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ADUHELM

Alzheimer : la FDA donne son feu vert pour la mise sur le marché d’Aduhelm® Abderrahim DERRAJI - 10 juin 2021 17:47
Alzheimer : la FDA donne son feu vert pour la mise sur le marché d’Aduhelm®

Le laboratoire Biogen vient de décrocher l’autorisation de mise sur le marché pour son produit Aduhelm®, un médicament qui vise à dissoudre les agrégats de la bêta-amyloïde. Cette protéine s’accumule en créant des plaques au niveau des tissus cérébraux des patients affectés par la maladie d’Alzheimer.

Même si aucun nouveau médicament traitant cette maladie n’a été autorisé depuis 2003, l’accueil qui lui est réservé est plutôt mitigé.

Un comité d’experts s’était prononcé au mois de novembre contre une autorisation de ce traitement. Ce groupe estime «qu’il n’avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité». Avant de se prononcer, ce groupe a passé en revue les résultats de deux essais cliniques réalisés ayant obtenu des résultats contradictoires.

Quant au président de la Société Américaine de l’Alzheimer, Harry Johns, il se réjouit de cette décision qu’il qualifie d’historique d’autant plus que ce nouveau traitement «ralentit le déclin dû à la maladie»

La FDA a jugé que le rapport bénéfices/risques reste favorable à la mise sur le marché de ce produit. Elle a cependant utilisé une procédure qui ne confère à ce médicament qu’une autorisation conditionnelle.

Le coût de ce nouveau traitement qui est administré par intraveineuse toutes les 4 semaines, est environ 56 000 $ US (500 000 DH) par an.

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LOI 98-18

Loi 98-18 : Les pharmaciens rejettent la mise sous tutelle ! Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:56
Loi 98-18 : Les pharmaciens rejettent la mise sous tutelle !

Sur invitation du Parti de la justice et du développement (PJD), les représentants des pharmaciens et de plusieurs partis politiques ainsi que des pharmaciens invités se sont retrouvés, le 3 juin 2021, au Parlement afin de débattre du contenu du projet de Loi 98-18 et d’élaborer des propositions d’amendements dudit projet.


Ce texte, qui est actuellement entre les mains de la Commission des secteurs sociaux du Parlement, sonnera le glas au Dahir portant Loi 1-75-453 du 17 décembre 1976 dont l’obsolescence a été précipitée par son inadéquation avec l’évolution que connaît le secteur pharmaceutique. Ce texte prévoit une régionalisation élargie du Conseil de l’Ordre et devrait contribuer à optimiser l’apport des instances ordinales, notamment dans la régulation du secteur.


La réunion du 3 juin s’est déroulée en l’absence du ministre de la Santé qui est, une fois de plus, passé à côté d’une occasion pour mettre fin à une situation de non-dialogue avec les pharmaciens d’officine qui prévaut depuis le départ d’Anas Doukkali du ministère de la Santé. Il est à rappeler que ce dernier avait mis en place une commission composée de tous les représentants des instances ordinales et syndicales que compte la profession. Cette commission avait tenu une batterie de réunions à la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) afin d’élaborer des recommandations à même d’assainir le circuit de distribution des médicaments et des produits de santé et de valoriser l’acte pharmaceutique et le rôle du pharmacien. Une feuille de route a même été présentée, le 19 juin 2019, par le Pr Jamal Taoufik aux représentants des pharmaciens en présence du ministre de la Santé de l'époque Anas Doukkali.


Hélas, depuis le départ de ce dernier, c’est le statu quo, et ce n’est pas prêt de changer puisque l’actuel ministre de la Santé exige la tenue d’élections ordinales pour qu’il puisse avoir un seul et unique interlocuteur légitime et représentatif de tout le secteur.
 

 


Certes, on ne peut pas nier que notre profession est particulièrement alambiquée. Mais avec un peu de volonté, la tutelle aurait pu utiliser les moyens légaux dont elle dispose pour débloquer la situation, et ce, malgré la crise sanitaire actuelle. C’est sans doute ce qui explique le mécontentement des pharmaciens qui ont reproché à Khalid Aït Taleb, lors de la rencontre du 3 juin 2021, l’absence de concertation, surtout depuis qu’ils ont découvert que la version qui est actuellement étudiée par la Commission des secteurs sociaux diffère de la version initiale sur laquelle ils se seraient précédemment prononcés.


