PROJET D'AMENDEMENTS DE LA LOI 17-04
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Interview de M. Abdallah Jalel
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TUBERCULOSE

Peut-on éradiquer la tuberculose ? Abderrahim Derraji - 27 mars 2017 11:46
Peut-on éradiquer la tuberculose ?

La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose a été célébrée le vendredi 24 mars. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a profité de cette occasion pour exhorter tous les pays et ses partenaires à s’unir pour mettre fin à cette maladie infectieuse.


Même si les efforts des uns et des autres ont permis de sauver 43 millions de vies depuis l’an 2000, quelque 9,6 millions de personnes ont contracté la tuberculose rien qu’en 2014 et 1,5 million en sont mortes, parmi lesquelles 380.000 personnes vivant avec le VIH.

L’OMS s’est fixé comme objectif de réduire de 90% le nombre de décès dus à cette maladie et de 80% son taux d’incidence, entre 2015 et 2030.

De nombreux pays se sont déjà engagés dans la lutte contre cette maladie et les exemples sont nombreux :

L’Inde a instauré l’accès universel aux soins antituberculeux. Elle a aussi mis à la disposition des malades des tests de diagnostic rapide ainsi que la bédaquiline, un antituberculeux efficace contre les formes résistantes de cette maladie.

L’Afrique du Sud a, de son côté, élargi l’accès au test Xpert MTB/RIF, test rapide de diagnostic moléculaire de la tuberculose et de la tuberculose pharmacorésistante. Ce pays compte le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH et qui bénéficient d’un traitement préventif contre la tuberculose.

Quant au Brésil, il a formé un réseau national de chercheurs se consacrant à la tuberculose. D’autres travaux sont en cours notamment au Viet Nam, pays qui a lancé une enquête sur la prévalence de la tuberculose et qui développe des outils pour prioriser les interventions contre la tuberculose multirésistante.

En ce qui concerne le Maroc, les chiffres communiqués par le ministère de la Santé sont inquiétants. 31.542 cas de tuberculose ont été notifiés et mis sous traitement en 2016. La prévalence dans les zones périurbaines, où sévissent pauvreté, précarité, malnutrition et promiscuité, est particulièrement élevée.
Le budget annuel alloué au PNLAT (Programme national de lutte antituberculeuse) est passé de 30 millions de DH en 2012 à 60 millions de DH en 2016. La contribution du Fonds mondial dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme avoisine les 85 millions de dirhams.

Les médecins des secteurs public et privé jouent un rôle capital pour diagnostiquer les malades qui sont généralement pris en charge au niveau des structures du ministère de la Santé qui met à leur disposition les traitements adéquats.

Malheureusement, et comme c’est le cas dans de nombreuses pathologies, l’observance n’est pas forcément au rendez-vous. Les malades qui sont souvent inconscients des dangers qu’ils encourent et qu’ils font courir à la communauté peuvent arrêter leur traitement sur un simple coup de tête ou à la suite d’effets indésirables.

Aussi et pour améliorer la compliance aux traitements antituberculeux, les donneurs d’ordre du ministère de tutelle devraient prospecter des alternatives mettant les pharmaciens de ville à contribution. Ces derniers peuvent sensibiliser les patients concernés et leur entourage. Ils peuvent même prendre part à un suivi thérapeutique spécifique des malades concernés. La dispensation des antituberculeux dans les structures du ministère de la Santé n’est pas forcément un facteur limitant !

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GPS

Le GPS pourrait faire perdre le sens de l’orientation? Abderrahim DERRAJI - 26 mars 2017 22:29
Le GPS pourrait faire perdre le sens de l’orientation?

D’après des chercheurs anglais, l’utilisation de GPS pourrait mettre en veille la partie du cerveau responsable de l’orientation ce qui pourrait à la longue compromettre les capacités de ses usagers à trouver leur chemin.


Les auteurs qui ont publié leurs résultats dans la revue Nature Communication ont mené une expérience sur 24 participants (11 femmes et 13 hommes). Ils ont demandé aux participants de faire des choix entre différentes routes du quartier de Soho (Londres) qui leur étaient présentées. En même temps leur activité cérébrale était mesurée par une IRM fonctionnelle. Les participants ont fait dix exercices de simulation :

Les cinq premiers, avaient consisté à retrouver un point donné sans aide. Pour les 5 autres exercices, ils se sont fait aider par un GPS.


