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ANTICORPS POLYCLONAUX

Covid-19 : des anticorps polyclonaux de Xenothera bientôt évalués au Viêtnam Abderrahim DERRAJI - 16 septembre 2021 17:48
Covid-19 : des anticorps polyclonaux de Xenothera bientôt évalués au Viêtnam

La biotech nantaise Xenothera vient de signer un protocole d’accord avec les autorités sanitaires vietnamiennes et Vingroup pour mener des essais cliniques en vue d’évaluer l’efficacité et l’innocuité du XAV-19, un traitement à base d’anticorps polyclonaux qui pourrait être utilisé dans la prise en charge de la Covid-19.

Cette collaboration commencera par une étude de phase III qui sera conduite au Vietnam. Cette étude se tiendra en parallèle avec l'étude lancée en Europe au mois de mai dernier et dont les résultats sont attendus pour la fin de 2021.

Si ces études aboutissent à un résultat favorable, Xenothera et Vingroup discuteront de la commercialisation du XAV-19 au Vietnam ainsi que du transfert d’une partie de sa production .

Ce candidat-médicament est un cocktail d’anticorps polyclonaux pouvant être indiqué dans la prise en charge d’une forme modérée de la Covid-19. Son administration éviterait l’aggravation de la maladie et le recours à la réanimation. 

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JANSSEN

Covid-19/France : le vaccin Janssen serait responsable d’un nombre important de cas d'échecs de vaccination Abderrahim DERRAJI - 15 septembre 2021 11:10
Covid-19/France : le vaccin Janssen serait responsable d’un nombre important de cas d'échecs de vaccination

Un Point de situation sur la surveillance des vaccins contre la Covid-19 qui vient d’être publié par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM - France) indique qu’un nombre important de cas d'échecs de vaccin Janssen a été constaté. L’Agence affirme que le nombre de formes graves et de décès chez les personnes vaccinées avec ce sérum serait non négligeable. Une "surreprésentation des patients vaccinés par Janssen" a été rapportée aux CHU de Marseille et de Tours.


Le ministère de la Santé français a fait appel à ce vaccin basé sur la technique de l'adénovirus pour immuniser les sujets précaires et ayant peu accès aux soins de santé. Le nombre de sujets l'ayant reçu avant le 5 septembre 2021 est estimé à 1 million.


Le nombre de cas d’infection au Covid-19 rapportées chez les sujets ayant bénéficié du vaccin Janssen est égal à 32, soit 3.78 contaminations pour 100.000 vaccinés. Ce qui inquiète l’Agence, c’est le nombre de cas grave qui a atteint 29 avec 4 décès. Il s’agit, selon l’ANSM, de sujets présentant "majoritairement des comorbidités à risque de forme grave". L’Agence indique, par ailleurs, que le variant Delta a été identifié chez 17 cas.


L'ANSM indique cependant que le nombre de français ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet admis en réanimation reste faible. Mais à Marseille, sur les sept patients complètement vaccinés en réanimation, quatre d’entre eux avaient reçu le vaccin Janssen tandis qu’à Tours trois sur six ont reçu ce même vaccin.
Ces données ont déclenché des "investigations supplémentaires" dont l'objectif est de savoir si les échecs de vaccination chez les sujets ayant reçu Janssen sont réelement plus importants qu’avec les autres vaccins anti-Covid-19 utilisés en France.

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PASS SANITAIRE

France : des pass sanitaires dérobés à partir d’une pharmacie piratée Abderrahim DERRAJI - 14 septembre 2021 07:44
France : des pass sanitaires dérobés à partir d’une pharmacie piratée

Après avoir constaté un nombre anormalement élevé de tentatives de connexions et de demandes d’authentification à la plateforme Sivac, un pharmacien d’Angers a déposé une plainte. Les faits se seraient déroulés entre le 20 et le 30 août 2021.

La plateforme Sivac a été mise en ligne en France pour permettre aux professionnels de santé d'éditer les résultats des tests antigéniques ou les pass sanitaires.

