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Loi n°…. relative à l’Ordre national des pharmaciens

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RAPEL DE LOT

La DMP ordonne le rappel d'un lot d'ALTEC 2,5 MG Abderrahim DERRAJI - 24 septembre 2018 18:08
La DMP ordonne le rappel d'un lot d'ALTEC 2,5 MG

La Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) – Ministère de la Santé a ordonné, le 22 septembre 2018, le rappel du lot n° 050418 – date de péremption juin 2021 de la spécialité ALTEC 2,5 MG – boite de 30 gélules.

Le rappel de lot de cet antihypertenseur fait suite à la détection d’une erreur d’inscription au niveau de l’étiquetage de deux dosages différents sur la même boite. : ALTEC 2,5 MG sur la face de l’étui et Altec 10 MG sur la languette de fermeture.

 

La DMP rappelle, cependant, que les gélules contenues dans ladite boite de ce médicament sont bien dosées à 2,5 MG de ramipril tel que mentionné sur la face de la boîte. Par contre, l’inscription de dosage 10 MG sur la languette de fermeture de la boite est erronée.
 

Les pharmaciens devront, de ce fait, retourner à leurs fournisseurs le lot N°050418 - date de péremption juin 2021 et uniquement ce lot.
Communiqué de presse en version PDF

 

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TUNISIE

Tunis : Le Syndicat des pharmaciens organise les vendredi et samedi prochains le 2e Forum de l’officine Abderrahim DERRAJI - 24 septembre 2018 09:49
Tunis : Le Syndicat des pharmaciens organise les vendredi et samedi prochains le 2e Forum de l’officine

C’est sous le thème "L’officine, défis et perspectives" que le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie organisera la deuxième édition de son forum.

Plus de 2.000 pharmaciens en provenance de plusieurs pays francophones feront le déplacement au Parc des expositions du Kram pour suivre un programme qui s’articule autour de plusieurs thématiques concernant la pharmacie d’officine.

En plus de nombreuses séances qui rentreront dans le cadre de la formation continue, les organisateurs réuniront tous les ingrédients pour mener une réflexion sur les leviers de développement à adopter pour que la profession puisse s’adapter à un environnement en perpétuel changement.

La pharmacie clinique, l’adoption de modes de rémunération plus appropriés, la mise en place de groupements d’intérêt économique ou de nouveaux statuts juridiques de l’officine et la digitalisation de l’officine constitueront les sujets les plus importants qui seront débattus lors de cette rencontre.

Les recommandations qui seront issues de ce forum constitueront des éléments précieux pour l’adoption d’une feuille de route à même de permettre à la pharmacie tunisienne et maghrébine de mieux s’adapter à l’évolution inéluctable que connaît le secteur.
En savoir plus : lien

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SUISSE

Suisse : Certains médicaments à prescription obligatoire seront délivrés sans ordonnance Abderrahim DERRAJI - 24 septembre 2018 09:45
Suisse : Certains médicaments à prescription obligatoire seront délivrés sans ordonnance

Le Conseil fédéral a annoncé, vendredi dernier, que les pharmaciens suisses pourront bientôt dispenser des médicaments qui étaient jusque-là délivrés uniquement sur ordonnance.

La nouvelle loi réglementant la délivrance des produits thérapeutiques, qui deviendra effective dès le premier janvier prochain, a pour objectif de simplifier l’accès aux médicaments et de promouvoir l'automédication.

Dans un premier temps, les patients pourront se procurer des antihistaminiques et d’après une déclaration de l’Office fédéral à la RTS, cette liste n’est pas définitive et d’autres médicaments pourraient y figurer prochainement.

Par ailleurs, pour encourager la mise sur le marché de nouvelles spécialités pharmaceutiques conçues spécifiquement pour les enfants, le Conseil fédéral prévoit, pour les fabricants qui démontreront, études à l'appui, que leur médicament peut être utilisé chez les enfants, une prolongation de six mois de leurs brevets.

 

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GREFFES

Cas rarissime : transmission de cancer suite à un don d’organe Abderrahim DERRAJI - 24 septembre 2018 09:43
Cas rarissime : transmission de cancer suite à un don d’organe

D’après un article relayé par la revue "American journal of transplantation", une femme européenne de 53 ans atteinte d’un cancer non diagnostiqué de son vivant a transmis sa tumeur à quatre patients ayant reçu ses organes.

