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PROJET
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Loi n°…. relative à l’Ordre national des pharmaciens

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Présenté par M. Rachid Lamrini lors du 10ème Congrès A3P

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DYSFONCTION ERECTILE

La dysfonction érectile serait associée un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2018 12:14
La dysfonction érectile serait associée  un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires

Une étude publiée dans la revue de l'American Heart Association "Circulation" , confirme la suspicion d'un lien entre la dysfonction érectile et un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires.

Les auteurs de cette étude ont suivi, quatre années durant, plus de 1900 hommes âgés de 60 à 78 ans. Les personnes ayant signalé des problèmes d'érection avaient deux fois plus de risques d'être victimes de crises cardiaques, arrêts cardiaques, morts subites ou accidents vasculaires cérébraux (AVC) mortels et non mortels que les hommes n'ayant pas présenté une dysfonction érectile.

D’après cette étude, 6,3 % des hommes ayant eu un dysfonctionnement érectile ont également rencontré des problèmes cardiovasculaires. Chez le deuxième groupe, seul 2,6 % ont eu des problèmes cardiovasculaires. D’où la nécessité d’accorder une attention particulière aux hommes d’âge mur se plaignant de troubles d’érection.

Pour Michael Blaha, principal auteur de l'étude, l'apparition de troubles d’érection devrait inciter les hommes à faire une évaluation complète de leur santé cardiovasculaire.

Ces travaux rappellent que les maladies cardiovasculaires et les troubles de l'érection partagent des facteurs de risque communs comme l'obésité, l'hypertension, le tabagisme ou encore le diabète. 

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VALPROATE

Valproate : renforcement des conditions de prescription et de délivrance en France Abderrahim DERRAJI - 13 juin 2018 16:08
Valproate : renforcement des conditions de prescription et de délivrance en France

Le valproate et ses dérivés sont désormais contre-indiqués en France chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, exception faite des cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives médicamenteuses.

Cette restriction de l’ANSM a pour but d’éviter la tératogénicité de cette molécule. En effet,  les enfants exposés pendant la grossesse aux médicaments à base de valproate ou ses dérivés présentent un risque élevé de malformations congénitales  ainsi qu’un risque accru de troubles graves du développement.

La prescription initiale annuelle du valproate  est désormais réservée en France aux neurologues, psychiatres et pédiatres et doit faire l’objet d’un accord de soins entre ce médecin spécialiste et la patiente et/ou son représentant légal. Le renouvellement de la prescription au cours de l’année reste possible par tout médecin.

 

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PALUDISME

Le Paraguay débarrassé du paludisme Abderrahim DERRAJI - 12 juin 2018 13:08
Le Paraguay débarrassé du paludisme

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient d’annoncer que le Paraguay n’a plus enregistré  de nouveau cas de paludisme depuis 2012. Il s’est vu, de ce fait, octroyé le statut de «pays exempt du paludisme».

Pour obtenir à ce résultat, le Paraguay qui comptabilisait, dans les années 1940, plus de 80.000 cas de paludisme par an, a mis en place plusieurs programmes qui lui ont permis de maitriser la propagation de ce parasite.

C’est ainsi que les autorités sanitaires ont mis à la disposition des citoyens, des touristes et  des migrants des traitements antipaludéens à titre gracieux. La surveillance a permis d’identifier les populations à risque. Il s’agit des militaires, des étudiants brésiliens qui suivent leurs leurs études au Paraguay et les ressortissants Paraguayens qui se déplacent en Afrique. Les patients appartenant à ces populations à risque ont bénéficié de tests de diagnostic rapide et de traitements prophylactiques.

