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COMIRNATY

Comirnaty® : Novartis étoffe son accord avec Pfizer/BioNTech Abderrahim DERRAJI - 22 octobre 2021 07:57
Comirnaty® : Novartis étoffe son accord avec Pfizer/BioNTech

Dans un communiqué du 21 octobre 2021, le groupe Suisse Novartis vient de signer un deuxième accord avec Pfizer-BioNTech pour conditionner au moins 24 millions de doses du vaccin à ARN messager en 2022. Ces doses sortiront du site de Ljubljana, en Slovénie, site qui met en flacon une large gamme de produits pour le compte de la division Sandoz du groupe Novartis.

Les deux entités avaient déjà signé un premier accord au début de 2021 qui prévoit la mise en de 50 millions de doses du vaccin Comirnaty® à Stein en Suisse.

Pfizer tablait initialement sur la production de 2,1 milliards de doses de Comirnaty®, mais ce chiffre pourrait être revu à la hausse en raison du lancement des campagnes d'administration de la 3ème dose. 

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ROYAUME-UNI

Covid-19 : la situation épidémique s’aggrave au Royaume-Uni Abderrahim DERRAJI - 20 octobre 2021 11:01
Covid-19 : la situation épidémique s’aggrave au Royaume-Uni

Le nombre de cas de Covid-19 dépisté au Royaume-Uni a atteint le lundi dernier 49 156, soit une augmentation de 16% par rapport à la semaine d'avant. Le nombre d’hospitalisations et de décès ont également connu une augmentation.

Cette recudéscence coïncide avec la levée des restrictions sanitaires qui est rentrée en vigueur dès le mois de juillet dernier.

Pourtant le Royaume-Uni fait figure de bon élève en matière de vaccination. En effet, 45 millions de personnes, ont reçu un schéma complet de vaccination. 

La recrudescence de la maladie pourrait s’expliquer par la baisse d’immunité face au Sars-CoV-2 constatée chez les sujets ayant été vaccinés au début de la campagne. Elle peut également s'expliquer par la faible efficacité du Vaccin Astra-Zeneca si on la camaparre à celle des vaccins à ARN messager surtout que seul 41% des sujets vaccinés il y a six mois, ont reçu une 3e dose.

Il faut noter que la couverture vaccinale chez 12-15 ans ne dépasse guère les 15 % et le nombre de tests effectués quotidiennement est très élevé par rapport aux pays voisins, notamment la France.

Face à cette situation inquiétante, plusieurs experts s'accordent sur la nécessité d'adopter à nouveau des restrictions sanitaires, sachant qu’un sous variant issu du très contagieux variant Delta et baptisé "AY4.2" a été identifié au Royaume-Uni. Le porte-parole de Downing Street s’est voulu rassurant en indiquant que rien ne permet de penser que ce sous-variant se propagerait plus facilement que les autres variants. 

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MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Et si on tournait la page ? Abderrahim Derraji - 17 octobre 2021 20:31
Et si on tournait la page ?

Cette semaine, notre surprise fut grande quand un communiqué officiel a annoncé, le 14 octobre 2021, le retour de Khalid Aït Taleb, à peine quelques jours après la nomination de Nabila Rmili pour lui succéder à la tête du ministère de la Santé. Et même si les raisons annoncées nous ont laissés sur notre faim, le fait de nommer un ministre dédié exclusivement au ministère de la Santé et de la Protection sociale est tout de même plus réaliste qu’un ministre de la Santé cumulant son poste avec celui de maire de la plus grande ville du Maroc.

Le communiqué du Cabinet Royal a indiqué que Khalid Aït Taleb a été nommé afin de poursuivre les chantiers ouverts du secteur de la santé, mais sa mission prioritaire reste «la poursuite de la gestion du volet sanitaire de la pandémie de la Covid-19 et le bon déroulement de la campagne nationale de vaccination».

On ne peut pas nier que cette nomination a eu l’effet d’une douche froide chez un bon nombre de pharmaciens d’officine qui n'aspiraient qu'à tourner la page et repartir sur de nouvelles bases avec le successeur de Khalid Aït Taleb. Mais le destin en a voulu autrement !

On se pose aujourd’hui la question : les pharmaciens et leur tutelle vont-ils repartir sur de nouvelles bases et oublier les deux années de non-communication ? Durant cette période, le ministre de la Santé s'était plaint de ne pas avoir d’interlocuteurs représentatifs de la profession et les pharmaciens lui avaient reproché de les marginaliser.

