LIVRET SIDA
LIVRET SIDA

Ministère de la Santé

InfoSanté Web Mag n°13
InfoSanté Web Mag n°13

Cliquez sur le lien pour télécharger le dernier numéro d'InfoSanté - Web Mag

GUIDE D'ANTIBIOTHÉRAPIE PEDIATRIQUE
GUIDE D'ANTIBIOTHÉRAPIE PEDIATRIQUE

PDF élaboré par la Somipev

Vidéos de formation continue
Vidéos de formation continue

Cours développé par notre partenaire ACTe RX

CU & DU
CU & DU

Université Internationale Abulcasis des Sciences de la Santé

Diplômes universitaires
Diplômes universitaires

préinscriptions ouvertes

À la une

Tramadol

Une deuxième saisie spectaculaire de tramadol au port Tanger Med Abderrahim Derraji - 15 février 2018 18:40
Une deuxième saisie spectaculaire de tramadol au port Tanger Med

Les éléments de la Gendarmerie royale de Tanger, en étroite collaboration avec les éléments de la Douane, ont saisie hier un conteneur au port Tanger Med renfermant 25 millions de comprimés à base de tramadol dosés à 225 mg.

D’après les autorités de la wilaya de la région de Tanger–Tétouan–Al Hoceima, ce conteneur en provenance d'Asie était destiné à un pays africain.

Une enquête a été ouverte pour détérminer les ramifications du réseau impliqué dans ce trafic international. Des échantillons de ce médicament saisi feront l’objet d’analyse et d’expertise à l’Institut de criminalistique de la Gendarmerie royale.


Une autre saisie spectaculaire a eu lieu au même port l’année dernière. Les 40 millions de comprimés et gélules de tramadol saisis ont étaient également produits en Asie et allaient être acheminés à un pays du continent africain.


Le tramadol est un antalgique central classé dans la catégorie des antalgiques pallier II au même tire que la codéine.

Lire la suite

MALADIES RARES

"Rare, fier, soyons solidaire !" Rédaction - 15 février 2018 18:04
"Rare, fier, soyons solidaire !"

L'Alliance des maladies rares au Maroc (AMRM) organise, le samedi 24 Février 2018,  la  première journée nationale des maladies rares.

Cette manifestation qui sera organisée en partenariat avec l'Université Mohammed 6 des sciences de Santé de Casablanca, le Laboratoire national de référence (LNR) et le laboratoire Sanofi, aura pour thème : « Pour une meilleure sensibilisation aux maladies rares au Maroc ».

L’accès à cette manifestation, qui se tiendra dans les locaux de l’Université Mohamed 6, est libre (gratuite), aussi bien pour les médecins que pour les autres professionnels de santé.  Les patients concernés par les maladies rares et le grand public ont également la possibilité d’assister à cette manifestation.

"Le but de cette rencontre est de familiariser  les médecins et les autres professionnels de santé à "l’Univers des maladies rares". La journée a également pour ambition d’être un espace d’information et d’échanges avec les malades et leurs associations." a déclaré Dr  Khadija MOUSSAYER , présidente de l’Alliance des maladies rares au Maroc.


Les organisateurs ont prévu, entre autres, quatre grandes sessions : les maladies du tissu conjonctif avec le syndrome d'Ehlers Danlos, le rachitisme vitamino-résistant, les erreurs innées  du métabolisme avec les maladies lysosomales  et la mucoviscidose.


Cette journée s’inscrit dans le cadre de la 11éme Journée internationale des maladies rares qui sera célébrée, le 28 février 2018,  dans 100 pays . Le slogan retenu pour cette année est : « Rare, fier, soyons solidaire ! ». 

Programme : lien

Adresse de l'Université Mohamed VI des Sciences de la Santé (UM6SS)
Anfa City Boulevard Mohammed Taïeb Naciri
Amphithéâtre 01

Lire la suite

REPATHA®

France : un nouveau traitement contre le cholestérol mis sur le marché Abderrahim Derraji - 15 février 2018 12:01
France : un nouveau traitement contre le cholestérol mis sur le marché

Un nouveau hypolipémiant est disponible sur le marché français. Il s’agit du REPATHA®, un médicament à base d’ evolocumab qui appartient aux inhibiteurs de PCSK9.

