Nouveau
Nouveau

INSCRIPTION

Symposium COPFR
Symposium COPFR

Français/anglais

PROJET
PROJET

Loi n°…. relative à l’Ordre national des pharmaciens

Ruptures de stock
Ruptures de stock

Présenté par M. Rachid Lamrini lors du 10ème Congrès A3P

Vidéos de formation continue
Vidéos de formation continue

Cours développé par notre partenaire ACTe RX

CU & DU
CU & DU

Université Internationale Abulcasis des Sciences de la Santé

Diplômes universitaires
Diplômes universitaires

préinscriptions ouvertes

À la une

LACTALIS

Rappels de lots : Bruno le Maire veut plus d’effectivité ! Abderrahim DERRAJI - 17 juillet 2018 16:40
Rappels de lots : Bruno le Maire veut plus d’effectivité !

Après avoir pris connaissance des conclusions du Conseil national de la consommation (CNC-France) qui a mené une enquête sur  les nombreuses défaillances qui avaient surgi lors de la mise en place de la procédure de rappel de lots des formules lactées produites par Lactalis, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, vient d’annoncer quatre mesures phares pour rendre effective les  opérations de retrait de lots.

Désormais, tout produit qui doit être retiré du marché sera « bloqué en caisse ».  Ce dispositif, sera rapidement mis en œuvre au même titre que trois autres mesures.

Tout d’abord, les producteurs, les fabricants et les distributeurs doivent renseigner l’intégralité des informations concernant le produit défectueux sur un seul et unique site Internet qui sera prochainement mis en ligne.

Ensuite, les données bancaires peuvent être utilisées pour alerter rapidement le consommateur.

Et pour finir, les consommateurs seront mis à contribution pour notifier tout produit suspect en utilisant une application mobile dédiée qui sera lancée par la DGCCRF.

Pour rappel, malgrès toutes les mesures prises lors des retraits des farines lactées de Lactalis, des inspecteurs ont retrouvé les produits incriminés dans des crêches, des grandes surfaces et dans certaines officines. 

Lire la suite

INH

L’Institut national d’hygiène devient membre du système mondial de la surveillance et de lutte contre la grippe. Abderrahim DERRAJI - 16 juillet 2018 18:31
L’Institut national d’hygiène devient membre du système mondial de la surveillance et de lutte contre la grippe.

D’après un communiqué du ministère de la Santé du 16 juillet 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de désigner le laboratoire de virologie de l’Institut national d’hygiène comme Centre national de la grippe et lui reconnait, par la même occasion, la qualité de membre du Système mondial OMS de la surveillance et de riposte contre la grippe.

Ce centre a été créé en 1993. Il dispose de ressources humaines qualifiées et de la capacité à mener une large gamme d’analyses virologiques, notamment la culture cellulaire et l’isolement viral ainsi que les analyses biologiques utilisant des techniques de sérologie, de biologie moléculaire, de séquençage et d’évaluation de la résistance antiviraux. Dès 1996, ce Centre a mis en place un système de surveillance virologique de la grippe saisonnière avec le concours de praticiens représentant les grandes villes du Royaume.

L’engagement du Centre national de la grippe dans l’implantation d’un système de management de la qualité lui a valu une certification, en 2016 et 2017, selon la norme ISO 9001 version 2008 par l’organisme espagnol de normalisation AENOR.

Lire la suite

VALSARTAN

Valsartan : risque hypothétique et réelles inquiétudes ! Abderrahim DERRAJI - 16 juillet 2018 18:27
Valsartan : risque hypothétique et réelles inquiétudes !

Dans un communiqué daté du 5 juillet 2018, l’Agence européenne du médicament (EMA) a procédé à un rappel de lots de certains médicaments à base de valsartan dont le principe actif est fourni par Zhejiang Huahai Pharmaceuticals.

Le principe actif en provenance de cette société chinoise de Linhai contient de la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée cancérogène probable pour l'homme sur la base des résultats d'essais en laboratoire.

