Note - Ministère de la Santé
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PRIX DU MÉDICAMENT

Faut-il sacrifier les acteurs du secteur pharmaceutique pour garantir la pérennité des caisses d’assurance maladie ? Abderrahim Derraji - 29 juin 2022 20:32
Faut-il sacrifier les acteurs du secteur pharmaceutique pour garantir la pérennité des caisses d’assurance maladie ?

Le ministère de la Santé a entamé, le 28 juin, une série de rencontres et d'ateliers avec les acteurs du secteur pharmaceutique en vue de préparer une nouvelle mouture du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés.

Selon un communiqué du même département daté du 28 juin, les propositions des intervenants du secteur pharmaceutique contribueront à faciliter l'accès aux médicaments, à maintenir la pérennité des fonds de protection sociale et à préserver le pouvoir d'achat des citoyens.

Pour rappel, le Décret de fixation des prix des médicaments, qui a été publié le 18 décembre 2013, a apporté plus de transparence dans la fixation des prix des médicaments. Celle-ci se fait depuis l’entrée en vigueur du Décret 2-13-852 sur la base d’un benchmark avec six pays, en plus du pays d’origine du médicament.

Depuis la promulgation de ce texte, les prix des médicaments ont connu plusieurs révisions successives. Toutefois, à part quelques cas exceptionnels, les révisions n’ont été faites que dans le sens de la baisse. Les médicaments dont les prix sont inférieurs aux prix pratiqués par les pays de référence ont gardé leurs prix inchangés. Ce maintien de prix anormalement bas est à l’origine de l’arrêt de commercialisation de plusieurs spécialités pharmaceutiques dites à petit prix. 

Le nouveau mode de décrochage du médicament générique et les révisions quinquennales ont été également à l’origine de baisses des prix des médicaments et d’un alignement du prix du médicament princeps sur celui de ses génériques. Cet alignement des prix compromet l’apport économique du médicament générique.

Le stockage de ces médicaments génériques dont le nombre ne cesse d’augmenter constitue également une contrainte supplémentaire pour les pharmaciens d’officine.

Contrairement aux pharmaciens exerçant dans d’autres pays, le pharmacien marocain se voit obligé de stocker tous les princeps et la totalité de leurs génériques, étant donné qu’il n’a pas le droit de substitution, y compris en cas de rupture de stock. Cela complique son quotidien et oblige souvent le patient à se rendre à plusieurs officines pour espérer avoir la totalité des médicaments qui lui sont prescrits.

La mise en application du Décret 2-13-852 a aussi révélé d’autres incohérences qui pénalisent tous les acteurs du secteur pharmaceutique et particulièrement le pharmacien d’officine, à commencer par la non-application de la marge dégressive lissée telle qu’elle a été suggérée par les auteurs du rapport BCG «L’étude sur la concurrentiabilité du secteur pharmaceutique».

Ce rapport ne préconisait pas non plus la mise en place de deux marges en plus de deux forfaits pour les médicaments dont le prix public de vente est supérieur à 962.70 DH.

Ces deux forfaits qui auraient dû améliorer l’accès aux médicaments dits chers ont produit l’effet inverse puisque la plupart des pharmaciens refusent de les dispenser à perte. 

Lors des réunions programmées ces quatre jours par le ministère de la Santé, les conseillers ordinaux vont représenter les pharmaciens d’officine, sachant qu’ils n’ont pas organisé d’élections depuis 2017.

Ces représentants viendront s'ajouter aux représentants d’autres entités dont certaines souffrent des mêmes maux que les Conseils régionaux. Et aussi invraisemblable que ça puisse paraître, ce sont les pharmaciens qui avaient soutenu, contre vents et marées, le ministre de la Santé en 2013, qui vont parler, une fois de plus, au nom des pharmaciens.

Aujourd’hui, plusieurs amendements du Décret de fixation des prix des médicaments tombent sous le sens, à commencer par la mise en place du droit de substitution qui est devenu une nécessité pour que le pharmacien puisse améliorer la gestion de son stock et pouvoir proposer des alternatives thérapeutiques en cas de ruptures.

Les forfaits T3 et T4 ont montré leurs limites, et seuls une marge, même réduite, sur ces produits et un accompagnement fiscal pourraient améliorer leur accessibilité.

