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E-PRESCRIPTION

E-prescription : La fin des ordonnances falsifiées, mais «pas que» ! Abderrahim Derraji - 28 novembre 2022 09:29
E-prescription : La fin des ordonnances falsifiées, mais «pas que» !

L’ordonnance numérique, qui est en vigueur dans plusieurs pays, sera adoptée en France, au plus tard fin avril 2023. Après cette date, tous les cabinets médicaux et toutes les pharmacies d’officine adopteront l’ordonnance électronique. Celle-ci sera dotée d’un QR code permettant de sécuriser à la fois la prescription et la délivrance des médicaments.

Ce QR code sera propre à chaque ordonnance électronique et après la délivrance de l'ordonnance par le pharmacien, ce code sera automatiquement désactivé pour empêcher toute réutilisation de l'ordonnance.

Les données figurant sur l’ordonnance électronique sont systématiquement enregistrées sur le serveur de l'assurance-maladie. Elles sont également enregistrées sur le DMP (Dossier médical patient).

En pratique, une fois que le médecin remet l’ordonnance dotée du QR code à son patient, celui-ci peut récupérer son traitement en se rendant à la pharmacie de son choix. Le LGO (Logiciel de gestion de l'officine) reconnaît le QR code scanné et génère les données de la prescription à partir du serveur de l’assurance-maladie.

Pour garantir une dématérialisation totale comme le prévoit ce dispositif entièrement financé par la Caisse d’assurance maladie, le patient utilisera dans un avenir proche son smartphone à la place d’une ordonnance. Le dispositif prévoit également un recours systématique aux logiciels d'aide à la prescription (LAP) et à la dispensation. Cela permettra de réduire les risques d'iatrogénie et d'interactions médicamenteuses à éviter.

En plus du gain de temps et de la sécurisation de la prescription, ce dispositif permet de garantir l'authenticité de la prescription grâce à la carte CPS (Cartes de professionnels de santé).

Dès la mise en place de ce dispositif, l’équipe officinale ne sera plus confrontée au problème des ordonnances falsifiées.

Cependant, le recours à l'e-prescription ne deviendra obligatoire pour les médecins qu'au 1er janvier 2025. En attendant cette échéance, les pharmaciens traiteront les prescriptions sans QR code comme ils le font actuellement.

Pour pouvoir traiter les ordonnances électroniques, les pharmaciens et les médecins devront mettre à jour leur logiciel. Et bien que le déploiement de ce dispositif ne s’annonce pas comme une mince affaire, le jeu en vaut la chandelle.

Au Maroc, il y a un projet de Dossier numérique patient dans les tuyaux, mais l’interopérabilité entre les différents intervenants et la mise à niveau de leurs équipements risquent de demander de nombreuses années. Par contre, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a bien avancé dans la dématérialisation des dossiers de ses assurés. Le déploiement de ce dispositif est en principe prévu pour 2023. Il permettra à la CNSS de gagner un temps précieux dans le traitement des dossiers des assurés dont le nombre ne cesse d’augmenter. Ce projet va également permettre de maîtriser la traçabilité des prescriptions et de générer des données à même d’optimiser les prestations de la CNSS et garantir sa pérennité..

Gâteau sur la cerise, cette dématérialisation va permettre de réduire les erreurs liées au déchiffrement des ordonnances manuscrites qui posent un réel problème aux pharmaciens. L’authentification des ordonnances des assurés/CNSS sous psychotropes va également permettre au pharmacien de savoir si une ordonnance est falsifiée ou non.

On ose espérer que le déploiement de ces projets pourra figurer parmi les priorités de notre système de santé, ne serait-ce que pour éviter aux patients d’être privés de leurs traitements comme ça a été le cas pendant le confinement strict imposé durant la pandémie. Pendant cette période compliquée, nos doutes au sujet de l’apport de la dématérialisation n’ont pas mis longtemps à se dissiper ! 

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SANOFI

Sanofi organise la 5e édition du Prix Sanofi Maroc de recherche en diabète Abderrahim Derraji - 28 novembre 2022 09:16
Sanofi organise la 5e édition du Prix Sanofi Maroc de recherche en diabète

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La ville de Salé a abrité, le samedi dernier, la cérémonie de remise des prix de la cinquième édition du Prix Sanofi de recherche en diabète. Ce Prix organisé conjointement par Sanofi Maroc et la Société Marocaine d’Endocrinologie Diabétologie Nutrition (Smedian) a pour objectif d’encourager et valoriser la recherche biomédicale ?dans le diabète au Maroc.

Organisé sous l’égide du ministère de la Santé et de la protection sociale et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, cet événement s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale du diabète qui est célébrée le 14 novembre de chaque année.

Depuis sa création, ce Prix rencontre un franc succès. L’édition 2022 ne fait pas exception puisque dix-huit sujets de recherche ont été soumis au jury. Ces travaux émanent de médecins-chercheurs des CHU et hôpitaux militaires de villes de Bouarfa, Casablanca, Fès, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat et Tanger.

Faut-il le rappeler, depuis la création de ce Prix, 134 travaux de recherche ont été soumis par des médecins-chercheurs exerçant dans les centres hospitaliers universitaires, hôpitaux militaires et médecine libérale.

Les organisateurs de cette cérémonie ont également prévu un programme scientifique avec trois panels : «Prévention et prise en charge du diabète de type 1» ; «Diabète au Maroc, évolution des traitements et de la Recherche & Développement» ; et «Principaux indicateurs du Prix Sanofi Maroc de recherche en diabète».

