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PRESCRIRE

Prescrire : La Pilule d’Or attribuée à Comirnaty® et Spikevax® Abderrahim DERRAJI - 26 janvier 2022 18:24
Prescrire : La Pilule d’Or attribuée à Comirnaty® et Spikevax®

Les deux vaccins à ARN messager Comirnaty® (tozinaméran) de BioNTech et Pfizer et Spikevax® (élasoméran) de Moderna viennent de décrocher une Pilule d'or au Palmarès de Prescrire. Ces deux vaccins qui ont également reçu le Prix Galien au mois de décembre dernier, «ont constitué un progrès thérapeutique majeur dans le contexte pandémique de covid-19 de l'année 2021, avec une forte réduction du risque de formes symptomatiques, y compris celles graves.» a indiqué Prescrire.

«Dans des essais réalisés chez plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le contexte pandémique de 2020, ces deux vaccins ont fortement réduit, à court terme, le risque de maladie covid-19 symptomatique. De nombreuses études épidémiologiques, réalisées en 2020 et 2021, ont montré leur efficacité pour prévenir les formes graves de la maladie pendant les mois qui suivent la vaccination, y compris vis-à-vis de la plupart des variants du virus Sars-CoV-2 circulant au cours de l'année 2021. Les inconnues concernent notamment le maintien de leur efficacité sur de nouveaux variants émergents.», a indiqué Prescrire.


Cinq médicaments qui apportent un progrès net pour certains patients par rapport aux moyens thérapeutiques déjà disponibles, avec certaines limites ont été inscrits au «Tableau d’Honneur ».

Il s’agit de :

- Baqsimi° (glucagon par voie nasale), firme Lilly : plus pratique que le glucagon par voie sous-cutanée ou intramusculaire dans les hypoglycémies sévères chez les patients diabétiques âgés de 4 ans ou plus.
- Covid-19 Vaccine Janssen° (vaccin covid-19 Ad26.CoV2-S), firme Janssen Cilag : une alternative aux vaccins à ARN messager dans certains contextes en 2021.
- Givlaari° (givosiran), firme Alnylam : moins de crises, voire disparition des crises, au moins à court terme dans la porphyrie hépatique aiguë chez les patients âgés de 12 ans ou plus.
- Mabthera° ou autre (rituximab), firme Roche : rémissions prolongées plus fréquentes qu'avec d'autres immunodépresseurs dans le pemphigus dit vulgaire modéré à sévère, chez les adultes.
- Vaxzevria° (vaccin covid-19 ChAdOx1-S), firme AstraZeneca : une alternative aux vaccins à ARN messager dans certains contextes en 2021.


Deux médicaments ont été «Citès au Palmarès». Il s’agit de Jorveza° (budésonide en comprimés orodispersibles), firme Dr. Falk Pharma : soulagement des symptômes chez environ la moitié des patients dans l'œsophagite à éosinophiles chez les adultes et Kaftrio° (ivacaftor + tézacaftor + élexacaftor), firme Vertex Pharmaceuticals : amélioration des symptômes respiratoires, et parfois réduction des exacerbations dans la mucoviscidose chez les patients âgés de 12 ans ou plus, porteurs d'au moins une mutation deltaF508 du gène CFTR.

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ACCESSIBILITÉ AUX PRODUITS DE SANTÉ

Covid-19 : l'autosuffisance n'a pas de prix ! Abderrahim Derraji - 24 janvier 2022 06:16
Covid-19 : l'autosuffisance n'a pas de prix !

Comme nous l’avions indiqué dans le numéro 518 de PharmaNews dont l’éditorial s’intitulait «Pas de chance, pas de médicament!», le laboratoire Novartis avait annoncé en 2020 son intention d’offrir Zolgensma®, un traitement qui coûte 1,9 million d'euros, pour cent bébés condamnés qui seront tirés au sort. Le laboratoire helvétique a justifié cette «loterie» par un souci d’équité permettant de ne pas favoriser un enfant ou un pays au détriment d’un autre.

