Vaccin anti-Covid-19 : ASTRAZENECA
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“P’tit dossier non exhaustif à l’intention des pharmaciens”

Vaccin anti-Covid-19
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Avis dur l'utilisation du vaccin Sinopharm chez les plus de 60 ans

Vaccin anti-Covid-19
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Avis dur l'utilisation du vaccin Covishield chez les plus de 65 ans

YAKADALIKAH
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Annexe à la circulaire n° 6136/211 du 31 décembre 2020
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TECENTRIQ

Tecentriq (atezolizumab) : Risque de réactions cutanées sévères Abderrahim DERRAJI - 08 avril 2021 22:39
Tecentriq (atezolizumab) : Risque de réactions cutanées sévères

Dans un courrier adressé par adressé aux spécialistes en oncologie, aux médecins compétents en cancérologie, aux cadres infirmiers des services hospitaliers et aux pharmaciens hospitaliers des établissements de santé concernés, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) les informe que des réactions cutanées sévères, incluant des cas de syndrome de Stevens-Johnson et de nécrolyse épidermique toxique, ont été rapportées chez des patients traités avec Tecentriq®, un médicament à base d’atezolizumab indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d'un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique.

Dans sa correspondance l’Agence française indique qu’en cas de suspicion de réaction cutanée sévère, les patients doivent être surveillés et les étiologies alternatives doivent être exclues. Le traitement doit être suspendu et les patients doivent être adressés à un médecin spécialisé en dermatologie pour un diagnostic et une prise en charge appropriée.

En cas de confirmation d’un syndrome de Stevens-Johnson ou d’une nécrolyse épidermique toxique, ainsi qu’en cas de toute éruption cutanée/réaction cutanée sévère de grade 4, le traitement par Tecentriq® (atezolizumab) doit être définitivement arrêté.

L’ANSM signale dans le même écrit que Tecentriq® (atezolizumab) doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant un antécédent de réaction cutanée sévère ou mettant en jeu le pronostic vital lors d’un traitement antérieur par un autre médicament anticancéreux immunostimulant.

 

 

 

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ASTRAZENECA

Vaccin anti-Covid d’AstraZeneca : rapport bénéfices/risques toujours positif d’après l'EMA, mais… Abderrahim DERRAJI - 07 avril 2021 21:50
Vaccin anti-Covid d’AstraZeneca : rapport bénéfices/risques toujours positif d’après l'EMA, mais…

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 avril 2021, l’Agence européenne du médicament (EMA) a indiqué qu’il existe un lien éventuel entre le vaccin d’AstraZeneca et les rares cas de caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses chez les sujets vaccinés. L’Autorité européenne a cependant indiqué que le rapport bénéfices/risques est toujours en faveur de ce vaccin.

Le Comité d'évaluation des risques de la pharmacovigilance (PRAC) a signalé que les cas rapportés de caillots sanguins inhabituels avec thrombocytopénie consécutifs à l’administration du vaccin d’AstraZeneca doivent être mentionnés comme des effets secondaires possibles du vaccin. Les 62 cas de thromboses veineuses cérébrales et les 24 cas de thrombose veineuse digestive recensés dans la base EudraVigilance à la date du 22 mars 2021 (sur 25 millions de personnes immunisées) ont été passés en revue par le PRAC. La plupart des caillots sanguins inhabituels ont été notifiés chez des femmes de moins de 60 ans, dans les deux semaines suivant l'injection.

Ces effets secondaires pourraient être expliqués par une réponse immunitaire à la vaccination comparable à celle observée chez des patients traités par héparine (thrombopénie induite par l'héparine).

L'Agence européenne insiste sur l'importance du rapport bénéfices/risques de ce vaccin et ne recommande pas de restreindre ses indications, particulièrement chez les États européens membres. Par ailleurs, l’EMA les exhorte à informer en toute transparence, aussi bien les professionnels de santé, que les personnes vaccinées. Ces derniers, devraient connaître les signes avant-coureurs des troubles de la coagulation.