Lors de cette même réunion, tous les représentants des pharmaciens ont unanimement contesté la mise en place d’une commission permanente à qui seront confiées toutes les problématiques de la profession et des instances ordinales. Cette nouvelle entité, qui sera présidée par un pharmacien-enseignant désigné par l’administration, comprend 3 membres issus de l’administration et 5 pharmaciens désignés par le président du Conseil national de l’Ordre : 2 pharmaciens d’officine, un biologiste, un pharmacien industriel et un pharmacien issu de la répartition. Les pharmaciens rejettent en bloc cette commission permanente et la présidence d’un enseignant qu’ils considèrent comme une mise sous tutelle déguisée de la profession. D'ailleurs, une telle trouvaille n’existe dans aucune autre profession dotée d’un Conseil de l’Ordre !


La réunion au Parlement s’est déroulée dans de bonnes conditions. Les représentants des pharmaciens ont globalement formulé les mêmes doléances à l’exception des dispositions relatives au mode d'élection du président. La majorité des officinaux présents suggère que le président soit élu par les conseillers, tandis que les pharmaciens de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) ont proposé une élection du président directement par la base. Cette proposition devrait, selon ses initiateurs, renforcer la légitimité du président ! Or, rien n’est moins sûr, car ce dont souffre le Conseil de l’Ordre actuellement, ce sont les divisions entre le Conseil national et les Conseils régionaux et les interférences avec d’autres entités. Si le président n’est pas élu par ses conseillers, on risque à chaque fois d’avoir le clan du président et celui des conseillers, et chacun d'eux va revendiquer plus de légitimité que l'autre !


Aujourd’hui, nous avons plusieurs raisons d’être optimistes, d’une part, les pharmaciens impliqués politiquement se démènent pour que ce texte soit amendé et promulgué rapidement, et ce, dans l’intérêt de la profession et du patient, et, d'autre part, les représentants des pharmaciens ont globalement les mêmes attentes. Par contre, on déplore que l’étude de ce projet par la Commission des secteurs sociaux n’ait démarré que tardivement et à peine à quelques mois des élections législatives, locales et régionales.


In fine, si les pharmaciens ressortissants des conseils ne savent plus où donner de la tête, ce n’est pas le cas de leurs représentants qui ne peuvent plus continuer à ignorer leur responsabilité vis-à-vis de la situation que traverse l’Ordre actuellement. Il est inacceptable de prendre le risque de voir le ministre de la Santé procéder à la dissolution des Conseils régionaux et à la nomination d’une commission pour organiser les élections, sachant que tous les représentants réunis le 3 juin rejettent tout ce qui s’apparente de près ou de loin à une nomination ou à toute forme de mise sous tutelle ou d’aliénation !

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DISPOSITIFS MÉDICAUX

Le nouveau règlement européen 2017/745 relatif aux dispositifs médicaux (DM) est entré en application le 26 mai dernier dans le but de renforcer la sécurité des DM. Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:53
Le nouveau règlement européen 2017/745 relatif aux dispositifs médicaux (DM) est entré en application le 26 mai dernier dans le but de renforcer la sécurité des DM.

Cette nouvelle réglementation a revu les exigences qui incombent aux industriels avant la commercialisation d’un dispositif médical. À titre d’exemple, ils ont l’obligation de mettre en place des évaluations et des investigations cliniques pour s’assurer de l’efficacité et de la sécurité d’utilisation des DM qu’ils s’apprêtent à mettre sur le marché.

Les événements indésirables et l’avancée des investigations cliniques concernant les DM pourront être consultés sur la base de données Eudamed. Celle-ci contiendra des informations détaillées au sujet des DM disponibles en Europe.

Le règlement européen 2017/745 a également légèrement renforcé les procédures d’habilitation des organismes notifiés en charge d’émettre les certificats de marquage CE et de surveillance du marché après la commercialisation des DM.

Ce règlement prévoit également des mécanismes visant à améliorer la collaboration européenne.

En ce qui concerne la nouvelle réglementation applicable aux Dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV), elle n’entrera en application qu’en 2022.

