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19e Journée du COPFR
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Loi 17-04, 10 ans après...

Guide : Vague de froid au Maroc
Guide : Vague de froid au Maroc

Guide de prévention et de prise en charge des populations touchées par la vague de froid

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E171

Attention au dioxyde de titane E171! Résumé par Abderrahim DERRAJI - 23 janvier 2017 21:57
Attention au dioxyde de titane E171!

Des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), ont publiée le  vendredi 20 janvier 2016 dans Scientific Reports, les résultats d’une étude menée chez le rat qui  a révélé que le dioxyde de titane (TiO2),  est nocif pour le système immunitaire. Il serait également cancérogène.

Le TiO2  qui se présente sous forme nanoparticulaire, entre dans la composition de nombreux produits comme les cosmétiques, les dentifrices, les crèmes solaires et diverses formulations pharmaceutiques. On le trouve également dans les peintures et dans les matériaux de construction.

L’association Agir pour l’environnement avait déjà révélé, l’été dernier, la présence de cet additif dans des chewing-gums Malabar, des  biscuits LU, et de la blanquette de veau William Saurin. Dans un communiqué du 19 janvier, cette même association a montré que le TiO2  se trouve également dans les bonbons Têtes brûlées et les chewing-gums NEW’R de Leclerc.

Des chercheurs de l’INRA, associés à l’Anses, au CEA, à l’université Grenoble-Alpes, au synchrotron Soleil et à l’Institut des sciences et technologies du Luxembourg, ont fait boire aux rats, de l’eau contenant de l’E171 . Le dosage administré est proche de l’exposition alimentaire humaine, soit 10 milligrammes par kilo de poids corporel et par jour.

Ces chercheurs ont pu montrer, pour la première fois, in vivo, que le TiO2 franchit la barrière intestinale et passe dans le sang, comme le prouvent les nanoparticules retrouvées ensuite dans le foie des rongeurs. Par ailleurs, le TiO2, altérerait le système immunitaire des animaux.

Une administration par voie orale pendant 100 jours, de cet additif, a un effet initiateur et promoteur des stades précoces de la cancérogénèse colorectale.

D’après Fabrice Pierre, ces résultats ne sont pas extrapolables à des stades plus avancés du cancer colorectal, car ces lésions n’évoluent pas systématiquement vers un cancer. Ils ne permettent pas non plus d’extrapoler ces conclusions à l’homme.

Sans attendre, le gouvernement français a annoncé, vendredi dernier, qu’il saisissait l’Anses afin de déterminer si l’additif alimentaire E171 présentait un éventuel danger pour les consommateurs.

La députée européenne Michèle Rivasi (EELV), estime que le bon sens voudrait que cet agent blanchissant soit banni de la filière agroalimentaire. 

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PHARMACIE

Je vous avais bien dit que j’étais malade ! Abderrahim DERRAJI - 23 janvier 2017 17:07
Je vous avais bien dit que j’étais malade !

Groucho Marx, un comédien américain qui a vécu entre 1890 et 1977, aurait demandé qu’on écrive sur sa tombe: "Je vous l'avais bien dit que j'étais malade !". Cette épitaphe résume bien ce qui est en train d’arriver à la profession pharmaceutique.

En effet, depuis trois décennies, les pharmaciens n’ont cessé d’interpeler les pouvoirs publics sur la situation difficile qu’ils traversent. Malheureusement, leurs doléances ne semblent pas trouver grâce à leurs yeux.

Pourtant, l’arrivée de l’actuel ministre de la Santé qui se qualifie, lui-même, «d’ami des pharmaciens» avait nourri beaucoup d’espoirs. Sa connaissance du secteur de la pharmacie laissait présager un dénouement rapide des problèmes qui minent la profession. Malheureusement, les espoirs se sont vite volatilisés et la réalité de l’exercice officinal a fini par renvoyer les pharmaciens à la case départ.

Une partie de ces problèmes a été évoquée par les pharmaciens réunis le week-end dernier à Rabat dans le cadre du Congrès international de la pharmacie.

On peut citer parmi ces problématiques les dispositifs médicaux (DM) stériles dont le cadre législatif a été arraché au forceps. Pourtant, et en dépit de tous ces efforts, les DM continuent à se vendre dans des garages, quand ce n’est pas dans les coffres de voitures. Apparemment, c’est la pharmacopée qui poserait problème. En attendant, on continue à sacrifier l’intérêt du patient sur l’autel de considérations qui dépassent les pharmaciens !

