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ÉLECTIONS ORDINALES

Dissolution des Conseils de l'Ordre : Un mal pour un bien ou un mal tout court? Abderrahim DERRAJI - 18 juillet 2021 22:42
Dissolution des Conseils de l'Ordre : Un mal pour un bien ou un mal tout court?

Plusieurs syndicats ainsi qu’une association de pharmaciens ont adressé, la semaine dernière, une correspondance au ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, pour que l’article 13 du Dahir portant Loi n° 1-75-453 du 11 décembre 1976 soit appliqué.

Cet article donne la possibilité au secrétaire général du gouvernement de déclarer les membres des Conseils démissionnaires et de nommer sur proposition du ministre de la Santé une délégation de 3 à 5 membres qui assurera les fonctions dudit conseil jusqu'à l'élection d'un nouveau conseil. Celle-ci doit avoir lieu dans un délai n’excédant pas un mois.

Les syndicats ayant saisi la tutelle ont pris cette initiative parce que les Conseils de l’Ordre qui auraient dû organiser leurs élections de mi-mandat au mois d’août 2017 et les élections de fin de mandat en août 2019 ne l’ont toujours pas fait. Certes, la crise sanitaire, le projet de régionalisation du Conseil de l'Ordre et le confinement peuvent expliquer en partie ce retard, mais depuis plusieurs mois, c’est plutôt la volonté de les organiser qui semble faire défaut.

Les pharmaciens qui sont particulièrement prolifiques sur les réseaux sociaux ne cachent pas leurs dégoût et inquiétudes vis-à-vis de la situation de blocage que connaissent nos instances et un large pan espère que la démarche des syndicats donnera l'effet escompté.

Les syndicats réclamant l’application de l’article 13 du Dahir de 1976 et dont le nombre pourrait augmenter de semaine en semaine sont convaincus que la situation actuelle de la profession ne laisse guère de choix aux pharmaciens. En l’absence de tout indice annonciateur d’une éventuelle élection, il ne reste que l’amère alternative de la dissolution des Conseils dont la responsabilité incombe à ceux qui sont à l’origine de l’actuel blocage des élections.

On ne peut pas nier que certains pharmaciens partisans de la «non-ingérence» de l’administration considèrent l’option «dissolution des Conseils» comme un choix extrême à éviter. Ces pharmaciens nourrissent, à raison ou à tort, l’espoir de voir les conseillers ordinaux se conformer au cadre légal qui régit l’instance ordinale et organiser les élections. Mais rien n’est moins sûr!

On peut se demander aujourd'hui à qui pourrait profiter cette situation. En tout cas, ce n’est pas à la profession et encore moins aux pharmaciens de base qui ont de plus en plus du mal à cerner les motivations de représentants qu’ils ont élus pour réguler la profession, des conseillers censés donner l’exemple à commencer par le respect de la législation en vigueur…

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LOTERIE VACCINALE

Québec : une loterie de 2 millions de dollars pour booster la vaccination Abderrahim DERRAJI - 18 juillet 2021 22:41
Québec : une loterie de 2 millions de dollars pour booster la vaccination

Alors que la plupart des pays misent sur la sensibilisation et l’information pour inciter les citoyens à se faire vacciner contre la Cavid-19, le Québec a prévu une loterie vaccinale de 2 millions de dollars qui a été dévoilée vendredi dernier par le gouvernement de François Legault.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a indiqué que cette loterie vaccinale a pour finalité d'accélérer la vaccination.

En pratique, chaque semaine, du 1er au 27 août, un lot de 150.000 dollars pourra être gagné par les adultes qui ont reçu la première dose de vaccin anti-Covid-19, à condition qu’ils s’inscrivent au préalable sur le portail de la preuve vaccinale.

Un million de dollars sera également distribué le 3 septembre aux personnes tirées parmi les adultes ayant reçu les deux doses.

Les 12-17 ans, qui n’ont pas le droit aux jeux d’argent au Québec, pourraient à leur tour gagner, chaque semaine, deux bourses d’études de 10.000 dollars pour ceux d’entre eux qui ont été totalement vaccinés.

Les initiateurs de cette loterie originale réservent, par ailleurs, 16 bourses d’études de 20.000 dollars aux 12-17 ans. Ces bourses pourraient être gagnées le 3 septembre par ceux d’entre eux qui ont bénéficié des deux doses.

Selon le ministre des Finances, Éric Girar, c'est Loto-Québec qui s'assurera de l'intégrité du concours en collaboration avec le MSSS (ministère de la Santé et des Services sociaux) du Québec.