Ces mesures, très attendues par les pharmaciens, pourraient ne pas suffire pour garantir des revenus justes. 

À vrai dire, seuls un changement de paradigme et l’adoption d’autres modes de rémunération pourraient réduire l’impact des baisses des prix sur les revenus du pharmacien. La mise en place d’honoraires de dispensation ou de suivi de certaines catégories de patients testée dans d’autres pays a démontré l’apport de ces nouveaux modes de rémunération sur l’économie de l’officine et la viabilité des caisses d’assurance maladie.

Pour conclure, on ose espérer que l’administration ne va pas profiter de la division de la profession pour imposer aux pharmaciens de nouvelles mesures qui vont aggraver leur situation économique. On espère également que les pharmaciens, qui n’ont été avisés qu’à la dernière minute, ne donneront pas leur feu vert pour un nouveau Décret de fixation des prix des médicaments qui ne prend pas en considération la viabilité de la pharmacie d’officine, et de grâce qu’ils ne nous refassent pas le coup des mesures compensatoires !  

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DISTRIBUTION PHARMACEUTIQUE

Distribution pharmaceutique en Afrique : enjeux et perspectives Abderrahim DERRAJI - 27 juin 2022 12:01
Distribution pharmaceutique en Afrique : enjeux et perspectives

L’Association de la distribution pharmaceutique africaine (ADPA) a organisé, les 24 et 25 juin 2022 à Dakar, ses Journées et sa première assemblée générale post-Covid.
Cette rencontre, qui a été suivie avec intérêt par les membres de l’ADPA et leurs invités, a permis à plusieurs experts de brosser un tableau de la répartition en Afrique. Ils ont également formulé une série de recommandations pour que les distributeurs pharmaceutiques puissent jouer le rôle qui leur incombe.

Comme l’ont affirmé plusieurs intervenants ayant pris part aux deux sessions programmées par le Comité d’organisation, la pandémie Covid-19 a montré que les nations disposant d’une industrie efficiente et proactive ainsi qu’un réseau de distribution efficace ont pu faire face aux besoins de leurs populations en médicaments et en produits de santé durant la pandémie.

Lahcen Senhaji et Ken Accajou, respectivement, président et vice-président de l’ADPA, ont indiqué que leur association s’est fixé comme objectif de mettre en place des mécanismes à même de garantir un seuil important de convergence chez les intervenants du secteur de la santé aussi bien public que privé et particulièrement le secteur pharmaceutique.

Le rôle des répartiteurs est incontournable pour garantir l’approvisionnement des pharmacies en médicaments et produits de santé, ce qui fait d’eux et des pharmaciens des partenaires essentiels dont le dynamisme conditionne la réussite de toute politique de santé.

Bien évidemment, ce rôle ne peut être joué que si l’approvisionnement en amont est régulier et efficient. C’est sans doute ce qui a poussé de nombreuses nations africaines à se doter d’une industrie pharmaceutique pour réduire autant que possible leur dépendance vis-à-vis de pays tiers.

La mise en place de la Couverture médicale universelle (CMU) se présente de plus en plus comme un défi pour les pays africains. Sa généralisation ne peut cependant pas donner l’effet escompté en l’absence d’une gestion rationnelle des ressources et la mise en place d’outils permettant de générer des indicateurs fiables nécessaires pour un suivi étroit, entre autres, du rapport recettes/dépenses des caisses d’assurances maladies.

Et comme l’a rappelé le président de l’ADPA, Lahcen Senhaji, un pays ne pouvant pas fabriquer ses médicaments, peut toujours les importer. Par contre, aucune nation ne peut faire l’économie d’un réseau de distribution adapté à ses spécificités.

La répartition peut intervenir à plusieurs niveaux à commencer par la disponibilité des médicaments et des produits de santé, une distribution au meilleur coût et un maillage permettant de couvrir toutes les régions d’un pays.

Les perspectives présentées lors de cette journée présagent une dynamique qui va, sans nul doute, avoir des répercussions favorables sur la prise en charge des patients. Seulement, on ne peut envisager une optimisation de cette prise en charge que si les politiques de santé prennent en considération la viabilité de tous les intervenants. Une politique qui considère la baisse des prix des médicaments comme l'unique levier pour améliorer leur accès est fatalement vouée à l’échec.