Selon le quotidien Ouest France, le pharmacien a découvert que le système informatique de sa pharmacie a été piraté ce qui a permis la délivrance frauduleuse de pass sanitaires avec des QR code. D’après le pharmacien d’Anger, environ 3.000 pass sanitaires auraient été édités à son insu en une dizaine de jours, sacahant que durant cette période le pharmacien n'a effectué qu'une dizaine de vaccin par jour. Des centaines de résultats de tests génétiques frauduleux auraient également été édités. 

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ÉLECTIONS

Nouveau gouvernement : Les pharmaciens n’ont jamais été aussi inquiets ! Abderrahim DERRAJI - 13 septembre 2021 08:18
Nouveau gouvernement : Les pharmaciens n’ont jamais été aussi inquiets !

Les résultats des élections législatives qui ont eu lieu le 8 septembre 2021 ont été rendus publics le jeudi 9 septembre. Le taux de participation est passé de 43%1 en 2016 à 50,35% en 2021, un taux honorable si l’on juge par les conditions imposées par les restrictions sanitaires qui ont eu une influence certaine sur le déroulement de la campagne électorale.

Le grand perdant de ces élections est, sans aucun doute, le Parti de la justice et du développement (PJD). Ce dernier est passé de 125 à 13 sièges, à l’heure où le Rassemblement national des indépendants (RNI) est passé de 37 à 102 sièges ce qui lui a permis d'occuper la première position. La deuxième position revient au Parti authenticité et modernité (PAM) qui a décroché 87 sièges suivi du Parti de l’Istiqlal qui sera représenté par 81 députés. Dès le 10 septembre, le Souverain a reçu Aziz Akhannouch, président du RNI, qu’il a nommé Chef de gouvernement à qui revient la charge de former un nouveau gouvernement.

Depuis, les pharmaciens et les autres intervenants du secteur du médicament et de la santé suivent de près les tractations qui précédent la formation du futur gouvernement pour savoir à qui sera confié le portefeuille de ministre de la Santé. Cet intérêt s’explique par la situation de la pharmacie et du secteur pharmaceutique dont l’évolution est tributaire de la prise de mesures urgentes devenue nécessaire pour rattraper le retard accumulé durant plus d’une décennie.

En effet, si l’industrie pharmaceutique attend d’être accompagnée, comme il se doit, pour pouvoir répondre aux aspirations du pays, la pharmacie d’officine vit une situation chaotique. D’une part, le texte de régionalisation est sur le point d’être adopté sans prendre en considération certaines doléances des pharmaciens. Ce texte remplacera le Dahir de 1976 dont les dispositions relatives aux élections sont actuellement bafouées étant donné qu’il n’y a pas eu de renouvellement de conseillers depuis quatre ans.

D’autre part, l’effritement du monopole du pharmacien et le défaut de régulation impactent lourdement la pratique officinale et hypothèquent sa mise à niveau, voire sa sa pérennité. La seule note ayant donné un peu d’espoir aux pharmaciens, ces derniers temps, est l’élection de neuf de leurs confrères qui vont désormais siéger au Parlement. Habituellement, le nombre de députés-pharmaciens se comptait sur les doigts d’une seule main.

Le président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, M. Hamza Guedira, ne cache pas sa joie et a déclaré à notre rédaction : «C’est une grande satisfaction et un grand jour pour moi. Ce résultat dénote de l’intérêt qu’accordent, de plus en plus, les pharmaciens à la chose publique». Et d’ajouter : «À travers leur présence au Parlement, ils pourront contribuer à faire avancer les différents chantiers de la profession en veillant à ce que les textes de loi élaborés puissent allier intérêts des patients et attentes des professionnels du secteur».

Certes, ces neuf pharmaciens vont contribuer à faire évoluer la profession, mais sans un ministre de la Santé à l’écoute de la profession, la partie semble compliquée ! Le courant a souvent eu du mal à passer entre les officinaux et leur tutelle. Le prédécesseur d’Anas Doukkali, qui se qualifiait lui-même de l’ami des pharmaciens, les a sacrifiés sur l’autel d’une accessibilité hypothétique aux médicaments quant au ministre de la Santé actuel, il n’a pas donné l’impression, durant tout son mandat, que le sort de la pharmacie ou des pharmaciens figurait parmi ses priorités.

