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RECHERCHE CLINIQUE - MAROC - AFRIQUE - FMIIP
Pendant longtemps, la recherche clinique a été perçue comme un domaine réservé aux grandes puissances scientifiques. Les essais thérapeutiques, les innovations médicales et les nouveaux médicaments continuent d’être mis au point loin du continent africain, comme si l’Afrique devait se contenter d’être un simple marché de consommation plutôt qu’un espace de production du savoir médical. Pourtant, de nombreux pays pourraient inverser cette tendance.
Car l’Afrique dispose aujourd’hui de tous les ingrédients pour devenir un acteur majeur de la recherche clinique mondiale : une population jeune, une diversité génétique exceptionnelle, des besoins sanitaires immenses et des professionnels de santé de plus en plus qualifiés. Ces atouts constituent les éléments nécessaires pour stimuler la recherche clinique dans de nombreux pays du continent.
La pandémie de Covid-19 a constitué un bon exemple de ce potentiel. En effet, plusieurs pays africains ont démontré leur capacité à conduire des essais cliniques selon les standards internationaux les plus exigeants. Le Maroc, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Kenya, l’Égypte ou encore le Sénégal ont montré qu’il existait sur le continent des investigateurs compétents, des centres hospitaliers performants et des équipes capables de collaborer avec les plus grands acteurs mondiaux de la santé.
Mais malgré cette montée en puissance, les freins restent nombreux. Le déficit d’infrastructures demeure une réalité dans plusieurs pays où les laboratoires certifiés, les plateformes numériques et les équipements spécialisés restent insuffisants. À cela s’ajoute le manque de financements durables dans des systèmes de santé déjà confrontés à d’importantes tensions budgétaires. La recherche clinique coûte cher et ses retombées ne sont pas toujours immédiates, ce qui pousse certains décideurs à ne pas la considérer comme une priorité.
Les lourdeurs réglementaires constituent également un obstacle majeur. Des procédures longues, parfois fragmentées, ralentissent l’arrivée des projets internationaux et réduisent l’attractivité du continent. Le manque de ressources humaines spécialisées complique aussi la situation. Former des biostatisticiens, des data scientists, des experts en pharmacovigilance ou des attachés de recherche clinique nécessite des investissements académiques importants et une véritable vision à long terme.
À ces défis techniques s’ajoute un enjeu plus sensible : celui de la confiance. Dans certaines populations, la méfiance envers les essais cliniques persiste encore, nourrie par des blessures historiques et par une information souvent insuffisante.
Pourtant, l’enjeu dépasse largement le simple cadre scientifique. Développer la recherche clinique en Afrique signifie permettre aux patients d’accéder plus rapidement aux traitements innovants, réduire les dépenses de santé, renforcer la souveraineté sanitaire des États et créer des emplois hautement qualifiés. Il s’agit aussi de produire des données locales adaptées aux réalités de chaque pays, au lieu de dépendre exclusivement d’études réalisées ailleurs sur des populations différentes.
C’est dans cette dynamique que la FMIIP, en partenariat avec Eshmoun Clinical Research, a organisé, le 15 mai 2026 à Casablanca, un symposium ayant pour thème : « La recherche clinique au service d’un accès rapide aux médicaments innovants, génériques et biosimilaires ».
À cette occasion, Yasmine Lahlou Filali a rappelé que la recherche clinique constitue désormais un levier incontournable dans la transformation du système de santé marocain et dans l’ambition du Royaume de devenir une plateforme régionale d’innovation. Les interventions de Omar Seghrouchni et d’Abdelkrim Meziane Belfkih ont également mis en avant l’importance d’un cadre réglementaire solide, de la protection des données personnelles et de la confiance des patients.
Les échanges qui ont eu lieu pendant et après les deux panels programmés ont permis d’identifier aussi bien les dysfonctionnements que les mécanismes à mettre en place pour développer la recherche clinique au Royaume.
Certes, le Maroc affiche aujourd’hui de grandes ambitions. Encore faut-il que les discours se traduisent par des mesures concrètes, des investissements durables et une stratégie cohérente capable de transformer le Royaume en véritable hub africain de la recherche clinique. Car, dans le domaine de l’innovation médicale, les nations qui hésitent finissent toujours par dépendre de celles qui osent.
(1) Présidente de la FMIIP
(2) Président de la CNDP
(3) Secrétaire général du ministère de la Santé et de la Protection sociale
CBD CANNABIS
Depuis le 15 mai, la France interdit la vente libre des produits alimentaires contenant du CBD. Cette décision de la Direction générale de l’alimentation marque un tournant important pour une filière en plein essor. Sont désormais concernés les bonbons, huiles, biscuits, tisanes et autres produits destinés à la consommation alimentaire. En revanche, le CBD à fumer ainsi que les liquides pour cigarettes électroniques restent autorisés.
Cette mesure découle de l’application du règlement européen « Novel Food », en vigueur depuis 1997. Ce texte impose qu’un aliment non traditionnellement consommé dans l’Union européenne obtienne une autorisation spécifique avant sa commercialisation. Or, les produits alimentaires au CBD n’ont toujours pas reçu cette validation officielle au niveau européen. Jusqu’ici, les autorités françaises faisaient preuve d’une certaine tolérance, mais celle-ci a pris fin.
