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Pharmaciens d’officine : Bientôt une couverture médicale, mais toujours pas de Conseils! Abderrahim DERRAJI - 29 novembre 2021 11:25
Pharmaciens d’officine :  Bientôt une couverture médicale, mais toujours pas de Conseils!

Bien que cela puisse paraître invraisemblable, les pharmaciens qui passent leurs journées à soigner les patients ne bénéficient toujours pas d’assurance maladie. Certains de leurs confrères ont été ruinés par une pathologie lourde avant qu’elle ne finisse par les emporter. Des fois, le fardeau a été tellement lourd que des quêtes ont été organisées pour venir en aide aux pharmaciens ne pouvant pas s’acquitter du coût prohibitif de certaines thérapies. Mais cette injustice sera bientôt réparée puisque le décret n° 2.21.530, portant application de la Loi n° 98.15 relative au régime de l’AMO et de la Loi n° 99.15 instituant un régime de pensions pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité libérale a été adopté lors du Conseil de gouvernement qui a eu lieu le jeudi dernier à Rabat.

Ce texte de loi fixe le revenu forfaitaire des pharmaciens d’officine à 3 fois la valeur du salaire minimum interprofessionnel garanti dans les activités non agricoles.

Ce salaire est déterminé conformément aux dispositions de l’article 356 de la Loi n° 65.99 portant Code du travail, lors de la période annuelle normale de travail dans les activités non agricoles prévue par l’article 184.

Ce décret désigne également le ministère de la Santé et de la protection sociale comme l’instance de communication chargée de fournir à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) les informations relatives à l’inscription des pharmaciens.

Trois jours avant ce Conseil du gouvernement, le ministre de la Santé et de la protection sociale s’est réuni avec les membres de la Fédération nationale de la santé (FNS) pour débattre des moyens à mettre en œuvre pour garantir le renforcement de la sécurité médicamenteuse qui a été mise à rude épreuve lors de la pandémie.

En effet, depuis le début de la crise sanitaire, le renforcement de la sécurité médicamenteuse est devenu inéluctable pour éviter de faire les frais des tensions d’approvisionnement pouvant affecter les matières premières, les médicaments et certains dispositifs médicaux. Aujourd’hui, le Maroc doit tirer les leçons de la crise sanitaire et continuer à suivre la voie tracée par le Souverain qui a mis sur les rails différents chantiers dont la finalité est de permettre à notre pays de devenir moins dépendant de l’étranger et disposer d’une industrie pharmaceutique à même de répondre aux besoins du Royaume en produits de santé.

Lors de cette réunion qui a eu lieu au ministère de la Santé à Rabat, il a été question d’impliquer tous les intervenants pour garantir la sécurité médicamenteuse. Malheureusement, une fois de plus, les pharmaciens d’officine n’ont pas été représentés, sachant qu’ils ont joué un rôle primordial lors de la pandémie. Ils ont pris en charge un grand nombre de patients ayant été dans l’incapacité d'entrer en contact avec leurs médecins, ils ont assuré des services de garde à perte pour éviter les déplacements de la population lors du confinement et ils n’ont ménagé aucun effort pour garantir la disponibilité des médicaments, des solutions alcooliques, des masques, etc.

Le ministre de la Santé considère, et à juste titre, que les Conseils de l'Ordre actuels sont illégitimes, ce qui expliquerait l’absence des représentants ordinaux lors de cette réunion. Mais la tutelle ne peut en aucun cas continuer à ignorer les dysfonctionnements que connaissent ces instances, sachant que la Loi n° 1-75-453 du 17 décembre 1976 instituant un Ordre des pharmaciens permet au Secrétaire général du gouvernement (SGG) de débloquer la situation en déclarant les Conseils démissionnaires et en nommant, sur proposition du ministre de la Santé, une délégation de trois à cinq membres. Celle-ci assure les fonctions de l’instance ordinale jusqu'à l'élection d'un nouveau Conseil.

