Note - Ministère de la Santé
Note - Ministère de la Santé

Simplification des modifications de l'AMM

CIRCULAIRE 977 DMP /D/ 18
CIRCULAIRE 977 DMP /D/ 18

Respect du circuit légal des médicaments et des produits de santé

Vidéos de formation continue
Vidéos de formation continue

Cours développé par notre partenaire ACTe RX

Diplômes universitaires
Diplômes universitaires

préinscriptions ouvertes

À la une

MOLNUPIRAVIR

Molnupiravir : bientôt disponible dans les pharmacies au Maroc Abderrahim DERRAJI - 21 janvier 2022 19:01
Molnupiravir : bientôt disponible dans les pharmacies au Maroc

Après avoir obtenu une Autorisation temporaire d’utilisation d’urgence qui lui a été délivrée par les autorités réglementaires marocaines, le molnupiravir a été mis à la disposition des hôpitaux et des cliniques, et il sera bientôt disponible chez les grossistes-répartiteurs et les pharmacies d'officine.

Le molnupiravir sera commercialisé sous la désignation MOVFOR®. Chaque boite contient 40 gélules dosées à 200 MG couvrant les 5 jours de traitement nécessaires. Le malade doit prendre deux gélules (400 MG) deux fois par jour.

Il est indiqué dans le traitement de la maladie à Coronavirus 2019 (Covid-19) légère à modérée chez les adultes avec un test de diagnostic Sars-CoV-2 positif et qui présentent au moins un facteur de risque de développer une forme grave. Il doit être administré dès qu'un diagnostic de Covid-19 a été posé et dans les 5 jours suivant l'apparition des symptômes. Le molnupiravir fait partie du Protocole  national thérapeutique Covid-19 ( Réf. Manuel de procédure de veille et de riposte / Édition Janvier 2022).

Le molnupiravir qui est à prescription obligatoire (Tableau A / Liste I), agit en diminuant la capacité d’un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie.

Le molnupiravir qui a obtenu le feu vert de la FDA, est également utilisé dans d’autres pays notamment, le Japon et le Royaume-Uni. C'est un agent antiviral appartenant au groupe des inhibiteurs de l’ARN polymérase. C’est un promédicament (pro-drug) de petite molécule du dérivé nucléosidique synthétique N-hydroxycytidine (NHC). Il est rapidement biotransformé dans le plasma en EIDD-1931. Ce dernier est triphosphorylé par les kinases de l’organisme. Ce triphosphate (complexe triphosphate et EIDD-1931) est l’ingrédient actif. Il agit comme un faux substrat pour l’ARN polymérase virale, c’est en quelques sortes, un leurre.

Le Prix public de vente (PPV) du MOVFOR® a été fixé à 720 DH. (PPH : 620 DH)

Lire la suite

JPIC

Les Journées pharmaceutiques internationales de Casablanca reportées au 7 mai 2022 Abderrahim DERRAJI - 21 janvier 2022 12:29
Les Journées pharmaceutiques internationales de Casablanca reportées au 7 mai 2022

Par une circulaire du 21 janvier 2022, le Syndicat des pharmaciens d'officine de la Wilaya du Grand-Casablanca informe ses adhérents et partenaires que sur recommandations des autorités, il a décidé de repporter les Journées pharmaceutiques internationales de Casablanca (JPIC 2022) au samedi 7 mai 2022. Ces journées étaient prévues initialement le 5 février 2022, or cette période coincidera avec le pic de la nouvelle vague de la la Covid-19 ce qui justifie amplement le repport de cette manifestation.

Lire la suite

VACCINATION COVID-19

Covid-19 : les vaccins à ARNm n’augmentent pas le risque d’infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire Abderrahim DERRAJI - 19 janvier 2022 17:36
Covid-19 : les vaccins à ARNm n’augmentent pas le risque d’infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire

Dans un communiqué daté du 18 janvier 2022, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) vient de rendre publique une nouvelle étude de pharmaco-épidémiologie menée dans le but de cerner le risque d’évènement cardiovasculaire grave (hors myocardite et péricardite) qui serait lié à l’administration des vaccins à ARNm (Comirnaty® et Spikevax®) et les vaccins à vecteur adénoviral (Vaxzevria® et CovidJanssen®) chez les sujets âgés de 18 à 74 ans en France.