Cette nouvelle molécule agit en bloquant l'action d'une protéine au niveau du foie, ce qui lui permet d'éliminer davantage de lipoprotéines de basse densité (LDL) et de triglycérides. L'évolocumab augmente également le taux de cholestérol HDL, appelé communément le « bon cholestérol ».

Ce médicament ne dispense pas le patient des mesures diététiques, comme il peut être pris conjointement avec d'autres médicaments quand le recours aux statines s’avère insuffisant pour baisser le taux de cholestérol LDL.

L'évolocumab se présente sous forme de stylo pré-rempli qui coûtera 225.79 euros par injection (Mois). Et comme l'offre en hypolipémiants est étoffée, il ne sera remboursé que pour les patients souffrant d'une hypercholestérolémie familiale homozygote.  Un arrêté a d’ailleurs été publié dans ce sens : lien  

Lire la suite

VALPROATE

Valproate : l’Agence européenne publie de nouvelles recommandations Abderrahim Derraji - 14 février 2018 11:10
Valproate : l’Agence européenne publie de nouvelles recommandations

L’Agence européenne des médicaments a publié le 9 février de nouvelles recommandations sur l’utilisation des médicaments à base de valproate chez les femmes.

L’EMA recommande de ne pas utiliser ces médicaments durant la grossesse en cas de migraine ou de trouble bipolaire.  Par contre, en cas d’épilepsie, on ne peut ignorer le fait que certaines femmes se trouvent dans l’impossibilité de se passer de valproate durant la grossesse, tout en ayant recours à des soins spécialisés appropriés.

Quelle que soit l’indication, le valproate ne doit pas être utilisé chez les patientes à partir du moment où elles peuvent tomber enceintes, sauf si les conditions du nouveau programme de prévention de la grossesse sont remplies.

Ce programme de prévention de la grossesse chez des patientes sous valproate consiste à évaluer les patientes pour connaître leur possibilité de tomber enceinte ou pas. Ensuite, un test de grossesse s’impose avant le début de l’administration du valproate et durant le traitement si besoin est. Ce programme prévoit d’informer les patientes au sujet des risques qu’elles encourent et qui peuvent être évités par une contraception efficace. Par ailleurs, le traitement doit être réévalué chaque année.

Un nouveau formulaire va être mis à la disposition des médecins et des patientes pour être sûr que les réévaluations seront éffectuées conformément aux recommandations de l’EMA.  


L’Agence européenne  recommande de prévoir des pictogrammes sur les boites des spécialités à base de valproate pour attirer l’attention des femmes susceptibles de tomber enceinte.

 

Lire la suite

Forum Afrisanté

Forum Afrisanté : 300 acteurs de santé en conclave à Marrakech Abderrahim Derraji - 13 février 2018 12:46
Forum Afrisanté : 300 acteurs de santé en conclave à Marrakech

Le mensuel "Économie Entreprises" organise la 5ème édition du Forum Afrisanté (FAS) les 21 et 22 février prochains à Marrakech.

Placée sous le thème « Performance des systèmes de santé », cette édition connaîtra la présence de plusieurs ministres africains notamment le Sénégal, la Gambie, la Tunisie, le Mali, le Bénin et le Niger.

Ce forum 
se veut un rendez-vous propice à l’élaboration de stratégies et politiques de santé en Afrique francophone et au renfoncement des partenariats Sud-Sud.


D’après un communiqué émanant des organisateurs de cette rencontre, 300 acteurs publics et privés du secteur de la santé prendront part à ce Forum pour échanger et débattre des déterminants de la performance des systèmes de santé, des stratégies d’amélioration de ces systèmes et des défis relatifs à l’accès aux soins.