Par ailleurs, le Paraguay a collaboré avec le Brésil et l’Argentine pour améliorer la surveillance et l’élimination des moustiques. Cette collaboration a permis d’élaborer une carte qui a mis en évidence la répartition géographique du vecteur responsable du paludisme. Grâce à ces efforts, les deux parasites les plus dangereux, le Plasmodium falciparum et le Plasmodium vivax, ont été observés pour la dernière fois, respectivement, en 1995 et 2011.
Pour consolider ce résultat, un plan de lutte a été lancé sur cinq ans. Ce plan consiste à mener des campagnes de sensibilisation de la population et à renforcer  les moyens de diagnostic et de traitement du paludisme. Ce plan doit être maintenu pour éviter la réintroduction de cette maladie.
10 pays pourraient à leur tour bénéficier du même statut que le Paraguay. Il s’agit de l’Algérie, le Belize ou encore le Costa Rica. L’Argentine et l’Ouzbékistan pourraient également obtenir le statut de « pays exempt du paludisme » d’ici la fin 2018.

Pour rappel, 216 millions de cas de paludisme ont été signalés en 2016 dans 91 pays, et plus de 445.000 personnes en sont mortes. 90% des victimes recensées résident en Afrique et essentielement en Afrique subsaharienne.

 

 

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GRÈVE

La grève des pharmaciens n’aura pas lieu ! Abderrahim DERRAJI - 11 juin 2018 07:29
La grève des pharmaciens n’aura pas lieu !

Dans un communiqué daté du 8 juin 2018, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM) a annoncé que la grève prévue pour le 27 juin 2018 a été suspendue.

Cette décision fait suite à la réunion que les membres de la FNSPM ont tenue, le 7 juin, avec Hicham Nejmi, secrétaire générale du ministère de la Santé (MS).

L’écrit de la FNSPM, qui se veut rassurant, a relaté l’ambiance qui a prévalu lors de cette rencontre ainsi que la volonté du secrétaire général du MS de répondre favorablement aux doléances formulées par les pharmaciens.

À la suite de cette réunion, un Conseil fédéral extraordinaire a eu lieu le 8 juin à la Maison du pharmacien de Hay Riad pour se pencher sur ces nouvelles données en vue de maintenir ou non la grève. Finalement, le Conseil a décidé de la suspendre.

On espère que l’administration ne va pas, une fois de plus, continuer à gagner du temps pendant que la profession est en train de vivre la pire crise de son histoire.
Affaire à suivre !

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DMP

Désignation du futur directeur de la DMP : le secteur retient son souffle ! Abderrahim DERRAJI - 11 juin 2018 06:59
Désignation du futur directeur de la DMP : le secteur retient son souffle !

Le ministère de la Santé a annoncé, le 8 juin 2018, l’ouverture de dépôt de candidatures pour plusieurs postes au sein de son département, dont celui de Directeur du médicament et de la pharmacie.


Pour pouvoir postuler à ce poste, le candidat doit remplir un certain nombre de conditions. Parmi celles-ci, il doit être de nationalité marocaine et ayant obtenu un doctorat en médecine, en pharmacie, en médecine dentaire ou un diplôme équivalent. Il doit également avoir une expérience de dix années dans le secteur public ou privé. Et seuls les candidats ayant occupé un poste de responsabilité de cinq ans et plus pourront convoiter cette direction.

Ce directeur, qui exerce ses prérogatives au titre d’un pouvoir qui lui est délégué par le ministre de la Santé, a toujours été pharmacien de formation et issu du secteur public, ce qui n’est plus le cas cette fois-ci. Ce fonctionnaire a la charge de diriger une structure qui joue un rôle primordial dans la régulation du secteur des médicaments et produits de santé. Cette Direction constitue également la clef de voûte de la politique pharmaceutique nationale et intervient dans la veille et la sécurité sanitaire.

La Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) a des missions sensibles comme l’évaluation des dossiers d’enregistrement des médicaments et des produits de santé et le contrôle da la mise en place des bonnes pratiques de fabrication au sein des établissements pharmaceutiques qu’elle suit et inspecte.

Aujourd’hui, le secteur attend, non sans inquiétudes, de connaître le nom du nouveau directeur, en espérant qu’il possède les compétences requises pour pouvoir faire face aux nombreux défis qui se dressent devant le secteur. Il doit être un vrai manager, crédible et indépendant, ferme et intransigeant, pour garantir la régulation du secteur. Il doit aussi être suffisamment diplomate pour pouvoir fédérer toutes les composantes du secteur autour d’une politique pharmaceutique nationale.

