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Loi n°…. relative à l’Ordre national des pharmaciens

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CANABIS

Cannabis thérapeutique : l’ANSM publie la synthèse des avis du CSST Abderrahim DERRAJI - 17 décembre 2018 10:49
Cannabis thérapeutique : l’ANSM publie la synthèse des avis du CSST

Le Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France a été créé le 10 septembre 2018 par l’Agence de nationale de sécurité du médicament (ANSM-France).

Le CSST a tenu 3 réunions dans le but d’évaluer l'intérêt thérapeutique du cannabis dans le traitement de certaines pathologies ou certains de leurs symptômes. Ce comité a également passé en revue les expériences et la réglementation nationale et internationale concernant le recours au cannabis thérapeutique.

Le Comité estime qu’il est pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles.


Le recours au cannabis peut être envisagé en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques.

Les situations thérapeutiques retenues par les experts pour l’usage de cannabis à des fins médicales sont comme suit :
- Douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles.
- Certaines formes d’épilepsie sévères et pharmaco-résistances dans le cadre des soins de support en oncologie.
- Les situations palliatives.
- La spasticité douloureuse de la sclérose en plaques.

Le Comité préconise, également, qu’un suivi des patients traités soit mis en place sous forme d’un registre national pour assurer une évaluation de son bénéfice/risque, qu’une évaluation des effets indésirables soit régulièrement faite par les réseaux de pharmacovigilance et d’addictovigilance et que la recherche soit favorisée.

Le Comité souhaite pour que l’ensemble de ces propositions soit appliqué et qu’une évolution de la législation soit mise en œuvre.

Par ailleurs, considérant les risques pour la santé, le comité exclut la voie d’administration fumée pour le cannabis à visée thérapeutique. Il rendra le cas échéant un avis détaillé sur les différentes voies d’administration possibles.

 

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E-LEARNING

Une convention de e-learning signée entre le ministère de la Santé et Johnson & Johnson Morocco Abderrahim DERRAJI - 17 décembre 2018 10:45
Une convention de e-learning signée entre le ministère de la Santé et Johnson & Johnson Morocco

Dans un communiqué du 15 décembre, le ministère de la Santé annonce que Hicham Nejmi, secrétaire général du ministère de la Santé, a présidé, le vendredi 14 décembre 2018 au siège du ministère de la Santé, la cérémonie de signature d’une convention avec la société Johnson & Johnson Morocco relative à la dématérialisation de la formation professionnelle continue.

En adoptant un tel projet, le ministère de la Santé vise à réduire le coût inhérent à la formation présentielle et permettre à un nombre plus important de professionnels de santé d’accéder à une formation à distance dénuée de toute contrainte de temps et d’espace.

Les deux premiers modules de formation à distance rentrent dans le cadre des Programmes nationaux de lutte antituberculeuse et du Sida. Six régions pilotes sont concernées : Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan-El Hoceïma et Souss-Massa.

Dans sa stratégie de e-santé, le ministère de la Santé prévoit d’autres projets de formation destinés aux professionnels de santé, comme il prévoit des modules qui rentrent dans le cadre de l’éducation sanitaire du grand public.

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TUNISIE

Pénurie du Sintrom© en Tunisie : le torchon brûle entre les pharmaciens et le ministre de la Santé Abderrahim DERRAJI - 17 décembre 2018 10:35
Pénurie du Sintrom© en Tunisie : le torchon brûle entre les pharmaciens et le ministre de la Santé

Lors du Colloque national sur la santé des jeunes, qui a eu lieu à Hammamet le 13 décembre 2018, le ministre de la Santé, Abderraouf Cherif, a déclaré «qu’il n’y a plus de pénurie du Sintrom, mais ce sont les pharmaciens qui ne veulent pas le commercialiser parce qu’il est vendu à 2 dinars !»