Les auteurs ont constaté une activité cérébrale plus importante lors des cinq premiers exercices.
«Nos résultats confirment que l’hippocampe imagine les différents chemins que nous nous apprêtons à prendre, tandis que le cortex préfrontal nous aide à choisir celui qui nous permettra de rejoindre notre destination», explique le Dr Hugo Spiers, directeur de recherche à l’unité University Collegue London Experimental Psychology de Londres. «Lorsque la technologie nous indique la voie à suivre, ces parties du cerveau réagissent moins. En ce sens, notre cerveau a éteint son intérêt pour les rues qui nous entourent.»


D’après ces chercheurs, l’utilisation du GPS pourrait aussi avoir un effet à plus long terme. N’utilisant pas leur système de guidage cérébral, les usagers de GPS pourraient avoir du mal à trouver leur chemin s’ils se déplacent sans outil de navigation.

Ces auteurs avancent aussi que la ville de New York, avec sa disposition en grille, solliciterait moins l’hippocampe, que Paris ou Londres, des villes avec un réseau de rues bien plus complexe.  

«Nos nouvelles découvertes nous permettent d’étudier comment les systèmes de mémoire du cerveau peuvent réagir à l’agencement d’une ville ou d’un bâtiment. Nous pourrions identifier des lieux, comme les hôpitaux par exemple, qui pourraient être particulièrement difficiles à retrouver pour des personnes atteintes de démence et les rendre plus accessibles», conclut le Dr Hugo Spiers.

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BREXIT

Le Brexit inquiète l’EJD Résumé par Abderrahim DERRAJI - 26 mars 2017 22:19
Le Brexit inquiète l’EJD

Le Groupe de travail permanent des médecins juniors européens (European Junior Doctors, EJD) a demandé à l’Union européenne et au gouvernement du Royaume-Uni de « travailler de manière constructive pour s’assurer que le retrait du Royaume-Uni de l’UE, bien que transformant en profondeur les relations entre les deux parties, ne menace pas la profession médicale européenne ni la santé des patients desservis ».
Il a aussi déclaré que les effectifs médicaux en Europe sont devenus « de plus en plus intégrés et interdépendants » et que le départ imminent du Royaume-Uni de l’UE aura de « profondes répercussions sur la profession médicale et sa capacité à fournir de manière constante des soins de haute qualité ».

 

Cette organisation estime que la libre circulation des médecins a contribué au développement professionnel et à fournir des ressources humaines permettant de satisfaire les différents besoins médicaux à travers toute l’Europe.

L’Association médicale britannique (British Medical Association) a, de son coté, averti que plus de 40 % des médecins européens exerçant au Royaume-Uni envisagent de quitter le pays à la suite du résultat du référendum sur l’UE.

D’après les prévisions, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne devrait se terminer en mars 2019.

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VIRUS

Le virus de la rougeole pourrait soigner la dermatite atopique ? Résumé par Abderrahim DERRAJI - 24 mars 2017 12:54
Le virus de la rougeole  pourrait soigner la dermatite atopique ?

Des chercheurs du Centre international de recherche en infectiologie (CIRI, Lyon) projettent d’exploiter l’immunosuppression induite par le virus de la rougeole pour prendre en charge certaines pathologies notamment la dermatite atopique. Cette dernière se caractérise par une production anormale de cytokines pro-inflammatoires au niveau des la peau. Or le virus responsable de la rougeole modifie la production de cytokines.
 

Pour étayer leur hypothèse, les chercheurs lyonnais ont infecté des kératinocytes humains par le virus de la rougeole. Cette infection a provoqué une diminution de la production des cytokines pro-inflammatoires. Par contre, quand ils ont augmenté cette production, il y a eu une augmentation de l’expression des cytokines aux propriétés anti-inflammatoires.
 