Avant de se quitter, les membres de l’ADPA se sont engagés à continuer à collaborer et à œuvrer pour que la distribution soit à la hauteur des attentes de leurs pays respectifs. L'implication des décideurs et des donneurs d'ordre, les partenariats Sud-Sud et la mise en place des bonnes pratiques sont des éléments essentiels pour atteindre cet objectif.

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FUMAGILLINE

Les hôpitaux de Lyon fabriquent un médicament introuvable et sauvent 27 vies Abderrahim DERRAJI - 27 juin 2022 11:58
Les hôpitaux de Lyon fabriquent un médicament introuvable et sauvent 27 vies

L’infection d’un greffé du foie âgé de 15 ans par un champignon a mis sa vie en danger. En effet, sans un traitement à base de fumagilline, les diarrhées dont il souffrait risquaient de se compliquer et d'hypothéquer le pronostic vital.

Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont pu sauver ce jeune ainsi que 26 autres patients en produisant un médicament à base de fumagilline, un antiparasitaire utilisé depuis les années 1950 et dont la production a cessé en 2019. Les stocks ont été entièrement utilisés avant mars 2020.

Les scientifiques de Fripharm, la plateforme de fabrication, de recherche et d’innovation pharmaceutique des HCL se sont approvisionnés en Hongrie après avoir fait le tour des fournisseurs chinois et indiens sans succès. Grâce au stock de fumigaline achetée, les pharmaciens hospitaliers ont pu produire un médicament sur mesure pour le jeune greffé qui a guéri en quinze jours. Ce sauvetage in extremis qui a eu lieu au mois d’août 2021 a été suivi par la prise en charge de 26 autres malades qui ont également été sauvés.

Malheureusement, les 300 grammes de stock récupérés en Hongrie s’amenuisent de jour en jour. C’est pour cette raison que Fripharm cherche une startup capable de l’accompagner dans la fabrication de cet anitiparasitaire sur le long terme. Le coût de lancement de la production a été évalué à environ 1 million d’euros, montant qui ne pourra être financé que par une aide extérieure qu’il faut chercher à tout prix pour sauver la vie de plusieurs patients immunodéprimés.

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HYDROXYCHLOROQUINE

Covid-19 : Est-ce que l’hydroxychloroquine a fait des milliers de victimes au début de la pandémie ? Abderrahim DERRAJI - 27 juin 2022 11:56
Covid-19 : Est-ce que l’hydroxychloroquine a fait des milliers de victimes au début de la pandémie ?

Selon une étude menée à l’Université de Lyon et présentée au Congrès de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT), 16.274 personnes seraient décédées après avoir été traitées par l’hydroxychloroquine (HCQ) durant la première vague de la Covid-19. Ces victimes sont issues de huit pays.

Cette étude, dont le résultat a été cité le jeudi 16 juin 2022 par l’agence de presse médicale APMnews, et qui est actuellement en cours de relecture, a mis en avant une surmortalité de 11% liée à l’utilisation de l’HCQ.

Les chercheurs ont examiné les dossiers des patients Covid hospitalisés de mars à mi-juillet 2020 ainsi que le taux d’utilisation de l’HCQ dans chacun des huit pays étudiés.

Les écarts entre les pays sont considérables. Il y aurait eu entre six décès dus à l’HCQ au Brésil et 10.821 aux États-Unis. Quant à la France, le nombre de décès liés à l’HCQ durant le premier semestre de 2020 varie entre 115 et 293.

D’après les auteurs de l’étude, le nombre de 16.274 morts imputés à l’HCQ est probablement sous-estimé en raison du manque de données. Le quotidien français «Le Parisien» précise, par ailleurs, qu’un total de 9.484 décès a été avancé dans un premier temps lors du congrès, mais les auteurs ont depuis réajusté les données.

Les chiffres avancés doivent, toutefois, être relativisés en raison de la méconnaissance des taux réels de prescriptions de dans chaque pays. Les incertitudes liées à d’autres paramètres n’ayant pas été pris en compte par les chercheurs, comme le nombre de morts indirects, constituent également un facteur limitant de ces travaux.

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VARIOLE DU SINGE

Variole du singe : vaccination au cas par cas ! Abderrahim DERRAJI - 21 juin 2022 17:48
Variole du singe : vaccination au cas par cas !