«Malgré des avancées thérapeutiques décisives dans la prise en charge des patients, le diabète reste un enjeu majeur de santé publique. 

 



Dans ce contexte, nos équipes se sont fixé comme objectif d’accompagner les patients et les professionnels de santé au quotidien avec des solutions thérapeutiques innovantes pour freiner la progression des maladies chroniques», a déclaré Dr Amine Benabderrazik, président-directeur général Sanofi Maroc, en introduisant cette cérémonie.

Les organisateurs ont également fait part à l’assistance de la publication dans la prestigieuse revue de la Fédération internationale du diabète (FID), «Diabetes Research and Clinical Practice» d’un article au sujet du travail de recherche de la professeure Imane Motaib pour lequel elle a été primée lors de l’édition 2021 du Prix Sanofi de recherche en diabète.

L’article en question s’intitule «Predicting Poor Glycemic Control During Ramadan Among Non-Fasting Patients with Diabetes using Artificial Intelligence (AI) based machine learning models: The future is already here».

«Nous nous réjouissons de cette collaboration avec Sanofi Maroc et l’ensemble des intervenants de la recherche biomédicale sur le diabète qui représente un véritable enjeu de santé publique. Les thématiques proposées sont en phase avec l’impact de cette pathologie sur le quotidien des patients et leurs familles», a déclaré Dr Hamdoun Lhassani, président de la Société marocaine d’endocrinologie diabétologie nutrition (Smedian).

Quant au Pr Jamal Belkhadir, président du Jury 2022, il a rappelé les conditions dans lesquelles se déroule la délibération du Prix Sanofi Maroc de recherche en diabète ainsi que celles requises pour qu’un travail de recherche puisse concourir à ce Prix. 

Pour rappel, ce travail de recherche doit être effectif et implémenté au Maroc lors des trois dernières années et doit «générer une pertinence et un impact sur la santé publique».

Cette cérémonie a également été l’occasion d’insister sur l’importance de la prise en charge des enfants diabétiques ainsi que de la sensibilisation en milieu scolaire, d’autant plus que la prévalence du diabète chez l’enfant connaît une augmentation qui inquiète particulièrement les professionnels de santé.

En effet, d’après les estimations de la FID, le diabète de type 1 affecte, chaque année, plus de 1,1 million d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes de moins de 20 ans à travers le monde.

Les professionnels de santé déplorent également la stigmatisation des diabétiques type 1, spécialement en milieu scolaire. La méconnaissance de cette pathologie est à l'origine de la discrimination des enfants qui en sont atteints. Cette discrimination peut être à l’origine d’abandon scolaire et d’un défaut d’observance de traitement, particuliéremlent chez les enfants et les adolescents affectés par le diabète de type 1.

En plus des défis posés par le diabète de type 1, le diabète de type 2 connaît une recrudescence chez les enfants et les adolescents en raison du mode de vie qui est de plus en plus sédentaire.

Pour faire face à ces problématiques, la FID et la Société internationale pour le diabète pédiatrique et de l’adolescent (ISPAD), en collaboration avec Sanofi, ont créé en 2013 le projet «KiDS». Cette initiative a pour objectif d’améliorer l’expérience scolaire des enfants atteints de diabète de type 1, de lutter contre la stigmatisation liée au diabète et de promouvoir des modes de vie sains pour lutter contre le diabète de type 2.

«Sanofi s’engage à déployer une méthode collaborative fondée sur des coopérations avec des associations de professionnels de santé et de patients, des institutions de recherche, des leaders du secteur de la santé ainsi que d’autres secteurs d’activité. L’objectif est de faire progresser les connaissances scientifiques, promouvoir la convergence de la science et de la technologie, contribuer à l’amélioration des résultats de santé et à l’évolution des modalités de prise en charge thérapeutique du diabète», a indiqué Sanofi dans un communiqué du 26 novembre 2022.

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HEMOPHILIE

Un traitement de l’hémophilie B qui coûte 3,5 millions de dollars Abderrahim Derraji - 28 novembre 2022 09:06
Un traitement de l’hémophilie B qui coûte 3,5 millions de dollars

La Food and Drug Administration (FDA) vient d’accorder l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) à Hemgenix®, un nouveau traitement de l'hémophilie B dont le prix a été fixé à 3,5 millions de dollars la dose.

Avec ce prix, ce traitement mis sur le marché par le laboratoire CSL Behring détrônera le Zolgensma® de Novartis dont le prix est de 2,1 millions de dollars et le traitement de la bêta-thalassémie de Bluebird Bio se vend à 2,8 millions de dollars.

L’hémophilie B est une maladie qui affecte environ 1 personne sur 40.000. Elle représente 15% des patients hémophiles à travers le monde. Le nombre de personnes vivant avec une hémophilie B aux États-Unis et en Europe avoisine les 16 millions de personnes.

Ces patients ont un déficit héréditaire en facteur de coagulation IX qui est dû à une mutation. Ce déficit, qui empêche le sang de coaguler, peut être corrigé par un traitement de substitution administré par voie intraveineuse que les hémophiles doivent effectuer toute leur vie pour éviter les hémorragies.

Hemgenix® fait appel à un adénovirus qui est utilisé comme vecteur pour fournir du matériel génétique. Le gène manquant au malade (facteur de coagulation IX) est acheminé dans l'organisme du malade, plus précisément dans le foie et lui transmet l'information nécessaire pour produire la protéine du facteur IX jusque-là manquante.