Ceci a conduit l’Agence européenne à diligenter une enquête afin d’évaluer la quantité de NDMA dans les spécialités pharmaceutiques concernées, son impact possible sur les patients et les mesures qui doivent être prises pour réduire ou éliminer l’impureté des futurs lots produits par Zhejiang Huahai Pharmaceuticals. Par mesure de précaution, les autres spécialités à base de valsartan seront également examinées.

Les réactions des Agences des médicaments de différents pays européens ne se sont pas fait attendre et notre ministère de tutelle a fait un communiqué de presse dès le 7 juillet 2018

Cette célérité qui est à saluer traduit à la fois le souci permanent de ce ministère de retirer du marché tout médicament pouvant présenter un risque pour les usagers des médicaments, et une certaine fébrilité à l’égard de tout emballement médiatique injustifié.

Habituellement, le retrait d’un médicament était conditionné par la réunion de la commission de pharmacovigilance, ce qui décalait les décisions du ministère de la Santé par rapport à l’EMA ou l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé – France) d’au moins une quinzaine de jours. Durant cette période, la presse et les réseaux sociaux relayaient l’information officielle de l’ANSM ou d’autres agences de médicament ce qui pouvait conduire certains patients à arrêter leurs traitements avec tous les risques que cela comporte.


Ça a été le cas du Levothyrox dont le changement de formulation ne concerne même pas le Maroc. Pourtant, des articles ont soulevé la problématique ce qui a semé le trouble dans l’esprit des malades.

En ce qui concerne la problématique de certaines spécialités à base de valsartan, le Maroc est concerné. En plus du communiqué du ministère de la Santé, certains laboratoires non concernés par la présence de la NDMA ont adressé un courrier aux professionnels de santé pour les rassurer quant à la qualité de leurs spécialités à base de valsartan, d’autant plus que le communiqué de l’EMA peut prêter à confusion.

Mais dans notre contexte, cela suffira-t-il à rassurer les patients sous valsartan ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, ce problème a eu au moins le mérite de nous rappeler l’importance d’une communication rapide et responsable. Seul bémol, on aurait souhaité que la communication soit adaptée à la cible. Les professionnels de santé auraient pu avoir une information exhaustive avant les patients pour disposer d’éléments nécessaires pour pouvoir rassurer les malades.
Liste des médicaments concernés au Maroc

PFD : https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/pharmanews450(1).pdf

Lire la suite

SANOFI

Sanofi investit dans le big data et dans la digitalisation Abderrahim DERRAJI - 13 juillet 2018 18:19
Sanofi investit dans le big data et dans la digitalisation

Le Groupe Sanofi a annoncé, le 2 juillet, qu'il allait investir dans un centre d'opérations R&D international spécialisé dans la digitalisation et l'analyse big data à Chengdu, dans la province du Sichuan (Chine).

Ce centre qui va coûter au géant tricolore la bagatelle de 66 millions d'euros, contribuera à soutenir la recherche et le développement de médicaments innovants de Sanofi à travers la gestion des données et fichiers issus d'essais cliniques menés dans différents centres internationaux. Ceci va permettre d’accélérer la disponibilité des résultats des différents essais, de la phase I à la phase IV, tout en renforçant les capacités digitales de Sanofi.

« Notre objectif est de relier les progrès innovants de la Chine avec l'écosystème international et de développer des médicaments innovants en Chine qui pourraient bénéficier aux patients du monde entier », a affirmé le vice-président senior, directeur des opérations R&D de Sanofi Zhang Ji.

Sanofi s’apprête a embauché 300 personnes avant 2020 qui viendront s’ajouter aux 9500 employés de Sanofi en Chine.

Par ailleurs, le géant français a annoncé qu'il a retenu 19 projets de recherche académique dans le cadre de son nouveau programme Sanofi Innovation Awards. Ces projets impliquent plusieurs instituts de recherche académique.

En lançant un tel programme, Sanofi  compte accélérer le processus de recherche et développement, en associant les connaissances des institutions académiques sur la biologie des maladies et les capacités de découverte et de développement de médicaments de Sanofi.