Cette «loterie» refait à nouveau surface et cette fois-ci au Canada. où le Réseau de santé de Scarborough (SHN), dans l’est de Toronto, va l’utiliser pour déterminer qui parmi les malades en soins intensifs pourra accéder à certains médicaments «cruciaux» contre la Covid-19.

Généralement, les hôpitaux utilisent la déxamethasone pour prendre en charge les patients affectés par des formes sérieuses de la Covid-19, mais dans certains cas graves, les équipes soignantes ont recours au tocilizumab (Roactemra®) ou au sarilumab (Kevzara®). Ces deux spécialités pharmaceutiques sauvent environ 5 % des patients qui y ont accès comme l’a indiqué à RadioCanada (1) le Dr Martin Betts, directeur médical des soins intensifs au SHN. Ce dernier a également précisé que les hôpitaux ont du mal à s’en approvisionner en raison de la forte demande qu’ils connaissent à travers le monde, particulièrement depuis l’apparition du variant Omicron. Les soignants se trouvent, de ce fait, dans l’obligation de trouver un moyen pour savoir à quels patients bénéficieront de ces médicaments. Afin d'éviter les biais implicites qui ne pèsent pas dans la sélection des patients à traiter, et sur recommandation du Groupe consultatif scientifique sur la Covid-19 de l’Ontario, les hôpitaux de Scarborough appliquent un tirage au sort évitant ainsi aux soignants la lourde responsabilité d’avoir à départager leurs patients.

D’autres médicaments comme le remdésivir (Veklury®) et le sotrovimab (Xevudy®) connaissent également des problèmes d’accessibilité. Il y aurait même des doutes concernant l’approvisionnement en Paxlovid® (nirmatrelvir/ritonavir). Les patients qui recevront ce traitement pourraient être priorisés d’après le Dr Jérôme Leis, du Centre des sciences de la santé de Sunnybrooke.

Ces exemples nous interpellent, et si dans les pays riches l'accessibilité ne concerne que certaines thérapies particulièrement onéreuses, dans les pays à faible revenu, des patients peuvent voir leur chance de survie s’amenuiser par ce qu’ils n’ont pas accès à des traitements basiques, une oxygénothérapie ou des vaccins. Avant la pandémie, les raisons étaient essentiellement d’ordre économique, mais aujourd’hui, la forte demande que connaissent les produits de santé a aggravé la situation. La solidarité tant prônée par l’Organisation mondiale de la Santé a fait place à un environnement où règne la dure loi du «chacun pour soi».

Pour conclure, et eu égard à la situation sanitaire mondiale, toutes les nations devraient mettre en place les mécanismes nécessaires leur permettant de garantir l’autosuffisance en produits de santé.
(1) RADIO-CANADA

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PAXLOVID

France : la HAS accorde un accès précoce au Paxlovid® en traitement curatif de la Covid-19 Abderrahim Derraji - 24 janvier 2022 06:11
France : la HAS accorde un accès précoce au Paxlovid® en traitement curatif de la Covid-19

La Haute autorité de santé (HAS) a donné, le 21 janvier dernier, son feu vert pour que le Paxlovid® puisse être utilisé comme traitement curatif contre la Covid-19. La HAS a indiqué que ce traitement est destiné à la prise en charge les adultes atteints de Covid-19 ne nécessitant pas d'oxygénothérapie et à risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie.

La HAS a cependant rappelé que le Paxlovid® n'est pas destiné à être utilisé comme substitut à la vaccination qu’elle qualifie du levier le plus efficace pour éviter les formes sévères de Covid-19. Elle a aussi indiqué que la mise en œuvre des traitements anti-Covid-19, ne dispense pas les patients du respect des mesures barrières et de distanciation physique.

Ce médicament, qui a été développé par le laboratoire Pfizer, est une association de deux antiviraux le nirmatrelvir et le ritonavir. Il est administré par voie orale à raison de trois comprimés par jour et durant cinq jours. Pour qu’il soit efficace, cette association doit être prise dès que possible et après le diagnostic positif au Covid-19. Le traitement ne doit cependant pas être initié cinq jours après l’apparition des premiers symptômes de la Covid-19.