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MASQUES FFP2

La France déclenche une procédure de rappel de lots de 17 millions de masques FFP2 mis à la disposition des soignants Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:51
La France déclenche une procédure de rappel de lots de 17 millions de masques FFP2 mis à la disposition des soignants

Médiapart vient de révéler qu’une note de Santé publique France (SPF) indique que certains masques FFP2 commandés en avril 2020 par l’État français pour protéger les soignants pourraient être dangereux pour la santé.


Quelque 17 millions de ces masques ont été rappelés par SPF en raison d’un composant potentiellement toxique. SPF recommande à ce que ces masques ne soient plus utilisés en attendant l’évaluation de l’éventuel risque lié à la présence de graphène dans ces masques. Les masques concernés sont les «FFP2 Particle filtering half mask» vendus par Shandong Shengquan New Materials.

L’utilisation du graphène dans ces masques pour ses supposées propriétés antivirales et antibactériennes ne fait pas l’unanimité. En effet, Santé Canada a récemment attiré l’attention sur un risque potentiel pour la santé du sujet qui inhale des particules de graphène présentes dans certains masques.


Santé Canada indique que l’inhalation de particules de graphène pourrait être à l’origine d’une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. Mais elle reconnaît également qu’«on ne connaît pas encore le potentiel d’inhalation de ces particules par les masques chez les humains».


Un document, consulté par Mediapart, envoyé par l’ARS de l'Île-de-France aux établissements de santé, révèle que «60,5 millions de masques FFP2 dotés d’un marquage CE pouvant potentiellement contenir du graphène dont 16,9 millions ont, d’ores et déjà, été distribués en 2020».


Après les révélations de Mediapart, SPF affirme que la commande effectuée en avril 2020 avait reçu «un avis favorable» de l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM). Elle reconnaît cependant que l’indication «Biomass Graphène» a échappé à leur vigilance d’autant plus que la commande en question a eu lieu dans un «contexte de pénurie de masques».

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RAGE

Décès suite à une infection par un virus transmis par une chauve-souris Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2021 07:50
Décès suite à une infection par un virus transmis par une chauve-souris

Le virus de chauve-souris EBL1a (European Bat Lyssavirus) affecte rarement l'Homme. Un cas a, cependant, été enregistré en France métropolitaine. Le virus en question et qui est proche du virus de la rage a été identifié grâce à une collaboration entre l’Institut Pasteur et les CHU de Limoges, de la Pitié-Salpêtrière et Necker-Enfants malades (AP-HP).

La victime, qui est âgée d'une soixantaine d'années, a succombé en août 2019 au CHU de Limoges suite à une encéphalite d’origine inconnue. Et c’est grâce à un séquençage des acides nucléiques d’un prélèvement et l’analyse informatique que la cause du décès a été finalement déterminée.

Le virus de chauve-souris appelé EBL1a a été identifié au niveau du cerveau et c’est grâce aux techniques complémentaires au CNR Rage de l’Institut Pasteur que l’infection virale a été confirmée.

Le virus EBL1a est fréquent chez les chauves-souris insectivores. L’unique cas identifié chez l'Homme avant le cas de Limoges a été enregistré il y a 35 ans en Russie. Le sujet pourrait être contaminé en manipulant des chauves-souris présentes dans son grenier. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de ne pas toucher une chauve-souris à terre. En cas de morsure, il faut se rendre immédiatement dans un centre antirabique pour bénéficier des traitements adéquats.

 

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Autres articles

Après l’Inde, des cas de champignon noir liés à la Covid-19 identifiés au Chili

Un cas de mucormycose, ou champignon noir lié à la Covid-19 a été diagnostiqué au Chili. Cette complication peu commune de la Covid-19 affecte essentiellement les sujets immunodéprimés au même titre que d’autres champignons du genre candida ou aspergillus.   On assiste à une recrudescence de ces affections en Inde depuis le début de la pandémie et le chili appréhende une augmentation de ces surinfections.  