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Montelukast

Belgique : Les effets indésirables du Montelukast inquiètent Abderrahim DERRAJI - 18 juillet 2021 22:39
Belgique : Les effets indésirables du Montelukast inquiètent

Montelukast, un antiasthmatique antagoniste des leucotriènes qui est largement prescrit en Belgique, aussi bien aux adultes qu’aux enfants, pourrait présenter de graves effets secondaires, jusqu'à des pensées suicidaires, rapportent «De Standaard et Het Nieuwsblad» lundi dernier.

En effet, 25 ans après sa mise sur le marché, ce médicament a, d’après le même article, souvent été associé à des effets secondaires et pas seulement «parfois» comme l’indique sa notice. Parmi ces effets indésirables possibles, on note des changements de comportement et d'humeur, des troubles du sommeil, de l’anxiété, des comportements agressifs ou de l'hostilité, voire la dépression et le suicide.

Patrik Vankrunkelsven, un médecin généraliste (KU Leuven) et la journaliste médicale Marleen Finoulst soulèvent le problème dans la revue «Tijdschrift voor Geneeskunde en Gezondheidszorg». Ces derniers s'inquiètent pour les 159.000 patients belges traités par ce médicament dont 39.000 âgés de moins 18 ans.

Le Dr Vankrunkelsven conseille la prudence et propose à ce que le remboursement ne puisse se faire que sous conditions.

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SOTROVIMAB

La Suisse met de côté des doses de Sotrovimab Abderrahim DERRAJI - 18 juillet 2021 22:37
La Suisse met de côté des doses de Sotrovimab

La Suisse vient de signer un contrat avec GlaxoSmithKline afin d’acquérir 3000 doses du Sotrovimab.

D’après l'Office fédéral de la santé publique, cet anticorps monoclonal est indiqué dans la prise en charge de la Covid-19 chez les sujets présentant un risque important d’évoluer vers une forme grave de cette maladie. Injecté aux patients par voie intraveineuse, Sotrovimab a pour effet de neutraliser le Sars-CoV-2.

Même si ce médicament n’a toujours pas reçu d’AMM, après l’adaptation de l’ordonnance 3 Covid-19 et en se basant sur la demande d’autorisation en cours, il pourrait être administré dans la prise en charge de certains patients. Le coût de ce traitement sera supporté par la Confédération en attendant que le Sotrovimab soit admis au remboursement dans le cadre de l’assurance-maladie obligatoire.

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ELECTIONS

Élections ordinales : la démocratie n’est plus ! Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2021 18:13
Élections ordinales : la démocratie n’est plus !

Plusieurs Syndicats de pharmaciens d'officine notamment le syndicat de Casablanca, d’Agadir et de Mohammedia(…) ont adressé un courrier au ministre de la Santé pour qu’il mette en application l’article 13 du Dahir de 1976. Cet article permet au Secrétariat général du gouvernement (SGG) de déclarer les membres des conseils démissionnaires et de nommer sur proposition du ministre de la Santé une délégation de 3 à 5 membres, pharmaciens d'officine marocains inscrits au tableau de l'Ordre suivant l'importance du conseil défaillant. Cette délégation assure les fonctions dudit conseil jusqu'à l'élection d'un nouveau conseil. Cette élection doit intervenir dans un délai ne dépassant pas un mois.  

Il est à noter que les élections de mi-mandat des conseils régionaux des pharmaciens d’officine qui auraient dû avoir lieu au mois d’août 2017, n’ont pas été tenues. Il en est de même pour les élections qui auraient dû avoir lieu au mois d’août 2019.

Les pharmaciens qui ont de plus en plus de mal à cerner les raisons de ce retard, s’attendaient à ce que les élections aient lieu cet été, d’autant plus que la tutelle a sommé les conseils régionaux d’organiser les élections avant fin juin.

Quelles que soient les raisons de ce retard, il ne peut être que préjudiciable à une profession qui traverse une période difficile et dont la quasi-totalité des prérogatives a été confiée aux instances ordinales.  

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Autres articles

Rappel de lot du réactif à usage de diagnostic in vitro Gigalab COVID 19 Ag Gold Salive

Par un courrier du 14 juillet 2021 adressé au Président du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, la Directrice du médicament et de la pharmacie l’a informé que le ministère de la Santé a ordonné un rappel immédiat du lot 2101S701- 01/2023 du réactif à usage de diagnostic in vitro Gigalab COVID 19 Ag Gold Salive. Ce rappel de lot fait suite à des réclamations qui ont été suivies d’inspections de pharmacies et de grossisteries. Ces inspections diligentées par le ministère de la Santé ont révélé la présence de ces réactifs dans certaines officines et chez leur répartiteur, sachant que ces réactifs n’ont jamais obtenu l’autorisation du ministère de la Santé.

