-2/

ENDOGEST 2MG, Comprimé [Non commercialisé]
https://medicament.ma/medicament/endogest-2mg-comprime/

ESTROFEM 2 MG, Comprimé pelliculé sous distributeur journalier
https://medicament.ma/medicament/estrofem-2-mg-comprime-pellicule-sous-distributeur-journalier/

FOSTIMON 75 UI / ML, Poudre pour solution injectable [Non commercialisé]
https://medicament.ma/medicament/fostimon-75-ui-ml-poudre-pour-solution-injectable/

GESTEL 100 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/gestel-100-mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale/

GESTEL 100 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/gestel-100-mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale-2/

GESTEL 200 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/gestel-200-mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale/

GONAL-F 75 UI
https://medicament.ma/medicament/gonal-f-75-ui/

LUVERIS 75 U.I
https://medicament.ma/medicament/luveris-75-u-i/

MENOPUR 75 UI + 75 UI , Poudre + Solvant
https://medicament.ma/medicament/menopur-75-ui-75-ui-poudre-solvant/

METRINELLE 2 MG, Comprimé
https://medicament.ma/medicament/metrinelle-2-mg-comprime/

ORGALUTRAN 0,25 MG / 0,5 ML, Solution Injectable [Non commercialisé]
https://medicament.ma/medicament/orgalutran-025-mg05ml-solution-injectable/

OVITRELLE 250 µg / 0,5 ml, Solution injectable
https://medicament.ma/medicament/ovitrelle-250-%c2%b5g05-ml-solution-injectable/

PARLODEL 2,5 MG, Comprimé [Retiré du marché]
https://medicament.ma/medicament/parlodel-25-mg-comprime/

PROJEVA 100 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/projeva-100-mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale/

PROJEVA 100 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/projeva-100-mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale-2/

PROJEVA 200 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/projeva-200mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale-2/

PROJEVA 200 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/projeva-200mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale/

PROLIFEN 50 MG, Gélule
https://medicament.ma/medicament/prolifen-50-mg-gelule/

PUREGON 50 UI / 0,5 ML IM ou SC, Solution injectable
https://medicament.ma/medicament/puregon-50ui05ml-im-ou-sc-solution-injectable/

U-GESTAN 100 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/u-gestan-100-mg-capsule-molle-orale-ou-vaginale/

UTROGESTAN 100 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/utrogestan-100-mg-capsule/

UTROGESTAN 200 MG, Capsule molle orale ou vaginale
https://medicament.ma/medicament/utrogestan-200-mg-capsule/

VISANNE 2 MG, Comprimé
https://medicament.ma/medicament/visane-comprimes/

 

 

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BEDAQUILINE

Tuberculose : baisse de prix de la bédaquiline Abderrahim DERRAJI - 09 juillet 2020 17:34
Tuberculose : baisse de prix de la bédaquiline

Le laboratoire Johnson & Johnson vient d'annoncer la baisse du prix de Sirturo, un antituberculeux à base de bédaquiline.

En effet, le groupe américain va mettre Sirturo à la disposition du partenariat international Halte à la tuberculose au prix de 340 dollars (3278,45 MAD) par traitement de six mois dans 135 pays, au lieu de 400 dollars (3857 MAD).

Cette réduction de prix très attendue par les ONG, "devrait permettre à davantage de personnes atteintes de formes multirésistantes de tuberculose d'accéder à ce médicament salvateur", a indiqué Médecins sans frontières dans un communiqué.

Cette ONG a également précisé dans le même communiqué que l'accord allait permettre de baisser le prix de la bédaquiline à 1,50 dollar (14,50 MAD) par jour, un montant qu'elle estime encore trop élevé. Cette ONG avait mené une compagne internationale pour que le traitement journalier par ce médicament ne dépasse pas 1 dollar dans les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire.

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COVID-19

Mieux vaut prévenir quand on ne peut pas guérir ! Abderrahim DERRAJI - 05 juillet 2020 22:55
Mieux vaut prévenir quand on ne peut pas guérir !

D’après l’agence Reuters, le nombre de cas confirmés de contamination par le Sars-CoV-2 a atteint, le vendredi 3 juillet, 11 millions. Quelque 520.000 malades ont été emportés par ce virus depuis le déclenchement de la pandémie. D’après les chiffres fournis par l'Université Johns Hopkins, vendredi dernier, les États-Unis ont comptabilisé, à eux seuls, 57.683 nouvelles infections. Les États-Unis restent de loin le pays le plus affecté au monde par la Covid-19. Le nombre total des cas diagnostiqués avoisine quelque 2,8 millions.