À la demande du gouvernement français, la Haute autorité de santé (HAS) et l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) ont donné leur avis au sujet de la vaccination par Imvanex® des primo-vaccinés (sujets vaccinés avant 1980) et des mineurs.

Si en théorie tous les Français nés avant 1980 ont tous reçu une dose d’un vaccin antivariolique, en pratique seul 90 % des plus de 55 ans sont vaccinés. Ce pourcentage varie entre 50 et 65% chez les 40-50 ans.

La HAS et l’ANSM considèrent qu’une seule dose du vaccin Imvanex est suffisante aux primo-vaccinés. Ces deux autorités se sont basées sur des études conduites par le laboratoire Bavarian Nordic. Ces études ont révélé que l’immunité contre la variole persistait pendant plusieurs décennies après une seule dose.
Cependant, la HAS et l’ANSM préconisent de s’en tenir à un schéma à trois doses pour les sujets immunodéprimés.

En ce qui concerne la vaccination des enfants et en attendant l’évaluation de la sécurité et l’immunogénicité de ce vaccin chez les enfants par le laboratoire Bavarian Nordic, les deux autorités françaises estiment qu’en l’absence de données cliniques de sécurité des vaccins de 3ème génération en population pédiatrique, l’administration de ce vaccin doit être évaluée au cas par cas. Le médecin doit évaluer le rapport bénéfices/risques pour chaque mineur et particulièrement les immunodéprimés.

L’épidémie de variole du singe reste pour le moment très limitée. La maladie est relativement bénigne et aucun cas grave n’a été notifié en France.

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Autres articles

Ordres et désordre !

Le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, avait adressé le 29 mars 2021 une correspondance(1) au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens ainsi qu'aux présidents des deux Conseils régionaux des pharmaciens d’officine leur demandant d’organiser les élections avant fin juin 2021. Un an après, rien n’a changé et aucune élection n’a été organisée. Pour rappel, les dernières élections ordinales datent du 30 août 2015. Ces élections ont pu se tenir après la publication le 9 juin 2014 de la loi n° 115-13 portant dissolution des conseils régionaux des pharmaciens d’officine du Nord et du Sud et instituant une Commission spéciale provisoire. Les pharmaciens d’officine croyaient que les conseillers élus en 2015 n’allaient pas retomber dans les mêmes travers que leurs prédécesseurs. Mais il n’en est rien ! Les bureaux issus des dernières élections ont rajouté une couche en refusant d’organiser les élections de mi-mandat. Du coup, les mêmes conseillers siègent aux Conseils régionaux depuis 7 ans, et ils ne semblent pas pressés d’organiser les élections. Tous les prétextes sont bons. Au début, la Covid-19 et le confinement avaient servi d’alibi pour reporter les élections ordinales, et depuis quelques mois, c’est le projet de Loi 98-18 qui est utilisé comme prétexte pour ne pas organiser les élections. Aussi, les pharmaciens d’officine, qui s’inquiètent pour leur avenir, se posent de nombreuses questions. Tout d’abord, comment peut-on accepter que l’Ordre des pharmaciens ne respecte pas la loi ? Comme le précise l’article 2 du Dahir de 1976, cet organisme est censé veiller au respect, par tous ses membres, des lois et règlements qui régissent la profession, ainsi que des devoirs professionnels et des règles édictées par le Code de déontologie. Il est aussi chargé de sauvegarder les traditions d'honneur et de probité de la profession et de formuler son avis sur les projets de lois et règlements relatifs à la pharmacie et à la profession pharmaceutique, etc. Ensuite, comment ça se fait-il que la majorité des pharmaciens d’officine continuent à échanger à tour de bras à travers les réseaux sociaux sans entreprendre des actions concrètes pour que les Conseils se conforment à la loi ? Et enfin, qu’est-ce qui peut expliquer le mutisme de l’administration, qui par son silence contribue directement ou indirectement à la déstructuration irréversible de la pharmacie d’officine ?