La logique voudrait que le ministre de la Santé et les officinaux fassent table rase du passé pour pouvoir envisager l’avenir avec davantage de sérénité. Cet objectif ne peut être atteint que si la tutelle et le Secrétariat général du gouvernement (SGG) usent des prérogatives qui leur sont conférées par la loi pour que les Conseils de l’Ordre des pharmaciens organisent d’urgence leurs élections. En faisant de la sorte, ils vont mettre fin à un blocage qui n’a que trop duré et permettront au ministre de la Santé d’avoir les interlocuteurs ordinaux qu’il ne cesse de réclamer, sachant qu’il a déjà des interlocuteurs syndicaux qui sont également habilités à négocier au nom de leurs adhérents. Ces représentations,  qui doivent être légitimes et représentatives, devraient également apprendre à se concerter pour pouvoir parler le même langage et préserver leur crédibilité.

On espère que le climat délétère qui prévalait entre les pharmaciens et leur tutelle cédera la place à une ère de dialogue responsable où les pharmaciens et leur ministère travailleront main dans la main. Faute de quoi, on finira par hypothéquer la mise à niveau de la pharmacie marocaine et son développement, l'optimisation du rôle du pharmacien d’officine dans le parcours de soins et le respect du cadre légal qui régit le secteur du médicament et de la pharmacie.

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FPI

Abidjan a abrité le Forum pharmaceutique international (FPI) Abderrahim DERRAJI - 17 octobre 2021 20:27
Abidjan a abrité le Forum pharmaceutique international (FPI)

La cérémonie inaugurale de la 21e édition du Forum international de la pharmacie (FPI) s’est tenue le 13 octobre en présence de Pierre Dimba, ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de la Côte d’Ivoire.

Cette édition, qui succède à celle qui s’est tenue à Marrakech en juillet 2019, a été placée sous le thème «Santé des populations, quels enjeux pour le pharmacien ?»

Lors de son discours inaugural, Pierre Dimba a mis l’accent sur l’apport de cette grande messe de la pharmacie qui favorise le partage d’expériences et la mise en place des bonnes pratiques. Ces deux éléments conditionnent l’amélioration de l’accès aux médicaments de qualité pour toutes les nations africaines.

Le ministre de la Santé a également fait part à l’assistance des préoccupations de son pays vis-à-vis des maladies émergentes et de la contrefaçon des médicaments qui constitue un réel fléau pour de nombreux pays d'Afrique.

Quant à Michel Sidibé, envoyé spécial de l'Union africaine (UA) pour l'Agence africaine de création de médicaments, il a rappelé que le continent qui compte 1,3 milliard d’habitants produit à peine 3% de sa consommation en médicaments. Il a aussi attiré l’attention sur le retard accusé par le continent africain dont seuls 3% de la population générale sont aujourd'hui vaccinés contre la Covid-19.

«Cette pandémie nous interpelle quotidiennement sur l’absence d’équité, d’égalité, de partage. On est devant une situation qui est intenable. D’un côté, nous avons une partie du monde qui a les vaccins, d’un autre côté, nous avons ceux qui sont laissés complètement pour compte. Sur les 7,5 milliards de doses qui ont été mis à la disposition du monde, notre continent n’a reçu que 2% de ces doses», a indiqué l’envoyé spécial de l’UA.

Il a conclu son allocution en exhortant les différents intervenants dans le secteur pharmaceutique basés en Afrique à promouvoir la R&D en rappelant que le marché mondial du médicament est estimé à 1.412 milliards de dollars à l’heure où le marché africain ne dépasse guère le 1,2 milliard.

Environ 1.600 participants ont pris part a à cette 21e édition du FPI. Il s’agit essentiellement d’intervenants du secteur du médicament et de la pharmacie ainsi que des ONG partenaires techniques et financiers de la santé.

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ANTICORPS POLYVALENT

Un nouvel anticorps pourrait être efficace contre tous les variants du Sars-CoV-2 Abderrahim DERRAJI - 17 octobre 2021 20:21
Un nouvel anticorps pourrait être efficace contre tous les variants du Sars-CoV-2

La maîtrise de la pandémie actuelle reste tributaire de l'émergence de nouveaux variants du Sars-CoV-2 qui peuvent être dotés d’une grande capacité de transmission, de l’apparition de résistance vis-à-vis des anticorps thérapeutiques mis sur le marché et d’une sensibilité aux vaccins qui s’estompe au fil du temps. 