On ose, une fois de plus, espérer que le SGG et la tutelle prennent conscience de la nécessité de mettre fin la situation alambiquée que vit la profession. Le maintien du statu quo arrange, certes, une poignée de pharmaciens, mais nuit à la profession pharmaceutique en la privant de conseillers dignes de la représenter, capables de la réguler et de contribuer à sa mise à niveau…

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OMICRON

Omicron : un nouveau variant du Sars-CoV-2 qui inquiète Abderrahim DERRAJI - 29 novembre 2021 11:23
Omicron : un nouveau variant du Sars-CoV-2 qui inquiète

Un nouveau variant du Sars-CoV-2 vient d'être identifié en Afrique australe. Ce variant, qui a été baptisé «B.1.1.529», présente de multiples mutations et pourrait avoir un «potentiel de propagation très rapide» d’après la déclaration faite par le virologue Tulio de Oliveira lors d'un point presse organisé par le ministère de la Santé de l’Afrique du Sud.

Des cas ont été signalés dans ce pays ainsi qu’au Botswana, à Hong Kong, en Israël et en Belgique.


Selon les autorités sud-africaines, le nombre de cas est passé de 273 le 16 novembre à 1.?200 le 25 novembre. Plus de 80% des personnes affectées sont originaires de la province du Gauteng, région de Pretoria et Johannesburg.
Ce variant comporte une cinquantaine de mutations et 32 d’entre elles concernent la protéine Spike, ce qui pourrait conférer à ce variant un profil de mutation différent des variants connus.


L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui suit de très près ce variant, reste prudente et indique que sa contagiosité et sa virulence ne seront pas connues «avant plusieurs semaines».

Le laboratoire Pfizer aurait déjà lancé des études sur ce nouveau variant et dont les résultats pourraient être communiqués d’après un porte-parole du géant américain «au plus tard dans deux semaines». Ce dernier affirme aussi que Pfizer pourrait développer un nouveau vaccin en 100 jours.


Par mesure de précaution, plusieurs pays, dont le Maroc, ont suspendu leurs liaisons aériennes avec l’Afrique du Sud, la Namibie, le Lesotho, l’Eswatini, le Zimbabwe, le Botswana et le Mozambique. 

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FILGOTINIB

Jyseleca® (Filgotinib) a le feu vert de la CE dans la prise en charge de la RCH Abderrahim DERRAJI - 29 novembre 2021 11:22
Jyseleca® (Filgotinib) a le feu vert de la CE dans la prise en charge de la RCH

La biotech Galapagos vient d’annoncer que la Commission européenne (CE) a accordé une Autorisation de mise sur le marché (AMM) à son médicament JYSELECA® dans le traitement des sujets adultes atteints de rectocolite hémorragique (RCH) modérément à sévèrement active.

Ce traitement à base de filgotinib et qui se présente sous forme de comprimés dosés à 200 mg est un inhibiteur préférentiel de JAK1, est administré à raison d'une fois par jour.

La Commission européenne a donné son feu vert en se basant sur les données de l’étude pivot 2b/3 SELECTION, lancée pour évaluer l’efficacité du filgotinib en tant que traitement d’induction et d’entretien chez les patients adultes souffrant de RCH modérément à sévèrement active.

«Il existe de nombreux traitements disponibles dans le traitement de la RCH, mais il y a toujours un besoin de thérapies nouvelles et innovantes comme JYSELECA®. La RCH est une maladie incurable et invalidante dans les cas graves, notre objectif est de maintenir les patients hors de l’hôpital et de réduire la nécessité de procédures chirurgicales telles que les colectomies. Dans l’ensemble, nos objectifs sont de gérer les symptômes qui ont un impact négatif important sur le bien-être général d’une personne, de pouvoir arrêter l’utilisation de stéroïdes et d’améliorer la vie quotidienne des patients. Dans l’étude SELECTION, nous avons observé que la forme orale en comprimé du filgotinib était facile à prendre par le patient, permettait une rémission clinique des symptômes sans corticostéroïdes et était bien tolérée par les patients par rapport au placebo», a déclaré le professeur Laurent Peyrin-Biroulet, gastroentérologue au CHRU de Nancy et investigateur principal de l’étude SELECTION.