En marge de cet événement, les organisateurs ont prévu une séance d’appels à projets animée par les délégations africaines qui présenteront leurs programmes d’investissements dans les établissements de soins ainsi que les projets qui peuvent être réalisés en PPP.
Programme 

Lire la suite

Autres articles

Esmya® : Suspension des initiations de traitement…

D’après un point d’information de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé – France), la spécialité pharmaceutique Esmya® (l’ulipristal) fait actuellement l’objet d’une réévaluation en raison de signalements européens d’atteintes hépatiques graves chez des patientes. Le comité de pharmacovigilance européen (PRAC) vient de recommander de ne pas initier de nouveaux traitements par Esmya® et de ne pas démarrer de nouveaux cycles de traitement (3 mois) chez des patientes précédemment traitées. Le PRAC recommande aussi d’effectuer un bilan hépatique au moins une fois par mois pour les patientes en cours de traitement. En cas de transaminases supérieures à deux fois la normale, le médecin traitant doit arrêter le traitement et suivre de manière rapprochée la patiente. Le bilan doit alors être renouvelé 2 à 4 semaines après l’arrêt du traitement. L'ulipristal est un modulateur synthétique sélectif des récepteurs de la progestérone actif par voie orale, caractérisé par un effet antagoniste partiel de la progestérone sur des tissus spécifiques.

Abderrahim DERRAJI - 12 février 2018 08:33
Recherche biomédicale au Maroc : Un potentiel insuffisamment exploité !

La ville de Rabat a abrité, les 9 et 10 février, la première édition du Colloque national de la recherche biomédicale (RBM). Placée sous le thème «La recherche biomédicale au Maroc : défi de la prochaine décennie», cette rencontre, organisée par LEMM (Les Entreprises du médicament au Maroc) a été inaugurée en présence du Chef du gouvernement, Dr Saâd Eddine EL OTHMANI et du PrSaïd AMZAZI 1 qui ont tous les deux manifesté leur l’intérêt pour la RBM au Maroc et exprimé leur volonté de prendre toutes les décisions susceptibles de contribuer à son développement. Pour mieux cerner les enjeux en question, les organisateurs de cet évènement ont fait appel à des experts en RBM ainsi qu’à une vingtaine d’intervenants du secteur du médicament, de la santé et de l’enseignement. Ces derniers ont animé des conférences et des tables rondes qui ont mis en évidence le retard accusé par le Maroc en matière d’essais cliniques dont le marché mondial est estimé à 54 milliards de dollars. Un benchmark avec des pays tels que l’Ukraine, la Turquie ou encore l’Égypte permettrait de mieux cerner nos insuffisances en matière de RBM. Les avancées réalisées par ces nations sont le fruit des efforts qu’elles ont consentis pour pouvoir accueillir un nombre important d’essais cliniques. Comme l’ont rappelé le Dr Moncef SLAOUI et le Dr Sam AZOULAY, chercheurs de renommée internationale, le développement de la RBM nécessite l’adoption d’une stratégie efficiente et la mise en place d’un écosystème spécifique. Pour que celui-ci puisse devenir performant, la stratégie adoptée devrait favoriser le développement des «talents» et la mise en place d’infrastructures dédiées. Il faut également que cette stratégie permette de faciliter les démarches administratives et prévoir des incitations financières à l’endroit des investisseurs comme c’est le cas dans les pays qui ont réussi dans ce domaine. Elle doit aussi être intégrée, alignée et favorisant une certaine cohérence entre les départements ministériels concernés. Le cadre juridique conditionne également le développement de la RBM. En effet, la loi 28-13 relative à la protection des personnes participant aux RBM ne peut devenir totalement effective sans la promulgation de ses décrets d’application. Un Comité national d’éthique n’existe pas non plus, et même les comités d’éthique régionaux attendent la mise en place d’une assise juridique.  Les différentes tables rondes programmées, durant la journée du samedi, ont révélé les nombreuses attentes des intervenants dans la RBM. Des recommandations ont été élaborées, notamment la mise en place d’un guichet unique permettant  une meilleure  coordination entre les différents ministères  et administrations impliquées. In fine, et même si le Maroc dispose d’atouts qui peuvent lui permettre de se hisser à la troisième place en Afrique, sans une prise de conscience des différents intervenants et une coordination à toute épreuve, la volonté politique clairement manifestée par le Chef du gouvernement ne peut se transformer en actions concrètes. Et sans ces actions, le Maroc aura du mal à se doter d’un écosystème de RBM compétitif et offrant une prédictivité suffisante pour qu’il puisse profiter des investissements internationaux en la matière. 1 Ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Par Abderrahim Derraji - 12 février 2018 00:08
Sanofi à l’écoute de l’innovation africaine