Abderrahim Derraji - 19 juin 2022 10:05
Caravane médicale à Guelmin

La Direction régionale du ministère de la santé et de la protection sociale, en collaboration avec la wilaya de Guelmim-Oued Noun, l’Agence pour la promotion, le développement économique et social des Provinces du sud du Royaume et l'Association marocaine médicale de solidarité, a organisé du 16 au 19 juin 2022 une caravane médicale pluridisciplinaire au Centre hospitalier régional de Guelmim et de l’Hôpital de proximité Bouizakarne. Cette caravane médicale a comporté plusieurs spécialités, notamment la chirurgie générale, l’ophtalmologie, la traumatologie, la médecine cardiovasculaire, l’endocrinologie, la pédiatrie, l’urologie, la rhumatologie, la dermatologie, la neurologie, la neurochirurgie, l’oto-rhino-laryngologie, la gastro-entérologie, la néphrologie, la pneumologie, la médecine dentaire, etc. D’après un communiqué du ministère de la Santé du 17 juin, les initiateurs de cette caravane ont prévu de prendre en charge plus de 8.000 patients issus de la région de Guelmim-Oued Noun et les environs. Pour ce faire, une centaine de professionnels de santé ont été mobilisés, dont 40 médecins de diverses spécialités et environ 60 infirmiers et techniciens. Les malades ayant bénéficié des prestations assurées par cette caravane ont pu également disposer de médicaments et de dispositifs médicaux. Les visites, opérations et soins ont été assurés grâce aux équipements du Centre hospitalier régional de Guelmim et de l’Hôpital de proximité Bouizakarne ainsi qu'aux unités mobiles de chirurgie contenant sept blocs opératoires, dont la chirurgie oculaire et la chirurgie générale, un laboratoire d'analyses médicales, une unité de dépistage du cancer du sein et une unité mobile réservée aux prestations dentaires.

Abderrahim Derraji - 19 juin 2022 10:02
Canada : l’ibuprofène et l’acétaminophène en tension d’approvisionnement!

Les formes pédiatriques d’ibuprofène et d’acétaminophène commencent à manquer. Les étalages vides de Tylenol, d’Advil, de Motrin et de Tempra dans certaines officines inquiètent les parents.  «On reçoit ces médicaments au compte-gouttes», a indiqué Benoit Morin, président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Et d’ajouter : «On parle d’une pénurie partielle, mais pas complète, ce qui fait en sorte que les pharmacies n’ont pas tous les formats, toutes les saveurs et toutes les concentrations.» Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, explique cette tension d’approvisionnement par l’augmentation de la consommation induite par la Covid-19 qui a sévi l’hiver dernier et la circulation d’autres virus respiratoires en raison de l’assouplissement des mesures sanitaires. D’après Benoit Morin, les fabricants ont déjà commencé à accélérer leur production ce qui laisse présager la fin de la tension d’approvisionnement avant la fin de l’été.

Abderrahim Derraji - 19 juin 2022 10:01
Takeda investit 200 millions de francs suisses à Neuchâtel

Le groupe pharmaceutique japonais Takeda s’apprête à injecter la bagatelle de 200 millions de francs suisses dans son unité de production de Pierre-à-Bot, sur les hauteurs de Neuchâtel. Cette usine qui est spécialisée dans la production de traitements contre l’hémophilie, emploie 700 collaborateurs et figure de ce fait parmi les plus grands employeurs du canton. Le géant japonais s’est emparé de cette unité de production en 2019, quand il a racheté son homologue Shire en déboursant 57,3 milliards de francs suisses.  

Abderrahim Derraji - 19 juin 2022 09:59
Sommet de l'OMC : levée temporaire des brevets protégeant les vaccins anti-Covid

Les États membres de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) viennent de s’accorder sur la facilitation du commerce des biens médicaux nécessaires à la lutte contre les pandémies. Cet accord permet d’éviter que le commerce des ingrédients et matériels ne fassent pas l’objet de restriction au moment où les nations en ont le plus besoin. Les 164 ministres du commerce des pays membres de l'OMC sont également parvenus le vendredi 17 juin à la levée temporaire des brevets protégeant les vaccins anti-Covid destinés aux pays en développement.