Hemgenix® permet d'augmenter le taux sanguin du facteur IX, ce qui réduit de plus de moitié le nombre d'événements hémorragiques attendus au cours d'une année. D’après une étude clinique, 94% des patients pourraient se passer des perfusions régulières du facteur de coagulation IX.

Bien que ce traitement ne nécessite qu’une seule administration et permet au malade de retrouver une vie quasi normale, il n’en reste pas moins que son prix excessif le rend inaccessible aux malades, d’autant plus que les caisses d’assurance-maladie sont déjà en difficulté à cause des nouvelles thérapies dont le mécanisme de fixation des prix manque souvent de transparence. 

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LEMM

Myriem Tamimy élue à la tête de l'association LEMM Abderrahim Derraji - 24 novembre 2022 10:46
Myriem Tamimy élue à la tête de l'association LEMM

L’association Les Entreprises du médicament du Maroc (LEMM) a annoncé, le mardi 22 novembre 2022, que Myriem Tamimy, DG de GSK, occupera désormais le poste de présidente de l'association LEMM. Elle sera, de ce fait, la première femme marocaine à occuper ce poste. 

Myriem Tamimy aura comme vice-présidents : Sanaa Sayagh, DG de Roche, Amine Benabderrazik, DG de Sanofi, Alain Barry, DG de MSD.



Quant aux postes de secrétaire général et de trésorier, ils seront respectivement occupés par Mehdi Seqat, DG de Janssen et Amine Sekhri, DG d'AstraZeneca. Mme Fadela Benjelloun continuera à occuper le poste de directrice exécutive.

«Je suis fière de porter les valeurs de LEMM, particulièrement pendant cette période de grandes réformes importantes pour notre pays. Aussi, je tiens à saluer le travail remarquable effectué par l’équipe précédente et reste confiante que LEMM, à travers son nouveau bureau, poursuivra son engagement à accompagner le développement du secteur de la santé au Maroc et à promouvoir une médecine répondant aux standards de qualité au profit de nos concitoyens», a indiqué Myriem Tamimy.

L'association LEMM regroupe 18 membres actifs, filiales marocaines de groupes pharmaceutiques internationaux cumulant plus de la moitié du chiffre d’affaires total du secteur pharmaceutique.

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AGONISTES GnRH

Agonistes GnRH : nouveaux avertissements concernant les agonistes Abderrahim Derraji - 22 novembre 2022 16:02
Agonistes GnRH : nouveaux avertissements concernant les agonistes

Selon des déclarations de responsables de la santé américains prononcées mercredi dernier, les traitements hormonaux du cancer de la prostate Lupron® d'Abbott, le Zoladex® d'AstraZeneca® et l'Eligard de Sanofi doivent faire l'objet de nouveaux avertissements portant sur un faible risque accru de diabète et de problèmes cardiaques pouvant aller jusqu'à la mort subite.

Ces trois médicaments, appartenant à la classe des agonistes GnRH, agissent en entraînant l'arrêt de la production de testostérone. Ils sont indiqués pour soulager les symptômes du cancer de la prostate en phase avancée.

La FDA (Food and Drug Administration) considère que le risque de diabète ou de problèmes cardiaques chez les patients traités par ces médicaments est faible. Elle recommande, cependant, de faire un examen régulier des malades pour déceler une hyperglycémie ou d'éventuels signes indiquant des dommages cardiaques.

La FDA recommande également un dosage de la glycémie et un examen cardiaque avant d’initier le traitement par ces traitements.

On compte parmi les génériques des GnRH Trelstar® de Watson Pharmaceutical , Vantas® d'Endo Pharmaceuticals Holdings et Synarel® de Pfizer.

Le groupe "est attaché à un usage sûr et efficace de l'Eligard®" a déclaré Emmy Tsui, porte-parole de Sanofi en indiquant que son groupe examine les conclusions de la FDA.  

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Autres articles

Antibiotiques : La rupture n'empêche pas la sur-utilisation !