La situation se complique également en Amérique du Sud. Le nombre de cas a atteint 2,7 millions. Elle dépasse de ce fait l’Europe, même si en termes de létalité, le Vieux Continent vient en tête avec 200.000 décès, suivi de l’Amérique du Nord et de l’Amérique latine avec respectivement 137.421 et 121.662 décès.

Les autres continents n’ont pas été épargnés. L’Inde, le deuxième pays le plus peuplé du monde, a diagnostiqué 22.000 cas supplémentaires en une seule journée. Cela porte le nombre total des Covid-19+ à 640.000 avec 18.000 décès liés au Covid-19. L'Inde est devenue le nouvel épicentre de la pandémie en Asie puisque la Chine n’a diagnostiqué que 3 nouveaux cas vendredi dernier. D’après les autorités sanitaires, le nombre total de personnes atteintes par le coronavirus a atteint 83.545 avec 4.634 décès depuis le début de la pandémie.

En ce qui concerne les 3 pays du Maghreb, l’Algérie compte 15.500 Covid-19+ avec 946 décès, le Maroc 13.822  avec 232 décès et la Tunisie 1.181 Covid-19+ avec 50 décès.

Au Maroc le nombre de cas évolue en dents de scie avec une augmentation des cas dans certaines régions où on a identifié des clusters notamment dans la région de Larache et de Safi. La nécessité impérieuse de relancer l’économie et le relâchement qui accompagne le déconfinement pourraient malheureusement, et à tout moment, effacer d’un trait de crayon tous les efforts consentis par le Royaume.

Malheureusement, le monde est désarmé face à ce virus qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Nous n'avons toujours pas de vaccin, ni de médicament qui s’est  particulièrement distingué par son efficacité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé samedi dernier qu’elle mettait officiellement un terme à l’étude de l’hydroxychloroquine et de l’association de lopinavir-ritonavir, comme traitements pour les patients infectés par le coronavirus. L’OMS estime que «Les résultats préliminaires montrent que l’hydroxychloroquine ou l’association de lopinavir-ritonavir ne réduisent pas ou très peu la mortalité des patients hospitalisés atteints par la Covid-19, par comparaison aux soins standards».

Quant au remdesevir, son prix particulièrement élevé justifie difficilement son maigre apport thérapeutique actuel. L’étude menée sur 1.063 patients qui lui a valu le feu vert de la FDA et de l’EMA a révélé que cet antiviral permet d’écourter de 4 jours en moyenne la durée d’hospitalisation des malades. Il n’a ni effet sur la mortalité, ni d’effet bénéfique chez les patients atteints d’une forme légère ou modérée du Covid-19.

En d’autres termes, la prévention reste, pour le moment, le seul moyen à notre portée et capable de nous protéger contre la Covid-19. Le défi actuel consiste à faire comprendre à une population qui sort d’un confinement de 90 jours l’importance de respecter les mesures de distanciation et surtout de garder des masques dans des régions où la température peut dépasser les 40 °C ?

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Autres articles

Fujifilm cède une partie de ses droits d’Avigan

Le groupe japonais Fujifilm a déclaré, mercredi dernier, avoir cédé les droits exclusifs mondiaux hors Japon, Chine et Russie de son médicament Avigan à deux groupes indiens : Dr Reddy’s et Global Response Aid (GRA). Bien que le montant de la transaction n’ait pas été révélé, Fujifilm percevra une somme forfaitaire ainsi que des royalties sur les ventes éventuelles de cet antiviral développé pour la prise en charge des grippes sévères. Cet antiviral fait actuellement l’objet d’un grand nombre d’essais cliniques afin d'évaluer son efficacité contre le nouveau coronavirus. Le gouvernement japonais s’apprêtait à autoriser sa commercialisation au Japon en tant que traitement contre le coronavirus, mais il a dû renoncer au mois de mai faute de résultats cliniques disponibles à cette date. À la fin du mois de mai, l’agence de presse japonaise Kyodo avait affirmé qu’Avigan n’avait pas démontré d’efficacité contre le coronavirus jusqu’à présent. Fujifilm a répliqué en annonçant qu’il ne s’agissait pas de résultats tirés de ses propres essais cliniques.