Cette nouvelle étude, qui fera bientôt l’objet de publication dans des revues scientifiques internationales, a exploité les données du Système national des données de santé (SNDS-France) avec comme finalité de mesurer le risque de survenue des événements cardiovasculaires graves les plus fréquents (infarctus aigu du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique ou hémorragique et embolie pulmonaire) dans les trois semaines suivant l’injection d’un vaccin à ARNm ou à adénovirus chez les personnes âgées de 18 à 74 ans.

La sécurité des vaccins à ARNm (Comirnaty et Spikevax) a été confirmée par cette étude qui a également révélé que le risque d'infarctus aigu du myocarde et d'embolie pulmonaire apparait cependant légèrement augmenté au cours de la deuxième semaine suivant l'injection de la première dose de Vaxzevria®, de même que le risque d'infarctus aigu du myocarde au cours de la première et de la deuxième semaine suivant l'injection d’une dose de vaccin Janssen. Ces vaccins à adénovirus sont peu utilisés en France.

Les résultats révélés par cette nouvelle étude sont en phase avec les résultats d'études menées en Israël, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.  

Lire la suite

PFIZER

Pfizer a choisi Novasep à Mourenx pour produire son traitement anti-Covid Paxlovid® Abderrahim Derraji - 18 janvier 2022 17:50
Pfizer a choisi Novasep à Mourenx pour produire son traitement anti-Covid Paxlovid®

Le géant américain Pfizer vient de signer une lettre d’intention avec le laboratoire pharmaceutique français Novasep. Cet accord se traduira par un investissement de 520 millions d’euros avec à la clef un recrutement de 40 personnes à Mourenx, ville des Pyrénées-Atlantiques qui abrite le site de Novasep. Ce dernier produira le nirmatrelvir, principe actif du Paxlovid®, un antiviral qui agit en diminuant la capacité du Sars-CoV-2 à se répliquer dans l'organisme.

Le site de Mourenx va, de ce fait, rejoindre le réseau mondial de fournisseurs de Pfizer, qui produira, d’ici la fin 2022, jusqu’à 120 millions de boîtes destinées au traitement des patients à travers le monde. 

Ce traitement constitue un complément aux vaccins pour faire face à la Covid-19. Il a été spécialement développé contre le Sars-CoV-2. Le Paxlovid® doit être administré dès l'apparition des premiers symptômes de la Covid-19 et permet de réduire de 90 % le risque de contracter une forme grave de la Covid-190 entraînant une hospitalisation.

Lire la suite

Réseaux sociaux

La vidéo de trop ! Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:30
La vidéo de trop !

La présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS), Sâadia Moutaouakil, a mis en ligne, jeudi dernier, une circulaire 1 pour rappeler à l’ordre certains aides-pharmaciens diffusant des vidéos vantant les mérites de certaines spécialités pharmaceutiques.

Par cet écrit, la présidente du CRPOS a vivement dénoncé ces dépassements qui sont en contradiction avec l’article 422 de la Loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie.

La présidente du CRPOS a rappelé aux auteurs de telles publications que le non-respect de la Loi 17-04 nuit à l’image de la profession et expose leurs auteurs à des sanctions disciplinaires et/ou pénales.

La réaction de la présidente du CRPOS fait suite à la publication d’une vidéo qui a enflammé la Toile la semaine dernière. Cette séquence comporte des maladresses et des dépassements qui dénotent d’une méconnaissance totale des lois en vigueur.

