Note - Ministère de la Santé
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CODEINE-IBUPROFENE

L'Agence européenne du médicament met en garde contre l'association de codéine-ibuprofène Abderrahim Derraji - 05 octobre 2022 17:31
L'Agence européenne du médicament met en garde contre l'association de codéine-ibuprofène

L'Agence européenne du médicament (EMA), attire l’attention sur les éventuels effets indésirables pouvant être entraînés par les médicaments à base de l’association codéine-ibuprofène. Cette association peut être à l’origine de graves atteintes au niveau des reins et/ ou des intestins.

Le PRAC (Members Meetings Agendas and outcomes Pharmacovigilance Risk Assessment Committee) recommande de mettre à jour le RCP (Résumé caractéristique produit) et les notices des médicaments associant la codéine à l'ibuprofène afin d'inclure une mise en garde contre les effets nocifs graves pouvant compromettre le pronostic vital, en particulier quand ces médicaments sont pris pendant des périodes prolongées à des doses supérieures aux doses recommandées.

Cette association d'un opioïde (codéine) et d'un anti-inflammatoire (ibuprofène) est indiquée dans la prise en charge de la douleur. L'utilisation répétée de codéine avec de l'ibuprofène peut cependant être à l’origine d’une dépendance (accoutumance) et d'un abus du à la codéine.

Le PRAC a constaté que, lorsqu'elle est prise à des doses supérieures aux doses recommandées ou pendant une période prolongée, la codéine associée à l'ibuprofène peut endommager les reins, les empêchant d'éliminer correctement les acides du sang dans l'urine (acidose tubulaire rénale). Un dysfonctionnement rénal peut également provoquer une hypokaliémie ce qui peut à son tour provoquer des symptômes tels qu'une faiblesse musculaire et des étourdissements.

L’information «risque d’acidose tubulaire rénale et l'hypokaliémie» doit de ce fait être mentionnée sur le RCP ainsi que sur les notices en tant qu’un nouveau effet indésirable. 

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COVID-19

La pandémie : des contraintes pour les uns et des opportunités pour les autres! Abderrahim Derraji - 02 octobre 2022 21:37
La pandémie : des contraintes pour les uns et des opportunités pour les autres!

Le vendredi dernier, les autorités marocaines ont décidé de mettre fin aux restrictions imposées aux voyageurs se rendant au Maroc. Cette décision, qui s’explique par la faible circulation du Sars-CoV-2, est devenue effective le jour même.  

Comme l'a précisé l’Office national des aéroports (ONDA), les personnes souhaitant se rendre au Maroc n’auront désormais plus l’obligation d’être munies d’un PCR ou d’un pass vaccinal. Ils doivent juste télécharger et remplir la fiche sanitaire qui leur sera exigée à leur arrivée au Maroc.

Cette décision met ainsi fin aux mesures restrictives qui avaient compliqué l’accès au Royaume, y compris aux Marocains en déplacement à l’étranger. Le retour au pays était synonyme de tracasseries. Les voyageurs devaient, avant de prendre l’avion pour le Maroc, trouver un rendez-vous pour faire une PCR à quelques jours de leur voyage et débourser une somme qui dépassait parfois le prix du billet d’avion.

En dehors de certaines décisions qu’on pourrait qualifier de hâtives, on peut dire que la pandémie a été globalement bien gérée au Royaume. Elle a également constitué un test grandeur nature de notre système de santé et de notre capacité à faire face à une pandémie.  

Les professionnels de santé ont joué un rôle important pour contenir la pandémie et prendre en charge les sujets contaminés à l’image des pharmaciens d'officine qui se sont mobilisés en maintenant un service de proximité 24 h sur 24. Ils n’ont également ménagé aucun effort pour répondre à la forte demande en médicaments exprimée par leurs patients. Avec un peu de bon sens, ils auraient pu, comme leurs confrères des pays voisins, administrer des doses de vaccin et participer au dépistage de la Covid-19.