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VACCINATION COVID-19

Dose de rappel vaccinal : que faire en cas d’antécédent d’infection par le Sars-CoV-2 ? Abderrahim DERRAJI - 29 novembre 2021 11:20
Dose de rappel vaccinal : que faire en cas d’antécédent d’infection par le Sars-CoV-2 ?

Dans un communiqué mis en ligne le 19 novembre 2021, la Haute Autorité de santé (HAS – France) a formulé des recommandations concernant l’administration de la dose de rappel chez les sujets ayant contracté le Sars-CoV-2.

La HAS distingue plusieurs cas de figure : les personnes ayant été infectées avant d’être vaccinées et n’ayant donc reçu qu’une seule dose et celles ayant été infectées après une vaccination, complète ou incomplète.

En ce qui concerne les personnes ayant été infectées avant d’avoir reçu une dose de vaccin, les experts de la HAS estiment qu’une seule dose de vaccin est suffisante pour considérer que la primo-vaccination est complète.

Par ailleurs, des études ont révélé que l’administration d’une deuxième dose de vaccin chez ces personnes 3-4 semaines après la première n'apporte pas un avantage immunologique. Même de façon plus tardive, jusqu’à 16 semaines après la première, l’augmentation du taux d'anticorps est minime. «Cette deuxième dose n'est donc pas pertinente en matière de protection, car le taux d'anticorps préalable à ce “boost” est déjà élevé, avec une diversité importante ainsi qu’une décroissance lente de ces anticorps».

Avec les données actuelles, la HAS maintient sa recommandation d’administrer une dose unique de vaccin chez les personnes ayant été infectées par le Sars-CoV-2, avec le vaccin Comirnaty® de Pfizer ou Spikevax® de Moderna, quel que soit leur âge, et cela, 6 mois après l’infection.

La HAS indique, cependant, que si une deuxième dose de rappel ne paraît pas utile pour le moment chez ces personnes, elle n’est toutefois pas contre-indiquée et peut être réalisée en cas de nécessité administrative, par exemple pour voyager à l’étranger.

Si la personne a été infectée par la Sars-CoV-2 après une primo-vaccination complète, la HAS recommande en cas d’infection après un schéma vaccinal complet, une dose additionnelle 6 mois après l’infection pour les personnes éligibles au rappel. Et pour le cas d’infection après une première dose (schéma vaccinal incomplet), l’administration d’une seconde dose 6 mois après l’infection, quel que soit l’âge et quel que soit le délai de survenue de l’infection après cette première dose.

La HAS précise cependant que cet avis est basé sur les connaissances actuelles et pourra évoluer selon les nouvelles données et ces recommandations ne concernent pas les personnes immunodéprimées.

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NOVO NORDISK

Novo Nordisk met la main sur Dicerna Pharmaceuticals Abderrahim DERRAJI - 26 novembre 2021 11:21
Novo Nordisk met la main sur Dicerna Pharmaceuticals

Dans un communiqué du 18 novembre 2021, le danois Novo Nordisk a annoncé qu’il s’apprête à débourser la bagatelle de 3,3 milliards de dollars pour acquérir la biotech américaine Dicerna Pharmaceuticals.

L’acquisition de cette biotech spécialisée dans l'ARN interférent (ARNi) sera finalisée avant la fin de l'année en cours. Cette transaction fait suite à deux années de collaboration dont l’objectif est de développer des thérapies faisant appel à la technologie ARNi dans la prise en charge de certaines maladies affectant le foie, du diabète, de l’obésité et des maladies rares.

