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Officine Expo Pharma - Africa Meeting - Village Innovation

Officine Expo, Pharma Africa Meeting et Village Innovation 2024, des rendez-vous à ne pas manquer ! Abderrahim Derraji - 25 février 2024 22:16
Officine Expo, Pharma Africa Meeting et Village Innovation 2024,  des rendez-vous à ne pas manquer !
L'édition 2024 de l'Officine Expo Pharma Africa Meeting Village Innovation se tiendra au Palais des Congrès de Marrakech les 1er et 2 mars 2024. 
 
Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet événement majeur met en évidence le leadership du Royaume dans le secteur pharmaceutique en Afrique. Avec plus de 45 conférences, ateliers et tables rondes prévus, ainsi que la participation de plus de 122 exposants, l’édition 2024 
s'annonce comme une rencontre incontournable pour les professionnels de santé et les opérateurs du secteur du médicament.?
 
La 21ème édition, axée sur le thème de la «Pharmacie humanitaire», revêt une importance particulière à la suite des défis rencontrés par la région du Haouz après le séisme dévastateur de 2023. Le comité scientifique a choisi de mettre en lumière le rôle crucial des pharmaciens dans la réponse aux crises sanitaires et dans la construction de communautés résilientes.
 
L'événement abordera également des thématiques pertinentes présentées par des conférenciers marocains et internationaux, visant à repositionner le pharmacien en tant qu'acteur majeur du système de santé.
 
L'empreinte africaine d'Officine Expo sera notable, avec la participation de représentants de 10 pays africains lors des tables rondes Pharma Meeting Africa et des échanges sur le plateau TV Pharmacien Manager.
 
La 3ème édition du Village Innovation mettra en avant les dernières avancées technologiques dans le domaine de la santé, notamment en matière d'E-santé, avec la participation de partenaires stratégiques dans le domaine numérique. 
 
À l’instar des éditions précédentes, l’édition 2024 constituera une fois de plus, une occasion idoine qui contribuera à former et à informer les pharmaciens. Cette édition soulignera, par ailleurs, l'importance croissante de l'industrie pharmaceutique au Maroc et son engagement envers la coopération régionale et l'innovation dans le domaine de la santé.
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RUPTURES DE STOCK

Ruptures de stock de médicaments : le revers de la mondialisation Abderrahim Derraji - 25 février 2024 22:07
Ruptures de stock de médicaments : le revers de la mondialisation
Depuis quelques années, les patients français ont dû faire face à des pénuries récurrentes de médicaments essentiels, une situation préoccupante aussi bien pour les professionnels de santé que pour les malades. Que ce soit l'amoxicilline, les traitements anticancéreux ou l'insuline, près de 5.000 médicaments ont été signalés en rupture ou risque de rupture en 2023 par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), un chiffre en constante augmentation par rapport aux années précédentes.
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement français a dévoilé une nouvelle feuille de route pour la période 2024-2027, visant à lutter contre les pénuries de médicaments. Cette stratégie comprend plusieurs mesures clés telles que la surveillance renforcée des 450 médicaments essentiels, la relocalisation de la production de la matière première sur le territoire français et une meilleure information des patients.
 
Trois ministres sont à la tête de cette initiative : le ministre du Travail, de la santé et des solidarités, le ministre délégué chargé de l'Industrie et de l'énergie et le ministre délégué chargé de la Santé et de la prévention. L'objectif principal est de garantir la disponibilité des médicaments à long terme et de renforcer la souveraineté industrielle du pays.
La première étape consiste à surveiller de près les médicaments essentiels, en mettant à jour une liste annuelle des produits en tension. En parallèle, le gouvernement s'engage à relocaliser la production de certaines molécules sur le territoire français, une mesure qui devrait être concrétisée dans les mois à venir.
 
Une attention particulière est également portée sur l'information des patients et des médecins. Des campagnes de sensibilisation seront menées pour promouvoir une utilisation maîtrisée des médicaments, notamment des antibiotiques, afin de réduire le gaspillage. De plus, les médecins auront accès à des bases de données actualisées sur la disponibilité des médicaments.
Enfin, le gouvernement souhaite améliorer l'accessibilité des médicaments en encourageant les pharmacies à passer par des grossistes dans 80% des cas, simplifiant ainsi la gestion des stocks.
Malgré ces annonces, certains observateurs restent sceptiques quant à l'efficacité réelle de ces mesures. L'Observatoire Transparence Médicaments a notamment qualifié cette feuille de route de simple «effet d'annonce», soulignant le manque de changement concret dans la gestion des pénuries de médicaments.
 