En ce qui concerne leurs instances professionnelles, on ne peut pas nier l'implication individuelle de certains responsables, mais force est de constater que collectivement la profession n’a pas vraiment tiré profit de cette pandémie pour rattraper son retard en matière de digitalisation.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, hormis un site Internet basique mis en ligne par le Conseil régional des pharmaciens d'officine du Sud (CRPOS), nos instances ordinales ne disposent toujours pas d'un portail répondant aux standards en vigueur. À travers une telle plateforme, les Conseils auraient pu dématérialiser leurs services et éviter, entre autres, les difficultés auxquelles les nouveaux diplômés ont été confrontés lorsque le Conseil national de l’Ordre a été obligé de fermer ses portes en raison de la contamination d'un des employés de la maison du pharmacien.

Un portail du Conseil aurait également pu permettre à nos responsables de communiquer officiellement et d'une manière efficiente avec les pharmaciens. Le recours aux réseaux sociaux peut, sans nul doute, être bénéfique, mais à condition que le Conseil dispose de sa propre page et que chaque publication contienne un lien qui renvoie vers le portail officiel du Conseil de l’Ordre.

L'absence d'une communication officielle a contraint les pharmaciens à se retrouver dans les forums Facebook ou WhatsApp pour avoir des informations sur la profession. Les membres de ces forums sont généralement choisis en fonction de leurs affinités. Malheureusement, la modération de ces forums utiles n'est pas toujours au rendez-vous, et même quand elle existe, elle reste souvent sélective. C'est ce qui explique la non-participation d'une majorité de pharmaciens. Certains d'entre eux finissent par quitter ces forums. 

La pandémie a également révélé l’importance du dossier numérique patient qui a permis dans de nombreux pays de faciliter l’approvisionnement des malades en médicaments durant la période de confinement stricte. Malheureusement, et en l'absence d’une messagerie sécurisée permettant d'authentifier l'auteur de la prescription tout en garantissant la protection des données à caractère personnel, les pharmaciens refusaient dans leur majorité de délivrer des ordonnances de psychotropes scannées et adressées par le médecin au patient via WhatsApp. Ceci a lourdement pénalisé certains patients.

Pour finir, on ne peut que se réjouir de l’amélioration de la situation sanitaire de notre pays, on ose espérer que l’administration accélère le chantier du dossier numérique patient, que les instances rattrapent leur retard en matière de digitalisation et que les pharmaciens soient les plus proactifs possible pour exploiter toutes les possibilités que leur offre la digitalisation.

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RUPTURE DE STOCK

France : la pénurie des médicaments inquiète l’ANSM Abderrahim Derraji - 02 octobre 2022 21:35
France : la pénurie des médicaments inquiète l’ANSM

Les ruptures d'approvisionnement des pharmacies durant au moins une semaine ont quasiment été multipliées par 2 depuis le début de 2022. Ces ruptures sont passées de 6,5 à 12,5% du nombre de références.

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a tiré la sonnette d’alarme au sujet de la rupture d’approvisionnement qui touche les analogues de GLP-1, une classe thérapeutique traitant le diabète de type 2.

Cette classe ne comporte que deux médicaments sous brevet. Il s’agit d’Ozempic® mis sur le marché par Novo Nordisk et le Trulicity® de l’américain Eli Lilly. Il s’agit de deux traitements qui se présentent sous forme injectable. Aucun autre conditionnement n’est pour le moment disponible en France.

D’autres spécialités font partie des 12,5% des références concernées par les ruptures. On y trouve certaines présentations du paracétamol, des antidiabétiques, des statines, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des traitements anti-reflux, etc.

Les causes de ces ruptures sont très variées. Pour les antidiabétiques, l'ANSM évoque une forte demande à l’international.

Selon des experts, pour pouvoir réduire la fréquence de ces pénuries, l’Hexagone devrait s’engager à augmenter sa production de médicaments en privilégiant le marché français au lieu de l'export.

D’après Pascal Perez, économiste et conseil de vendeurs en gros de médicaments : «Le système français d'approvisionnement des pharmacies est archaïque et très coûteux».

D’autres observateurs expliquent également la tension d’approvisionnement actuelle par l'invasion de l'Ukraine et les perturbations que connaît l'approvisionnement en emballages en carton, en flacons en verre, en opercules en aluminium, etc. 