Le laboratoire danois produit 47% de l’insuline mondiale et son chiffre d’affaires a été affecté par la nette baisse des prix des antidiabétiques aux États-Unis et par la concurence rude des autres laboratoires. Ces contraintes n’ont pas empêché le groupe danois de dégager au 3ème trimester de 2021 un bénéfice net de 1,8 milliard de dollars. Quant à son chiffre d'affaires, il est passé à 5.4 milliards de dollars ce qui traduit une augmentation de 15%.

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Autres articles

Résistance aux antibiotiques : il n’y pas que la Covid-19 qui tue !

La Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens sera célébrée cette année du 18 au 24 novembre. L’objectif de cette initiative est d’attirer l’attention des usagers des médicaments sur les moyens permettant de limiter l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens (RAM) et d’attirer l’attention des professionnels de santé et des décideurs sur l’importance du bon usage de ces médicaments. Au Maroc, la consommation des antibiotiques est en principe corrélée avec celle des pays de l’Europe du Sud et des autres pays du Maghreb. Elle a été évaluée par des travaux effectués entre 2003 et 2012. Ces travaux avaient révélé qu'elle etait dominée par les pénicillines à large spectre, suivies par les tétracyclines et les macrolides. D’autres études similaires devraient porter sur la période 2012-2021 pour savoir si cette tendance est toujours de mise. Toutes les initiatives entreprises par le ministère de la Santé et de la protection sociale à l'occasion de la Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens ne peuvent être que bénéfiques. Mais on ne peut envisager une campagne de sensibilisation d’envergure au Royaume sans faire appel aux chaînes de télévision et de radio nationales. Celles-ci devraient être mises à contribution à l’image des chaînes de télévision françaises qui avaient largement contribué à la réussite de la campagne de lutte contre la RAM en martelant à longueur de journée et durant plusieurs mois le message : «L’antibiotique n’est pas automatique». Les RAM ne cessent de gagner du terrain et constituent, de plus en plus, une menace pour toute la population et particulièrement les patients hospitalisés. Ces derniers peuvent être sauvés par des chirurgiens capables de réaliser de vraies prouesses, mais peuvent malheureusement perdre la vie à cause d’un germe multirésitant contracté lors de l’opération chirurgicale. Depuis le début de la pandémie, nous sommes obnubilés par le SARS-CoV-2 et un nombre important de patients a été livré à lui-même. Pendant cette période, on a eu aussi la main facile sur certains antibiotiques, particulièrement les macrolides qui ont été administrés d’une manière prophylactique pour éviter des complications possibles, mais pas forcément systématiques. Aussi et pour retarder la progression de la RAM dans notre pays, nous devrions encourager toutes les initiatives. Mais nous ne devrions pas perdre de vue la nécessité de rendre effectif le Plan national de lutte contre la résistance aux antibiotiques. Faute de quoi, on continuera à dilapider ces médicaments exceptionnels que sont les antibiotiques.

Abderrahim DERRAJI - 22 novembre 2021 21:29
Canada : Comirnaty® approuvé pour les 5 à 11 ans

Santé Canada vient d’approuver l’utilisation du vaccin à ARN messager de Pfizer-BioNTech chez les 5-11 ans. Le géant américain Pfizer a déposé au mois d’octobre dernier une demande d’AMM auprès de Santé Canada pour que son vaccin soit utilisé chez cette tranche d’âge. Ce groupe devrait également formuler, avant la fin de l’année en cours, une demande pour utiliser ce même vaccin chez les moins de 5 ans. Canada s’est vu livrer 46 millions de doses du vaccin Comirnaty®, ce qui lui permettera de subvenir aux besoins des enfants en doses de vaccin. Le ministère de la Santé du Québec s’est dit prêt à démarrer une campagne de vaccination des enfants dès que le vaccin obtient le feu vert de Santé Canada. Son objectif serait d’administrer aux 5-11 ans une première dose d’ici Noël et une seconde au début de l’année prochaine. 