En 2007, cette femme a été victime d’un accident vasculaire cérébral. Les médecins, et après avoir effectué les examens qui s’imposent dans pareils cas, ont fini par donner leur feu vert.

Son cœur, ses poumons, ses reins et son foie ont été transplantés à cinq patients en attente d’une greffe.

Quatre greffées sur cinq ont développé un cancer du sein, et trois en sont décédées. Quant à la patiente qui a bénéficié d’une greffe du cœur, elle a succombé à une septicémie cinq mois après la greffe. Cette septicémie n’est pas liée au cancer de la donneuse d’organe.

Le seul transplanté qui a survécu est un homme de 32 ans qui a bénéficié d’une greffe de rein.

Une biopsie effectuée en 2011 chez ce dernier a mis en évidence une tumeur dans le rein transplanté. Malgré une ablation du rein en question, des métastases ont été décelées au niveau des poumons et des ganglions lymphatiques. Les tumeurs ont régressé grâce à une chimiothérapie qui a duré un an. Le patient se porte bien.

Un test ADN a confirmé que le cancer a été transmis aux quatre patientes décédées par la donneuse et deux hypothèses ont été avancées :

"L’une de nos hypothèses est que la donneuse avait un cancer du sein avec des métastases ou des micro-métastases dans chacun des organes transplantés", expliquent les chercheurs. Ces métastases ont pu progresser après la transplantation sous l’influence des traitements immunosuppresseurs.

Une seconde hypothèse explique ce cas par la stimulation de la croissance des cellules cancéreuses induite durant la période où les organes ont été privés de sang et d’oxygène après le décès de la donneuse.

D’après les chercheurs, le risque de transmission d’une tumeur lors d’un don d’organes est de l’ordre de 0,01 à 0,05%.

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PROBIOTIQUES

Moins d’antibiotiques chez les enfants et nourrissons sous probiotiques ? Abderrahim DERRAJI - 20 septembre 2018 16:59
Moins d’antibiotiques chez les enfants et nourrissons sous probiotiques ?

Une revue de littérature publiée dans « European Journal of Public Health », suggère que le recours aux probiotiques chez les enfants et nourrissons pourrait réduire la prescription d’antibiotiques dans les infections aiguës courantes.

Les auteurs de cette publication ont passé en revue les données de 17 essais menés chez des nourrissons et/ou des enfants et ils ont essayé de voir s’il y a une baisse de prescription d’antibiotiques chez les enfants et nourrissons qui prennent des probiotiques. 

12 études seulement ont rapporté le nombre de nourrissons/enfants s’étant fait prescrire des antibiotiques dans les groupes d’intervention et témoin. Une méta-analyse de ces 12 études retenues a révélé que les nourrissons et enfants qui reçoivent des probiotiques  sont 29% moins susceptibles de se voir prescrire des antibiotiques. Quand l'analyse n'est effectuée que sur les "études de qualité", cette probabilité atteint 50%.

« Il est nécessaire de mener d’autres d’études pour tous les âges, et en particulier chez les personnes âgées, afin de déterminer si l’utilisation durable de probiotiques est liée à une réduction globale des prescriptions d’antibiotiques. Si tel est le cas, cela pourrait avoir un impact considérable sur l’utilisation des probiotiques dans la médecine générale et chez les consommateurs en général », a déclaré Sarah King, auteur principal de cette étude menée à Cambridge au Royaume-Uni.

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Autres articles

France : les répartiteurs tirent la sonnette d’alarme!

Menacés par une crise économique sans précédent, les répartiteurs pharmaceutiques se mobilisent en France pour sensibiliser le grand public et les décideurs à l’importance de leurs missions et les alerter sur les risques qui pèsent sur l’égalité d’accès aux médicaments à travers l'Hexagone.   En effet, dès le 1er septembre, toutes les camionnettes des grossistes-répartiteurs arborent un habillage très visible avec comme slogan «La répartition pharmaceutique est en danger, le gouvernement doit s’engager !» Les répartiteurs livrent 6 millions de boîtes de médicaments aux 21600 officines françaises ce qui garantit à chaque officine de recevoir, dans de bonnes conditions et en garantissant la traçabilité, les médicaments dont elle a besoin, dans un délai moyen de 2h15. « Pour pouvoir continuer de mener à bien nos missions de service public, les moyens humains et matériels doivent être préservés. L’encadrement de la rémunération des répartiteurs prévu par l’Etat est devenu inadapté aux évolutions du marché. En 2017, la situation s’est dangereusement aggravée. Pour la première fois, le compte de résultat de la profession affichait une perte d’exploitation de 23 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros. Nous demandons expressément aux pouvoirs publics la refonte globale de notre mode de rémunération et la revalorisation de nos ressources », a déclaré Olivier Bronchain, président de la Chambre Syndicale de la Répartition Pharmaceutique.