La nouvelle feuille de route du gouvernement français contre les ruptures de stock de médicaments se veut ambitieuse, mais sa mise en œuvre effective risque d'être compliquée. Seule une évaluation de son impact réel sur la disponibilité des médicaments essentiels pour les Français nous permettra de savoir si les mesures adoptées ont été efficaces ou pas.
 
À l'instar des autres pays, le Maroc n'échappe pas aux tensions d'approvisionnement et aux ruptures de stock. L'entrée en vigueur de la Loi de Finances 2024, qui exonère de TVA tous les médicaments précédemment soumis à un taux de 7%, a exacerbé la situation. Ces perturbations, dues à l'exonération de la TVA, devraient probablement se dissiper d'ici l'été prochain. Néanmoins, il est indéniable que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour réduire la dépendance à l'égard de l'étranger, notamment pour les médicaments essentiels. De plus, il est impératif d'informer de manière adéquate les professionnels de santé sur la disponibilité des médicaments, ainsi que de permettre aux pharmaciens de substituer les médicaments en rupture de stock ou en tension d'approvisionnement par leurs équivalents génériques.
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ROUGEOLE

La recrudescence de la rougeole inquiète l’OMS Abderrahim Derraji - 25 février 2024 21:57
La recrudescence de la rougeole inquiète l’OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d'alarme sur une inquiétante recrudescence de la rougeole, avec une augmentation de 79% des cas dans le monde entre 2022 et 2023. Cette hausse est attribuée à la baisse de la vaccination liée à la crise de la Covid-19. Les dernières données de février 2024 indiquent 306.291 cas signalés en 2023, contre 171.156 en 2022. Les chiffres réels pourraient être plus élevés d’après l'OMS. Cette résurgence de la maladie touche toutes les régions du monde à l'exception des Amériques. Cette tendance inquiétante pourrait entraîner une augmentation du nombre de décès en 2023, bien que les données ne soient pas encore disponibles. En 2022, les estimations de l'OMS ont enregistré 9,2 millions de cas de rougeole dans le monde.
 
La baisse de la couverture vaccinale à cause de la Covid-19 est identifiée comme un facteur majeur de cette recrudescence. En effet, la prévention de la rougeole et de la rubéole a été reléguée au second plan par rapport aux autres priorités mondiales et gouvernementales. La couverture vaccinale mondiale s'élève à 83%, en deçà du seuil de 95% nécessaire pour prévenir la maladie.
 
L'Europe a enregistré plus de 30.000 cas de rougeole en 2023, soit trente fois plus qu'en 2022, avec le Kazakhstan et la Russie comme pays les plus touchés.
 
En 2022, les modèles de l'OMS ont estimé à plus de 130.000 le nombre de décès dus à la rougeole, soit une augmentation de 43% par rapport aux années précédentes. Pour 2023, les résultats ne sont pas encore disponibles, mais la situation souligne l'urgence de renforcer les programmes de vaccination et de surveillance pour contenir la propagation de la maladie et éviter de nouvelles flambées épidémiques.
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EUPHYTOSE

France : rappel de lot d’Euphytose Abderrahim Derraji - 25 février 2024 21:55
France : rappel de lot d’Euphytose
Le groupe Bayer a rappelé un lot d'Euphytose, un médicament à base de plantes, après avoir découvert un comprimé de Phenergan, un antihistaminique sur ordonnance, dans l'un des tubes. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié des recommandations rassurantes suite à cette découverte, affirmant qu'il n'y a pas lieu de paniquer. Le lot rappelé, référencé SX2298 avec une date de péremption en mars 2025, concerne environ 16.000 boîtes, et les patients sont invités à les rapporter à la pharmacie pour un remplacement.
Cette mesure a été prise après la découverte d'un comprimé de Phenergan dans un tube d'Euphytose. Cependant, l'ANSM souligne que cette erreur de conditionnement semble être un cas isolé, sans autres signalements similaires. Le risque pour les patients qui prendraient du Phenergan par erreur est une somnolence accrue, selon l'Agence, qui recommande de ne pas conduire pendant 24 heures après la prise supposée.
 