Abderrahim DERRAJI - 15 juillet 2021 14:35
Pandémie : le Maroc envoie deux unités de réanimation en Tunisie

Devant l’augmentation du nombre de cas de Covid-19 et celui des patients à réanimer en Tunisie, les structures de soins ont de plus en plus du mal à proposer des lits et de l'oxygène à tous les patients affectés par la Covid-19. Dans une interview accordée à la MAP, le Dr Yves Souteyrand, Représentant de l'OMS en Tunisie, a déclaré que : «La Tunisie est le pays qui a le plus fort taux de mortalité de tout le continent africain et de tout le monde arabe.» Pour éviter que la situation sanitaire ne s’aggrave davantage, le gouvernement tunisien a lancé un appel aux dons pour venir en aide aux hôpitaux saturés. La Maroc a rapidement réagi puisque dès le mardi soir, SM le Roi Mohammed VI a annoncé, dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, l’envoi d’une aide médicale à la Tunisie. C’est ainsi que des avions des Forces royales Air vont acheminer en Tunisie deux unités de réanimation d’une capacité de 100 lits, 100 respirateurs et deux générateurs d’oxygène. Ce geste de solidarité vient une fois plus rappeler les liens exceptionnels qui existent entre ces deux pays du Maghreb. 

Abderrahim DERRAJI - 14 juillet 2021 19:33
Liban : un sit-in en soutien aux pharmaciens agressés

Les pharmaciens de Beyrouth ont spontanément organisé le mardi un sit-in devant une pharmacie de Tarik Jdidé, afin de protester contre la prise d'assaut de certaines pharmacies le lundi dernier.  Par ce sit-in, les officinaux de Beyrouth ont voulu démontrer leur solidarité avec leurs confrères qui ont payé les pots cassés de la pénurie inédite en médicament que connaît actuellement leur pays. Les ruptures d’approvisionnement que connaît le Liban se sont aggravées depuis que La Banque du Liban (BDL) a décidé de restreindre ses subventions sur les importations de médicaments aux traitements anticancéreux et aux médicaments destinés à traiter les maladies incurables et chroniques. Il est à noter que les importateurs ont réduit drastiquement leurs livraisons de médicaments aux officines. Quant aux médicaments non subventionnés, ils sont vendus aujourd'hui au taux de change du marché parallèle ce qui compromet leur accessibilité. 

Abderrahim DERRAJI - 13 juillet 2021 18:39
Baisse des prix des médicaments : Le malheur des uns ne fait pas forcément le bonheur des autres !

Un nième arrêté annonçant une série de baisses des prix des médicaments a été publié au Bulletin officiel du 28 juin 2021. Il s’agit de l’Arrêté n° 1312-21 qui comporte une liste de 12 médicaments ayant obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM) ainsi qu’une liste de 5 médicaments dont le prix a été augmenté, ou plutôt ajusté puisqu’il s’agit de médicaments dont les prix étaient anormalement bas par rapport aux pays du Benchmark. Ce texte comporte aussi une liste de 88 médicaments dont le prix a été revu à la baisse comme c’est souvent le cas à chaque fois qu’un médicament fait l’objet d’une révision quinquennale. On y trouve de tout : des antalgiques, dont le prix est déjà très bas, des antitussifs, des anti-inflammatoires, des antihypertenseurs, des médicaments d’oncologie, etc. Sur cette liste figure aussi des spécialités pharmaceutiques qui ont l’AMM, mais qui n'ont jamais été commercialisées et même une spécialité à base de Tadalafil ! Il s’agit, sans doute, d’une volonté manifeste de mettre les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 à la portée de toutes «les bourses» !   Ces arrêtés, qui se succèdent depuis la promulgation en 2013 du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et modalités de fixation du prix public de vente des médicaments, inquiètent les pharmaciens d’officine qui voient leurs revenus fondre comme neige au soleil. Le Décret 2-13-852 ou plutôt le cadeau empoisonné du ministre «ami des pharmaciens» a eu un effet immédiat avec la baisse de prix de plus de 3.000 médicaments et un effet retard dévastateur qui se manifeste à chaque révision quinquennale. Les pharmaciens, dont les représentants avaient, dans le meilleur des cas, sous-estimé l’impact du Décret 2-13-852, ne savent plus à quel saint se vouer ! Ils se trouvent aujourd’hui dans une situation délicate et peu enviable, ils ne peuvent pas s’opposer à des baisses inéluctables qui seront, qu’on le veuille ou pas, bien accueillies par leurs patients. Mais, ils ne peuvent pas non plus applaudir des révisions qui aggravent leur situation économique et hypothèquent la pérennité de leur profession.  Normalement, des mesures d’accompagnement auraient pu être envisagées pour que ces baisses n’impactent pas ou peu l’économie de l’officine, ou au moins pour que le monopole du pharmacien soit respecté. Nul ne peut ignorer qu’un très grand nombre de spécialités pharmaceutiques commercialisées au Maroc sont totalement méconnues de la majorité des pharmaciens d’officine ! Aussi, la profession, qui n’a toujours pas renouvelé ses représentants ordinaux, va continuer à compter les coups sans pouvoir se défendre. Et tant que la tutelle n’a toujours pas trouvé les moyens de faire du pharmacien un partenaire à part entière, elle finira par faire de lui un professionnel de santé entièrement à part ! 