La HAS indique dans son communiqué du 21 janvier que «le mécanisme d’action du Paxlovid® laisse espérer une efficacité maintenue sur les différents variants, y compris Omicron. Des données préliminaires in vitro suggèrent en effet que les variants préoccupants qui circulent actuellement sont sensibles au traitement»

La HAS relève que le Paxlovid® est contre-indiqué chez les sujets souffrant d’une insuffisance hépatique sévère ou d’une insuffisance rénale sévère. Une adaptation de la posologie est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée. Le Paxlovid® est également contre-indiqué pendant la grossesse.

Les premières livraisons de ce traitement sont attendues en France dans une semaine. Selon le ministre des Solidarités et de la Santé, 500.000 doses ont été réservées par la France. Ce traitement peut être prescrit par un médecin généraliste et dispenser dans toutes les pharmacies. 
En savoir plus : lien

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Martin Shkreli

Martin Shkreli condamné à restituer 64 millions de dollars Abderrahim Derraji - 24 janvier 2022 06:07
Martin Shkreli condamné à restituer 64 millions de dollars

Martin Shkreli, qui a multiplié le prix du Daraprim® par 55, vient d’être condamné à verser aux États qui avaient porté plainte 64 millions de dollars. Cette somme sera utilisée pour indemniser les malades.
 

Ce traitement à base de pyrimethamine et indiqué dans la prise en charge de la toxoplasmose, a vu son prix passer de 13,5 dollars à 750 dollars dès que cet ancien gestionnaire de fonds a racheté les droits de cette molécule. Il a même abusé de sa position dominante, notamment en bloquant l’arrivée de génériques. Cette affaire lui avait valu le titre d’homme le plus détesté d’Amérique.
Martin Shkreli, qui a également été condamné à 7 ans de prison en 2018 pour une fraude bancaire dans une autre affaire, a aussi été banni à vie du secteur pharmaceutique.

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MOLNUPIRAVIR

Molnupiravir : bientôt disponible dans les pharmacies au Maroc Abderrahim DERRAJI - 21 janvier 2022 19:01
Molnupiravir : bientôt disponible dans les pharmacies au Maroc

Après avoir obtenu une Autorisation temporaire d’utilisation d’urgence qui lui a été délivrée par les autorités réglementaires marocaines, le molnupiravir a été mis à la disposition des hôpitaux et des cliniques, et il sera bientôt disponible chez les grossistes-répartiteurs et les pharmacies d'officine.

Le molnupiravir sera commercialisé sous la désignation MOVFOR®. Chaque boite contient 40 gélules dosées à 200 MG couvrant les 5 jours de traitement nécessaires. Le malade doit prendre 4 gélules (800 MG) deux fois par jour.

Il est indiqué dans le traitement de la maladie à Coronavirus 2019 (Covid-19) légère à modérée chez les adultes avec un test de diagnostic Sars-CoV-2 positif et qui présentent au moins un facteur de risque de développer une forme grave. Il doit être administré dès qu'un diagnostic de Covid-19 est posé et dans les 5 jours suivant l'apparition des symptômes. Le molnupiravir fait partie du Protocole national thérapeutique Covid-19 ( Réf. Manuel de procédure de veille et de riposte / Édition Janvier 2022 ).


Le molnupiravir qui est à prescription obligatoire (Tableau A / Liste I), agit en diminuant la capacité d’un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie.

Le molnupiravir qui a obtenu le feu vert de la FDA, est également utilisé dans d’autres pays notamment, le Japon et le Royaume-Uni. C'est un agent antiviral appartenant au groupe des inhibiteurs de l’ARN polymérase. C’est un promédicament (pro-drug) de petite molécule du dérivé nucléosidique synthétique N-hydroxycytidine (NHC). Il est rapidement biotransformé dans le plasma en EIDD-1931. Ce dernier est triphosphorylé par les kinases de l’organisme. Ce triphosphate (complexe triphosphate et EIDD-1931) est l’ingrédient actif. Il agit comme un faux substrat pour l’ARN polymérase virale, c’est en quelques sortes, un leurre.
Le Prix public de vente (PPV) du MOVFOR® a été fixé à 720 DH. 