Dans un communiqué du 8 février 2018, Le Groupe Sanofi, partenaire de Viva Technology(1), événement international dédié à la croissance des startups, à la transformation digitale et à l’innovation a annoncé sa volonté de promouvoir l’innovation en Afrique, en lançant 3 challenges aux start-ups africaines dans le cadre de l’Afric@Tech. Ces 3 défis vise à apporter des solutions innovantes et adaptées pour améliorer l’accès aux soins en Afrique. Initié par Sanofi dans tous les pays d’Afrique simultanément, ce concours permettra d’identifier, de primer et d’accompagner les meilleures start-ups dans leur volonté de révolutionner les pratiques de santé sur le continent africain. “ Depuis plus de 50 ans, nous nous sommes engagés à améliorer l’accès aux médicaments et aux soins pour tous les Africains. Nous pensons qu’il est de notre responsabilité d’accompagner, de développer et de valoriser le talent et l’expertise des start-ups marocaines.”, a affirmé M. Amine Benabderrazik, Directeur Général des activités de Sanofi au Maroc, Tunisie et Libye. Le premier challenge consiste à apporter une solution pour un diagnostic précoce des maladies non-transmissibles, qui deviennent une priorité de santé en Afrique. Identifier et traiter, plus rapidement, les personnes touchées peut améliorer leur qualité de vie, voire même les sauver. Le deuxième challenge se focalise sur la manière dont la télémédecine pourrait améliorer l’accès aux soins sur le continent, en dépassant les contraintes de distance, de temps et de ressources. Le troisième challenge vise à améliorer la formation des professionnels de santé dans le domaine des maladies chroniques en Afrique. Il s’agit de trouver des solutions pour qu’ils aient accès aux dernières informations médicales cliniques pour une meilleure prise en charge des patients africains Cet appel à projets est gratuit et ouvert à toutes les start-ups africaines. Les inscriptions peuvent, dès à présent, se faire en ligne sur la plateforme Viva Technology : Lien : https://challenges.vivatechnology.com/en/challenges/sanofi-in-africa?lang=en Un jury choisira, courant mars 2018, les start-ups retenues. Elles seront sélectionnées selon 5 critères : une preuve concrète de résultats positifs dans au moins un pays en Afrique, la maturité du projet, la pertinence de la solution, du potentiel du marché et du business model, les compétences, l’expertise et l’expérience de l’équipe et enfin les preuves scientifiques si cela est applicable. Les start-ups sélectionnées pourront prendre part au Sanofi in Africa Lab à l’Afric@Tech. Elles présenteront leurs projets devant un jury et pourront faire la démonstration de leurs solutions devant l’audience. Les projets lauréats pourront bénéficier d’une aide financière et d’un accompagnement de la part de Sanofi grâce à un système de coaching et de mentoring en vue de démarrer une conversation avec l'une des divisions de Sanofi afin d'évaluer la faisabilité d'une future collaboration en Afrique. (1) Paris / du 24 au 26 mai 2018.