L’assurance maladie des pharmaciens est également un dossier qui a été âprement défendu par les professionnels de santé. Mais en attendant qu'il puisse se frayer un chemin dans les méandres de l’administration, de nombreux confrères continuent de se ruiner pour prendre en charge une lourde maladie qu’ils ont eu la malchance de croiser.

Une autre contrainte, et non des moindres, est la régulation, qui est capitale pour préserver la profession de certaines dérives. Malheureusement, celle-ci semble avoir du plomb dans l’aile puisque certains pharmaciens continuent à pratiquer des horaires à la carte en aggravant la situation économique de leurs voisins.

D’autres problèmes tout aussi importants continuent à inquiéter les pharmaciens, notamment l’accès à la profession, le respect du circuit de distribution, le mode de rémunération, les forfaits insignifiants adoptés pour les médicaments onéreux, l’absence d’un statut spécifique des médicaments-conseils, la formation continue, la prolifération des parapharmacies, la vente des médicaments par Internet, la régionalisation, etc.

Cependant, il ne faut pas continuer à se morfondre dans un pessimisme qui précipitera notre mise à mort, car il y a de bonnes volontés dans toutes les tranches et les composantes de la profession. Il faut juste qu’on fasse preuve de maturité et de pragmatisme pour pouvoir dépasser nos différends, canaliser ces bonnes volontés et créer les émulations dont on a tant besoin.

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POLYARTHRITE RHUMATOIDE

Un lien entre le microbiote buccal et la polyarthrite rhumatoïde Résumé par Abderrahim DERRAJI - 23 janvier 2017 10:51
Un lien entre le microbiote buccal et  la polyarthrite rhumatoïde

Dans une publication de la revue Science Translational Medecine, des chercheurs de l’université Johns Hopkins ont mis en évidence le rôle inédit d’une bactérie pouvant intervenir dans le déclenchement et le maintien de la polyarthrite rhumatoïde.

Pour ce faire, ces auteurs ont analysé le liquide gingival de patients souffrants de cette pathologie. Il  y ont découvert les mêmes modifications sur les mêmes protéines que dans les articulations. Ils ont même réussi à y isoler l’Aggregatibacter actinomycetemcomitans (Aa), une bactérie capable d’induire ces modifications en produisant une toxine.

Cette découverte vient souligner l’importance que pourrait avoir l’hygiène bucco-dentaire pour prévenir et contrôler cette maladie auto-immune. L’inflammation des tissus de soutien de la dent, ou parodontite, doit être recherchée chez les patients car elle pourrait entretenir la maladie ou précipiter son évolution.

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TRANSFERT PRONUCLÉAIRE

Le transfert pronucléaire suscite des inquiétudes. Résumé par Abderrahim DERRAJI - 23 janvier 2017 10:27
Le transfert pronucléaire suscite des inquiétudes.

Le Dr Jane Stewart, secrétaire de la British Fertyility Society et consultante pour la revue Reproductive Medicine, a déclaré qu’ il n’existe que peu de données voire aucune donnée plaidant en faveur du recours au transfert mitochondrial pour améliorer la qualité de l’ovocyte ou de l’embryon ou pour inverser le vieillissement des ovocytes. Il est certain que les données probantes disponibles issues des recherches ne sont pas suffisantes pour justifier son utilisation dans le cadre clinique afin d’améliorer les résultats de la FIV.

Le transfert pronucléaire est une méthode qui a été  utilisée afin d'éviter l’apparition de maladies mitochondriales auxquelles 1 personne sur 200 est exposée. Et c'est au Mexique qu'elle a permis la naissance du premier bébé au monde à trois parents.

C’est finalement, le transfert pronucléaire effectué par des médecins à Kiev, qui ont également combiné l’ADN de trois individus pour permettre à un couple stérile d’avoir un enfant, qui a été suivi par la réaction du Dr Jane Stewart. Ce transfert présenté comme une première a permis la naissance, le 5 janvier 2017, d’un petit garçon bien portant qui possède le patrimoine génétique de ses parents combiné à une petite quantité d’ADN mitochondrial provenant d’un donneur.