Ces vidéos ont malheureusement tendance à se banaliser sur les réseaux sociaux et leur régulation n’est pas une mince affaire. Leurs auteurs proposent des fois des «recettes» pouvant avoir des conséquences graves sur la santé de leurs utilisateurs. Un médicament qui rend de loyaux services et qui peut sembler anodin peut malheureusement devenir un «vrai poison» si ses conditions d’utilisation ne sont pas respectées à la lettre. À l’image de l’aspirine qui est un médicament très bénéfique, mais qui peut dans certaines conditions être fatal à un ulcéreux ou un malade sous anticoagulants.

Bien que les sanctions aient un pouvoir dissuasif indiscutable, on ne peut pas nier qu’il serait pertinent de mener une campagne d’information destinée aussi bien aux aides-pharmaciens qu’aux autres professionnels de santé, voire le grand public pour les mettre en garde contre les risques qu’ils pourraient faire courir aux patients en diffusant de telles vidéos. 

On devrait ensuite leur rappeler les dispositions légales réglementant la publication de contenus sur le web. Et pour finir, on pourrait mettre en place un organisme à qui on confiera la mission de collecter les notifications relatives à la diffusion de contenus ne respectant pas la législation en vigueur. L’information, la vigilance et les sanctions constituent donc les trois ingrédients qui nous permettraient de venir à bout de ces dépassements.

1 Référence : SM/15/CRPOS/2022

2  Article 42 : Toute publicité auprès du public est subordonnée à l'obtention d'un visa délivré à cet effet. Le visa de publicité est accordé pour une durée d'un an, renouvelable dans la limite de la durée de validité de l'autorisation de mise sur le marché. Il est délivré sous un numéro d'ordre se rapportant à un ou plusieurs modes déterminés de diffusion. Toute publicité diffusée auprès du public doit faire mention du numéro sous lequel le visa a été délivré. Le visa de publicité ne comporte aucune garantie de l'administration en ce qui concerne les propriétés et les effets thérapeutiques du produit. Une nouvelle demande doit être présentée à l'administration pour toute modification dans l'objet du visa délivré. Les conditions d'octroi, de suspension ou de retrait du visa de publicité sont définies par voie réglementaire.

Lire la suite

Autres articles

Toxidermies chez les patients Covid-19

Le groupe «Toxidermie» de la Société française de dermatologie (SFD), appelé FISARD (French Investigators for Skin Adverse Reactions to Drugs) a suivi 23 patients atteints de la Covid-19 ayant présenté une hypersensibilité iatrogène entre février 2020 et mars 2021 pendant leur prise en charge. Ces manifestations d’hypersensibilité iatrogènes rares peuvent présenter un grand danger pour les patients. Cliniquement, cette hypersensibilité s’apparente aux toxidermies conventionnellement décrites. On note cependant qu’elle est associée à une hyperéosinophilie et une réactivation fréquente d’EBV (virus Epstein-Barr), sachant qu’il est très compliqué de déterminer la chronologie des événements et connaître la causalité potentielle entre ces évènements. Parmi les hypothèses avancées : l’infection par le Sars-CoV-2 favorise la toxidermie via l’éosinophilie. Quatre malades sur 5 présentant une toxidermie sont pris en charge dans différents services de réanimation. Quelque 19 cas ont présenté un exanthème maculopapuleux et 3 cas un DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Treize patients ont eu une réactivation virale essentiellement EBV. Quant à l’éosinophilie, elle a été observée au cours du suivi chez 15 patients, dont 11 parmi ceux ayant eu une réactivation virale. Les toxidermies étaient essentiellement et typiquement associées à des antibiotiques puis à des inhibiteurs de la pompe à protons. On n’a cependant observé aucune nécrolyse épidermique ou décès.

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:26
Première mondiale : Greffe d’un cœur de porc génétiquement modifié à un malade

Un communiqué émanant de l’École de médecine de l’Université du Maryland (États-Unis) indique qu’un sujet âgé de 57 ans atteint d’une maladie cardiaque en phase terminale et déclaré inéligible à une greffe humaine a reçu un cœur de porc génétiquement modifié. La FDA a donné son feu vert le 31 décembre 2021 et cette xénotransplantation, unique en son genre, s’est déroulée avec succès le 7 janvier. Le Dr Bartley Griffith, qui a réalisé cette opération qu’il a qualifiée d’une avancée chirurgicale majeure pouvant constituer une solution à la pénurie d'organes, a indiqué que «le patient sera étroitement surveillé au cours des prochains jours et semaines pour déterminer si la greffe offre des avantages vitaux».