L’amoxicilline, un des antibiotiques (ATB) les plus utilisés dans la prise en charge des infections bactériennes, connaît actuellement une tension d’approvisionnement dans plusieurs pays, notamment la France. En effet, dans un point d’information(1) mis en ligne le 18 novembre 2022, l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM – France) a indiqué que «l’amoxicilline, seule ou en association avec l’acide clavulanique, fait l’objet de fortes tensions d'approvisionnement en France. Les formes de ces antibiotiques les plus impactées sont principalement les suspensions buvables en flacon, qui sont majoritairement prescrites en ville chez les enfants». L’Agence française se veut, cependant, rassurante et s’engage à mettre tout en œuvre pour sécuriser au mieux la situation et garantir la couverture des besoins des patients. Par le même écrit, l’Agence rappelle que les ATB n’ont aucune efficacité contre les infections virales, dont les bronchiolites, la grippe, la Covid-19, les rhinopharyngites et la grande majorité des angines et des otites et elle a dressé la liste des médicaments concernés. Les médicaments concernés sont : Clamoxyl (amoxicilline) et génériques (dosages 125 mg/5ml, 250 mg/5 ml et 500 mg/5 ml) et Augmentin (amoxicilline/acide clavulanique) et génériques (dosage 100 mg/12,5 mg/ml). D’autres formes orales, plutôt destinées à l’adulte (comprimés, gélules, etc.), font également l’objet de tensions. Ces tensions d’approvisionnement seraient dues à une forte augmentation de la consommation en ATB. Et comme la demande en amoxicilline avait très fortement diminué pendant la pandémie Covid-19, il y a eu une réduction, voire un arrêt de certaines lignes de production. Les sites industriels concernés n’ont pas retrouvé leur capacité de production d’avant la pandémie. Pour mieux gérer les stocks disponibles, l’ANSM a mis en place un contingentement quantitatif aussi bien en ville qu’à l’hôpital. Elle a également formulé une série de recommandations destinées aux médecins, aux pharmaciens et aux patients (voir recommandations). D’autres pays connaissent également des perturbations similaires, notamment le Canada et les États-Unis. Selon Santé Canada(2), quatre entreprises pharmaceutiques connaissent une rupture de stock de médicaments à base d’amoxicilline. L’Agence fédérale rapporte, cependant, que huit autres entreprises sont actuellement épargnées et pourront, de ce fait, continuer à approvisionner le marché canadien en médicaments à base d’amoxicilline. La FDA (Food and Drug Administration – États-Unis) signale, à son tour, une pénurie d’amoxicilline liée à une forte demande. Malheureusement, et malgré le risque de résistance, les ATB continuent à être sur-utilisés en France(3), qui reste le quatrième pays européen qui consomme le plus d’antibiotiques, derrière la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie. Cette utilisation exagérée s’explique, entre autres, par certaines idées reçues chez les malades. Huit Français sur 10 pensent que les ATB sont efficaces en cas de bronchite aiguë, plus de 65% en cas de bronchiolite, 55% en cas d’angine virale et 53% en cas de grippe. Quelque 54% des Français sont persuadés qu’il est recommandé de prendre des ATB pour un mal de gorge et 50% estiment que les ATB permettent de guérir plus rapidement. Les États-Unis connaissent à leur tour des utilisations non justifiées d’ATB. Selon les données nationales(4), 30% des antibiotiques administrés par voie orale sont injustifiés. Au Maroc, aucune information ne laisse présager une tension d’approvisionnement en amoxicilline pour le moment. Par contre, la sur-utilisation est malheureusement très répandue et il suffit d’analyser les chiffres d’affaires des médicaments les plus vendus pour s’en convaincre. En 2022(5) par exemple, deux antibiotiques font partie des 10 médicaments les plus vendus au Royaume. Il s’agit du princeps de l’association amoxicilline-acide clavulanique qui a occupé la deuxième place avec un chiffre d’affaires de 167,7 millions de dirhams, et un générique à base d’azithromycine qui s’est hissé à la sixième place avec un chiffre d’affaires de 104,1 millions de dirhams.  Pour conclure, en attendant des études «consistantes» permettant de bien cerner l’utilisation des ATB et la résistance aux ATB au Maroc et la mise en place d’une vraie stratégie pour rationaliser l’utilisation des ATB, on devrait au moins adopter quelques règles de bon sens, à commencer  par une campagne de sensibilisation des professionnels de santé et du grand public. On pourrait également mettre en place des mécanismes pour éviter la délivrance des ATB sans ordonnances et pour inciter les médecins à éviter les prescriptions probabilistes et les ATB à large spectre. On déplore également la sous-utilisation des TROD (Tests rapides d'orientation diagnostic) qui sont des tests rapides qui nous évitent de traiter des angines virales par des antibiotiques. Bien évidemment, ceci ne peut se concrétiser que si on implique le pharmacien en faisant de lui un partenaire à part entière et non pas «entièrement à part» comme c’est le cas depuis un certain temps ! Sources :  1 ANSM : lien    2 lapresse.ca  3 univadis.fr  4 Fleming-Dutra, K. E. et al. Prevalence of Inappropriate Antibiotic Prescriptions Among US Ambulatory Care Visits, 2010-2011. JAMA 315, 1864-1873 (2016). 5 IQVIA

Abderrahim Derraji - 22 novembre 2022 13:57
Quand il n’en a plus, il y en a encore !