Fort de ce constat, une équipe de chercheurs de l'École polytechnique fédérale de Lausanne et du Centre hospitalier universitaire de la même ville a mis au point un anticorps qui neutralise tous les variants connus du Sars-CoV-2.

Les auteurs de l’étude ont démontré que l’anticorps monoclonal qu'ils ont isolé est très puissant et neutralise tous les variants préoccupants du Sars-Cov-2 à ce jour. 


Cet anticorps, qui présente une protection prophylactique et complète dans le modèle de défi du hamster infecté par le Sras-CoV-2, pourrait avoir un effet préventif chez les sujets immunodéprimés qui ne répondent pas bien à la vaccination. Il peut également protéger les personnes déjà infectées et leur permettre d’éviter des formes sévères de la Covid-19. 

Les chercheurs prévoient de démarrer les essais cliniques sur cet anticorps à la fin de l'année prochaine.
Source :  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34599871/

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Autres articles

Obligation vaccinale en France : 15.000 professionnels de santé suspendus !

Lors d’un point de presse qui a eu lieu mercredi dernier, le ministre de la Santé français, Olivier Véran, a annoncé que depuis le 15 septembre 2021, 0,6% des professionnels soumis à l’obligation vaccinale, soit environ 15.000 personnes, ont été suspendus de leur poste. Ce chiffre vient s’ajouter aux 1.500 autres soignants qui ont démissionné en raison de l'obligation vaccinale. «Il y a eu un pourcentage très faible, on est à moins de 0,1% [...] Ça fait entre 1.500 et 2.000, certains reviendront», a indiqué Olivier Véron dans une déclaration à «France info» mercredi dernier. L'obligation vaccinale annoncée par le Président de la République, au mois de juillet dernier, a boosté la campagne vaccinale chez le personnel soignant avec une certaine disparité. Au 10 octobre, 91,2% des professionnels exerçant en Ehpad et USLD ont reçu au moins une dose de vaccin alors que ce pourcentage est de 96,1% chez les professionnels de santé du secteur libéral. Le ministre de la Santé estime que le taux de couverture élevé chez les professionnels de santé permet de dire que l'obligation vaccinale a donné l’effet escompté.

Abderrahim DERRAJI - 17 octobre 2021 20:16
3ème dose du vaccin anti-Covid : Spikevax® de Moderna n’est plus recommandé en France

La Haute autorité de la santé (HAS-France) qui recommande l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNtech (Comirnaty®) comme 3ème dose chez les populations cibles, préconise de surseoir à l’utilisation de Spikevax® de Moderna en attendant que l’Agence Européenne des médicaments (EMA) se prononce à son sujet. La campagne «3ème dose» cible en France les personnes âgées de plus de 65 ans, les immunodéprimés et leurs proches, les sujets à risque, notamment les obèses et les diabétiques. Le personnel soignant est également ciblé par cette campagne.  Faut-il le rappeler, la HAS s’est déjà prononcée au sujet des vaccins anti-Covid de rappel le 6 octobre 2021. Dans son avis, elle a préconisé l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech mais n’a pas pour autant recommandé le recours au vaccin de Moderna, vaccin qui n’a toujours pas obtenu d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe pour l’indication 3ème dose de rappel. La faible circulation du Sars-CoV-2 et l’étude entamée par l’EMA en vue de définir la population-cible et la quantité à administrer (Une dose ou une demi dose) explique la prudence adoptée par la HAS. Les décisions prises par les pays scandinaves qui ne vaccinent plus leurs jeunes par Spikevax® pourraient expliquer en partie la position de cette autorité sanitaire surtout que l’Islande est allée plus loin. Celle-ci n’utilise plus ce vaccin même chez l’adulte en raison d'études qui suggèrent un risque accru de cas de myocardites et de péricardites liées à ce vaccin. Cette décision contraste en partie avec la décision prise par les autorités sanitaires aux États-Unis.  En effet, un comité d’experts vient de recommander cette semaine une dose de rappel par le vaccin Spikevax® pour certaines catégories de populations. Ce même comité a pris le mois dernier une décision similaire concernant le vaccin Comirnaty®. 