Abderraouf Cherif, qui n’occupe son poste que depuis un mois, a par ailleurs affirmé qu’il s’était entretenu, le 1er décembre, avec les responsables de la Pharmacie centrale au sujet de la rupture de stock qui affecte cet anticoagulant. Et d’ajouter que des mesures ont été prises pour approvisionner le marché tunisien en ce produit.

La réaction du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) ne s’est pas fait attendre. Par un communiqué officiel daté du 14 décembre, le DChedly Fendri, président du CNOPT, a rappelé qu’il s’agit d’un problème d’approvisionnement international. Il a aussi assuré que les pharmaciens ne ménagent aucun effort pour s’acquitter de leurs devoirs, seulement les quantités importées de ce médicament ne suffisent pas à répondre aux besoins du pays.

Le président du CNOPT a rappelé aussi que l’instance ordinale suit de près ces ruptures et qu’elle a contacté la Pharmacie centrale pour trouver des solutions à même de garantir une répartition équitable de ce médicament chez tous les pharmaciens.

Dr Fendry exhorte le successeur d’Imed Hammami de rentrer en contact avec l’Ordre des pharmaciens avant de se hasarder à faire des sorties médiatiques pouvant nuire à la bonne image de marque dont jouit le pharmacien tunisien.
Courrier du président du CNOPT

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PHARMACOVIGILANCE

Il faut redoubler de vigilance ! Abderrahim DERRAJI - 17 décembre 2018 10:10
Il faut redoubler de vigilance !

La Société marocaine de pharmacovigilance a organisé, les 14 et 15 décembre à Rabat, son onzième Congrès sur le thème «Pharmacovigilance au Maroc, 30 ans après…»

Cet événement, qui a connu une forte participation, a permis aux nombreux experts et professionnels de santé de brosser un état des lieux des vigilances au Maroc à travers des présentations aussi riches que diversifiées.

La directrice du Centre marocain de pharmacovigilance (CMPV), le Pr Rachida Soulaymani, a ouvert ce conclave en rappelant les nombreuses réalisations du CMPV, centre dont le rôle est axé essentiellement sur les aspects techniques et scientifiques des vigilances. Ce centre jouit d’une bonne réputation internationale ce qui lui a valu d’être nommé, en 2011, Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Bien que ce centre gagnerait à recevoir davantage de notifications d’effets indésirables de la part des professionnels de santé et des industriels, et bien qu’il soit également handicapé par l’insuffisance de son cadre juridique basé essentiellement sur des circulaires dépassées, ce Centre reste la clef de voûte de la surveillance des médicaments et des produits de santé au Maroc.

Le rôle d’un tel centre s’affirme de jour en jour, d’autant plus que les scandales ayant touché récemment certains médicaments et certains dispositifs médicaux ont eu raison de la confiance que plaçaient les usagers des médicaments et des autres produits de santé dans les autorités de régulation sanitaire des pays touchés par ces scandales. Ces affaires ont aussi exacerbé la méfiance des patients vis-à-vis des médicaments et des laboratoires pharmaceutiques.

Par les temps qui courent, il ne fait pas bon d’occuper un poste de responsabilité au sein des autorités de régulation sanitaire. En effet, comment peut-on annoncer à un hypertendu que le médicament qu’il utilise depuis des années contient un principe actif, un excipient ou une impureté potentiellement cancérogène ? On peut également se demander si le fait d’actualiser le RCP (Résumé des caractéristiques du produit) suffit, à lui seul, à dissiper les craintes du patient qui préfère de loin une hypertension à un cancer. 

Aujourd’hui, les autorités sanitaires ne ménagent aucun effort pour maîtriser les conflits d’intérêts des experts. Elles essayent, également, de corriger les déficiences en matière de communication notamment en impliquant les associations des malades. Mais ces mêmes autorités peinent à trouver des stratégies idoines leur permettant de faire face à la «désinformation» véhiculée en masse par certains médias et relayée par les réseaux sociaux.

