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PSYCHOTROPES

Algérie : les pharmaciens d’officine ne décolèrent pas ! Abderrahim DERRAJI - 21 mai 2019 21:38
Algérie : les pharmaciens d’officine ne décolèrent pas !

Les officinaux algériens ont tenu un sit-in le 20 mai devant le ministère de la Justice en réaction à la condamnation de leur consœur  qui a écopé de 10 années de prison ferme pour «vente frauduleuse de psychotropes».

«Il s’agit de défendre notre honneur et celui de la profession. Aucun pharmacien aujourd’hui n'est à l’abris d'une accusation, d'une condamnation ou d'un emprisonnement» a déclaré M. Mesaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO).

Les pharmaciens algériens attendent l’actualisation de  la loi 04-18 du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression de l’usage illicite et du trafic de stupéfiants et de substances psychotropes qui est devenue anachronique avec la réalité de la pratique officinale.

Cette Loi prévoit dans son article 3 la publication la publication au Journal Officiel  du tableaux de classification des psychotropes, malheureusement, valeur aujourd’hui, ce tableau n’est toujours pas publié. 

Pour faire valoir leurs revendications, les pharmaciens prévoient une série d’actions, notamment une grève le 29 mai 
de 8h à 12h


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TAIEB BENCHEIKH

Décès de Taieb BENCHEIKH à l’âge de 80 ans Abderrahim DERRAJI - 20 mai 2019 12:40
Décès de Taieb BENCHEIKH à l’âge de 80 ans

Nous venons d’apprendre le décès de Taieb BENCHEIKH, un homme politique qui a occupé un grand nombre de postes dont celui de ministre de la Santé.

Feu Taieb BENCHEIKH est né le 31 octobre 1938 à Zoumi. Il a  obtenu un bac scientifique en 1957 qui lui a permis de suivre des études d’économie à Paris et décrocher en 1962 un DES d’économie.

En 1963, il a obtenu le Diplôme de Sciences politiques d’Études politiques de Paris, et en 1967 le Diplôme de statistiques de l’INSEA de Paris.

Feu Taieb BENCHEIKH a eu un parcours politique très riche. Il a été un des membres fondateurs du RNI (Rassemblement national des indépendants)  et membre du Conseil exécutif de ce même parti durant 30 ans.

Il a occupé le poste de Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Plan et  du Développement régional et de la Formation des cadres dans le Gouvernement OSMAN II. On lui a aussi confié le poste de ministre chargé du Plan et du Développement Régional ainsi que celui de ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires économiques.

Il a par ailleurs occupé les postes de président  du Conseil des ministres arabes  de la Santé, du Conseil Provincial de Meknès, de la Commune Urbaine de Meknès et de la Municipalité Ismailia.

Feu Taieb BENCHEIKH  a également été le premier non-médecin à avoir occupé le poste de ministre de la Santé. Il a fait partie du Gouvernement de Mohamed Karim Lamrani de 1985-1992, période particulièrement difficile.

Durant ces six années, il a contribué  à la restructuration du système de formation des cadres paramédicaux, à la rationalisation de la gestion des hôpitaux et au renforcement de la politique de prévention.

On lui doit également l’instauration des journées nationales de vaccination et la création de l’Institut national d’administration sanitaire, et du Centre antipoison et de pharmacovigilance. Il a aussi a contribué à la redynamisation de l’Institut national d’hygiène et de l’Institut Pasteur.

En 1990, il a lancé la restructuration du ministère de la Santé et en 1992, il a organisé la grande rencontre sur la santé.

Les personnes qui l’ont connu le décrivent comme un homme juste, rationnel, intransigeant et particulièrement méthodique. C’est également un fin négociateur très calme,  très réservé et doté d’un bon esprit de synthèse.

Feu Taieb BENCHEIKH a été décoré de plusieurs Ordres aussi bien nationaux qu’internationaux.
Il sera inhumé aujourd’hui après la prière de l’al asr au Cimetière d’Agdal à Rabat.