La décision provoque une vive inquiétude chez les professionnels du secteur. L’Union des professionnels du CBD estime qu’elle menace directement plus de 2 000 boutiques spécialisées en France. Selon ses représentants, le CBD alimentaire représente près de 40 % du chiffre d’affaires de nombreux commerces. Ils dénoncent une mesure incohérente puisque le CBD reste autorisé sous d’autres formes.
La Confédération paysanne partage cette inquiétude et parle d’un danger pour toute la filière du chanvre. Le syndicat redoute des conséquences économiques importantes pour les petits producteurs, les exploitations agricoles diversifiées et les circuits courts récemment développés autour du CBD. Selon cette organisation, les procédures européennes sont longues et coûteuses, ce qui favorise surtout les grands groupes capables de financer les demandes d’autorisation.
Les acteurs du secteur dénoncent également une interprétation trop stricte de la réglementation européenne par la France. Certains envisagent déjà des recours pour contester cette décision, qui pourrait fragiliser durablement une activité en pleine croissance.
TAVNEOS
Le médicament Tavneos, utilisé dans le traitement de certaines maladies auto-immunes rares, fait aujourd’hui l’objet d’une alerte sanitaire majeure après le signalement de plusieurs décès au Japon. Le laboratoire japonais Kissei Pharmaceutical, détenteur de la licence de commercialisation du produit dans le pays, a demandé aux médecins de ne plus prescrire ce traitement à de nouveaux patients et de réévaluer les traitements déjà en cours.
Selon l’entreprise, vingt décès ont été rapportés depuis l’introduction du médicament au Japon en juin 2022. Les autorités sanitaires et le laboratoire mettent particulièrement en cause un risque de dysfonctionnement hépatique sévère, susceptible d’entraîner de graves complications. Tavneos a été administré à environ 8 500 patients japonais depuis son lancement.
Ce médicament est destiné à traiter des maladies auto-immunes rares provoquant une inflammation des vaisseaux sanguins. Développé par la biotech américaine Amgen, il avait suscité beaucoup d’espoir en raison de son mécanisme innovant et de son efficacité dans des pathologies difficiles à prendre en charge.
La situation prend une dimension internationale, car des inquiétudes similaires émergent également aux États-Unis. Le mois dernier, le Centre d’évaluation et de recherche sur les médicaments de la Food and Drug Administration (FDA) a proposé le retrait de l’autorisation de mise sur le marché américain du Tavneos. Cette recommandation ne repose pas uniquement sur les effets secondaires signalés, mais aussi sur des soupçons de falsification de données et d’autres problèmes liés à l’intégrité des études cliniques.
De son côté, Kissei Pharmaceutical affirme qu’aucun décès lié à une atteinte hépatique grave n’a été recensé parmi les plus de 8 000 patients traités aux États-Unis. Néanmoins, la multiplication des alertes alimente les inquiétudes autour de la sécurité du médicament et de la fiabilité des données ayant conduit à son autorisation.
L’Agence européenne des médicaments a également ouvert un réexamen du dossier en janvier dernier après l’apparition de doutes concernant l’intégrité des données cliniques. Cette procédure pourrait conduire à de nouvelles restrictions, voire à une remise en question de l’autorisation du traitement en Europe.
Cette affaire illustre une nouvelle fois les défis auxquels sont confrontées les autorités sanitaires dans l’évaluation des médicaments innovants destinés aux maladies rares. Si ces traitements représentent souvent un espoir important pour les patients, leur surveillance après commercialisation demeure essentielle afin d’identifier rapidement d’éventuels effets indésirables graves ou des irrégularités dans les essais cliniques.
ÉTUDES PHARMACIE MEDECINE ...
Le gouvernement français a engagé un changement important dans la régulation des études de santé avec l’arrêté du 7 mai 2026, publié au Journal officiel le 14 mai. Ce texte remet en question la manière dont sont définis les objectifs nationaux de formation en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique. Désormais, ces objectifs ne sont plus considérés comme des limites implicites, mais comme des « seuils minimaux ». Les universités pourront donc augmenter plus facilement leurs capacités d’accueil si elles disposent des moyens nécessaires.
Cette évolution marque une rupture avec des décennies de politique restrictive héritée du numerus clausus. Même après sa suppression officielle en 2020, les capacités de formation restaient fortement encadrées. Avec cette réforme, la logique change progressivement, ce qui permettra d’augmenter les effectifs lorsque les besoins des territoires l’exigent.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions démographiques dans les officines françaises. De nombreuses pharmacies rencontrent des difficultés de recrutement, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Certains titulaires peinent à trouver des pharmaciens adjoints et réduisent parfois leurs horaires d’ouverture faute de personnel. Parallèlement, les missions des pharmaciens se multiplient avec la vaccination, la prévention, le suivi des maladies chroniques, les renouvellements d’ordonnances ou encore la téléconsultation assistée. L’officine joue ainsi un rôle de plus en plus central dans les soins de proximité.