Lire la suite

FISH PEDICURE

Attention au «fish pedicure » ! Abderrahim DERRAJI - 13 juillet 2018 17:29
Attention au «fish pedicure » !

Les petits poissons utilisés en «fish pédicure» ne seraient pas si anodins que ça.

En effet, d’après une publication du Dr Shari Lipner dermatologue à la faculté de médecine Weill Cornell à New-York à la revue médicale " JAMA DERMATOLOGY" , une citoyenne américaine ayant eu recours à une séance de « fish pédicure » s’est retrouvée avec six ongles de pieds très abîmés par les succions répétées des petits poissons.

Le dermatologue aurait diagnostiqué une onychomadèse, une maladie qui provoque une chute spontanée des ongles. 

 

«À ma connaissance, il s’agit du premier cas d’onychomadèse provoqué par une fish pédicure », a déclaré le Dr Shari Lipner. 

 

Lire la suite

Autres articles

Pierre Fabre renforce son partenariat avec Maphar et sa présence au Maroc

Dans un communiqué du 11 juillet 2018, Pierre Fabre et Maphar ont annoncé le renouvellement et le renforcement de leur partenariat pour la distribution au Maroc de plusieurs marques. Il s’agit de quatre marques de dermo-cosmétiques (Eau thermal d'Avène®, Ducray®, Klorane® et A-Derma®) et deux  marques spécialisées dans l’hygiène bucco-dentaire (Elgydium®, Eludril®). L’accord de partenariat a été signé conjointement par Eric DUCOURNAU, Directeur Général du groupe Pierre Fabre, et Pierre LABBÉ, Directeur Général de Maphar, et en présence des équipes dirigeantes du groupe français pour la région Afrique et pour le Maroc. À travers ces quatre marques  de dermo-cosmétique  distribuées en pharmacie, Pierre Fabre propose des produits couvrant l’hygiène, l'hydratation, le traitement de l’acné, la protection solaire, mais aussi l'hyperpigmentation, la cicatrisation et le vieillissement de la peau. Quant-aux marques Elgydium® et Eludril®, elles englobent  des gammes de produits ciblant l’hygiène et le soin bucco-dentaire distribuées en pharmacie. « Le renouvellement de notre partenariat avec Pierre Fabre démontre l’engagement de Maphar à apporter aux consommateurs et aux patients marocains des soins dermo-cosmétiques et bucco-dentaires de renommée mondiale. Les marques de Pierre Fabre, développées et fabriquées en France, sont internationalement connues et reconnues notamment par les dermatologues. Grâce à la richesse de leurs gammes, elles couvrent l’ensemble des besoins des personnes dont la peau ou les cheveux sont particulièrement sensibles ou irrités, et proposent aussi des produits dédiés aux peaux et aux cheveux normaux » a déclaré M. Pierre LABBÉ, Directeur Général de MAPHAR. Pour sa part, Eric DUCOURNAU, Directeur Général du groupe Pierre Fabre, a déclaré : « Notre expertise en dermatologie médicale et en odontologie, notre savoir-faire issu de 60 ans de recherche dans la formulation et la galénique des soins pour la peau, le cheveu et la sphère bucco-dentaire, couplées à notre rigueur pharmaceutique, sont la garantie de produits efficaces et sûrs pour les consommateurs et les patients marocains. Grâce au partenariat exemplaire entre les équipes de Pierre Fabre Maroc et de Maphar que nous renforçons aujourd‘hui, nous confirmons notre volonté de faire de Pierre Fabre un acteur fortement engagé  au Maroc dans les domaines de la santé et de la beauté. » Commentant les projets communs aux deux entreprises, M. Pierre BEHNAM, Directeur Général de Pierre Fabre Maroc a déclaré : « Les marchés marocains de la dermo-cosmétique et de l’hygiène bucco-dentaire ont tous deux un fort potentiel de croissance. Leur taille cumulée est évaluée à environ 120 millions d'euros (1,3 milliard de dirhams), et ils connaissent une croissance de 3 à 5% par an. Nous prévoyons de lancer 6 nouveaux produits par année et sommes confiants que cette dynamique de croissance pourrait s’amplifier encore davantage à l’avenir. Nos produits sont recommandés par les professionnels de santé et sont conseillés dans les pharmacies et parapharmacies du Royaume, et nous entendons continuer à développer nos relations basées sur la confiance et l’éthique avec eux. »