Abderrahim Derraji - 08 février 2018 20:06
Ventes des médicaments en ligne : les pharmaciens allemands rassurés

Depuis que le compromis entre la CDU/CSU d’Angela Merkel et le SPD de Martin Schulz de former un gouvernement de coalition a été scellé,  la vente par correspondance des médicaments à prescription a du plomb dans l'aile. Jens Spahn, de la CDU, a toutes les chances d’occuper le poste de ministre de la santé. Or, cet expert s’est toujours opposé à la vente par correspondance des médicaments à prescription. La vente par correspondance des ces spécialités pharmaceutiques, depuis l’étranger, avec des remises conséquentes, avaient été autorisées par l’Allemagne à la suite d'un arrêt de la Cour de Justice européenne, du 19 octobre 2016, les déclarant licites, si elles sont effectuées sans remises comme c’est le cas en Allemagne. Dans le but de protéger les pharmacies allemandes, Hermann Gröhe, ministre sortant de la Santé, s’apprêtait à interdire la vente par correspondance des médicaments à prescription avec ou sans remises. C’est la seule parade qu’il a trouvée pour éviter ces ventes tout en se conformant au droit européen. Mais ce texte n’a pas pu voir le jour en raison de l'hostilité du SPD. Cet accord est un revers pour les pharmacies virtuelles qui, après s'être emparé de plus de 11 % du marché des OTC ces dernières années, commençaient à prendre des parts sur le marché des médicaments à prescription.

Abderrahim Derraji - 08 février 2018 19:32
Action sociale médico-dentaire dans la région de Marrakech-Safi

L’Ordre national des médecins dentistes (ONDM) se prépare à mener une action sociale médico-dentaire d’envergure dans la région de Marrakech-Safi. Cette opération à laquelle prendront part 90 médecins dentistes, auxiliaires médicaux et administratifs, se tiendra du 13 au 18 Février 2018 à Marrakech. Elle sera précédée par une opération axée sur les maladies parodontales dans la commune rurale de Tissint de la province de Tata menée par l'A.M.P.M.P. du 07 au 11 Février 2018. D’après le communiqué de l’ONDM, 1500 personnes profiteront de la sensibilisation, du dépistage des lésions précancéreuses de la cavité buccale, des soins bucco-dentaires et parodontaux, des prises d’empreinte et mises en bouche de  prothèses dentaires et de la chirurgie parodontale et buccale.

Abderrahim Derraji - 07 février 2018 17:45
Ibuprofène et grossesse ne feraient pas bon ménage !

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Inserm (France) et  publiée par « Human reproduction »,  la prise d’ibuprofène serait à l’origine de troubles dinfertilité chez les femmes dont les mamans  ont consommé ce médicament pendant leur grossesse. Mazaud-Guittot, auteur principal de cette étude a affirmé « qu’il y avait des effets significatifs après sept jours d’exposition à l’ibuprofène et nous avons constaté la mort cellulaire dès deux jours de traitement. Cinq jours après l’arrêt du médicament, ces effets nocifs n’étaient pas complètement inversés. Une réserve initiale mal stockée de follicules se traduira par une durée de vie reproductive raccourcie, la ménopause précoce ou l’infertilité, des événements qui se produisent des décennies plus tard dans la vie »

Abderrahim Derraji - 07 février 2018 17:31
Omniscan®: Suspension d'AMM

Dans un courrier du 6 février 2018, Cyclopharma a annoncé que le ministre de la Santé a décidé la suspension de l'autorisation de mise sur le marché de sa spécialité Omniscan®. Cette spécialité à base de gadodiamide est utilisée en imagerie par résonance magnétique nucléaire. Par conséquent, Cyclopharma invite les professionnels de santé de ne plus préscrire ou dispenser Omniscan®.  

Abderrahim Derraji - 07 février 2018 16:24
MALADIES CHRONIQUES ET REALITÉS DE L’EXERCICE OFFICINAL AU MAROC