Le gouvernement souhaite donc éviter qu’un cadre réglementaire trop rigide empêche l’augmentation future du nombre de pharmaciens formés. Toutefois, cette réforme ne garantit pas automatiquement une hausse rapide des effectifs étudiants. Les universités restent limitées par leurs ressources pédagogiques, le nombre d’enseignants disponibles, les possibilités de stage et les capacités hospitalières. Plusieurs facultés alertent déjà sur leurs difficultés d’encadrement et craignent une augmentation des effectifs sans financements supplémentaires.
Le dossier révèle également un paradoxe. Malgré les tensions sur le marché du travail, certaines facultés de pharmacie peinent encore à pourvoir toutes leurs places. Des centaines de postes sont restés vacants ces dernières années, même si leur nombre diminue progressivement.
Cette situation montre que le problème ne concerne pas uniquement les quotas, mais aussi l’attractivité de la filière pharmaceutique.
À travers cette réforme, le gouvernement affiche une stratégie plus large visant à renforcer les professions de santé de proximité afin de répondre aux difficultés d’accès aux soins. Pour les facultés de pharmacie comme pour les officines, les conséquences de cette nouvelle politique pourraient se faire sentir pendant de nombreuses années.
ANSM PUBLICITÉ NOVO NORDISK LILLY
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France), vient de lancer un signal particulièrement fort à l’industrie pharmaceutique. L’autorité française a décidé de sanctionner les laboratoires Novo Nordisk et Lilly pour des campagnes de communication autour du surpoids et de l’obésité, jugées assimilables à de la publicité illégale pour des médicaments soumis à prescription médicale obligatoire.
Trois sanctions financières ont ainsi été prononcées le 29 avril 2026 puis rendues publiques quelques jours plus tard. Deux concernent Novo Nordisk, fabricant du Wegovy et du Saxenda, tandis que la troisième vise Lilly France, qui commercialise la gamme Mounjaro. Au total, plusieurs millions d’euros d’amendes ont été infligés pour ce que l’autorité française considère comme des pratiques trompeuses susceptibles d’encourager un mésusage de ces traitements très médiatisés.
Dans le viseur de l’autorité sanitaire figure notamment le site internet «Au-delà du poids» ainsi que plusieurs campagnes d’affichage et de communication diffusées entre juillet et octobre 2025 dans le métro parisien et sur les réseaux sociaux. Selon l’ANSM, ces messages ont été diffusés dans un contexte particulièrement sensible marqué par un engouement massif pour les analogues du GLP-1 et par des usages détournés de ces médicaments à des fins purement esthétiques.
Le laboratoire Novo Nordisk est accusé d’avoir laissé entendre que toute personne souhaitant perdre quelques kilos pouvait potentiellement bénéficier d’un traitement médicamenteux contre l’obésité. Or, rappelle l’ANSM, le Wegovy est indiqué uniquement en seconde intention chez des patients présentant une obésité caractérisée ou un surpoids associé à des comorbidités. Sa prescription ne peut en aucun cas être banalisée.
L’agence souligne également qu’en France, la publicité destinée au grand public est strictement interdite pour les médicaments soumis à prescription obligatoire. Considérant que les campagnes concernées contrevenaient à cette réglementation, l’ANSM a infligé une amende de 783 838 euros pour le Wegovy et une seconde sanction d’un million d’euros concernant le Saxenda.
Le laboratoire Lilly n’a pas échappé aux sanctions. Sa campagne intitulée «L’obésité, c’est un truc de malade», diffusée en 2025 dans plusieurs grandes villes françaises, dans la presse et sur les réseaux sociaux, a également été jugée problématique. L’ANSM estime qu’elle présentait Mounjaro comme une réponse incontournable à la prise de poids, alors que ces traitements ne doivent être prescrits qu’en seconde intention et sous contrôle médical. Une sanction de plus de 108 000 euros a donc été prononcée contre Lilly France.
Face à ces décisions, les deux laboratoires contestent les critiques de l’autorité sanitaire. Novo Nordisk affirme que ses campagnes relevaient de la sensibilisation et de la prévention, tandis que Lilly estime avoir respecté le cadre applicable aux communications en santé humaine. Cette affaire illustre toutefois la vigilance croissante des autorités face à la promotion indirecte des nouveaux traitements anti-obésité, devenus en quelques années un enjeu majeur de santé publique et de régulation.
