Note - Ministère de la Santé
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Simplification des modifications de l'AMM

CIRCULAIRE 977 DMP /D/ 18
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GSK

GSK : la FDA approuve Jesduvroq® dans le traitement de l'anémie chez les adultes sous hémodialyse Abderrahim DERRAJI - 02 février 2023 19:06
GSK : la FDA approuve Jesduvroq® dans le traitement de l'anémie chez les adultes sous hémodialyse

Dans un communiqué du 1er février 2023, le groupe GSK a déclaré que son traitement Jesduvroq® a décroché le feu vert de la Food & Drug Administration (FDA) dans la prise en charge de l’anémie chez les sujets adultes souffrants d'une insuffisance rénale chronique (IRC) et sous hémodialyse.

Ce médicament à base de daprodustat deviendra de ce fait le seul inhibiteur oral de la prolyl hydroxylase du facteur inductible par l'hypoxie approuvé aux États-Unis.

«Au cours des dernières décennies, il y a eu peu d'innovations dans le domaine de l'anémie de l'IRC. Nous sommes fiers d'avoir développé Jesduvroq comme nouveau traitement oral là où les patients souhaitent davantage d'options.», a déclaré Tony Wood Directeur scientifique de GSK.

Le groupe GSK a également indiqué dans son communiqué qu'une demande d’AMM du daprodustat a été déposée auprès de l'Agence européenne du médicament. Cette dernière communiquera sa décision avant la fin du premier semestre 2023.

L'insuffisance rénale chronique (IRC) provoque une perte progressive de la fonction rénale chez 700 millions de personnes à travers le monde. 100 millions d’entre eux développent également une anémie.

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MED EXPO

Med Expo 2023 : De l’apport des GIE Abderrahim Derraji - 29 janvier 2023 20:13
Med Expo 2023 : De l’apport des GIE

Le Groupement d’intérêt économique (GIE) SIGMA PHARM a organisé, le week-end dernier à Tanger, la deuxième édition de Med Expo, une rencontre qui a connu un franc succès.

Ce conclave placé sous le thème «Réinventons la pharmacie de demain» a permis, deux jours durant, d’étudier les leviers qui pourraient améliorer l’économie de la pharmacie et la prise en charge du patient. Ces leviers sont devenus inéluctables étant donné que les revenus tirés de la vente de médicaments ont tendance à s’éroder. Les baisses des prix des médicaments touchent la plupart des pays avec un impact plus important sur les pharmaciens exerçant dans les pays où leur mode de rémunération est toujours lié à la marge qu'ils perçoivent sur les médicaments dispensés. Et comme l’a rappelé le Dr Ibrahim Akelai, pharmacien exerçant en France et membre du groupement PharmaBest, l’adoption d’honoraires de dispensation a permis aux pharmaciens français de maintenir leurs salaires.

En effet, le dispositif adopté en France prévoit deux catégories d’honoraires. Un honoraire au conditionnement (à la boîte), et un honoraire d’ordonnance complexe pour les ordonnances comportant au moins 5 médicaments.

L’honoraire de dispensation par boîte est pris en charge par l’Assurance-maladie et par la complémentaire santé, quant à l’honoraire d’ordonnance complexe, il est uniquement pris en charge par l’Assurance maladie.


Ces honoraires sont destinés à valoriser le rôle de professionnel de santé du pharmacien et sa fonction de conseil lors de la dispensation des médicaments : validité de l’ordonnance, vérification de la posologie, prévention de l’iatrogène médicamenteuse, conseils aux patients, etc.

Ce changement de paradigme a eu lieu dans de nombreux pays afin de rendre la pharmacie moins vulnérable. Et même dans les pays où la rémunération est restée figée, les initiatives pour améliorer la rentabilité des officines se multiplient à l’image des groupements qui présentent de nombreux avantages à commencer par l'optimisation des achats qui se répercute positivement sur la rentabilité de leurs pharmacies.

Pour avoir plus d'informations sur les groupements, les organisateurs de Med Expo ont convié le Dr Enrique Ayuso Hernandez et le et le Dr Agustín Ibañez Ibañez, qui sont respectivement président et directeur exécutif du groupement espagnol HEFAME.