Abderrahim DERRAJI - 15 octobre 2021 19:29
Covid-19 : CureVac abandonne son vaccin à ARNm et mise sur un vaccin ARNm de seconde génération

La biotech Allemande CureVac vient d’annoncer son intention de mettre fin au développement de son vaccin à ARNmessager qui s’est révélé moins efficace que prévu. Désormais, CureVac projette de se focaliser sur le développement d’un vaccin anti-Covid à ARMm de seconde génération qu’elle développera en partenariat avec le Britannique GSK. En parallèle, elle abandonnera sa demande d’AMM effectuée initialement auprès de l'Agence européenne des médicaments (EMA). Cet abandon devrait, en principe, rendre l’accord de précommande de 405 millions de doses conclu avec l'Union européenne caduque. La biotech allemande et le groupe britannique envisage de lancer dans les prochains mois des essais cliniques afin d’évaluer leur nouveau vaccin qu’ils ont baptisé CV2CoV. S’il s’avère plus efficace contre les variants, il pourrait avoir le feu vert des autorités sanitaires courant 2022. Cette nouvelle génération de vaccin pourrait protéger contre d'autres maladies comme la grippe saisonnière ce qui rend la possibilité de la co-administration de vaccins envisageable. 

Abderrahim DERRAJI - 14 octobre 2021 11:41
Conseils de l’Ordre : Les ministres s’en vont, nos présidents restent !

Pour la deuxième fois, le ministère de la Santé sera confié à une femme, ce dont nous nous en réjouissons. Et si Yasmina Baddou, qui a été la première femme à occuper ce poste, avait une formation en droit, Nabila Rmili est docteur en médecine et a occupé de nombreux postes de responsabilité dans le secteur de la santé depuis qu’elle a quitté les bancs de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca en 2002. Cette mère de deux enfants, qui est également Maire de la Wilaya de Casablanca depuis le 23 septembre 2021, va succéder à Khalid Aït Taleb qui a eu à faire face à une crise sanitaire inédite qui a été relativement bien gérée grâce à son département et à l’implication effective d’autres ministères et intervenants. Durant la pandémie actuelle, le Royaume a été obligé de jouer des coudes pour pouvoir garantir la disponibilité des médicaments et d'autres produits de santé à commencer par les vaccins. La tension d’approvisionnement qui a touché certains produits a révélé au grand jour l’importance de l’autonomie en médicaments et produits de santé. Et comme l’a rappelé, à juste titre, le Souverain lors du discours qu’il a prononcé le vendredi 8 octobre 2021, à l’occasion de l’ouverture de l'année législative : «De fait, la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la Souveraineté. Qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, sa préservation est devenue l’enjeu d’une véritable compétition qui suscite des réactions fébriles chez certains.» SM le Roi a ajouté : «Aussi, afin de consolider la sécurité stratégique du pays, Nous appelons à la création d’un dispositif national intégré ayant pour objet la réserve stratégique de produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques et à la mise à jour continue des besoins nationaux en la matière». Le marché marocain du médicament a connu des ruptures de stock essentiellement liées à la surconsommation de produits rentrant dans le cadre du protocole de prise en charge du Sars-CoV-2. Mais on ne peut pas nier, non plus, qu’il y a d’autres produits qui ont connu et qui connaissent des ruptures récurrentes. Et en dehors de quelques rares laboratoires qui prennent la peine d’informer les pharmaciens, dans la plupart des cas, ces derniers n’ont aucune visibilité au sujet de la disponibilité des médicaments en tension d’approvisionnement ou en rupture. Quant à l’administration, elle ne fait aucun effort pour que les professionnels de santé soient avisés à temps. Il n’y a malheureusement pas que le problème des ruptures, les pharmaciens croulent sous des dysfonctionnements qui se sont accumulés au fil du temps. Les pharmaciens sont aujourd’hui au bout du rouleau et la rupture de dialogue avec le prédécesseur de Nabila Rmili n’a pas arrangé les choses. Durant deux ans, le ministre sortant avait donné l’impression d’ignorer totalement les pharmaciens sous prétexte que leurs Conseils de l’Ordre n’ont pas été renouvelés. Mais comment peut-on reprocher ce retard à toute une profession ! Les seules à blâmer sont la tutelle et sa passivité et la poignée de conseillers qui sont à l’origine du blocage des éléctions. Ce qui est paradoxal, c’est que notre pays déploie des efforts considérables pour que la démocratie et la transparence restent la règle. Avec l’arrivée de la nouvelle ministre de la Santé, on a presque envie de «ressortir notre optimisme des tiroirs» et croire que cette fois-ci, on ne va pas avoir un ministre de la Santé qui va employer toute son énergie et tout son temps à gérer les urgences sans accorder d’importance aux maux qui gangrènent la profession, voire tout le secteur du médicament. Les pharmaciens ont souvent été déçus par les ministres de la Santé, on ose espérer que, cette fois-ci, la nouvelle ministre remettra à l’ordre du jour la feuille de route élaborée par le ministre de la Santé Anas Doukkali et par le Pr Jamal Taoufik, ancien directeur du médicament et de la pharmacie. Sans une volonté avérée, un plan d’action exhaustif et un échéancier clairement défini en commençant par les élections des conseils dont les présidents ont connu quatre ministres de la Santé, la pharmacie marocaine risque de vivre ses heures les plus sombres et priver le patient marocain d’un professionnel de santé accessible et d’un espace de santé qui lui rend de loyaux services.