 

 

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HOMEOPATHIE

Homéopathie : pas d’effet, pas de remboursement ! Abderrahim DERRAJI - 19 mai 2019 21:30
Homéopathie : pas d’effet, pas de remboursement !

D’après le quotidien français «Le Monde», la Commission de transparence de la Haute Autorité de la santé (HAS) aurait émis «un avis défavorable au maintien de la prise en charge par l’Assurance maladie des médicaments homéopathiques».

L’avis en question indique «qu’aucune étude n’a démontré la supériorité en termes d’efficacité (…) de l’approche homéopathique par rapport à des traitements conventionnels ou au placebo».

L'homéopathie se base sur un concept élaboré dès 1796 par un médecin allemand, Samuel Hahnemann. Ce concept repose sur le principe que ce qui provoque une maladie peut également aider à la soigner et à la prévenir. Les homéopathes sont persuadés que l’homéopathie fonctionne en stimulant le corps à se soigner lui-même.

La préparation des granules et des doses fait aussi appel au processus de dilutions en série et d'agitations qui «augmente» la puissance du produit malgré sa concentration insignifiante en actifs. Ces deux principes sont contestés par un grand nombre de professionnels de santé même si 72% des Français pensent que l’homéopathie a des effets positifs sur la santé et 52% ont déclaré consommer des granules ou des doses homéopathiques (1).

La décision définitive de la HAS, qui permettra à l’Assurance maladie d’économiser, en théorie, 129,6 millions d'euros (sur un total de 19,9 milliards pour l'ensemble des médicaments remboursés), est très attendue d’autant plus que ces dernières années des voix se lèvent de plus en plus contre cette médecine alternative. ``

En effet, un rapport de l'EASAC (Conseil scientifique des Académies des sciences européennes) publié en 2017 reproche à l’homéopathie : «l'absence de preuve solide et reproductible de l'efficacité». Cet organisme, qui conseille les décideurs européens, craint même des effets nocifs qui peuvent apparaître à chaque fois que le patient se contente de l’homéopathie au lieu de prendre rapidement les traitements appropriés.

Les auteurs de ce rapport ont recommandé l'arrêt du remboursement des produits homéopathiques «à moins que démonstration n'ait été faite, par des tests rigoureux, qu'ils étaient efficaces et sans danger». Ils ont aussi suggéré l’adoption d’un étiquetage plus clair et que des preuves soient apportées pour chaque prétention publicitaire relative à leur efficacité et à leur sécurité.

Les Académies françaises de médecine et de pharmacie ne sont pas restées les bras croisés. Puisqu’elles ont publié le 28 mars dernier(2) un communiqué affirmant que les me?ta-analyses rigoureuses n’ont pas permis de démontrer une efficacité des préparations homéopathiques. C’est la raison qui a poussé les Sages à formuler des  recommandations pour dé-rembourser les produits homéopathiques et mettre fin aux diplômes universitaires d’homéopathies qui ne devraient plus être délivrés par les facultés de médecine et de pharmacie. D’ailleurs, la Faculté de médecine de Lille a suspendu son diplôme d’homéopathie pour l’année universitaire 2018-2019.

Bien que personne ne puisse contester le libre choix du malade, la France semble de plus en plus suivre les pas de l’Angleterre. Cette dernière qui, malgré le fait que les dépenses relatives aux médicaments homéopathiques ne dépassent pas 103.000 euros (moins de 5% de l’enveloppe globale des dépenses de santé), a annoncé via le National Health Service britannique (NHS), en juillet 2017, le déremboursement de cette catégorie de médicaments. Cette décision a été attaquée en justice par la principale association britannique d'homéopathie, mais la Haute Cour de justice l’a retoquée.

