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Loi n°…. relative à l’Ordre national des pharmaciens

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Présenté par M. Rachid Lamrini lors du 10ème Congrès A3P

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QUBÈC

Québec : L'Ordre ne veut plus de malbouffe dans les pharmacies Abderrahim DERRAJI - 21 juin 2018 11:44
Québec : L'Ordre ne veut plus de malbouffe dans les pharmacies

L’Ordre des pharmaciens du Québec invite ses ressortissants à cesser la vente de la "malbouffe" dans leurs officines.

"On estime qu’il s’agit d’une incohérence qui devrait être corrigée avec le temps. Ceux qui font des pas dans ce sens-là, on les salue et on les encourage", a déclaré, Bertrand Bolduc, président de l’Ordre.

L’instance ordinale reconnaît que le champ d’intervention des pharmaciens se limite, en principe, à la dispensation des médicaments et estime qu’il est de son devoir d’encourager ses membres à engager une réflexion pour rester en phase avec leurs missions, d’autant plus que le Code régissant la profession interdit tout commerce  "incompatible avec l’honneur, la dignité ou l’exercice" de leur profession.

Et si les chaînes ont préféré ne pas communiquer actuellement sur le sujet, l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires et l’Association des chaînes de pharmacies, qui ne sont pas contre l’idée d’offrir des aliments plus sains, demandent à l’Ordre de respecter les "modèles d’affaires" des poids lourds du commerce au détail

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ROCHE

Roche s’offre la totalité des actions de Foundation Medicine Abderrahim DERRAJI - 20 juin 2018 18:49
Roche s’offre la totalité des actions de Foundation Medicine

Le laboratoire Roche qui détenait 57% des parts de l’américain Foundation Medicine, vient de débourser 2,4 milliards de dollars pour s’offrir les parts restantes.

Pour ce faire, le géant helvétique a proposé aux actionnaires de Foundation Medicine 137 dollars par titre. Cette offre représente une prime de 29 % par rapport à son cours de clôture de la veille de la transaction. 

La fusion de Roche avec cette entreprise spécialisée dans les mutations du génome a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux parties. Roche prévoit de boucler l'opération au deuxième semestre de 2018.

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CHINE

Une réunion pour renforcer la coopération entre la Chine et le Maroc en matière de santé Abderrahim DERRAJI - 19 juin 2018 18:55
Une réunion pour renforcer la coopération entre la Chine et le Maroc en matière de santé

Le ministre de la Santé a reçu, le 19 juin 2018, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine pour étudier les moyens à même de renforcer la coopération sino-marocaine dans le domaine de la santé. Ils ont également évoqué les formes de coopérations qui peuvent être développées en marge du Forum sino-africain qui se tiendra au mois de septembre prochain à Pékin.

La coopération entre les deux pays, dans le domaine de la santé, a été instituée, depuis 1975, par un protocole d’accord qui prévoit l’envoi au Maroc d’équipes médicales Chinoises. En 2015, ce protocole a fait place à un mémorandum d’entente dans le domaine de la santé ainsi qu’à des conventions de jumelage et de partenariat ciblant des domaines identifiés par les deux parties.   

Pendant cette rencontre, le ministre de la Santé et l’Ambassadeur de Chine ont discuté des moyens à mettre en place pour renforcer davantage le partage d’expériences dans les domaines d’apprentissage et de formation des professionnels de santé.

Le ministre de la Santé a également souligné la priorité qu’accorde le Royaume en général et son département en particulier à la coopération Sud-Sud. Une collaboration triangulaire en faveur d’Afrique en matière de transfert du savoir et d’expertises, sur des priorités d’intérêt commun, contribuerait à améliorer l’accès aux soins dans le contenant.

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ANTIBIOTIQUES

Entérobactéries résistantes aux carbapénèmes: l’ECDC tire la sonnette d’alarme Abderrahim DERRAJI - 19 juin 2018 18:02
Entérobactéries résistantes aux carbapénèmes: l’ECDC tire la sonnette d’alarme

Les entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (ERC) représentent, d’après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), une menace réelle aussi bien pour les patients que pour les systèmes de santé des pays de l’Union européenne (UE) ou appartenant à l’Espace économique européen (EEE).