La pharmacie est un espace de santé incontournable caractérisé par la proximité (presque 12000 officines réparties sur tout le territoire national), la facilité d’accès (sans rendez-vous) et la gratuité des prestations, comme le conseil, le suivi thérapeutique, etc. Par conséquent, le pharmacien, acteur principal de cet espace, ainsi que ses collaborateurs peuvent jouer un rôle déterminant dans la prise en charge des maladies chroniques. Ce rôle peut concerner plusieurs aspects : 1- la dispensation des médicaments : qui reste le rôle principal du pharmacien d’officine. L’article 29 de la loi 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie, l’exhorte à mettre sa compétence et son expérience au service du malade en réalisant un acte pharmaceutique associant à la délivrance des médicaments l’analyse de l’ordonnance, la mise à disposition du public des informations nécessaires au bon usage des médicaments, ainsi que les actes liés aux conseils préventifs et à l’éducation pour la santé.[i] 2-le suivi pharmaco-thérapeutique : Si le suivi de la maladie du patient est une compétence exclusive du médecin, le suivi des médicaments prescrits aux patients , est la nouvelle compétence et responsabilité des pharmaciens d’officine. Cette étape constitue la dernière phase de la chaine thérapeutique du médicament, qui constitue également un aspect important de la relation pharmacien- patient.[ii] 3- La promotion de l’usage rationnel des médicaments : Cet apport qui est en phase avec les conclusions de la conférence d’experts de L’OMS tenue en 1985 à Nairobi. Celle-ci recommande que « les patients reçoivent des médicaments adaptés à leur état cliniques, dans des doses qui conviennent à leurs besoins individuels, pendant une période adéquate et au coût le plus bas pour eux même et leur collectivité ».[iii] 4- Déceler, prévenir et résoudre tout problème lié à la prise de médicaments tels que des interactions, une double médication ou une mauvaise observance thérapeutique,… 5-les conseils préventifs, l’éducation pour la santé qui inclut la possibilité d´apprentissage, grâce à une forme de communication visant à améliorer les compétences en matières de santé et l’éducation thérapeutique du patient. Ceci, vise à aider les patients à acquérir ou à maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique (selon L’OMS)[iv]. Ce ne sont là que quelques exemples des axes multiples sur lesquels peut et doit agir le pharmacien d’officine puisqu’il s’agit d’une obligation professionnelle et déontologique de ce dernier.[v]Dans ce contexte, la Fédération Internationale Pharmaceutique (FIP) à travers sa Déclaration de principe concernant le rôle du pharmacien dans la prévention et le traitement des maladies chroniques (approuvé par le conseil de la FIP en 2006), reconnait que le pharmacien a des atouts considérables pour intervenir dans la gestion des maladies chroniques, et ce d’autant plus que le traitement des maladies chroniques nécessite souvent de recourir, sur le long terme, à des médicaments. Par conséquent, la FIP recommande aux pharmaciens d’officine d’améliorer constamment la qualité de leurs pratiques pour pouvoir fournir des soins pharmaceutiques adaptés aux besoins des patients. Le pharmacien doit, pour cela, travailler en concert avec d’autres professionnels de santé pour optimiser les résultats du traitement en cherchant à motiver les patients et les encourager à devenir acteurs de leur propre santé.   Au Maroc, malgré les efforts déployés par l’équipe officinale pour la prise en charge des patients, les résultats obtenus ne sont pas proportionnels aux efforts engagés. En effet,  ce travail n’est pas réalisé d’une façon systématisée et selon des protocoles bien définis. Il faut dire aussi qu’il ya d’autres facteurs externes qui entravent ce travail parmi lesquels on peut citer : - Le défaut de réactualisation des textes de loi qui régissent la profession. À titre d’exemple : le Dahir de 1922 qui est devenu anachronique et incompatible avec l’exercice officinal de nos jours [vi]; - Les ruptures de stock des médicaments et ce malgré les dispositions prévues par l’article 84 de la loi 17-04 qui obligent les établissements pharmaceutiques de détenir un stock de sécurité pour assurer l’approvisionnement normal du marché , sous peine du retrait ou de suspension de l’autorisation du mise sur le marché par l’administration, au cas où le titulaire de l’autorisation n’assure plus l’approvisionnement normal du marché pendant une durée continue de 6 mois ou ne respecte pas les dispositions législatives et réglementaires en vigueur en matière de stocks de sécurité ( quatrième alinéa de l’article 15 du code du médicament et de la pharmacie); - Absence d’une politique efficiente en matière du médicament en général et des génériques en particulier ; - Absence de centres d’information des médicaments ; - Absence d’une Agence nationale du médicament et des produits de santé ; - Le  taux de couverture médicale qui laisse beaucoup á désirer , le  faible pouvoir d’achat des citoyens et le régime d’assistance médicale (RAMED) qui a montré ses limites ; etc. Il est évident aussi que cet espace de santé que constitue l’officine de pharmacie reste  sous exploité en ce qui concerne les  compagnes de sensibilisation et de promotion de l´éducation sanitaire en général et l’éducation thérapeutique du patient  en particulier. On pourrait se demander à qui incombe donc la responsabilité ? Sûrement au ministère de tutelle, mais en partie aussi, aux pharmaciens et leurs collaborateurs qui manquent  de formation adéquate dans le domaine de la prise en charge des maladies chroniques et surtout en ce qui concerne la communication avec les patients. Ceux-là n’ont pas reçu une formation adaptée à la réalité socio-économique et socioculturelle marocaine. D’où  l´idée d ´une formation qui s’impose aux professionnels et une création des ponts de communication avec tous les acteurs qui interviennent dans la chaîne thérapeutique du médicament et de l´éducation pour la santé des citoyens. Tout cela concourt à instaurer les bases d’un modèle  d’exercice officinal bien adapté à la réalité marocaine qui s’inscrit dans le cadre des soins pharmaceutiques (Pharmaceutical Care)  et qui intègre l’apport des sciences humaines et des sciences sociales dans la prise en charge des patients.       [i] Dahir nº1-06-151 du 30 chaoual 1427(22 novembre 2006) portant code du médicament et de la pharmacie, B.O nº 5480-15 kaada 1427 (7-12-2006). [ii] Joaquín Herrera Carranza, << Cadena terapéutica del  medicamento. Farmacia clínica. Atención farmacéutica>> , en Manual de Farmacia Clínica y Atención Farmacéutica , dir. Joaquín Herrera Carranza , Elsevier, Madrid, 2003,pp.1-17.  [iii]L’usage rationnel des médicaments . Rapport de la Conférence d’experts , Nairobi, 25-29 novembre 1985. Genève , Organisation Mondiale de la Santé, 1987. [iv]Rapport de l’OMS- - Europe , publié en 1996 , Therapeutic  Ptient Education – Continuing Education   Programmes for Health Care Providers in the field of  Chronic Disease , traduit en français en 1998. [v]Décret nº2-63-486 du 9 chaabane 1383(26 décembre 1963) approvant et rendant applicable le code de deontologie des pharmaciens (B.O 17 janv.1964,p.82). [vi] Dahir du 12 rabia II 1341 (2 décembre 1922) portant règlement sur l’importation, le commerce, la détention et l’usage des substances vénéneses, B.O. nº 534 du 16/1/1923 ,p.57.

