À la une

ENFANTS DE LA LUNE

Casablanca : trois jours d’actions médico-culturelles au profit des "enfants de la lune" Abderrahim DERRAJI - 22 avril 2019 12:07
Casablanca : trois jours d’actions médico-culturelles  au profit des "enfants de la lune"

Les "enfants de la lune" ont été à l’honneur le week-end dernier grâce à « Skulls of Sahara Mc », un club de passionnés de Moto qui a été à l'origine de l'organisation de cette action de solidarité.


Au programme de cette grande manifestation qui s'est tenue au Centre culturel l’Uzine à Casablanca , il y a eu toute une série de concerts au profit de l’Association de solidarité avec les enfants de la lune, avec le soutien de l’Alliance des maladies rares au Maroc (AMRM).

Rappelons que les "enfants de la lune" sont atteints de xeroderma pigmentosum (XP), une maladie héréditaire qui provoque une hypersensibilité aux rayonnements ultraviolets du soleil et leur interdit toute exposition au soleil.  En l'absence de protection totale,  ils sont exposés aux cancers cutanés et à des dommages oculaires graves nécessitant de nombreuses interventions chirurgicales. Ces malades ne peuvent se déplacer sans danger que la nuit et le coût d’une prise en charge efficace est très élevé. À titre d'exemple, un masque de protection ventilé pour le visage coûte 17.000 dirhams.

L’insuffisance des moyens et des structures médicales spécialisées au Maroc prive ces malades d’école et de toutes autres activités récréatives et sociales. Elle réduit également leur espérance de vie.

Afin de pouvoir redonner de l’espoir à tous ces enfants, dont le nombre est estimé au moins 400, de nombreux artistes ont pris part et animé ces trois journées.  Des ateliers de dessin, peinture et théâtre ont été également organisés en faveur des "enfants de la lune". Quant aux médecins présents à ces journées, ils ont animé une conférence-débats destinée à informer les parents des enfants atteints de XP.

Lire la suite

BONNES PRATIQUES

Les bonnes pratiques en pharmacie, de la règle coutumière à la norme juridique Mohamed MEIOUET, Docteur en pharmacie et Docteur en droit - 21 avril 2019 22:39
Les bonnes pratiques en pharmacie, de la règle coutumière à la norme juridique

La pharmacie se présente comme la science et l’art de préparer, présenter et conserver les médicaments. Elle reste la discipline où se rencontre l’ensemble de sciences liées à la conception, la fabrication et la dispensation des produits de santé et particulièrement des médicaments. Ces deux aspects sont liés à l’évolution du métier de pharmacien et au développement des sciences et des technologies pharmaceutiques.

Le médicament, étant un produit stratégique et incontournable dans tous les dispositifs de santé, il doit présenter un certain nombre d’attributs ayant trait à la fois à son intérêt thérapeutique et à son efficacité, mais également à sa qualité et à sa sécurité d’emploi. De telles exigences s’imposent de nos jours à travers plusieurs dispositions impératives de la loi.

Si on examine l’évolution des pratiques pharmaceutiques à travers le temps, on remarquera que cette notion de qualité et de sécurité du médicament a toujours constitué une préoccupation majeure du pharmacien. Ce dernier avait mis en place les règles de base relatives à la tenue des établissements où sont fabriqués et dispensés les médicaments, mais surtout les règles essentielles à la fabrication proprement dite de ces médicaments. De telles règles qui trouvaient leur source dans des référentiels scientifiques peuvent être appréhendées comme étant un véritable référentiel de qualité en pharmacie.

Aujourd’hui, avec l’évolution des sciences pharmaceutiques apparaissent de très nombreux médicaments qui bouleversent la thérapeutique. Le secteur pharmaceutique a connu plusieurs changements dictés par la nature des produits à fabriquer et par les volumes à produire. Ces changements sont à l’origine du déplacement de la fabrication des médicaments de l’officine du pharmacien vers les établissements pharmaceutiques industriels. La chaîne du médicament ainsi allongée a, par la suite, connu la mise en place d’un autre maillon assurant le relais de distribution entre le fabricant et le dispensateur : le répartiteur.