Abderrahim DERRAJI - 19 septembre 2018 12:13
PharmaDAY : J-4

Le Palais des Congrès de la ville de Skhirat se prépare à accueillir, le samedi prochain (22 septembre 2018), la deuxième édition de MPHARMA DAY. Les organisateurs de cette rencontre très attendue, ont prévu un programme très intéressant qui va, sans nul doute, drainer les pharmaciens de toutes les villes du Royaume, à l’image de la première édition qui avait tenu toutes ses promesses. Le programme riche et diversifié comporte des conférences, notamment en suivi thérapeutique, en finance, en ophtalmologie, en management, etc. De nombreux ateliers ont également été prévus par le comité d’organisation. Plantes médicinales, cas de comptoir, préparations magistrales et officinales, alimentation du nourrisson et photo protection constituent les thèmes principaux qui seront traités lors de ces ateliers. Cette rencontre sera une bonne occasion pour que les pharmaciens puissent s’informer, se former et surtout débattre des moyens à mettre en place pour permettre à la pharmacie d’officine de s’adapter à l’évolution que connaît le secteur du médicament et de la santé. Programme : https://pharmacie.ma/uploads/pgm-mpharma-day(1).jpg Inscription : http://event.sobrus.com/mpharma/index.php

Abderrahim DERRAJI - 18 septembre 2018 18:40
France : le compte à rebours pour le numérus clausus a commencé

Le président de la République française, Emmanuel Macron, a dévoilé aujourd’hui son projet de transformation du système de santé. Ce plan s’articule autour de 54 mesures. Interrogée par Le Quotidien du Médecin au sujet de la suppression du numerus clausus, mesure très attendue. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a répondu : « Là, il nous faut une loi ! Des négociations auront lieu avec les étudiants. Nous voulons éviter l’immense gâchis humain de la PACES, et de tous ces très bons élèves qui se retrouvent en échec alors qu’ils ont un potentiel fou. Les jeunes sont sélectionnés sur du bachotage, des maths, de la physique. Ils se retrouvent projetés dans le monde hospitalier, connaissent la souffrance humaine, la dépression, voire le suicide. 25 % des étudiants au total abandonnent en cours de route.    Nous voulons diversifier les parcours, sélectionner de nouveaux profils, des étudiants provenant des sciences humaines et sociales, des ingénieurs. Nous allons donc créer davantage de passerelles entrantes et sortantes. Mais pas question d’ouvrir les vannes quantitativement, on ne peut pas former plus de 9000 à 10000 médecins par an. Mais nous laisserons davantage de souplesse aux universités pour former les jeunes.»

Abderrahim DERRAJI - 18 septembre 2018 15:24
Chaque pharmacien québécois permet au système de santé de réaliser une économie de 707 dollars par jour

D’après une étude commandée par l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) qui a été à l’origine du rapport «Fréquence, nature et effets des conseils prodigués par les pharmaciens communautaires au Québec» (1), le pharmacien d’officine permet une économie de 500 millions de dollars au système de santé au Québec. En effet, dans 77% des cas, la consultation du pharmacien au comptoir évite au patient de recourir à un autre professionnel de santé, à raison de treize consultations par jour en moyenne, il permet donc une économie de 500 millions de dollars (428 millions d'euros) au système de santé. Les auteurs de ce rapport ont étudié environ 8.000 consultations effectuées par 95 pharmaciens. Ces prestations assurées par les pharmaciens ont été rendues possibles depuis l’entrée en vigueur de la Loi 41. Celle-ci permet aux officinaux d’effectuer certains actes qui ne pouvaient être assurés auparavant que par les médecins. D’après ce rapport, le conseil officinal a reçu un très bon accueil de la part de la quasi-totalité des patients québécois. Quelque 89% des patients estiment que le recours au pharmacien a permis de réduire leur anxiété et leurs problèmes de santé ont été rapidement résolus et 26% des patients ont même déclaré que l’intervention du pharmacien leur a permis d’éviter un arrêt de travail. Source : Lequotidiendupharmacien.fr

Abderrahim DERRAJI - 17 septembre 2018 06:30
La bourse ou la vie ?