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FROID

Vague de froid : attention à certains médicaments Résumé par Abderrahim DERRAJI - 19 janvier 2017 19:46
Vague de froid : attention à certains médicaments

Le Maroc connaît actuellement une vague de froid ce qui devrait inciter les professionnels de santé à redoubler de vigilance vis à vis de certains médicaments.

En effet, certaines spécialités pharmaceutiques ont un effet sur les mécanismes thermorégulateurs et peuvent, de ce fait, augmenter les effets liés aux basses températures soit directement, soit indirectement.


La vasoconstriction provoquée par le froid peut influencer l'absorption, la diffusion, le métabolisme ou l'élimination de certains médicaments comme la digoxine et certains antiépileptiques.

Les benzodiazépines peuvent aggraver indirectement les effets du froid en altérant la vigilance et la capacité à lutter contre le froid.


Quant à certains psychotropes, ils perturbent la thermorégulation centrale et inhibe le mécanisme de frissonnement, ce qui a pour effet d’aggraver l’hypothermie. Et ils ne sont pas les seuls dans ce cas puisque certains antihypertenseurs peuvent, à leur tour, favoriser l’hypothermie en entravant la thermorégulation au niveau périphérique par limitation de l'effet vasoconstricteur.

Les traitements de l'hyperthyroïdie sont également concernés puisque la glande thyroïde intervient directement dans la thermorégulation de l'organisme.

En savoir plus : lien 

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Autres articles

La profession rend hommage à deux grands pharmaciens

Les organisateurs du Congrès international des pharmaciens qui se tiendra les 20 et 21 janvier 2017 à Rabat,  ont prévu de rendre hommage au Professeur Jamal TAOUFIK et à M. Mohamed BELGHAZI, deux pharmaciens connus et appréciés. Le professeur Jamal TAOUFIK, qui occupe actuellement le poste de Vice Doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, a eu un parcours riche qui a démarré par un post d’assistant à la faculté de Pharmacie de Clermont-Ferrand avant d'exercer la pharmacie d'Officine à Ifrane. Il a ensuite intégré la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat pour y enseigner  la chimie thérapeutique avant d'occuper le poste de premier Directeur du médicament et de la pharmacie. Le professeur Jamal TAOUFIK est particulièrement apprécié par les pharmaciens d’officine avec qui il entretient de bonnes relations. Il n’hésite pas à se déplacer à travers le royaume et même à travers le Maghreb pour prendre part à leurs journées. Ses conférences comme ses cours ont beaucoup de succès.                                                                                                                                                                   Pr. Jamal TAOUFIK M. Mohamed BELGHAZI exerce actuellement la pharmacie d’officine à Casablanca après un parcours professionnel exceptionnel. C’est un des rares pharmaciens qui a occupé d’importants postes aussi bien en industrie, en répartition et même au sein du ministère de la santé et au Conseils de l’Ordre. Comme le professeur Jamal Taoufik, M. BELGHAZI n’hésite pas à parcourir de longues distances pour partager sa riche expérience avec les pharmaciens de différentes villes du Maroc. C’est donc un hommage mérité pour deux pharmaciens exemplaires, compétents et dont la générosité est avérée. Notre rédaction tient à les féliciter, les remercier et leur souhaiter une bonne continuation.                                                                                                                                                     M. Mohamed BELGHAZI                                                    

Abderrahim DERRAJI - 19 janvier 2017 17:53
Faut-il se méfier des ampoules LED?