Ces ruptures impactent la prise en charge des patients quand il s’agit de médicaments qui ne disposent pas d’alternatives thérapeutiques, comme c’est le cas des médicaments d'importance thérapeutique majeure (anticancéreux, antidiabétiques, etc. C’est également le cas quand la tension concerne des génériques se substituant à plus de 85% au médicament d'origine. Ce dernier ne peut pas couvrir à lui seul les besoins des patients.

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Alzheimer

Un nouveau traitement d’Alzheimer donne des résultats positifs Abderrahim Derraji - 02 octobre 2022 21:33
Un nouveau traitement d’Alzheimer donne des résultats positifs

Les résultats d’essais cliniques menés sur un nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer ont permis aux deux entreprises qui l’ont développé de le qualifier comme étant «le premier médicament à avoir clairement prouvé lors d’essais cliniques sa capacité de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer».
Il s’agit du lecanemab, un anticorps monoclonal des groupes pharmaceutiques japonais Eisai et américain Biogen. D’après ces derniers, ce traitement avait permis de «réduire le déclin cognitif de patients aux premiers stades de cette maladie».

Les essais cliniques ont été menés sur environ 1.800 personnes dont la moitié a reçu le traitement, et l’autre moitié un placebo. Selon les deux entreprises, le lecanemab a permis de réduire de 27% le déclin cognitif des patients traités, sur une période de 18 mois.


Eisai et Biogen prévoient de publier les résultats complets dans une revue scientifique. Ils projettent également de déposer des demandes d’Autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, au Japon et en Europe avant fin mars 2023.

Le professeur de neurosciences John Hardy, de l’University College de Londres, a qualifié les bénéfices du lecanemab de «modestes, mais réels» et il estime également que les résultats obtenus sont «vraiment encourageants».

Le médicament devra toutefois être examiné «au regard des risques d’effets secondaires» détectés, «dont des inflammations et des saignements dans le cerveau», a de son côté indiqué le Dr Charles Marshall, de la Queen Mary University of London.

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Libtayo

Le cemiplimab augmente la survie globale des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules dont 50% ou plus des cellules tumor Abderrahim Derraji - 02 octobre 2022 21:31
Le cemiplimab augmente la survie globale des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules dont 50% ou plus des cellules tumor

Les données positives d’un essai pivot mené sur l’inhibiteur de PD-1 expérimental Libtayo® (cemiplimab) dans le traitement de première ligne du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) localement avancé ou métastatique ont été présentées le 21 septembre au Congrès virtuel 2020 de la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO, European Society for Medical Oncology).

Cet essai a comparé une monothérapie par Libtayo® à un doublet de chimiothérapie à base de platine chez des patients dont 50% ou plus des cellules tumorales exprimaient la protéine PD-L1. Ces résultats formeront la base des soumissions qui seront présentées aux autorités réglementaires, en particulier celles des États-Unis et de l’Union européenne.

«Les résultats des nouvelles analyses présentés au congrès de l’ESMO montrent que Libtayo® a réduit de 43% le risque de décès des patients chez lesquels avait été confirmé un taux d’expression de la protéine PD-L1 supérieur ou égal à 50%. Cela est d’autant plus remarquable que près des trois quarts des patients ont été permutés vers un traitement par Libtayo après progression de leur maladie sous chimiothérapie et que 12% d’entre eux présentaient des métastases cérébrales prétraitées ou stabilisées», a indiqué le docteur Ahmet Sezer, professeur associé au Département d’oncologie médicale de l’Université Ba?kent à Adana, en Turquie, et investigateur de l’essai. Et d’ajouter : «Ces résultats confirment l’intérêt de Libtayo® comme nouvelle option anti-PD-1 potentielle, en monothérapie, dans le traitement de première ligne du cancer du poumon non à petites cellules au stade avancé».

Libtayo® est développé conjointement par Sanofi et Regeneron dans le cadre d’un accord de collaboration global. L’utilisation de Libtayo® dans le traitement du CPNPC au stade avancé est expérimentale et aucun organisme de réglementation ne l’a encore pleinement évaluée.