Probablement, la société va mettre du temps à s’accommoder avec ces nouveaux modes de communication faits de post, de tweet et de buzz. En attendant, les professionnels de santé, les sociétés savantes et les journalistes engagés doivent redoubler de vigilance et conjuguer leurs efforts pour mettre en place un système de veille permettant de traquer les articles de presse comportant de fausses informations et/ou des inepties. Faute de quoi on risque de voir de plus en plus de patients abandonner des traitements qui peuvent être vitaux.

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E-SANTÉ

Africa digital medical hub :La santé numérique sous toutes ses coutures ! Abderrahim DERRAJI - 13 décembre 2018 22:43
Africa digital medical hub :La santé numérique sous toutes ses coutures !

La ville de Marrakech accueille, le 19 et le 20 décembre, Africa digital medical hub, premier rendez-vous de l'innovation en santé numérique organisé au Maroc et tourné vers le continent africain.

Ce congrès qui se déroulera sous le patronage du ministère de la Santé, se veut un espace de rencontres nationales et internationales autour de l’utilisation du numérique dans le domaine de la santé. Cette rencontre tombe à point nommé puisque le Maroc s’intéresse à ces nouvelles technologies et particulièrement à la télémédecine  pour améliorer la prise en charge des malades, y compris dans les zones enclavées du Royaume.

Il est désormais  possible de réaliser au Maroc une téléconsultation à l’aide d’une webcam, d’examiner un grain de beauté à distance en s’aidant d’un smartphone, ou d’exploiter les techniques de l’information et de la communication pour fournir aux malades chroniques de précieuses informations permettant d’améliorer, entre autres, l’observance aux traitements ou aux régimes hygiéno-diététiques.

La volonté politique qui ne laisse aucun doute, et le cadre juridique adopté au Maroc l’été dernier, ont permis le lancement de cinq expériences pilotes. Ces expériences feront l’objet d’évaluation avant de prévoir leur adoption dans d’autres régions du Maroc.

Ce congrès se veut également un conclave d’échanges d’idées et de partage d’expériences avec comme finalité : faire du numérique un vrai levier au service de la santé en Afrique et préparer le Royaume  aux défis auxquels il devrait faire face avant de pouvoir déployer ces nouvelles technologies.     

Les organisateurs de ce congrès ont convié de nombreux experts en provenance d’Afrique, d’Europe et d’Asie  qui prendront part à une batterie de conférences  traitant tous les aspects de la santé digitale en Afrique. Elles permettront également d’étudier les opportunités d’échanges Nord-Sud et Sud-Sud.

En marge de ce congrès, les organisateurs lancent les « Morocco E-Health Challenge », une initiative par laquelle ils vont donner l’occasion aux initiateurs de projets  en matière de e-santé au Maroc de les présenter aux professionnels du secteur.
PROGRAMME
INVITATION

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Autres articles

Mise à jour des RCP des médicaments à base d’HCTZ

Par un courrier adressé au président du Conseil national de l’ordre des médecins, le Pr Jamal Taoufik, Directeur du médicament et de la pharmacie rappelle que les patients traités par l’ Hydrochlorothiazide (HCTZ), seul ou en association avec d’autres médicaments, doivent être informés du risque accru de cancer de la peau non-mélanome lié à l’exposition à des doses cumulatives croissantes d’HCTZ. Ce risque a été révélé par de récentes études pharmaco-épidémiologiques. Les patients doivent, de ce fait, vérifier l’état de leur peau à la recherche de toute nouvelle lésion ou modification de lésions existantes. Ils sont tenus de signaler à leur médecin traitant toute lésion cutanée suspecte. Le Pr Jamal Taoufik préconise également l’examen de toute lésion cutanée suspecte, en pratiquant une biopsie, comme il incite les patients à limiter l’exposition au soleil et aux rayons UV et de recourir à une protection adéquate en cas d’exposition solaire. Chez les patients présentant un risque de cancer de la peau non-mélanome, le rapport bénéfice sur risque de l’HCTZ doit être réévalué avec attention. Le Résumé des caractéristiques produit  (RCP) et la notice de tous les produits concernés seront mis à jour afin d’informer du risque que présente l’HCTZ.   Circulaire : lien Produits contanant du HCTZ (medicament.ma) 