La HAS rendra son avis définitif le mois prochain. C’est sur cet avis que le Gouvernement français s’appuiera pour décider de maintenir le remboursement ou non des produits homéopathiques. La partie s’annonce difficile pour les laboratoires homéopathiques qui ont de plus en plus de mal à justifier une médecine empirique à l’heure où le service médical rendu règne sans partage… 

Source :
1 http://www.odoxa.fr/sondage/homeopathie-autres-medecines-alternatives-complementaires-patients-medecins-a-front-renverse/
2 http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2019/03/CP-homéopathie-ANM-ANP.pdf

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PNEUMOREL

Les médicaments à base de fenespiride bannis en Europe Abderrahim DERRAJI - 19 mai 2019 21:28
Les médicaments à base de fenespiride bannis en Europe

Le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du médicament (EMA), et après avoir évalué les données disponibles concernant les médicaments à base de fenesperide, a conclu, vendredi dernier, que ces spécialités pharmaceutiques peuvent provoquer des troubles du rythme cardiaque.

Par mesure de précaution, il est recommandé aux malades qui détiendraient des médicaments à base de fenesperide de ne plus les utiliser.

Le laboratoire Servier commercialise le fenesperide sous la désignation commerciale Pneumorel en France et au Portugal, et sous la marque Eurespal en Roumanie, en Pologne et en Bulgarie. Ce produit est indiqué contre la toux et pour l’expectoration lors des maladies broncho-pulmonaires.

Au Maroc, le ministère de la Santé a suspendu l’autorisation de mise sur le marché du Pneumorel avec rappel de lots au mois de février dernier(1).   

1- https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/Pneumorel-DMP.pdf

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DUPIXENT

Feu vert de la Commission européenne pour Dupixent Abderrahim DERRAJI - 19 mai 2019 21:26
Feu vert de la Commission européenne pour Dupixent

Après l’autorisation en 2018 du Dupixent dans le traitement de l’asthme par la Food and Drug Administration (FDA), la Commission européenne vient, à son tour, de donner son accord pour la commercialisation de Dupixent dans le traitement de l’asthme sévère.

Ce médicament biologique, développé par le laboratoire Sanofi, est indiqué à partir de l’âge de 12 ans comme traitement adjuvant d’entretien de l’asthme sévère caractérisé? par une inflammation de type 2 avec élévation du taux d’éosinophiles et/ou de la quantité de monoxyde d’azote dans l’air exhale? (FENO), inadéquatement contrôlé par de fortes doses de corticoïdes inhalés en association avec un autre médicament prescrit en traitement d’entretien.

«Les personnes souffrant d’asthme sévère non contrôlé malgré un traitement standard continuent de présenter des difficultés respiratoires et des exacerbations asthmatiques potentiellement mortelles. Ce fardeau quotidien et le caractère imprévisible de la maladie peuvent sensiblement entamer leur qualité? de vie et se répercutent sur leur assiduité scolaire ou professionnelle, ainsi que sur leur vie sociale», a indiqué Tonya Winders, pre?sidente de la Global Allergy and Asthma Patient Platform (GAAPP). «La GAAPP se félicite de la mise à? disposition de nouveaux traitements comme Dupixent conc?us pour aider les personnes atteintes d’asthme sévère à contrôler leurs symptômes et a? vivre le plus normalement possible.» (1)

«Dans les essais cliniques, Dupixent a amélioré la fonction respiratoire et la qualité de vie, et réduit les exacerbations sévères ainsi que la consommation de corticoïdes par voie orale», indique le communiqué de Sanofi.

Rien qu'en 2018, Dupixent a généré un chiffre d’affaires de 788 millions d’euros. D’après «Le Figaro» (2), Dupixent pourrait rapporter gros et entrer rapidement dans la catégorie des médicaments réalisant plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires par an, d'autant que d’autres indications pourraient être validées les années prochaines.

1- http://hugin.info/152918/R/2243590/885748.pdf
2- http://www.lefigaro.fr/societes/asthme-vers-un-nouveau-medicament-vedette-pour-sanofi-20190507

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Autres articles

Paracétamol : L’ajustement posologique n’est pas toujours au rendez-vous !