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2021 21:38
Vaccination anti-Covid-19 : les maladies auto-immunes influencent le taux de séroconversion

Une équipe de chercheurs indo-américaine a effectué une revue systématique de la littérature et une méta-analyse incluant toutes les publications concernant la séroconversion induite par les vaccins contre le Sars-CoV-2 chez les patients vivants avec des maladies auto-immunes. En pratique, les chercheurs ont comparé les taux de séroconversion après l’administration d’une dose ou deux doses de vaccin chez des sujets sains ou affectés par une maladie auto-immune. Les auteurs de l’étude ont aussi comparé les taux de séroconversion en prenant en considération la nature de la pathologie auto-immune ainsi que le type de vaccin utilisé. (ARNm ou adénovirus). Cette étude suggère que les taux de séroconversion chez les sujets atteints de maladies auto-immunes après la primo-administration du vaccin anti-Covid-19 sont plus faibles que chez les sujets sains, ce taux augmente après l’administration de la deuxième dose de vaccin. Les chercheurs ont également constaté que ces taux dépendent de la nature de la maladie auto-immune. Quant aux traitements immunomodulateurs, l’étude suggère que certains médicaments seraient associés à un moindre taux de séroconversion, y compris après un schéma de vaccination à deux doses. C’est le cas des anti-CD20 et des anti-CTLA4. Par contre, certains traitements ne semblent pas réduire ou réduisent très peu le taux de conversion (5-ASA, anti-TNF, anti-intégrine, anti-IL-17, anti-IL-6 et anti-IL-12/23).

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2021 21:36
La Belgique rembourse un traitement qui coûte 1,9 million d’Euros

La Belgique vient de décider de rembourser, dès le 1er décembre prochain, Zolgensma®, un médicament mis au point par Novartis indiqué dans la prise en charge de l'amyotrophie spinale (SMA). Cette maladie neuromusculaire rare et invalidante provoque une dégénérescence des motoneurones dans la moelle épinière. Ce médicament, qui n’était pas encore remboursé en Belgique, a poussé les parents de la petite Pia et leurs amis à organiser un financement participatif via SMS pour tenter de rassembler les fonds nécessaires. La petite Pia qui souffre de SMA a pu avoir Zolgensma® et d’après sa maman elle a effectué de nombreux progrès. La maman de Pia a lancé un appel pour que ce traitement soit remboursé pour les autres bébés. Elle a également plaidé en faveur de la généralisation du dépistage systématique de la SMA pour permettre une prise en charge précoce des bébés affectés par cette maladie rare. La Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et l’Irlande ont pris la décision de rendre ce traitement onéreux remboursable. Cette collaboration historique contribuera à réduire les coûts pour la Caisse d'assurance-maladie belge. Le ministre de la Santé flamand, Wouter Beke, a annoncé que le dépistage néonatal pratiqué en Flandre inclura prochainement sept maladies orphelines supplémentaires.

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2021 21:33
Moderna projette de construire une unité de production de vaccins en Afrique

La biotech américaine Moderna serait prête à débourser 500 millions de dollars pour construire un site de production de vaccins dans le continent africain. Ce site qui devrait être opérationnel d’ici deux à quatre ans aura une capacité de production de 500 millions de doses par an. La biotech américaine n’a pas encore annoncé le pays qui va abriter cette usine qui va essentiellement approvisionner le continent africain, et même d’autres régions. Il faut noter que Moderna est en train de développer une vingtaine de vaccins à ARNmessager, notamment un vaccin contre la grippe et un autre contre l’infection à cytomégalovirus.  