Abderrahim DERRAJI - 12 décembre 2018 22:04
Opération Smile : 184 patients opérés à Tanger

D’après un communiqué de la MAP du 7 décembre 2018, 184 patients, essentiellement des enfants originaires de la ville de Tanger et des villes avoisinantes, ont bénéficié de chirurgies correctives dans le cadre de l’Opération Smile. Cette opération qui s’est déroulée pour la quatrième fois à Tanger, a été un «franc succès» et a dépassé son objectif initial de 160 patients, avec un taux de réussite de 100%. L’équipe médicale multidisciplinaire et multinationale qui gère l’opération a «eu la bienveillance d’élargir ses journées de travail pour pouvoir s’accommoder à un plus grand nombre de patients», a souligné Mme Mahmoudi, co-fondatrice de l’Opération Smile Morocco. De son côté, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, s’est félicité de l’opération, qui est à sa 19e édition, et qui a permis à 11.000 enfants souffrants de malformations faciales de retrouver le sourire. «À travers ces opérations, il y a un transfert du savoir-faire qui nous permet de continuer à faire ces opérations même tout au long de l’année dans certains hôpitaux», a affirmé le ministre de la Santé. L’association Opération Smile Morocco, qui opère sous la Présidence d’Honneur de S.A.R. la Princesse Lalla Mariam, a pratiqué ces opérations à titre gracieux grâce à un partenariat avec l’Union des promoteurs immobiliers de Tanger et le ministère de la Santé.

Abderrahim DERRAJI - 11 décembre 2018 07:19
Bayer licencie en masse !

Werner Baumann, Directeur général de Bayer, a annoncé le 29 novembre un sévère plan de restructuration de son groupe. Ce plan touchera l'ensemble des divisions et devrait affecter 10% de l’effectif, soit 12.000 postes à travers le monde ! Par ce plan qui commencera en 2019 et sera finalisé d'ici fin 2021, Bayer vise à rationaliser son portefeuille produits et initier des mesures drastiques permettant d’améliorer l'efficacité, l'innovation, la productivité et la rentabilité. Et même si la division «Santé animale» bénéficie d'un marché attractif, le groupe préfère la céder et redéployer ses efforts pour ses principales activités : Pharmacie, Santé grand public et Crop Science. Le groupe pourrait également se débarrasser des 60% de parts qu'il détient dans le capital de l'Allemand Currenta, fournisseur de services industriels sur site. La «Santé grand public» pourrait également être touchée. Bayer projette de céder Coppertone et Dr Scholl. Bayer va de ce fait, couper des ressources en interne pour les redéployer vers les collaborations extérieures. Environ 900 postes de Recherche et développement (R&D) seront supprimés ainsi que 350 emplois en raison de l'abandon de l'usine allemande à Wuppertal. «Ces décisions ne sont pas rendues nécessaires par la récente acquisition. Et certainement pas par les contentieux liés au glyphosate aux États-Unis», a déclaré Werner Baumann. Il est difficile d’affirmer que ces restructurations ne sont pas liées à Monsanto. Parce que, d’une part, son acquisition a coûté la bagatelle de 60 milliards de dollars et, d'autre part, les 8.000 plaintes liées au glyphosate risquent de coûter assez cher au groupe. En moins de 18 mois, Bayer a perdu la moitié de sa capitalisation boursière et le titre évolue aujourd’hui autour de 65 euros par action.  