L’ECDC a fait part de sa préoccupation, d’autant plus qu’il est peu probable que de nouveaux antibiotiques capables de remplacer les carbapénèmes soient prochainement mis sur le marché. L’ECDC a également formulé les recommandations suivantes :

- Les malades ayant récemment été hospitalisés dans une zone connue à forte prévalence d’ERC doivent être considérés comme à risque élevé de portage d’ERC. Le dépistage correspondant doit être envisagé.

- Dans les unités et services à risque élevé d’infection par les ERC, un isolement préventif et une surveillance active des ERC par écouvillonnage rectal à l’admission doivent être envisagés en fonction du risque de portage d’ERC dans le tube digestif et de la prévalence locale d’ERC.

- Chez les patients hospitalisés pour lesquels le portage d’ERC dans le tube digestif est confirmé ou pour lesquels une infection aux ERC est confirmée, il est possible d’envisager des mesures de contrôle accrues, comme l’instauration de précautions lors des contacts, l’isolement ou le regroupement en cohorte, et l’affectation de personnels infirmiers dédiés.

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RÉSEAUX SOCIAUX

Quand les réseaux dissocient ! Abderrahim DERRAJI - 18 juin 2018 17:13
Quand les réseaux dissocient !

Depuis que les fédérations membres de la FIFA ont désigné, le 13 juin, le trio Canada/Mexique/États-Unis aux dépens du Maroc pour organiser le mondial 2026, les Marocains ne décolèrent pas. Et la défaite du onze national face à l’Iran n’a fait qu’aggraver la situation.

Suite à ces deux déconvenues, les réseaux sociaux se sont enflammés. D’une part, on s’est rendu compte que nos concitoyens ne manquent pas d’humour et excellent particulièrement dans l’autodérision, ingrédients nécessaires pour décompresser un peu, et relativiser les choses. Après tout, il ne s’agit que de matchs de football.

Et d’autre part, ces publications drôles et subtiles ont rapidement été submergées par un «hooliganisme» d’un autre genre qui a permis aux «haters» de la toile de déverser une haine indescriptible, faisant de Aziz Bouhaddouz, joueur marocain qui a marqué contre son camp, leur souffre-douleur.

L’attitude inadmissible et condescendante de l’Arabie saoudite, allié historique du Maroc, et dont le président de sa Fédération de football aurait fait campagne contre le Royaume, a attisé le feu. Depuis, les adeptes de Facebook, Twitter et WhatsApp assistent à des échanges virulents entre internautes saoudiens et marocains qui laissent présager le pire.

En ce qui concerne l’équipe nationale, on assiste tout de même à une prise de conscience. En effet, des internautes ont pris les devants et ont fait montre de beaucoup d’empathie et de solidarité vis-à-vis de Aziz Bouhaddouz et de ses coéquipiers.

Notre rédaction qui a pour habitude de traiter des sujets en relation avec la santé a choisi, cette fois-ci, de s’attaquer à une thématique qui nous interpelle et qui concerne tous les secteurs.

À défaut de pouvoir réguler les réseaux sociaux, nous pensons qu'il est temps de prospecter les moyens à même de canaliser leurs adeptes. Nos décideurs n’ont d’autres choix que de mettre en place des mécanismes pour sensibiliser nos concitoyens aux méfaits d’un usage inapproprié ou approximatif de ces réseaux. Campagnes de sensibilisation à travers les médias, notamment des des jeunes et mise en application des lois en vigueur, telles sont les mesures phares qui peuvent être envisagées. Dans le cas contraire, on risque de faire voler en éclat certaines valeurs essentielles qu’on a de plus en plus de mal à préserver.

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Autres articles

France : le lait pour bébé pourrait avoir le statut de médicament ?