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2021 21:29
la santé à une nouvelle ministre

C’est officiel, Dr Nabila Rmili occupera désormais le poste de ministre de la Santé et de la Protection Sociale. Nabila Rmili, qui est médecin de formation, est diplômée de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, ville qui l’a vue naître en 1974. Nabila Rmili a commencé son exercice en 2002 au Service des urgences du Centre hospitalier provincial de Ouazzane. Elle a ensuite occupé une série de postes, notamment celui de Médecin-chef de l’espace santé des jeunes à la préfecture de Casa-Anfa, entre 2006 et 2010. Cette mère de deux enfants, a ensuite été chargée du poste de Déléguée du ministère de la Santé à la préfecture d’arrondissements Ben M’sik, entre 2010 et 2014, puis du poste de déléguée du ministère de la Santé à la préfecture d’arrondissements Casa-Anfa, entre 2014 et 2017. À partir de 2017, elle est devenue Directrice régionale de la santé de Casablanca-Settat. Nabila Rmili, qui est membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI) a été également élue, le 23 septembre 2021, présidente du Conseil communal de Casablanca et devient à 47 ans la première femme à occuper un tel poste. Nabila Rmili hérite aujourd’hui d’un département d’une grande complexité. Les attentes des citoyens sont incommensurables et il en est de même pour tous les intervenants du secteur du médicament et de la santé, particulièrement les pharmaciens qui ont eu beaucoup de peine à communiquer avec son prédécesseur.

Abderrahim DERRAJI - 07 octobre 2021 20:13
Journée Mondiale contre La Rage : l’Institut Pasteur du Maroc et Sanofi Pasteur consolident leurs actions communes pour améliorer la prévention et le traitement de la rage.

À l’occasion de la 15e édition de la Journée mondiale contre la rage, l’Institut Pasteur du Maroc (IPM) et Sanofi Pasteur ont organisé un webinaire scientifique sur le thème : «La prise en charge de l’individu post exposition au risque rabique». L’objectif de ce webinaire est de soutenir la sensibilisation à la rage et son élimination à l’échelle nationale, en partageant l’expérience de l’IPM en matière de protocole de la prise en charge pratique des cas de morsure liés au risque rabique. Ce webinaire a eu également comme objectif de promouvoir les concepts de collaboration intersectorielle entre les différents acteurs. La rage est une maladie d’origine virale qui sévit dans plus de 150 pays et territoires. Elle affecte aussi bien les animaux domestiques que sauvages. Cette maladie, qui peut compromettre le pronostic vital, est transmise à l’homme par des animaux infectés. Elle constitue un problème majeur de santé publique dans les pays en développement où les chiens errants malades peuvent provoquer des dizaines de milliers de décès annuellement. Dans 40% des cas, il s’agit d’enfants de moins de 15 ans. Pour prévenir la rage, il est conseillé de vacciner les animaux domestiques contre la rage, notamment les chiens et les chats ; d’éviter tout contact avec des animaux inconnus, en particulier les chiens et les chats ; de conseiller aux enfants de ne pas toucher les animaux inconnus, et les inciter à signaler toute morsure et/ou griffure auxquelles ils étaient exposés. En cas de contact avec un animal suspect, il est impératif de bien laver la blessure avec de l’eau et du savon pendant 15 minutes et se diriger immédiatement au centre antirabique le plus proche pour recevoir un traitement approprié de la plaie et bénéficier d’une vaccination. L’institut Pasteur du Maroc est un acteur majeur dans la Politique nationale de lutte contre la rage. «Notre stratégie s’articule autour de 5 axes majeurs : la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des populations, la prise en charge des malades via la vaccination, le diagnostic biologique et la tutelle technique des centres antirabiques », a déclaré le Professeur Abderrahmane Maaroufi, Directeur de l’Institut Pasteur du Maroc. L’IPM assure également l’approvisionnement permanent en sérums et vaccins antirabiques avec approximativement 250.000 à 300.000 doses dispensées annuellement. Il assure aussi les prestations thérapeutiques et préventives contre la maladie grâce au service antirabique. Le site de Casablanca qui est le seul centre agréé par les préfectures du Grand Casablanca, assure 800 consultations par mois avec une moyenne de 50 cas traités chaque jour. Concernant la vaccination des personnes mordus par un animal, l’IPM collabore étroitement avec Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe Sanofi. «Nous sommes pleinement engagés au côté de l’IPM dans le cadre du programme national de lutte contre la rage. Notre collaboration s’étend également à d’autres pathologies, et notamment la grippe saisonnière ainsi que les maladies tropicales» a déclaré Jean-Baptiste Bregeon, Directeur Général de Sanofi Pasteur Afrique du Nord. Au cours des 40 dernières années, Sanofi Pasteur a distribué plus de 200 millions de doses de vaccin dans 100 pays. En étroite collaboration avec l’Alliance Mondiale pour le Contrôle de la Rage (GARC), Sanofi Pasteur organise des conférences et des réunions en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient dans le but de former les professionnels de santé et d’améliorer la prévention et le traitement de la rage. Durant le webinaire organisé conjointement par l’Institut Pasteur du Maroc (IPM) et Sanofi Pasteur, deux experts ont présenté des données et indicateurs relatifs à la rage. Il s'agit du Docteur Rich (coordinateur de l’unité vaccination antirabique à l’IPM) et du Pr Abderrahmane Chakib (professeur des maladies infectieuses et médecine tropicale au CHU Ibn Rochd de Casablanca).