Abderrahim DERRAJI - 12 juillet 2018 16:24
L’EMA enquête sur la contamination des spécialités à base de valsartan

Suite à la détection de N-nitrosodiméthylamine (NDMA), un agent cancérogène, dans la substance active du valsartan fabriquée par Zhejiang Huahai Pharmaceuticals, l’Agence européenne des médicaments (EMA) procéde actuelement à une analyse des lots des médicaments concernés. L’impureté en question n’est autre que la NDMA qui est un sous-produit de plusieurs procédés industriels. Elle est connue pour sa toxicité aussi bien pour le foie que pour d’autres organes. Elle est classée comme étant une substance potentiellement cancérogène pour l’homme. Les chercheurs font appelle à la NDMA pour induire le cancer chez les rats pour les besoins de la recherche. En attendant, les produits concernés font l’objet d’un rappel de lot dans tous les pays européens et les différentes agences ont adressé des notes d’information dans ce sens aux professionnels de santé. Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA mène actuellement une enquête sur les produits affectés. Il étudiera son impact sur les patients ayant pris ces médicaments. Il étudiera également les mesures permettant de maîtriser les taux d’impuretés dans les futurs lots produits dans les sites de production concernés. L’enquête devrait établir si d’autres médicaments contenant du valsartan sont également contaminés. La Commission européenne rendra une décision finale (juridiquement contraignante s’appliquant à l’ensemble des États membres de l’UE) dès que le CHMP lui communiquera son avis.    

Abderrahim DERRAJI - 11 juillet 2018 18:04
Conflit d’intérêts ou simple conflit!

Ces derniers temps, l’expression "conflit d’intérêts" est de plus en plus évoquée dans les colonnes de nos quotidiens et à travers la Toile. Et si nous devons nous interroger sur certaines pratiques douteuses, on ne devrait pas nous en arrêter là. L’honnêteté intellectuelle voudrait qu’on s’interroge également sur l’impact d’une simple insinuation ou d’une accusation non fondée sur la dignité et sur la crédibilité d’une personne ou d’une institution. L'expression "conflit d'intérêts" peut être désignée comme étant une situation avérée ou apparente dans laquelle un individu (ou une organisation) est soumis à des intérêts multiples du fait des fonctions ou des responsabilités occupées dans des institutions publiques, une entreprise, une association, une fondation, etc. Ces intérêts multiples peuvent entrer en opposition et corrompre les décisions ou la façon d'agir. Certains professionnels peuvent être plus facilement exposés aux conflits d’intérêts, à l’image des conseillers financiers, des ingénieurs, des économistes, etc. Mais, il n’y a pas que ces professionnels qui en sont concernés, certains emplois ou missions ne peuvent être cumulés du fait qu’ils sont déontologiquement incompatibles ou prohibés par la réglementation en vigueur. On peut citer, par exemple, certaines fonctions d’agent public (fonctionnaire, expert judiciaire, témoins…), d’homme politique, d’avocat, etc. De même, un médecin ne peut vendre les médicaments qu'il prescrit, ni être en même temps pharmacien, l’architecte ne peut pas non plus, sur le même chantier, être aussi entrepreneur, etc. Et que dire des responsables d’instances professionnelles dont la noblesse de la mission leur impose, plus qu’à quiconque, de ne pas avoir de conflits d’intérêts ? Plusieurs actions peuvent être menées pour prévenir les conflits d'intérêts, notamment l’adoption d’une charte déontologique, la mise en place d’une réglementation relative au cumul de mandats, de fonctions ou de professions, la séparation des pouvoirs et la séparation entre la fonction publique et les activités marchandes. On peut également obliger les personnes concernées à déclarer leurs liens de parenté ou de connexité et à décliner, si besoin est, toute mission présentant un conflit d'intérêts. De nombreux pays ont adopté des mesures pour renforcer la transparence, à l’image de la France qui a mis en ligne une base de données accessible à tous les internautes (1). Ce site internet permet d’accéder aux déclarations des entreprises relatives aux liens d'intérêts qu'elles entretiennent avec les acteurs du secteur de la santé. Pilotée par le ministère des Solidarités et de la Santé, cette initiative vise à préserver la nécessaire relation de confiance entre les citoyens, les usagers et les multiples acteurs du système de santé. Dans notre secteur, les liens d’intérêt ne manquent pas. Des commissions sont désignées afin de statuer au sujet de la mise sur le marché marocain d’une nouvelle spécialité pharmaceutique ou sur son éventuelle prise en charge par les caisses d’assurances maladies. Les enjeux en question devraient suffire pour que la transparence ne puisse souffrir d’aucune dérogation. Les experts qui prennent part à ces commissions doivent être neutres et impartiaux pour traiter l’ordre du jour programmé par ces commissions. Mais sans la déclaration de leurs "intérêts" et sans la publication des intérêts des uns et des autres, on contribue, sans le vouloir, à créer un climat de suspicion peu propice au bon fonctionnement de ces commissions. Bien évidemment, il y a encore du chemin à parcourir. Les ego démesurés combinés à une sous-estimation des risques ne nous ont pas permis de mettre en place les garde-fous garantissant la transparence requise. Mais les choses finiront par s’accélérer, d’autant plus qu’il y a de plus en plus de lanceurs d’alerte qui arpentent les réseaux sociaux. La bonne gouvernance et la transparence s’imposent, de ce fait, comme étant la seule voie possible.    (1) https://www.transparence.sante.gouv.fr/flow/main?execution=e1s1 Edito sous format PDF 