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Autres articles

L'AMMG signe un contrat programme 2022-2027 concernant l’industrie pharmaceutique avec le ministre de l’Industrie et du commerce et le ministre de la Santé

Dans un communiqué de presse, l'Association marocaine du médicament générique (AMMG) a annoncé qu’elle vient de signer avec le ministre de l’Industrie et du commerce, et le ministre de la Santé et de la protection sociale le contrat programme 2022-2027 concernant l’industrie pharmaceutique. Ce contrat table tout d’abord sur la création de 6.000 emplois directs, et 10.000 emplois indirects avec une augmentation du chiffre d’affaires de près de 15 Milliards de Dirhams. Ce contrat table également sur l'amélioration de la balance commerciale de près de 10 Milliards de Dirhams et sur la création d’une valeur ajoutée directe additionnelle de près de 6 Milliards de Dirhams. «l’'AMMG note avec grande satisfaction l'engagement par le ministre de la Santé et de la protection sociale de mener une véritable politique et des mesures concrètes pour le développement du médicament générique » indique l’AMMG dans le même communiqué.  

Abderrahim Derraji - 02 octobre 2022 21:28
La FIP publie un manuel relatif à la prise en charge des maladies respiratoires chroniques

La Fédération internationale pharmaceutique (FIP) vient de mettre en ligne un manuel, rédigé par un groupe d'experts, notamment des représentants de l'International Primary Care Respiratory Group et de la Société européenne de pharmacie clinique. Le manuel comporte des chapitres sur la prévention et le contrôle des maladies respiratoires chroniques, le dépistage, le travail interprofessionnel, la gestion non pharmacologique, la gestion pharmacologique (y compris l'optimisation des médicaments) et les soins palliatifs. Ce manuel présente également les paramètres des services pour les maladies respiratoires chroniques et les obstacles empêchant la mise en œuvre de ces services. Cette publication prend en considération le volet éthique dans la gestion des maladies. Le guide de référence qui accompagne le manuel définit les connaissances et les compétences que les pharmaciens doivent acquérir pour fournir des services aux patients souffrant de maladies respiratoires chroniques. «Les maladies respiratoires chroniques représentent un coût important pour les individus, les systèmes de santé et la société dans son ensemble. Alors que les prestations de soins de santé connaissent un changement de paradigme et une évolution vers une approche de soins centrée sur la personne pour optimiser la thérapie et les résultats de santé, les pharmaciens constituent des alliés de choix dans un modèle de soins collaboratifs interprofessionnels pour gérer au mieux les maladies respiratoires chroniques», a déclaré M. Gonçalo Sousa. Pinto, responsable FIP pour le développement et la transformation de la pratique et également éditeur du manuel. Dans l’avant-propos du manuel, Mme Siân Williams et le professeur Ee Ming Khoo, respectivement PDG et président de l'International Primary Care Respiratory Group, affirment que « Dans de nombreux pays, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, c’est au niveau de la pharmacie que les patients sont pris en charge. Les soins de santé prodigués par le pharmacien comportent des interventions vitales telles que la prise en charge des crises aiguës de maladies respiratoires chroniques et le traitement de la dépendance au tabac. Il est de ce fait dans l'intérêt de tous que cette intervention du pharmacien soit de qualité» Ils ont également exhorter les pharmaciens à réfléchir à la manière dont ils peuvent améliorer la santé respiratoire de leur communauté et à renforcer leur engagement, afin que nous puissions tous vivre dans un monde où tout le monde respire et se sent bien grâce à un accès universel aux bons soins. - Lien du manuel - Référentiel de connaissance et de compétences pour la professionalisation de la prise en charge des maladies respiratoires chroniques  

Abderrahim Derraji - 28 septembre 2022 17:05
Cancer de la prostate : de l’utilité des biopsies par voie transpérinéale couplée à une fusion d’images d’échographie et d’IRM