Le Royaume-Uni a déjà fait savoir qu'il préconise de réserver l’administration de ce vaccin aux sujets âgés de plus de 30 ans. Sur les 20 millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni, 79 cas rares de caillots sanguins (51 femmes et 28 hommes âgés de 18 à 79 ans) ont été notifiés, dont 19 décès.  

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CONSEIL DE L'ORDRE

Élections ordinales : une humiliation de plus ! Abderrahim DERRAJI - 05 avril 2021 07:57
Élections ordinales : une humiliation de plus !

Comme nous l’avions indiqué dans notre article du 29 mars dernier, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a adressé au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et aux deux présidents des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine un courrier par lequel il leur a demandé d’organiser les élections au plus tard au mois de juillet prochain.

La correspondance de la tutelle va dans le même sens que le courrier du secrétaire général du gouvernement (SGG) qui a également demandé aux présidents des Conseils d’organiser les élections, sachant que le ministre de l’Intérieur ne voit pas d’inconvénient à ce que celles-ci puissent avoir lieu. La seule condition qu’il a posée est le respect des mesures sanitaires dictées par la pandémie.

Les élections de mi-mandat des deux Conseils régionaux auraient dû en principe être organisées au mois d’août 2017, mais le fameux «yomkino», une erreur de traduction des textes entre le français et l'arabe, a été exploité pour ne pas organiser les élections. Pire, même les élections de fin de mandat qui aurait dû avoir lieu au mois d’août 2019 ont été reportées, soi-disant pour attendre la régionalisation, sachant que la mise en place d’un tel projet va probablement demander plusieurs mois, si ce n'est pas une année ou deux !

La réaction du ministre de la Santé va mettre fin à la situation d’illégalité que connaissent nos instances dans une période de tumultes où les pharmaciens n’ont jamais eu autant besoin d’instances légitimes, crédibles et efficaces.

À vrai dire, nos instances ne sont pas à leur première irrégularité. Nous nous souvenons tous du vote par correspondance et des opérations de trocs qui l’accompagnaient. Plusieurs plaintes avaient été déposées à ce sujet, notamment au SGG, pour dénoncer le détournement de la notion du «vote par correspondance». Jusqu'en 2015, cette dérogation a privé la profession de pharmaciens compétents aux dépens d’experts en «ramassage d’enveloppes vierges» qui donnaient une piètre image des représentants censés défendre l’éthique et réguler la profession. Les élections avaient même été bloquées pendant plusieurs années, et il a fallu qu'El Houssaine Louardi, ministre de la Santé de l’époque, procède à la dissolution des conseils pour que ces derniers puissent enfin être dotés de nouveaux bureaux. Ironie du sort, certains conseillers qui prêchaient pour le respect strict des échéances électorales ont reproduit aujourd’hui le même schéma. Une fois de plus, les officinaux ont été incapables d’organiser leurs élections sans l’intervention de l’administration.

Bien qu’on ne puisse mettre en doute l’abnégation de certains conseillers qui sont animés de la volonté de servir la profession et de la défendre, force est de constater que nos Conseils ont failli à leurs missions. Les éternelles chamailleries ont causé beaucoup de torts à nos instances et accentué nos divisions. La balkanisation qui est devenue structurelle va, à coup sûr, hypothéquer l’émergence d’équipes en mesure de fédérer toutes les composantes de la profession.

Pour conclure, on espère que les pharmaciens prendront conscience de la gravité de la situation et de l’importance des prochaines élections pour remettre la profession sur les rails. On espère aussi que notre tutelle, qui va piloter ces élections, mettra les garde-fous nécessaires pour qu'elles se déroulent dans la transparence totale et garantissent les mêmes chances à tous les candidats qui souhaitent siéger aux instances ordinales. La mise en place d’une commission formée de pharmaciens connus pour leur sens de l’éthique et non impliqués dans les prochaines élections semble une option qui pourrait garantir les règles élémentaires de démocratie et pour éviter certains dérapages qui avaient terni les dernières élections.