Abderrahim DERRAJI - 09 juillet 2018 07:26
Rappel de lots de certains médicaments à base de valsartan

Suite à la détection d’une impureté dans les lots de valsartan produits par Zhejing Huahai Pharmaceutical Co – Chine, le ministère de la Santé (Maroc) a procédé à un rappel des lots des spécialités pharmaceutiques suivantes : - VALSARTAN WIN 80 mg,Comprimé ; - VALSARTAN WIN 8160mg, Comprimé, - CO-VALSARTAN WIN 80mg /12.5 mg Comprimé, - CO-VALSARTAN WIN 160mg /25 mg comprimé, - ATENSIL 40mg, Comprimé ; - ATENSIL 80mg Comprimé ; - ATENSIL 160mg Comprimé. Cette décision a été prise par mesure de précaution d’autant plus que l’impureté en question est la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance considérée comme potentiellement cancérigène. Le ministère de la Santé a également fourni les précisions suivantes : - Seules les médicaments précités sont concernés par le retrait de lots. - Les patients utilisant les médicaments concernés doivent consulter leur médecin pour les remplacer par un autre médicament à base de valsartan d’une source différente ou par un traitement alternatif. En aucun cas les malades ne doivent interrompre leur traitement. - Pour toute information concernant ces produits les patients peuvent s’adresser à leur pharmacien ou à leur médecin. Communiqué du ministère de la Santé   

Abderrahim DERRAJI - 06 juillet 2018 21:52
Allergies : attention aux habits neufs et aux chaussures