Le service d’urologie de l’Hôpital Militaire d’instruction Mohammed V et le Groupe marocain d’andrologie et de médecine sexuelle (GRAMS) ont organisé le vendredi dernier,à Rabat, une rencontre scientifique portant sur les actualités diagnostiques et thérapeutiques dans la prise en charge des cancers de la prostate. Lors de cette rencontre, il a été question d’une technologie innovante en urologie permettant d’assister le chirurgien par imagerie focalisée sur le cancer de la prostate.  Cette technique a pour objectif principal d’apporter une qualité et une précision aux interventions mini-invasives lors des étapes de diagnostic et de traitement du cancer de la prostate. Il s'agit d'une biopsie de la prostate par voie transpérinéale faisant appel à une fusion d’images d’échographie et d’IRM. Cette technique exploite à la fois les données IRM et l’échographie en temps réel en fusionnant les deux imageries, sachant que ces deux techniques sont habituellement incompatibles et ne pouvant donc pas être mises en œuvre en même temps chez le patient. Pour la première fois, l'échographie 3D, la fusion d'images, le suivi d'organes sont associés dans un dispositif unique et intuitif permettant à l'urologue de contrôler la précision et la qualité de la biopsie de prostate et permettre le choix d'un traitement adapté à chaque patient. Faut-il le rappeler, le cancer de la prostate est le 1er cancer chez l’homme et constitue la 2ème cause de mortalité par cancer chez l’homme. Habituellement, le dépistage de ce cancer repose sur le dosage sanguin du PSA et l’examen clinique (toucher rectal). Le diagnostic nécessite l’analyse histologique des prélèvements prostatiques. Ces biopsies prostatiques sont généralement réalisées par voie endorectale, grâce à un guidage échographique. Le plus souvent, le cancer n’est pas visible dans l’image échographique et celle-ci est utilisée pour réaliser une douzaine de prélèvements. Il faut rappeler que classiquement, pour diagnostiquer un cancer de la prostate ou une tumeur bénigne, le chirurgien urologue est contraint de passer par voie rectale pour réaliser une biopsie. Ce geste traumatisant constitue une des raisons du diagnostic tardif du cancer de la prostate. Aujourd’hui, le recours à la voie périnéale permet de faire des biopsies non invasives, guidées par échographie et IRM. La rencontre organisée vendredi dernier a permis à des urologues marocains des secteurs public, privé et militaire de prendre part à des workshops animés par l’équipe spécialisée de l’établissement urologique Nantes-Atlantis, dirigée par le Dr Thierry Rousseau. L’objectif de cette rencontre est de présenter les modalités pratiques de la réalisation au Maroc de cette nouvelle technique de biopsie prostatique et de débattre de des bénéfices qu'on peut en tirer.

Abderrahim Derraji - 27 septembre 2022 16:48
Journée mondiale de la pharmacie : les pharmaciens marocains n’ont toujours pas le cœur à la célébrer!