Naji ZIOU ZIOU - 07 février 2018 11:05
«1 pharmacie sur 2 va mourir»

Lors d’une conférence de presse tenue le 1er février, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a annoncé une campagne de communication intitulée «1 pharmacie sur 2 va mourir». Cette campagne vise à interpeller les Français sur les conséquences destructrices de la mise en application des recommandations «purement comptables» du rapport de la Cour des comptes publié au mois de septembre dernier. D’après la FSPF, si les recommandations de la Cour des comptes sont mises en application, 10.435 pharmacies sur les 22.000 existantes risquent de disparaître. Pour 19 départements, la FPSP affirme qu’il resterait moins de 28 pharmacies. La Creuse, par exemple, pourrait passer de 64 officines, aujourd’hui, à 7 ! La FSPF prévoit d’adresser un courrier de sensibilisation aux maires de toutes les communes, aux députés et aux sénateurs, pour attirer leur attention sur les dangers qui guettent les officines. Le plan de communication de la FPSP prévoit également des affiches destinées à être apposées dans les vitrines des pharmacies et un site internet : http://1pharmaciesur2vamourir.fr/ permettant au grand public de connaître le nombre de pharmacies restantes dans chaque département et un relais sur les réseaux sociaux. «J’appelle notre ministre de la Santé à être vigilante quant à l’accès aux soins et à la sécurité de la dispensation des médicaments, en ne favorisant pas des modèles relevant du drugstore au sens de bazar», a conclu Philippe Gaertner. D’après la FPSP, 233 pharmacies ont restitué leur licence et fermé leurs portes en 2017.  