L’analyse de 1.800 prescriptions de paracétamol ayant cours au sein du CHU de Rennes sur une période de 7 jours a révélé une forte prévalence de prescriptions à forte dose de paracétamol sans ajustement de dose chez les patients souffrant d’une insuffisance hépatique ou d’alcoolisme chronique. Les auteurs de cette étude rappellent que les RCP (résumé des caractéristiques du produit) présentent des posologies de mise en garde différentes selon les formulations commercialisées. L’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) se penche actuellement sur cette problématique et devrait statuer avant la fin de l’année. Cette étude intéressante démontre tout l’intérêt que nous avons à continuer à sensibiliser les prescripteurs sur les facteurs de risque d’hépatotoxicité nécessitant une adaptation posologique du paracétamol, d’autant plus que le paracétamol reste le premier médicament impliqué dans les cas d’overdoses intentionnelles ou accidentelles. Sept facteurs de risque exposent les patients à une plus grande vulnérabilité et toxicité hépatique en cas d’ingestion de fortes doses de paracétamol. Quand l’âge du patient dépasse 75 ans, l’alcoolisme chronique, un poids inférieur à 50 kg, la malnutrition, l’hépatite virale chronique, l’IRC sévère et l’insuffisance hépatocellulaire. D’autres études ont mis en évidence l’absence d’adaptation posologique systématique dans ces contextes cliniques.

Abderrahim DERRAJI - 19 mai 2019 21:24
Les pictogrammes grossesses prêtent à confusion !

Lors d’une séance qui s’est tenue le 15 mai à l’Académie de pharmacie (France), des recommandations ont été formulées pour redéfinir le périmètre du décret instaurant les pictogrammes grossesse. Les Sages préconisent que "seules les substances ayant fait la preuve de leur effet délétère pour la grossesse humaine devraient être visées par une action de communication de cette nature, avec apposition d’un pictogramme “interdit”. Pour les autres substances, aucun pictogramme ne devrait être apposé". Dans ce cas de figure, «les échanges entre les prescripteurs, pharmaciens et patientes, sur la base des informations médicales et des notices devraient suffire, évitant de surcroît les effets d’alerte inutiles et contre-productifs». Ces recommandations ont pour but d’éviter les confusions engendrées depuis l’adoption de deux pictogrammes grossesse : "médicament + grossesse = interdit" et "médicament + grossesse = danger". Les Sages déplorent que le pictogramme «danger» conduise certaines patientes à s’abstenir de tout traitement, même quand il est indispensable. Par ailleurs, les patientes ont du mal à faire la différence entre les deux types de pictogrammes qui se ressemblent. À ceci s’ajoutent des appositions différentes de pictogramme pour des médicaments ayant la même composition en raison des modalités d’application qui ne sont pas claires. À titre d’exemple, on trouve le logo "Danger" sur l'azathioprine d'EG Labo et Téva et le logo "Interdit" sur l'azathioprine Mylan et le princeps Imurel !  

Abderrahim DERRAJI - 19 mai 2019 21:22
Journée mondiale de la maladie cœliaque : la priorité est au diagnostic