Autres articles
Le «MV Hondius», navire appartenant à Oceanwide Expeditions, a accosté le dimanche 10 mai au large de Tenerife après la détection d’un foyer d’hantavirus à bord. Parti le 1er avril d’Ushuaïa, le navire comptabilise, selon les dernières données communiquées par l’Organisation mondiale de la santé, trois décès, cinq cas confirmés et trois cas suspects. Si le risque global pour la santé publique est actuellement jugé faible, cet épisode illustre parfaitement la nécessité d’une vigilance renforcée face aux zoonoses émergentes dans un contexte de mobilité internationale importante. L’agent suspecté est le virus Andes, une souche d’hantavirus endémique dans certaines régions d’Argentine et du Chili. Sa particularité réside dans sa capacité, rare parmi les hantavirus, à permettre une transmission interhumaine limitée, principalement durant la phase prodromique, avant l’hospitalisation, lorsque les mesures barrières ne sont pas encore mises en place. Cette transmission survient surtout lors de contacts étroits et prolongés, notamment dans des espaces confinés ou dans le cadre de contacts intrafamiliaux. Sur le plan clinique, les hantavirus restent des agents pathogènes à fort potentiel de gravité. Deux grands syndromes peuvent survenir. La fièvre hémorragique avec syndrome rénal, prédominante en Europe et en Asie, et le syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus, observé principalement dans les Amériques, dont la létalité peut atteindre 30 à 60 %. Le tableau clinique débute souvent par une phase non spécifique associant fièvre, myalgies et asthénie, avant une dégradation rapide pouvant conduire à une défaillance respiratoire ou hémodynamique. Le diagnostic repose essentiellement sur la biologie spécialisée, notamment la sérologie par détection des IgM et IgG via ELISA ou immunofluorescence, ainsi que la détection de l’ARN viral par PCR sur des prélèvements précoces. L’absence de traitement antiviral spécifique et de vaccin impose une prise en charge symptomatique centrée sur le support hémodynamique et respiratoire, parfois en soins intensifs. Selon les données du Centre national de référence des Hantavirus, plusieurs souches zoonotiques circulent en Europe, notamment Puumala, Seoul, Dobrava ou Saaremaa. Certaines, comme Dobrava, présentent des taux de létalité pouvant atteindre 10 %. Si la France rapporte en moyenne une centaine de cas hospitalisés par an, des pays comme l’Allemagne, la Suède ou la Finlande enregistrent des incidences nettement plus élevées. Pour les professionnels de santé, plusieurs messages clés se dégagent. Il convient d’évoquer ce diagnostic devant un syndrome fébrile inexpliqué chez un patient revenant d’une zone endémique, d’intégrer rapidement la notion d’exposition environnementale ou de contact rapproché, de déclencher précocement les mesures d’isolement lorsqu’une souche transmissible est suspectée et d’assurer une surveillance rigoureuse des cas contacts pendant toute la période d’incubation, qui peut aller jusqu’à six semaines. Cette croisière et le périple de ses passagers rappellent que les zoonoses émergentes demeurent un enjeu majeur de santé publique mondiale. Dans un contexte de changements climatiques, de perturbation des écosystèmes et d’intensification des déplacements internationaux, leur détection précoce, leur signalement rapide et la coordination internationale restent les piliers d’une réponse efficace.
Abderrahim Derraji - 11 mai 2026 07:09Bayer Maroc a organisé le 6 mai un événement scientifique à l’occasion du lancement au Maroc de sa nouvelle gamme Bepanthen dédiée à la réparation et à l’hydratation cutanée. À travers cette initiative portée par sa division Consumer Health, le laboratoire a réuni plus de 230 professionnels de santé, parmi lesquels des dermatologues, médecins généralistes et pharmaciens, autour d’une problématique fréquente mais encore largement sous-estimée, la sécheresse cutanée. Touchant près de 30 % de la population, la sécheresse cutanée représente aujourd’hui un véritable enjeu de santé et de qualité de vie. Bien au-delà d’un simple inconfort, elle peut entraîner des sensations d’irritation, de tiraillement, voire favoriser certaines complications dermatologiques chez les patients les plus fragiles. Les échanges scientifiques organisés lors de cet événement ont permis de rappeler l’importance d’une prise en charge adaptée, dans un contexte marqué par des facteurs aggravants tels que les variations climatiques, l’exposition à la climatisation ou encore les agressions environnementales quotidiennes. Parmi les temps forts de cette rencontre figure l’intervention du Dr. Chehab, Professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Hassan II de Casablanca, chef du service de dermatologie au CHU Ibn Rochd et présidente de la Société marocaine de dermatologie. Les discussions ont notamment mis en lumière la nécessité d’adopter une approche préventive et éducative reposant sur des données scientifiques solides. Avec cette nouvelle gamme, Bayer propose une réponse adaptée aux besoins des peaux normales, sèches, sensibles ou sujettes aux irritations. Les formulations reposent principalement sur le panthénol, ou provitamine B5, reconnu pour ses propriétés hydratantes, réparatrices et apaisantes. Ce principe actif contribue au renforcement de la barrière cutanée et à l’amélioration du confort de la peau. Trois produits ont été introduits sur le marché marocain. La Bepanthen Crème Cica 50 g est destinée aux peaux sèches et irritées grâce à son action réparatrice. La Bepanthen Crème Hydratante Visage 50 g a été conçue comme un soin quotidien léger pour les peaux normales et sensibles. Enfin, la Bepanthen Lotion Corps 200 ml propose une solution hydratante adaptée à toute la famille. Au-delà du lancement produit, cet événement a surtout permis de renforcer le dialogue entre Bayer et les professionnels de santé marocains qui occupent une place essentielle dans l’identification des besoins des patients, le conseil thérapeutique et l’éducation aux bonnes pratiques de soin. À travers cette initiative, Bayer confirme son ambition de consolider sa présence dans le domaine de la dermo-cosmétique tout en développant une relation durable avec les professionnels de santé, fondée sur la science, la proximité et la confiance. Comme l’a souligné Dr. Yazan Alahmad, l’objectif est d’apporter aux professionnels marocains des solutions fondées sur la science afin de les accompagner dans la prise en charge quotidienne de la sécheresse cutanée.