Abderrahim DERRAJI - 11 juillet 2021 18:23
Covid-19 : la pneumologue Irène Frachon s’est publiquement prononcée en faveur de la vaccination

Dans une tribune dévoilée par «Le Parisien» le 6 juillet, la lanceuse d'alerte Dr Inès Frachon, qui a révélé le scandale du Médiator, a appelé à la vaccination contre la Covid-19, y compris auprès des plus jeunes qui doivent «retrouver une vie sociale». La pneumologue déplore que son nom ait été souvent cité par les anti-vax qui dénoncent sur les réseaux sociaux une industrie pharmaceutique «supposée toute puissante, prête à tout (et au pire) pour vendre ses vaccins au monde entier». Par une telle déclaration, Inès Frachon s’est clairement démarquée de ceux qui utilisent sa notoriété et son nom «comme une caution à la défiance et au complotisme sur les réseaux sociaux». Sur «RMC», elle a même indiqué qu’elle est «époustouflée par les résultats remarquables des vaccins notamment à ARN» et a rappelé, par la même occasion, qu’il n’existe pour le moment aucun médicament efficace contre la maladie «si ce n’est pour traiter l’inflammation, grâce à la cortisone et à l’oxygène». «Je suis convaincue de la qualité, du sérieux et de l’efficacité des vaccins agréés en France. Je peux dire que c’est l’inverse du Mediator […]», a souligné Irène Frachon qui a dit qu’elle a examiné les études de validation et la veille de pharmacovigilance des vaccins anti-Covid.

Abderrahim DERRAJI - 11 juillet 2021 18:20
L’efficacité des vaccins à ARNm confirmée dans la «vraie vie»

Une étude a été conduite auprès de 3.975 personnels de santé ou travailleurs de première ligne vaccinés pour évaluer l’efficacité des vaccins à ARNm dans «la vraie vie». Les volontaires qui ont été recrutés dans 6 États américains sont âgés de 18 à 49 ans, ils ne souffrent d’aucune maladie chronique et 62% d’entre eux sont de sexe féminin. Ces volontaires ont été suivis durant 17 semaines. Les auteurs de cette étude parue dans le «New England Journal of Medicine» ont voulu mettre en évidence la capacité des vaccins à ARNm à atténuer, dans la «vraie vie», les effets d’une infection par le Sars-CoV-2 et à réduire la charge virale chez les sujets ayant contracté la Covid-19 en dépit de la vaccination. L’étude a révélé que les vaccins à ARNm mis sur le marché par Pfizer et Modena sont efficaces à 91% dans la prévention de l’infection par le Sars-Cov-2 chez les sujets ayant reçu 2 doses et ils sont efficaces à 81% chez les sujets qui n’en ont reçu qu’une. Les sujets infectés malgré la vaccination ont eu une charge virale moins importante associée à des formes plus atténuées de la maladie. Cette étude a cependant des limites, notamment la durée de suivi des personnes partiellement vaccinées qui est nettement inférieure à celle des personnes ayant reçu les deux doses et l’efficacité de la vaccination qui a pu être surestimée parce que la baisse de la charge virale chez les sujets vaccinés rend la détection du Sars-Cov-2 plus difficile. Source : https://www.univadis.fr

Abderrahim DERRAJI - 11 juillet 2021 18:18
Opioïdes : augmentation de 592% de morts entre 2000 et 2017 au Canada