Lors de la séance plénière législative tenue le jeudi dernier, la Chambre des représentants a adopté, à la majorité des voix, la première partie du Projet de loi de Finances 50-22 au titre de l’année budgétaire 2023. Quelque 183 députés ont voté pour la première partie du Projet de loi de Finances, tandis que 70 s’y sont opposés. La séance a également été marquée par la discussion des amendements présentés par le Gouvernement et les groupes de la majorité et de l'opposition. Le nombre d'amendements retenu a atteint 209. La séance tenue vendredi dernier a été consacrée à la présentation des rapports des commissions permanentes sur les projets de budgets sectoriels. Cette séance a été consacrée à la discussion et au vote de la deuxième partie du Projet de loi de Finances, ainsi que de l'ensemble du Projet de loi de Finances 2023. Cette loi de Finances prévoit, entre autres, d’harmoniser l’impôt sur les sociétés (IS). Toutes les entreprises devront payer 20% d’IS d’ici 2026. Il y a, cependant, deux exceptions. Il s’agit des sociétés déclarant un bénéfice net dépassant les 100 millions de dirhams qui se verront appliquer un taux de 35%, et les banques et compagnies d’assurances qui devront payer 40% d’IS. Pendant que la loi de Finances était soumise au vote, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a appelé tous les pharmaciens du Royaume à participer au sit-in qu’elle organisera le mardi prochain devant le Parlement. La Confédération estime que l’augmentation du taux de l’IS de 10 à 20% va aggraver les difficultés économiques que vivent les petites pharmacies ayant adopté le statut d’une SARL.   Photo Archives-pharmacie.ma     Même si tous les pharmaciens ne sont pas concernés par cette augmentation, cette disposition va s’ajouter à une série de mesures adoptées sans prendre en considération ni les spécificités de la pharmacie, ni sa situation économique. En effet, depuis plus d’une décennie, les revenus des pharmaciens ne cessent de baisser, et particulièrement depuis l’entrée en vigueur du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés. Ce texte a entraîné une baisse généralisée des prix des médicaments et la mise en place de deux forfaits insignifiants pour les produits dits onéreux. Quant à l’augmentation du volume des ventes de médicaments annoncés par le ministre de la Santé de l’époque, ce n’était, ni plus ni moins, qu’un tour de passe-passe pour faire passer la pilule aux pharmaciens. Les jeunes pharmaciens et ceux exerçant dans les zones rurales connaissent des difficultés insurmontables. Des centaines de ces officines sont en vente sans qu’elles trouvent d’acquéreur. Quant aux pharmaciens plus âgés, ils ne sont guère mieux lotis. Aucune mesure n’a été prise pour les encourager à céder leurs pharmacies à des jeunes en quête de pharmacie rentable. Bien souvent, après avoir payé ses fournisseurs, ses crédits et les impôts, le pharmacien en âge de partir à la retraite se retrouve avec des miettes. Aucun abattement fiscal n'est prévu pour ce cas de figure. La profession ne peut plus continuer sur cette voie. Les pharmaciens et leurs instances doivent réfléchir d’urgence à un nouveau mode de rémunération pour que les revenus du pharmacien soient moins impactés par les baisses de prix de médicaments. Ils doivent également se former pour améliorer leurs pratiques et prospecter de nouvelles missions génératrices de revenu, comme c’est le cas de nombreux pays voisins. In fine, et pour que la profession puisse s'adapter aux changements et préserver un exercice au service du patient, il faut tout d'abord que les instances ordinales retrouvent un fonctionnement normal, à commencer par l’organisation des élections conformément aux lois en vigueur. Il faut, ensuite, que la tutelle soit plus réceptive aux doléances des pharmaciens qui se sentent de plus en plus marginalisés. Et pour finir, il faut que les pharmaciens se prennent en charge et mettent les bouchées doubles pour être à la hauteur des challenges qui se profilent à l'horizon.

Abderrahim Derraji - 13 novembre 2022 22:57
Onivyde® : résultats positifs chez les malades non précédemment traités atteints d'un mPDAC

Par un communiqué daté du 9 novembre 2022, le laboratoire pharmaceutique Ipsen a annoncé qu'un essai de phase 3 mené sur 770 malades non précédemment traités atteints d'un adénocarcinome canalaire pancréatique métastatique avait atteint le critère d'évaluation principal de survie globale chez les sujets traités. Ces derniers ont été traités par Onivyde® (injection d'irinotécan liposomal) associé à deux autres médicaments. Quant au profil de tolérance, il est comparable à celui de l’étude précédente. Les résultats de l’essai clinique seront présentés à l’occasion d’une prochaine conférence médicale. Fort de ce résultat, Ipsen envisage de déposer une demande d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) à la Food & Drug Administration (FDA) pour ce traitement Onivyde®, utilisé en association avec le 5-fluorouracile/leucovorine et l'oxaliplatine, dans la prise en charge du cancer chez des patients non précédemment traités atteints d’un mPDAC  (Metastatic Pancreatic Ductal Adenocarcinoma). «Les résultats positifs de l’essai Napoli 3 ont démontré que, par rapport au traitement de référence, le schéma thérapeutique expérimental d’Onivyde® permettait d’étendre la durée de vie des patients non précédemment traités atteints d’un adénocarcinome canalaire pancréatique métastatique», a déclaré Howard Mayer, vice-président exécutif et directeur de la Recherche et Développement chez Ipsen. Et d’ajouter : «Le pronostic des personnes diagnostiquées avec un cancer du pancréas est extrêmement sombre. Nous prévoyons de soumettre ces nouveaux résultats à l’autorité réglementaire compétente et, s’ils sont approuvés, sommes convaincus que ce schéma thérapeutique pourrait représenter une nouvelle option de traitement importante pour les patients qui luttent contre un cancer agressif et difficile à traiter. Nous remercions les patients ayant participé à l’étude, leurs familles, ainsi que les équipes soignantes». Onivyde® est un inhibiteur liposomal de la topoisomérase à circulation longue, destiné à interrompre la réplication de l’ADN dans les cellules cancéreuses. Il pénètre dans les cellules cancéreuses en utilisant un processus naturel et lorsque les macrophages libèrent les liposomes, Onivyde est activé afin de faciliter la libération de la charge utile cytotoxique dans la tumeur, y compris l’irinotécan et le SN-38, son métabolite actif. Le laboratoire Ipsen dispose des droits exclusifs de commercialisation pour les indications actuelles et futures de ce traitement aux États-Unis. Le laboratoire Servier est responsable de la distribution de ce médicament en dehors des États-Unis et de Taïwan où ce médicament sera distribué par PharmaEngine. Onivyde® est actuellement approuvé sur la plupart des marchés importants, y compris aux États-Unis, en Europe et en Asie, en association avec le fluorouracile (5-FU) et la leucovorine (LV) dans le traitement des patients atteints d’un adénocarcinome métastatique du pancréas dont la maladie a progressé après un traitement comportant la gemcitabine. Il n’est, cependant, pas indiqué en monothérapie dans le traitement des patients atteints d’un adénocarcinome métastatique du pancréas.