Ces deux pharmaciens ont commencé par mettre en avant le rôle essentiel que joue le pharmacien espagnol dans le parcours de soins. Contrairement à la pharmacie anglo-saxonne, qui connaît de plus en plus de concentration, la pharmacie espagnole reste une pharmacie de proximité qui ne joue pas la carte du «tout économique». Cette approche a permis aux pharmaciens de jouer un rôle important, particulièrement durant la pandémie Covid-19. Pendant celle-ci, les officinaux ont contribué au dépistage de la Covid-19 et à la vaccination.

En dehors de la pandémie, les pharmaciens espagnols se sont vus conférer des missions pour améliorer la prise en charge des seniors ou des personnes vivant avec une addiction. Ils pratiquent également le suivi thérapeutique et le dépistage de certaines affections comme le cancer colorectal.

Le groupement HEFAME est basé à Murcie et compte 1.100 employés. Il offre de multiples prestations à ses adhérents et dispose de sa propre marque qui est actuellement présente chez 8.000 pharmacies en Espagne et dans 24 autres pays. Cette marque est déclinée en 11 lignes et comporte environ 1.000 références vendues exclusivement en pharmacie.

Lors de la séance inaugurale de Med expo, tous les intervenants se sont accordés sur la nécessité de mettre en place des mécanismes pour accélérer l’évolution des pratiques et pour améliorer la rentabilité des pharmacies. Dr Mohamed Bouhmadi, président de la FMIIP (Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques), a exhorté les pharmaciens à faire preuve «d’agilité», comme ça a été le cas durant la pandémie qui a révélé le rôle important des pharmaciens, toutes disciplines confondues.

L’évolution des pratiques est, comme l’a indiqué le Pr Samir Ahid, doyen de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé, est liée à l’engagement des pharmaciens dans la formation post-universitaire.

Mais ces recommandations ne peuvent aboutir à un résultat concret que si l’implication des pharmaciens est effective, faute de quoi, les chances de voir la pharmacie évoluer restent infinitésimales…

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JPIC

JPIC : Peut-on faire évoluer une profession sans Conseils ? Abderrahim Derraji - 23 janvier 2023 07:06
JPIC : Peut-on faire évoluer une profession sans Conseils ?

Le Syndicat des pharmaciens de Casablanca a organisé, samedi dernier, la 23e édition de la Journée internationale des pharmaciens de Casablanca (JPIC).

Le Comité d’organisation de cette manifestation a réservé la matinée à trois thématiques qui rentrent dans le cadre de la formation continue des pharmaciens. Il s’agit de l’ostéoporose, des épilepsies et des troubles mictionnels.

L’après-midi a été marquée par l’intervention du Pr Jaâfar Heikel, épidémiologiste et économiste, et celle du Dr Amine Cheikh, coordinateur du Centre de bioéquivalence de l’Hôpital Cheikh Zaid, qui ont dressé un état des lieux du système de santé marocain.

Le Pr Heikel a rappelé que le pharmacien est le point d’entrée dans le parcours de soins. Ce professionnel de santé pourrait se voir conférer de nouvelles missions pour permettre une meilleure prise en charge des maladies chroniques comme le diabète qui peut se compliquer en insuffisance rénale. Faut-il le rappeler, les insuffisances rénales terminales représentent 35,1% des affections longue durée (ALD) qui accaparent 75,2% des ressources de la CNSS et 70,4% de celles de la CNOPS.

Le Dr Amine Cheikh a évoqué un contexte international caractérisé par une quête permanente de moyens permettant de réduire le prix des médicaments et des produits de santé. Le Maroc ne fait pas exception même si le volume de ventes ne permet pas de compenser les baisses des prix des médicaments. D'après le Dr Amine Cheikh, il y a fort à parier que des pressions soient exercées sur le secteur pour réduire davantage le prix du médicament qui représente environ 30% des dépenses de santé au Maroc.

Malheureusement, ces baisses, sans aucune compensation, affectent l’économie de la pharmacie, et même celle des industriels qui connaissent des difficultés pour maintenir sur le marché des médicaments non rentables. Les difficultés d’approvisionnement en matières premières et les coûts qui ne cessent d’augmenter ont poussé certains pays à accepter de revoir à la hausse les prix de certains médicaments pour éviter des ruptures de stock de médicaments essentiels comme le paracétamol ou l’amoxicilline.