Bien que le risque de confusion entre les deux médicaments paraisse faible, étant donné que le comprimé de Phenergan est bleu tandis que celui d'Euphytose est marron et plus petit, l'ANSM et le fabricant insistent sur la nécessité de prendre des mesures préventives.
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Wegovy

Wegovy bientôt commercialisé en Europe Abderrahim Derraji - 25 février 2024 21:52
Wegovy bientôt commercialisé en Europe

Le médicament anti-obésité de Novo Nordisk, Wegovy, pourrait bientôt être commercialisé pour réduire les risques d'accident cardiovasculaires chez les patients obèses et en surpoids. Cette commercialisation fait suite aux résultats prometteurs d'une étude clinique de phase III réalisée l'été dernier. Cette étude a révélé une réduction de 20% des risques d'accident cardiovasculaires chez les patients obèses et en surpoids.
 

L'Agence européenne des médicaments (EMA) pourrait approuver la mise sur le marché de Wegovy dans cette indication d'ici avril. Novo Nordisk a déposé une demande d'extension de la notice pour le semaglutide, la molécule principale de Wegovy, auprès de l'EMA et de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis. La FDA a accordé un examen prioritaire à cette demande.
 

Par ailleurs, Novo Nordisk fait actuellement face au défi d'augmenter sa capacité de production pour répondre à la demande croissante de son produit, largement utilisé chez les patients diabétiques et désormais envisagé pour le traitement de l'obésité.

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Autres articles

France : Des médicaments à base de cannabis médical pourraient être disponibles en 2025.

D’après une note mise en ligne le 26 février par l’ANSM, la France prévoit la mise à disposition de médicaments à base de cannabis médical d’ici 2025. Il s’agit de traitements destinés principalement à la prise en charge de la douleur. Cette mesure fait suite à une phase d'expérimentation entamée en 2021, impliquant plusieurs milliers de patients. Malgré les débats persistants autour du potentiel thérapeutique du cannabis, plusieurs pays, dont Israël, certains États américains et plusieurs nations européennes, autorisent déjà son usage à des fins médicales. En France, le gouvernement a ouvert la voie à l'autorisation du cannabis thérapeutique fin 2023, accordant à l'ANSM cinq ans pour valider les produits à base de cannabis sans attendre une éventuelle décision de l'Union européenne. Les médicaments à base de cannabis doivent recevoir l'approbation de l'ANSM d’ici le 31 décembre 2024 pour être disponibles en 2025. La période d'expérimentation actuelle, qui devrait se terminer en mars, sera prolongée afin de permettre aux patients inscrits avant le 27 mars 2024 de poursuivre leur traitement. Environ 3 000 patients auront participé à cette phase d'essai. Par ailleurs, l'ANSM a annoncé le retrait imminent des médicaments à base de fleurs de cannabis de l'expérimentation, encourageant les médecins à cesser de les prescrire progressivement. Les autres formes de médicaments à base de cannabis, comme les huiles ou les comprimés, restent disponibles.

Abderrahim Derraji - 21 février 2024 17:52
Le pharmacien : un acteur incontournable du système de santé, mais marginalisé !