Les pharmaciens célèbrent, le 25 septembre de chaque année, leur Journée mondiale. Il s’agit d’une initiative de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) ayant pour objectif de faire connaître leur apport au système de santé. Ce rôle a été renforcé lors de la pandémie Covid-19 qui a révélé que les pays ayant impliqué les pharmaciens en leur conférant de nouvelles missions ont pu désengorger leurs structures de soins. En effet, en plus de leurs tâches habituelles, les pharmaciens ont joué un rôle important dans le dépistage du Sars-CoV-2. Ils ont aussi contribué à la réussite des campagnes de vaccination puisque les pharmaciens d’officine ont administré des doses de vaccin anti-Covid-19 dans une quarantaine de pays. Les officinaux ont également renouvelé des ordonnances arrivées à expiration chez les patients ayant été dans l’incapacité de rentrer en contact avec leur médecin traitant durant les périodes de confinement strict. Forts de ces expériences, de nombreux pays ne comptent pas en rester là. Leurs pharmaciens se forment, s’organisent et mènent des expériences pilotes en attendant de se voir conférer de nouvelles tâches. D’ailleurs, lors de son dernier Congrès qui s’est tenu la semaine dernière à Séville en Espagne, la FIP a exhorté les autorités sanitaires et les donneurs d’ordre à exploiter davantage les compétences des pharmaciens en renforçant leur rôle dans la prévention et en les impliquant dans de nouvelles missions. C’est également de ces nouvelles missions qu’il a été question lors de la conférence principale du Congrès MPharmaday qui a eu lieu samedi dernier à Rabat. Lors de cette conférence, Dr Hassan Imounachen, past president du Syndicat régional des pharmaciens d’Oujda, a fait un benchmark entre les missions conférées aux pharmaciens au Maroc et dans 11 autres pays : l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les Émirats arabes unis, les États-Unis, la France, l’Espagne, les Pays-Bas, le Qatar, le Royaume-Uni et la Suisse. Dans 7 pays sur les 11 pays cités, le pharmacien peut pratiquer la substitution. Dans 3 pays sur 11, les prescriptions se font en DCI (dénomination commune internationale). Seule l'Espagne n’autorise la substitution que sous certaines conditions. Dans 8 pays sur 11, les pharmaciens ont le droit d’administrer des doses de vaccin aux patients. Les pharmaciens belges pourront bientôt vacciner, et seuls le Qatar et les Émirats arabes unies n’autorisent pas les pharmaciens à vacciner. Neuf pays sur 11 autorisent les pharmaciens à utiliser des TROD et à faire le suivi thérapeutique. Là aussi, seuls le Qatar et les Émirats font exception. Ce benchmark confirme l’évolution des pratiques officinales à travers le monde comme le préconisent l’Organisation mondiale de la santé et la FIP. Au Maroc, les beaux rêves que font les étudiants durant leur difficile cursus universitaire se transforment en cauchemar dès qu’ils prennent connaissance de la réalité de l’exercice officinal. L’absence d’une volonté politique, la rupture de dialogue entre les pharmaciens et la tutelle, les divisions intestines, les dysfonctionnements affectant les élections ordinales et la pression exercée par certaines associations de médecins constituent un réel frein à l’évolution de la pharmacie au Maroc. Le dernier exemple qui a scandalisé les pharmaciens d'officine est le test Covid-19. Le ministère de la Santé a interdit aux pharmaciens de faire les tests Covid-19. Pire, il leur a même interdit de dispenser les autotests. Bien évidemment, ces tests ont continué à se vendre en catimini et en dehors des pharmacies. Depuis la promulgation de la Constitution de 2011, des efforts sont déployés pour améliorer l’accès aux soins. Et bientôt, la couverture médicale sera généralisée ce qui va s’accompagner d’une augmentation des dépenses en matière de santé. Pour limiter ces dépenses et garantir la pérennité des caisses, on va devoir mettre en place des mécanismes permettant une gestion optimale des ressources et exploiter au mieux les compétences de tous les professionnels de santé.  De nombreux pays ont compris, depuis longtemps, que le pharmacien peut constituer un allié de choix pour améliorer la prise en charge des patients tout en réduisant les dépenses en matière de santé. Son implication dans la prévention, le suivi thérapeutique, la vaccination, la substitution (...) ont donné les résultats escomptés. Au Maroc, rien ne peut malheureusement être fait tant que la profession ne parle pas la même voix et tant que la tension entre les instances professionnelles et l'administration perdure. On comprend que cette dernière puisse refuser de se réunir avec des Conseils de l’Ordre n’ayant pas organisé à temps leurs élections, par contre, les raisons qui la poussent à ne pas débloquer cette situation nous échappent, sachant que le Dahir de 1976 lui confère cette prérogative !

Abderrahim Derraji - 25 septembre 2022 21:48
80e Congrès de la FIP : partage d’expériences entre les pays membres