Le dernier exemple en date a eu lieu en Allemagne, pays où le ministre de la Santé, Karl Lauterbach, a annoncé vouloir augmenter le prix (payé par la Sécurité sociale) de certains médicaments, en particulier des formes pédiatriques d’antipyrétiques et d’antitussifs. Cette mesure courageuse, et non moins pragmatique a été prise pour garantir l'attractivité du marché local. Ce même ministre est également prêt à réformer les règles d'achats pour relancer la production européenne.

La mise en place de nouvelles missions génératrices de revenu constituerait un levier pour améliorer la prise en charge des malades et la rentabilité des officines.

La Belgique constitue un exemple très intéressant, particulièrement depuis le début de la pandémie Covid-19. Durant cette période, la fermeture des cabinets médicaux et la saturation des urgences ont perturbé la prise en charge des malades. Et comme l’a indiqué Fatima Zohra Khayar, membre du Comité directeur de l’Union Pharmacy Brussels, les pharmaciens ont joué un rôle important durant la pandémie. Ils se sont également proposés pour faire des tests de la Covid-19 et pour vacciner les patients. Mais, avant de se voir confier ces deux missions, les pharmaciens ont suivi des formations et ont mené des expériences pilotes. Cette implication du pharmacien a été fort appréciée par les patients.

Les pharmaciens belges ne comptent pas rester en si bon chemin. Ils envisagent de contribuer à améliorer la couverture vaccinale des patients.

À l’instar de ses confrères belges, le pharmacien marocain a joué un rôle essentiel durant la pandémie. Lors de celle-ci, l'accessibilité aux tests Covid-19 a posé des problèmes à de nombreux malades. Les pharmaciens se sont proposés de faire des tests ou au moins les dispenser. Mais, la tutelle a invoqué une fin de non-recevoir !

Lors du discours inaugural qu’elle a prononcé samedi dernier, Ilham Lahlou Khaldi, présidente du Syndicat des pharmaciens de Casablanca, a indiqué que ce refus a favorisé les laboratoires d’analyses et a privé les citoyens de services et des compétences d’un professionnel de santé qui ne demandait qu’à les servir.

En ce qui concerne la vaccination contre la Covid-19, la qualité de l’organisation des campagnes de vaccinations a permis au Maroc de vacciner ses populations dans des délais raisonnables et dans de très bonnes conditions. Par contre, on assiste à une baisse de la couverture vaccinale de la grippe saisonnière. Les patients se vaccinent moins et on a tout intérêt à impliquer les pharmaciens pour améliorer la couverture vaccinale de la grippe. 

Ces nouvelles missions ne peuvent pas être mises en place sans l’implication des Conseils de l’Ordre qui connaissent depuis 2019 de graves dysfonctionnements. Et comme l’a signalé la présidente du Syndicat des pharmaciens de Casablanca, le premier chantier auquel les pharmaciens devraient s’atteler est l’organisation d’élections ordinales en bonne et due forme.

Aujourd’hui, et même si le Dahir de 1976 stipule que les élections doivent être organisées tous les deux ans, les présidents des deux Conseils régionaux ne les ont pas organisées depuis 2019. Et même si les voix des pharmaciens s’élèvent pour leur demander de se conformer à la loi, les présidents n’ont même pas jugé bon d’envoyer une circulaire pour les informer des raisons qui les ont poussés à reporter les élections. Pire, d’autres entités essayent de justifier la situation actuelle en liant les élections au projet de régionalisation des Conseils.

 

Aujourd’hui, la majorité des pharmaciens déplorent la prise en otage des instances ordinales et exigent l’organisation des élections dans les plus brefs délais. Pour faire valoir leurs droits, ils envisagent deux sit-in devant les Conseils régionaux. Le premier sit-in aura lieu lundi 23 janvier et le second une semaine après.

 

Aussi, la mobilisation des pharmaciens lors de ces deux sit-in constituera un élément clé pour que la profession puisse se conformer à la loi et se doter de conseillers et de bureaux ordinaux légitimes et habilités à parler en leur nom.  