Abderrahim DERRAJI - 04 juin 2021 19:38
Lonza prévoit une production de 300 millions de doses du vaccin de Moderna aux Pays-Bas

Le façonnier suisse Lonza qui a, à son actif, 6 lignes de production de vaccin à ARNmessager à Viège en Suisse et une autre à Portsmouth aux États-Unis , aura prochainement une troisième à Geleen, aux Pays-Bas. En installant cette nouvelle ligne de fabrication en Europe, Lonza, va pouvoir produire  300 millions de doses par an sur ce site, dès la fin de l’année en cours. «Nous sommes fiers de jouer notre rôle dans le contrôle de la pandémie de Covid-19 et sommes impatients de mettre à profit notre expérience de Portsmouth et de Viège sur notre site de Geleen, aux Pays-Bas» s’est félicité Jean-Christophe Hyvert, président Biologics and cell & gene de Lonza.

Abderrahim DERRAJI - 03 juin 2021 11:20
6e Conférence nationale de la MAPA : Les couples infertiles attendent des mesures concrètes

L’Association Marocaine des aspirants à la paternité et à la maternité (MAPA) a organisé le samedi dernier sa 6e Conférence nationale qui a été dédiée cette année aux difficultés reproductives au Maroc. Cette rencontre a été l’occasion idoine pour débattre des moyens à mettre en œuvre afin de faciliter l’accès aux soins médicaux pour prendre en charge les troubles de la fertilité.Cette réunion, qui a été suivie à distance par un grand nombre de participants, a également permis à cette association dynamique de mettre en avant les acquis de ces dernières années qui ont permis aux couples infertiles de pouvoir accéder aux traitements appropriés. En effet, deux mesures phares ont été prises : d'une part, des médicaments traitant l'infertilité ont été admis au remboursement et d'autre part La Loi réglementant la pratique de l’assistance médicale à la reproduction a été promulguée. Ces deux acquis constitueront des éléments essentiels dans le projet de Stratégie nationale d’assistance médicale à la reproduction qui est actuellement en cours d’élaboration. Le bureau de la MAPA exhorte le Gouvernement, les institutions nationales concernées et les autres intervenants à mettre les bouchées doubles et conjuguer leurs efforts pour accélérer la mise en place de mécanismes à même de permettre aux aspirants à la maternité et à la paternité de pouvoir réaliser leur rêve avant que ça ne soit trop tard pour eux. Ceci ne peut se concrétiser que si ces parents bénéficient d’une assurance maladie couvrant toutes les prestations pouvant être envisagées pour les prendre en charge.  Il est à rappeler que le coût total des technologies d'assistance médicale à la maternité est 100 fois plus élevé que la consommation annuelle moyenne en médicament ce qui rend la mise en place du tiers payant quasi-inéluctable.    Ce n’est qu’en faisant de la sorte qu’on peut éviter les conséquences de l’infertilité sur la stabilité des couples concernés et tout ce qui peut en résulter.  

Abderrahim DERRAJI - 31 mai 2021 19:31
Instances ordinales : Solution ou dissolution ?