Le brevet protégeant la prodrogue du sofosbuvir (1), médicament de Gilead qui a révolutionné la prise en charge de l'hépatite C, vient d’être jugé comme non contestable par l'Office européen des brevets (OEB). Pour Olivier Maguet, cette décision de l’OEB démontre que «le système des brevets en Europe est défaillant». Ce responsable de la campagne de Médecins du monde sur le prix des médicaments appréhende également l’arrivée sur les marchés de nouvelles molécules dont les prix seront 10 fois plus élevés que celui du sofosbuvir.  Pour les ONG (Médecin du monde, Médecins sans frontières, AIDES et l’Alliance européenne) contestant le brevet protégeant la prodrogue du sofosbuvir, il y a une «description insuffisante des stéréo-isomères du sofosbuvir et un critère d'inventivité non rempli». Médecin du monde évoque des «brevets abusifs».  Ce bras de fer entre les associations civiles et Gilead traduit un malaise qui va s’accentuer, de plus en plus, avec l’arrivée de nouvelles spécialités pharmaceutiques très efficaces, mais économiquement inaccessibles. Bien que l’approche adoptée par certains laboratoires soit susceptible d'être défendue juridiquement, il n’en reste pas moins qu’elle reste difficilement acceptable pour les malades. En effet, comment expliquer à un patient, entre la vie et la mort, a qui le médecin vient d’annoncer qu’un médicament miracle existe pour le sauver, et en même temps lui annoncer qu’il ne peut pas y accéder, faute de moyens, ou parce qu’il n’est pas pris en charge par sa caisse d’assurances maladie ?  Certains industriels, même s’ils restent «marginaux», ont poussé le bouchon trop loin, à l’image de Martin Shkreli et Nirmal Mulye (2), qui contribuent à envenimer cette situation. En effet, le premier a été qualifié de «l'homme le plus détesté d'Amérique» pour avoir multiplié par 55 le prix du Daraprim. Quant au second, il vient de multiplier par cinq le prix de la nitrofurantoïne aux États-Unis. Les ONG vont certainement continuer à entreprendre des actions pour que les nouvelles thérapies soient plus accessibles. En attendant, les malades font ce qu’ils peuvent pour attirer l’attention sur leur cas, à l’image de Luis Walker, un enfant britannique de 8 ans qui vient d’écrire à un laboratoire dans l'espoir d'accéder à Orkambi®, un nouveau traitement innovant efficace contre la mucoviscidose et il n’est pas le seul. Fibrose kystique Canada (3) exhorte également le gouvernement du Québec à agir pour protéger la santé des Québécois qui sont atteints de fibrose kystique, en leur donnant accès à ce nouveau médicament qui améliore considérablement leur qualité de vie. En conclusion, la société ne peut aujourd’hui faire l’économie d’une vraie réflexion dont la finalité est de trouver des solutions permettant de ne pas entraver l’innovation et la recherche tout en garantissant la pérennité des caisses d’assurances maladie. Mais le plus important n’est-il pas de faire en sorte que les patients ne subissent pas une double injustice : la maladie et l’inaccessibilité aux soins !  Source : 1. Lien 2. Lien 3. Lien

Abderrahim DERRAJI - 17 septembre 2018 06:27
Le GEAIM organise sa deuxième Journée à Casablanca