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 19 septembre au Centre Fibes à Séville, le président de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP), Dominique Jordan, a déclaré que la 80e édition du Congrès de la FIP constitue une opportunité d’échanges entre les 100 pays représentés. Durant cette conférence de presse, ce pharmacien de Sion a rappelé aux journalistes présents l'engagement des pharmaciens dans l'éducation thérapeutique et dans la formation ainsi que leur apport à la concrétisation et la pérennité de la couverture sanitaire universelle. «La pharmacie est essentielle pour renforcer nos systèmes de santé. C’est la raison qui nous a poussés à choisir pour notre 80e édition de notre congrès le thème “La pharmacie unie dans la relance des soins de santé”», a déclaré Dominique Jordan. Et d’ajouter : «Les expériences se traduisant par une amélioration du rôle du pharmacien doivent être partagées afin que les pays puissent apprendre les uns des autres». Le président de la FIP a aussi affirmé que la pharmacie doit prendre la place qui lui sied dans le système de santé. Celle-ci doit occuper une place centrale dans les soins de santé primaires, comme elle doit s'équiper pour pouvoir assurer les services nécessaires, notamment dans les domaines de la santé mentale et la vaccination des enfants. Et comme la dépression et l'anxiété ont augmenté de 25% au cours de la première année de la pandémie de la Covid et 25 millions de nourrissons ont été privés de vaccins vitaux, la FIP a prévu des sessions dédiées à la santé mentale et à la vaccination. «Au cours de ces quelques jours, nous débattrons des stratégies à adopter pour préparer la pharmacie de demain», a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «Nous allons également préparer une batterie de conférences au sujet de la Covid-19, la communication et la lutte contre la désinformation, les défis éthiques. Nous allons aussi étudier des mécanismes à mettre en place pour lutter contre les inégalités en matière d’accès aux soins et contre les pénuries des médicaments, etc.

Abderrahim Derraji - 25 septembre 2022 21:44
FIP rend publique une feuille de route pour accompagner la transformation de la pharmacie

La Fédération internationale pharmaceutique (FIP) a présenté, lors du 80e Congrès mondial de la pharmacie et des sciences pharmaceutiques qui s'est tenu à Séville, une feuille de route résumant sa vision concernant la transformation de la pharmacie à travers le monde en s’appuyant sur l'Agenda de développement durable 2030 des Nations Unies et des objectifs de développement de la FIP. Cette feuille de route est un document prospectif abordant les questions d'avancement et de transformation de la pharmacie. Il fournit également des recommandations pour que cette transformation puisse avoir lieu en restant en phase avec l'agenda mondial du développement durable. En savoir plus : lien :    

Abderrahim Derraji - 23 septembre 2022 10:45
Le président de la FIP exhorte les parlementaires espagnoles à impliquer davantage les pharmaciens

«Le rôle de la pharmacie est capital pour la couverture sanitaire universelle», a déclaré le président de la FIP, Dominique Jordan, aux députés lors d'une réunion qui s’est tenue au Parlement d'Andalousie à Séville le 20 septembre 2022. Dans le discours qu’il a prononcé lors d'une rencontre organisée par le Conseil général pharmaceutique d'Espagne en prévision de la Journée mondiale des pharmaciens le 25 septembre, M. Jordan a déclaré que les pharmaciens et les pharmacies font partie intégrante d'un système de santé «qui fonctionne bien». «Je voudrais faire savoir que la profession pharmaceutique, à travers le monde, est engagée et unie dans l'action pour un monde en meilleure santé», a-t-il ajouté. Au cours de cette réunion, le Conseil général pharmaceutique d'Espagne a rendu officielle son adhésion à la campagne de la Journée mondiale des pharmaciens et a renouvelé son engagement envers la santé des patients au nom des pharmaciens en espagne.

Abderrahim Derraji - 21 septembre 2022 11:14
Congrès de la FIP : La Covid-19 a renforcé le rôle du pharmacien