Abderrahim DERRAJI - 05 juillet 2020 22:53
Résultats positifs pour le vaccin anti-Covid-19 de Pfizer et BioNtech

En avril dernier, Pfizer et BioNtech ont entamé les essais cliniques de phase I/II pour tester un candidat-vaccin à base d'ARNm. 28 jours après l’administration de ce candidat-vaccin, tous les participants à l’essai présentaient un taux d’anticorps neutralisants dirigés contre la Covid-19 entre 1,8 et 2,8 fois supérieur au taux retrouvé chez des sujets ayant été au contact du virus. Suite à ces résultats encourageant, une étude mondiale de sécurité et d'efficacité de phase IIb /III sera conduite ce mois-ci afin de tester ce candidat-vaccin chez un grand nombre de sujets. L’effectif pourrait atteindre 30.000 personnes. Pfizer et BioNtech se préparent à produire jusqu'à 100 millions de doses du vaccin d'ici à la fin de 2020, et même 1,2 milliard de doses d'ici la fin de 2021.

Abderrahim DERRAJI - 05 juillet 2020 22:51
France : Certaines crèmes solaires destinées aux enfants contiendraient des «substances préoccupantes»

L’Association Wecf France et Agir pour l'environnement ont demandé, jeudi dernier, la saisine de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES - France) afin d’évaluer le rapport bénéfice/risque de certains ingrédients contenus dans les crèmes solaires pour enfants que les deux associations ont qualifiées de «substances préoccupantes». Les deux associations demandent «l'interdiction dans les produits pour enfants des ingrédients classés extrêmement préoccupants, dont des perturbateurs endocriniens et des nanoparticules : 4MBC, homosalate, octocrylène,   cyclypentasiloxane, cyclohexasiloxane, dioxyde de titane nanoparticulaire, phénoxyethanol notamment». Elles demandent également l’interdiction des substances parfumantes établies comme allergènes par contact chez l'humain qui, d’après ces associations, ne devraient plus être autorisées dans les produits pour enfants. Wecf France et Agir pour l'environnement réclament également «une enquête de la DGCCRF (répression des fraudes, ndlr) et de l'ANSM (Agence nationale du médicament et des produits de santé) portant sur le respect des obligations d'étiquetage des ingrédients nanoparticulaires dans les cosmétiques. Les deux associations demandent des «sanctions dissuasives en cas de violation de la réglementation». Sur les 71 produits solaires pour enfants analysés, les associations ont indiqué y avoir retrouvé 29 substances préoccupantes à des degrés divers. Suite aux déclarations des deux associations, la Fédération des entreprises de beauté (Febea) a déclaré que tous les ingrédients utilisés dans les produits de protection solaire respectent la réglementation cosmétique européenne en vigueur. Elle s’est également montrée prête à retirer de l'ensemble des produits cosmétiques certains ingrédients cités par l'étude et qui sont actuellement en cours de réévaluation. La Febea a également indiqué : «Lorsque des nanoparticules sont ajoutées dans le produit, le fabricant doit en faire mention sur l'emballage uniquement dans certains cas bien précis». Pour la Febea, «Il n'existe donc pas, comme le prétend l'étude, de fabricants qui ne respectent pas la loi».

Abderrahim DERRAJI - 03 juillet 2020 20:13
Les États-Unis font leur stock en remdesivir !

Le gouvernement américain a indiqué lundi dernier qu’il a acheté 92 % de l’antiviral remdesivir (Veklury®) qui sera produit par Gilead en juillet, août et septembre. La quantité acquise suffirait à traiter 500 000 patients. «Le président Trump a fait une affaire incroyable pour que les Américains puissent avoir accès au premier traitement thérapeutique autorisé contre la COVID-19», a déclaré le ministre de la Santé, Alex Azar. Le laboratoire Gilead a fixé le prix de Veklury® dans les pays développés à 2 340 dollars, le traitement (6 flacons) soit 390 dollars par flacon. Les assureurs privés américains paieront 3 120 dollars les 6 flacons. Cet antiviral a été approuvé aux États-Unis suite aux résultats d’un essai clinique mené sur 1063 patients qui a montré que ce traitement réduirait de quatre jours la durée de rétablissement des cas graves de Covid-19. Par contre, le remdesivir n’a pas eu d’effet sur le taux de mortalité et n’a montré aucun effet bénéfique chez les patients atteints d’une forme légère ou modérée du Covid-19. Ce traitement a également eu le 25 juin, le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA). D’après le porte-parole du Premier ministre britannique, le Royaume-Uni a également un stock suffisant de remdesivir et il en est de même pour l’Allemagne. D’après Gilead, des laboratoires auront également le droit de distribuer des génériques du remdesivir dans 127 pays en développement. Ils fixeront eux-mêmes les prix tant qu’aucun autre médicament ou qu’un vaccin n’est approuvé. Par ailleurs et comme l’a indiqué Farasat Bokhari, professeur d’économie à l’université d’East Anglia, le génériqueur Beximco du Bangladesh fabrique déjà le remdesivir en recourant à «la licence obligatoire» et probablement d’autre pays en feront de même. 