Abderrahim DERRAJI - 11 décembre 2018 07:17
Augmentation de 50 % de la taxe sur les boissons sucrées

Au Maroc, les députés de la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des Représentants ont proposé des amendements au projet de loi de finances 2019. Cette proposition a abouti à deux mesures importantes qui ont été adoptées à l’unanimité par la Commission et lors de la séance plénière de la première chambre. D’une part, une hausse de 50% de la TIC (taxe intérieure sur la consommation) sera appliquée aux boissons gazeuses ou non contenant du sucre. D’autre part, une TVA spécifique de 70 dirhams/hectolitre sera appliquée aux boissons, gazeuses ou non, contenant plus de cinq grammes de sucre par 100 ml. Ces mesures font suite aux conclusions du rapport du Haut Commissariat au Plan sur l'obésité réalisé en 2011. Ce rapport a révélé que 10,3 millions de Marocains adultes sont en situation d’obésité ou pré-obésité (dont 63,1% de femmes). Ce rapport confirme les chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui estime à 14% le pourcentage des enfants touchés par l’obésité. D’après une étude menée par le cabinet McKinsey en 2014, l’obésité coûte 24 milliards de dirhams par an aux finances publiques marocaines, soit environ 3% du PIB du Royaume. Ces mesures, qui sont en bonne voie pour être appliquées au Maroc, sont en phase avec le Rapport de l’OMS «Fiscal policies for Diet and Prevention of Noncommunicable Diseases» qui révèle que la taxation des boissons sucrées permet de faire baisser la consommation de ces produits et de faire reculer le nombre de cas d’obésité, de diabète et d’autres maladies chroniques et coûteuses. En adoptant ce système de taxation, le Mexique, la France et la Grande-Bretagne ont pu obtenir une diminution de la consommation des boissons sucrées.  

Abderrahim DERRAJI - 11 décembre 2018 07:15
Décembre : l’heure est aux bilans !

Chez les pharmaciens, le mois de décembre est synonyme d’inventaires et de bilans, mais le hasard a voulu que ça soit également le mois où ont été promulgués ou publiés les principaux textes de loi qui régissent le secteur de la pharmacie, à commencer par le Dahir portant règlement sur l’importation, le commerce, la détention et l’usage des substances vénéneuses. Ce texte de loi quasi centenaire et toujours en vigueur a été signé de la main d’Urbain Blanc, le 2 décembre 1922. Le Dahir n° 1-06-151 portant promulgation de la loi n° 17-04 a été aussi publié au mois de décembre 2006. De nombreuses dispositions de cette loi portant Code du médicament et de la pharmacie nécessitent aujourd’hui une réactualisation pour qu’elles puissent de s’adapter à l’évolution que connaît le secteur. Paradoxalement, certains textes d’application de cette même loi n’ont toujours pas été publiés. Pire, même quand les textes d’application existent, leur effectivité reste tributaire du bon vouloir de l’administration. À titre d’exemple, les dispositifs médicaux stériles qui font partie du monopole du pharmacien depuis 2006 continuent à être vendus comme n’importe quelle vulgaire marchandise, sans aucun respect des exigences les plus élémentaires que nécessitent ces produits sensibles. Pourtant, le Dahir n ° 1-13-90 portant promulgation de la loi 84-12 relative aux dispositifs médicaux, ses décrets et ses arrêtés ont bel et bien été publiés. Pour que ces textes deviennent effectifs à 100%, l’administration attend la publication de la pharmacopée de référence. Or la pharmacopée a déjà été prévue par le Dahir de 1960 et devrait, de ce fait, s’appliquer en attendant la publication de l’arrêté en question. Le Dahir portant loi n° 1-75-453 instituant un Ordre des pharmaciens a aussi vu le jour le 17 décembre 1976. Ce texte qui était valable à une époque où le nombre de pharmaciens dépassait à peine quelques centaines, est devenu aujourd’hui anachronique et ne permet plus aux conseils de l’Ordre de réguler une profession qui compte plus de 11.000 ressortissants. Un autre texte qui n’est pas moins important a été publié le 18 décembre 2013. Il s’agit du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés. Ce texte a eu un effet immédiat puisqu’il a nivelé vers le bas, aussi bien le prix des médicaments que le moral de tous les acteurs du secteur. À ceci, s’ajoutent les baisses quinquennales qui affectent régulièrement les prix des princeps et de leurs génériques. Ce texte de loi, qui a été à l’accès aux médicaments ce que le mercurochrome est à la jambe de bois, a eu des effets pervers du fait que les médicaments ayant un prix inférieur au prix en vigueur dans les pays du benchmark n’ont pas été revus à la hausse. Ceci explique en partie les pénuries récurrentes qui affectent un grand nombre de spécialités pharmaceutiques. Le 29 décembre 2004 est également un jour que les pharmaciens ne sont pas prêts d’oublier puisque c’est la première fois qu’ils ont fait une grève avec fermeture de la totalité des officines du pays. Cette grève et celle du 7 janvier 2005 ont permis aux pharmaciens d’engager un bras de fer qui a permis de dépouiller le projet de la loi 17-04 d’un grand nombre d’aberrations. C’est également la date du 3 décembre 2018 que la Confédération des Syndicats des pharmaciens a choisie pour organiser un sit-in devant le ministère de la Santé. Ce sit-in mémorable a connu une large participation des officinaux qui ont fait le déplacement des quatre coins du Royaume pour manifester leur désapprobation vis-à-vis de la dégradation de leurs conditions de travail et de leur situation économique désastreuse. De son côté, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc a aussi appelé à une grève le 27 décembre. Malheureusement, la Direction du médicament et de la pharmacie n’a pas su ou pu, durant la dernière décennie, jouer le rôle qui lui incombe pour accompagner un secteur qui a eu à subir, entre autres, le cataclysme des baisses de prix. Avec l’arrivée du nouveau directeur du médicament et de la pharmacie, le secteur a timidement renoué avec l’espoir. Mais, sans signaux forts et des actions concrètes avec un effet à court terme, le secteur risque de perdre, en peu de temps, des acquis qui ont demandé plusieurs décennies de sacrifices et d’efforts. Version PDF