Une étude de l'Université de Waterloo, qui a exploité les données de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), a révélé que le nombre de décès dus aux opioïdes par million de personnes est passé de 20 en 2000 à 118.3 en 2017. Selon le Dr Wasem Alsabbagh, professeur de pharmacie et auteur principal de l'étude, les chiffres ont «explosé» entre 2015 et 2017. Cette étude publiée parue dans la revue de la Société pour l'étude de la toxicomanie «Addiction» indique que les hospitalisations liées aux opioïdes sont passées de 159,7 par million de personnes en 2000 à 325,3 en 2012. Quant aux visites aux urgences, elles ont connu une hausse de 188%. Les surdoses et les morts qui sont présumés liés aux opioïdes restent élevés dans toutes les régions du Canada. D’ailleurs, un rapport national publié en octobre dernier a mis en évidence une détérioration de la santé globale des Canadiens au cours des huit premiers mois de la pandémie. Il a aussi révélé qu’il a y plus de personnes qui consomment des drogues, l'alcool et le tabac pour affronter leur stress.  

Abderrahim DERRAJI - 11 juillet 2021 18:15
Merck signe un protocole d’entente avec la Fédération africaine des sociétés savantes de fertilité

Dans un communiqué du 6 juillet 2021, le laboratoire Merck a annoncé la signature d'un protocole d’entente avec la Fédération africaine des sociétés savantes de fertilité qui compte parmi ses membres les pays de l’Afrique du Nord. Cet accord tombe à point nommé d’autant plus que certaines classes thérapeutiques indiquées dans la prise en charge de l’infertilité ont intégré la liste des médicaments remboursables dans le cadre de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Selon le même communiqué, l’accord conclu entre Merck et l’AFFS permettra à ces deux entités de travailler conjointement sur un programme visant à développer davantage les programmes de formations médicales continues destinés aux professionnels de  santé. Ce programme prévoit des préceptorats et des bourses ainsi que des formations dédiées aux problèmes de fertilité. Cette collaboration permettra, sans nul doute, d’améliorer l'accès à des soins de qualité en matière de prise en charge des troubles de la fertilité en Afrique. «Nous nous réjouissons de cette collaboration avec l'AFFS, afin de renforcer les échanges et le partenariat. En tant que pionnier dans le domaine de la fertilité, nous avons l’intime conviction que cette collaboration permettra in fine d'améliorer considérablement la situation des patients, notamment des couples qui ont besoin de soutien pour réaliser leurs désirs de fonder une famille et ceci est notre objectif commun.», a déclaré Dr Matthias Meergans, Directeur Médical de la région MEAR chez Merck. Par ailleurs, la collaboration ciblera d'autres domaines, notamment les campagnes de sensibilisation et le soutien de l’African Network and Registry for Assisted Reproductive Technology (ANARA) pour la mise en place de données scientifiques locales facilitant l'accès à des soins de qualité. «L'AFFS se réjouit de la collaboration avec Merck pour la mise en place d'un système de qualité dans la prise en charge des troubles de la fertilité et des personnes qui en souffrent à travers l’Afrique.», a indiqué le professeur Gamal Serour, président de la Fédération africaine des sociétés savantes de fertilité (AFFS).

Abderrahim DERRAJI - 08 juillet 2021 18:53
Covid-19 : le Maroc produira 5 millions de doses du vaccin de Sinopharm par mois

D’après un communiqué de la MAP, Le Souverain a présidé, le lundi 5 juillet au Palais Royal de Fès, la cérémonie de signature d’une convention qui prévoit la mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid19 de Sinopharpm ainsi que d’autres vaccins. Ce projet à forte valeur ajoutée permettra au Royaume de se doter de capacités industrielles et biotechnologiques complètes et intégrées, dédiées à la fabrication des vaccins au Maroc. Le même communiqué indique que le mémorandum de coopération entre le Royaume et le groupe pharmaceutique chinois Sinopharm vise à renforcer «la souveraineté sanitaire» du pays face «aux dépendances extérieures et aux contingences politiques». «Ce projet revêt une grande importance tant pour le Maroc que pour la Chine dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19», a assuré M. Jengzhen, Président-Directeur général du Groupe pharmaceutique chinois et d’ajouter : «Le président chinois a spécifiquement exprimé la disposition de la République populaire de Chine à promouvoir activement la R&D du vaccin anti-covid et la coopération en matière de production avec le Maroc». Faut-il le rappeler, plus de 9 millions de personnes ont reçu les deux doses de vaccin au Maroc et la cadence de la vaccination reste tributaire de l’approvisionnement en vaccin. Avec une mise en flacon locale de ce vaccin, le Royaume qui fait figure de bon élève depuis le début du Covid-19, pourra accélérer davantage sa campagne. 