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IMMUNITÉ NATURELLE-COVID-19

COVID-19 : l’immunité naturelle procurée serait d’environ 80% Abderrahim DERRAJI - 05 avril 2021 07:52
COVID-19 : l’immunité naturelle procurée serait d’environ 80%

Une étude observationnelle danoise, qui a exploité les données des sujets ayant bénéficié de tests PCR durant l’année 2020, a permis de calculer le pourcentage des sujets infectés lors de la première vague de l’épidémie (mars-mai 2020) et réinfectés au cours de la seconde vague (septembre-décembre 2020).

Les 10,6 millions de tests PCR Covid-19 réalisés au Danemark ont révélé que l’immunité naturelle procurée à l’encontre du Sars-CoV-2 avoisinerait les 80%, six mois après une première infection chez les moins de 65 ans. Par contre chez les sujets plus âgés, celle-ci ne dépasse pas 47%.

Ce résultat devrait plaider en faveur d’un «boost vaccinal» chez les sujets ayant été infectés par le Sars-Cov-2 et en particulier chez les sujets ayant 65 ans et plus.

Les conclusions tirées de ces travaux présentent un grand intérêt d’autant plus que malgré la masse importante de données recueillies depuis le début de la pandémie, le calcul du risque de réinfection est difficilement évaluable et il est encore plus compliqué depuis l’émergence de nouveaux variants.

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ASTRAZENECA

L'ANSM confirme un risque de thrombose lié à l’administration du vaccin d’AstraZenca Abderrahim DERRAJI - 05 avril 2021 07:50
L'ANSM confirme un risque de thrombose lié à l’administration du vaccin d’AstraZenca

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) a confirmé, le 26 mars dernier, l'existence d'un risque «rare» de thrombose atypique associé au vaccin anti-Covid-19 d'AstraZeneca. Cette déclaration fait suite à la notification de 9 nouveaux cas de thrombose en France, dont «deux décès». L’Agence souligne cependant que la balance bénéfices/risques de ce vaccin est toujours «favorable».

Les «décès» ont été rapportés entre le 12 et le 18 mars. Une des deux victimes est un étudiant en médecine nantais mort le 18 mars plusieurs jours après l’administration du vaccin. L'ANSM a indiqué que des analyses complémentaires sont en cours, dans le cadre d'une enquête judiciaire.

«Le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène conduisent le comité de suivi à confirmer la survenue, très rare, de ce risque thrombotique chez les personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca», indique l’ANSM qui a ajouté que ces cas sont survenus «dans un délai médian de 8,5 jours après la vaccination chez des personnes sans antécédents particuliers identifiés à ce jour». Elle a également précisé que sept patients sur neuf étaient âgés de 55 ans, et deux, plus de 55 ans.

L’ANSM a également indiqué qu’«Un groupe d'experts» de l'Agence européenne du médicament travaille actuellement sur «le mécanisme d'action, les éventuels facteurs de risque sous-jacents et toute donnée supplémentaire pour expliquer les événements observés». Sur 1,4 million de doses du vaccin AstraZeneca administrées en France, environ 5.700 effets indésirables ont été notifiés et analysés par les centres de pharmacovigilance. Il s’agit en «grande majorité» de «syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité» avec de la fièvre, des maux de tête et des courbatures.

 

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Autres articles

Covid-19 : Pourquoi l'ivermectine est-il mal aimé par l’ANSM et l’OMS ?