Le Groupe d’Étude de l’Auto-immunité  Marocain (GEAIM) organise, le 6 octobre à Casablanca, sa deuxième journée. Cette édition aura pour objectif  de mettre  l’accent sur le problème majeur que représentent les maladies auto-immunes, ainsi que sur le rôle fondamental que joue la biologie dans le diagnostic des pathologies auto-immunes souvent méconnues et sous diagnostiquées. L’auto-immunité est une autodestruction de l’organisme résultant d’un dysfonctionnement du système immunitaire. Ce système, au lieu de nous défendre contre les agresseurs externes, notamment les bactéries et les virus,  il se trompe de cible et se met à attaquer les organes, tissus et cellules de notre propre organisme. Il le fait par le biais de substances biochimiques ou anticorps qu’il synthétise. Il existe plus d’une centaine de maladies auto-immunes, comme la maladie de Basedow (hyperthyroïdie), la thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie), la myasthénie, la sclérose en plaques,  le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de Crohn, la cirrhose biliaire primitive, etc. Toutes ces maladies constituent un réel problème de santé publique. Elles représentent la troisième cause de morbidité à travers le monde, après les maladies cardiovasculaires et les cancers. 10% de la population mondiale en serait affectées. Et au Maroc, le nombre de personnes atteintes est estimé à 3 millions dont 75% de femmes. Les maladies auto-immunes sont souvent sous-diagnostiquées en raison de la méconnaissance des techniques existantes, du faible recours  aux tests biologiques qui ne sont pas toujours disponibles dans les hôpitaux. L’errance médicale et le retard de diagnostic qui en résulent sont souvent à l’origine des dommages irréversibles qui surviennent chez les patients. Le comité d’organisation de cette journée a convié, cette année, des experts  de renommée afin de traiter les atteintes auto-immunes du foie et du tube digestif. Ceci permettra aux participant à cette rencontre de mieux cerner les dernières  avancées en matière de diagnostic biologique utilisé dans le dépistage de ces pathologies, notamment la cirrhose biliaire primitive, les hépatites auto-immunes, les maladies inflammatoire chroniques de l’intestin, etc.

Abderrahim DERRAJI - 14 septembre 2018 12:09
Les LEMM et l'UM6SS signent un accord dédié à la R&D, l’innovation et la formation.

Dans un communiqué du 10 septembre 2018, Les Entreprises du médicament au Maroc (LEMM) et l’Université Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS) annoncent la signature d’un nouvel accord dédié à la recherche et développement (R&D), l’innovation et la formation.   Ce rapprochement a pour but de développer des formations adaptées et spécialisées pour répondre aux attentes des opérateurs de l’industrie de la Recherche biomédicale.   En pratique, l’UM6SS lance un nouveau Diplôme Universitaire (DU) : « Méthodologie de Recherche Clinique et Bio Statistiques ».  L’objectif de ce nouveau DU est de former les jeunes professionnels aux bonnes pratiques cliniques pour pouvoir s’alignant sur les standards internationaux. Pour assurer ces formations, les deux partenaires feront appel à des experts nationaux et internationaux.   « Ce nouveau DU est pour nous une manière d’inculquer un nouvel esprit à nos étudiants, celui de l’innovation, et d’implémenter durablement la culture de la Recherche au sein de notre Université. Ce nouvel avenant est le prolongement de nos actions en matière de formation et de promotion des compétences dans le secteur de la santé au Maroc » précise le Professeur Chakib Nejjari, Président de l’UM6SS.   Cette nouvelle convention, est le fruit des travaux issus du Colloque National dédié à la Recherche Biomédicale qui s’est tenu le 9 et 10 février 2018 à Rabat. Lors de cette rencontre, les intervenants ont insisté sur l’absolue nécessité de mettre en place des modules de formation à forte employabilité dédiés à la R& D pour les lauréats des universités médicales et scientifiques.   « La R&D universitaire a toujours été l’un des pivots de l’innovation pharmaceutique dans le Monde. Au Maroc, dans la continuité des efforts de mise en place d’un écosystème de la Recherche Biomédicale, ce point est devenu critique. Notre collaboration avec l’UM6SS consolide nos engagements dans ce sens, renforçant encore plus notre conviction que l’innovation est l’un des principaux leviers de l’accès à la santé pour tous les patients marocains » ajoute Mr. Taha Ait Hanine, Vice-Président du LEMM.   Pour rappel, l’UM6SS et le LEMM avaient déjà signé le 20 Mai 2017 une convention pour le renforcement de leurs efforts en matière de R&D. Ce partenariat a permis, en l’espace de 18 mois, de déployer plus d’une dizaine de formations dédiées aux professionnels de la santé.  

Abderrahim DERRAJI - 13 septembre 2018 14:26
IPSEN produira du Decapeptyl® en Algérie

Selon le journal Algérien l’Expression, le géant français Ipsen construira d’ici 2021 une usine de haute technologie en Algérie. Ce site de production sera le premier du genre construit par ce laboratoire français hors de l'Hexagone et coûtera la bagatelle de 20 millions d’euros. "L'assiette foncière pour la construction de cette future usine de fabrication de médicaments d'oncologie a été validée par les services compétents, ce qui nous permettra de poser la première pierre de cette unité de production avant la fin de l'année", a affirmé Adlane Soudani, PDG de la société Ipsen Pharma-Algérie. En plus du transfert technologique, cette usine  permettra à l’Algérie de faire une économie de devises estimée entre 10 et 20 millions d'euros par an. Les travaux de construction de ce site seront lancés avant la fin de 2018 et s'étaleront sur trois ans.