La première réunion de la Commission des secteurs sociaux s'est tenue le mardi dernier au Parlement afin d’étudier le projet de Loi 98-18, texte qui permettra, entre autres, la mise en place d'une régionalisation élargie des Conseils de l’Ordre. Lors de cette réunion, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a prononcé une allocution par laquelle il a rappelé aux membres de cette commission les problèmes que vit la profession pharmaceutique. Il a déploré les perpétuelles divisions qui l’empêchent d’avoir un «interlocuteur unique» pour faire avancer les différents dossiers du secteur. Il a, par la même occasion, rappelé à l’assistance qu’étant donné que le report des élections n’a plus aucune raison qui le justifie, il a sommé les présidents des Conseils régionaux des pharmaciens d'officine d’organiser les élections avant la fin du mois de juin. La formulation adoptée par le ministre de la Santé est pour le moins inhabituelle. Il n’en reste pas moins que depuis une quinzaine d’années, les dépassements que connaissent nos élections ont créé un climat de tension dont la profession se serait bien passée. Malheureusement, le temps qu’on passe à essayer désespérément de résoudre des problèmes qui ne devraient même pas exister, c’est du temps en moins que nous consacrons à défendre les vrais dossiers de la profession. Les propos tenus mardi dernier par le ministre de la Santé ont été on ne peut plus clairs : si les Conseils régionaux n’organisent pas leurs élections dans un mois, la tutelle procédera à la mise en place d’une commission pour qu’elle s’en charge ! Paradoxalement, toutes les composantes de la profession (conseils, confédération et fédération...) se sont retrouvées le lendemain de ce discours au ministère du Travail et de l’insertion professionnelle pour négocier le taux de cotisation des pharmaciens d’officine et des biologistes à la Couverture médicale des indépendants.  Aussi invraisemblable que ça puisse paraître, ils ont été quasiment en phase et ils se sont même surpassés pour que ce taux prenne en considération l’érosion des revenus du pharmacien. Cet exploit inattendu ne peut être que salué, même si on ne peut s’empêcher de penser à tous ces confrères en difficultés qui doivent s’acquitter d’une contribution minimale même quand ils sont déficitaires et d’une patente qui n’est pas non plus en phase avec leurs activités. Bientôt, ils vont aussi devoir payer 495 DH par mois pour bénéficier d’une assurance-maladie. Cette réunion est un exemple de ce que des pharmaciens parlant la même voix sont capables de réaliser. On imagine ce qu’ils pourraient faire s’ils se concertaient davantage entre eux ! Ces dossiers, qui se succèdent, ne devraient pas nous faire oublier celui de la Politique pharmaceutique nationale qui vient de surgir à nouveau. La profession doit se ressaisir et trouver rapidement les moyens à mettre en œuvre pour que les doléances des pharmaciens soient prises en considération et pour éviter qu’un nouveau décret ne vienne asséner le coup de grâce à une profession économiquement asphyxiée. Aujourd’hui, tout ce qui est arrivé à la profession est le fruit de divisions plus ou moins orchestrées par certains représentants des pharmaciens et par un désintérêt manifeste de l’administration à l’égard de la profession pharmaceutique qui est quasiment livrée à elle-même.  Aussi, pour que la profession pharmaceutique puisse renouer avec la «normalité», les pharmaciens de tous bords doivent se défaire de certaines obédiences qui ont fini par corrompre leur capacité de discernement et par leur faire oublier qu'avant d’appartenir à tel ou tel parti politique ou courant idéologique, ils sont d'abord membres de la famille des pharmaciens. Le Code de déontologie leur impose de s’entraider et donner le meilleur d'eux-mêmes afin que la profession qu’ils sont censés chérir retrouve sa dignité, sa noblesse et, surtout, la place qui lui sied dans le parcours de soins.

Abderrahim DERRAJI - 30 mai 2021 10:40
Sanofi : Des résultats encourageants pour son vaccin anti-Covid

Le laboratoire Sanofi dispose actuellement de plusieurs candidats-vaccins, dont un vaccin à ARNmessager et un autre plus classique qui fait appel aux protéines recombinantes. Ce dernier, qui est développé en partenariat avec le laboratoire GSK, exploite la protéine spike qui provoque la production d’anticorps capables de protéger les sujets vaccinés contre le Sars-CoV-2. Cette protéine, qui est produite par la technologie de l’ADN recombinant, est associée à un adjuvant produit par le laboratoire GSK. Cet adjuvant est aussi utilisé dans un vaccin contre la grippe. Ce vaccin a fait l’objet d’essai clinique de phase II menée chez 722 volontaires adultes en bonne santé ou présentant des affections médicales à risque élevé. Cette étude a révélé qu’une administration de deux doses de ce candidat-vaccin espacées de 21 jours induit une séroconversion dans 95 à 100% des cas, après l’administration de la deuxième dose. Ceci est valable pour toutes les tranches d’âge (18 à 95 ans) et pour toutes les doses étudiées (5, 10 et 15 µg). Le profil de tolérance de ce vaccin est acceptable et il n'a soulevé aucun problème de sécurité. Par ailleurs, l’administration d’une dose unique de ce vaccin chez les volontaires ayant déjà été touchés par la Covid-19 a permis de produire une concentration élevée d’anticorps neutralisants. Ce vaccin devrait, de ce fait, servir à faire des rappels chez les sujets déjà vaccinés. C’est pour cette raison que des essais cliniques vont être envisagés prochainement pour savoir si l’administration d’une faible dose de ce vaccin en guise de rappel pourrait déclencher une réponse immunitaire suffisante, et ce, quel que soit le type de vaccin utilisé initialement.

Abderrahim DERRAJI - 30 mai 2021 10:36
Canada : peut-on se passer de la quarantaine des voyageurs ?