Pour conclure, qu’on le veuille ou pas, l’optimisme doit rester de mise en espérant que le prochain ministère de la Santé sera doté de grandes capacités managériales, de clairvoyance et d’une prédisposition à l'écoute et à la négociation. Il ne doit, cependant, jamais perdre de vue l’intérêt du patient, qui est sa raison d’être. Celui-ci ne peut être garanti qu’en mettant en place les mécanismes nécessaires pour préserver l'offre de soins assurés par le pharmacien, particulièrement dans les zones peu médicalisées.  

 

(1) Résultats des élections :

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) : 102 sièges.
Le Parti authenticité et modernité (PAM) : 87 sièges.
Le Parti de l'Istiqlal (PI) : 81 sièges.
L'Union socialiste des forces populaires (USFP) : 34 sièges.
Le Mouvement populaire (MP) : 28 sièges.
Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) : 22 sièges.
L'Union constitutionnelle (UC) : 18 sièges.
Le Parti justice et développement (PJD) : 13 sièges.
Le Mouvement démocratique et social (MDS) : 5 sièges.
Le Front des forces démocratiques (FFD) : 3 sièges.
Le Fédération de la gauche démocratique (FDG) : 1 siège.
Le Parti socialiste unifié (PSU) : 1 siège.
Source : Lien

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VACCINATION ANTI-COVID-19

États-Unis : Le projet d’administration de la 3e dose du vaccin anti Covid-19 interrompu Abderrahim DERRAJI - 13 septembre 2021 08:12
États-Unis : Le projet d’administration de la 3e dose du vaccin anti Covid-19 interrompu

À la suite de la démission inattendue de deux experts en vaccinations de la FDA (Food and Drug Administration), le projet visant à administrer, dès le 20 septembre 2021, une troisième dose de vaccins anti Covid-19 à une population cible a été interrompu.

Ces deux experts ont refusé de contribuer à ce projet tant que les preuves de l'innocuité et de l'efficacité n’ont pas été apportées.

Ce programme s’inspire de l’expérience israélienne qui a entrepris l’administration d’une dose supplémentaire afin de prévenir la perte d'immunité aussi bien contre le variant Delta que contre d’autres variants.

L’administration de cette troisième dose dans les pays riches est en contradiction avec la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui consiste à retarder l'administration de doses supplémentaires le temps qu’un plus grand nombre des habitants des pays à faible revenu reçoivent une première dose.

Il est à noter que 75% des Américains ont reçu au moins une dose de vaccin, et 53% de la population américaine ont reçu les deux doses. 

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Autres articles

Covid-19 : l’OMS réitère son opposition aux doses de rappel

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réitéré sa demande, mercredi dernier, pour que les sujets ayant reçu deux doses de vaccin contre la Covid-19 ne reçoivent pas de troisième dose de rappel. L'OMS espère par une telle recommandation aider chaque pays à vacciner au moins 10% de sa population d'ici la fin du mois de septembre, au moins 40% d'ici la fin de l'année et 70% de la population mondiale d'ici le milieu de l'année prochaine. D’ores déjà, plusieurs pays riches ont fait fi de la requête de l’OMS et n’ont pas hésité à démarrer des campagnes d’administration de la troisième dose. Le Dr Tedros déplore que, malgré le fait de posséder de quoi arrêter la transmission du Sars-CoV-2 et sauver des vies, ces solutions ne soient pas bien utilisées, ni bien partagées, notamment par les pays riches qui n’ont participé qu'à hauteur de 15% du milliard de doses promises à l’OMS. «Nous ne voulons plus de promesses. Nous voulons juste les vaccins !», a déclaré le directeur général de l’OMS. 