Pour mettre fin, entre autres, aux failles observées lors des retraits de lots des formules lactées du Groupe Lactalis, l’Assemblée nationale est en train de recenser les observations et recommandations des différents intervenants en la matière. Pour améliorer la situation, des voix s’élèvent pour que les produits les plus sensibles soient protégés par une législation particulière. L'idée de réintégrer les laits infantiles dans le giron pharmaceutique, voire de les assimiler à des médicaments a été avancée, notamment par les représentants des officinaux. En faisant de la sorte, ces laits seront mieux contrôlés et bénéficieront d’un système d'alerte et de rappel plus précis. "Cela mériterait une instruction importante de mes services pour voir les bénéfices, les risques", a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Et d’ajouter : "Aujourd’hui, le prix est un frein à l’accès pour certaines familles. […] Il ne faudrait pas qu’à l’arrivée ce [classement] soit en fait un frein supplémentaire".

Abderrahim DERRAJI - 18 juin 2018 16:48
La dysfonction érectile serait associée un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires

Une étude publiée dans la revue de l'American Heart Association "Circulation" , confirme la suspicion d'un lien entre la dysfonction érectile et un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires. Les auteurs de cette étude ont suivi, quatre années durant, plus de 1900 hommes âgés de 60 à 78 ans. Les personnes ayant signalé des problèmes d'érection avaient deux fois plus de risques d'être victimes de crises cardiaques, arrêts cardiaques, morts subites ou accidents vasculaires cérébraux (AVC) mortels et non mortels que les hommes n'ayant pas présenté une dysfonction érectile. D’après cette étude, 6,3 % des hommes ayant eu un dysfonctionnement érectile ont également rencontré des problèmes cardiovasculaires. Chez le deuxième groupe, seul 2,6 % ont eu des problèmes cardiovasculaires. D’où la nécessité d’accorder une attention particulière aux hommes d’âge mur se plaignant de troubles d’érection. Pour Michael Blaha, principal auteur de l'étude, l'apparition de troubles d’érection devrait inciter les hommes à faire une évaluation complète de leur santé cardiovasculaire. Ces travaux rappellent que les maladies cardiovasculaires et les troubles de l'érection partagent des facteurs de risque communs comme l'obésité, l'hypertension, le tabagisme ou encore le diabète. 

Abderrahim DERRAJI - 14 juin 2018 12:14
Valproate : renforcement des conditions de prescription et de délivrance en France

Le valproate et ses dérivés sont désormais contre-indiqués en France chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, exception faite des cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives médicamenteuses. Cette restriction de l’ANSM a pour but d’éviter la tératogénicité de cette molécule. En effet,  les enfants exposés pendant la grossesse aux médicaments à base de valproate ou ses dérivés présentent un risque élevé de malformations congénitales  ainsi qu’un risque accru de troubles graves du développement. La prescription initiale annuelle du valproate  est désormais réservée en France aux neurologues, psychiatres et pédiatres et doit faire l’objet d’un accord de soins entre ce médecin spécialiste et la patiente et/ou son représentant légal. Le renouvellement de la prescription au cours de l’année reste possible par tout médecin.  

Abderrahim DERRAJI - 13 juin 2018 16:08
Le Paraguay débarrassé du paludisme

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient d’annoncer que le Paraguay n’a plus enregistré  de nouveau cas de paludisme depuis 2012. Il s’est vu, de ce fait, octroyé le statut de «pays exempt du paludisme». Pour obtenir à ce résultat, le Paraguay qui comptabilisait, dans les années 1940, plus de 80.000 cas de paludisme par an, a mis en place plusieurs programmes qui lui ont permis de maitriser la propagation de ce parasite. C’est ainsi que les autorités sanitaires ont mis à la disposition des citoyens, des touristes et  des migrants des traitements antipaludéens à titre gracieux. La surveillance a permis d’identifier les populations à risque. Il s’agit des militaires, des étudiants brésiliens qui suivent leurs leurs études au Paraguay et les ressortissants Paraguayens qui se déplacent en Afrique. Les patients appartenant à ces populations à risque ont bénéficié de tests de diagnostic rapide et de traitements prophylactiques. Par ailleurs, le Paraguay a collaboré avec le Brésil et l’Argentine pour améliorer la surveillance et l’élimination des moustiques. Cette collaboration a permis d’élaborer une carte qui a mis en évidence la répartition géographique du vecteur responsable du paludisme. Grâce à ces efforts, les deux parasites les plus dangereux, le Plasmodium falciparum et le Plasmodium vivax, ont été observés pour la dernière fois, respectivement, en 1995 et 2011. Pour consolider ce résultat, un plan de lutte a été lancé sur cinq ans. Ce plan consiste à mener des campagnes de sensibilisation de la population et à renforcer  les moyens de diagnostic et de traitement du paludisme. Ce plan doit être maintenu pour éviter la réintroduction de cette maladie. 10 pays pourraient à leur tour bénéficier du même statut que le Paraguay. Il s’agit de l’Algérie, le Belize ou encore le Costa Rica. L’Argentine et l’Ouzbékistan pourraient également obtenir le statut de « pays exempt du paludisme » d’ici la fin 2018. Pour rappel, 216 millions de cas de paludisme ont été signalés en 2016 dans 91 pays, et plus de 445.000 personnes en sont mortes. 90% des victimes recensées résident en Afrique et essentielement en Afrique subsaharienne.    