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses/France) vient de formuler des recommandations par lesquelles elle exhorte les autorités à exiger un taux de chrome maximal dans les articles en cuir. Cette décision fait suite aux réactions allergiques observées même en respectant le taux maximal autorisé de cet élément. L’Anses recommande également de prévoir un seuil maximal pour le nickel dans le textile. D’autres composants pourraient également faire l’objet de restrictions à l’échelle européenne. Par ailleurs, l'Anses a sommé les sociétés concernées par la vente de chaussures ou d’habits à « s'assurer auprès de leurs fournisseurs de l'absence de substances CMR [cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction] ou sensibilisantes ou irritantes cutanées dans les articles ». En ce qui concerne les consommateurs, l'Agence française les incite à laver systématiquement tout vêtement neuf avant de le porter pour la première fois. Elle leur conseille également de consulter un médecin ou un dermato-allergologue pour identifier l'éventuelle substance responsable. Ces recommandations font suite à une étude menée par l’Anses chez une trentaine de patients ayant présenté des effets indésirables à la suite d’utilisation de vêtements ou de chaussures. Ces analyses ont révélé que des métaux lourds, notamment le cobalt, le cuivre, l’antimoine, le plomb, le cadmium et le mercure sont présents dans 16 % des échantillons textiles. D’autres molécules connues pour leur effet allergisant comme le paraphénylènediamine et les nonylphénols ont été retrouvées dans 20 % des habits.  

Abderrahim DERRAJI - 05 juillet 2018 10:40
OMS : un médicament pourrait sauver la vie de milliers de femmes

D’après un communiqué du 27 juin 2018 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une étude menée en collaboration avec MSD for Mothers et Ferring Pharmaceuticals a révélé qu’une nouvelle formulation de l’ocytocine, un médicament indiqué pour prévenir les saignements excessifs après l’accouchement, pourrait sauver la vie de milliers de femmes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Actuellement, l’OMS recommande l’ocytocine comme médicament de premier choix pour prévenir les saignements excessifs après l’accouchement. Mais sa conservation constitue un frein à la généralisation de son utilisation. En effet, l’ocytocine est sensible à la chaleur et doit, de ce fait, être stockée et transportée entre 2 et 8 °C. Ces conditions ne peuvent pas être garanties dans de nombreux pays. Par contre, la carbétocine qui est dotée d’un profil d’efficacité similaire à l’ocytocine dans la prévention de l’hémorragie du post-partum n’est pas sensible à la chaleur. Il ne nécessite pas de réfrigération et conserve son efficacité pendant au moins 3 ans si elle est stockée à 30 °C et à un taux d’humidité relative de 75%. «C’est une avancée très encourageante qui pourrait révolutionner notre capacité à maintenir en vie les mères et les nourrissons», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. De son coté, le Dr Metin Gülmezoglu, du département Santé reproductive et recherche de l’OMS, a déclaré : «La mise au point d’un médicament pour prévenir les hémorragies du post-partum qui reste efficace dans des conditions chaudes et humides est une très bonne nouvelle pour les millions de femmes qui accouchent dans des régions du monde privées d’accès à une réfrigération fiable». Avant une large utilisation, ce traitement attend l’examen réglementaire et l’approbation des autorités nationales. Par ailleurs, l’OMS demandera à son Groupe d’élaboration des lignes directrices d’étudier la pertinence de la carbétocine thermostable dans la prévention de l’hémorragie du post-partum.

Abderrahim DERRAJI - 03 juillet 2018 07:13
Prolia® serait à l’origine de fractures de vertèbres.