Un groupe d’experts recommande au Gouvernement canadien de revoir sa politique d’obligation d’hébergement des voyageurs aériens dans un hôtel. Ils recommandent également de poursuivre les tests de dépistage du Sars-CoV-2 chez les voyageurs internationaux pour les variants plus transmissibles du virus. Ce groupe justifie sa recommandation par le fait que des restrictions de voyage propres à chaque pays n'auront que peu d’effet pour limiter la propagation du nouveau coronavirus. En effet, les voyageurs peuvent contourner de telles restrictions et des variants se sont probablement déjà répandus dans d'autres pays au moment où les mesures ont été prises. Les experts déplorent également l’incohérence qui existe entre les mesures réservées aux frontières terrestres et celles adoptées aux frontières aériennes. Comme seules les personnes arrivant au Canada en avion sont concernées par la quarantaine, certains voyageurs font un détour par un aéroport américain et rentrent au Canada par voie terrestre pour éviter la contrainte de la quarantaine. Le gouvernement canadien, qui a accueilli favorablement le rapport des experts, s’est engagé à prendre en considération les recommandations qu'ils ont formulées pour définir les stratégies qu’il va adopter concernant les tests et la quarantaine. Ces stratégies devraient aussi tenir compte du statut vaccinal du voyageur.

Abderrahim DERRAJI - 30 mai 2021 10:33
Novartis interrompt les essais cliniques de Beovu®

Le laboratoire Novartis a décidé d’interrompre d’une manière prématurée plusieurs études qu’il mène sur sa spécialité Beovu®. D’après le groupe helvétique, lors de l’essai clinique de phase III, des taux élevés d’inflammation intraoculaire ont été signalés notamment une vascularite réticulaire et des occlusions vasculaires rétiniennes. L’étude a également mis en évidence un taux de perte de vue plus élevé qu’avec la thérapie de comparaison. D’autres données sur ces études seront présentées ultérieurement. Beovu® est un médicament à base de brolucizumab qui a obtenu l’AMM dans plus de 60 pays dans la prise en charge de la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce traitement est également testé dans d’autres affections de l'œil. 

Abderrahim DERRAJI - 30 mai 2021 10:31
IMUREL® : rappel des lots N° 904700 et N°904700

Un courrier a été adressé, le 28 mai 2021, par la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) aux Conseils de l’ordre des pharmaciens les informant, que suite aux réclamations concernant IMUREL®, des inspections ont été diligentées au niveau des pharmacies, des grossistes-répartiteurs et des Laboratoires Sothema. Suite à ces inspections, le ministère de la Santé a ordonné le rappel des lots N° 904700 et N°904700 de la spécialité IMUREL®. D’après le courrier émanant de la DMP, il a été constaté que les lots concernés renferment des blisters au nom de la spécialité IMURAN 50 MG avec une étiquette apposée sur le blister mentionnant «la spécialité pharmaceutique IMURAN® est identique en tout point de vue à IMUREL 50 MG - Les laboratoires Sothema» Le même courrier rappelle qu’actuellement, deux modèles différents d’IMUREL 50 MG comprimé pelliculé par boite de 100 sont mis sur le marché marocain : l’un comporte des blisters au nom d’IMUREL et l’autre avec des blisters au nom d’IMURAN. Courrier adressé aux Conseils de l'Ordre :  https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/imurel-rappel-de-lot.pdf 

Abderrahim DERRAJI - 28 mai 2021 23:02
L’EMA donne son feu vert pour le vaccin Comirnaty® chez les 12-15 ans