À cet effet, et prenant conscience de l’obligation de préserver la qualité du médicament tout au long de cette chaîne, le législateur a pris le soin de mettre en place au niveau de la Loi 17-04, portant code du médicament et de la pharmacie, notamment aux articles 20 et 31, des dispositions impératives soumettant les différents acteurs de la chaîne du médicament au respect des bonnes pratiques pharmaceutiques. Ainsi, les bonnes pratiques de fabrication, les bonnes pratiques de distribution et les bonnes pratiques officinales qui doivent être fixées par une mesure réglementaire, à savoir un arrêté du  ministre de la Santé, constituent les référentiels de qualité imposables à ces acteurs. Le non-respect des bonnes pratiques constitue une infraction.

Si les bonnes pratiques en pharmacie représentent les règles fondamentales que les pharmaciens appliquent au quotidien dans le cadre de leur exercice professionnel, elles sont en général des règles acquises et assimilées comme obligatoires même en l’absence d’un texte juridique. Consciente de l’intérêt que représentent ces référentiels de qualité pour la sécurisation des actes pharmaceutiques et, par conséquent, la garantie de la sécurité liée à l’utilisation des médicaments, l’administration a préparé des projets de textes relatifs aux bonnes pratiques qui doivent être adoptées selon la forme prévue à cet effet par le Code du médicament et de la pharmacie.

Aussi, le passage d’une application volontaire des normes de qualité vers une application obligatoire doit passer par le transfert des normes relatives aux bonnes pratiques dans le moule du droit.

Lire la suite

CNOPS

CNOPS : pas de payement des césariennes non justifiées ! Abderrahim DERRAJI - 21 avril 2019 22:30
CNOPS : pas de payement des césariennes non justifiées !

La Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) vient de publier un communiqué par lequel elle conditionne le payement de toute césarienne par la production d’un rapport médical qui la justifie.

Dans un récent communiqué, la CNOPS indique qu’à partir du 1er mai, toute césarienne non médicalement justifiée sera payée sur la base du forfait relatif à un accouchement par voie basse. Cet écrit précise également que les producteurs de soins ont été invités à joindre à leur dossier de facturation un compte rendu précisant l’indication médicale du recours à la césarienne programmée ou d’urgence, en expliquant la raison motivant le recours à cet acte chirurgical, le rapport bénéfices/risques de l’intervention et les conditions de sa réalisation.

La CNOPS justifie cette décision par «le taux anormalement élevé du recours à la césarienne». D’après cet organisme, seuls 39% des accouchements se font par voie basse. Le taux des accouchements par césarienne, qui était de 35% en 2006, est passé à 43% en 2009 et à 61% en 2017. Cette évolution à un coût pour la CNOPS : le remboursement des accouchements par césarienne est passé de 13 millions de DH en 2006 à 130 millions en 2017.

D’après la CNOPS, le taux des accouchements par césarienne au niveau du secteur privé est de 66% contre 25% dans le secteur public, et certaines clinques auraient même franchi la barre des 80% en 2017.

Pour rappel, le taux moyen des accouchements par césarienne des 36 pays adhérents à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est de 27,9%.

Lire la suite

SANTÉ NUMÉRIQUE

Santé numérique : l’OMS publie les premières lignes directrices Abderrahim DERRAJI - 21 avril 2019 22:27
Santé numérique : l’OMS publie les premières lignes directrices

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, le 17 avril courant, des lignes directrices permettant de mieux déployer les technologies numériques afin d’améliorer la santé des populations et les services essentiels.

«Il est essentiel d’exploiter les possibilités offertes par les technologies numériques pour parvenir à la couverture sanitaire universelle», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Et d’ajouter : «Les technologies numériques ne sont pas une fin en soi ; ce sont des outils indispensables qui permettent de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables».

L’intérêt de l’OMS pour ces technologies n’est pas nouveau puisqu’elle suit de près les expériences exploitant la téléphonie mobile pour rappeler aux femmes enceintes les dates de consultations prénatales ou de vaccinations de leurs enfants. Elle s’intéresse également au déploiement des outils d’aide à la prise de décisions destinés aux agents de santé lorsqu’ils prodiguent des soins.