La pharmacie d’officine continue d’évoluer à travers le monde, renforçant ainsi le rôle du pharmacien dans le parcours de soins. De nombreux exemples illustrent cette évolution. Depuis le 1er janvier 2024, dans plusieurs régions de France, les patients peuvent désormais consulter leur pharmacien pour certains «petits maux». Ceux-ci comprennent des affections telles que les angines, les conjonctivites, la varicelle, les piqûres de tiques ou encore les cystites, qui peuvent être diagnostiquées et traitées par le pharmacien après un questionnaire confidentiel d'un quart d'heure.   Cette implication du pharmacien, qui a débuté au Canada depuis plus d’une décennie, rend de précieux services aux patients qui ont de plus en plus de difficultés à accéder aux soins en raison de la saturation des systèmes de santé.   L'Angleterre suit également cette tendance. Les patients peuvent être pris en pharmacie sans nécessiter de consultation préalable avec un médecin généraliste. Cette prise en charge sera limitée à sept maladies courantes.   En effet, depuis mercredi dernier, les Anglais pourront se rendre dans l'une des 10.265 pharmacies participant au programme «Pharmacy First» pour être pris en charge en cas de sinusite, maux de gorge, otites, piqûres d'insectes infectées, impétigo, zona et infections urinaires non compliquées chez les femmes de moins de 65 ans, sans nécessité de rendez-vous chez un médecin généraliste ou d'obtention d'une ordonnance. Cette initiative vise à offrir une prise en charge rapide des patients tout en soulageant les généralistes de 10 millions de consultations. Chaque pharmacie participant à ce programme recevra un paiement initial forfaitaire de 2.000 livres sterling (25.280 dirhams) pour la mise en œuvre du programme, plus 15 £ (190 dirhams) pour chaque consultation, ainsi qu'un paiement forfaitaire mensuel de 1.000 £ (12.644 dirhams) si elle effectue un nombre minimum de consultations. Le Premier ministre du Royaume-Uni, Rishi Sunak, a déclaré : «Les pharmacies communautaires accomplissent déjà un travail formidable dans le traitement des affections mineures, et grâce au service “Pharmacy First” – soutenu par 645 millions de livres sterling (environ 8 milliards de dirhams) – nous nous engageons à aller plus loin et à libérer leur plein potentiel pour fournir des soins de routine».   Au Maroc, le contexte socio-économique des patients, l'écart entre le cadre juridique régissant la pharmacie et la réalité de la pratique officinale, ainsi que l'absence du statut de médicament-conseil, ont un impact indéniable sur la prise en charge des patients en officine. Les pharmaciens sont souvent sollicités pour traiter toutes sortes d’affections. Seulement, le pharmacien est livré à lui-même et aucun effort n’a été fait pour améliorer son rôle dans la prise en charge des maladies courantes.   Aussi, et en attendant que la rémunération du conseil officinal soit acceptée de tous, la profession et l’administration devraient définir une liste limitative des pathologies pouvant être prises en charge en officine. Elles devraient également mettre en place des protocoles de prise en charge de ces maladies en utilisant essentiellement des médicaments à prescription facultative dont la liste peut être enrichie par des médicaments matures dont on maîtrise l’efficacité et l’innocuité. Sans une telle approche et sans une formation continue de qualité, le pharmacien ne pourra optimiser ses pratiques, ni faire évoluer sa profession, condition sine qua non pour garantir sa pérennité.

Abderrahim Derraji - 19 février 2024 00:15
France : le nombre de vasotomies dépasse celui des stérilisations féminines

Le nombre de vasectomies a connu une augmentation exponentielle en France au cours des 12 dernières années, dépassant désormais le nombre de stérilisations féminines.   L'étude d'EPI-Phare sur la santé sexuelle des Français entre 2010 et 2022 révèle une forte augmentation annuelle, multipliée par 15 en 12 ans, portant le nombre de vasectomies de 1.940 en 2010 à 30.288 en 2022. Dans le même temps, les stérilisations féminines ont diminué de moitié entre 2013 et 2022, passant de 45.138 à 20.325. En 2021 et 2022, il y a eu plus de stérilisations masculines que féminines.   Les hommes optant pour la vasectomie sont de plus en plus jeunes (âge moyen passant de 44 à 41 ans) et semblent être issus de milieux socio-économiques favorisés. Les régions des Pays de la Loire et de la Bretagne présentent les taux de vasectomie les plus élevés, tandis que ceux de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France, Corse et Île-de-France sont plus faibles. Les résultats montrent une faible incidence de complications post-vasectomie et un taux de réversibilité très faible. La France semble rattraper son retard par rapport aux pays anglo-saxons où la vasectomie est en déclin, bien que le nombre de procédures reste inférieur. La surveillance nationale de la vasectomie est essentielle pour comprendre son impact sur l'utilisation des contraceptions féminines et identifier les obstacles à l'accès à ces méthodes.

Abderrahim Derraji - 19 février 2024 00:09
La Confédération attire l’attention sur les obligations des pharmaciens conventionnés avec les cliniques privées

Dans un communiqué daté du 14 février 2024, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) incite les pharmaciens conventionnés avec les cliniques privées sur leurs obligations à se conformer à la loi 17.04 portant Code du médicament et de la pharmacie. La CSPM leur rappelle qu’ils sont dans l’obligation de gérer et superviser les besoins internes en médicaments des cliniques privées en respectant les articles 69, 70 et 71 de ladite loi.   L'article 69 stipule que les cliniques et établissements assimilés peuvent disposer d'une réserve de médicaments pour répondre à leurs besoins internes spécifiques, placée sous la responsabilité d'un pharmacien autorisé, sous réserve de conclusion d'une convention validée par le président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens.   Selon l'article 70, le pharmacien conventionné est responsable de tous les actes pharmaceutiques effectués dans la clinique, et doit se conformer aux dispositions légales ainsi qu'à la législation sur les substances vénéneuses.   L'article 71 impose au pharmacien conventionné de posséder une pharmacie d'officine située dans le ressort territorial de la commune de la clinique contractante, ou d'exercer personnellement sa profession dans ladite clinique s'il ne possède pas de pharmacie d'officine.   Par ailleurs, l'article 72 précise que les cliniques doivent s'approvisionner directement auprès des établissements pharmaceutiques désignés, qui doivent céder les médicaments au prix hôpital réglementé. Les cliniques doivent facturer les médicaments aux patients hospitalisés dans les limites de ce prix.   La CSPM insiste également sur l'importance de suivre les procédures pour la présentation des commandes ou l'inscription des médicaments liés aux traitements psychiatriques des tableaux A et B, utilisés dans des conditions hospitalières pendant le traitement.