Abderrahim DERRAJI - 12 juin 2018 13:08
La grève des pharmaciens n’aura pas lieu !

Dans un communiqué daté du 8 juin 2018, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM) a annoncé que la grève prévue pour le 27 juin 2018 a été suspendue. Cette décision fait suite à la réunion que les membres de la FNSPM ont tenue, le 7 juin, avec Hicham Nejmi, secrétaire générale du ministère de la Santé (MS). L’écrit de la FNSPM, qui se veut rassurant, a relaté l’ambiance qui a prévalu lors de cette rencontre ainsi que la volonté du secrétaire général du MS de répondre favorablement aux doléances formulées par les pharmaciens. À la suite de cette réunion, un Conseil fédéral extraordinaire a eu lieu le 8 juin à la Maison du pharmacien de Hay Riad pour se pencher sur ces nouvelles données en vue de maintenir ou non la grève. Finalement, le Conseil a décidé de la suspendre. On espère que l’administration ne va pas, une fois de plus, continuer à gagner du temps pendant que la profession est en train de vivre la pire crise de son histoire. Affaire à suivre !

Abderrahim DERRAJI - 11 juin 2018 07:29
Désignation du futur directeur de la DMP : le secteur retient son souffle !

Le ministère de la Santé a annoncé, le 8 juin 2018, l’ouverture de dépôt de candidatures pour plusieurs postes au sein de son département, dont celui de Directeur du médicament et de la pharmacie. Pour pouvoir postuler à ce poste, le candidat doit remplir un certain nombre de conditions. Parmi celles-ci, il doit être de nationalité marocaine et ayant obtenu un doctorat en médecine, en pharmacie, en médecine dentaire ou un diplôme équivalent. Il doit également avoir une expérience de dix années dans le secteur public ou privé. Et seuls les candidats ayant occupé un poste de responsabilité de cinq ans et plus pourront convoiter cette direction. Ce directeur, qui exerce ses prérogatives au titre d’un pouvoir qui lui est délégué par le ministre de la Santé, a toujours été pharmacien de formation et issu du secteur public, ce qui n’est plus le cas cette fois-ci. Ce fonctionnaire a la charge de diriger une structure qui joue un rôle primordial dans la régulation du secteur des médicaments et produits de santé. Cette Direction constitue également la clef de voûte de la politique pharmaceutique nationale et intervient dans la veille et la sécurité sanitaire. La Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) a des missions sensibles comme l’évaluation des dossiers d’enregistrement des médicaments et des produits de santé et le contrôle da la mise en place des bonnes pratiques de fabrication au sein des établissements pharmaceutiques qu’elle suit et inspecte. Aujourd’hui, le secteur attend, non sans inquiétudes, de connaître le nom du nouveau directeur, en espérant qu’il possède les compétences requises pour pouvoir faire face aux nombreux défis qui se dressent devant le secteur. Il doit être un vrai manager, crédible et indépendant, ferme et intransigeant, pour garantir la régulation du secteur. Il doit aussi être suffisamment diplomate pour pouvoir fédérer toutes les composantes du secteur autour d’une politique pharmaceutique nationale. Le secteur passe aujourd’hui par une phase très délicate. La pharmacie d’officine est sur le point d’imploser. Les difficultés qu’endurent les pharmaciens, essentiellement en raison du défaut de régulation et des baisses des prix des médicaments, menacent lourdement la pérennité de la pharmacie. Quant aux industriels et grossistes répartiteurs, bien que leurs intérêts ne convergent pas toujours, ils ont besoin d’être mieux accompagnés et d’avoir une Direction qui traite avec équité toutes les composantes du secteur. À l’instar de nos voisins de la Rive-Nord de la Méditerranée, cette direction doit être capable de garantir qualitativement et quantitativement des inspections en plaçant l’intérêt des usagers des médicaments au-dessus de toutes les autres considérations. Ce nouveau Directeur, qui peut être issu du secteur public ou privé, ne peut faire l’économie de créer une vraie dynamique au sein de la DMP en impliquant toutes les compétences dont elle regorge. Il doit également être en mesure de mettre en place et de suivre le chantier de l’Agence nationale du médicament, une structure qui devrait être dotée des moyens humains et financiers lui permettant de mieux réguler et accompagner le secteur. Cette agence très attendue par les opérateurs du secteur permettra au Maroc d’être en phase avec l’évolution de la règlementation pharmaceutique africaine. Elle constituera, de ce fait, un élément clef dans la politique africaine du Royaume. On ose espérer que des considérations politiques ou autres ne viennent pas imposer au ministre de la Santé ou à la commission, chargée de départager les candidatures, un profil plutôt qu’un autre. Les membres de cette commission n'auront que l’embarras du choix, charge à eux d’opter pour le profil le plus méritant et le plus prometteur, faute de quoi, ils risquent d’assigner le coup de grâce à un secteur qui a avalé pas mal de couleuvres! Article sous format PDF : lien