Abderrahim DERRAJI - 06 octobre 2021 18:46
Vaccination : Les «conseilleurs» ne sont pas les payeurs !

L’incidence de la Covid-19 connaît une baisse relative dans de nombreux pays grâce à l’accélération du rythme des campagnes de vaccination et aux restrictions sanitaires. Au Maroc, on peut se féliciter du bon déroulement de la campagne vaccinale qui a permis à plus de 50% de la population de se faire vacciner.  Fort de ce succès, et conscient de la nécessité de maintenir une immunité suffisante chez les sujets vaccinés, le ministère de la Santé prévoit le lancement prochain d’une campagne d’administration de la troisième dose du vaccin anti Covid-19. Cette initiative préconisée par la Commission scientifique nationale devrait cibler les personnes à risque, notamment les sujets âgés et le personnel exposé. En parallèle, le Royaume a procédé à la levée de certaines restrictions adoptées afin de limiter la propagation de la pandémie. Le démarrage de l’administration de la troisième dose va coïncider avec le lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière qui a lieu habituellement en automne. Dans certains pays comme la France, l’administration des deux vaccins se fera simultanément ce qui garantira une bonne couverture vaccinale aussi bien contre le virus grippal que le Sars-Cov-2. Cette administration concomitante recommandée par la Haute Autorité de la santé (HAS – France) pourra être effective grâce à l’implication du secteur libéral, notamment les pharmaciens d’officine qui ont administré 146.000 doses en une semaine et les médecins qui en ont administré 80.000 durant la même semaine. La partie risque d’être compliquée au Maroc surtout si l’administration reconduit les dispositions de la circulaire n° 563 DMP/00 du 1er novembre 2020(1). Cette circulaire oblige le pharmacien d’officine à ne dispenser le vaccin antigrippal que sur une ordonnance médicale nominative dont il doit en garder une copie ainsi que les informations relatives à la dispensation. Ces informations doivent être consignées sur l’ordonnancier. L’administration a également imposé une multitude d’autres obligations aux grossistes répartiteurs qui ont eu à assurer la distribution des cartes de vaccination dont la gestion n’a pas été une mince affaire. Cette circulaire, qui n’a pas pris en considération les moyens économiques des patients, les spécificités de l’exercice officinal et de la répartition, avait tout simplement compromis l’accessibilité au vaccin antigrippal. En effet, un grand nombre de patients avait préféré se passer du vaccin pour ne pas devoir payer une visite médicale ou passer une matinée à attendre devant les centres de vaccination. Quant aux pharmaciens, ils se sont retrouvés avec des vaccins invendus, et qui plus est ne sont ni repris, ni échangés.   On espère que cette fois-ci l’administration prendra conscience de la nécessité de se concerter avec les professionnels du secteur et ne pas leur imposer des mesures inapplicables et pouvant leur porter préjudice. Circulaire n° 563/DM/00 :  Lien

Abderrahim DERRAJI - 03 octobre 2021 21:49