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Autres articles

Les Journées pharmaceutiques internationales de Casablanca reportées au 7 mai 2022

Par une circulaire du 21 janvier 2022, le Syndicat des pharmaciens d'officine de la Wilaya du Grand-Casablanca informe ses adhérents et partenaires que sur recommandations des autorités, il a décidé de repporter les Journées pharmaceutiques internationales de Casablanca (JPIC 2022) au samedi 7 mai 2022. Ces journées étaient prévues initialement le 5 février 2022, or cette période coincidera avec le pic de la nouvelle vague de la la Covid-19 ce qui justifie amplement le repport de cette manifestation.

Abderrahim DERRAJI - 21 janvier 2022 12:29
Covid-19 : les vaccins à ARNm n’augmentent pas le risque d’infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire

Dans un communiqué daté du 18 janvier 2022, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) vient de rendre publique une nouvelle étude de pharmaco-épidémiologie menée dans le but de cerner le risque d’évènement cardiovasculaire grave (hors myocardite et péricardite) qui serait lié à l’administration des vaccins à ARNm (Comirnaty® et Spikevax®) et les vaccins à vecteur adénoviral (Vaxzevria® et CovidJanssen®) chez les sujets âgés de 18 à 74 ans en France. Cette nouvelle étude, qui fera bientôt l’objet de publication dans des revues scientifiques internationales, a exploité les données du Système national des données de santé (SNDS-France) avec comme finalité de mesurer le risque de survenue des événements cardiovasculaires graves les plus fréquents (infarctus aigu du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique ou hémorragique et embolie pulmonaire) dans les trois semaines suivant l’injection d’un vaccin à ARNm ou à adénovirus chez les personnes âgées de 18 à 74 ans. La sécurité des vaccins à ARNm (Comirnaty et Spikevax) a été confirmée par cette étude qui a également révélé que le risque d'infarctus aigu du myocarde et d'embolie pulmonaire apparait cependant légèrement augmenté au cours de la deuxième semaine suivant l'injection de la première dose de Vaxzevria®, de même que le risque d'infarctus aigu du myocarde au cours de la première et de la deuxième semaine suivant l'injection d’une dose de vaccin Janssen. Ces vaccins à adénovirus sont peu utilisés en France. Les résultats révélés par cette nouvelle étude sont en phase avec les résultats d'études menées en Israël, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.  

Abderrahim DERRAJI - 19 janvier 2022 17:36
Pfizer a choisi Novasep à Mourenx pour produire son traitement anti-Covid Paxlovid®

Le géant américain Pfizer vient de signer une lettre d’intention avec le laboratoire pharmaceutique français Novasep. Cet accord se traduira par un investissement de 520 millions d’euros avec à la clef un recrutement de 40 personnes à Mourenx, ville des Pyrénées-Atlantiques qui abrite le site de Novasep. Ce dernier produira le nirmatrelvir, principe actif du Paxlovid®, un antiviral qui agit en diminuant la capacité du Sars-CoV-2 à se répliquer dans l'organisme. Le site de Mourenx va, de ce fait, rejoindre le réseau mondial de fournisseurs de Pfizer, qui produira, d’ici la fin 2022, jusqu’à 120 millions de boîtes destinées au traitement des patients à travers le monde.  Ce traitement constitue un complément aux vaccins pour faire face à la Covid-19. Il a été spécialement développé contre le Sars-CoV-2. Le Paxlovid® doit être administré dès l'apparition des premiers symptômes de la Covid-19 et permet de réduire de 90 % le risque de contracter une forme grave de la Covid-190 entraînant une hospitalisation.

Abderrahim Derraji - 18 janvier 2022 17:50
La vidéo de trop !

La présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS), Sâadia Moutaouakil, a mis en ligne, jeudi dernier, une circulaire 1 pour rappeler à l’ordre certains aides-pharmaciens diffusant des vidéos vantant les mérites de certaines spécialités pharmaceutiques. Par cet écrit, la présidente du CRPOS a vivement dénoncé ces dépassements qui sont en contradiction avec l’article 422 de la Loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie. La présidente du CRPOS a rappelé aux auteurs de telles publications que le non-respect de la Loi 17-04 nuit à l’image de la profession et expose leurs auteurs à des sanctions disciplinaires et/ou pénales. La réaction de la présidente du CRPOS fait suite à la publication d’une vidéo qui a enflammé la Toile la semaine dernière. Cette séquence comporte des maladresses et des dépassements qui dénotent d’une méconnaissance totale des lois en vigueur. Ces vidéos ont malheureusement tendance à se banaliser sur les réseaux sociaux et leur régulation n’est pas une mince affaire. Leurs auteurs proposent des fois des «recettes» pouvant avoir des conséquences graves sur la santé de leurs utilisateurs. Un médicament qui rend de loyaux services et qui peut sembler anodin peut malheureusement devenir un «vrai poison» si ses conditions d’utilisation ne sont pas respectées à la lettre. À l’image de l’aspirine qui est un médicament très bénéfique, mais qui peut dans certaines conditions être fatal à un ulcéreux ou un malade sous anticoagulants. Bien que les sanctions aient un pouvoir dissuasif indiscutable, on ne peut pas nier qu’il serait pertinent de mener une campagne d’information destinée aussi bien aux aides-pharmaciens qu’aux autres professionnels de santé, voire le grand public pour les mettre en garde contre les risques qu’ils pourraient faire courir aux patients en diffusant de telles vidéos.  On devrait ensuite leur rappeler les dispositions légales réglementant la publication de contenus sur le web. Et pour finir, on pourrait mettre en place un organisme à qui on confiera la mission de collecter les notifications relatives à la diffusion de contenus ne respectant pas la législation en vigueur. L’information, la vigilance et les sanctions constituent donc les trois ingrédients qui nous permettraient de venir à bout de ces dépassements. 1 Référence : SM/15/CRPOS/2022 2  Article 42 : Toute publicité auprès du public est subordonnée à l'obtention d'un visa délivré à cet effet. Le visa de publicité est accordé pour une durée d'un an, renouvelable dans la limite de la durée de validité de l'autorisation de mise sur le marché. Il est délivré sous un numéro d'ordre se rapportant à un ou plusieurs modes déterminés de diffusion. Toute publicité diffusée auprès du public doit faire mention du numéro sous lequel le visa a été délivré. Le visa de publicité ne comporte aucune garantie de l'administration en ce qui concerne les propriétés et les effets thérapeutiques du produit. Une nouvelle demande doit être présentée à l'administration pour toute modification dans l'objet du visa délivré. Les conditions d'octroi, de suspension ou de retrait du visa de publicité sont définies par voie réglementaire.

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:30
Toxidermies chez les patients Covid-19

Le groupe «Toxidermie» de la Société française de dermatologie (SFD), appelé FISARD (French Investigators for Skin Adverse Reactions to Drugs) a suivi 23 patients atteints de la Covid-19 ayant présenté une hypersensibilité iatrogène entre février 2020 et mars 2021 pendant leur prise en charge. Ces manifestations d’hypersensibilité iatrogènes rares peuvent présenter un grand danger pour les patients. Cliniquement, cette hypersensibilité s’apparente aux toxidermies conventionnellement décrites. On note cependant qu’elle est associée à une hyperéosinophilie et une réactivation fréquente d’EBV (virus Epstein-Barr), sachant qu’il est très compliqué de déterminer la chronologie des événements et connaître la causalité potentielle entre ces évènements. Parmi les hypothèses avancées : l’infection par le Sars-CoV-2 favorise la toxidermie via l’éosinophilie. Quatre malades sur 5 présentant une toxidermie sont pris en charge dans différents services de réanimation. Quelque 19 cas ont présenté un exanthème maculopapuleux et 3 cas un DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Treize patients ont eu une réactivation virale essentiellement EBV. Quant à l’éosinophilie, elle a été observée au cours du suivi chez 15 patients, dont 11 parmi ceux ayant eu une réactivation virale. Les toxidermies étaient essentiellement et typiquement associées à des antibiotiques puis à des inhibiteurs de la pompe à protons. On n’a cependant observé aucune nécrolyse épidermique ou décès.