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ZOLGENSMA

Des cas fatals d’insuffisance hépatique aigüe observés chez des patients sous Zolgensma Abderrahim Derraji - 19 janvier 2023 20:01
Des cas fatals d’insuffisance hépatique aigüe observés chez des patients sous Zolgensma

Un «retour d’information» sur le PRAC (Pharmacovigilance Risk Assessment Committee) de janvier 2023 (9 – 12 janvier) mis en ligne par l’Agence national de sécurité du médicament (ANSM-France) indique que deux cas fatals d’insuffisance hépatique aigüe ont été récemment rapportés chez des sujets traités par Zolgensma. Ces cas ont conduit à un renforcement de la surveillance de la fonction hépatique, notamment avec un contrôle hebdomadaire pendant la phase de diminution des corticoïdes.

En cas d’aggravation des tests de la fonction hépatique et/ou de signes ou symptômes d’atteinte hépatique aiguë, le PRAC préconisent aux professionnels de santé de prendre en charge les patients rapidement, en ajustant le traitement par corticoïdes et en ayant recours à l’avis d’un gastro-entérologue pédiatrique ou un hépatologue. Les corticoïdes doivent être poursuivis tant que les tests de la fonction hépatique ne sont pas revenus à la normale.

En attendant la mise à jour du résumé des caractéristiques produit (RCP), la notice et ainsi que le matériel éducationnel de cette thérapie génique indiquée chez les enfants souffrant d’amyotrophie spinale, un courrier sera prochainement envoyé aux professionnels de santé concernés pour les informer des cas fatals rapportés et des nouvelles recommandations pour la surveillance hépatique.

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COVID-19

Covid-19 : révision de la définition du «cas confirmé» au Maroc Abderrahim Derraji - 17 janvier 2023 18:35
Covid-19 : révision de la définition du «cas confirmé» au Maroc

Par une circulaire adressée le 17 janvier aux directeurs des Centres hospitaliers universitaires, le ministre de la Santé les informe de la révision de la définition du «cas confirmé» de Covid-19.

En effet, dans le cadre du plan national de veille et de riposte à Covid-19, et dans l'actuel contexte épidémiologique caractérisé par la circulation concomitante du Sars-CoV-2 et d'autres virus respiratoires saisonniers notamment le virus influenza, le VRS, le rhinovirus dont les manifestations cliniques sont similaires aux symptômes engendrés par la Covid-19, le ministère de la Santé et de la Protection sociale la revoit la définition du «cas confirmé» de Covid-19.

On considère un cas comme étant confirmé, toute personne chez qui une infection au Sars-CoV-2 a été confirmée par un examen moléculaire (RT-PCR ou un test équivalent) ou par un test antigénique rapide (TAR).

Est également considéré comme «cas confirmé», tout cas suspect avec images à la TDM évocatrices de la Covid-19 associée obligatoirement à un contexte épidémiologique évocateur, soit un contact étroit avec un cas confirmé Covid-19 par PCR ou TAR, soit un cluster de cas de Covid-19.

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Autres articles

JPIC 2023 : Importance du pharmacien dans le système de santé

La capitale économique accueillera le samedi prochain la XXIIIème édition de la Journée pharmaceutique internationale de Casablanca. La matinée de cette journée qui est organisée par le Syndicat des pharmaciens de Casablanca sera dédiée à la formation continue. Les organisateurs ont prévu trois thématiques très intéressantes : - «OSTEOPOROSE » qui sera traitée par la Professeur Ouafae MKINSSI, Ex chef du Service Rhumatologie à l’Hôpital Ibn Rochd - «LES EPILEPSIES» qui seront traitées par le Professeur Mohammed Abdoh RAFAI, Professeur de l'enseignement Supérieur. Chef de Service de Neurologie - Explorations Neurophysiologiques Cliniques, CHU Ibn Rochd - « LES TROUBLES MICTIONNELS EN OFFICINE » qui seront traitées par le Docteur My Mustapha SAADI EL HASSANI, Chirurgien Urologue et Andrologue à Marrakech. Les organisateurs ont également prévu 3 conférences axées sur «L’importance du pharmacien dans le système de santé au Maroc». Les trois conférences seront comme suit : - «IMPORTANCE DU PHARMACIEN DANS LE PARCOURS DE SOINS » qui sera traitée par le Professeur Jaafar HEIKEL, Épidémiologiste. Économiste de la Santé et Expert OMS. - «RÔLE DU PHARMACIEN À L’AUBE DES CHANGEMENTS STRUCTURELS DU SYSTÈME DE SANTÉ» qui sera traité par Docteur Amine CHEIKH, Pharmacien Coordinateur du Centre des Études de Bioéquivalence - Cheikh Zaid. - «IMPORTANCE DU PHARMACIEN DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ EN BELGIQUE, VACCIPHARMA ET TESTING EN PHARMACIE» qui sera traitée par Docteur Fatima Zohra KHAYAR, Membre du Comité. Directeur de l’Union Pharmacy Brussels En savoir plus : lien