Le secteur passe aujourd’hui par une phase très délicate. La pharmacie d’officine est sur le point d’imploser. Les difficultés qu’endurent les pharmaciens, essentiellement en raison du défaut de régulation et des baisses des prix des médicaments, menacent lourdement la pérennité de la pharmacie.

Quant aux industriels et grossistes répartiteurs, bien que leurs intérêts ne convergent pas toujours, ils ont besoin d’être mieux accompagnés et d’avoir une Direction qui traite avec équité toutes les composantes du secteur. À l’instar de nos voisins de la Rive-Nord de la Méditerranée, cette direction doit être capable de garantir qualitativement et quantitativement des inspections en plaçant l’intérêt des usagers des médicaments au-dessus de toutes les autres considérations.

Ce nouveau Directeur, qui peut être issu du secteur public ou privé, ne peut faire l’économie de créer une vraie dynamique au sein de la DMP en impliquant toutes les compétences dont elle regorge. Il doit également être en mesure de mettre en place et de suivre le chantier de l’Agence nationale du médicament, une structure qui devrait être dotée des moyens humains et financiers lui permettant de mieux réguler et accompagner le secteur. Cette agence très attendue par les opérateurs du secteur permettra au Maroc d’être en phase avec l’évolution de la règlementation pharmaceutique africaine. Elle constituera, de ce fait, un élément clef dans la politique africaine du Royaume.

On ose espérer que des considérations politiques ou autres ne viennent pas imposer au ministre de la Santé ou à la commission, chargée de départager les candidatures, un profil plutôt qu’un autre. Les membres de cette commission n'auront que l’embarras du choix, charge à eux d’opter pour le profil le plus méritant et le plus prometteur, faute de quoi, ils risquent d’assigner le coup de grâce à un secteur qui a avalé pas mal de couleuvres!
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Autres articles

Nouveau service en France : Dépistage des mélanomes par les pharmaciens

Depuis le lundi dernier, les pharmaciens du réseau PharmaBest proposent le dépistage des grains de beauté qui se cancérisent. Ce nouveau service lancé, par ce réseau, après avoir obtenu le consentement du Syndicat national des dermatologue-vénéréologues (SNDV), est actuellement proposé par trois pharmacies (Marseille, Alès et Paris). 50 autres officines devraient prochainement proposer ce dépistage.  En pratique, la personne intéressée par ce service se rend à la pharmacie sans prendre de rendez-vous. Le pharmacien prend à l’aide d’un dermatoscope un cliché du grain de beauté en question avant de le transmettre à une plateforme où intervient des dermatologues. Ces derniers pourront faire leur diagnostic en fonction de la forme, la couleur et la taille du gain suspect. Le patient reçoit les résultats au bout de 15 jours. Ce service non remboursé par l'Assurance maladie ou les mutuelles complémentaires, est facturé 28 euros  pour le premier cliché et 14 euros pour chaque cliché supplémentaire.     