La Journée mondiale de la maladie cœliaque, le 15 mai, est l’occasion de faire le point sur une maladie qui demande à être mieux connue et surtout mieux diagnostiquée au Maroc, et c’est tout le combat que mènent ensemble depuis 7 ans l’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) et l’Association marocaine des intolérants et allergiques au gluten (AMIAG).   La maladie cœliaque (MC), mieux connue sous l’appellation d’intolérance au gluten est une maladie auto-immune, plutôt féminine, où le système immunitaire attaque la paroi de l’intestin grêle induisant des dommages et des troubles de  l’absorption du fer, du calcium, et des vitamines et d’autres complications.   Des manifestations peu claires et déroutantes   Cette affection est difficile à diagnostiquer à cause de ses multiples manifestations. D’une affection de nourrissons et d’enfants en bas âge et dont les signes typiques se limitent à l’appareil digestif (diarrhées, vomissements, état irritable, cassure de la croissance), la maladie cœliaque est devenue  ces dernières décennies une pathologie de l’adolescent et de l’adulte et dont les  manifestations sont très étendues. Des douleurs articulaires, une ostéoporose, des anémies, des fausses couches à répétition, des aphtes buccaux, une dermatite ou même encore des maux de tête, une fatigue chronique, une anxiété, une dépression …constituent le large spectre clinique de la maladie. Elle peut d’ailleurs rester plus ou moins « silencieuse » pendant des années tout en poursuivant un travail de destruction sur l’intestin et d’autres organes.   Une maladie trop peu diagnostiquée   De ce fait, la maladie cœliaque chez l’adulte est bien souvent découverte au stade de complications.  On estime d’ailleurs que le délai de sa mise en évidence est de 13 ans et que, pour chaque cas détecté, en particulier chez l’adulte, 8 resteraient ignorés.   Le diagnostic de la maladie cœliaque repose  sur la recherche de substances particulières, responsables d’attaques sur l’organisme et appelées auto-anticorps (les anti-transglutaminases) et sur la découverte d’une atrophie des replis de la paroi intestinale (les villosités) après la réalisation d’une biopsie duodénale.   Au Maroc, la maladie cœliaque reste encore peu connue malgré qu’elle atteigne environ 1% de la population. Il existe  une forte prédisposition génétique à la maladie  et  les membres de la même parenté sont touchés dans 10 % des cas.   Un régime strict et à vie   Le seul traitement repose sur un régime alimentaire sans gluten (RSG). Son application demeure néanmoins problématique du fait de l’absence d’un étiquetage obligatoire sur la présence du gluten. Ce dernier est en effet  présent dans des produits divers et souvent insoupçonnés (médicaments, rouge à lèvres, dentifrice, colle, bonbons, sauce à salade, plats

Dr Khadija Moussayer, présidente d'AMMAIS - 17 mai 2019 14:46
SLA : un Sherbrookois fait venir l’Édaravone du Japon

Mario Goupil, un ancien chroniqueur au quotidien "La Tribune" a publié un post sur les réseaux sociaux  où  il déplore le fait qu’il soit obligé de faire venir un traitement de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) depuis le japon pour soulager sa conjointe. Il s’agit de l’Édaravone, un médicament qui est approuvé par Santé Canada, mais non disponible dans les pharmacies en raison de son prix. Aux États-Unis, une année de traitements revient à plus de 145.000 $ alors que Mario Goupil estime qu'il ne lui coûtera qu’environ 700$ par mois. Cet ancien chroniqueur compte mener des actions pour inciter les décideurs à rendre le médicament accessible aux 300 Québéquois et les 3000 Canadiens vivants avec la SLA.

Abderrahim DERRAJI - 16 mai 2019 12:40
Abus d’opioïdes : condamnation du président et des cadres d’Insys Therapeutics Inc

Un jury fédéral vient de reconnaître la culpabilité du fondateur et de quatre anciens cadres dirigeants de la société pharmaceutique américaine Insys Therapeutics Inc. pour avoir transgressé la Loi sur les « Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act, RICO». Le tribunal se base sur des informations affirmant qu’entre mai 2012 et décembre 2015, les accusés avaient comploté pour pousser des professionnels de santé à prescrire leur spécialité Subsys aux patients, y compris quand l’indication n’est pas justifiée. Les accusés organisaient, entre autres, de faux programmes destinés aux conférenciers.   Les dates auxquelles les peines seront prononcées n’ont pas encore été fixées.

Abderrahim DERRAJI - 14 mai 2019 09:37
La sécurité des officines en question !