Abderrahim Derraji - 05 février 2018 18:00
Peut-on éradiquer la leishmaniose au Maroc ?

Le rideau vient de tomber sur la deuxième édition du Congrès franco-marocain de parasitologie et mycologie médicale, qui a eu lieu, du 1er au 3 février, à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. Cette manifestation scientifique placée sous le thème «Les centres nationaux de références et systèmes de surveillance épidémiologique des maladies parasitaires et fongiques» a permis à de nombreux experts de débattre de plusieurs sujets dont certains représentent un enjeu majeur de santé publique comme c'est le cas pour la leishmaniose. Cette maladie dont la recrudescence dans certaines régions du Royaume inquiète particulièrement les autorités sanitaires, est une parasitose commune à l’homme et à d’autres animaux et est due à des protozoaires flagellés, les leishmanies. Elle est transmise à l’homme par des phlébotomes femelles infectés. Il existe une vingtaine d’espèces différentes de Leishmania à travers le monde et plus de 90 espèces de phlébotomes capables de les transmettre. Au Maroc, les leishmanioses cutanée et viscérale sont dues à Leishmania infantum qui sévit dans les régions montagneuses du Rif et du pré-Rif, région caractérisée par un climat humide et sub-humide. Quant à la Leishmania tropica et la Leishmania major, elles provoquent une leishmaniose cutanée qui sévit respectivement dans le versant ouest de la chaîne de l’Atlas, zone où le climat est semi-aride, et dans le versant sud et sud-est de la chaîne de l’Atlas et les oasis connus pour leur climat aride. Pour lutter contre les différentes formes de leishmaniose, le ministère de la Santé a élaboré une stratégie nationale dont l’objectif est le dépistage de 80% des cas estimés de leishmaniose cutanée d’ici 2020 et l’éradication de cette maladie d’ici 2030. Cette stratégie nécessite une collaboration intersectorielle qui devrait permettre d’améliorer le dépistage et le diagnostic de cette maladie, de lutter efficacement contre le vecteur et les rongeurs, notamment en généralisant la collecte des ordures dans les zones touchées. Le combat contre ces protozoaires risque, cependant, de se compliquer en raison de l’urbanisation effrénée et des déplacements de la population notamment dans des zones péri-urbaines où l’hygiène manque crucialement. Ceci vient s’ajouter à la déforestation, à la construction de barrages et à la mise en place de systèmes d’irrigation. À défaut de pouvoir éliminer tous les rongeurs et les vecteurs, le dépistage et la prise en charge des patients affectés doivent figurer parmi nos priorités et pourquoi pas lancer des campagnes de sensibilisation destinées aux populations concernées, à l’image de l’expérience tunisienne qui a été présentée vendredi dernier par le professeur Karim AOUN (Institut Pasteur-Tunisie). Pour améliorer les connaissances, la prise en charge et la prévention de la Leishmaniose cutanée, une bande dessinée intitulée «Le secret de Yamina», élaborée en collaboration avec le laboratoire Sanofi, a été mise à la disposition des habitants des régions concernées. Les initiateurs de ce projet se sont également fixés comme objectif de lutter contre la discrimination des enfants affectés par cette maladie et certaines fausses idées qui circulent au sujet de la leishmaniose. In fine, pour espérer éradiquer un jour la leishmaniose de notre pays, on doit profiter des expériences entreprises par les pays voisins, ce qui ne devrait pas nous dispenser de trouver les solutions les plus adaptées à nos régions. Et sans une collaboration entre tous les intervenants, le combat risque d’être perdu d’avance…

Abderrahim Derraji - 05 février 2018 13:35

Sondage

Droit de substitution avec compensation économique

Pour
Contre
sans opinion

Sponsorisé par