Abderrahim DERRAJI - 08 juin 2018 14:02
Le CHMP recommande l’Aimovig®

Le premier anticorps monoclonal indiqué dans la prévention de la migraine vient d’obtenir le feu vert du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne du médicament (EMA). Il s’agit du Aimovig® (erenumab), un anticorps monoclonal appartenant à une nouvelle classe de médicaments qui agit en bloquant l'activité du peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP), une molécule impliquée dans les crises de migraine. Ce médicament constituera une alternative thérapeutique très intéressante d’autant plus que les traitements existants s'attaquent surtout aux symptômes et réduisent la fréquence des migraines. Quant aux traitements prophylactiques existants, ils ont une efficacité variable et ils sont peu tolérés. Les bénéfices et la sécurité d'Aimovig® ont été étudiés dans deux essais cliniques impliquant 667 patients souffrant de migraine chronique et 955 avec migraine épisodique. Après trois mois de traitement, les patients souffrant de migraine chronique ont montré une réduction de 2,5 jours de migraine par mois en moyenne par rapport au placebo. Pour les patients souffrant de migraine épisodique, la réduction était de 1,3 ou 1,8 jour, selon la dose prise. Les évènements indésirables les plus fréquents ont été des réactions au site d'injection, la constipation, les spasmes musculaires et le prurit.   Ce nouveau traitement qui n’est indiqué que pour les patients qui ont au moins 4 jours de migraine par mois, se présente sous forme d’une solution injectable administrée une fois par mois. Les patients peuvent être formés pour s’auto-injecter Aimovig®. Cette recommandation du CHMP sera transmise à la Commission européenne qui devrait, à son tour, se prononcer au sujet de l’octroi d’une AMM européenne à ce produit. Après l’obtention de cette AMM, chaque État membre devrait décider du prix et du remboursement.

Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2018 08:20
Les pharmaciens des Hauts-de-France et d’Occitanie vont, à leur tour, vacciner contre la grippe dès l’automne prochain

Après la première expérience pilote menée en Auvergne-Rhône-Alpes et à la Nouvelle-Aquitaine, les pharmaciens de Hauts-de-France et d’Occitanie viennent d'être choisis pour vacciner leurs patients contre la grippe. Cette phase sera suivie de la généralisation de la vaccination dans les officines dès l’hiver 2019-2020. Les pharmaciens des deux nouvelles régions devront, comme l’a souligné la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) suivre des formations pour pouvoir vacciner. Reste à savoir si les nouvelles régions vont faire mieux que la région Auvergne-Rhône-Alpes où 63% des pharmaciens ont participé à la vaccination contre la grippe.  

Abderrahim DERRAJI - 06 juin 2018 15:00
Affaire des "viandes putréfiées" : la mise au point du CRPOS

Dans une mise au point datée du 5 juin 2018, Sâadia Motaouakkil, présidente du Conseil régional des pharmaciens d'officine du sud, a apporté un certain nombre d’éléments par rapport au dernier communiqué du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens au sujet de l’affaire des viandes putréfiées de la dernière fête d’Aïd Al Adha. Par cet écrit, la présidente du CRPOS qui a également pris part à la réunion tenue le 1er juin au ministère de l’Agriculture, a rappelé les éléments suivants :   - L’étude menée par l’ONSSA et présentée lors de la réunion du ministère de l’Agriculture a démontré que la dégradation de la viande observée est surtout due au recours par certains éleveurs et revendeurs à une alimentation inappropriée. Cette alimentation destinée à engraisser les moutons, renferme entre autres, de la fiente de volaille et certains médicaments notamment des anti-inflammatoires, des anabolisants et des contraceptifs oraux. La chaleur qui avait prévalu pendant la dernière fête de Aïd Al Adha et les mauvaises conditions de conservation des carcasses des animaux avaient aggravé la situation.   - Les médicaments vétérinaires ne sont quasiment plus dispensés par les pharmaciens d’officine. Ceci s’explique d’une part, par le fait que les vétérinaires cumulent paradoxalement la dispensation et la prescription des médicaments vétérinaires, et d’autre part, par les prix bas pratiqués par ces derniers du fait qu’ils bénéficient de remises importantes de la part des fournisseurs. Ceci met à mal la concurentiabilité des pharmaciens d’officine qui réalisent aujourd’hui des chiffres d’affaires insignifiants sur ce type de médicaments.   - Certains éleveurs et revendeurs sans scrupules se procurent les anabolisants en dehors du circuit pharmaceutique. Les anabolisants ne sont vendus en pharmacie qu’à titre exceptionnel. Ceci est facilement vérifiable auprès des grossistes-répartiteurs qui approvisionnent les 11.000 pharmacies du Royaume. Par contre, plusieurs souks hebdomadaires proposent des anabolisants et toutes sortes de produits illicites provenant des circuits parallèles. Tout en exhortant les pharmaciens à redoubler de vigilance vis à vis de tout achat suspect des produits incriminés, la présidente du CRPOS a, pour finir, rappelé que la la non maitrise du circuit de distribution des produits vétérinaires et les pratiques déviantes de certains éleveurs expliquent en grande partie la dégradation des viandes. Elle aussi loué la participation active des pharmaciens dans la planification familiale. Ces derniers ne peuvent, d'après Mme MOTAOUAKKIL être tenus pour responsables du mésusage des contraceptifs oraux.