Abderrahim DERRAJI - 11 décembre 2018 06:55
Salles de sport : attention aux anabolisants et aux mésusages !

Intrigués par la nature des achats de certains patients, des pharmaciens varois ont découvert que des médicaments étaient détournés par les adeptes du culturisme afin d’atténuer les effets secondaires des anabolisants. Le mésusage concerne plusieurs familles de médicaments. Il s'agit d'anti-inflammatoires stéroïdiens et non stéroïdiens, antalgiques, bêtabloquants, diurétiques et des Inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5. D’après une déclaration des pharmaciens qui ont lancé l’alerte et qui a été rapporté  par le quotidien Var Matin : «pour limiter la gynécomastie induite par la prise d'anabolisants, certaines personnes prennent des médicaments inhibiteurs de l'aromatase comme le tamoxifène, utilisé dans le traitement du cancer du sein. Ou encore, pour éviter la perte des cheveux, ils recourent parfois, pendant de longues périodes, à du finastéride, habituellement indiqué dans l'hypertrophie bénigne de la prostate». Au Maroc, les adeptes du culturisme ne reculent devant rien et s'approvisionnent de produits provenant des circuits parallèles. Les pharmaciens doivent continuer à rester vigilants pour traquer certains mésusages qui peuvent avoir de graves conséquences sur la santé de ces sportifs.

Abderrahim DERRAJI - 10 décembre 2018 17:15
Secteur de la santé : la Propriété Intellectuelle en question