Abderrahim DERRAJI - 13 septembre 2018 09:28
Augmentation exponentielle du prix d'un médicament : Martin Shkreli fait des émules !

Tout comme Martin Shkreli, Nirmal Mulye, PDG d'un laboratoire pharmaceutique du Missouri a augmenté le prix d'un médicament à base de nitrofurantoïne de plus de 400 % le mois dernier. Cet antibactérien de la famille des nitrofuranes utilisé depuis les années cinquante dans la prise en charge des infections de la vessie, a vu son prix  passer de 474,75 à 2392 dollars. Nirmal Mulye se défend en invoquant le "devoir moral de faire de l'argent quand c'est possible... de vendre un produit au prix le plus élevé". Pour se justifier, il a aussi évoqué  l'augmentation de 300% pratiquée par Gasper Pharma sur un de ses produits. Les deux sociétés profitent d’une pénurie qui affecte actuellement l’approvisionnement de leurs deux médicaments aux États-Unis.  

Abderrahim DERRAJI - 12 septembre 2018 12:22
Affaire Lévothyrox® : de la nécessité de mieux communiquer !

Le rapport intitulé «Rapport sur l’amélioration de l’information des usagers et des professionnels de santé sur le médicament», qui a été commandé suite à l’affaire du Lévothyrox, a finalement été remis, lundi dernier, à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Ce rapport de 96 pages est le fruit d’une mission présidée par le Dr Gérald Kierzek et Magali Leo et composée, en outre, d’Henri Bergeron, Lucas Beurton-Couraud, Dr Béatrice Clairaz-Mahiou et Corinne Devos avec l’appui de Sara-Lou Gerber et Dorothée Pradines. Cette mission, qui a été mise en place le 1er décembre 2017, a pour objet : «l’amélioration de l’information des usagers et des professionnels de santé sur le médicament». Elle a été installée à la suite des difficultés rencontrées à l’occasion du changement de formule du Lévothyrox®. Ces difficultés ont mis en avant certaines défaillances dans l’information des patients et des professionnels de santé sur les médicaments. Et comme le précisent les auteurs de ce rapport, «Cette mission n’a, en aucune manière, pour objet de conduire une expertise ou une enquête sur le Lévothyrox®, ces dernières étant menées, par ailleurs.» Ce rapport pointe du doigt de nombreux dysfonctionnements : «l’absence d’anticipation» des pouvoirs publics, notamment l’ANSM, le défaut d’accompagnement des patients, «l’absence de réaction aux nombreux signaux facilement repérables sur la Toile», le moment «mal choisi» pour communiquer, un message brouillé… Et surtout la minimisation du ressenti des malades et de la légitimité de leurs signalements, etc. La mission a formulé les recommandations suivantes : - La création d’une plateforme «Médicament Info Service» dont la finalité est d’assouplir le système traditionnel. Cette plateforme sera composée d’un site Internet grand public et d’une ligne téléphonique pour les professionnels de santé. Elle permettrait de centraliser des contenus «labellisés» et «authentifiés». L’accessibilité de l’information doit être améliorée grâce à un langage moins technique. - Plus de transparence, notamment sur les risques que présentent tous les médicaments. L’implication systématique des associations des usagers de médicaments peut également envisagée. - Davantage d’informations sur le bon usage des médicaments en général. Le rapport incite à «introduire le sujet dans les programmes scolaires», dès l’école primaire puis au collège. - Un meilleur financement public des associations de patients pour éviter qu’elles ne soient dépendantes du soutien des industriels. - La diffusion «des messages urgents sur les vitrines numériques des pharmacies» et l’envoi de SMS aux patients lors d’un changement important. - L’existence d’un «Monsieur/Madame médicament» identifiable, tout comme une structure d’anticipation : la bien nommée «Vigimédicament». In fine, on ne peut que tirer les leçons de ce vrai cas d’école. Cette affaire met en avant l’importance de maîtriser la communication et de ne pas sous-estimer le pouvoir des réseaux sociaux. Ces derniers peuvent à la fois servir à défendre de nobles causes, mais bien souvent, ils servent surtout de caisse de résonnance à des causes qui n’en sont pas ! 

Abderrahim DERRAJI - 10 septembre 2018 09:17