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:21
La HAS approuve l’utilisation du vaccin Novavax en France

La Haute Autorité de santé (HAS) a donné son accord le 14 janvier 2022 pour l’utilisation du vaccin anti-Covid Novavax. Les premières doses devraient être administrées le mois prochain. Ce vaccin développé par la biotech américaine Éponyme devient de ce fait le 5e vaccin autorisé en France. Ce vaccin baptisé Nuvaxovid, qui nécessite l’injection de deux doses espacées de 3 semaines, fait appel à la technologie dite de «protéines recombinantes» qu’on utilise pour produire un grand nombre de vaccins utilisés chez les enfants contre des pathologies comme l’hépatite ou la coqueluche. Ce vaccin pourrait de ce fait constituer une alternative pour les personnes qui sont réfractaires aux vaccins à ARN messager. La biotech américaine a annoncé le 14 juin que son vaccin est efficace à plus de 90% contre la contamination par le Sars-CoV-2. Une étude menée au Mexique et aux États-Unis a révélé une baisse de 90,4% du nombre de cas symptomatiques de la Covid-19 sept jours après l’administration de la deuxième dose de Nuvaxovid. La protection aurait même atteint 100% contre les formes graves. Mais cette efficacité ne concerne pas les variants Delta et Omicron qui ne circulaient pas quand l’étude a été menée. Éponyme a indiqué qu'elle est en train d’évaluer son vaccin contre le variant Omicron et qu’elle se penche sur une version spécifique pour combattre ce variant. Des études sont actuellement en cours pour savoir si ce vaccin pourrait être utilisé en dose de rappel, sachant qu’un avis du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV) du 30 avril dernier recommandait le recours à ce vaccin en troisième injection. Quant aux effets indésirables de ce vaccin, d'après l’Agence européenne du médicament (EMA), les plus courants sont «une sensibilité ou une douleur au site d'injection, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête, une sensation générale de malaise, des douleurs articulaires et des nausées ou des vomissements», ces effets indésirables ont disparu dans les jours qui ont suivi l’administration du vaccin. Ce vaccin doit être conservé entre 2 et 8 °C. Il contient la protéine Spike qui induit la production d'anticorps dirigés contre elle. Ce vaccin contient également un adjuvant qui permet de renforcer les réponses immunitaires.

Abderrahim Derraji - 17 janvier 2022 08:17
Approvisionnement en médicaments au Maroc : Point du LEMM

Suite aux informations rapportées par certains médias et à travers les réseaux sociaux qui ont relaté des pénuries en médicaments, les Entreprises du Médicament au Maroc-LEMM ont diffusé un communiqué de presse le 14 janvier comportant les clarifications suivantes : Depuis le début de la crise sanitaire au Maroc, LEMM structure qui regroupant les filiales marocaines des sociétés biopharmaceutiques internationales, s’est mobilisé pour assurer la disponibilité des médicaments et vaccins aux citoyens marocains, notamment ceux qui font partie du protocole thérapeutique de la Covid-19 et cela malgré les contraintes logistiques rencontrées au niveau international. Conformément à la réglementation en vigueur et précisément la circulaire N°DMP/00/75, les établissements pharmaceutiques membres de LEMM assurent un stock de sécurité réglementaire de 3 mois pour les médicaments fabriqués localement ou importés. De plus, des déclarations hebdomadaires des stocks en médicament sont soumises à l’observatoire national de contrôle des médicaments et des produits sanitaires pour prévenir toute rupture potentielle et y remédier le cas échéant. LEMM réitère son engagement de poursuivre l’étroite collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale ainsi qu’avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé afin de lutter contre cette pandémie et préserver les acquis déjà réalisés par notre pays. La disponibilité et l’accès aux médicaments pour le citoyen marocain restent notre priorité.