Abderrahim DERRAJI - 11 juin 2018 06:59
Nouveau service en France : Dépistage des mélanomes par les pharmaciens

Depuis le lundi dernier, les pharmaciens du réseau PharmaBest proposent le dépistage des grains de beauté qui se cancérisent. Ce nouveau service lancé, par ce réseau, après avoir obtenu le consentement du Syndicat national des dermatologue-vénéréologues (SNDV), est actuellement proposé par trois pharmacies (Marseille, Alès et Paris). 50 autres officines devraient prochainement proposer ce dépistage.  En pratique, la personne intéressée par ce service se rend à la pharmacie sans prendre de rendez-vous. Le pharmacien prend à l’aide d’un dermatoscope un cliché du grain de beauté en question avant de le transmettre à une plateforme où intervient des dermatologues. Ces derniers pourront faire leur diagnostic en fonction de la forme, la couleur et la taille du gain suspect. Le patient reçoit les résultats au bout de 15 jours. Ce service non remboursé par l'Assurance maladie ou les mutuelles complémentaires, est facturé 28 euros  pour le premier cliché et 14 euros pour chaque cliché supplémentaire.     

Abderrahim DERRAJI - 08 juin 2018 14:02
Le CHMP recommande l’Aimovig®

Le premier anticorps monoclonal indiqué dans la prévention de la migraine vient d’obtenir le feu vert du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne du médicament (EMA). Il s’agit du Aimovig® (erenumab), un anticorps monoclonal appartenant à une nouvelle classe de médicaments qui agit en bloquant l'activité du peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP), une molécule impliquée dans les crises de migraine. Ce médicament constituera une alternative thérapeutique très intéressante d’autant plus que les traitements existants s'attaquent surtout aux symptômes et réduisent la fréquence des migraines. Quant aux traitements prophylactiques existants, ils ont une efficacité variable et ils sont peu tolérés. Les bénéfices et la sécurité d'Aimovig® ont été étudiés dans deux essais cliniques impliquant 667 patients souffrant de migraine chronique et 955 avec migraine épisodique. Après trois mois de traitement, les patients souffrant de migraine chronique ont montré une réduction de 2,5 jours de migraine par mois en moyenne par rapport au placebo. Pour les patients souffrant de migraine épisodique, la réduction était de 1,3 ou 1,8 jour, selon la dose prise. Les évènements indésirables les plus fréquents ont été des réactions au site d'injection, la constipation, les spasmes musculaires et le prurit.   Ce nouveau traitement qui n’est indiqué que pour les patients qui ont au moins 4 jours de migraine par mois, se présente sous forme d’une solution injectable administrée une fois par mois. Les patients peuvent être formés pour s’auto-injecter Aimovig®. Cette recommandation du CHMP sera transmise à la Commission européenne qui devrait, à son tour, se prononcer au sujet de l’octroi d’une AMM européenne à ce produit. Après l’obtention de cette AMM, chaque État membre devrait décider du prix et du remboursement.