Les lignes directrices élaborées par l’OMS montrent aussi que ces outils peuvent permettre de surveiller l’état des stocks des fournitures, même si la notification, à elle seule, ne suffit pas à améliorer la gestion des stocks. Elles soulignent, par ailleurs, qu’il est important de créer des conditions propices à la formation, de s’occuper des infrastructures instables et de mettre en place des politiques pour protéger la vie privée des individus et d’assurer la gouvernance et la coordination pour éviter la fragmentation des outils dans le système de santé.

En ce qui concerne la télémédecine que l’OMS considère comme un complément précieux, elle ne peut pas remplacer les interactions en face-à-face.

Ces recommandations de l’OMS, qui ne couvrent qu’une petite partie des nombreux aspects de la santé numérique, constituent la première étape de nombreux travaux prévus dans le domaine de l’utilisation des technologies numériques. Le département Santé numérique dont la création a été annoncée le 6 mars 2019, va, sans doute, jouer un plus grand rôle dans l’évaluation des technologies numériques et aide les États membres à les hiérarchiser, à les intégrer et à les réglementer.

Lire la suite

NASH

Novo Nordisk et Gilead s’associent pour mettre au point un médicament pour prendre en charge la maladie du foie gras Abderrahim DERRAJI - 21 avril 2019 22:24
Novo Nordisk et Gilead s’associent pour mettre au point un médicament pour prendre en charge la maladie du foie gras

Les laboratoires Novo Nordisk et Gilead viennent d’annoncer leur intention de collaborer dans le but de mettre au point un traitement de la NASH (stéatohépatite non alcoolique). Cette maladie, qui est connue également sous le nom de la maladie du foie gras, est associée à l'obésité et au diabète. Elle affecte 10% de la population des pays développés et aucun traitement n'existe actuellement pour stopper sa progression.

Par ce rapprochement, l'américain Gilead et le danois Novo Nordisk souhaitent évaluer l’efficacité de l’association de l'Ozempic avec le cilofexor et avec le firsocostat dans la prise en charge de la NASH.

Les deux laboratoires prévoient également de mettre en place une collaboration pour mieux cerner la biologie du stade préclinique de cette maladie.

Les baisses de prix ayant affecté les insulines aux États-Unis obligent le suédois à se diversifier. Quant à Giléad, l'échec de l'essai clinique de Phase III du selonsertib, sa molécule la plus avancée dans le traitement de la NASH, le pousse à envisager de l’associer au semaglutide pour rester dans la course, surtout que le marché de la NASH est estimé à 22 milliards de dollars.

Lire la suite

Autres articles

EMA : restrictions concernant les crèmes à forte concentration d’estradiol

L’Agence européenne des médicaments (EMA) recommande l’adoption de restrictions concernant le recours aux crèmes fortement dosées en estradiol. Le Linoladiol N devrait être utilisé uniquement par voie intra-vaginale chez les femmes ménopausées présentant une atrophie vaginale en relation avec une privation d’œstrogène. Quant au Linoladiol HN, il peut être utilisé chez les femmes ménopausées atteintes d’affections cutanées inflammatoires légères autour de la zone génitale. L’EMA préconise également de limiter la durée du traitement à quatre semaines et la quantité de crème contenue dans les emballages pour éviter un traitement prolongé. Ces recommandations font suite à la publication, en 2014, d’une revue du risque d’absorption systémique d’estradiol suite à l’utilisation de crèmes qui en sont fortement dosées. En mars 2019, la Cour de justice de l’Union européenne (UE) avait annulé partiellement les conclusions de la revue en question pour des motifs de procédure. Elle n’a cependant pas remis en cause les conclusions scientifiques de cette revue. La Commission européenne avait demandé à l’EMA d’évaluer à nouveau le risque de l’utilisation des crèmes à forte dose en estradiol.

Abderrahim DERRAJI - 21 avril 2019 22:21
Casablanca : une table ronde sur les psychotropes