Abderrahim Derraji - 19 février 2024 00:01
L’ANSM met en place un comité scientifique temporaire pour définir les conditions de la substitution des médicaments biosimilaires

Un comité scientifique temporaire (CST) a été instauré par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour définir les conditions dans lesquelles les pharmaciens pourront substituer des médicaments biosimilaires.   Ce CST rendra un avis final au ministre de la Santé sur les modalités de substitution, en se basant sur des travaux spécifiques.   Les médicaments biologiques similaires, produits à partir de cellules ou d'organismes vivants, sont utilisés dans le traitement de diverses pathologies telles que le diabète, les cancers et les maladies auto-immunes. La liste de référence des groupes biologiques similaires, établie par l'ANSM, précise les médicaments de référence et les biosimilaires associés. Cette liste est consultable sur le site internet de l’ANSM.   Depuis avril 2022, le pharmacien est autorisé en France à substituer certains médicaments biologiques de référence par des biosimilaires, mais actuellement seuls les facteurs de croissance peuvent être substitués. La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024 vise à favoriser la substitution des biosimilaires, avec une disposition prévoyant l'autorisation de substitution par le pharmacien deux ans après l'inscription au remboursement du premier biosimilaire d'un groupe, sauf avis contraire de l'ANSM.   Le CST aura pour mission de formuler des avis sur les conditions de substitution et d'information des patients par les pharmaciens. Composé de représentants des patients et de professionnels de santé, il associera des membres permanents et des membres spécifiques pour l'examen de certains groupes de biosimilaires, avec la possibilité de procéder à des auditions. L'ANSM se basera sur les recommandations du CST pour rendre son avis sur la substitution au sein de chaque groupe biosimilaire, qui sera transmis au ministre de la Santé et publié sur le site de l'ANSM.

Abderrahim Derraji - 18 février 2024 23:58
Délivrance des psychotropes : la psychose continue !

Les commerce et usage illicites de psychotropes suscitent une préoccupation croissante parmi les pharmaciens, risquant à tout moment des conséquences juridiques sévères. Ce problème dépasse les frontières du Maroc, comme en témoigne la récente détention de pharmaciens tunisiens accusés de «vente et de trafic de psychotropes prévus dans la loi n° 52 de l’année 1992 en date du 18 mai 1992 relative aux stupéfiants».   Selon le Syndicat des pharmaciens d'officine de Tunisie (SPOT), les pharmaciens sont tenus de respecter les lois 73-55 et 54-69, ainsi que la circulaire du ministère de la Santé de 2013, garantissant l'exercice légal de leurs obligations professionnelles et la protection de la santé publique.   Le Dr Naoufel Amira, président du SPOT, a souligné dans une déclaration à l'«Agence Tunis Afrique Presse» (TAP) que des pharmaciens de Béja et Jendouba ont été arrêtés récemment après la découverte chez des citoyens de psychotropes, délivrés uniquement sur ordonnance médicale, provenant de pharmacies et accompagnés d'ordonnances authentiques.   Il est essentiel de clarifier cette affaire pour éviter toute confusion pouvant entraîner une panique parmi les pharmaciens et priver les patients légitimes de leurs traitements. Au Maroc, les pharmaciens sont également préoccupés depuis longtemps par cette problématique, conduisant la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) à saisir le ministre de la Santé.   Dans son courrier, la CSPM rappelle que les pharmaciens font face à une augmentation significative des demandes de psychotropes, souvent accompagnées d'ordonnances falsifiées. Ces ordonnances sont difficilement détectables, ce qui présente un risque majeur pour la santé publique.   Pour faire face à cette situation, la CSPM demande une mise à jour de la réglementation qui date de 1922 et propose la mise en place de l'«ordonnance infalsifiable». Ces mesures visent à limiter les trafics de psychotropes en maîtrisant la traçabilité des prescriptions et contribueraient à renforcer la collaboration entre professionnels de la santé et autorités compétentes.   Pour conclure et comme nous l’avons souvent rappelé dans nos éditos, en l’absence d'un dossier numérique patient, il est crucial que l'administration adopte rapidement l’«ordonnance infalsifiable» pour les psychotropes utilisés de manière abusive. Tout retard pourrait favoriser les trafiquants et compromettre l'observance thérapeutique des patients.