Abderrahim DERRAJI - 13 septembre 2021 08:09
L’OMS surveille de près le variant Mu

Les variants du Sars-CoV-2 se suivent et ne se ressemblent pas. Ces variants compliquent la tâche des autorités de santé de chaque nation et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui suit particulièrement le variant Mu face auquel les vaccins anti-Covid développés jusqu’à maintenant pourraient perdre leur efficacité. D’autres variant sont apparus, notamment en Afrique du Sud, et dont le pouvoir de contamination et la dangerosité interpellent les experts de tous bords. Le variant Mu a été signalé pour la première fois en Colombie et il a été ensuite identifié dans 43 pays. D’après des résultats préliminaires, le variant Mu est comparable au variant B puisqu'il peut échapper aux anticorps dans les mêmes proportions que lui. Ces résultats nécessitent cependant d’être confirmés par d’autres travaux. «En ce moment, il semble qu’il y ait une véritable source d’inquiétude aux États-Unis, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, car, comme nous l’avons vu avec le Delta, un variant peut traverser le globe en un clin d’œil», a indiqué à «The Telegraph» Danny Altmann, immunologiste de l’Imperial College London. L’OMS suit de près neuf variants avec des mutations génétiques susceptibles de les rendre plus contagieux, d’induire des maladies plus sévères et d’échapper aux vaccins.  

Abderrahim DERRAJI - 13 septembre 2021 08:02
Sanofi : s’empare de Rezurock®

Le laboratoire Sanofi a annoncé le mercredi dernier avoir déboursé 1,9 milliard de dollars afin d'acquérir la biotech américaine Kadmon. Par ce rachat, le géant tricolore met ainsi la main sur Rezurock® (belumosudil) un nouveau médicament qui vient d'être autorisé la FDA dans la prise en charge de la réaction du greffon contre l'hôte, une complication fréquente et grave des greffes de moelle osseuse. Le groupe Sanofi s’emparera également d’autres de candidats médicaments de Kadmon traitant des maladies immunes et fibrotiques, ainsi que des médicaments d'immuno-oncologie. Sanofi prévoit de financer ce rachat avec sa trésorerie disponible. Il estime par ailleurs, que cette opération pourra, dès 2022, avoir un effet positif les le bénéfices des actions de Sanofi.

Abderrahim DERRAJI - 10 septembre 2021 07:10
Des professionnels de santé épinglés pour avoir consulté le dossier vaccinal d’Emmanuel Macron

Une trentaine de soignants ont été rappelé à l’ordre par la Caisse d’assurance-maladie pour avoir consulté, sans être autorisé, le dossier vaccinal du président français Emmanuel Macron.   Les soignants épinglés ont tous reçu un courrier leur rappelant que seuls les professionnels de santé «assurant la prise en charge effective du patient pour la réalisation de la vaccination» sont autorisés à consulter  les données de santé d’un patient. La caisse a indiqué aux contrevenants que «toute recherche et accès illégitimes» peuvent «impliquer des sanctions». C’est Médiapart qui a révélé que la plateforme de téléservice Vaccin Covid, permet à tout soignant de consulter le dossier vaccinal de n’importe quel citoyen français dès lors qu’il entame démarche de vaccination.

Abderrahim DERRAJI - 08 septembre 2021 11:39
Conseils de l’Ordre : L’ère des traitements symptomatiques est révolue !