Abderrahim DERRAJI - 06 juillet 2021 10:30
Nos vaccinés sont-ils immunisés ?

Le premier cas de Covid-19 diagnostiqué dans la province de Hubei à Wuhan en décembre 2019 a été à l’origine d’une pandémie et d’une vraie hécatombe notamment aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine et en Inde. L’absence de médicaments réellement efficaces contre le Sars-CoV-2 a réveillé des craintes qu’on croyait, jusque-là, révolues. En effet, grâce à l’arsenal de médicaments existants dont nous disposons, nous nous croyions presque «invincibles», mais le nouveau coronavirus nous a, hélas, démontré le contraire. Mais c’était sans compter avec la mobilisation des chercheurs, qui ont pu rapidement mettre au point des vaccins dont l’efficacité a redonné de l’espoir à toute l’humanité. Seulement, la capacité de production de ces vaccins ne permet pas de répondre aux besoins de toutes les nations. Certains pays riches et/ou disposant de sites de production de vaccins se sont servis en premier. Au lieu de faire jouer la solidarité et mettre à la disposition de toutes les régions du monde suffisamment de doses pour vacciner les sujets les plus fragiles, les pays ont commencé à jouer des coudes pour accaparer le maximum de doses. Seule l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné un peu d’espoir aux pays à faible revenu en mettant en place le mécanisme Covax dont l’objectif est de permettre une répartition plus équitable des doses de vaccins. Depuis le début de la pandémie, le Sars-CoV-2 nous a donné du fil à retordre. Sa capacité à muter pour gagner en virulence et en transmissibilité nous fait craindre aujourd’hui le pire. Et même l’efficacité des vaccins présentés comme la «solution» pour sortir de la crise sanitaire est aujourd’hui remise en question. Les vaccins qui ne sont pas à ARNm sont de plus en plus présentés comme des vaccins de deuxième choix. L'Union européenne (UE), par exemple, n’a autorisé pour le moment que le vaccin de Pfizer et ceux de Moderna et Johnson & Johnson. Et ce qui semble paradoxal, c’est que l’Agence européenne du médicament reconnaît le vaccin d’AstraZeneca Vaxzeria, mais pas le Covishield qui n’est autre que la version fabriquée à moindre coût en Inde par SII (Serum India Institute) ! L’UE estime qu’il y a des différences infimes dans les conditions de fabrication pouvant entraîner des différences dans le produit final. Pour que le Covishield soit reconnu par l’UE, la législation européenne exige que les sites de fabrication et le processus de production soient évalués et approuvés dans le cadre du processus d’autorisation. Après ces affirmations, Richard Mihigo, du bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, estime que le vaccin AstraZeneca-Covishield est exactement le même vaccin AstraZeneca-Vaxzevria et déplore l’attitude de l’UE. Et dans une déclaration conjointe, l’Union africaine (UA) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont déclaré que ces règles mettaient «en péril le traitement équitable» des personnes vaccinées en Afrique. Le Maroc, qui a remué ciel et terre pour avoir les doses de vaccin qui lui ont permis de mettre sur pied un programme de vaccination exemplaire, peut être affecté par une telle décision. D’une part, celle-ci va compliquer les déplacements des Marocains en Europe et, d’autre part, elle est de nature à semer le doute dans l’esprit des sujets vaccinés et ceux qui ne le sont pas encore. Devant ce brouhaha, le Royaume, qui a vacciné presque 10 millions de personnes, doit «faire parler les chiffres». La quantité de données collectées jusqu’à maintenant devrait permettre de cerner avec exactitude l’innocuité des vaccins utilisés, ainsi que leur degré d’efficacité y compris contre les variants. C’est le seul moyen de rassurer les personnes vaccinées et ceux qui souhaitent le faire. Quant aux difficultés qui attendent les Marocains qui sont contraints de se déplacer à l’étranger, elles ne datent malheureusement pas d'aujourd’hui. Les conditions imposées pour l’obtention des visas et les difficultés que rencontrent les Marocains pour avoir un rendez-vous pour déposer un dossier de visa rendent déjà tout déplacement vers certains pays quasi impossible !

Abderrahim DERRAJI - 04 juillet 2021 19:23