Abderrahim DERRAJI - 14 janvier 2022 18:18
Xevudy® décroche une autorisation Une autorisation d’accès précoce

L’ANSM a participé au niveau européen à l'évaluation de Xevudy® (sotrovimab), un anticorps monoclonal qui a décroché, le 17 décembre 2021, l’autorisation de mise sur le marché européenne. Une autorisation d’accès précoce a été donnée par la HAS ce 7 janvier 2022 en attendant la mise à disposition de ce traitement dans le cadre de son AMM. Ce traitement à base de sotrovimab et développé par GSK est indiqué pour le traitement des personnes âgées de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg présentant la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène. Les personnes qui seront ciblées par  le sotrovimab présentent un risque accru d’évolution vers une forme sévère de la Covid-19. L’utilisation de cette monothérapie doit cependant se faire dans le respect du protocole d’utilisation thérapeutique (PUT) défini par la HAS et inclure un suivi virologique. Actuellement Xevudy® est administré en établissement de santé, en raison de la surveillance d’au moins une heure qui doit suivre son administration. Administration ce qui n’est pas le cas d’Evusheld qui est disponible en ambulatoire en prophylaxie, sur prescription hospitalière.

Abderrahim Derraji - 13 janvier 2022 19:31
Novartis : des essais cliniques révèlent l’efficacité d’ensovibep contre tous les variants du Covid-19

Dans un communiqué du 10 janvier 2022, les laboratoires Novartis et Molecular Partners à Schlieren (ZH) ont annoncé les résultats de la deuxième partie de leur étude clinique «Empathy» sur l’ensovibep, un antiviral utilisé par voie intraveineuse pour combattre le Sars-CoV-2. Ce traitement s’est révélé efficace pour baisser significativement la charge virale dans les huit jours suivant son administration et pour limiter de 78% les risques d’hospitalisation ou de décès par rapport à un placebo. Cette étude qui a été menée sur 407 patients aux USA, en Afrique du Sud, en Inde et en Europe a démontré qu’une seule administration permet de réduire la charge virale de tous les variant du Sars-CoV-2. Fort de ce résultat, le géant bâlois a confirmé son intention de payer 150 millions de francs (environ 162 millions de Dollar) pour acquérir la licence de l’ensovibep. Et eu égard à la situation sanitaire mondiale et à la propagation du variant Omicron, Novartis et Molecular Partners ont annoncé qu’ils envisagent d'accélérer la fabrication d’ensovibep et demander des autorisations réglementaires accélérées à l’échelle mondiale, notamment auprès de la FDA. Novartis, qui a décroché une pré-commande de Berne de 200.000 doses, a indiqué dans son communiqué qu’en cas d’obtention du feu vert des autorités sanitaires, ce traitement sera le premier antivirale multispécifique de la Covid-19.

Abderrahim DERRAJI - 11 janvier 2022 11:54
Attention : la variole peut revenir !