Abderrahim Derraji - 10 février 2024 18:59
Interdiction de la publicité pour l'ibuprofène dosé à 400 mg

Dès le 2 avril 2024, la publicité grand public pour les médicaments contenant 400 mg d'ibuprofène sera interdite. Cette décision vise à encourager l'utilisation responsable de ces médicaments et à réduire les risques d'effets indésirables graves.   En effet, malgré les recommandations de privilégier la dose de 200 mg en première intention, les publicités pour l'ibuprofène 400 mg n'ont pas incité les patients à commencer par la dose la plus faible. De plus, une augmentation des signalements d'effets indésirables graves (hémorragies gastro-digestives, atteintes rénales) a été observée parallèlement à l'augmentation des ventes de l'ibuprofène 400 mg.   Cette interdiction s'inscrit dans la continuité des mesures prises pour sécuriser l'usage de ces médicaments. En décembre 2019, l'accès libre en pharmacie a été interdit. Il y a eu également l’ajout d'une mention sur les notices : information sur le risque de retard de diagnostic en cas d'infection bactérienne.   L'interdiction de la publicité ne remet nullement en cause l'efficacité de l'ibuprofène 400 mg, mais vise à améliorer son utilisation et à réduire les risques pour la santé.

Abderrahim Derraji - 10 février 2024 18:58
Novo Nordisk s’offre une usine à Bruxelles

La compagnie pharmaceutique danoise Novo Nordisk, boostée par son médicament Ozempic, va prendre possession d'une usine située à Bruxelles spécialisée dans le remplissage de stylos d'injections médicales. Cette usine sera intégrée au groupe américain Catalent, comme annoncé lundi dernier.   Cette acquisition s'inscrit dans le cadre d'un accord plus large où la société d'investissement danoise Novo Holdings, principal actionnaire de Novo Nordisk, acquerra Catalent. Une fois cette transaction conclue, prévue probablement d'ici la fin de 2024, Novo Nordisk acquerra trois nouvelles usines, pour lesquelles elle devra verser la bagatelle de 11 milliards d'euros.

Abderrahim Derraji - 10 février 2024 18:56
France : les pharmaciens renouvelleront bientôt des médicaments et dispositifs médicaux pour trois mois après l'expiration de l'ordonnance

Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a annoncé lors de son point hebdomadaire avec les membres, le 2 février, que le décret autorisant les pharmaciens à renouveler des médicaments et dispositifs médicaux pour trois mois après l'expiration de l'ordonnance se précisait. Ce dispositif, prévu dans la loi Rist votée en mai 2023, devrait bientôt être opérationnel. Il s'appliquera aux ordonnances initiales de trois à douze mois et ne concernera pas celles prescrites pour un ou deux mois. Les négociations avec l'Assurance maladie, menées par la FSPF et l'Union des Syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), visent à améliorer le dispositif en obtenant un code acte spécifique et une rémunération correspondante. Besset a souligné que ce renouvellement est plus contraignant pour les pharmaciens, car ils doivent parfois vérifier les constantes biologiques ou la tension avant de délivrer les médicaments.  

Abderrahim Derraji - 10 février 2024 18:54
Saisis aux frontières : les traitements des dysfonctionnements érectiles en tête du classement

En 2023, les douaniers suisses ont intercepté près de 6.700 envois illégaux de médicaments, dont plus de 70% étaient destinés à stimuler l'érection. Cette tendance persistante, constatée par l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) depuis plusieurs années, montre que les stimulants sexuels sont les principaux produits saisis aux frontières, représentant 71% de toutes les confiscations. Les somnifères et tranquillisants (7%) ainsi que les hormones (5%) sont également concernés, mais dans une moindre mesure.   Cette situation inquiète l'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic, qui met en garde contre les dangers de ces produits importés clandestinement, qui «ne contiennent aucun principe actif ou qui renferment des principes actifs mal déclarés, voire des additifs potentiellement nocifs»   Swissmedic appelle ainsi à la prudence et déconseille la consommation de ces médicaments provenant de sources douteuses.

Abderrahim Derraji - 10 février 2024 18:52