Abderrahim DERRAJI - 02 juillet 2020 19:57
Redmesivir : 2 340 dollars la cure !

Le PDG du groupe américain Gilead, Daniel O’Day, vient d’annoncer officiellement le prix de son médicament à base remdesivir (Veklury®) qui a obtenu le 25 juin le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA) dans la prise en charge du Covid-19. Veklury® sera vendu 2 340 dollars (22 789 MAD) les 6 flacons correspondant à 5 jours de traitement. Ce prix sera unique pour tous les pays développés. Gilead a également annoncé avoir signé avec des producteurs de médicaments génériques des accords pour permettre aux pays en développement d’acquérir ce médicament à un coût nettement inférieur à celui des pays développés. Les premiers résultats de l’étude menée par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) aux États-Unis ont révélé que cet antiviral permettrait de raccourcir d’en moyenne 4 jours le rétablissement des patients hospitalisés, ce qui permet, d'après le PDG de Gilead, de réaliser «une économie d’environ 12 000 dollars pour un patient américain». Daniel O’Day a indiqué : «Nous avons décidé de fixer le prix du remdesivir bien en dessous de ce montant afin de permettre un accès large et équitable et faire face au besoin médical de par le monde.» Pour rappel, l’utilisation du remdesivir chez 1063 patients hospitalisés atteints du Covid-19, a permis d'écourter la durée d’hospitalisation à 4 jours (en moyenne) mais n’a pas eu d’effet sur le taux de mortalité. Ce médicament n’a montré aucun effet bénéfique chez les patients atteints d’une forme légère ou modérée du covid-19 . 

Abderrahim DERRAJI - 30 juin 2020 17:12
Psychotropes au Maroc : psychiatre désemparé, pharmacien angoissé et malade stigmatisé...

L’Association des psychiatres d’exercice privé (APEP) a organisé, mercredi dernier, un webinaire sur le thème «La problématique de la prescription des médicaments psychotropes au Maroc». Pour animer ce séminaire virtuel, les organisateurs ont fait appel à trois psychiatres et autant de pharmaciens qui ont, deux heures durant, brossé un tableau des contraintes liées à la prescription et à la dispensation des psychotropes au Maroc. Tous les intervenants, sans exception, ont pointé du doigt l’obsolescence du cadre juridique régissant les psychotropes, notamment le Dahir du 2 décembre 1922 portant règlement sur l’importation, le commerce, la détention et l’usage des substances vénéneuses.   Hormis quelques rares actualisations, ce texte attend toujours une vraie refonte lui permettant de s’adapter aux attentes des professionnels de santé et aux besoins des patients, sachant que le Maroc est signataire de plusieurs conventions internationales dont certaines attendent toujours d’être transposées en droit national. Il suffit de consulter ce Dahir hérité du protectorat pour se rendre compte de ses nombreuses insuffisances. La plupart des molécules dont il fait référence ne sont plus utilisées de nos jours, et paradoxalement, ce texte de loi qui réglemente les psychotropes, ne comporte aucun article citant le terme «psychotrope». À l’obsolescence du cadre juridique vient s’ajouter l’absence d’outils permettant de sécuriser la délivrance des psychotropes comme l’ordonnance infalsifiable ou le dossier médical partagé qui est en vigueur dans la plupart des pays voisins. Les pharmaciens ne disposent pas non plus d’une liste officielle des psychotropes et encore moins des psychotropes détournés de leur utilisation. Conséquence prévisible : un climat de suspicion et une législation qui peuvent, en un clin d’œil, faire basculer le pharmacien du statut d’honorable professionnel de santé à celui de trafiquant de stupéfiant. Les officinaux sont, de ce fait, acculés à appliquer la loi à la lettre, ce qui impacte la compliance  aux traitements des patients qui n’arrivent pas à renouveler à temps leurs ordonnances. Pour éviter cette situation kafkaïenne, certains pays comme la France autorisent le pharmacien, sous certaines conditions, à renouveler les ordonnances de malades chroniques arrivées à expiration. Par ailleurs, la crise sanitaire actuelle et le confinement qui l’a accompagnée n’ont laissé aucun choix aux psychiatres qui ont eu recours aux techniques de l’information et de la communication pour transférer les ordonnances aux patients ou aux pharmaciens. Cette expérience devrait inciter les pharmaciens et les psychiatres à travailler ensemble pour trouver des solutions à même de garantir un transfert sécurisé des ordonnances empêchant ainsi la lutte contre le trafic et le mésusage d'entraver l’approvisionnement des vrais malades en psychotropes. Pour conclure, la problématique de la prescription et la dispensation des psychotropes ne peut être résolue qu’avec un cadre réglementaire efficient et adapté aux conventions internationales signées par le Maroc. La collaboration entre les psychiatres et les pharmaciens est primordiale, mais sans l'implication effective de l’administration et une vraie volonté politique, le Dahir de 1922 risque d'avoir de beaux jours devant de lui ! Lien du webinaire 