Un rapport de l’ANSES publié, dès 2010, évoquait des éventuelles répercussions de l’éclairage des ampoules LED sur la santé oculaire. Ce rapport faisait craindre des altérations rétiniennes, en particulier chez des populations sensibles, comme les enfants, les personnes atteintes de certaines maladies oculaires telle que la DMLA. Ce rapport pointait également les risques encourus par les professionnels exposés à de fortes intensités lumineuses et associait ces risques à la prédominance de la lumière bleue qui est très énergétique.  L’INSERM a, de son côté, mené une étude où des chercheurs ont exposé des rats, dont les pupilles étaient dilatées, à une forte intensité lumineuse pendant 24 heures. Cette exposition entraîne un état inflammatoire de la rétine favorisant la mort cellulaire (apoptose) des photorécepteurs et ce quelque soit le type d’ampoule utilisée. Ils ont ensuite exposé les animaux à une intensité lumineuse comparable à celle utilisée dans les habitations, également en dilatant leurs pupilles et pendant 24 heures. Dans ce cas, seules les ampoules LED se sont révélées nocives et à un degré moindre que dans l’étape précédente. Les rats albinos, dont la pupille n’avait pas été dilatée, ont été exposés à une lumière par LED en continu pendant une semaine ou un mois. Ces rats sont réputés pour être protégés de la dégénérescence rétinienne photo-induite. Or, ils ont tous montré des signes de stress oxydant au niveau de leurs rétines. Pour la co-directrice de ces travaux, Alice Torriglia, la lumière émise par les LED engendre deux phénomènes toxiques parallèles : l’apoptose, mais également une seconde forme de mort cellulaire, la nécrose. Et contrairement aux autres longueurs d’onde, la lumière bleue engendre la nécrose d’une cellule qui provoque à son tour la nécrose des cellules voisines et c’est ce qui expliquerait sa toxicité.  Ces résultats ne sont pas transposables à l’Homme qui est doté de cellules capables de se régénérer. Ceci permet de corriger en partie les lésions induites par les LED. Cependant, Alice Torriglia se demande si les ampoules domestiques ne favorisent pas l'épuisement précoce des cellules et ainsi l’évolution vers la DMLA, d'autant plus que l'Homme ne dispose pas d'un capital lumière comparable au capital soleil de la peau.  Selon le Rapport de l’ANSES, le principe de précaution devrait nous inciter à favoriser la mise sur le marché de nouvelles ampoules LED ayant une proportion réduite de lumière bleue et à restreindre la luminance de celles actuellement utilisées, notamment pour les populations sensibles et en milieu professionnel.

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 19 janvier 2017 09:38
Une première synoviorthèse isotopique au Maroc

D’après un communiqué se la Direction CHU Mohammed VI, du Le service de médecine nucléaire de ce CHU vient de développer la synoviorthèse isotopique. Cette nouvelle méthode thérapeutique qui consiste à détruire la membrane synoviale par une injection intra-articulaire d’un produit radioactif, est principalement indiquée dans la prise en charge des arthrites rhumatoïdes invalidantes quand après échec d’un traitement général. 

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2017 16:07
France : publication de l’arrêté relatif aux bonnes pratiques de dispensation

L’arrêté relatif aux bonnes pratiques de dispensation a été publié au Journal Officiel le 1er décembre 2016. Ce texte de loi reprend les différentes étapes du processus de dispensation : Cet arrêté définit l’acte de dispensation qui :«  associe à la délivrance des médicaments l'analyse pharmaceutique de l'ordonnance médicale si elle existe, la préparation éventuelle des doses à administrer et la mise à disposition des informations et des conseils nécessaires au bon usage des médicaments. Le pharmacien a un devoir particulier de conseil lorsqu'il est amené à délivrer un médicament qui ne requiert pas une prescription médicale. Il doit, par ses conseils appropriés et dans le domaine de ses compétences, participer au soutien apporté au patient ».  Ce texte reconnait au pharmacien la possibilité de refuser de dispenser un médicament en informant le prescripteur et en cas d’urgence le pharmacien st autorisé à délivrer un autre médicament que celui prescrit.   Cet arrêté recommande d’éviter un changement de marque lors des dispensations  pour certains traitements (…) ou pour certains patients…/…  La dispensation et la livraison à domicile est évoquée mais pas sa rémunération et la notion de « qualité » est abordée sans toutefois prévoir de certification.   Cet arrêté est opposable aux pharmaciens qui seront, sans nul doute, soumis à des contrôles. 

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 18 janvier 2017 09:35
Contraception hormonale d’urgence : attention aux inducteurs enzymatiques !

En accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France), les laboratoires titulaires des autorisations de mise sur le marché des spécialités (AMM) contenant du lévonorgestrel utilisées dans l’indication de contraception d’urgence en France, informent d’une nouvelle recommandation pour les patientes traitées par des médicaments inducteurs enzymatiques (principalement les inducteurs des enzymes CYP3A4) ou des produits à base de plantes. Selon la lettre adressée par l’ANSM au professionnels de santé, des données récentes ont révélé que l'administration concomitante de l'éfavirenz (utilisé dans le traitement du VIH) réduit les taux plasmatiques du lévonorgestrel (AUC) d'environ 50%. D'autres médicaments inducteurs des enzymes hépatiques peuvent également diminuer les taux plasmatiques de lévonorgestrel et sont susceptibles de réduire l'efficacité de cette contraception d'urgence. Toujours selon la même lettre, pour les femmes souhaitant utiliser une contraception d’urgence et ayant été traitées par un produit de santé inducteur enzymatique au cours des 4 dernières semaines, il est préconisé d’utiliser une contraception d’urgence non hormonale, à savoir un dispositif intra-utérin au cuivre (DIU-Cu). Il peut être placé jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel non protégé. Et si elles se trouvent dans l’impossibilité d’utiliser un tel dispositif, il leur est recommandé de doubler la dose standard de lévonorgestrel de 1,5 mg à 3 mg afin de compenser la réduction de la concentration plasmatique du lévonorgestrel.   Maroc : Médicaments à base de lévonorgestrel : - NORLEVO 1,5 mg , Comprimé - POSTINOR CP 0,75MG, Comprimé   Médicaments à base éfavirenz - AVIRANZ 200 MG, Gélule - AVIRANZ 600 MG, Comprimé pelliculé - EFAVIR 200 mg, GÉLULE - EFAVIR 600 mg, Comprimé pelliculé - STOCRIN 600mg, Comprimé pelliculé   

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 17 janvier 2017 22:26
La migration d’une protéine incriminée dans la maladie de Parkinson !

L’alphasynucléine, protéine naturellement présente dans le système nerveux, qui intervient dans la fonction synaptique, détériore les neurones à dopamine quand elle s ‘y amasse. Elle finit par engendrer les troubles moteurs caractéristiques de la maladie de Parkinson. Les chercheurs du German Center for neurodegenerative Diseases (DZNE) de Bonn, en Allemagne, ont découvert que cette protéine migre du cerveau à l’estomac en utilisant le nerf vague. Ils ont reproduit cette migration chez le rat à l’aide d’un vecteur viral. L’alphasynucléine a mis 6 mois pour voyager le long des longues fibres du nerf avant d’atteindre la paroi gastrique. Les auteurs de cette étude suggèrent de nouvelles pistes de traitements de la maladie de Parkinson en bloquant la migration de cette protéine. Ces travaux expliquent, par ailleurs, le risque réduit de cette maladie chez des personnes ayant subi une ablation du nerf vague pour raisons médicales. Les études futures pourraient toutefois identifier des mécanismes spécifiques de transfert inter et intraneuronal d'alphasynucléine qui pourraient être ciblés pour le développement de médicaments et, finalement, pour le traitement de la maladie. 

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 17 janvier 2017 12:41
Y'aura-t-il une académie Maghrébine de la pharmacie?

Lors du dernier Congrès de l’Inter-Ordre maghrébin qui a eu lieu la semaine dernière à Tunis, M. Jalel Abdallah et après avoir lu la Déclaration de Tunis, a exhorté les responsables ordinaux des différents pays du Maghreb à œuvrer pour la création d’une Académie maghrébine de la pharmacie. Cette institution qui constituera une autorité totalement indépendante des pouvoirs publics comme de tous intérêts privés, défendra les valeurs de toutes les composantes de la profession. Elle offrira un cadre idoine pour mener des réflexions et veiller à ce que la Pharmacie puisse continuer à remplir sa noble mission. L'Académie aura également comme rôle d’accompagner, voire d’anticiper, les mutations que la profession devrait enclencher pour mieux répondre aux nouvelles attentes de la société. Ce projet cher à M. Guedira, actuel président de L’Inter-Ordre Maghrébin, a aujourd’hui toutes les chances de pouvoir avancer. Seulement, sa mise en place est chronophage et nécessite la mise en place d'une commission pour élaborer un projet d'Académie maghrébine de la pharmacie.

Abderrahim DERRAJI - 16 janvier 2017 21:21
M. Hamza Guedira à la tête de l’Inter-Ordre Maghrébin

Lors des Journées de l’Inter-Ordre maghrébin, qui se sont déroulées à Tunis les 12 et 13 janvier, la présidence de l’Inter-Ordre maghrébin a été confiée au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Maroc), M. Hamza Guédira.   Il va de ce fait succéder à M. Abdallah Jalel, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie. Le mandat de ce Maghrébin convaincu et engagé s’est caractérisé par un rapprochement des instances ordinales maghrébines aussi bien entre elles qu’avec les sociétés savantes. Cette ambiance qui prévaut actuellement entre les représentants des Conseils de l’Ordre maghrébins devrait permettre au nouveau président de s’attaquer avec sérénité aux différents dossiers en faisant de la Déclaration de Tunis du 13 janvier 2017 sa feuille de route.  