Un préparateur de la pharmacie Bascule à Décines-Charpieu (Rhône) ayant refusé de «dépanner» une cliente de passage d’une boîte de Levothyrox®, sans ordonnance et sans carte Vital, a eu droit à une crise de colère à laquelle il ne s’y attendait guère.(1) La cliente en question s’est mise à jeter par terre tout ce qui lui tombait sous la main, comme elle a renversé un présentoir tout en proférant des invectives au personnel de la pharmacie. Selon la pharmacienne titulaire, ladite cliente a donné des coups de poing au visage de l'employé. L’autre salariée qui a essayé de venir au secours de son collègue a, elle, aussi été giflée, puis jetée au sol et violemment empoignée par les cheveux. Les employés de la pharmacie n’avaient d’autre choix que de fermer l’officine et d'alerter la police. Les fonctionnaires de police se sont rapidement rendus sur les lieux et ont interpellé la cliente qui était encore dans tous ses états. Ce comportement a valu à cette cliente huit mois de prison, dont quatre avec sursis. Et outre le fait qu’elle sera mise à l'épreuve deux années durant, elle a aussi été condamnée à indemniser les employés qu’elle a agressés et surtout de ne plus remettre les pieds à la pharmacie Bascule. Ce cas vient s’ajouter aux nombreuses agressions auxquelles doivent faire face les pharmaciens de l’Hexagone. (2) La situation est telle que le Conseil de l’Ordre des pharmaciens a doté son site internet d’une interface permettant aux pharmaciens de notifier ces agressions dont le nombre est devenu inquiétant. On assiste également à l’augmentation de la violence dans les pharmacies maghrébines. Les pharmaciens algériens doivent faire face aux agressions verbales et physiques. Certains d’entre eux ont même été menacés par des armes blanches.(3) Le plus inquiétant, c’est qu’il y a eu deux assassinats en moins de trois mois. Les officinaux se sentent totalement démunis et doivent seuls faire face à des trafiquants décidés à se procurer des psychotropes à tout prix. Au Maroc, même si nous manquons de chiffres concernant les agressions, les pharmaciens et leurs employés font régulièrement l’objet d’agressions, le plus souvent en relation avec la délivrance de psychotropes. Des pharmaciens ont été menacés à l’arme blanche et n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre. Contrairement à la France, au Maroc et en Algérie, l’obsolescence des textes régissant les psychotropes complique la situation et prive les vrais malades de leurs médicaments. La publication d’une liste des produits détournés de leur utilisation et l’adoption de l’ordonnance infalsifiable sont très attendues par les pharmaciens. Un officinal rassuré sur l’authenticité des ordonnances, évitera des conflits avec les patients disposant de prescriptions en bonne et due forme.    À l’instar du Conseil de l’Ordre français, les instances ordinales maghrébines devraient également mettre en place un système de déclaration des agressions en ligne. Ceci va permettre d’évaluer l’ampleur du phénomène et accélérer la mise en place de mesures pour mettre l’équipe officinale à l’abri des agressions. Faute de quoi, le nombre de pharmaciens refusant de détenir en stock les psychotropes va continuer à augmenter.

Par Abderrahim Derraji - 12 mai 2019 21:34
Takeda cède une partie de son portefeuille produits à Novartis contre 5,3 milliards de dollars

  Le groupe japonais Takeda, qui s’est endetté depuis l’acquisition de Shire pour un montant de 62 milliards de dollars, projette de céder pour 10 milliards de dollars d'actifs. Takeda va céder le médicament Xiidra® au laboratoire suisse Novartis en échange de 3,4 milliards de dollars avec des paiements supplémentaires pouvant atteindre 1,9 milliard de dollars. D’après un communiqué conjoint de Takeda et Novartis, la vente de cette spécialité indiquée dans la prise en charge de la sécheresse oculaire qui touche 34 millions de personnes aux États-Unis sera conclue au second semestre de 2019.  Takeda va également céder à Ethicon TachoSil un patch chirurgical destiné aux saignements. Pour cela, Ethicon devra verser la bagatelle de 400 millions de dollars.