Abderrahim DERRAJI - 22 novembre 2021 21:27
Covid-19 : rien ne va plus en Allemagne !

Dans un souci d’améliorer la couverture vaccinale insuffisante, la chancelière allemande Angela Merkel vient d’imposer de nouvelles restrictions aux personnes non vaccinées. La situation est particulièrement inquiétante en Allemagne, pays qui a comptabilisé jeudi dernier 65.371 cas et 264 décès liés à la Covid-19. Le nombre de nouveaux cas par 100.000 habitants et par semaine a atteint 337. Depuis le début de cette nouvelle vague, rien ne va plus entre le parti d'Angela Merkel et la coalition «Feu tricolore». Chacun des deux courants essaye de rendre l’autre responsable de la dégradation de la situation sanitaire en Allemagne. Lors d’une réunion qui s’est tenue jeudi dernier en présence des seize chefs de Länder, Angela Merkel a plaidé pour une amélioration de la couverture vaccinale anti-Covid-19 en accélérant l’administration de 25 millions de doses de rappel. La Commission vaccinale allemande a donné son feu vert pour qu’une dose de rappel soit administrée à tous les adultes. Pour pousser les sujets non vaccinés à se faire vacciner, leur exclusion des restaurants, salles de sport et autres lieux sera envisagée si le taux d'occupation des hôpitaux qui est actuellement de 5,3 pour 100.000 habitants sur 7 jours au niveau fédéral, dépasse le seuil de 3. D’autres mesures pourraient être appliquées si le taux d’occupation dépasse 9 pour 100.000 habitants.

Abderrahim DERRAJI - 22 novembre 2021 21:25
Johnson & Johnson va se scinder en deux entreprises

D’après l’Agence Reuters, le groupe Johnson & Johnson (J&J), géant pharmaceutique pesant plus de 439 milliards de dollars en Bourse, a annoncé son intention de se scinder en deux pour donner naissance à deux entités indépendantes : une division de santé grand public et une division pharmaceutique. J&J va se séparer de sa branche de santé grand public. La société crée sera cotée en Bourse et l'opération devrait être bouclée d'ici 18 à 24 mois. Le groupe américain va conserver ses activités pharmaceutiques ainsi que ses dispositifs médicaux qui vont lui permettre de réaliser un chiffre d'affaires avoisinant les 77 milliards de dollars en 2021. "Nous pensons que le nouveau groupe Johnson & Johnson et la nouvelle société de santé grand public ("Consumer Health") seront toutes les deux en mesure d'allouer plus efficacement leurs ressources afin de répondre aux besoins des patients et des consommateurs, de doper leur croissance et de dégager une valeur importante", a indiqué Joaquin Duato, responsable de J&J qui va occuper le poste de directeur général de J&J dès le mois de janvier 2022.

Abderrahim DERRAJI - 22 novembre 2021 21:23
Sida : une guérison spontanée et sans traitement !

Une patiente argentine aurait été totalement guérie du SIDA sans avoir bénéficié de traitement contre cette maladie qui reste inguérissable. D’après «Annals of Internal Medicine», les chercheurs ont analysé quelque 1,2 milliard de cellules de cette patiente sans identifier la présence du VIH. Ce résultat suggère que cette patiente pourrait avoir naturellement obtenu une guérison stérilisante de l'infection du VIH Les analyses ont identifié la présence chez cette patiente de fragments de gènes du VIH. Cela permet d'affirmer qu’elle a bien été affectée par cette maladie virale. Le premier patient qui aurait également guéri spontanément du Sida a été identifié à San Francisco. L'étude de ces cas exceptionnels qu'on appelle des «contrôleurs d'élite», constitue un réel espoir pour la recherche. Il est à noter que les antirétroviraux utilisés pour la prise en charge de patients vivants avec cette maladie empêchent la multiplication du VIH dans leur organisme mais ne permettent pas l’éradication du VIH, et donc la guérison.