Abderrahim Derraji - 11 mai 2026 06:59L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ( ANSM-France) a récemment rappelé aux professionnels de santé que les formes buvables de Tégrétol et de Trileptal ne doivent pas être administrées aux nouveau-nés âgés de moins de 4 semaines, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique et lorsque le bénéfice attendu du traitement dépasse clairement les risques encourus. Les suspensions buvables Tégrétol 20 mg/ml et Trileptal 60 mg/ml sont principalement utilisées dans la prise en charge de l’épilepsie chez l’enfant et l’adulte. Elles peuvent également être prescrites dans certaines douleurs neuropathiques ou certains troubles de l’humeur. Toutefois, ces formulations contiennent du propylène glycol comme excipient, à une concentration de 25 mg/ml, substance pouvant entraîner des effets toxiques sévères chez les nouveau-nés. Chez les bébés de moins de 4 semaines, les fonctions hépatiques et rénales sont encore immatures, limitant leur capacité à métaboliser et éliminer correctement le propylène glycol. L’ANSM rappelle que la dose maximale supportée par le nouveau-né est de 1 mg/kg/jour. En cas de dépassement, cette substance peut s’accumuler dans l’organisme et provoquer des complications graves. Parmi les effets indésirables potentiels figurent notamment une acidose métabolique, une atteinte rénale pouvant aller jusqu’à une insuffisance rénale aiguë ou une nécrose tubulaire aiguë, ainsi que des troubles hépatiques. Le risque est encore plus important lorsque le nourrisson reçoit simultanément d’autres médicaments contenant du propylène glycol ou un autre alcool. Dans les situations où l’utilisation de ces traitements est jugée indispensable, une surveillance clinique et biologique étroite doit être mise en place. Les prescripteurs doivent également vérifier attentivement l’absence d’exposition concomitante à d’autres produits contenant du propylène glycol. À travers cette mise en garde, l’ANSM rappelle l’importance d’une vigilance particulière concernant les excipients chez le nouveau-né, une population particulièrement vulnérable aux effets toxiques médicamenteux.
Abderrahim Derraji - 11 mai 2026 06:51La chambre disciplinaire du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a confirmé en appel l’interdiction d’exercer de deux pharmaciens, Antoine Prioux et Eliza Castagné, pour avoir pratiqué la dispensation à l’unité en dehors du cadre réglementaire en vigueur. La sanction prévoit une interdiction d’exercice de six mois, dont quatre avec sursis, applicable du 1er septembre au 31 octobre 2026. L’affaire trouve son origine en 2019, dans un contexte de tensions d’approvisionnement sur les corticoïdes. Les deux titulaires avaient alors mis en place une dispensation adaptée à la durée réelle des prescriptions afin de limiter le gaspillage médicamenteux, les stocks inutilisés et les risques iatrogènes. Le dispositif a ensuite été élargi à plusieurs classes thérapeutiques sensibles, notamment les antibiotiques, benzodiazépines, opioïdes et antalgiques de palier 2. Pour sécuriser cette pratique, les pharmaciens avaient instauré une organisation spécifique reposant sur la découpe des blisters, la conservation des unités restantes, la traçabilité des lots et des dates de péremption, ainsi que la remise des notices aux patients. Ils soulignent également que cette pratique n’avait aucun objectif économique, les boîtes n’étant facturées qu’une seule fois, entraînant même une perte de rémunération par rapport au modèle classique. Toutefois, la juridiction disciplinaire a estimé que le dispositif présentait une faille majeure concernant la traçabilité. Selon la chambre de discipline, les délivrances ne pouvaient pas être correctement enregistrées dans le dossier pharmaceutique ni dans le dossier médical partagé, compromettant ainsi la sécurisation du circuit du médicament. Cette décision intervient dans un contexte juridique paradoxal. La dispensation à l’unité a bien été introduite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, mais aucun décret d’application n’a encore défini les modalités concrètes de reconditionnement, de traçabilité ou de facturation. En attendant ce cadre réglementaire, cette affaire confirme qu’une pratique hors des cas actuellement autorisés reste exposée à des sanctions disciplinaires.