Un sit-in a été organisé jeudi dernier par un collectif de syndicats de pharmaciens devant le siège du Conseil de l’Ordre des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS). La doléance principale des initiateurs de cette action est l’organisation d'élections ordinales conformément aux textes qui régissent le Conseil de l’ordre. Faut-il le rappeler, les deux Conseils régionaux n’ont pas tenu d’élections depuis quatre ans, sachant que rien ne s’oppose à leur organisation, puisque le ministre de l’Intérieur a donné son accord à condition de respecter les mesures barrières. Mais malgré ce feu vert et les rappels à l’ordre incessants du ministre de la Santé, force est de constater que les Conseils régionaux n’ont fait aucune réaction officielle traduisant leur volonté d’organiser les élections. Comble de l’ironie, certains conseillers siégeant actuellement au CRPOS avaient pris part à un sit-in devant la même instance en 2015. Ils avaient durant toute une matinée remué ciel et terre pour que leurs prédécesseurs organisent les élections ! Peu de temps après ce sit-in, le ministre de la Santé de l’époque a procédé à la dissolution des deux Conseils régionaux, ce qui lui a permis au passage de régler ses comptes avec les pharmaciens ayant vivement contesté sa politique pharmaceutique et particulièrement le Décret 2-13-852 du 18 décembre 2013 relatif à la fixation des prix des médicaments. On peut se demander aujourd’hui si la dissolution va mettre fin aux dysfonctionnements des instances ordinales ou pas. La réponse n’est pas si évidente que ça ! On serait naturellement tenté de dire : «Oui à la dissolution», par ce que les pharmaciens d’officine ont besoin d’urgence d’un Conseil qui ne se contente pas de gérer les urgences et les affaires courantes. Les problématiques liées au défaut de régulation et à un environnement de plus en plus hostile aux pharmaciens, auraient dû, en principe, inciter tous les officinaux à oublier leurs différends et œuvrer à l’unisson pour que la profession soit dotée rapidement d’un Conseil fédérateur capable de relever les grands défis qui se profilent à l’horizon. La réponse peut également être plus nuancée. La dissolution ne suffira pas tant que le dahir de 1976 est toujours de mise. Ce texte dépassé a montré ses limites depuis bien longtemps. Les dysfonctionnements de nos instances ordinales ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, les pharmaciens se souviennent tous de l’ère du vote par correspondance qui a été prévu par le législateur pour permettre aux pharmaciens exerçant dans des régions éloignées d’exprimer leur vote. Malheureusement, ce vote par correspondance qui aurait dû rester une exception est devenu, au fil du temps, la règle. Conséquence prévisible : les candidats étaient départagés, non pas par leurs compétences, leur expérience ou leur engagement, mais plutôt par leur capacité à ramasser les bulletins de vote vierges. Quant aux pharmaciens connus, reconnus et non adeptes de ces pratiques «légales», mais non éthiques, ils se contentaient de scores biaisés, hormis quelques anciens qui bénéficiaient, sans forcément le savoir ou le demander, de coup de pouce des experts en «ramassage de bulletins vierge». Pourtant, avec un peu de bon sens et une dose de responsabilité, les conseillers auraient pu interpréter les textes dans l’intérêt de la profession, ce qui n’a malheureusement pas été fait ! Pire, les Conseils régionaux actuels n’ont pas hésité à exploiter une erreur de traduction, le fameux «yomkino», pour ne pas organiser les élections de mi-mandat. Mais ce prétexte ne peut justifier le report des élections de fin de mandat. En d’autres termes, la volonté de ne pas organiser les élections est donc avérée ! In fine, si les élections ne sont pas annoncées officiellement dans les jours ou les semaines qui viennent, la dissolution s'imposera d’elle-même, et la balle est dans le camp du ministre de la Santé. Mais, même si on a l’obligation de ne pas verser dans un pessimisme démobilisateur, nos chances de voir les instances ordinales renouer avec un fonctionnement normal sont conditionnées par l’adoption rapide d’un dahir bien ficelé, accompagné de textes d’application. Ces textes doivent prévoir tous les garde-fous nécessaires pour barrer la route à tout conseiller en quête de la moindre faille au niveau des textes pour assouvir sa soif de pouvoir et profiter des avantages qu’il procure, notamment les faveurs de tel ou tel parti politique… 

Abderrahim DERRAJI - 06 septembre 2021 07:35
France : Les laboratoires doivent détenir deux mois de stock de sécurité des médicaments ayant un intérêt thérapeutique majeur