Abderrahim DERRAJI - 17 novembre 2021 21:20
Covid-19 et diabète : la double peine !

La Journée mondiale de lutte contre le diabète a été célébrée cette année le dimanche 14 novembre. Cette célébration se déroule une fois de plus dans un contexte où la pandémie continue de dicter sa loi. En effet, malgré les chiffres rassurants enregistrés au Royaume ces dernières semaines, on doit rester vigilant. Malheureusement, tout peut basculer du jour au lendemain. Cette menace est à prendre au sérieux d’autant plus que nos voisins européens appréhendent une nouvelle vague de la Covid-19. À titre d’exemple, le nombre de nouveaux cas double chaque semaine en Allemagne. D’après le quotidien «Les Échos», le ministre de la Santé de ce pays, Jens Spahn, se prépare à un «décembre amer». Le Maroc n’est pas non plus à l’abri d’une nouvelle vague de Covid-19 ce qui présage de profondes perturbations des services de lutte contre le diabète. Cette situation est d’autant plus grave que la prévalence de cette maladie augmente d’année en année. D’après l’enquête Stepwise menée au Maroc en 2018, le nombre d’adultes affectés par le diabète est estimé à 2,7 millions et 49% d’entre eux l’ignorent. Le nombre de prédiabétiques est, quant à lui, estimé à 2,2 millions. À ces chiffres inquiétants il faut ajouter 20.000 enfants diabétiques. L’évolution du diabète au Maroc suit l’évolution mondiale. Le nombre de diabétiques à travers le monde a atteint 420 millions. Ce nombre a quadruplé depuis 1980 et devrait dépasser le demi-milliard d’ici la fin de la décennie. La croissance de la prévalence du diabète est étroitement liée à l’augmentation de celle de l’obésité et également à la sédentarité. Entre 1975 et 2016, la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants et les adolescents âgés de 5 à 19 ans a enregistré une augmentation spectaculaire en passant de 4 à plus de 18%. Quant aux décès dus au diabète, ils ont augmenté de 70% entre 2000 et 2019. Il est de ce fait primordial de réserver aux diabétiques une prise en charge optimale et d’adopter les mesures nécessaires pour leur éviter la double peine qu’ils ont subie durant la pandémie. Durant cette période complexe, un grand nombre de diabétiques ont évité de se rendre chez leurs médecins, aux différentes structures de soins et aux laboratoires d’analyses pour éviter d’être contaminés par le Sars-CoV-2. Pour éviter de retomber à nouveau dans les mêmes travers et mettre en péril la vie de millions de diabétiques, il est nécessaire de leur garantir un accès aux soins et aux médicaments et de renforcer l’éducation thérapeutique en les responsabilisant et en les impliquant dans la prise en charge de leur maladie. L’interprofessionalité, qui n’est toujours pas à l’ordre du jour sous nos cieux, pourrait également contribuer à optimiser leur prise en charge.

Abderrahim DERRAJI - 15 novembre 2021 07:32
Covid-19 : la situation en Europe inquiète de plus en plus

D’après l’Agence européenne chargée des maladies, dans dix nations de l'Union européenne (UE) la situation est jugée comme «très inquiétante». Il s’agit de la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, et la Slovénie. Cette même Agence qualifie la situation comme «inquiétante» dans 10 autres pays de l'UE. Dans ce groupe, figure l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovaquie. Trois pays sont classés dans la catégorie «inquiétude modérée». Il s’agit de la France, de Chypre et du Portugal. L’inquiétude est estimée comme faible dans quatre autres pays qui sont l’Espagne, l’Italie, Malte et la Suède. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de nouveau cas de la Covid-19 enregistré la semaine dernière en Europe avoisine les deux millions. «C’est le plus grand nombre de cas enregistrés en une seule semaine dans la région depuis le début de la pandémie», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. D’après les projections de l'ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control), le nombre de cas de la Covid-19 et de décès liés à cette maladie devrait augmenter d’environ 50% durant les deux semaines prochaines, soit 300 nouveaux cas et 2,7 décès pour 100.000 habitants par semaine. Cette situation a poussé de nombreux pays à prévoir des mesures dans le but d’inverser cette tendance.  