Abderrahim Derraji - 11 mai 2026 06:48Les médicaments dopaminergiques occupent une place essentielle dans la prise en charge de plusieurs pathologies, notamment la Maladie de Parkinson, le Syndrome des jambes sans repos et l’Hyperprolactinémie. Ces traitements agissent en compensant un déficit ou un dysfonctionnement de la dopamine, neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des mouvements, mais également dans les mécanismes liés à l’humeur, aux émotions et au comportement. Dans la maladie de Parkinson, ces médicaments permettent d’améliorer les symptômes moteurs tels que les tremblements ou la rigidité musculaire. Ils sont également utilisés pour réduire les sensations d’inconfort et les mouvements involontaires observés dans le syndrome des jambes sans repos, ou encore pour diminuer un excès de prolactine dans certaines hyperprolactinémies. Malgré leur efficacité clinique, ces traitements nécessitent une surveillance attentive en raison d’effets indésirables parfois graves et encore insuffisamment connus des patients et de leur entourage. Parmi les complications les plus préoccupantes figurent les troubles du contrôle des impulsions. Ces effets peuvent apparaître même à faibles doses ou après plusieurs années de traitement. Ils se traduisent par des comportements compulsifs que les patients ont souvent du mal à identifier eux-mêmes. Plusieurs manifestations peuvent être observées, notamment une addiction aux jeux d’argent, des achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture, une hypersexualité ou encore des comportements agressifs et violents. Ces troubles peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie familiale, sociale, professionnelle et financière des patients. Face à ces risques, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de l’information et de l’implication de l’entourage. Les proches jouent un rôle central dans le repérage précoce des changements de comportement, souvent progressifs et banalisés par le patient lui-même. Les patients doivent être encouragés à signaler rapidement tout comportement inhabituel à leur médecin, pharmacien ou autre professionnel de santé, sans interrompre brutalement leur traitement ni modifier les doses prescrites. Les professionnels de santé sont également appelés à renforcer leur vigilance. Ils doivent informer systématiquement les patients des risques liés aux traitements dopaminergiques et interroger régulièrement sur l’apparition de comportements inhabituels ou de signes évocateurs de troubles du contrôle des impulsions. Une adaptation de la prise en charge peut être nécessaire afin de limiter les conséquences de ces effets indésirables. À travers la mise à jour de sa brochure d’information, les autorités sanitaires rappellent que la sécurité d’utilisation des médicaments dopaminergiques repose autant sur leur efficacité thérapeutique que sur une détection précoce et une prise en charge rapide de leurs effets comportementaux.
Abderrahim Derraji - 11 mai 2026 06:45L’intervention récente du ministre de la Santé et de la protection sociale a contribué à apaiser un climat de tension qui s’était progressivement installé au sein de la profession pharmaceutique. En écartant clairement, à court terme, toute ouverture du capital des pharmacies à l’investissement privé, le gouvernement envoie un signal de stabilité à un secteur fragilisé par une politique pharmaceutique largement focalisée, depuis 2014, sur la baisse des prix des médicaments, sans en mesurer pleinement l’impact sur la viabilité des pharmacies d’officine et des autres composantes de la chaîne. Cette clarification était attendue. Elle ne saurait toutefois suffire sans une réflexion approfondie sur les leviers à mobiliser pour faire évoluer le modèle officinal, tout en préservant ses fondements que sont l’indépendance professionnelle et la proximité avec le patient. Au-delà de cet apaisement, le discours ministériel rappelle que les recommandations du Conseil de la concurrence relèvent d’une logique consultative et s’inscrivent dans une dynamique globale de réflexion sur l’efficience des marchés. Leur portée doit être analysée avec discernement et replacée dans un cadre institutionnel où la décision finale demeure politique et concertée. En affirmant que toute réforme passera par le dialogue avec les professionnels, les autorités sanitaires reconnaissent, de facto, le rôle central des pharmaciens dans l’équilibre du système de santé. Depuis cette prise de parole, les pharmaciens bénéficient d’un certain répit, qui ne doit cependant pas occulter la réalité économique de l’officine, toujours sous pression. Les marges et forfaits liés à la dispensation ne permettent plus d’absorber les baisses répétées des prix des médicaments, en l’absence de mécanismes de rémunération complémentaires. Dans ce contexte, le modèle historique, centré sur la seule délivrance du médicament et la gestion logistique, montre ses limites. Il devient impératif d’évoluer vers un modèle où le pharmacien s’impose comme un acteur de l’efficience du système de soins, contribuant activement à l’amélioration de l’observance, au renforcement de la prévention et à la relance de la couverture vaccinale, aujourd’hui en net recul. Les perspectives de développement de la pharmacie au Maroc reposent ainsi sur plusieurs piliers structurants. La diversification du modèle économique apparaît comme une priorité, impliquant l’intégration de nouvelles missions et de services à forte valeur ajoutée. Parallèlement, une mise à niveau globale de l’officine s’impose, visant à renforcer les compétences, à valoriser l’expertise pharmaceutique et à inscrire les pratiques dans une véritable démarche qualité. Dans cette dynamique, la digitalisation constitue un levier majeur, susceptible d’accompagner efficacement ces transformations. La question de la gouvernance demeure, enfin, déterminante. Aucune réforme d’envergure ne pourra aboutir sans une représentation professionnelle forte, légitime et pleinement opérationnelle. La profession a besoin d’un conseil capable de réguler efficacement, de défendre ses intérêts économiques, de promouvoir la formation continue et les bonnes pratiques, et d’être pleinement associé à l’élaboration des politiques de santé publique. Dans ce contexte, l’accélération du processus de régionalisation et l’organisation, dans les plus brefs délais, d’élections ordinales apparaissent comme des impératifs. Malgré les efforts consentis par certains membres des instances actuelles, la période de flottement institutionnel fragilise la profession et retarde l’engagement des réformes pourtant indispensables à son avenir.