D’après un point d’information de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) du 2 septembre, les laboratoires pharmaceutiques ont, depuis le 1er du mois de septembre, l’obligation de constituer un stock de sécurité minimal de deux mois pour tous les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) destinés aux patients français. «Cette obligation s’inscrit dans la continuité de l’article 48 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, du décret n° 2021-349 du 30 mars 2021 et du plan gouvernemental de lutte contre les pénuries de médicaments», a indiqué l’Agence française. Et d’ajouter : «L’ANSM est pleinement mobilisée dans la mise en œuvre de ce plan afin de sécuriser l’accès à ces médicaments indispensables pour les patients.» Selon la même Agence, cette mesure permet d’anticiper plus efficacement les risques de ruptures de stock des MITM et d’améliorer leur disponibilité pour les patients en France. L’Agence a également indiqué qu’elle se réserve le droit de décider d’augmenter les stocks de sécurité jusqu’à quatre mois pour certains MITM dans le cas où ils ont fait l’objet de ruptures ou de risques de ruptures de stock réguliers dans les deux dernières années. Les laboratoires auront 6 mois pour mettre en place cette obligation renforcée de stock, lorsqu’elle aura été décidée par l’Agence. Exceptionnellement, ce stock de sécurité peut être de moins de deux mois. Cela concerne certains MITM dont la durée de conservation est incompatible avec la constitution d’un stock de sécurité de 2 mois. Le décret n° 2021-349, qui prévoit un stock de sécurité de 2 mois, exige également des laboratoires pharmaceutiques d’élaborer des plans de gestion des pénuries (PGP) pour tous les MITM commercialisés en France. Ces plans devront identifier les situations à risques de tension d’approvisionnement et proposer des solutions permettant la poursuite du traitement des patients dans les meilleures conditions possible. Ces plans devraient être adressés annuellement à l’ANSM et à chaque fois qu’une rupture ou un risque de rupture d’un MITM est identifiée.

Abderrahim DERRAJI - 06 septembre 2021 07:32
Vaccin anti-Covid-19 : SK Bioscience et GSK entament une étude de phase III

Le laboratoire GSK et SK Bioscience viennent d’annoncer que leur candidat-vaccin contre la Covid-19, le GBP510, va faire l’objet d’étude de phase III. Ce candidat-vaccin fait appel à la technologie dite à protéine recombinante de surface et à un adjuvant développé par GSK. Les résultats intermédiaires de phase I/II ont révélé que ce candidat-vaccin procure un taux de séroconversion de 100% avec des concentrations d’anticorps neutralisants cinq à huit fois plus élevées que chez les sujets qui ont contracté la Covid-19. Dans le cas où l’essai de phase III donnerait l’effet escompté, ce vaccin permettra d’approvisionner de nombreux pays à travers le programme Covax dont l’objectif est d’assurer des campagnes de vaccination anti-Covid-19 d'envergure chez les pays à faibles revenus. Ce candidat-vaccin utilise des nanoparticules qui ciblent la protéine Spike du virus Sars-CoV-2. Ces nanoparticules sont combinées à un adjuvant développé par GSK. Pour pouvoir développer ce vaccin, le Coréen SK Bioscience a été soutenu par la Fondation Bill & Melinda Gates et la CEPI qui ont déboursé la bagatelle de 213 millions de dollars.

Abderrahim DERRAJI - 06 septembre 2021 07:30
Un lien possible entre le COVID long et la MNI?

Des chercheurs ont constaté des similitudes entre une mononucléose infectieuse (MNI) réactivée qui donne de la fatigue, un brouillard cérébral, des troubles du sommeil, de l’arthralgie, une pharyngite, une myalgie, des céphalées, de la fièvre, des troubles gastro-intestinaux et différentes éruptions cutanées et un Covid long qui donne les mêmes symptômes. Pour savoir s'il y a effectivement un lien entre les deux affections, 185 patients atteints de Covid-19 ont été suivis dans le cadre d’une étude publiée dans la revue médicale «Pathogens». Quelque 56 sujets (30,3% de l'échantillon) ont présenté des symptômes de Covid long persistants au moins 30 jours après le test positif pour le Sars-CoV-2. Pour ce faire, les chercheurs ont effectué une analyse sérologique dans un sous-groupe de patients ayant été diagnostiqués positifs au Sars-CoV-2 depuis plus de 90 jours. 66,7% des sujets ayant un Covid long et 10% des sujets contrôlés n’ayant pas de symptômes de Covid long avaient une réactivation du virus d’Epstein-Barr. Les mêmes résultats ont été observés dans un sous-groupe de patients à plus court terme, entre 21 et 90 jours après le test positif pour le Sars-CoV-2. Chez 66,7% des sujets ayant un Covid long, il y avait une réactivation du virus d’Epstein-Barr versus 11,1% des sujets contrôlés sans symptôme de Covid long. Cela signifie que la réactivation de la MNI peut survenir rapidement après, voire en même temps que la Covid-19. Ces travaux suggèrent qu’un grand nombre de symptômes attribués au Covid long pourraient s’expliquer par la réactivation du virus d’Epstein-Barr induite par l’inflammation qui accompagne la Covid-19. Par conséquent, un dépistage de la réactivation de la MNI en cas de symptômes de Covid long pourrait contribuer à améliorer la prise en charge du malade.  