Abderrahim Derraji - 17 juin 2022 10:37
Alopécie : un traitement efficace chez 40% des malades

L’Agence américaine des médicaments (FDA) a autorisé lundi 13 juin 2022 Olumiant® dans la prise en charge d’une forme grave d’alopécie. Il s’agit du baricitinib, un Inhibiteur de Janus kinases (JAK) mis sur le marché par le laboratoire pharmaceutique américaine Eli Lilly. Ce médicament devient, de ce fait, le premier traitement par voie orale indiqué dans la prise en charge de patient souffrant d’alopecia areata, une maladie qui touche 300.000 Américains. Chez les sujets qui en sont atteints, le système immunitaire s’attaque aux follicules pileux et cause la perte temporaire ou définitive des poils ou des cheveux sur certaines zones du corps. La FDA a donné son feu vert en se basant sur deux essais cliniques conduits sur 1200 volontaires adultes atteints de forme grave d’alopécie. Les participants aux essais cliniques ont été répartis en trois groupes : un tiers a reçu un placebo, un tiers a reçu 2 mg/jour et un tiers a reçu une 4 mg/jour. Les essais ont révélé qu’environ 40% des volontaires ayant reçu 4 mg par jour durant 36 semaines ont vu leurs cheveux repousser de 80% versus 23% pour le groupe ayant reçu 2 mg par jour. Quant au groupe traité par un placebo, le pourcentage a chuté à 5%. Les essais ont également révélé qu’environ 45% des personnes ayant reçu 4 mg de baricitinib par jour ont aussi vu leurs cils et sourcils repousser de façon significative. Les effets secondaires qui ont été notifiés chez les volontaires se limitent essentiellement à des infections des voies respiratoires supérieures, des maux de tête, de l’acné, un cholestérol élevé et une augmentation de la créatine-kinase. Pour rappel, Le baricitinib est un médicament qui a une AMM pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, et son autorisation a même été étendue chez les sujets atteint de forme grave de Covid-19.

Abderrahim DERRAJI - 16 juin 2022 11:56
Variole du singe : l’HERA commande 100 000 doses de vaccin à Bavarian Nordic

Le laboratoire danois Bavarian Nordic et la Commission européenne ont indiqué le 14 juin qu’ils ont procédé à la signature d'un accord qui prévoit l'acquisition par les pays européens de 109.090 doses de vaccins contre la variole du singe. Cette maladie a été détectée dans 19 états membres en plus de la Norvège et l’Island. Ce vaccin, commercialisé sous la désignation Imvanex® en Europe, de Jynneos® aux États-Unis et Imvamune® au Canada est un vaccin vivant non réplicatif. La diffusion de la variole du singe en dehors des zones endémiques habituelle est à l'origine de la commande europeenne. La variole du singe est une maladie qui commence par une forte hyperthermie et s'accompagne rapidement d'une éruption cutanée avec  formation de croûtes. Le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies préconise l’administration d’une dose de vaccin post-exposition précoce pour éviter la maladie ou réduire sa gravité. Et c’est la nouvelle entité européenne HERA qui a commandé les doses de vaccin. Ces dernières seront mises à la disposition des Vingt-Sept états membres plus la Norvège et l'Islande. Les pays prioritaires recevront leurs doses de vaccin avant la fin du mois de juin. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas confirmés de variole du singe le 8 juin 2022 avoisinerait 1 300 dans les pays non-endémiques. Cette maladie existe à l’état endémique dans 11 pays d'Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale.

Abderrahim DERRAJI - 15 juin 2022 11:30
Réseaux sociaux : Les nouveaux fossoyeurs des bonnes causes !