Abderrahim DERRAJI - 16 janvier 2017 19:27
Journées de l’Inter-Ordre Maghrébin, entre espoir et attentes

Pendant que le peuple tunisien se préparait à commémorer, le 14 janvier, le sixième anniversaire de la révolution du Jasmin, les représentants des instances ordinales maghrébines des pharmaciens se sont retrouvés, les 12 et 13 janvier à Tunis, en espérant, à leur tour, initier une autre «révolution» visant à insuffler une nouvelle dynamique à la collaboration entre les différents pays du Maghreb dans le secteur pharmaceutique. Cette collaboration constitue un pré-requis inéluctable à l’amélioration de la prise en charge des malades maghrébins ainsi qu’à la redynamisation d’un secteur fortement promoteur qui pourrait faire du Maghreb un important hub régional.  Ainsi, deux jours durant, les représentants des différents secteurs pharmaceutiques et des facultés de pharmacie ont brossé un état des lieux de leurs activités respectives en mettant en avant leurs points forts et vulnérabilités. Et même s’il y a lieu de se réjouir des avancées des uns et des autres, il n’en reste pas moins que le cloisonnement est toujours de mise. Pourtant, la mise en place d’un marché pharmaceutique commun, un rêve caressé par les uns et les autres, ne s’est toujours pas concrétisée. Ce marché commun reste tributaire, entre autres, de la mise en place de procédures d’enregistrement communes ou de reconnaissance mutuelle des autorisations de mise sur le marché (AMM). La plupart des intervenants ayant pris part à cette rencontre ont mis l’accent sur la nécessité d’harmoniser les cadres législatifs et réglementaires relatifs à l’industrie et à la répartition pharmaceutiques, à la biologie médicale, à la pharmacie hospitalière et à la pharmacie d’officine.    Il est fort à parier que l’ambiance exceptionnelle qui prévaut actuellement entre les Conseils de l’ordre des différents pays maghrébins contribuerait, si la volonté politique est au rendez-vous, à un rapprochement entre les opérateurs du secteur.   Parmi les points cruciaux auxquels devrait s’atteler rapidement l’Inter-Ordre, dont la présidence vient d’être confiée au Maroc, il y a lieu de citer la lutte contre le trafic des médicaments. La volonté clairement exprimée par les présidents des Conseils de l’Ordre des différents pays maghrébins laisse espérer la mise en place d’une collaboration pour traquer les trafiquants.  L’instauration d’un système de notification des numéros de lots des médicaments suspects pourrait permettre aux Conseils de connaître l’origine des trafics pour pouvoir prendre les mesures qui s’imposent. Faute de quoi, on ne pourra espérer mettre les pays du Maghreb à l’abri d’un fléau qui a tendance à s’enraciner dans de nombreux pays à travers le monde et particulièrement, en Afrique. Couverture complète des journées (Déclaration de Tunis + Photos ) : lien  

Abderrahim Derraji - 16 janvier 2017 16:38
Ipsen : 575 millions de dollars pour un anticancéreux

Le laboratoire français Ipsen vient de débourser à Merrimack Pharmaceuticals la somme de 575 millions de dollars pour s'offrir l'anticancéreux ONIVYDE ainsi que d’autres molécules. ONIVYDE est indiqué en association avec le fluorouracile et la leucovorine dans la prise en charge des malades atteints d'un adénocarcinome métastatique du pancréas et dont la maladie a progressé après un traitement comportant la gemcitabine. Pour ce faire, Ipsen va devoir débourser le montant de 575 millions de dollars à la clôture de la transaction, et jusqu'à 450 millions de plus si de nouvelles indications potentielles pour l'ONIVYDE sont approuvées aux États-Unis.  Le laboratoire français a indiqué qu'il financera cette transaction avec sa trésorerie et ses facilités de crédit existantes. Selon les termes de l'accord, Ipsen obtiendra les droits exclusifs de commercialisation pour les indications actuelles et futures de cet anticancéreux aux États-Unis, ainsi que l'accord de licence en vigueur avec Shire pour la commercialisation hors États-Unis et avec PharmaEngine à Taïwan.

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 16 janvier 2017 12:29

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