À l’instar des agences du médicament nord-américaines, l’Agence européenne du médicament (EMA) a donné aujourd’hui son accord pour une extension de l’utilisation du vaccin à ARNm de Pfizer chez les 12-15 ans. D’après Marco Cavaleri, responsable de la stratégie vaccinale à l’EMA, le vaccin Comirnaty® est bien toléré et il n’y a pas d’inquiétudes majeures à se faire au sujet d’éventuels effets secondaires. Cette autorisation de l'EMA fait suite à la publication par le New England Journal of Medicine (NEJM) le 27 mai des résultats d’un essai clinique qui a été mené sur 2 260 volontaires âgés de 12 à 15 ans. Ces volontaires ont été divisés en deux groupes. Le premier groupe (1131 volontaires) a reçu le vaccin Comirnaty®. Quant au deuxième groupe (1129 volontaires), il s’est vu administrer un placebo. Selon les résultats publiés, aucun cas de Covid-19 n’a été signalé une semaine après l’administration des deux doses du vaccin. Par contre, 16 cas de Covid-19 ont été enregistrés dans le deuxième groupe. Quant aux effets indésirables notifiés, ils sont comparables à ceux observés chez les adultes, notamment une douleur à l’endroit de l’injection, des maux de tête et de la fatigue. Un des volontaires âgé de 14 ans a eu une fièvre qui a dépassé 40°. Les auteurs de l’étude indiquent qu’ aucun autre effet indésirable grave n'a été imputé au vaccin. Il est à noter qu'un signal a été remonté aux États-Unis il y a une semaine. Il s’agit de myocardites et de péricardites qui ont été observées chez les adolescents ou les jeunes adultes vaccinés. Ces effets indésirables ont été constatés après l’administration de la deuxième dose du vaccin. La plupart des sujets concernés auraient bien répondu aux traitements si l’on se fie au communiqué du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américain. La présidente du CDC, Rochelle Walensky, a indiqué, le 18 mai, que quatre millions d’adolescents, âgés de 12 à 17 ans ont reçu une dose du vaccin de Pfizer. Elle a aussi indiqué que «Les cas rapportés d’inflammation cardiaque sont rares».

Abderrahim DERRAJI - 28 mai 2021 20:09
La cotisation des pharmaciens à l’AMI est fixée!

Le siège du ministère du Travail et de l'Insertion professionnelle a abrité hier une réunion capitale dont l’objectif est d’arrimer les pharmaciens d’officine à l’Assurance maladies des indépendants. «C’est un moment historique pour la profession. Grâce à ce chantier initié par le Souverain et qui va, sans nul doute, impacter positivement l’activité de officinale, une injustice va être enfin réparée ! Les pharmaciens, ces professionnels de santé qui travaillent sans relâche pour que leurs patients puissent se soigner, vont pouvoir eux aussi disposer d'une couverture médicale et se soigner sans se ruiner !», a déclaré à notre rédaction Hamza Guédira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Et d’ajouter, «Après d’âpres négociations les différentes représentations de la profession ont fait prendre conscience aux membres de la commission chargée des concertations avec les représentants des travailleurs non-salariés que la cotisation des pharmaciens devrait tenir compte des revenus réels des pharmaciens. Le taux adopté est finalement «respectable» si on le compare à celui qui a été fixé pour les autres professions de santé». La présidente du Conseil régionale des pharmaciens d’Officine du Sud (CRPOS), Sâadia Moutaouakkil a, pour sa part, plaider pour une cotisation «juste» qui devrait prendre en considération les données recueillies grâce à un sondage mené par le CRPOS. Sur la base de ce travail et sur les chiffres communiqués par la Direction générale des impots, cette pharmacienne de Settat a exhorté l'assistance a ne pas dépasser un coeficient de 1,9 fois le SMIG. Les représentants des autres organismes notamment, la Confédération, la Fédération, l'UNPM et le Conseil régional des pharmaciens d’officine du nord ont dans leur majorité écrasante été en phase avec la proposition de la présidente du Conseil Sud. La réunion conduite de main de maître par le Secrétaire général du ministère du Travail  Noureddine Ben Khelil, a finalement abouti à un compromis de 2,75 fois le SMIG pour les officinaux et 5 fois pour les biologistes. En d’autres termes, la cotisation des officinaux sera calculée sur la base d’un salaire de 2,75 fois le SMIG (2828.71), soit 7778,95 DH. L’officinal va donc devoir s’acquitter d’une cotisation mensuelle pour la maladie qui devrait avoisiner les 495 DH par mois. Cette contribution, qui ne sera pas forcément du goût des nombreux pharmaciens en difficultés, a été accueillie favorablement par la majorité des pharmaciens qui voyait les maladies lourdes comme une épée de Damoclès pouvant à tout moment chambouler leur vie et hypothéquer l’avenir de leurs enfants.

Abderrahim DERRAJI - 27 mai 2021 12:32