L’ivermectine, principe actif commercialisé en France sous les noms Mectizan®, Stromectol® ou Ivomec®, est présenté sur les réseaux sociaux comme un médicament miracle, disponible et peu onéreux pour traiter la Covid-19. Cependant, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) refuse de délivrer une autorisation temporaire d’utilisation de cet antiparasitaire pour traiter la Covid-19. L’Organosation mondiale de la santé (OMS) l’a également déconseillé en l’absence d’essais cliniques démontrant son efficacité. L’ivermectine est utilisée depuis les années 1970 comme antiparasitaire chez les humains et chez les animaux pour soigner la gale ou l'onchocercose. Ce médicament n'a obtenu l’AMM que pour ses indications. Il ne présente pas de danger et peut de ce fait être utilisé à grande échelle. Face à la lenteur que connaissent les programmes de vaccination et en l’absence d’un traitement efficace contre la Covid-19, ce médicament fait partie des molécules qui ont beaucoup de succès à travers les réseaux sociaux, mais pas chez les experts. Les internautes font pression sur l’OMS à travers #bebravewho («Sois courageuse, l'OMS») en espérant que l’ivermectine finisse par obtenir l'aval des plus hautes autorités sanitaires pour qu’il soit indiqué dans la prise en charge de la Covid-19. Certains hommes politiques français comme Florian Philippot ou Nicolas Dupont-Aignan plaident également pour l'utilisation de cet antiparasitaire dans le traitement de la Covid-19.

Abderrahim DERRAJI - 05 avril 2021 07:48
Sanofi et les autorités canadiennes investissent 600 millions d'euros dans une unité de production de vaccin près de Toronto.

Dans un communiqué daté du mercredi dernier, Le groupe français Sanofi et les autorités canadiennes ont annoncé un investissement qualifié par Le ministre de l'Innovation canadien, François-Philippe Champagne d’«historique pour l’industrie canadienne». Cet investissement va permettre la construction d’une usine de production de vaccin antigrippal près de Toronto avec à la clef 1.225 emplois hautement spécialisés. Pour ce faire, le gouvernement canadien va contribuer à hauteur de 415 millions de dollars canadiens (280 millions d'euros), tandis que la province de l'Ontario va débloquer quelque 55 millions de dollars. Quant au groupe Sanofi, il s’est engagé à investir 455 millions de dollars et à injecter au moins 79 millions de dollars par année dans la recherche-développement canadienne. Le montant total de l'investissement atteindra 925 millions de dollars, soit 626 millions d'euros. L’unité qui sera mise sur pied va produire Efluelda®, un vaccin antigrippal quadrivalent qui procure une protection plus large contre les différents virus de la grippe. «Ce projet de près d'un milliard de dollars est l'un des principaux investissements dans le secteur de la bio-fabrication jamais réalisé dans l'industrie canadienne », a déclaré le ministre de l'Innovation canadien qui a salué au passage «la longue collaboration avec le groupe français.», et d’ajouter «Lorsqu'on sera frappés par la prochaine pandémie, nous serons préparés».  

Abderrahim DERRAJI - 02 avril 2021 18:48
Affaire Médiator : les laboratoires Servier et l’ANSM reconnus coupables

Les laboratoires Servier détenteur de l’AMM du Médiator, un médicament à base de benfluorex qui a été à l’origine d’un scandale sanitaire, viennent d’être condamnés pour «homicides et blessures involontaires» et «tromperie aggravée». Ils devront verser environ 180 millions d'euros aux plus de 6.500 parties civiles, en guise de réparation des préjudices subis. Par ailleurs, Servier a écopé d’une amende de 2.7 millions d’euros. Quant au délit «d’escroquerie», il n’a pas été retenu contre ce laboratoire. L’ancien numéro deux de ce laboratoire, Jean-Philippe Seta, a été condamné à quatre ans d'emprisonnement avec sursis. Il doit également s’acquitter d’une amende de 90.600 euros, en plus de l’indemnisation des victimes. L’Agence national de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a, quant à elle, été condamnée à 303.000 euros d’amende. Le tribunal a estimé qu’elle «a gravement failli dans sa mission de police sanitaire». «Le tribunal reconnaît ce que je dis depuis quatorze ans : le Mediator était une amphétamine dangereuse, Servier le savait parfaitement, a sciemment trompé des millions de consommateurs», s'est félicitée, Dr Irène Frachon, la pneumologue qui a révélé cette affaire. Quatre anciens experts des autorités de santé accusés de «conflits d'intérêts» avec Servier ont été condamnés à de la prison avec sursis ainsi que des amendes. Médiator a été mis sur le marché français en 1976 comme adjuvant au traitement du diabète. Malheureusement, il a fait l’objet de mésusage à grande échelle. Un nombre important de médecins le préscrivait comme coupe-fin. C'est ainsi qu'environ 5 millions de patients l'ont utilisé pendant les trente-trois années qu'a duré sa commercialisation. 