Ils ont également procédé à la vaccination d’adultes volontaires présentant une dermatite atopique. Cette vaccination a permis une atténuation visible des symptômes de cette maladie dermatologique. Ceci a prouvé que « l’immunosuppression déclenchée par le virus de la rougeole peut atténuer les symptômes de certaines maladies inflammatoires, en particulier ceux de la dermatite atopique » comme l’a déclaré Branka Horvat. Et d’ajouter « Notre perspective est aujourd’hui d’utiliser certaines protéines du virus pour envisager le développement d’un nouveau traitement contre la dermatite atopique, que ce soit sous forme de crème ou par voie orale. »

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COLLYRES MYDRIAQTIQUES

L’ANSM : rappelle les conditions d’utilisation des collyres mydriatiques en pédiatrie Résumé par Abderrahim DERRAJI - 23 mars 2017 20:43
L’ANSM : rappelle les conditions d’utilisation des collyres mydriatiques en pédiatrie

Dans un point d’information du 23 mars 2017, l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelle que  les enfants présentent plus de risques que les adultes de développer des effets indésirables généraux après l’instillation d’un collyre mydriatique, du fait d’un passage systémique potentiel.

Deux types de collyres sont utilisés en ophtalmologie pour obtenir une dilatation pupillaire ou une cycloplégie. Soit les agents anticholinergiques et antimuscariniques, représentés par les collyres atropiniques et dérivés (atropine, cyclopentolate, tropicamide et homatropine),  soit les alpha-mimétiques, représentés par la phényléphrine.

Le passage systémique de ces principes actifs est à l’origine d’effets notamment au niveau digestif, cardiaque et du système nerveux central.

Des cas graves d’effets indésirables, parfois mortels, ont été rapportés chez des enfants ayant reçu des collyres mydriatiques; la survenue de ces effets indésirables graves est souvent décrite dans le cadre d’une association de collyres mydriatiques.

Aussi, l’ANSM rappelle que lors de l’utilisation des collyres mydriatiques, il convient :
- chez le prématuré et le nouveau-né : adopter une grande prudence lors de l’administration de ces collyres, en raison notamment des risques digestifs (distension abdominale, iléus, occlusion) et des risques hémodynamiques ;
- chez tous les enfants : ne pas dépasser les posologies maximales recommandées dans un intervalle de temps donné (respecter l’espacement recommandé entre les instillations) ; d’appuyer sur l’angle interne de l’œil pendant une minute pour occlure les points lacrymaux et d’essuyer sur la joue de l’enfant la partie du collyre administré qui s’y écoule, afin d’éviter tout risque d’ingestion, de limiter les effets systémiques, et, chez le prématuré, de prévenir le risque de passage au travers de la peau.

Il est rappelé par ailleurs que :

la phényléphrine collyre 10% est contre-indiquée chez l’enfant de moins de 12 ans ;
l’atropine collyre 1% est réservée aux adultes et adolescents de plus de 12 ans.


 

Collyres commercialisés au Maroc
- Skiacol (
cyclopentolate)
- Mydriaticum (
tropicamide)

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Autres articles

Mesure de tension: faut-il éviter les appareils de mesure manuels?

D’après les résultats d’une enquête canadienne, 20 % des sujets sous antihypertenseurs n’en auraient pas besoin. Ceci serait du au fait que 50% des médecins de famille ont encore recours aux appareils manuels pour mesurer la tension de leurs patients. Or pour que la mesure soit exacte, avec ces appareils, le médecin doit poser le stéthoscope au bon endroit, comme il doit  avoir une bonne audition. La Haute autorité de santé ( HAS – France ) préconise deux mesures par consultation, au cours de trois consultations successives sur une période de trois à six mois, soit six mesures pour pouvoir confirmer le diagnostic d’une hypertension(HTA). Pour les malades pris en charge en médecine ambulatoire à l’hôpital, la mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) donne des résultats fiables d’autant plus que le patient n'est pas soumis à l’effet « blouse blanche ». D’après de nombreux experts, l’automesure reste une alternative simple et fiable. Il suffit pour cela, que le patient prenne sa tension à l’aide d’un tensiomètre électronique pendant 3 à 7 jours. La prise de tension doit être effectuée par le malade lui même, à raison de 3 fois le matin et 3 fois le soir. La généralisation de l'automesure va nous permettre de ne plus traiter à tort des patients qui n’ont pas besoin de traitement et de surtout de diagnostiquer, à temps, un nombre important d’hypertendus qui s’ignorent.