À l’heure où la profession pharmaceutique connaît, dans de nombreux pays, un vrai tournant avec un renforcement du rôle du pharmacien, la pratique officinale marocaine stagne depuis des décennies. Cette situation ne peut malheureusement que perdurer tant que les instances professionnelles n’ont pas trouvé l’alchimie nécessaire pour relever les nombreux défis qui se dressent devant la profession. Le projet de loi 98-18 relative à l’Ordre national des pharmaciens est en discussion depuis des années et sa promulgation pourrait demander, dans le meilleur des cas, plusieurs mois supplémentaires. En attendant, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), qui ne communique plus avec ses deux Conseils régionaux, nous interpelle au sujet de la légitimité des instances ordinales à représenter les pharmaciens et à parler en leurs noms. En effet, le CNOP dont le président continue à se démener pour assurer le «minimum syndical» est dans l’incapacité de jouer le rôle qui lui incombe, notamment en matière de régulation du secteur. Cette instance ne peut pas non plus s’ériger en une vraie force de proposition à même de faire évoluer la profession et la défendre vis-à-vis d’autres intervenants qui ont les yeux rivés sur le monopole du pharmacien. Pour essayer de comprendre ce qui leur arrive, un grand nombre de pharmaciens s’est rué sur les réseaux sociaux. Mais force est de constater que la transformation des idées nobles échangées à travers les forums en initiatives concrètes n’a pas lieu. Le plus souvent, les débats s’éternisent et les pharmaciens finissent par désespérer de voir émerger des leaders capables de leur servir autre chose que de belles phrases et des promesses sans lendemain. Certains pharmaciens sont persuadés que la promulgation de la loi 98-18 suffirait, à elle seule, à effacer tous leurs problèmes, mais il n’en est rien ! La profession a besoin d’une vraie remise en question et d’une transformation disruptive. Pour commencer, le pharmacien doit entamer une mise à niveau et une démarche qualité afin d’améliorer ses pratiques. Ensuite, les organismes professionnels doivent revoir leur mode de fonctionnement. Une structure ne peut parler qu’au nom des pharmaciens qui en sont membres, et elle ne peut le faire que si elle respecte à la lettre les textes qui la régissent. Et pour finir, la profession doit adopter une méthodologie optimisée pour traiter tous les dossiers, non sans avoir brossé un état des lieux et prioriser les différents chantiers. Cette approche au demeurant basique, ne peut donner l’effet escompté que si les pharmaciens entretiennent de bonnes relations entre eux et avec l’administration. Celle-ci est la seule à pouvoir mettre fin à la situation de blocage que connaît la profession.Dans le cas contraire, nos échanges sur les réseaux sociaux ont de beaux jours devant eux !

Abderrahim Derraji - 12 juin 2022 20:34
Journée nationale pharmaceutique des Doukkala : «Régionalisation des Conseils de l'Ordre : Attentes de la Profession et Limites du Projet de Loi 98-18.»

Le Syndicat des pharmaciens de la Province d’El Jadida a organisé le samedi dernier la 10e édition de la Journée nationale pharmaceutique des Doukkala sous le thème : «Régionalisation des Conseils de l'Ordre : Attentes de la Profession et Limites du Projet de Loi 98-18.» Cette thématique a été brillamment traitée par Pr Mohamed Meiouet qui a passé en revue les différents articles et dispositions de ce projet. Il a par la même occasion pointé du doigt certaines dispositions qui pourraient compliquer, voire hypothéquer la mise en application de ce projet de loi.   Le comité d’organisation de cette journée a aussi prévu une session dédiée à la lutte contre le circuit illicite des Médicaments et Produits de Santé. Lors de cette session, M. Mohamed Sabri, président du Syndicat des pharmaciens de la Province d’El Jadida a fait part à l’assistance des dépassements récurrents qui affectent le circuit de distribution des médicaments et des produits de santé. L’utilisation des réseaux sociaux et des sites de vente en ligne ont facilité ces trafics illicites. Maitre Abdelhak DAHBI, Chef d'Unité des Contentieux, Présidence du Ministère Public (Rabat), a présenté les tenants et les aboutissants de cette problématique et a conclu sa présentation en exhortant les pharmaciens à recourir plus souvent à la justice pour faire valoir leurs droits et protéger la santé de leurs concitoyens. D’autres thématiques et formations ont été suivies avec beaucoup d’intérêt, et un dès les moments les plus émouvants de cette journée a été l’hommage rendu par le Syndicat à trois consœurs ayant occupé par le passé des postes de responsabilité au sein de leur syndicat. Cette journée a tenu ses promesses et a surtout permis de rapprocher les nouveaux pharmaciens de la région de leurs ainés.

Abderrahim Derraji - 12 juin 2022 20:31
Canada : les pharmaciens autorisés à prescrire des médicaments contre le zona et des contraceptifs oraux

Les pharmaciens exerçant dans le Nouveau-Brunswick au Canada peuvent désormais prescrire des contraceptifs oraux ainsi que des médicaments utilisés dans la prise en charge du zona. Ces services seront rémunérés par le gouvernement de cette Province.  Cette initiative a pour objectif de «réduire les temps d’attente et d’accroître l’accès aux soins primaires en mettant à profit les compétences et la formation des pharmaciens», a indiqué la ministre de la Santé, Dorothy Shephard. Cette nouvelle mission a été saluée par Andrew Drover, président de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick qui estime que le financement public de ces deux nouveaux services en pharmacie améliorera grandement l’accès à la contraception et aux traitements du zona.  

Abderrahim Derraji - 12 juin 2022 20:25