Abderrahim DERRAJI - 05 juin 2018 22:33
Accès et qualité des soins de santé : les pays nordiques caracolent en tête

Les dernières données de l’étude sur la charge mondiale de morbidité publiées dans la revue «The Lancet» nous apprennent qu’on a assisté globalement à une amélioration de l’accès et la qualité des soins de santé à travers le monde entre 2000 et 2016. Ces résultats s’expliquent en grande partie par les avancées réalisées dans de nombreux pays à revenus faibles et intermédiaires en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. En 2016, c’est l’Islande qui arrive en tête avec un score de 97,1 points sur 100, suivi de la Norvège (96,6), des Pays-Bas (96,1), du Luxembourg (96,0), de la Finlande et de l’Australie (95,9 chacun). Quant aux pays au bas du classement, on trouve la République centrafricaine (18,6), la Somalie (19,0), la Guinée-Bissau (23,4), le Tchad (25,4) et l’Afghanistan (25,9). Par ailleurs, ces données révèlent que l’Éthiopie, le Rwanda, la Guinée équatoriale, la Birmanie et le Cambodge ont réalisé la meilleure progression contrairement aux États-Unis et à certains pays d’Amérique latine où on assiste à un ralentissement ou une stagnation au cours de la même période.  

Abderrahim DERRAJI - 05 juin 2018 11:58
Vicks VapoRub : Attention aux mésusages !

Vicks VapoRub qui est un médicament utilisé comme décongestionnant au cours des affections respiratoires banales, notamment les rhumes, la toux et les bronchites simples, est conseillé, à tort, par certains sites web pour traiter l’acné et les points noirs, pour atténuer la sécheresse vaginale, apaiser toutes sortes de douleurs, perdre du poids et même pour se protéger contre les moustiques. De ce fait, de nombreux internautes en quête de ces vertus insoupçonnées ont été victimes d’effets indésirables. Comme l’a indiqué le Centre régional de pharmacovigilance Nord-Pas-de-Calais (France) dans son dernier bulletin, 21 cas d’effets indésirables dus à un mésusage du Vicks VapoRub, dont 12 graves, ont été signalés à la Base nationale de pharmacovigilance. D’après P&G Pharmaceuticals, les 21 cas d’effets indésirables cités dans la brève du centre de pharmacovigilance du Nord-Pas-de-Calais, concernent des cas survenus entre 1990 et 2017 et sur les 5 dernières années. Durant cette période, 88 millions d’équivalent de doses de traitement ont été distribuées en France. Vicks VapoRub, qui est en vente libre dans les pharmacies, renferme des huiles essentielles d’eucalyptus, du camphre, du lévomenthol et du thymol qui sont des dérivés terpéniques connus pour leur toxicité neurologique. En cas d'administration supérieure aux doses préconisées ou de non respect des conseils d'utilisation, Vicks VapoRup peut être responsable d'agitation et de confusion chez les sujets âgés ou de risque de convulsions chez l'enfant. Par ailleurs, P&G Pharmaceuticals a informé notre rédaction qu’il a mis en place une veille et un suivi spécifique pour faire supprimer d’internet tous les articles colportant des utilisations hors indications de notre médicament et ce en étroite collaboration avec les autorités de santé. Notice patient 

Abderrahim DERRAJI - ARTICLE MIS À JOUR LE - 05 juin 2018 11:14
Putréfaction de la viande de mouton : et si le Minidril® n'y était pour rien ?