Le Syndicat des pharmaciens de Casablanca (SPC) a programmé, le mardi 23 avril 2019* à 19H00, une table ronde sous le thème : « Psychotropes : délivrance, responsabilité et contraintes ». Pour animer cette rencontre, le SPC a fait appel au Pr. Driss Moussaoui, président de la Fédération internationale de psychothérapie. Le Comité d’organisation a également invité le Procureur du Roi au Tribunal de 1ère Instance de Casablanca, Maître Redouane Rami, avocat au Barreau de Casablanca et un commissaire de la Police Judiciaire pour prendre part au débat. Cette table ronde va, sans nul doute, permettre de faire un focus sur les difficultés que rencontrent les pharmaciens d’officine lors de la dispensation des médicaments psychotropes. Malheureusement, si rien n’est fait, ces difficultés risquent de se traduire sur le terrain par un problème de disponibilité de ces produits au niveau des officines en raison de la psychose engendrée par les affaires liées à la dispensation des psychotropes. Des experts estiment qu’il est primordial de faire le distinguo entre les psychotropes et les médicaments qui font l’objet d’usage déviant notamment récréatif et les psychotropes ne donnant pas de dépendance et dont aucun mésusage n’a encore été notifié. Les pharmaciens attendent également la mise en place d’une ordonnance infalsifiable et la mise à jour du Dahir de 1922. * Onomo Hôtel Casablanca – City Center, Angle BD Massira et rue Normandie.

Abderrahim DERRAJI - 19 avril 2019 19:06
Y-a-t-il un lien entre les AINS et des complications infectieuses graves ?

Dans un point d’information du 18 avril 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM - France) a communiqué les résultats d’une l’enquête qu’elle a confiée, il y a un an, aux Centre régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille. Le but de cette enquête est de savoir s’il y un lien entre des complications infectieuses graves observées chez des patients et l’administration d'anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS). Cette enquête a porté sur l’ibuprofène et le kétoprofène qui sont les AINS les plus utilisés. D’après le point d’information de l’ANSM : « Sur l’ensemble des cas rapportés depuis l’année 2000, 337 cas de complications infectieuses avec l’ibuprofène et 49 cas avec le kétoprofène ont été retenus après avoir pris en compte uniquement les cas les plus graves chez des enfants ou des adultes (souvent jeunes) sans facteur de risque ni comorbidité. Il s’agit d’infections sévères de la peau et des tissus mous (dermohypodermites, fasciites nécrosantes,…), de sepsis, d’infections pleuro-pulmonaires (pneumonies compliquées d’abcès, de pleurésie), d’infections neurologiques (empyèmes, abcès cérébraux,…) ou ORL compliquées (cellulites, médiastinites,...), à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès. » Ces complications infectieuses qui sont essentiellement dues au streptocoque  et au pneumocoque ont été observées après de très courtes durée de traitement (2 à 3 jours), y compris lorsque la prise d’AINS était associée à une antibiothérapie. Elles sont survenues alors que l’ibuprofène ou le kétoprofène étaient prescrits ou pris en automédication dans la fièvre mais également dans de nombreuses autres circonstances telles que des atteintes cutanées bénignes d’aspect inflammatoire (réaction locale, piqure d’insecte,…), des manifestations respiratoires (toux, infection pulmonaire,…) ou ORL (dysphagie, angine, otite,…). L’analyse de ces cas et des données de la littérature suggère que ces infections, en particulier à streptocoque, pourraient être aggravées par la prise de ces AINS. Cette enquête révèle également  qu’il persiste une utilisation de ces AINS en cas de varicelle ce qui peut être à l’origine de complications cutanées bactériennes graves (fasciite nécrosante).    L’ANSM met en garde, dès à présent, les professionnels de santé, les patients et les parents sur ce risque de complications infectieuses graves susceptibles d’avoir des conséquences sérieuses pour la santé des patients. L’Agence française recommande aux patients et aux professionnels de santé : 1- De privilégier l’utilisation du paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine, une rhinopharyngite, une otite, une toux, une infection pulmonaire, une lésion cutanée ou la varicelle, en particulier en automédication. 2- Les règles du bon usage des AINS en cas de douleur et/ou fièvre : - Prescrire et utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte - Arrêter le traitement dès la disparition des symptômes - Éviter les AINS en cas de varicelle - Ne pas prolonger le traitement au-delà de 3 jours en cas de fièvre - Ne pas prolonger le traitement au-delà de 5 jours en cas de douleur - Ne pas prendre deux médicaments AINS1  en même temps

Abderrahim DERRAJI - 18 avril 2019 20:31
Forum de l’OMS sur les médicaments : pas de prix justes sans transparence !