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:26
Première mondiale : Greffe d’un cœur de porc génétiquement modifié à un malade

Un communiqué émanant de l’École de médecine de l’Université du Maryland (États-Unis) indique qu’un sujet âgé de 57 ans atteint d’une maladie cardiaque en phase terminale et déclaré inéligible à une greffe humaine a reçu un cœur de porc génétiquement modifié. La FDA a donné son feu vert le 31 décembre 2021 et cette xénotransplantation, unique en son genre, s’est déroulée avec succès le 7 janvier. Le Dr Bartley Griffith, qui a réalisé cette opération qu’il a qualifiée d’une avancée chirurgicale majeure pouvant constituer une solution à la pénurie d'organes, a indiqué que «le patient sera étroitement surveillé au cours des prochains jours et semaines pour déterminer si la greffe offre des avantages vitaux».

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:21
La HAS approuve l’utilisation du vaccin Novavax en France

La Haute Autorité de santé (HAS) a donné son accord le 14 janvier 2022 pour l’utilisation du vaccin anti-Covid Novavax. Les premières doses devraient être administrées le mois prochain. Ce vaccin développé par la biotech américaine Éponyme devient de ce fait le 5e vaccin autorisé en France. Ce vaccin baptisé Nuvaxovid, qui nécessite l’injection de deux doses espacées de 3 semaines, fait appel à la technologie dite de «protéines recombinantes» qu’on utilise pour produire un grand nombre de vaccins utilisés chez les enfants contre des pathologies comme l’hépatite ou la coqueluche. Ce vaccin pourrait de ce fait constituer une alternative pour les personnes qui sont réfractaires aux vaccins à ARN messager. La biotech américaine a annoncé le 14 juin que son vaccin est efficace à plus de 90% contre la contamination par le Sars-CoV-2. Une étude menée au Mexique et aux États-Unis a révélé une baisse de 90,4% du nombre de cas symptomatiques de la Covid-19 sept jours après l’administration de la deuxième dose de Nuvaxovid. La protection aurait même atteint 100% contre les formes graves. Mais cette efficacité ne concerne pas les variants Delta et Omicron qui ne circulaient pas quand l’étude a été menée. Éponyme a indiqué qu'elle est en train d’évaluer son vaccin contre le variant Omicron et qu’elle se penche sur une version spécifique pour combattre ce variant. Des études sont actuellement en cours pour savoir si ce vaccin pourrait être utilisé en dose de rappel, sachant qu’un avis du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV) du 30 avril dernier recommandait le recours à ce vaccin en troisième injection. Quant aux effets indésirables de ce vaccin, d'après l’Agence européenne du médicament (EMA), les plus courants sont «une sensibilité ou une douleur au site d'injection, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête, une sensation générale de malaise, des douleurs articulaires et des nausées ou des vomissements», ces effets indésirables ont disparu dans les jours qui ont suivi l’administration du vaccin. Ce vaccin doit être conservé entre 2 et 8 °C. Il contient la protéine Spike qui induit la production d'anticorps dirigés contre elle. Ce vaccin contient également un adjuvant qui permet de renforcer les réponses immunitaires.