Un médicament indiqué pour réduire les fractures osseuses chez les personnes souffrant d’ostéoporose est suspecté d’être à l’origine de fractures multiples des vertèbres qui peuvent survenir après l’arrêt du traitement. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) a recensé 11 cas depuis 2011, alors que rien qu’en 2017, près de 91.000 Françaises de plus de 60 ans ont eu recours à ce médicament qui est prescrit en seconde intention chez les femmes présentant un risque très élevé de fractures. Ce traitement mis sur le marché par le laboratoire AMGEN a pourtant nourri beaucoup d’espoirs d’autant plus que les essais cliniques ont démontré ses bénéfices par rapport aux thérapies existantes. C’est le Pr Olivier Lamy, médecin-chef au Centre des maladies osseuses de l’Hôpital universitaire de Lausanne, et son équipe qui ont été les premiers à établir le lien entre les fractures des vertèbres observées chez les femmes et le recours au Prolia®. Ils ont signalé trois cas suspects en 2015. Et d’après le quotidien français «Le Monde», 46 personnes prises en charge à l’hôpital de Lausanne auraient eu une ou plusieurs fractures de vertèbres. Ces effets indésirables très graves pourraient s’expliquer par une baisse brutale de la densité osseuse après l’arrêt du traitement. Tant que le Prolia® est administré aux patientes, les cellules responsables de la destruction des os sont stoppées. Mais chez certaines patientes, dès lors que le traitement est arrêté, leur fabrication repartirait au quart de tour. On parle alors d’«effet rebond». L’Agence européenne du médicament (EMA) s’est penchée sur cette problématique et a conclu, en 2017, que les données dont elle dispose ne lui ont pas permis d’établir un lien de causalité entre le Prolia® et les fractures observées. La Suisse a, cependant, décidé de mentionner les dangers liés à l’arrêt du Prolia® sur la notice de ce dernier. De son coté, l’ANSM vient de lancer une enquête de pharmacovigilance dont les résultats seront publiés d’ici l’automne prochain. En attendant, elle estime que le rapport bénéfice/risque de ce médicament reste positif. Elle incite également les patientes à ne pas interrompre leurs traitements d’elles-mêmes et de consulter leur médecin en cas de besoin.  

Abderrahim DERRAJI - 03 juillet 2018 07:10
Infertilité : les traitements ne sont toujours pas accessibles au Maroc !

L’Association marocaine des aspirants à la maternité et à la paternité a organisé, le samedi 30 juin, la quatrième édition de la Conférence nationale sur l’infertilité au Maroc. Cette rencontre, qui s’est tenue à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, a été placée sous le thème «La cherté des médicaments et traitements de l’infertilité. Quel rôle incombe aux autorités compétentes pour garantir la prise en charge des couples inféconds au Maroc ?» Cette manifestation a mis en exergue les difficultés que rencontrent les couples souffrant d’infertilité au Maroc. En effet, ces couples sont souvent incompris, voire marginalisés par la société. Ils se retrouvent souvent seuls à faire face à un parcours de soin difficile. La prise en charge de l’infertilité peut s’avérer longue, compliquée et particulièrement coûteuse. Et que dire des habitants de nombreuses villes marocaines qui se voient contraints de faire de longs déplacements pour rejoindre les rares villes disposant de structures offrant des services de procréation médicalement assistée (PMA) ? À ceci, s’ajoute le problème de l’inaccessibilité économique aux traitements qui ne sont toujours pas remboursés, ce qui fait de ces patients des proies faciles aux charlatans de tous bords. Cette Conférence a permis aux membres de la MAPA de rappeler les recommandations qui permettraient au Maroc de rattraper son retard par rapport aux pays voisins. Comme l’a rappelé à notre rédaction Mme Aziza Ghallam, présidente de la MAPA : «Rien ne peut être fait sans l’adoption d’une vraie stratégie nationale pour la prise en charge de l’infertilité et la prévention de la stérilité. L’infertilité doit être considérée comme une pathologie à part entière donnant droit à une prise en charge remboursée par les caisses d’assurances maladies». La présidente de la MAPA a également insisté sur le rôle que devrait jouer le secteur public dans la prise en charge de la PMA, et sur la cherté des traitements qui constitue un obstacle majeur aux couples infertiles. Les responsables devraient prendre en considération ces contraintes et opter pour des mesures urgentes pour améliorer l’accessibilité à la PMA et se conformer au passage à l’article 31 de la Constitution qui a fait de l’accès aux soins et de la protection de la santé des citoyens un droit constitutionnel. Cette journée s’est terminée par des témoignages de quelques rares parents, qui ont pu avoir des bébés grâce à la PMA, et surtout de beaucoup de couples qui ont du mal à y accéder. Leur incommensurable désespoir devrait inciter tous les intervenants à œuvrer pour accélérer les procédures pour que ces couples puissent enfin jouir de leurs droits.