Abderrahim Derraji - 26 avril 2026 12:14Une équipe internationale pilotée par University College London, avec la participation de INRAE, a mis en évidence une signature spécifique du microbiote intestinal associée à la maladie de Parkinson. Publiés dans Nature Medicine, ces travaux ouvrent des perspectives inédites en matière de dépistage précoce et de prévention. La maladie de Parkinson, dont la prévalence a doublé en 25 ans selon l’Organisation mondiale de la santé, reste aujourd’hui difficile à diagnostiquer précocement. Si le vieillissement constitue le principal facteur de risque, des prédispositions génétiques existent, notamment liées au gène GBA. Pourtant, seule une minorité des porteurs développe effectivement la maladie, ce qui souligne la complexité des mécanismes en jeu et la nécessité d’identifier de nouveaux marqueurs prédictifs. C’est dans ce contexte que les chercheurs ont étudié le microbiote intestinal de 464 individus au Royaume-Uni et en Italie, dont 271 patients atteints de la maladie de Parkinson. Leur approche repose sur une méthode d’analyse innovante qui ne se limite pas à l’étude des espèces bactériennes isolées, mais s’intéresse aux interactions entre les différentes communautés microbiennes. Cette lecture globale permet de mieux comprendre les déséquilibres du microbiote en lien avec la maladie. Les résultats sont particulièrement marquants. Les patients atteints de Parkinson présentent des altérations spécifiques de leur microbiote, caractérisées par des variations coordonnées de groupes de bactéries. Plus la maladie progresse, plus ces altérations sont importantes, atteignant des niveaux jusqu’à quinze fois supérieurs chez les patients aux stades avancés. Cette signature a été retrouvée de manière cohérente dans plusieurs cohortes internationales, notamment aux États-Unis, en Corée du Sud et en Turquie, confirmant son caractère robuste et universel. L’étude va encore plus loin en montrant que ces anomalies sont également détectables chez des individus à risque, avant même l’apparition des symptômes. Chez les personnes présentant une prédisposition génétique, des altérations similaires, mais moins marquées, ont été observées. Plus frappant encore, certains individus sans prédisposition génétique mais présentant des déséquilibres importants du microbiote montraient déjà des signes cliniques évocateurs, suggérant un risque accru de développer la maladie. Ces résultats renforcent l’hypothèse d’un rôle clé de l’axe intestin cerveau dans la physiopathologie de la maladie de Parkinson. Ils ouvrent surtout la voie à de nouvelles stratégies de dépistage basées sur l’analyse du microbiote intestinal, avec l’espoir d’identifier les individus à risque bien avant l’apparition des symptômes. Enfin, l’étude souligne l’impact potentiel du mode de vie. Les patients ayant une alimentation équilibrée présentaient des altérations moins sévères du microbiote et des symptômes plus modérés. Ces observations rejoignent celles d’autres travaux suggérant qu’un régime de type méditerranéen pourrait ralentir la progression de la maladie. À terme, cette découverte pourrait transformer la prise en charge de la maladie de Parkinson en introduisant une dimension préventive et personnalisée, où le microbiote deviendrait un biomarqueur clé et une cible thérapeutique à part entière.
Abderrahim Derraji - 26 avril 2026 12:08La sclérose en plaques est une maladie complexe dont l’origine repose sur l’interaction entre des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux modifiables. Parmi ces facteurs figurent le tabagisme, la carence en vitamine D, l’obésité à l’adolescence et surtout l’infection par le virus d’Epstein-Barr (EBV). Ces éléments rendent la prévention difficile mais alimente aussi l’espoir de stratégies ciblées capables de réduire le risque de survenue de la maladie. L’un des principaux défis réside dans l’identification des populations à risque. Les facteurs pris séparément confèrent un risque relativement faible, y compris les prédispositions génétiques. Les travaux récents suggèrent toutefois qu’une approche combinée, intégrant données démographiques, antécédents et scores génétiques, permettrait d’identifier les individus à risque. En regroupant plusieurs facteurs, le risque peut être significativement augmenté au sein de certaines sous-populations, rendant les études cliniques plus pertinentes et plus efficaces. Dans cette perspective, la prévention passe d’abord par la prise en charge des facteurs modifiables. Une supplémentation en vitamine D semble plus pertinente lorsqu’elle est instaurée précocement. Le sevrage tabagique demeure essentiel, même si les effets du vapotage restent incertains. La lutte contre l’obésité pourrait également jouer un rôle indirect bénéfique. Cependant, c’est le virus d’Epstein-Barr qui concentre aujourd’hui l’attention des chercheurs. Un consensus se dégage sur son implication dans le développement de la sclérose en plaques. Le virus infecte les lymphocytes B et y persiste durablement, favorisant une réponse immunitaire anormale par mimétisme moléculaire avec certaines protéines cérébrales. Bloquer cette infection ou en limiter les effets pourrait donc constituer une stratégie préventive majeure. Plusieurs pistes sont actuellement explorées. Des vaccins sont en cours de développement, certains déjà en phase avancée, même si des questions subsistent quant au moment optimal de vaccination et au schéma d’administration. D’autres approches visent à éliminer les réservoirs viraux ou à cibler des protéines clés du virus impliquées dans sa latence. Des stratégies combinées, associant immunothérapie et antiviraux, sont également à l’étude pour prévenir la réinfection des cellules immunitaires. Malgré ces avancées, des incertitudes persistent quant au moment le plus pertinent pour intervenir et au site principal d’action du virus dans l’organisme. Néanmoins, cibler EBV apparaît aujourd’hui comme une voie prometteuse pour transformer la prévention de la sclérose en plaques et, à terme, modifier profondément l’évolution de la maladie.