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 23 mars 2017 19:19
Le tabagisme en recul au Canada

Le pourcentage des jeunes canadiens qui ont fumé des cigarettes au moins occasionnellement est passé de 17,7 % en 2014 à 18,1 % en 2015. Ce résultat est le fruit de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes qui a également révélé que les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador, de Saskatchewan et du Québec fument plus que la moyenne nationale. Par contre, les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Colombie-Britannique fument moins.  

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 23 mars 2017 10:58
Isabelle Adenot nommée membre du collège de la HAS

Isabelle Adenot, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (France), vient d’être désignée comme membre du collège de la Haute autorité de santé (HAS), poste qu'elle va occuper durant trois années. « Cette nomination qui m'honore, vaut à mes yeux reconnaissance du rôle éminent de l’Ordre au service premier de la santé publique et de l’œuvre accomplie avec tous mes confrères, grâce à leur engagement et à leur confiance », a déclaré Mme Adenot qui va de ce fait quitter ses fonctions au sein de l'instance ordinale. Isabelle Adenot est le premier pharmacien d'officine à être nommé au collège de la HAS depuis sa création en décembre 2004.  Cette pharmacienne titulaire d’un diplôme d’état en pharmacie de la Faculté de Paris V à l’âge de 21 ans, a commencé sa carrière officinale en tant que pharmacien-adjoint en région Ile-de-France. En 1984, elle devient titulaire d’officine dans la Nièvre, où elle exercera jusqu’en 2009 avant d'acquerir une pharmacie à Paris. Dès 1987, elle a démarré son engagement au sein des instances ordinales en tant que membre du Conseil régional de l’Ordre de Bourgogne qu’elle présidera de 1999 à 2007. En 2003, elle est la première femme élue à la présidence du Conseil central A et rejoint le Conseil national en 2007. Elle y défend plusieurs dossiers comme les relations ville-hôpital et l’utilisation éthique des technologies de communication. Durant toutes ces années, cette pharmacienne d’exception a joué un rôle majeur dans la création et le déploiement du Dossier Pharmaceutique, comme elle s’est particulièrement investit dans la défense et la promotion de la déontologie aussi bien en France qu’en Europe. En juin 2009, elle est la première femme élue à la présidence du Conseil national de l’Ordre. Elle est réélue à la tête de l'institution pour un deuxième mandat en juin 2012 et pour un troisième en juin 2015. Elle engage une vaste réforme de l’institution ordinale, modernisée dans son organisation, centrée sur ses missions, sur les valeurs professionnelles, sur la primauté de l’humain et de l’éthique, et ouverte sur les jeunes générations. Résolument tournée vers l’international, elle est élue Vice-présidente de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) depuis septembre 2014 et préside la Conférence internationale des Ordres de pharmaciens francophones (CIOPF) depuis 2009. Elle a également dirigé le Groupement pharmaceutique de l’Union européenne  (GPUE) en 2012. Élue présidente du Comité de liaison des institutions ordinales (CLIO) en juillet 2012, elle est également membre du conseil d'administration de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé  (ANSM), membre du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé  (ONDPS) et membre titulaire de l'Académie nationale de pharmacie. Avant de se consacrer pleinement à la profession pharmaceutique, Isabelle Adenot, mariée et mère de quatre enfants, s’est engagée dans diverses associations humanitaires et touristiques. Elle a notamment créé un festival de musique classique. Elle est Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur. On ne peut que féliciter notre consœur Mme Adenot qui est un exemple pour tous les pharmaciens.  

Abderrahim Derraji - 21 mars 2017 19:34
127 nouveaux médicaments admis au remboursement

Dans un communiqué de presse l’Anam a annoncé l’introduction de 127 nouveaux médicaments sur la liste des médicaments admis au remboursement dont 80 princeps et 47 génériques. Parmi ces médicaments on trouve 36 DCI ( dénomination commune internationale ) déclinées en 80 médicaments dont 28 DCI sont proposées pour la première fois et huit extensions de dosage des DCI déjà admises au remboursement. Les classes thérapeutiques concernées sont les anticancéreux, les anticoagulants, les antiviraux indiqués dans le traitement de l’hépatite C, les neuroleptiques, les antidiabétiques, les antihypertenseurs et les antiglaucomateux. Liste : lien

Abderrahim Derraji - 21 mars 2017 17:11
Médecins et pharmaciens : une grève pour la dignité !