Le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêtsa a annoncé dans un communiqué qu’une réunion a eu lieu, le 1er juin 2018, en présence du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) accompagné de deux membres de son bureau. Cette réunion avait pour but de se pencher sur la dispensation des médicaments vétérinaires par les pharmaciens durant la période d’engraissage qui va précéder le prochain Aïd Al-Adha. Selon ce même communiqué, certains éleveurs utilisent, en toute illégalité, des substances pour accélérer l’engraissage des moutons avant de les mettre en vente. À la suite de cette rencontre dont l’objectif était d’éviter le phénomène de «putréfaction» des carcasses de moutons qui seront égorgés cette année, le CNOP s’est engagé à sensibiliser les pharmaciens à ne pas délivrer des médicaments vétérinaires comme des «anti-inflammatoires» sans une ordonnance du vétérinaire et de ne pas répondre favorablement à toute commande «d’anabolisants», de Minidril® ou d’un de ses équivalents. Le Conseil s’est engagé, par ailleurs, à inciter les pharmaciens qui reçoivent de telles commandes à en aviser l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (l’ONSSA) pour qu’il prenne les mesures qui s’imposent. Pour rappel, selon un communiqué officiel de l’ONSSA daté du 5 septembre 2017, les analyses microbiologiques effectuées l’année dernière par l’Office indiquaient que le changement de couleur et l’odeur qui se dégageait de la viande étaient dus à une contamination bactérienne de type pseudomonas et clostridies. La coloration superficielle de la viande était due aux pseudomonas. Quant aux clostridies, ils ont été à l’origine de la contamination profonde, provenant de l’appareil digestif de l’animal. Cette problématique bien réelle et inquiétante n’est que la partie visible de l’iceberg. En effet, l’appât du gain pousse certains éleveurs peu scrupuleux à recourir à toutes sortes d'aliments, médicaments et produits chimiques licites ou illicites pour soigner ou engraisser leurs animaux, sans nullement se soucier des graves conséquences qu’ils puissent avoir sur la santé des consommateurs. Faut-il encore le rappeler ? À part quelques exceptions, les pharmaciens ne délivrent presque plus de médicaments vétérinaires. Au Maroc, ce, sont les vétérinaires qui cumulent la prescription et la dispensation de ces spécialités pharmaceutiques. Le communiqué du président du CNOP qui a suivi la réunion avec le ministère de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, devrait suffire pour que les pharmaciens continuent à traquer tout usage déviant des contraceptifs oraux, anabolisants et anti-inflammatoires stéroïdiens durant les mois à venir. Cependant, on peut légitimement se demander si une telle mesure suffira, à elle seule, à mettre nos concitoyens à l’abri des «moutons putréfiés». Rien n’est moins sûr ! En effet, le recours à une alimentation non destinée initialement aux moutons, les trafics de médicaments vétérinaires de contrebande et l'usage inapproprié des médicaments risquent de perdurer. De même, la majorité des Marocains continuera à consommer, durant cette fête, la viande du mouton sans que celle-ci fasse l’objet d’un contrôle vétérinaire. N'est-il pas là le vrai danger ?

Abderrahim DERRAJI - 04 juin 2018 11:54
CODE INPE : OBLIGATOIRE!

À partir du 2 juillet prochain, les médecins du secteur public et du secteur privé auront l’obligation d’apposer leur code INPE sur les feuilles de soins pour les bénéficiaires de la CNOPS. Dans un courrier adressé par le CNOM (Réf. : 02644) aux présidents des conseils régionaux, le président rappelle que l’apposition de ce code est une obligation réglementaire découlant de l’application de l’article 25 du décret 2-05-733 du 18 juillet 2005. Cet article stipule que la feuille de soins doit comporter les prescriptions du médecin traitant et faire apparaître, notamment, l’identification du praticien.  