Abderrahim Derraji - 13 novembre 2022 22:55
Covid-19 : VidPrevtyn Beta approuvé par la Commission européenne

Conformément à l’avis favorable rendu par le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA (Agence européenne du médicament), la Commission européenne a donné son feu vert pour le vaccin VidPrevtyn Beta pour la vaccination de rappel préventive contre la Covid-19 de l’adulte à partir de 18 ans. «Cette approbation valide, aujourd'hui, les recherches que nous avons menées en vue de développer une nouvelle solution vaccinale pour lutter contre la pandémie de la Covid-19. Les premiers lots de vaccins sont prêts à être distribués et le VidPrevtyn Beta sera une nouvelle option importante pour la protection des populations contre de multiples souches du virus de la Covid-19», a indiqué Thomas Triomphe, vice-président exécutif Vaccins, Sanofi. VidPrevtyn Beta est un vaccin nouvelle génération monovalent à protéine recombinante contre la Covid-19, développé par Sanofi et formulé avec l’antigène du variant Bêta et l’adjuvant à usage pandémique de GSK. Pour développer ce vaccin, Sanofi a fait appel à la technologie à base de protéines recombinantes qu’il utilise également pour la fabrication des vaccins contre la grippe saisonnière. «Toutes les doses peuvent être livrées d’ici fin novembre», a indiqué un porte-parole. Selon Sanofi, un grand nombre de doses est déjà produit et stocké en France.

Abderrahim Derraji - 13 novembre 2022 22:53
Formation continue : le management de la qualité en question

Une cinquantaine de pharmaciens d'officine issus de toutes les régions du Royaume ont fait le déplacement à Rabat pour prendre part à une formation sur le management de la qualité en officine. Cette formation a été organisée par la Société marocaine de valorisation de l’acte officinal (SMVAO) en partenariat avec l’Association  Pharma Système Qualité. Cette formation animée par la Dre Martine Costedoat, directrice générale de Pharma Système Qualité, et le Pr Badre Eddine Lmimouni, pharmacien colonel spécialiste en Biologie médicale et chef de service de Parasitologie et mycologie médicale, s’est tenue les 12 et 13 novembre au Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc. «L’évolution de l’environnement de la pharmacie au Maroc nécessite aujourd’hui la mise en place d’un programme efficace d’amélioration de la qualité adapté à l’exercice officinal», a déclaré Dre Aïcha Zahi, présidente la SMVAO et responsable pédagogique de cette formation.   «Le but de cette formation est d’initier les pharmaciens à la démarche qualité en officine qui peut aboutir à une éventuelle certification. La démarche qualité ne concerne pas seulement l’officine elle-même, mais plutôt tout ce qui gravite autour d’elle. La démarche a pour objectif de garantir un acte pharmaceutique de qualité», a déclaré le Pr Badre Eddine Mimouni Durant les deux jours, les pharmaciens d’officine ont pu suivre une batterie de présentations sur la qualité avec des exemples concrets sur son apport à la pratique officinale.   Les pharmaciens ayant pris part à ces deux journées de travail ont montré beaucoup d’intérêt vis-à-vis des thèmes traités, ce qui laisse croire que certains d’entre eux vont s’engager dans une démarche de certification.

Abderrahim Derraji - 13 novembre 2022 22:51
Valorisation des plantes médicinales : de l’utilité d’une bonne stratégie