La ville de Rabat a abrité, le 28 novembre, un séminaire sous le thème « L’innovation Pharmaceutique, un levier d’attractivité économique et de leadership à l’international ». Cette rencontre organisée par Global Santé en partenariat avec  l’Université Mohamed VI des sciences de la santé (UM6SS), a permis à de nombreux intervenants d’échanger autour de l’innovation et de la propriété intellectuelle(PI). Lors de son allocution inaugurale, le Pr Hicham Nejmi, Secrétaire général du ministère de la Santé, a rappelé l’importance accordée à l’innovation pharmaceutique dans le plan d’action du ministère de la Santé. Un représentant du ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique a également pris part à ce séminaire, au même titre que d’autres experts en provennance des États-Unis, de France et du Koweit. Les différents experts ont pu mettre en avant l’apport de la promotion et la protection de l’innovation dans les politiques de santé, les enjeux de celles-ci, ainsi que le rôle de la gouvernance et la réglementation en matière d’innovation.  Ils ont aussi retenu les recommandations suivantes : - Veiller à la bonne application des règles de mise en pratique des accords de libre-échange, notamment en matière de protection de la PI, - renforcer les lois existantes pour valoriser l’apport de l’innovation dans les échanges économiques, - mettre en place et assurer un système de sensibilisation aux programmes se référant à la PI et ses externalités positives, - s’assurer de la mise en place d’un organisme public géré par l'État, pour veiller sur le transfert de technologie entre le secteur public et privé dans le secteur de la santé, - encourager la mise en place d’un cadre juridique favorable à la promotion et l’intégration d’une PI soutenant l’attractivité des laboratoires pharmaceutiques au niveau national, - créer un écosystème favorable à l’utilisation de la propriété industrielle dans le secteur pharmaceutique, - œuvrer pour la mise en place d’un cluster universitaire permettant aux entreprises actives dans le secteur de la santé de travailler en étroite collaboration avec les laboratoires de recherches et promouvoir ainsi l’innovation en permettant de répondre aux attentes des universités et acteurs de santé publique, - encourager la mise en place de cellules de valorisation de brevets pour accompagner les « petits » laboratoires dans la promotion de leur création et leur innovation, - incuber des sociétés d’accélération de transfert technologique dans les universités de santé publiques et privés afin de détecter l’innovation et assurer un lien avec les organismes, secteurs qui valoriseraient cette innovation, - et créer des synergies entre le ministère de la Santé et de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique afin de créer un environnement favorable à l'innovation dans le secteur de la santé. « La recherche et l’innovation sont au centre des politiques publiques sanitaires dans les pays les plus avancés, notamment grâce aux évolutions biotechnologiques du secteur pharmaceutique. La volonté du Maroc de moderniser son système de santé, le rendre plus accessible et plus performant nécessite une harmonisation du cadre réglementaire et académique pour rendre notre pays plus attractif. Nous devons profiter des accords de libre-échange pour attirer les meilleurs savoir-faire dans le secteur de la santé » a affirmé le Pr Chakib Nejjari, Président de l’UM6SS lors de la séance d’ouverture de ce séminaire. « La recherche et l’innovation sont aujourd’hui des prérequis obligatoires pour se mettre au diapason de l’économie mondiale. Dans le secteur de la santé et pharmaceutique, cette logique est encore plus forte. Notre pays enregistre de belles avancées dans l’innovation et la recherche. Nous devons maintenir cette dynamique qui place le Maroc comme une plateforme d’accueil privilégiée des investissements les plus productifs et les plus créateurs de valeur » note pour sa part, Mr Hatim Benjelloun, Fondateur du Think Tank Global Santé. Faut-il le rappeler, le Maroc est considéré comme un pays d’avenir par la Global Innovation Policy Center, puisqu’il a fait son entrée au classement des pays les plus favorables à l’innovation et à l’encadrement en matière de protection intellectuelle. En effet, le Royaume s’est hissé à la 21ème place sur 50, dans l’édition 2018 de l’international index PI.  

Abderrahim DERRAJI - 06 décembre 2018 11:25
France : Alerte sur un produit de dialyse !