Abderrahim DERRAJI - 01 juin 2018 15:36
En dehors de l’acide folique associé aux vitamines B, les suppléments en vitamines et minéraux n’apportent aucun bénéfice cardiaque

Une revue de 179 recherches publiées en anglais de janvier 2012 à octobre 2017 a révélé que  les multivitamines, la vitamine D, le calcium et la vitamine C, les suppléments les plus courants, n’ont démontré aucun bénéfice dans la prévention des maladies cardiovasculaires (MCV), des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou des décès prématurés, mais qu’ils n’ont également entraîné aucun risque supplémentaire. Cette étude publiée dans la revue « The American College of Cardiology » a également révélé que les vitamines A, B6 et E, le bêta-carotène, le zinc, le fer, le magnésium et le sélénium n'ont aucun effet significatif sur les résultats liés aux MCV et la mortalité toutes causes confondues. D’après cette même étude, seul et les vitamines B associées à l’acide folique pouvaient réduire les MCV et les AVC. Trois essais contrôlés randomisés ont révélé que l’association de La niacine (vitamine B3) à libération prolongée à raison de 1 à 3 g par jour et une statine a été associée à une augmentation de 10 % de la mortalité toutes causes confondues. L’étude a aussi découvert que les mélanges d’antioxydants n’ont pas semblé apporter de bénéfice concernant les résultats liés aux MCV, mais bon nombre d’entre eux ont eu un effet légèrement délétère sur la mortalité toutes causes confondues. Les auteurs de cette étude ont conclu leur publication en incistant sur la nécessité d’une alimentation saine comportant des aliments riches en vitamines et en minéraux.

Rédaction pharmacie.ma - 01 juin 2018 12:08
Gardasil® : Une étude canadienne rassure !

Une étude canadienne financée par le ministère de la Santé et les instituts de recherche médicale canadiens a démontré que les jeunes filles vaccinées contre le papillomavirus ne courent pas de risque supplémentaire de développer une maladie auto-immune (MAI).  Cette études publiée dans le « Canadian Medical Association Journal » a fait appel à une cohorte rétrospective populationnelle. Mais au lieu de comparer les filles vaccinées et les filles non vaccinées comme ça a été le cas dans d’autres études, les auteurs ont préféré comparer les jeunes filles vaccinées pendant ou hors de leur période dite « d’exposition » au Gardasil®. Les auteurs de cette étude estiment que les autres travaux qui ont comparé des filles vaccinées versus des filles non vaccinées, comportent des biais quand les facteurs de risque sont largement inconnus ou difficiles à quantifier (comme la susceptibilité génétique), comme c’est le cas pour les MAI. En pratique, les auteurs ont exploité la base de données de l’Ontario, base constituée à la faveur d'une opération de santé publique proposant gratuitement le vaccin aux filles scolarisées en Grade 8 (âgées d’environ 13-14 ans). Parmi ces filles, 180.819 jeunes filles de 13,2 ans d’âge moyen (entre 12 et 17 ans) avaient reçu au moins une dose de Gardasil® (81,8 % d’entre elles ayant reçu les trois doses). 681 cas de MAI ont été diagnostiqués chez le groupe de jeunes filles vaccinées, dont 11,3 % (77 cas) sont survenus entre 7 et 60 jours après l’injection d’une dose de vaccin (c’est-à-dire pendant la fenêtre d’exposition), ce qui ne correspondait pas à un surrisque de MAI dans la période d’exposition post-vaccination.   Les auteurs de cette étude ont pris en considération 12 maladies auto-immunes : la polyarthrite rhumatoïde juvénile, le purpura thrombopénique immunologique, la paralysie de Bell, les MAI systémiques (lupus érythémateux, sclérose systémique, syndrome de Sjögren, dermatomyosite, polymyosite), la sclérose en plaques, la névrite optique, le syndrome de Guillain-Barré. Les chercheurs Canadiens estiment que leur méthodologie est plus fiable que celle utilisée dans les autres études et vient , de ce fait, confirmer la sécurité du vaccin HPV4.    

Abderrahim DERRAJI - 29 mai 2018 15:43