  Le laboratoire de chimie analytique de la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat a organisé, le 9 novembre 2022, une conférence sous le thème: «Importance d’une stratégie pour la valorisation des plantes médicinales au Maroc».   Cette conférence de bonne facture animée par Mohammed Hmamouchi, Professeur Invité à l’Université de Montréal et Ex directeur de l’Institut national des plantes médicinales et aromatiques (ANPMA), a été modérée par le Pr Anas Doukkali. Ce dernier a prononcé une allocution par laquelle il a rappelé que le Maroc compte environ 4 200 espèces de plantes, dont 800 espèces endémiques et 600 espèces classées comme médicinales.   L’ancien ministre de la Santé a également rappelé à l’assistance l’importance de développer la recherche dans le domaine des plantes aromatiques et médicinales (PAM), d’autant plus que la pandémie et le conflit russo-ukrainien ont mis à rude épreuve l’approvisionnement en médicaments à travers le monde.   Le Pr Doukkali a insisté sur l’importance d’adopter une stratégie visant à mettre à la disposition des patients des produits alliant efficacité et accessibilité. Cela ne peut se concrétiser que si cette stratégie est efficiente, cohérente tirant profit de l’interdisciplinarité et impliquant tous les intervenants.   Après cette introduction, le Pr Mohammed Hmamouchi a brossé un tableau de la situation de la recherche menée au Maroc afin de valoriser les PAM. Cette  recherche concerne, entre autres, les phytoproduits de santé et d’hygiène, de nutrition ainsi que les phytoproduits domestiques et agricoles.   Le marché mondial des PAM (plantes transformées) représentait 23.2 milliards de dollars en 2013 et 80 milliards de dollars en 2020. Ce chiffre devrait atteindre les 100 milliards de dollars en 2024. L’Europe et l’Amérique du Nord s’accaparent 70% de ce marché tandisque la zone méditerranéenne ne dépasse guère les 2%.   Ce qui caractérise la recherche dans ce domaine, c’est le décalage entre la masse de travaux menés sur les plantes et le nombre insignifiant de médicaments à base de plantes mis sur le marché. Pour étayer ses propos, le Pr  Hmamouchi a évoqué l’exemple du cannabis. Cette plante a fait l’objet de plus de 2400 publications et paradoxalement, seuls 4 médicaments ont obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM), dont deux sont synthétiques.     En ce qui concerne les échanges entre le Maroc et les autres pays. Le Royaume a exporté 250,4 millions de dirhams en 2020 en huiles essentielles et environ 575 millions de Dirhams en PAM séchées et caroubes. Quant aux importations marocaines, elles concernent essentiellement des condiments: poivre, gingembre, cumin, curcuma, cannelle, girofle, etc. Le Pr Hmamouchi a ensuite passé en revue les points forts du Maroc dont les principaux sont la présence d’un écosystème offrant des conditions écologiques favorables, et la richesse de la flore qui est diversifiée avec un nombre important d’espèces endémiques. Le savoir-faire ancestral, la présence de plusieurs institutions et centres de recherche travaillant sur les PAM ainsi qu’un réseau associatif, sont également des atouts considérables. La situation géographique du Maroc et sa réglementation constituent des éléments favorisant les investissements étrangers dans le domaine des PAM.   Par contre, d’autres facteurs freinent la valorisation des PAM. D’une part, la production est essentiellement dominée par des plantes sauvages avec un espace de culture particulièrement limité. La production est bien souvent traditionnelle et ne génère que peu de valeur ajoutée. D’autre part, les canaux de distribution se caractérisent par leur désorganisation et par la multiplicité des intermédiaires. À cela, s’ajoute l’absence d’une stratégie consensuelle de développement de la filière, le manque de synergies entre les chercheurs et les institutions, et l’interférence entre les différents acteurs.   L’Ex directeur de l’INPMA a aussi partagé avec l’assistance sa vision de la stratégie que le Maroc devrait adopter. D’après ce chercheur, celle-ci ne peut être déployée sans la mise en place d’un plan d’action stratégique en déterminant des axes stratégiques et les mécanismes garantissant une mise en œuvre optimale de cette stratégie. Les grands axes de cette stratégie sont : la consolidation et le développement des connaissances spécifiques aux PAM marocaines, la valorisation de l’offre marocaine en PAM, l’organisation du secteur et sa promotion et la mise en place de mécanismes permettant d’assurer un développement durable de ce secteur.   Le Royaume ne peut,non plus, faire l’économie d’une stratégie permettant de développer la recherche et promouvoir l’innovation ce qui nécessite la mise en place de centres de recherche appliquée, des organismes d’appui technique et d’information spécialisée ainsi que des associations de professionnelles impliquant aussi bien des producteurs que des industriels.   Le Pr Hmamouchi explique le nombre anormalement bas des spécialités à base de médicaments par la variabilité de la composition des plantes qui est influencée par la génomique, la région de culture, le climat, etc.   Le Pr Hmamouchi a terminé sa présentation par des exemples de recherches menées dans le domaine des PAM, notamment sur le cannabis plante qui a  actuellement le vent en poupe.   Cette conférence a été suivie d’un débat très intéressant qui a mis en avant l’intérêt que ce sujet suscite auprès des nombreux chercheurs, étudiants et professionnels de santé qui ont pris part à cette rencontre.  

Abderrahim Derraji - 11 novembre 2022 17:47
Bronchiolite : un traitement préventif de Sanofi/AstraZeneca décroche le feu vert de l'Union européenne

Sanofi et AstraZeneca viennent d’annoncer que le nirsevimab a obtenu le 15 septembre l’approbation de l’UE dans l’indication : "pour la prévention des infections par le virus respiratoire syncytial (VRS) chez le nourrisson". Le VRS fait partie des virus impliqués dans de la bronchiolite, une maladie qui affecte les bébés et les jeunes enfants. Cette pathologie est généralement sans gravité, mais peu dans certains cas être à l’origine de symptômes inquiétants pouvant nécessiter une hospitalisation. Ce nouveau traitement sera mis sur le marché en 2023 sous la désignation commercial : Beyfortus®. Il ne s'agit pas d'un vaccin bien qu’il ait un effet préventif. Le nirsevimab vise à empêcher la survenue de la bronchiolite en neutralisant directement le VRS. Contrairement aux vaccins classiques, ce traitement ne permet pas à l'organisme de développer lui-même des anticorps antiVRS. AstraZeneca a déjà mis au point un traitement préventif mais il n'était indiqué que chez les prématurés et les enfants à risques. Ce traitement, qui constitue une première, sera, sans doute, suivi d’autres traitements puisqu'une trentaine de vaccins ou anticorps monoclonaux sont actuellement en phase d'essais cliniques. Le Géant américain Pfizer est également dans la course. Il vient d’annoncer des résultats positifs pour un vaccin anti-VRS.  

Abderrahim Derraji - 09 novembre 2022 10:43
Information médicale : Peut-on éradiquer les fake news ?