Abderrahim DERRAJI - 03 juillet 2018 00:02
Les limites de la médecine prédictive

La ville de Paris a abrité, le week-end dernier, le quatrième Congrès de médecine prédictive et personnalisée. Cette manifestation organisée par la Société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP) a pour objectif d’évaluer le bénéfice médical et les bonnes pratiques de tests génétiques prédictifs pour améliorer le dépistage, la prévention et les traitements. En effet, et comme l’a rappelé le professeur Pascal Pujol(*), ces techniques peuvent déceler une forte probabilité de survenue d’une maladie pour laquelle nous disposons de stratégies de dépistage et de prévention utiles et efficaces. D’après ce chef du service oncogénétique au CHU de Montpelier, une demande spontanée d’une personne en bonne santé souhaitant connaître un risque potentiel d’être touchée par une maladie donnée, ne peut bénéficier, aujourd’hui, d’une suite favorable. Par contre, deux cas de figure peuvent bénéficier d’une analyse prédictive. Il s’agit de patients ayant des antécédents familiaux de maladies génétiques les exposant à un risque génétique important, ou des patients admis dans le cadre de la prise en charge d’une pathologie donnée et qui découvrent fortuitement un risque génétique. Toute la question aujourd’hui est de savoir si on doit ou pas prendre en compte cette possibilité de prévoir chez deux parents bien portants la possibilité d’avoir un enfant souffrant d’une maladie grave comme l'amyotrophie spinale infantile. Cette pathologie incurable et redoutée par tous les parents, est à l’origine de graves souffrances aussi bien pour eux-mêmes que pour leurs enfants qui décèdent, dans 9 cas sur 10, avant l’âge de 2 ans. La médecine prédictive, qui permet de prévoir un risque important de survenu de cette pathologie, met le clinicien ou le biologiste devant un dilemme. Doit-il informer les parents du risque ou pas ? Et surtout dans quelles conditions peut-il le faire ? Leur consentement éclairé est primordial dans ce cas. Bien qu’on puisse assister à des dérives mercantiles ou à une quête d’eugénisme, le recours à ces analyses génétiques pourrait trouver son indication dans la prévention de plusieurs maladies comme certains cancers du sein dont la prise en charge peut être envisagée d’une manière précoce. Mais en réalité, le plus difficile reste à trouver un consensus et arrêter des recommandations pour savoir ce qui doit être fait à chaque fois que des analyses génétiques fiables révèlent que des parents ont un risque très élevé d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique très grave. La méconnaissance du risque ou des considérations religieuses peuvent rendre ce choix particulièrement difficile. (*) Émission de France Inter «Le grand entretien» diffusée le 29 juin 2018. PDF: lien

Abderrahim DERRAJI - 02 juillet 2018 23:59
Le Secrétaire général du ministère de la Santé visite le CNR

Le Secrétaire général du ministère de la Santé, le Pr. Hicham NEJMI, a rendu visite au Centre National de Référence de la Grippe et des Virus Respiratoires (CNR) situé dans l’enceinte du département de virologie à l’Institut national d’hygiène. Cette visite lui a permis de s’enquérir des travaux d’extension et de renouvellement des équipements biomédicaux du laboratoire dont le coût s’élève à 1,7 million de dirham. Ces travaux sont le fruit d’un projet de coopération bilatéral entre le CDC d’Atlanta (EU) et l’Institut National d’Hygiène. Cette unité nouvellement équipé est capable de gérer un flux important de cas de syndromes grippaux ou d’infections respiratoires aigues sévères notamment pendant la saison grippale ou éventuellement  en cas de pandémie. Elle contribue également aux activités du réseau national de la surveillance virologique de la grippe. Ce centre est également reconnu depuis 2000, comme centre de référence de l’OMS et participe, à ce titre, à l’implémentation du système OMS EM-flu et Flu-Net pour la collecte et la diffusion des données relatives la circulation des virus grippaux. Ce Centre a été certifié en 2016 selon la norme ISO 9001 -version 2008- par l’organisme espagnol AENOR. L’accréditation des activités selon la norme ISO 15089 est en phase d’implantation.

Abderrahim DERRAJI - 02 juillet 2018 15:07