Abderrahim DERRAJI - 31 mars 2021 16:50
Les Héparines Soludia à nouveaux disponibles sur le marché marocain

Par une lettre circulaire du 29 mars, le laboratoire Soludia Maghreb informe les professionnels de santé qu’il a pu surmonter les difficultés d’approvisionnement au niveau du pays d’origine d’HEPARINE SOLUDIA 25000 UI/5ML (Boite de 1 flacon) et d’HEPARINE SOLUDIA 5000 UI/5ML (Boite de 1 flacon). Ces deux produits sont à nouveau disponibles au Maroc. Faut-il le rappeller, le prix de la spécialité pharmaceutique HEPARINE SOLUDIA 25000 UI/5ML (Boite de 1 flacon) a connu un changement de prix depuis le 4 février 2021.  Nouveaux prix d'HEPARINE SOLUDIA 25000 UI/5ML (Boite de 1 flacon) : Prix hospitalier : 47.60 Dhs Prix public de vente : 76.10 Dhs  

Abderrahim DERRAJI - 29 mars 2021 18:57
Pharmaciens d’officine : Khalid Ait Taleb exige l’organisation des élections ordinales !

Le ministre de la Santé Khalid Aït Taleb a adressé au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et aux deux présidents des conseils régionaux un courrier sous la référence N°50 DRC/2. Par ce courrier daté d’aujourd’hui, il a exigé l’organisation des élections ordinales au plus tard au mois de juillet 2021. Cet écrit fait suite au courrier adressé par le secrétaire général du Gouvernement, le 11 février 2021, et par lequel il a rappelé aux deux Conseils régionaux des pharmaciens d’officine que les deux autres Conseils spécialisés ont tenu leurs élections dans les temps. Il leur a également demandé d’organiser les élections d’autant plus que le ministre de l’Intérieur ne voit pas d’inconvénient à ce que les élections puissent se tenir. La seule condition qu’il a posée est le respect des mesures sanitaires relatives à la pandémie. Faut-il le rappeler, les élections de ces instances qui jouent un rôle primordial dans la régulation de la profession n’ont pas eu lieu depuis août 2015 et elles n’ont pu se tenir qu’après leur dissolution par le ministre de la Santé de l’époque.  

Abderrahim DERRAJI - 29 mars 2021 17:11
Covid-19 : la vigilance doit rester de mise !