Abderrahim DERRAJI - 07 juin 2018 08:20
Les pharmaciens des Hauts-de-France et d’Occitanie vont, à leur tour, vacciner contre la grippe dès l’automne prochain

Après la première expérience pilote menée en Auvergne-Rhône-Alpes et à la Nouvelle-Aquitaine, les pharmaciens de Hauts-de-France et d’Occitanie viennent d'être choisis pour vacciner leurs patients contre la grippe. Cette phase sera suivie de la généralisation de la vaccination dans les officines dès l’hiver 2019-2020. Les pharmaciens des deux nouvelles régions devront, comme l’a souligné la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) suivre des formations pour pouvoir vacciner. Reste à savoir si les nouvelles régions vont faire mieux que la région Auvergne-Rhône-Alpes où 63% des pharmaciens ont participé à la vaccination contre la grippe.  

Abderrahim DERRAJI - 06 juin 2018 15:00
Affaire des "viandes putréfiées" : la mise au point du CRPOS

Dans une mise au point datée du 5 juin 2018, Sâadia Motaouakkil, présidente du Conseil régional des pharmaciens d'officine du sud, a apporté un certain nombre d’éléments par rapport au dernier communiqué du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens au sujet de l’affaire des viandes putréfiées de la dernière fête d’Aïd Al Adha. Par cet écrit, la présidente du CRPOS qui a également pris part à la réunion tenue le 1er juin au ministère de l’Agriculture, a rappelé les éléments suivants :   - L’étude menée par l’ONSSA et présentée lors de la réunion du ministère de l’Agriculture a démontré que la dégradation de la viande observée est surtout due au recours par certains éleveurs et revendeurs à une alimentation inappropriée. Cette alimentation destinée à engraisser les moutons, renferme entre autres, de la fiente de volaille et certains médicaments notamment des anti-inflammatoires, des anabolisants et des contraceptifs oraux. La chaleur qui avait prévalu pendant la dernière fête de Aïd Al Adha et les mauvaises conditions de conservation des carcasses des animaux avaient aggravé la situation.   - Les médicaments vétérinaires ne sont quasiment plus dispensés par les pharmaciens d’officine. Ceci s’explique d’une part, par le fait que les vétérinaires cumulent paradoxalement la dispensation et la prescription des médicaments vétérinaires, et d’autre part, par les prix bas pratiqués par ces derniers du fait qu’ils bénéficient de remises importantes de la part des fournisseurs. Ceci met à mal la concurentiabilité des pharmaciens d’officine qui réalisent aujourd’hui des chiffres d’affaires insignifiants sur ce type de médicaments.   - Certains éleveurs et revendeurs sans scrupules se procurent les anabolisants en dehors du circuit pharmaceutique. Les anabolisants ne sont vendus en pharmacie qu’à titre exceptionnel. Ceci est facilement vérifiable auprès des grossistes-répartiteurs qui approvisionnent les 11.000 pharmacies du Royaume. Par contre, plusieurs souks hebdomadaires proposent des anabolisants et toutes sortes de produits illicites provenant des circuits parallèles. Tout en exhortant les pharmaciens à redoubler de vigilance vis à vis de tout achat suspect des produits incriminés, la présidente du CRPOS a, pour finir, rappelé que la la non maitrise du circuit de distribution des produits vétérinaires et les pratiques déviantes de certains éleveurs expliquent en grande partie la dégradation des viandes. Elle aussi loué la participation active des pharmaciens dans la planification familiale. Ces derniers ne peuvent, d'après Mme MOTAOUAKKIL être tenus pour responsables du mésusage des contraceptifs oraux.

Abderrahim DERRAJI - 05 juin 2018 22:33