Les délégués des gouvernements et des organisations de la société civile qui ont pris part au forum mondial sur le juste prix des médicaments et l’accès aux médicaments, se sont mis d’accord sur la nécessité de mettre en place des mécanismes garantissant la transparence en ce qui concerne le coût de la recherche-développement et la production des médicaments pour permettre aux acheteurs de négocier des prix plus accessibles. Ce forum, organisé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Gouvernement sud africain, a constitué pour les parties prenantes – gouvernements, organisations de la société civile et industrie pharmaceutique – une occasion idoine pour passer en revue les stratégies à même de faire baisser les prix des médicaments pour garantir une large accessibilité. D’après un communiqué mis en ligne par l’OMS le 13 avril 2019, chaque année, "100 millions de personnes sombrent dans la pauvreté car elles doivent acheter des médicaments par leurs propres moyens. Dans les pays à revenu élevé, les autorités sanitaires sont de plus en plus souvent contraintes de rationner les médicaments contre le cancer, l’hépatite C et les maladies rares mais aussi des médicaments plus anciens dont le brevet a expiré, comme l’insuline."   « L’innovation médicale a peu d’intérêt pour la société si la plupart des gens ne peuvent pas en bénéficier », a déclaré la Dre Mariângela Simão, Sous-Directrice générale de l’OMS chargée des médicaments et des produits de santé. « C’est un problème de droits humains à l’échelle mondiale – chacun a le droit de bénéficier de soins de santé de qualité », a-t-elle ajouté.   Selon un rapport commandé par l’OMS en 2017, le coût de production de la plupart des médicaments inscrits sur la Liste OMS des médicaments essentiels ne représentait qu’une petite partie du prix final payé par les pouvoirs publics, les patients ou les assurances. Certains délégués ayant participé au Forum ont fait savoir que le manque de transparence des prix payés par les pouvoirs publics, les pays à revenu faible ou intermédiaire font que certains médicaments leurs sont vendus plus chers que les pays riches. Les participants au Forum exhortent les différents pays à échanger des informations au sujet des prix des médicaments pour améliorer la transparence à l’image du réseau « Beneluxa » qui a permet de partager ces informations et mieux négocier les prix.  D’autres exemples de collaboration réussie entre les pays afin de rendre les médicaments plus abordables ont été présentés. Les achats groupés, par exemple, permettent de faire d'importantes économies.  Par ailleurs, les pays européens, sous la direction de l’Autriche, ont partagé différentes politiques pour élargir l’accès aux médicaments dans le cadre des politiques relatives aux prix et au remboursement des produits pharmaceutiques, soutenues par l’OMS. Au cours du forum, les représentants de l’industrie ont soutenu l’objectif de l’accès aux médicaments pour tous et se sont engagés en faveur du Programme de développement durable, qui prône le partenariat avec le secteur privé pour relever des défis mondiaux tels que l’accès aux médicaments. L’OMS prévoit une consultation publique en ligne afin de recueillir auprès des parties concernées des avis et des suggestions pour définir ce qu’est réellement un « juste prix ».  

Abderrahim DERRAJI - 16 avril 2019 17:40
Le minimum syndical !