Depuis un peu plus d’une année, tous les pays sont à pied d’œuvre pour faire face à la pandémie actuelle. La prise en charge des patients, la mise en place de mesures sanitaires pour limiter la propagation du  Sars-Cov-2 et la vaccination des populations cibles ont constitué, et constituent toujours, un vrai challenge pour toutes les nations. La pandémie actuelle a également eu un impact socio-économique sans précédent. Plusieurs secteurs d’activité sont quasiment à l’agonie et ne doivent leur salut qu’aux mesures d’accompagnement adoptées par les États pour leur venir en aide. Le Maroc ne semblait pas initialement enclin à gérer, comme il se doit, cette pandémie qui a pris de court tous les pays. Certaines vulnérabilités que connaît notre système de santé nous faisaient craindre le pire. Mais c’était sans compter avec la mobilisation générale qu’a connue le pays. Cette mobilisation et la prise de décisions clairvoyantes ont permis, à chaque fois, d’apporter les solutions les plus adéquates aux problématiques compliquées et imprévisibles qui ont surgi depuis le 2 mars 2020, date à laquelle a été enregistré le premier cas de Sars-Cov-2 au Maroc. En ce qui concerne le secteur de la santé, la prise en charge des patients n’a pas été de tout repos et on peut dire que le Maroc a globalement maîtrisé la situation. On peut en dire autant de l’approvisionnement en produits de santé. La tension d’approvisionnement, qui a pesé sur les préparations alcooliques, les masques et les spécialités pharmaceutiques faisant partie des protocoles officiels de prise en charge des cas de Covid-19, a engendré un certain flottement au début de la crise sanitaire. Les autorités du pays ont réagi avec la célérité qui s’impose. La production locale des masques et des préparations alcooliques a permis de juguler en quelques semaines la pénurie. Le recours au circuit pharmaceutique pour garantir la disponibilité des solutions décontaminantes et les masques a permis de couvrir les besoins de toutes les régions du Maroc en un temps record et de maintenir des prix particulièrement bas. Il est à noter que la mobilisation de l’industrie pharmaceutique a permis de répondre aux besoins d’un marché qui a été particulièrement perturbé par la surconsommation de certaines molécules et par des achats paniques non justifiés. L’approvisionnement en vaccin anti-Covid-19 n’a pas été non plus chose aisée pour la plupart des pays dont certains n’ont toujours pas pu commencer leurs programmes de vaccination. Mais là aussi, le Maroc s’est montré proactif et le multisourcing lui a permis de démarrer rapidement son programme de vaccination. Au 27 mars 2021, quelque 7.525.286 doses ont déjà été administrées depuis le début de la campagne. Les personnes vaccinées ont unanimement loué la qualité de l’organisation et les outils mis en ligne pour leur permettre de connaître en quelques secondes la date et le lieu de leur vaccination, pour télécharger leurs certificats de vaccination et pour notifier les éventuels événements indésirables. Le programme de vaccination continue avec une bonne cadence, même s’il reste étroitement lié à l’approvisionnement en vaccins qui se semble se compliquer de plus en plus. In fine, nous ne pouvons que nous réjouir de cette mobilisation historique et de toutes ces réalisations. Mais nos satisfecit ne devraient en aucun cas nous faire oublier que l’épidémie est toujours là et le Sars-Cov-2 et ses variants nous attendent au tournant. Le moindre relâchement ou faux pas risque de nous coûter très cher !

Abderrahim DERRAJI - 29 mars 2021 08:14
Québec : Les variants seront dominants dès le début du mois d’avril

D’après une modélisation réalisée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), plus de 50% des cas de Covid-19 qui seront enregistrés au Québec seront liés à un variant à partir du début d’avril. Selon le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l'INSPQ, l'augmentation des cas de variants signifie que le niveau actuel d'application des mesures de prévention est insuffisant pour contenir leur transmission et maîtriser l'épidémie, du moins jusqu'à ce qu'une très grande proportion de la population québécoise soit vaccinée. D’après ce médecin épidémiologiste, l’adhésion de la population aux mesures de prévention imposées par la santé publique diminue à un moment où il est plus que jamais important de les appliquer de façon rigoureuse pour réduire l'impact des variants. Selon la modélisation de l’INSPQ, les variants se transmettent environ 40% plus facilement au Québec. Ça correspond au taux constaté dans les autres pays sachant que 4.682 cas cumulatifs de variants ont été enregistrés dans toutes régions de la province. Il s’agit pour le moment du variant britannique. La modélisation a également révélé un taux de reproduction (Rt) des variants du Sars-Cov-2 d’environ 1,31, alors que celui des autres souches du virus n’est que de 0,92.