L’ère où la télévision, la radio et les supports écrits régnaient en maître sur le paysage audio-visuel (PAV) est bel et bien révolue. Aujourd’hui, un large pan de la population s’informe à travers les réseaux sociaux et les sites Internet. La facilité de diffusion de contenus et l’accessibilité au matériel permettent aujourd’hui à chaque internaute de contribuer à l’enrichissement de la Toile. Rien que sur YouTube, 500 heures de contenu sont mises en ligne [1] et plus de 2 milliards de personnes consultent cette plateforme tous les mois, soit 1/3 des internautes. Ce foisonnement de contenus pose cependant un réel problème de régulation. La modération des réseaux sociaux fait appel à l’intelligence artificielle (IA) qui détecte les contenus numériques ne respectant pas les normes de la marque et les lignes directrices de la communauté. Malheureusement, l’IA peine à suivre la cadence des nouveaux types de contenus qui ont tendance à émerger de plus en plus. Le défaut de modération ou son insuffisance ont permis à des internautes n’ayant rien à voir avec le domaine médical de diffuser des vidéos truffés d’inexactitudes. Ces inexactitudes peuvent s’expliquer, soit par une méconnaissance des sujets traités ou par une volonté de manifester son opposition par rapport aux décisions prises par les donneurs d’ordres. Durant la pandémie Covid-19, la problématique de la modération du contenu de la Toile a constitué un frein à la mise en place des stratégies adoptées par les différentes nations pour faire face à la pire pandémie qu’a connue l’humanité. À titre d’exemple, la vaccination a été contestée par certains Youtubeurs qui ont inondé la Toile de vidéos remettant en question sa pertinence. Ces activistes ont largement profité des cafouillages qui avaient prévalu au début de la pandémie. Contrecarrer les vidéos «nuisibles» n’est pas une mince affaire, d'autant plus qu'à chaque fois qu’un internaute est bloqué des dizaines d’autres reprennent la diffusion de ces vidéos. Cela a poussé YouTube à envisager de certifier les comptes des médecins et autres spécialistes du secteur. Dorénavant, seules les vidéos dont le contenu est «fiable» seront autorisées par YouTube. Cette décision, qui est devenue effective le jeudi 27 octobre, permet selon YouTube de bannir toute diffusion de vidéos suspectes traitant des thèmes autour de la santé, ou du moins limiterait toute forme de désinformation sur sa plateforme. En pratique, les professionnels de santé qui souhaiteraient partager des vidéos sur YouTube vont devoir montrer patte blanche et présenter leurs diplômes pour s’authentifier. Selon Garth Graham, un responsable de cette plateforme, les internautes pourront repérer aisément les contenus de qualité traitant des sujets en relation avec la santé. On peut se poser la question : est-ce que cette initiative contribuera à mettre fin aux fake news ? Rien n’est moins sûr ! Certes, grâce à l’authentification mise en place par YouTube, on pourra savoir si l’auteur de la vidéo est médecin ou pas, mais ça s’arrête là puisqu’il est très difficile de dire si un expert a «raison» ou pas, sachant que les grands spécialistes ont souvent des avis qui divergent, ce qui est tout à fait normal. Il est certain que l’IA peut nous aider à trier le bon grain de l’ivraie, mais sans l’intervention d’experts plaçant l’intérêt du citoyen au-dessus de toutes les considérations, cette modération ne peut être qu’orientée. On est également en droit de nous poser des questions au sujet du rôle pouvant être joué par les États dans la modération du contenu de la Toile : ont-ils un quelconque rôle à jouer ou est-ce que c’est la chasse gardée des mastodontes de la Siliconne Valey ? [1]  https://blog.youtube/press/

Abderrahim Derraji - 06 novembre 2022 21:09
Projet de loi relative aux compléments alimentaires : les pharmaciens acculés à rendre leur copie avant le 10 novembre 2022

La Direction du médicament et de la pharmacie a adressé une copie du projet de loi relatif aux compléments alimentaires (CA) aux organismes professionnels en leur demandant de lui faire part de leurs propositions avant le 10 novembre 2022. La mise en place d’un texte de loi régissant les CA s’annonce difficile en raison des intérêts divergents des différents intervenants. Par ce texte qui comporte une cinquantaine d’articles, le législateur doit tout d’abord, définir clairement les CA. Il doit ensuite préciser qui a le droit de les importer, de les distribuer et de les dispenser ou les vendre. Et pour finir, il doit, à travers ce texte, mettre en place des mécanismes permettant de le faire respecter. Des responsables de représentations syndicales des pharmaciens d’officine estiment que le délai fixé par l’administration est trop court et ont demandé un délai supplémentaire leur permettant de préparer leurs recommandations.

Abderrahim Derraji - 06 novembre 2022 21:04
France : les pharmaciens pourront administrer les vaccins prescrits dès le 7 novembre 2022

À partir d’aujourd’hui, les pharmaciens français commenceront à percevoir des honoraires sur deux nouvelles missions et sur les grands conditionnements. En ce qui concerne les deux missions, les pharmaciens pourront administrer les vaccins prescrits par un autre professionnel de santé. L’honoraire de cet acte a été fixé à 7,50 euros. Ils pourront aussi pratiquer «l'entretien court de la femme enceinte» Cet entretien, qui a pour objectif de sensibiliser aux risques liés à la consommation de substances tératogènes ou fœtotoxiques et à l'importance de la vaccination, sera rémunéré 5 euros TTC. Il peut être proposé à tout moment de la grossesse. Les officinaux percevront également un honoraire grands conditionnements qui a été fixé à 2,76 euros TTC par conditionnement trimestriel. Cet honoraire a été généralisé à toutes les présentations trimestrielles à l’exception de la pilule contraceptive.

Abderrahim Derraji - 06 novembre 2022 21:03