Abderrahim Derraji - 26 avril 2026 12:06Les autorités sanitaires américaines ont récemment reclassé un important rappel de médicaments utilisés dans le traitement de l’hypertension, mettant en lumière les exigences strictes qui encadrent la sécurité pharmaceutique. La FDA a en effet attribué une classification de niveau II à ce rappel, indiquant que les risques pour la santé sont jugés temporaires ou réversibles. À l’origine de cette décision, un rappel initié en mars pa Teva Pharmaceuticals USA portant sur plus de 300 000 boîtes de clonidine sous forme de patch transdermique. Ce médicament, administré via un dispositif adhésif appliqué sur la peau, permet une diffusion progressive de la substance active dans l’organisme afin de contrôler la pression artérielle. Le problème identifié concerne l’utilisation d’une matière première non approuvée, ne répondant pas pleinement aux exigences réglementaires en matière de sécurité. Au total, plus de 300 000 conditionnements, couvrant plusieurs dosages, ont été concernés par ce rappel. Bien que les évaluations toxicologiques réalisées par le laboratoire n’aient pas mis en évidence de risque sanitaire avéré, l’absence de données suffisantes sur les substances potentiellement libérées par ce composant a conduit à une mesure de précaution. Cette situation illustre le principe fondamental de vigilance qui prévaut dans l’industrie pharmaceutique, où l’absence de preuve de danger ne suffit pas à garantir la conformité. Les autorités insistent toutefois sur un point essentiel pour les patients. L’arrêt brutal d’un traitement antihypertenseur peut présenter un risque supérieur à celui lié au défaut identifié. Il est donc recommandé de consulter un professionnel de santé avant toute décision, afin d’évaluer individuellement la conduite à tenir. Ce rappel intervient dans un contexte plus large de surveillance des dispositifs et médicaments liés à la prise en charge de l’hypertension. Les autorités américaines avaient déjà alerté sur l’utilisation d’appareils de mesure non validés, susceptibles d’entraîner des erreurs diagnostiques aux conséquences potentiellement graves. Au-delà de cet épisode, cette décision rappelle l’importance d’un encadrement rigoureux tout au long de la chaîne du médicament, depuis la qualité des matières premières jusqu’à l’utilisation par les patients, afin de garantir une prise en charge sûre et efficace.
Abderrahim Derraji - 26 avril 2026 12:04La Commission européenne a accordé son feu vert à un nouveau vaccin combiné développé par Moderna, destiné à protéger simultanément contre la grippe et le COVID-19 chez les adultes âgés de 50 ans et plus. Cette autorisation marque une avancée importante dans la stratégie vaccinale, en simplifiant l’accès à deux immunisations essentielles pour une population particulièrement vulnérable aux complications respiratoires. Cette décision intervient après une recommandation favorable de l’Agence européenne des médicaments, qui s’est appuyée sur les résultats d’une étude clinique menée auprès de 8 000 participants. Les données ont montré que le vaccin, baptisé mCombriax, induit une réponse immunitaire supérieure, avec une production d’anticorps plus élevée que celle observée chez les personnes ayant reçu des injections séparées contre les deux virus. Jusqu’à présent, la vaccination contre la grippe et celle contre le COVID-19 nécessitaient des injections distinctes, chacune adaptée régulièrement aux souches virales en circulation. L’arrivée de ce vaccin combiné pourrait ainsi améliorer la couverture vaccinale en réduisant le nombre d’injections, tout en facilitant la logistique pour les systèmes de santé. Le vaccin sera progressivement mis à disposition dans les 27 États membres de l’Union européenne, ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein et en Norvège. Moderna prévoit une disponibilité sur certains marchés dès la saison 2026-2027, période clé pour les campagnes de vaccination saisonnière. Sur le plan financier, l’annonce a été bien accueillie par les investisseurs, avec une hausse d’environ 2 % du titre de l’entreprise en début de séance. Toutefois, aux États-Unis, le laboratoire a temporairement suspendu sa demande d’autorisation afin d’attendre des données complémentaires issues d’un essai avancé sur son vaccin antigrippal. L’entreprise indique être en attente des orientations de la Food and Drug Administration pour relancer le processus d’approbation.
Abderrahim Derraji - 22 avril 2026 19:09
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