Abderrahim DERRAJI - 28 mars 2021 20:05
Mulhouse : il n’y a pas que de la caféine dans le café

D’après «Les Dernières Nouvelles d’Alsace», un homme a été jugé jeudi dernier au tribunal de Mulhouse (Alsace) pour avoir importé 27 kg de café dans lequel les douaniers ont découvert du tadalafil, principe actif du Cialis® et ses génériques, indiqué dans la prise en charge des dysfonctionnements érectiles. D’après la représentante des Douanes, la commande qui provient de Malaisie aurait été passée par le neveu du prévenu qui réside en Angleterre et qui lui aurait dit d’expédier une partie des boîtes à une amie à Zurich. Le service des Douane et le ministère Public ont estimé que le prévenu ne pouvait ignorer ce que contenaient les colis. Une peine de 3 mois de prison avec sursis a été requise. Le parquet et les Douanes ont fini par condamner le prévenu à 3 mois de prison avec sursis et à une amende de 1.495 euros.

Abderrahim DERRAJI - 28 mars 2021 20:03
Sanofi cède sept anti-inflammatoires à Fidia Farmaceutici

Dans un communiqué du 23 mars 2021, Fidia, une société pharmaceutique spécialisée dans la production et la commercialisation de produits principalement à base d'acide hyaluronique et ses dérivés, a annoncé qu’elle a conclu un accord avec Sanofi qui prévoit l'acquisition d'un portefeuille comportant plusieurs anti-inflammatoires. Par cette acquisition qui est conditionnée par l’autorisation des autorités Antitrust et gouvernementales, le groupe tricolore cédera à Fidia les enregistrements, les marques et les droits commerciaux connexes de sept produits : Urbason® (oral et injectable), Esperson®, Topicorte®, Flubason® et Dermatop® : topique ; Surgam® : oral et suppositoires ; Flebocortid® : injectable. Ces différentes marques ont réalisé un chiffre d’affaires de plus de 40 millions d'euros en 2019. «Cette acquisition confirme notre volonté, malgré le défi difficile créé par la Covid-19, de continuer à investir dans les activités pharmaceutiques de base dans le cadre de notre croissance internationale, non seulement grâce à la consolidation dans les domaines où nous sommes leaders, mais aussi grâce à un positionnement plus solide résultant de l'entrée dans différents domaines thérapeutiques. Ils seront également commercialisés au Brésil, au Maroc, en Tunisie, en Turquie, au Liban, en Thaïlande et dans les pays d'Afrique subsaharienne. Une fois de plus, un modèle de développement qui se caractérise par la capacité à faire face aux défis et à saisir les opportunités de demain, sur le long terme, bien que les économies mondiales aient été particulièrement malmenées», a indiqué Carlo Pizzocaro, président et CEO de Fidia Farmaceutici. Quant à Olivier Charmeil, vice-président exécutif – Médicaments généraux de Sanofi, il a déclaré que «Les produits établis constituent un important moteur de croissance pour Sanofi, mais nous recentrons nos efforts dans le cadre de la transformation stratégique globale de l'entreprise afin d'ouvrir la voie à de nouvelles opportunités qui permettront d'obtenir de bons résultats en matière de santé pour les millions de vies que nous touchons».

Abderrahim DERRAJI - 28 mars 2021 20:02
29 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca découvertes en Italie

Des enquêteurs italiens viennent de découvrir 29 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca dans une unité de mise en flacon à Anagni au sud de Rome. Cette découverte a mis l’UE en rogne, d’autant plus que cette quantité de doses est quasi-équivalente à celle reçue jusqu’à maintenant par l’UE qui aurait dû en recevoir 120 millions. AstraZeneca, affirme qu’il ne s’agit nullement de doses dissimulées. Une partie de ces doses est destinée aux pays en voie de développement, et l'autre à l'Europe. «Si ces vaccins sont destinés à un pays qui a déjà une grande capacité de production de vaccins, et qu'il les garde pour lui, alors il est difficile de justifier qu'on continue à lui en exporter», a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne. L’UE vise le Royaume-Uni qui a importé 10 millions de doses depuis l’Europe sachant qu’il abrite deux unités de production de vaccin qui n’ont exporté aucune dose aux autres pays européens. 

Abderrahim DERRAJI - 25 mars 2021 17:45