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2023 18:10
La mort continue à faucher les enfants en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud

Selon des données rendues publiques le 10 janvier par le Groupe Interorganisations pour l’estimation de la mortalité juvénile des Nations unies, environ 5 millions d’enfants sont décédés avant leur cinquième anniversaire et quelque 2,1 millions d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 24 ans ont perdu la vie rien qu'en 2021. Ces données ont également révélé que 1,9 million de mortinaissances ont été enregistrées durant la même période.   Vidhya Ganesh, directrice de la Division des données, de l’analytique, de la planification et du suivi de l’Unicef, a exhorté tous les intervenants à réunir les conditions garantissant des progrès en renforçant la volonté politique et en réalisant des investissements ciblés en faveur de l’égalité d’accès aux soins primaires pour chaque femme et chaque enfant à travers le monde. Ces mêmes rapports ont toutefois souligné une baisse du risque de mortalité à l’échelle mondiale, tous âges confondus, depuis l’an 2000 et une baisse de 50% du taux mondial de mortalité chez les moins de 5 ans. Quant au taux de mortalité des enfants plus âgés et des jeunes, il a connu une chute de 36%. En parallèle, le taux de mortinatalité a baissé de 35%. Ces résultats positifs s’expliquent par les investissements supplémentaires consentis pour renforcer les systèmes de soins de santé primaires au profit des femmes, des enfants et des jeunes. Cependant, ces améliorations doivent être relativisées puisqu’on constate un net ralentissement des progrès depuis 2010. Quelque 54 pays ne vont pas atteindre la cible de mortalité infanto-juvénile fixée dans les Objectifs de développement durable (ODD). Si des mesures urgentes ne sont pas prises pour améliorer l’offre de soins et réduire les disparités entre les différentes régions du monde, les organisations internationales estiment qu’environ 59 millions de décès d’enfants et de jeunes seront enregistrés avant 2030. À ces décès, viendront s’ajouter quelque 16 millions de mortinaissances. En effet, les rapports précités indiquent que les enfants nés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud sont les plus défavorisés. En 2021, seulement 29% des naissances vivantes dans le monde ont eu lieu en Afrique subsaharienne. Cette région a enregistré, à elle seule, 56% des décès d’enfants de moins de 5 ans, suivie de l’Asie du Sud où ce chiffre avoisine 26%. Les enfants nés en Afrique subsaharienne encourent ainsi le plus haut risque de mortalité infanto-juvénile à l’échelle mondiale. Ce risque est 15 fois supérieur à celui observé en Europe ou d’Amérique du Nord. Quant au taux mortinatalité, il s’avère exceptionnellement élevé en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. Sur l’ensemble des mortinaissances survenues en 2021 à travers le monde, 77% ont eu lieu dans ces deux régions et près de la moitié a eu lieu en Afrique subsaharienne, où le risque de mettre au monde un enfant sans vie est sept fois plus élevé qu’en Europe et en Amérique du Nord. Juan Pablo Uribe, directeur mondial Santé, Nutrition et Population et Facilité de financement mondial de la Banque mondiale, estime que ces chiffres sont révélateurs du «déni des droits fondamentaux à la santé dont sont victimes des millions d’enfants et de familles». Il a également indiqué qu’une volonté et un leadership politiques sont indispensables pour garantir un financement pérenne des soins de santé primaires. La majorité des décès d’enfants survient généralement avant l’âge de cinq ans et particulièrement durant le premier mois. Ces décès s’expliquent par la «prématurité» et les complications qui surviennent durant l’accouchement. 40% des mortinaissances surviennent pendant le travail. Après les 28 premiers jours, ce sont les maladies infectieuses telles que la pneumonie, la diarrhée et le paludisme qui représentent la plus grande menace pour la survie des enfants. Par ailleurs, ces deux rapports soulignent l’impact de la pandémie Covid-19 sur les campagnes de vaccination qui sont passées au second plan. Ces perturbations des campagnes de vaccinations font courir aux nouveau-nés et aux enfants les plus vulnérables un risque accru de succomber des suites de maladies évitables. La pandémie a également perturbé l’accès aux soins de santé primaires et aux services de nutrition. In fine, même si on se doit de saluer les efforts consentis à l’échelle mondiale ayant abouti à une réduction de la mortalité infanto-juvénile depuis 2000, on ne devrait pas perdre de vue les disparités en matière de survie des enfants à l’échelle des pays et des régions et particulièrement en Afrique subsaharienne. La solidarité entre les nations, la volonté politique et la bonne gouvernance constituent les trois ingrédients nécessaires pour réduire les disparités en matière d’accès aux soins.