Dans son discours inaugural qu’il a prononcé lors du 80e Congrès mondial de la pharmacie et des sciences pharmaceutiques de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) qui se tient actuellement à Séville en Espagne, Dominique Jordan, président de cette fédération a indiqué que la profession pharmaceutique a progressé à un «rythme sans précédent». La pandémie a accéléré son évolution en élargissant le champ d’activité et le rôle du pharmacien à travers le monde. Ce dernier a assuré de nouveaux services qui ont renforcé sa place dans le système de santé. Il a étayé ses propos en rappelant aux représentants d’une centaine de nations qui ont pris part à ce conclave que les données recueillies par la FIP en août 2022 ont révélé que la vaccination en pharmacie se pratique dans 40 pays. Ce chiffre ne dépassait pas 20 pays en 2016. Quant au vice-président de la FIP, Ash Soni, il a indiqué que la pandémie de COVID-19 avait perturbé les services de santé et entraîné une charge supplémentaire, notamment une augmentation des besoins en soins de santé mentale. Il a ensuite rajouté que la couverture sanitaire universelle doit se concrétiser, la croissance de l’offre et de l'utilisation des services de santé essentiels par le biais de la pharmacie doit s'accélérer davantage d’autant plus que les guerres et l’insécurité alimentaire risquent de nous faire perdre des décennies d'amélioration des résultats sanitaires. Tous les discours prononcés lors de la séance inaugurale de ce conclave ont confirmé le rôle essentiel que le pharmacien a joué lors de la pandémie. Les autorités sanitaires et les donneurs d'ordre devraient exploiter davantage les compétences des pharmaciens en réunissant les conditions nécessaires pour garantir la transformation de la pratique officinale.

Abderrahim Derraji - 20 septembre 2022 09:59
Conférence nationale de Sigmapharm : L’équilibre des caisses d'assurance oui, mais pas au détriment de celui des pharmacies !

Le groupement d’intérêt économique Sigmapharm a organisé, le 14 septembre à Rabat, sa 1ère  Conférence nationale sous le thème «Rôle du pharmacien dans la réussite du chantier royal de généralisation de la protection sociale». La cérémonie inaugurale de ce conclave s’est tenue en présence du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, de la présidente du Conseil régional des pharmaciens d'officine du Sud, du président du Conseil régional des pharmaciens d'officine du Nord, de représentants de la fédération des syndicats des pharmaciens de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques et du  président du Groupement professionnel de la distribution pharmaceutique au Maroc. De par leur présence, et à travers leurs discours, le président de Sigmapharm et les autres invités ont exprimé à l’unisson leur volonté de ne ménager aucun effort pour contribuer à garantir la réussite du chantier royal de généralisation de la protection sociale. Ils appréhendent cependant la mise en place de stratégie qui se focalise sur les baisses de prix des médicaments sans se soucier de l’équilibre des pharmaciens.    Cette Conférence a été également l’occasion de débattre de sujets importants comme la Loi-cadre 06-22 relative au système national de santé et l’octroi du droit de substitution au pharmacien. Ce dernier constitue un des leviers indéniable pour préserver l’équilibre des caisses d'assurance-maladies et un des moyens permettant de proposer aux patients des alternatives thérapeutiques en cas de ruptures de stock.

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 12:08
Faut-il «sucrer» les édulcorants ?

Une étude de cohorte prospective à grande échelle dont les résultats ont été publiés dans la revue «The British Medical Journal» suggère une association directe potentielle entre une consommation accrue d'édulcorants artificiels, en particulier l'aspartame l'acésulfame potassique et le sucralose et un risque accru de maladie cardiovasculaire. Cette étude, menée par une équipe de chercheurs français, a été conduite chez 103.400 adultes qui ont été suivis entre 2009 et 2021 afin d’évaluer l’impact des édulcorants sur la santé de ceux qui en consomment. Le sorbitol et sirop de sorbitol E420, le mannitol E421 ou l’aspartame E951 font partie des nombreux sucres de substitution utilisés dans l’industrie alimentaire. Ces édulcorants sont présents dans de nombreux aliments. Paradoxalement, les consommateurs utilisent de plus en plus d’aliments dits «allégés» pour réduire leur consommation en sucre qui est associée aux maladies chroniques. Mais cette étude pourrait tout remettre en question ! Le plus inquiétant, c’est que les édulcorants artificiels qui sont souvent contestés sont présents dans des milliers de marques d'aliments et de boissons à travers le monde. On ose espérer que les résultats des réévaluations qui sont actuellement menées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres agences de santé à travers le monde pourront nous permettre d’y voir plus clair au sujet des édulcorants censés réduire la prévalence de l’obésité et des maladies métaboliques…

Abderrahim Derraji - 19 septembre 2022 11:47