Abderrahim DERRAJI - 29 juin 2020 17:24
Marché du médicament : le Conseil de la concurrence pointe du doigt les dysfonctionnements du secteur

Lors de sa 7e session ordinaire organisée jeudi dernier, le Conseil de la concurrence a examiné et adopté à l’unanimité le projet d’avis relatif à la situation du marché du médicament au Maroc. Le diagnostic établi par les membres de ce Conseil pointe du doigt de nombreux dysfonctionnements que connaît le marché du médicament au Royaume. En ce qui concerne la vision stratégique future, le Conseil de la concurrence recommande l'élaboration d’une véritable politique nationale du médicament qui puisse répondre aux impératifs de la sécurisation de l’approvisionnement du Maroc en médicaments et dispositifs médicaux. Cette politique doit être en conformité avec les nouvelles priorités épidémiologiques de la population marocaine, comme elle doit prendre en considération le pouvoir d’achat des citoyens et la nécessité de garantir la qualité ainsi que le respect des normes sanitaires universelles. Le Conseil de la concurrence recommande au gouvernement de réunir les conditions permettant de bâtir un réel écosystème national du médicament, porté par une industrie pharmaceutique solide, un système national d’innovation et de formation approprié dans ce domaine, le tout construit à partir d’un nouveau modèle économique qui favorise la création de champions nationaux du médicament. Le Conseil de la concurrence recommande également la création d’un cadre institutionnel permettant de mobiliser et fédérer les synergies entre tous les intervenants du marché : les Autorités publiques compétentes, les régulateurs, des organismes gestionnaires, les industriels, les laboratoires, des médecins, les pharmaciens, les distributeurs de gros et de détail, les associations de consommateurs et les chercheurs… Le rapport adopté préconise également la mise en place de l’Agence nationale du médicament. Les membres du Conseil de la concurrence s'accordent sur la nécessité de repenser son pilotage institutionnel, ses missions et son cadre juridique, à la lumière des nouvelles données que connaît la problématique du médicament aujourd’hui. Cette Agence doit être dotée d’un Observatoire national des médicaments capable de générer des informations sur toutes les dimensions stratégiques de l’ensemble du secteur. Le Conseil de la concurrence estime qu’il est aussi important de reconsidérer le statut actuel de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) pour lui conférer une réelle autonomie de gestion et une indépendance effective vis-à-vis de la tutelle. Le Conseil de la concurrence insiste sur la nécessité de mener des réformes de structures portant sur la redéfinition des modalités d’organisation du marché du médicament, la refonte en profondeur du cadre juridique organisant ce marché et le développement de nouveaux leviers pour en améliorer la situation de la concurrence notamment en mettant en place les mécanismes garantissant la transparence du système de gestion et de régulation du secteur, notamment au niveau de l'attribution des AMM, la gestion transparente des marchés publics, les modalités de fixation des prix, le contrôle de la qualité, la protection des brevets, et le contrôle maîtrisé des importations.