Abderrahim Derraji - 16 janvier 2023 08:27
Élections ordinales : la Confédération appelle les pharmaciens à deux sit-in

Dans un communiqué du 11 janvier 2023, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc porte à la connaissance des pharmaciens que des sit-in seront organisés devant le siège du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Nord (CRPON) et celui du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS). La CSPM indique que ces actions font suite à plusieurs démarches infructueuses qu’elle a accomplies pour mettre fin à la situation de blocage que connaissent les instances ordinales. La CSPM rappelle dans son communiqué que les Conseils régionaux n’ont pas organisé leurs élections depuis 2019 ce qui a lourdement impacté le rôle des Conseils et envenimé les relations avec la tutelle. La CSPM a conclu son écrit en exhortant les pharmaciens à participer massivement à ces deux actions revendicatives pour que les élections puissent avoir lieu conformément aux textes qui régissent la profession. Et comme l'a rappelé le président de la CSPM, Mohamed Lahbabi, à notre rédaction : «Sans ces élections, on ne peut envisager une régulation et une évolutivité de la profession permettant de préserver la dignité des pharmaciens ainsi que l’image de leur profession».

Abderrahim Derraji - 16 janvier 2023 08:24
BioNtech s’offre la startup InstaDeep

Le laboratoire allemand BioNTech, qui a été le premier à développer le vaccin anti-Covid à ARN messager, a indiqué, mardi dernier, qu’il a conclu un accord lui permettant d’acquérir la startup InstaDeep, née en Tunisie et spécialisée dans l’intelligence artificielle. La biotech allemande indique dans un communiqué que cette acquisition lui permettra de se renforcer dans le développement à grande échelle d’immunothérapies de nouvelle génération, en tirant profit des technologies d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique. Cette transaction s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre BioNTech et InstaDeep qui ont déjà travaillé ensemble, entre autres, pour mettre au point un système de détection précoce des variants de la Covid-19. À travers cette acquisition, BioNTech profitera de 240 professionnels hautement qualifiés et un réseau mondial de partenaires de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage automatique et de la data science. BioNTech versera un premier paiement d’environ 362 millions de livres, en liquidités et en actions à InstaDeep. Cela lui permettra d’acquérir 100% des actions restantes de cette dernière. L’acquisition sera finalisée au cours du premier semestre 2023.

Abderrahim Derraji - 16 janvier 2023 08:17
Une solution québécoise en réponse à la pénurie en amoxicilline associée à l’acide clavulanique

Mantra Pharma a annoncé qu’elle est en mesure de subvenir aux besoins du marché canadien grâce à un générique du Clavulin.  La forme pédiatrique de ce médicament à base d’amoxicilline et d’acide clavulanique est administrée aux enfants affectés par des otites ou des infections respiratoires. La société québécoise Mantra Pharma a entamé la commercialisation de son traitement M-Amoxi Clav au bon moment, sachant qu'une pénurie de Clavulin sévissait depuis déjà quelques mois au Canada. La pénurie qui sévit actuellement au Québec et dans de nombreux pays s’explique par la concentration des sites de production de matières premières et de médicaments en Inde et en Chine. Quelque 80% des principes actifs contenus dans les antibiotiques sont produits dans ces deux pays. La politique a été à l’origine de la fermeture de plusieurs sites de production de médicaments, sans compter que la levée des restrictions en Chine a provoqué une augmentation des besoins de la population chinoise en médicaments et particulièrement en antibiotique et en paracétamol. Ce cas comme tant d’autres met en exergue les risques engendrés par une forte dépendance de la Chine et de l’Inde.