Par une capsule qu’il a mise en ligne sur sa chaîne YouTube1, l’historien Laurent Turcot2 a rappelé aux internautes les conséquences de la défiance de la population vis-à-vis du vaccin antivariolique qui a été à l’origine de l’épidémie de la variole qui a sévi au Québec au XIXe siècle. En mars 1885, la variole s’est répandue en grande partie en raison de la réticence de la population, essentiellement francophone, vis-à-vis de la vaccination qu’elle considérait comme étant inutile et dangereuse.  En effet, dès les années 1860, l’utilité du vaccin antivariolique a été remise en question. Les Québécois refusaient de «souiller leurs enfants avec les bactéries contenues dans le vaccin» et les exposer à ses effets secondaires.  Les communautés religieuses n’étaient pas non plus favorables à la vaccination et considéraient la résurgence de cette épidémie comme une punition divine après les débordements festifs du Carnaval. Les autorités religieuses n’aimaient pas non plus ce «triomphe du laïcisme» et travaillaient de pair avec les anti-vaccins pour effrayer la population. Certains médecins, qui croyaient que le fait d’injecter le virus rendait malade, ou que la vaccination n’avait pas encore fait ses preuves, avaient également contribué à exacerber la résistance à la vaccination ! En revanche, les patients recouraient à des remèdes douteux dont la promotion était largement assurée par la presse de l’époque. Devant l’aggravation de la situation sanitaire, les employeurs demandaient à leurs salariés de se faire vacciner sous peine d’être congédiés, et les citoyens qui refusaient de se conformer aux mesures sanitaires imposées par la Ville s’exposaient à des amendes, voire des peines d’emprisonnement. Les autorités avaient même fait appel aux policiers pour isoler les malades et vacciner les sujets non contaminés. Ces mesures avaient provoqué la colère des Québécois. D’après l’historien Laurent Turcot, des émeutiers avaient mis le feu le 28 septembre 1885 au Bureau de santé du faubourg et ils se sont dirigés vers l’Hôtel de Ville où les vitres n’avaient pas tardé à voler en éclats. L’épidémie de 1885 a été la plus importante de l’histoire du Québec. Environ 20.000 personnes avaient été affectées par la variole. Quelque 13.000 malades ont été défigurées et 5.864 n’avaient pas survécu à cette affection, dont plus de 3.100 rien qu’à Montréal. Cette épidémie est considérée comme la dernière apparition non maîtrisée de la variole dans une ville moderne, sachant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a annoncé son éradication définitive qu’en 1979. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre cette épidémie et la pandémie actuelle. Comme pour la variole, nous disposons de vaccins même si leur efficacité ne dure pas dans le temps. Nous disposons également, et depuis peu, de médicaments réellement efficaces, mais dont l’accessibilité peut poser problème. Pour faire face aux anciens et nouveaux variants, la majorité des États mise sur les campagnes de vaccination pour limiter les formes graves de la maladie et la saturation des structures de soins. Mais en même temps, dans la plupart des pays, un pourcentage plus au moins important de citoyens refuse de se faire vacciner. Cette minorité peut être sous l’influence de certains «experts», politiciens ou influenceurs du web qui font généralement du complotisme leur fonds de commerce. In fine, même si on ne sait pas de quoi demain sera fait, on ne peut pas continuer à nier que de nombreuses études ont révélé que la vaccination anti-Covid-19 permet d’éviter les formes graves de la maladie, comme on ne peut pas non plus nier qu’un grand nombre de sujets non vaccinés est actuellement entre la vie et la mort. Malheureusement, leur état ne semble guère émouvoir les «prédicateurs» qui les ont convaincus de ne pas se faire vacciner.  https://www.youtube.com/watch?v=DVMY0fqMeH0&t=72s https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/genw050r.page_perso?owa_no_personne=514740&owa_aff_rep_experts=O&owa_mot_cle=turcot

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2022 22:24
Colchicine et Covid-19 : on nous aurait menti !