D’après une déclaration de M. Oualid Amri, président du Syndicat des pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca au quotidien "Aujourd’hui le Maroc", les pharmaciens de la capitale économique vont faire une grève de 24 ou 48H,  le 30 mars 2017 pour manifester, entre autres, contre la non publication des sanctions concernant une dizaine de pharmacies de la Wilaya ne respectant pas les horaires officiels ou les prix publics de vente des médicaments. Cette grève coïncide avec la grève des médecins du secteur libéral qui vont, eux aussi, fermer leurs cabinets et leurs cliniques pour plus de "dignité", une assurance maladie et une retraite. Ils revendiquent également l’actualisation de la convention relative à l’AMO qui date de 2006, la mise en place de la formation continue et la publication des textes d’application de la loi 13-131. Cette journée qualifiée par les responsables d’historique, met en avant un malaise qui perdure depuis plus d’une décennie. L’arrivée de l’actuel ministre de la santé avait nourri beaucoup d’espoirs dans le secteur. Malheureusement, sur le terrain, les promesses faites aux professionnels de santé ne se sont pas traduites par des actions concrètes. Plus que ça, les pharmaciens qui avaient sous estimé l’impact de la mise en place du nouveau décret de fixation des prix des médicaments, sont aujourd’hui entrain de payer le prix fort, surtout que les mesures compensatoires promises ne sont pas au rendez-vous. Si cette grève est maintenue malgré les promesses faites la semaine dernière aux médecins lors d’une réunion qui s’est tenue en présence de leurs représentants, du ministre de la santé, du directeur de l’Anam, les actions revendicatives des médecins et des pharmaciens viendront  s’ajouter à celles menées par les autres acteurs du secteur. Cette fois-ci, seules des actions concrètes et palpables éviteront un bras de fer que les malades ne voient pas forcément d’un bon œil! Affaire à suivre...

Abderrahim Derraji - 21 mars 2017 11:32
Congrès de la Somipev : l’antibiorésistance en question

La société marocaine d’infectiologie pédiatrique et de vaccinologie organise du 31 mars au 2 avril son congrès annuel à Marrakech. Cette cinquième édition placée sous la Présidence d’Honneur de Son Altesse Royale Lalla Meryem  fera la part belle à la résistance aux antibiotiques qui constitue un vrai problème de santé publique nécessitant le renforcement de la Stratégie nationale de lutte contre la résistance aux antibiotiques. Ce conclave auquel assisteront de nombreux experts français et marocains permettra aussi de se pencher sur des thématiques de vaccinologie notamment l’actualité sur le méningocoque, la coqueluche, l’HPV, le BCG. Les habitudes alimentaires des enfants et le lien entre antibiothérapie et microbiote seront aussi traités lors de ce congrès.

Abderrahim DERRAJI - 21 mars 2017 08:36
Le Dr Jean-Michel Cohen interdit d’exercer durant un an

Le Conseil d’État français vient de confirmer la condamnation prononcée par le Conseil de l’Ordre des médecins français à l’encontre du Dr Jean-Michel Cohen. Ce nutritionniste ne pourra pas exercer la médecine pendant une période d’une année. Il a été également condamné à verser 2.000 euros au Conseil national de l’Ordre des médecins au titre des frais engagés. Cette sanction a été prononcée par l’instance ordinale en raison de l’implication du Dr Jean-Michel Cohen dans le site Internet «Savoir maigrir» que le Conseil juge en contradiction avec le Code de santé publique. Ce site web lucratif qui est basé sur le régime amaigrissant du Dr Jean-Michel Cohen comporte sur sa page d’accueil la photo du nutritionniste ainsi que la mention «Votre expert en nutrition». Le Conseil a condamné ce médecin puisqu’il a jugé que sa collaboration avec ce site présentait un caractère publicitaire et que le médecin en retirait donc un avantage financier.