Abderrahim DERRAJI - 29 juin 2020 17:22
Une dizaine de nouvelles AMM et 138 baisses de prix des médicaments.

L’arrêté du ministère de la Santé n° 1500.20 du 5 juin 2020 publié le 25 juin 2020 comporte les Autorisations de mise sur le marché (AMM) de 10 nouveaux médicaments : Kisqali, Tresoba, Zerbaxa, Droperidol, Tiova, Xycet, etc. Cet arrêté comporte aussi 138 nouvelles baisses de prix de médicament rendues possible grâce aux alignements de prix engendrés par la mise en application du Décret 2.13.852 lors des renouvellements quinquennaux des AMM. Ces baisses ont touché des spécialités de différentes classes thérapeutiques: antihypertenseurs, antibiotiques, antifongiques, corticoïdes, anticancéreux, normolipémiants, etc. Certains médicaments ont connu une forte baisse comme l’antinéoplasique Gazyva1000 MG / 40 ML dont le Prix public de vente (PPV) est passé de 39 772 à 25 900 DH et Fabrazyme 35 MG dont le PPV est passé de 38 140 à 35 486. Tous les génériques à base de fluconazole ont également connu une baisse puisque le prix de leur princeps le Diflucan a été revu à la baisse.

Abderrahim DERRAJI - 29 juin 2020 17:20
Covid-19 : 10 millions de cas confirmés à travers le monde

Le monde vient de franchir le cap de 10 millions de personnes contaminées par le Sars-CoV-2. Les États-Unis comptabilisent le plus grand nombre de sujets contaminés avec 2,5 millions de cas Covid-19+ et 125.000 décès. La plupart des pays continuent à compter leurs nouveaux cas, et même la Chine qu’on croyait tirée d’affaires recommence à enregistrer de nouveaux cas. Quelque 311 contaminations ont été enregistrées à Pékin. Quant à l'Europe, c'est pour le moment le continent qui a été le plus touché par la pandémie avec 2,6 millions de cas. L'Iran est le pays le plus affecté par le nouveau coronavirus au Moyen-Orient, le nombre de victimes a atteint quelque 10.508 morts. L'épidémie prend un nouveau tournant en Inde avec 500.000 personnes affectées par le Covid-19 et 18.500 cas rien que samedi dernier et en Amérique du Sud. Le Brésil est l’un des pays les plus touchés au monde. Les autres nations, comme la Bolivie, connaissent aussi une évolution inquiétante. Ce pays a atteint 30.000 sujets Covid-19+.

Abderrahim DERRAJI - 29 juin 2020 17:18
L’EMA : donne son feu vert au remdesivir dans la prise en charge du Covid-19

Par un communiqué du 25 juin, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué qu’elle a donné son accord pour une «Autorisation de mise sur le marché conditionnelle» au remdesivir chez les patients souffrant d’une forme grave du covid-19.  Le remdesivir qui a été initialement développé pour la prise en charge des fièvres virales d'Ebola et de Marburg, agit directement sur le génome du virus en l'empêchant de se multiplier et d’infecter plusieurs organes. L’EMA recommande l’utilisation de cet antiviral dans la prise en charge des adultes et des adolescents à partir de 12 ans atteints du Covid-19, souffrant de pneumonie et ayant besoin d’un supplément d’oxygène.   Cette autorisation fait suite à une étude réalisée aux États-Unis, en Europe et en Asie par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses et par le laboratoire Gilead. L’utilisation du remdesivir chez 1063 patients hospitalisés atteints du Covid-19, a  permis d'écourter la durée d’hospitalisation à 4 jours (en moyenne).  L'EMA a cependant indiqué que cet antiviral n’a pas eu d’effet sur le taux de mortalité. Plus que ça son effet bénéfique n’a pas été observé chez les patients atteints d’une forme légère ou modérée du covid-19 .  L’Agence européenne conditionne cette autorisation par la mise à sa disposition des données supplémentaires sur la qualité du médicament, les données finales sur la mortalité d’ici août 2020 et les rapports finaux des études sur ce médicament d’ici décembre 2020. La recommandation de l’EMA étonne certains infectiologues à l’image de Djillali Annane, chef de service en réanimation à l’hôpital de Garches qui trouve cette décision prématurée.  Cette décision ne deviendra effective qu'après son aprobation par la Commission européenne. 

Abderrahim DERRAJI - 26 juin 2020 18:48