Abderrahim Derraji - 16 janvier 2023 08:15
Sanofi Maroc a un nouveau PDG

D’après un communiqué du 10 janvier 2023, Sanofi annonce la nomination de Adrien Delamare-Deboutteville au poste de Président Directeur Général de Sanofi Maroc. Le nouvreau PDG sera basé à Casablanca et aura également en charge des activités de Sanofi General Medicines en Tunisie et en Libye.   Adrien Delamare-Deboutteville a débuté sa carrière en 2006 et a développé des expériences et expertises dans différents secteurs d’activité et entreprises multinationales, notamment General Electric Healthcare (Paris et Londres) ainsi que Price Waterhouse Coopers (Luxembourg, New York et Chicago). Ce père de 3 enfans a rejoint Sanofi dès 2013. Il a exercé différentes fonctions dans l’audit interne , le business support, le marketing stratégique pour les régions Afrique, Moyen-Orient , Eurasie et Asie du Sud-Est. Il occupait depuis 2020 , le poste de Directeur Général de Sanofi Général Medicines en Ukraine basé à Kiev, et avait également la charge d’un portefeuille d’activités pour la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque.

Abderrahim Derraji - 11 janvier 2023 16:39
Des Conseils toujours bloqués, et des conseillers qui «débloquent» !

Huit conseillers siégeant au Conseil régional des pharmaciens d’officine du Nord (CRPON) viennent de démissionner de leur poste. Ils ont également adressé un courrier au ministère de la Santé et au Secrétariat général du gouvernement afin de les informer des raisons qui les ont poussés à prendre une telle décision. Ils les ont, par la même occasion, exhortés à prendre les décisions qui s’imposent pour mettre fin aux irrégularités dont souffrent les instances ordinales. Les huit pharmaciens ont indiqué dans leur démission que le CRPON n'a pas tenu de réunion statutaire depuis le 31 août 2019, ce qui est en totale contradiction avec les textes de loi régissant les Conseils de l’Ordre. Ce Conseil n’a pas, non plus, organisé les élections de mi-mandat qui auraient dû avoir lieu en 2017, ni les élections de fin de mandat qui auraient dû normalement être organisées en 2019. Or et comme on l’a rappelé à maintes reprises à travers les éditos de «PharmaNews», le Dahir portant Loi n° 1-75-453 du 25 Dou al-hejja 1396 (17 décembre 1976) instituant un Ordre des pharmaciens stipule dans son article 13 que «si par leur refus de siéger, les membres d'un conseil régional mettent celui-ci dans l'impossibilité de fonctionner, le secrétaire général du gouvernement les déclare démissionnaires et nomme, sur proposition du ministre de la Santé publique, une délégation de trois à cinq membres, pharmaciens d'officine marocains inscrits au tableau de l'Ordre, suivant l'importance du Conseil défaillant. Cette délégation assure les fonctions dudit Conseil jusqu'à l'élection d'un nouveau Conseil. Cette élection doit intervenir dans un délai ne dépassant pas trois mois». Ce qui intrigue les conseillers qui viennent de jeter l’éponge, c’est qu’ils n’ont jamais été consultés sur les sujets concernant la pharmacie d’officine, sachant que des membres du bureau du CRPON se sont réunis plusieurs fois avec l’administration. La dernière réunion en date a eu lieu le 30 décembre 2022. Cette réunion rentre dans le cadre d’une série de consultations que cette Direction organise avec toutes les composantes du secteur pharmaceutique pour garantir la réussite du chantier de la généralisation de la couverture médicale au Maroc. Selon un communiqué du 2 janvier 2023, cette rencontre a permis de mettre en exergue les problématiques qui empêchent le développement du secteur. Elle a également permis d’élaborer une feuille de route dont la finalité est de garantir la souveraineté nationale en produits de santé, tout œuvrant pour contribuer au développement de toutes les composantes du secteur. En attendant des jours meilleurs, les pharmaciens continuent à se regarder en chiens de faïence et à broyer du noir. Quant à l’administration, tout porte à croire que les élections ordinales et le sort des pharmaciens ne figurent pas parmi ses priorités ! Cela dit, dès la semaine prochaine, les pharmaciens vont se ruer vers les salons et les journées comme si de rien n’était ! D’ailleurs, les trois rencontres prévues ce mois-ci ont programmé, entre autres, des tables rondes et des conférences censées préparer le pharmacien à l’évolution que connaîtra sa profession. Mais, comment peut-on faire évoluer une profession, la réguler ou optimiser son apport dans la prise en charge des patients avec des Conseils qui n’ont pas organisé une seule réunion statutaire depuis août 2019 ? À quoi serviront les projections, les recommandations et les feuilles de route sans un Conseil légitime, écouté et respecté, un Conseil capable de les rendre effectives et relever les nombreux défis qui se dressent devant la profession ?

