Article N° 6033
MIGRAINE
Migraine : La FDA autorise un médicament préventif
Abderrahim DERRAJI - 20 mai 2018 19:33La FDA (Food and drug administration) vient de donner son feu vert pour la mise sur le marché d’Aimovig®, un médicament indiqué dans le traitement de fond de la migraine. Cette nouvelle spécialité pharmaceutique agit en bloquant l’activité de la protéine CGRP, une molécule qui joue un rôle important dans le déclenchement des migraines.
Aimovig® a été développé par Novartis et Amgen, il se présente sous la forme d’un stylo comparable au stylo à insuline et permet de réduire la fréquence des migraines à seulement 1 ou 2 jours par mois, ce qui correspond à une diminution de 50% de leur fréquence.
Source : zonebourse.com
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À l’occasion d’une séance consacrée aux céphalées, l’Académie nationale de médecine (France) a dressé un état des lieux des connaissances sur la migraine, une maladie neurologique qui touche des millions de personnes dans le monde. Les échanges ont mis en évidence les progrès réalisés dans la compréhension de ses mécanismes et l’émergence de traitements innovants, tout en rappelant que de nombreuses zones d’ombre persistent.
Selon le Dr Cédric Gollion, neurologue au CHU de Toulouse, la migraine est une maladie complexe dont la composante génétique est désormais bien établie. Plus de 180 régions chromosomiques associées à une prédisposition ont été identifiées dans la migraine sans aura, alors que seulement trois sont impliquées dans la migraine avec aura. La forme hémiplégique familiale, beaucoup plus rare, est quant à elle liée à une transmission autosomique dominante.
Les chercheurs ont également identifié une augmentation de l’activité de l’hypothalamus durant la phase prémonitoire de la crise. Chez les patients présentant une aura, celle-ci serait liée à une onde de dépression corticale qui se propage progressivement à travers le cerveau. La douleur migraineuse résulte principalement de l’activation du système trigémino-vasculaire et de la libération du peptide CGRP (Calcitonin Gene-Related Peptide), aujourd’hui considéré comme un acteur majeur de la maladie. Ce puissant vasodilatateur déclenche une crise chez près de sept migraineux sur dix lorsqu’il est administré expérimentalement. Toutefois, près d’un tiers des patients semblent développer leur migraine par des mécanismes indépendants du CGRP, ce qui explique pourquoi certains traitements ne sont pas universellement efficaces.
La prise en charge thérapeutique a considérablement évolué grâce au développement de médicaments ciblant cette voie biologique. Les triptans demeurent le traitement de référence des crises sévères. Leur efficacité repose autant sur l’inhibition de la libération du CGRP que sur leur effet vasoconstricteur, lequel contre-indique leur utilisation chez les patients ayant certains antécédents cardiovasculaires.
De nouvelles alternatives sont désormais disponibles. Les gépans, administrés par voie orale, bloquent les récepteurs du CGRP et empêchent la vasodilatation responsable de la douleur. Les ditans, qui n’exercent aucun effet vasoconstricteur, représentent une option intéressante chez les patients souffrant de maladies cardiovasculaires. Pour la prévention des crises, les anticorps monoclonaux dirigés contre le CGRP, comme l’eptinezumab, ainsi que la toxine botulinique de type A, offrent de nouvelles perspectives chez les patients atteints de migraine chronique réfractaire.
Les spécialistes rappellent toutefois que le traitement ne repose pas uniquement sur les médicaments. L’adoption d’un mode de vie régulier, la lutte contre la sédentarité, le surpoids, le stress, l’anxiété ainsi que la limitation de la consommation de caféine constituent des mesures essentielles pour diminuer la fréquence des crises. L’alcool et les aliments ultra-transformés riches en nitrites sont également à éviter.
Enfin, l’Académie insiste sur l’importance d’une prise précoce du traitement dès les premiers symptômes afin d’en optimiser l’efficacité. Les opioïdes, en revanche, n’ont aucune place dans la prise en charge de la migraine. Malgré les progrès thérapeutiques récents, les experts soulignent que de nombreuses questions demeurent sur les mécanismes intimes de cette maladie, ouvrant la voie au développement de nouvelles approches ciblées dans les années à venir.
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Un nouveau traitement de la migraine
D'ici la fin de l'année, les migraineux auront à leur disposition un traitement sous forme de comprimé qui réduit la fréquence et l’intensité de la migraine.
Ce traitement agit en bloquant la Calcitonin gene related peptide (CGRP). Cette protéine fabriquée en trop grande quantité chez les migraineux dilate les artères et provoque la douleur chez les migraineux.
Il s’agit d’un anticorps monoclonal qui existe déjà sous forme injectable à administrer mensuellement par voie sous-cutanée. Ce traitement a fait ses preuves dans la prise en charge des migraines en réduisant à la fois leur intensité et leur fréquence.
Ce traitement très coûteux n’est pas encore remboursé par la caisse d’assurance maladie en France. Il est réservé aux migraineux sévères souffrant au moins huit jours par mois de migraine et qui sont en échec thérapeutique.
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Canada : Mise sur le marché d’un nouveau traitement de la migraine
Les 3 millions de Canadiens souffrant d’une migraine peuvent aujourd’hui accéder à un nouveau traitement. Il s’agit du VYEPTIMD, un médicament à base d’eptinézumab, un anticorps monoclonal délivré uniquement sur ordonnance médicale.
En parallèle, le patient candidat à ce traitement bénéficie de VYEPTI TODAYMC, un programme ayant pour objectif de faciliter l’administration par voie intraveineuse de ce nouveau traitement aux malades.
En ce qui concerne le mode d’action, l’eptinézumab se lie au peptide relié au gène de la calcitonine (acide aminé agissant comme modérateur de la douleur) et qui a été délibérément développé afin qu’il soit administré au patient.
L’efficacité et l’innocuité de ce médicament ont été mises en évidence dans le cadre de deux essais cliniques de phase III. Les deux essais ont satisfait au critère d’évaluation principal qui est la baisse du nombre moyen de jours de migraine par mois au cours des semaines S1 à S12.
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