Les élections des Conseils régionaux des pharmaciens auront lieu, en principe, au mois d’août prochain, soit cinq ans après l’entrée en vigueur de la Loi n° 115-13 portant dissolution des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine du Nord et du Sud et instituant une commission spéciale provisoire. Cette dissolution dont la forme a été plus que discutable a néanmoins permis l’organisation des premières élections sans «pouvoirs», et sans le troc habituel des bulletins de vote. Les élections ordinales, qui se sont déroulées le 25 août 2015, avaient nourri beaucoup d’espoirs chez les pharmaciens. Malheureusement, ces espoirs se sont vite volatilisés.    En effet, quatre années après ces élections, le constat est amer. Notre incapacité à trouver l’alchimie nécessaire permettant d’optimiser le fonctionnement de nos instances s’est confirmée jour après jour. La gestion des problématiques liées au non-respect de la déontologie et les interférences de toute sorte ont fini par avoir raison de la détermination de certains conseillers qui aspiraient, eux aussi, au changement. Les dysfonctionnements qui affectent certains syndicats ont aggravé cette situation. Ces structures peinent, de plus en plus, à s’acquitter de leurs obligations et à décharger, au passage, les conseils du traitement de certaines problématiques particulièrement chronophages. Le dernier exemple en date : des pharmaciens de Rabat-Salé viennent de saisir le président du Conseil national de l’Ordre (CNOP) dans le but de l’informer que "la Chambre syndicale de Rabat-Salé n’a pas tenu ses élections depuis 12 ans, ce qui a pour effet de priver les pharmaciens d’adhérer à leur syndicat…" Ces pharmaciens, qui se sont regroupés en collectif et qui ont déjà organisé des sit-in devant la Maison du pharmacien de Hay Riad, informent le président du CNOP "qu’ils ont appelé à une assemblée générale extraordinaire le jeudi 18 avril 2019 à 15 h à la Maison du pharmacien". Ces officinaux ont conclu le courrier adressé au président du CNOP en lui demandant de "veiller à ce que les pharmaciens puissent organiser leur AGE dans de bonnes conditions..." Le fait que des pharmaciens se voient obligés de déclencher une AGE pour pouvoir débattre des problèmes de leur ville ou du fonctionnement de leur syndicat dénote une situation inédite privant cette ville de ses meilleurs éléments. Toutes ces potentialités mises à l’écart, voire mises à l’index, auraient pu faire du Syndicat de Rabat-Salé une des structures les plus dynamiques du Royaume, d’autant plus que la Wilaya de Rabat-Salé compte un grand nombre de pharmaciens qui avaient joué un rôle important au niveau des Conseils et de la Fédération. Cette dernière devrait en principe avoir un droit de regard sur le fonctionnement de tous les syndicats membres et, dans ce cas de figure, on peut se poser la question : comment une Fédération peut-elle accepter un syndicat n’ayant pas organisé ses élections à temps ou ayant transgressé ses statuts ? La situation de la profession est plus inquiétante que jamais, mais il ne faut pas perdre espoir. Rien n’est impossible, pour peu que chacun de nous y mette du sien. Quant à nos responsables, présents et futurs, ils devraient, une fois pour toutes, mettre de côté leurs ego pour mieux appréhender les différentes problématiques de la profession. Ces responsables qui ne peuvent être que des pharmaciens exemplaires et irréprochables devraient placer l’intérêt de la profession au-dessus de toutes les considérations. C’est ce qu’on appelle : le minimum syndical !

Abderrahim Derraji, docteur en pharmacie - 14 avril 2019 23:33
France : une indemnisation record pour les victimes du Médiator

C’est au tribunal de grande instance de Paris que se tiendra, le 23 septembre 2019, le procès au pénal du Laboratoire Servier. Ce laboratoire n’a, cependant, pas attendu le procès pour indemniser les victimes du Médiator, un hypolipémiant retiré du marché en 2009. En effet, il aurait déjà versé 115,9 millions d'euros d'indemnités aux victimes de ce médicament qui a été à l'origine de graves lésions cardiaques. Ces indemnisations à l’amiable ne le dispensent pas de la procédure pénale où il devra répondre de "tromperie sur les risques du produit", "escroquerie" et "homicides et blessures involontaires". Le Laboratoire Servier pourrait se voir condamné à verser des centaines de millions d'euros à la Sécurité sociale qui viendront s’ajouter au 141,2 millions d'euros qui seront versés à l’ensemble des victimes du Médiator.

Abderrahim DERRAJI - 14 avril 2019 23:30
L’EMA n’autorise plus l’utilisation des acides gras oméga-3 dans la prévention secondaire post-IM

  L’Agence européenne des médicaments (EMA) a confirmé que le recours aux médicaments à base d’acides gras oméga-3 contenant une combinaison d’ester éthylique d’acide eicosapentaénoïque et d’acide docosahexaénoïque, à raison de 1 g/jour, ne sera plus autorisé pour la prévention secondaire des événements cardiovasculaires après un infarctus du myocarde (IM). L’EMA a pris une telle décision après un ré-examen des données concernant ces produits. La dernière revue concerne les résultats de l’étude en ouvert GISSI Prevenzione menée en 1999. Cette étude avait, en son temps, appuyé l’autorisation de ces médicaments. L’EMA estime que la faible réduction du risque relatif constatée dans l’étude d’origine GISSI Prevenzione n’a pas été confirmée par les récents essais contrôlés randomisés. Par conséquent, elle recommande de ne plus utiliser les médicaments à base d’oméga-3 pour la prévention secondaire post-IM. Ces produits continueront cependant à être autorisés pour le traitement de l’hypertriglycéridémie. Cette décision sera transmise à la Commission européenne en vue de l’adoption d'une décision finale juridiquement contraignante applicable à tous les États membres de l’Union européenne (UE).