Abderrahim DERRAJI - 06 septembre 2021 07:29
USA : la justice ordonne l’administration de l’Ivermectine à un patient

Un juge de l’Ohio vient d’ordonner à un hôpital de respecter le choix de l’épouse d’un patient et d'administrer à son mari de l’ivermectine. Il s’agit d’un antiparasitaire qui fait l’objet de mises en garde de la part des autorités sanitaires américaines. Le malade en question est un habitant du Cincinnati qui est actuellement hospitalisé en soins intensifs. Dès que l’hôpital a refusé l’administration de l’ivermectine au patient, son épouse a saisi la justice et le juge Gregory Howard a ordonné à l’hôpital de respecter l’ordonnance qui prévoit une dose journalière de 30 mg d’ivermectine durant trois semaines. L’ivermectine a nourri beaucoup d’espoir pour traiter la Covid-19. Mais, malgré des études précliniques encourageantes, les essais menés jusqu’à maintenant ne se sont pas révélées concluants. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont indiqué la semaine dernière une augmentation exponentielle de la vente de l’ivermectine aux États-Unis et aussi une augmentation des «effets secondaires liés à un mauvais usage ou à des surdoses d’ivermectine, mesurés par une hausse des appels dans les centres antipoison».

Abderrahim DERRAJI - 02 septembre 2021 21:38
Le Maroc reçoit une nouvelle livraison de doses du vaccin anti-Covid-19 d’AstraZeneca

Le Royaume vient de recevoir 650 400 doses du vaccin anti Covid-19 d'AstraZeneca. Cette livraison rentre dans le cadre de l’initiative internationale COVAX qui est codirigée par la CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations), en partenariat avec Gavi (l'Alliance pour les vaccins) et avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le programme COVAX met en place les mécanismes permettant une collaboration avec les gouvernements et avec les laboratoires du monde entier avec comme finalité d’accélérer le développement et la production de vaccins et garantir un accès équitable aux vaccins anti-Covid-19 à toutes les populations à travers le monde. À ce jour, plus de 100 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca ont pu être livrées par le biais du programme COVAX. Ce laboratoire a également produit plus d'un milliard de doses de vaccin Covid-19 qui ont été livrées à plus de 170 pays à travers le monde, et la grande majorité d'entre elles a été livrée à des nations à revenus faibles ou moyens inférieurs. "La livraison de doses supplémentaires du vaccin anti-Covid-19 d’AstraZeneca au Royaume du Maroc est une nouvelle très positive pour la population locale et consolide davantage nos efforts de lutte contre la pandémie. Le Maroc a été l'un des tous premiers pays à recevoir ce vaccin au niveau régional et nous sommes heureux de démontrer une nouvelle fois notre engagement envers sa population locale à travers cette livraison. Au nom d'AstraZeneca, je tiens à remercier nos partenaires de COVAX pour avoir rendu cela possible. Cette étape importante démontre une fois de plus la valeur de la collaboration entre les gouvernements et l'industrie pharmaceutique pour tenter de réduire l'impact de la pandémie.", a déclaré Rami Scandar, président national d’AstraZeneca pour la région Proche-Orient et Maghreb.

Abderrahim DERRAJI - 01 septembre 2021 17:37