Il y a à peine un an, le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie au Québec, a déclaré, lors d’un point de presse, que la colchicine est efficace dans la prise en charge de la Covid-19 et permet de prévenir les complications de cette maladie. Cette molécule serait, d’après ce cardiologue, «le premier médicament oral dont l’efficacité a été démontrée pour traiter des patients avant leur admission à l’hôpital». Entre temps, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), qui a la charge d’évaluer les bénéfices des médicaments au Québec, est intervenu à deux reprises pour déconseiller le recours à la colchicine. La revue scientifique «The Lancet» a publié, au mois d’octobre dernier, les résultats définitifs d’une étude britannique d’envergure qui a conclu à l’inefficacité de cette molécule dans le traitement de la Covid-19, et même les résultats définitifs de l’étude de l’Institut de cardiologie avaient conclu qu’ils n’étaient pas significatifs. Depuis, le Dr Tardif et les chercheurs faisant partie des comités scientifiques qui chapeautaient l’étude sur la colchicine se sont tus. En janvier 2021, la publication des résultats préliminaires des essais cliniques financés à hauteur de 5 millions de dollars par le gouvernement québécois laissait croire à une «réussite éclatante» et une «découverte scientifique majeure». Mais, dès le mois de mai 2021, la publication des résultats définitifs de cette même étude dans la revue «The Lancet», mais cette fois révisés par un groupe de scientifiques externes n’a pas confirmé le résultat annoncé initialement par le Dr Jean-Claude Tardif. «Le domaine de la recherche est devenu très compétitif et chacun essaie d’être le premier à faire une découverte. Donc, chacun veut marquer son territoire. Ça devient une question de marketing», a indiqué le professeur Joe Schwarcz qui dirige l’Organisation pour la science et la société, attachée à l’Université McGill. L’approche du Dr Jean-Claude et de l’Institut de cardiologie a fait l’objet de critiques par de nombreux experts comme le Dr Marquis qui déplore cette façon d’exagérer des résultats en raison des attentes qu’elle peut créer, surtout dans un contexte de pandémie. 

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2022 22:19
La Chine se prépare à mettre sur le marché un cocktail d’anticorps efficaces contre la Covid-19

D’après le quotidien «Les Échos», la Chine se prépare à mettre sur le marché un médicament composé de deux anticorps qui seraient efficaces contre les variants Alpha, Bêta et Delta du Sars-CoV-2 et en partie contre le variant Omicron. Un dossier a été disposé à la FDA dont le feu vert est nécessaire pour pouvoir commercialiser ce cocktail d'anticorps aux États-Unis.  Ce traitement a été mis au point au début de 2020 par Brii Biosciences, une société basée à la fois en Chine et aux États-Unis, et l'Université Tsinghua à Pékin. D’après les conclusions de l’essai mondial de phase III réalisé sur 847 patients atteints de Covid-19, cette association d’anticorps pourrait éviter 80% des hospitalisations et des décès. D’après Hong Zhi, patron et co-fondateur de Brii Bioscences, ce médicament a obtenu le feu vert des autorités sanitaires chinoises le 8 décembre dernier pour une «utilisation en urgence», ce qui va permettre de le commercialiser au mois de janvier ou au plus tard au premier trimestre 2022.

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2022 22:17
Zona : Pfizer et BioNTech préparent un vaccin à ARNm

Forts de leur vaccin anti-Covid-19 Comirnaty®, le laboratoire américain Pfizer et la biotech allemande BioNTech se penchent actuellement sur un vaccin à ARN messager (ARNm) pour se prémunir contre le zona, une maladie virale qui peut entraîner des complications chez les plus de 50 ans et chez les sujets immunodéprimés. D’après un communiqué mis en ligne mercredi dernier, l'accord conclu entre les deux entités porte sur la recherche, le développement et la commercialisation du vaccin. Les essais cliniques devraient débuter au deuxième semestre de 2022. D’autres laboratoires ont préféré travailler sur des affections pour lesquelles il n’existe pas encore de vaccin comme le VIH, mais Pfizer et son partenaire ont choisi le zona, sachant qu'il existe déjà un vaccin efficace contre cette maladie. Pfizer et BioNTech estiment qu'il est possible de développer, grâce à la technique de l’ARNm, un vaccin plus efficace et mieux toléré que le vaccin Shingrix qui est commercialisé par GlaxoSmithKline (GSK) depuis 2017. D’après l’accord signé par Pfizer et BioNTech, les deux partenaires partageraient les coûts de développement et les bénéfices bruts des ventes du futur vaccin. L’américain versera, dans un premier temps, 225 millions de dollars à son partenaire allemand. Pfizer aura le droit de commercialiser ce vaccin dans tous les pays du monde à l’exception de l'Allemagne, la Turquie et certaines nations en développement où la biotech allemande jouira des droits exclusifs sur ce vaccin.

Abderrahim Derraji - 09 janvier 2022 22:16