Abderrahim DERRAJI - 15 novembre 2021 07:30
France : un «nouveau variant» en Bretagne

D’après le quotidien «Télégramme», les analyses effectuées par un laboratoire sur les prélèvements d’enfants atteints de la Covid-19 et fréquentant la même école en Bretagne auraient révélé l’existence d’une souche inhabituelle de Sars-CoV-2. Ce variant, jusqu'alors inconnu en France, a déjà été identifié au Royaume-Uni, en Écosse, en Suisse et en Italie. L'Agence régionale de santé (ARS) indique que la personne à l’origine de ce cluster est un Nantais qui revient d'un voyage en Afrique où il aurait été contaminé par le variant appelé B.1.640.

Abderrahim DERRAJI - 15 novembre 2021 07:26
Alcon s’empare de l'américain Ivantis

D’après un communiqué du lundi dernier, le groupe suisse Alcon se prépare à débourser 475 millions de dollars afin d’acquérir l'américain Ivantis. Ce rachat permet au groupe helvétique de se renforcer dans la chirurgie du glaucome. Alcon prévoit de verser des sommes supplémentaires dès qu’il aura la certitude que la transaction est conforme aux exigences réglementaires et commerciales. Cette acquisition, qui devrait être finalisée au premier trimestre 2022, va permettre à Alcon d’acquérir Hydrus®, un micro-stent d’Ivantis qui permet de baisser la pression intraoculaire chez les patients affectés par glaucome à angle ouvert en lien avec la chirurgie de la cataracte. D’après le groupe suisse, l’essai clinique «Horizon» a révélé que 65% des malades opérés en faisant appel à Hydrus® peuvent se passer de médicaments dans les cinq années suivant la pose de cet implant.

Abderrahim DERRAJI - 15 novembre 2021 07:24
Sanofi investit 60 M$ dans Gyroscope Therapeutics

Par un communiqué du 8 novembre 2021, la biotech britannique Gyroscope Therapeutics a indiqué que Sanofi va investir 60 millions de dollars US dans son capital. Le groupe tricolore investira dans un premier temps 40 millions de dollars dans Gyroscopes et dans un deuxième temps, 20 millions de dollars, mais sous certaines conditions. «Nous sommes ravis d'accueillir Sanofi en tant qu'investisseur dans Gyroscope. Leur investissement confirme la pertinence de nos projets qui pourront permettre la prise en charge de patients atteints par de maladies ophtalmiques graves » a déclaré Khurem Farooq, PDG de Gyroscope. Et d’ajouter : «Nous pensons que notre principale thérapie génique expérimentale, GT005, a le potentiel d'être la première thérapie génique pour l'atrophie géographique, une cause dévastatrice de perte de vision affectant plus de 5 millions de personnes à travers le monde, et nous avons été ravis d'annoncer récemment des données encourageantes supplémentaires de notre Essai clinique FOCUS de phase I/II.» Selon les termes de l'accord, un cadre R&D de Sanofi rejoindra le Gyroscope Clinical Advisory Board en tant que conseiller sur les questions liées au développement de GT005 pour l'atrophie géographique (GA) consécutive à la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Par ailleurs, Gyroscope qui a accordé à Sanofi un droit exclusif de premier refus sur certaines transactions futures potentielles pour GT005 dans certaines zones géographiques, prévoit d'utiliser l’investissement de Sanofi pour financer des essais cliniques de phase II du GT005. 

Abderrahim DERRAJI - 12 novembre 2021 09:44