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:17
Approvisionnement en médicaments au Maroc : Point du LEMM

Suite aux informations rapportées par certains médias et à travers les réseaux sociaux qui ont relaté des pénuries en médicaments, les Entreprises du Médicament au Maroc-LEMM ont diffusé un communiqué de presse le 14 janvier comportant les clarifications suivantes : Depuis le début de la crise sanitaire au Maroc, LEMM structure qui regroupant les filiales marocaines des sociétés biopharmaceutiques internationales, s’est mobilisé pour assurer la disponibilité des médicaments et vaccins aux citoyens marocains, notamment ceux qui font partie du protocole thérapeutique de la Covid-19 et cela malgré les contraintes logistiques rencontrées au niveau international. Conformément à la réglementation en vigueur et précisément la circulaire N°DMP/00/75, les établissements pharmaceutiques membres de LEMM assurent un stock de sécurité réglementaire de 3 mois pour les médicaments fabriqués localement ou importés. De plus, des déclarations hebdomadaires des stocks en médicament sont soumises à l’observatoire national de contrôle des médicaments et des produits sanitaires pour prévenir toute rupture potentielle et y remédier le cas échéant. LEMM réitère son engagement de poursuivre l’étroite collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale ainsi qu’avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé afin de lutter contre cette pandémie et préserver les acquis déjà réalisés par notre pays. La disponibilité et l’accès aux médicaments pour le citoyen marocain restent notre priorité.

Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2022 18:18
Xevudy® décroche une autorisation Une autorisation d’accès précoce

L’ANSM a participé au niveau européen à l'évaluation de Xevudy® (sotrovimab), un anticorps monoclonal qui a décroché, le 17 décembre 2021, l’autorisation de mise sur le marché européenne. Une autorisation d’accès précoce a été donnée par la HAS ce 7 janvier 2022 en attendant la mise à disposition de ce traitement dans le cadre de son AMM. Ce traitement à base de sotrovimab et développé par GSK est indiqué pour le traitement des personnes âgées de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg présentant la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène. Les personnes qui seront ciblées par  le sotrovimab présentent un risque accru d’évolution vers une forme sévère de la Covid-19. L’utilisation de cette monothérapie doit cependant se faire dans le respect du protocole d’utilisation thérapeutique (PUT) défini par la HAS et inclure un suivi virologique. Actuellement Xevudy® est administré en établissement de santé, en raison de la surveillance d’au moins une heure qui doit suivre son administration. Administration ce qui n’est pas le cas d’Evusheld qui est disponible en ambulatoire en prophylaxie, sur prescription hospitalière.

Abderrahim Derraji - 13 janvier 2022 19:31
Novartis : des essais cliniques révèlent l’efficacité d’ensovibep contre tous les variants du Covid-19

Dans un communiqué du 10 janvier 2022, les laboratoires Novartis et Molecular Partners à Schlieren (ZH) ont annoncé les résultats de la deuxième partie de leur étude clinique «Empathy» sur l’ensovibep, un antiviral utilisé par voie intraveineuse pour combattre le Sars-CoV-2. Ce traitement s’est révélé efficace pour baisser significativement la charge virale dans les huit jours suivant son administration et pour limiter de 78% les risques d’hospitalisation ou de décès par rapport à un placebo. Cette étude qui a été menée sur 407 patients aux USA, en Afrique du Sud, en Inde et en Europe a démontré qu’une seule administration permet de réduire la charge virale de tous les variant du Sars-CoV-2. Fort de ce résultat, le géant bâlois a confirmé son intention de payer 150 millions de francs (environ 162 millions de Dollar) pour acquérir la licence de l’ensovibep. Et eu égard à la situation sanitaire mondiale et à la propagation du variant Omicron, Novartis et Molecular Partners ont annoncé qu’ils envisagent d'accélérer la fabrication d’ensovibep et demander des autorisations réglementaires accélérées à l’échelle mondiale, notamment auprès de la FDA. Novartis, qui a décroché une pré-commande de Berne de 200.000 doses, a indiqué dans son communiqué qu’en cas d’obtention du feu vert des autorités sanitaires, ce traitement sera le premier antivirale multispécifique de la Covid-19.

Abderrahim DERRAJI - 11 janvier 2022 11:54