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2023 07:15
La pénurie des médicaments s’aggrave en Grèce

Le ministre de la Santé grec, Thanos Plevris, a saisi, le mardi 3 janvier, la Commission européenne en lui demandant de renforcer la production pharmaceutique en Europe. La Grèce fait, aujourd’hui, face à des pénuries inédites de médicaments. Des médias grecs ont dressé la semaine dernière une liste comportant une centaine de médicaments introuvables dans les pharmacies. Il s’agit essentiellement d’antibiotiques, d’anti-inflammatoires, d'antipyrétiques et des sirops antitussifs.  L’Union des pharmaciens grecs a tiré la sonnette d’alarme en mettant en garde contre l’augmentation du nombre des médicaments en rupture de stock. Pour lutter contre ces pénuries, l’Organisme national des médicaments (EOF – Grèce) avait interdit l’exportation de certains médicaments qui connaissent une tension d’approvisionnement. Le ministre de la Santé s’est engagé à renforcer les inspections des grossistes répartiteurs pour éviter les exportations des médicaments qui connaissent une tension d’approvisionnement. Ces ruptures s’expliquent par les pénuries en matière première et par les prix de vente anormalement bas des médicaments en Grèce. Ces prix bas poussent les établissements pharmaceutiques à exporter leurs médicaments vers d’autres pays européens où les prix sont nettement plus élevés.

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2023 07:00
Le gouvernement français interdit la vente en ligne des médicaments à base de paracétamol

La France connaît, depuis environ 6 mois, des tensions d’approvisionnement en paracétamol. Cette situation a poussé l'Hexagone à interdire depuis le 4 janvier et jusqu’au 31 janvier la vente en ligne des médicaments à base de paracétamol.  Depuis plusieurs mois, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) demande aux pharmaciens d’officine de rationner auprès de chaque patient la vente de paracétamol. Mais, malgré cette mesure, la situation reste «complexe». Il faut plusieurs semaines pour que l’approvisionnement en paracétamol redevienne normal. L’arrêté publié au Journal officiel indique que ces ruptures trouvent leur explication dans l'aggravation de la situation sanitaire en Chine où on assiste à une augmentation exponentielle des cas de Covid-19 depuis que ce pays a décidé d’alléger sa politique de «Zéro Covid». La forte consommation de paracétamol a poussé les autorités chinoises à interdire l'exportation de paracétamol, sachant que la Chine produit une grande part du paracétamol utilisé par les laboratoires à travers le monde. Le paracétamol n’est pas le seul à connaître des pénuries, d’autres molécules bien plus importantes telle que l’amoxicilline manquent dans les rayons des pharmacies françaises. Là aussi, il faut attendre plusieurs semaines pour espérer un retour à la normale.  

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2023 06:57
Arikayce liposomal : un nouvel antibiotique commercialisé en Belgique

Parmi les mesures prises par les autorités sanitaires belges pour lutter contre la résistance antimicrobienne, elle a autorisé depuis le 8 août dernier la commercialisation d’un nouvel antimicrobien.Cet antibiotique qui a comme désignation commerciale Arikayce liposomal est dosé à 590 mg. Il est administré par inhalation ce qui lui permet de rester plus longtemps dans les poumons du malade. Ce médicament est indiqué dans le traitement des infections pulmonaires à Mycobactéries non tuberculeuses (MNT) causées par le complexe Mycobacterium avium (MAC). Il est réservé à l’adulte ne souffrant pas de mucoviscidose et dont les options de traitement sont limitées. Il est à noter qu’Arikayce liposomal est le premier et le seul traitement approuvé au sein de l’Union européenne pour cette indication.

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2023 06:54