Une réunion se tiendra aujourd’hui à 11H à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM-France) pour se prononcer au sujet du recours au dialyse au citrate. Cette réunion à laquelle prendront part des néphrologues et des associations de patients, fait suite à la publication d'une étude médicale qui a été présentée lors du congrès de la Société francophone de néphrologie (SFNDT) qui s’est tenu le 3 octobre dernier.   Cette étude révèle une surmortalité de 40% chez les patients traités par dialyse au citrate par rapport à ceux qui ont subi des dialyses à l'acide acétique ou à l'acide chlorhydrique. L’étude en question a porté sur 25.000 malades sur les 50.000 traités par ce protocole pour insuffisance rénale. (20% des malades sont traité au citrate).   Dans une déclaration à France Info, le professeur Gabriel Choukroun, président de la (SFNDT), affirme qu’il ne s’agit pour le moment que d’une « alerte préliminaire » et cette étude  ne suffit pas « pour arrêter complètement ce type de dialysat." Par principe de précaution, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a cessé ce type de dialyse depuis début novembre dernier. L'Américain Baxter, l'un des laboratoires producteurs de ce produit, assure, quant à lui , "ne pas avoir observé de tendance anormale" et "se tenir à la disposition des autorités sanitaires".  

Abderrahim DERRAJI - 05 décembre 2018 11:28
Le succès de la prophylaxie préexposition

Le nombre d’utilisateurs de Truvada et ses génériques, médicaments à base du ténofovir disoproxil et de l’emtricitabine, ne cesse d’augmenter. «L’appropriation progressive de cette stratégie de prévention en France, en particulier parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) à haut risque de contamination par le VIH en métropole, est encourageante», se félicite l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France). Selon cette Agence : - 10.405 personnes ont initié une PrEP par Truvada (ou génériques) entre janvier 2016 et juin 2018, dont plus de la moitié (près de 5.500) depuis juillet 2017. - Ce nombre est en augmentation constante depuis 2016, avec près de 500 nouveaux utilisateurs par mois au premier semestre 2018. - Depuis juillet 2017, les renouvellements de traitement comptent pour plus de 60% des délivrances. - 98% des utilisateurs sont des hommes, âgés en moyenne de 38 ans. - Près de 50% résident en île de France, 10% dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et 9% dans la région PACA. Cependant, l’ANSM rappelle que «la PrEP VIH s’intègre dans une stratégie de prévention diversifiée de la transmission du VIH par voie sexuelle comprenant également la promotion de l’usage du préservatif, le recours au dépistage régulier du VIH et des autres IST, la connaissance du statut virologique VIH du/des partenaires, le recours au Treatment as Prevention (TasP) chez le partenaire séropositif et le recours à la prophylaxie post-exposition (PEP).»

Abderrahim DERRAJI - 02 décembre 2018 23:43
Une fois de plus, la HAS acculée à abroger ses recommandations

La Haute Autorité de santé (HAS – France) vient d’annoncer l’abrogation des recommandations qu’elle a publiées en mars 2017 concernant la prise en charge des principales dyslipidémies. La HAS a pris cette décision suite au recours devant le Conseil d'État par lequel Formindep conteste les recommandations de bonnes pratiques formulées par des experts aux conflits d’intérêts majeurs. L’association Formindep n’est pas la seule puisqu’Anticor a aussi déposé une plainte pour prise illégale d’intérêts contre six des neuf experts du groupe de travail ayant élaboré les recommandations incriminées. Les recommandations en question ont été rédigées avant l'arrivée d'un déontologue en octobre 2016, Daniel Ludet. À cette époque, les experts impliqués dans l’élaboration des recommandations devaient seulement déclarer sur l'honneur leurs liens d'intérêt. Les informations fournies par les experts n’étaient pas comparées à la base de données publique «Transparence Santé», ce qui n’est plus le cas depuis 2017. Suite à ce recours devant le Conseil d'État, la HAS a choisi d'abroger ces recommandations sans attendre la réponse de la justice pénale. Elle indique également vouloir «initier au plus vite un nouveau travail afin de fournir aux professionnels de santé une recommandation élaborée en toute impartialité fondée sur les dernières données de la science». Faut-il le rappeler, deux autres recours devant le Conseil d'État ont conduit la HAS au retrait de recommandations concernant le diabète de type 2 et la maladie d'Alzheimer.

Abderrahim DERRAJI - 02 décembre 2018 23:40