Abderrahim DERRAJI - 14 avril 2019 23:23
Vapotage chez les jeunes canadiens : le Conseil des médecins hygiénistes tire la sonnette d’alarme

Dans une lettre adressée à l'ensemble des médecins en chef des provinces et des territoires, le Conseil des médecins hygiénistes attire leur attention sur les dangers que représente le vapotage chez les jeunes et particulièrement les non-fumeurs. Cette instance exhorte les médecins à sensibiliser les parents et les gouvernements à la nécessité de freiner ce phénomène en plein essor. Cette augmentation du vapotage chez les jeunes s’explique par l’attractivité qu’exercent les dispositifs de vapotage qui se présentent sous des formes élégantes rappelant des produits de haute technologie avec un  aspect novateur, cool et inoffensif.

Abderrahim DERRAJI - 14 avril 2019 23:21
Amgen et Novartis : rien ne va plus !

Le laboratoire américain Amgen a publié le 2 avril 2019 un avis de résiliation des accords de collaboration qu’il a signés avec Novartis portant sur la mise sur le marché d’Aimovig®, anticorps monoclonal destiné à prévenir la migraine. Cette résiliation fait suite à l’association de Sandoz, une filiale de Novartis, et de Alder BioPharmaceuticals pour mettre au point un éventuel rival à l’erenumab. Pour Amgen, ce rapprochement représente une violation des clauses du contrat le liant à Novartis. Suite à cette résiliation, le laboratoire helvétique a saisi la Cour fédérale de Manhattan afin de prouver que la requête d’Amgen est injustifiée. Pour les deux laboratoires, le marché des antimigraineux représente un enjeu de taille puisqu’il est estimé à 8,7 milliards de dollars.

Abderrahim DERRAJI - 14 avril 2019 23:19
Les pharmaciens menacent de ne plus dispenser les psychotropes !

Dans un communiqué du 11 avril 2019, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) informe tous les professionnels de santé que les pharmaciens d'officine vont arrêter de dispenser les psychotropes en raison des déboires de certains de leurs confrères qui ont des démélés avec la justice pour avoir dispensé des psychotropes conformément à la législation en vigueur. "La Confédération est en phase de préparation à différentes réunions avec "l’administration officielle"  pour stopper cette hémorragie et mettre un terme à ce problème. Le cas échéant, nous serions contraints d'annoncer officiellement  l'arrêt de dispensation des psychotropes par tous les pharmaciens." a déclaré Mohammed Lahbabi, président de la CSPM, En réagissant ainsi, la CSPM met l’administration face à ses responsabilités et lui rappelle que tout pharmacien peut se retrouver comme un malfrat derrière les barreaux pour avoir délivré un médicament psychotrope. En effet, le Dahir centenaire qui régit les substances vénéneuses fait de tout pharmacien un criminel en puissance puisque ce texte datant du protectorat considère les psychotropes, qui sont dans leur majorité dépourvus d’effet addictif, comme des "drogues illicites". Comme l’a, à mainte reprise, martelé notre rédaction, en attendant que le Dahir de 1922 soit revisité, les pharmaciens doivent avoir les moyens pour pouvoir s’assurer de l’authenticité des ordonnances comportant des psychotropes. Nous estimons également que l’administration doit mettre à la disposition des pharmaciens la liste officielle des psychotropes et médicaments apparentés qui font l’objet de mésusage. Cette menace réelle de la CSPM, vient en réaction aux nombreuses affaires liées à la dispensation des psychotropes, notamment certains antiépileptiques non adictogènes. La balle est aujourd’hui dans le camp de l’administration. Celle-ci devrait réagir avec la célérité qui s’impose pour que les malades ne soient pas privés de leurs psychotropes, qui, rappelons-le, sont des médicaments comme les autres qui permettent à de nombreux patients d’équilibrer leur maladie.    

Abderrahim DERRAJI - 12 avril 2019 09:22