Abderrahim DERRAJI - 12 mai 2019 21:46
Pfizer s’offre la biotech suisse Therachon

Le géant américain Pfizer a annoncé qu’il vient de ficeler un accord qui prévoit l’acquisition de la totalité des actions d’une biotech suisse spécialisée dans les maladies rares. Cette biotech dispose d’actifs indiqués dans la prise en charge de l’achondroplasie et du syndrome de l’intestin court. L’achondroplasie est une maladie génétique qui affecte 250.000 personnes à travers le monde. Elle peut être à l’origine de graves complications cardiovasculaires, neurologiques et métaboliques. Pour le moment, il n’existe aucun traitement pour cette maladie. À la suite de cet accord, le laboratoire américain devrait verser 340 millions de dollars à la biotech helvétique. Cet accord prévoit aussi le paiement de 470 millions de dollars supplémentaires conditionnés par la réalisation des étapes clés dans le développement et la commercialisation du TA-46 pour le traitement de l’achondroplasie. La société suisse devrait transformer son programme de développement de l’apraglutide en une société distincte et indépendante avant de boucler la transaction avec Pfizer.

Abderrahim DERRAJI - 12 mai 2019 21:41
Restrictions d'utilisation du Lemtrada®

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) vient de mettre en ligne un point d’information concernant l’Alemtuzumab (Lemtrada®). Ce texte, qui s’adresse aux neurologues, infirmiers spécialisés dans la sclérose en plaques, pharmaciens hospitaliers et médecins généralistes, informe ces derniers que suite à des notifications de réactions cardiovasculaires graves, d’hépatites auto-immunes nouvellement identifiées et de lymphohistiocytoses hémophagocytaires, l’ANSM procède actuellement à l’évaluation du rapport bénéfices-risques du Lemtrada®. En attendant les résultats de cette évaluation, l’ANSM préconise les restrictions suivantes : - Le traitement de tout nouveau patient ne doit être instauré que chez les adultes atteints de sclérose en plaques rémittente récurrente (SEP-RR) très active, malgré un traitement complet et bien conduit avec au moins deux autres traitements de fond, ou chez des patients adultes atteints de SEP-RR très active pour lesquels tout autre traitement de fond est contre-indiqué ou inadapté. - Les signes vitaux des patients recevant un traitement par alemtuzumab, y compris la pression artérielle, doivent être surveillés avant et régulièrement pendant la perfusion d’alemtuzumab. Si des changements cliniquement significatifs sont observés au niveau des fonctions vitales, l’interruption de la perfusion et une surveillance supplémentaire, y compris la réalisation d’un ECG, doivent être envisagées. - La fonction hépatique doit être évaluée avant et pendant le traitement. - En cas de symptômes d’atteinte hépatique ou d’autres réactions immunitaires graves, le traitement doit uniquement être ré-administré après une évaluation rigoureuse. - Les patients doivent être informés sur la nécessité de consulter immédiatement un médecin s’ils présentent des symptômes survenant dans les quelques jours après la perfusion ou des symptômes d’atteinte hépatique. Lettre aux professionnels de santé – 30/04/2019  Source : ANSM

Abderrahim DERRAJI - 12 mai 2019 21:39
Algérie : dix années de prison ferme pour "vente illégale" de prégabaline

Une pharmacienne de Chelghoum Laid, commune algérienne située dans la wilaya de Mila a été condamnée à dix années de prison ferme, dix années d'interdiction d'exercer la pharmacie et 5 millions de dinars algériens d'amende pour avoir vendu 500 comprimés de pregabaline 300 mg en blisters à une revendeuse. Cette revendeuse connue de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI) était sous surveillance. Elle a été arrêtée en possession d'un sachet rempli de comprimés  de prégabaline qu’elle s’apprêtait à remettre à d'autres revendeurs. La pharmacienne qui a toujours nier les faits qui lui sont reprochés,  a la possibilité de  faire appel devant la cours suprême qui peut se prononcer dans un délai de 4 à 12 mois. Elle peut confirmer le jugement pronnoncé ou le casser et le renvoyer au niveau local pour révision des procédures. Les pharmaciens de la wilaya de Mila qui sont choqués par cette  lourde sentence, ont organisé un sit-in pour manifester leur solidarité avec leur consoeur et pour attirer l’attention sur les problèmes que pose la vente des psychotropes.

Abderrahim DERRAJI - 09 mai 2019 15:52