Abderrahim DERRAJI - 21 mars 2017 08:31
Maladie cardiovasculaire : attention aux anti-inflammatoires !

Des chercheurs ont étudié les données du Registre national danois des arrêts cardiaques afin d’évaluer le lien entre l’administration des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et un risque cardiovasculaire accru. Les données examinées ont concerné 28.947 patients ayant subi un arrêt cardiaque hors hôpital (ACHH). Parmi ces malades, 3.376 ont bénéficié d’un AINS. Les auteurs de cette étude publiée dans la revue "EuropeanHeart Journal – CardiovascularPharmacotherapy" ont découvert que l’administration d’un AINS était associée à un risque d’arrêt cardiaque accru de 31%. Ils ont également mis en évidence un risque accru de 50 et 31% respectivement lié à l’usage du diclofénac et del’ibuprofène. Quant aux naproxène, célécoxib et rofécoxib, ils n’étaient pas associés à la survenue d’un arrêt cardiaque, probablement en raison d’un faible nombre d’événements. Les résultats de cette étude devraient nous inciter à utiliser avec prudence les AINS et uniquement quand leurs indications sont justifiées. D’après le professeur Gunnar H. Gislason, professeur de cardiologie à l’hôpital Gentofte, les AINS sont probablement à éviter chez les patients atteints d’une maladie cardiovasculaire ou présentant de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire.  

Abderrahim DERRAJI - 21 mars 2017 08:27
L’ANSES recommande de considérer les appareils d’épilation définitive et amincissants comme des dispositifs médicaux

Dans un rapport mis en ligne le 20 mars 2017, l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - France) estime que les appareils d’épilation définitive et de lipolyse doivent être classés parmi les dispositifs médicaux (DM). D’après rapport, le cadre réglementaire régissant ces appareils est en inadéquation avec les risques que représente leur utilisation.  En effet, les  différents modèles d’appareils d’épilation disponibles sur le marché peuvent être à l’origine de réactions inflammatoires légères, voire des brûlures de premier degré. Sept autres technologies liées à des appareils de lipolyse non invasive ont également fait l’objet d’études. C’est pour cette raison que l’ANSES a demandé que le définition des DM soit élargie de telle sorte qu’elle puisse inclure ces appareils à visées esthétiques, qu’ils soient utilisés dans un cadre professionnel ou non. Dans le cas où cette recommandation est prise en considération, la commercialisation de ces appareils sera conditionnée par une autorisation de mise sur le marché. Pour sécuriser l’utilisation de ces appareils, l’Anses recommande également la formation des médecins et des esthéticiens et  la mise en place d’un système de vigilance permettant de suivre les effets indésirables engendrés par ces appareils. 

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 20 mars 2017 19:01
E-réputation des médecins : de la nécessité de rester vigilant !

Depuis toujours, la réputation d’un médecin s’est faite de «bouche à oreille». Celle-ci se forge sur une dizaine d’années et traduit ses qualités humaines et professionnelles. Depuis l’arrivée des techniques de l’information et de la communication, l’e-réputation est venue s’ajouter à la réputation. La cyber-réputation reflète la perception que les internautes se font d’un médecin ou d’un établissement de santé. La particularité de cette réputation numérique réside dans sa volatilité : le moindre post sur les réseaux sociaux d’un patient insatisfait est susceptible d'anéantir des années de travail et de loyaux services. Pas plus tard que la semaine dernière, une vidéo d’une clinique qui aurait été saccagée par le fils d’une patiente décédée a circulé sur les réseaux sociaux. Il s’est avéré ensuite que la vidéo a été filmée en dehors du Maroc. Depuis, des communiqués ont été rendus publics, y compris de la part du ministère de la Santé, dans le but de rétablir la vérité. Malheureusement, la viralité des réseaux sociaux ne laisse aucune chance aux démentis. Les médecins sont, aujourd’hui, confrontés à la publication d’avis les concernant. Ces avis façonnent leur e-réputation et impactent leur chiffre d’affaires. Certains sites spécialisés dans la gestion des rendez-vous, par exemple, permettent aux malades souhaitant prendre un rendez-vous avec un médecin donné d’avoir accès aux avis publiés à son sujet par d’autres patients. Dans certains cas, ces commentaires peuvent traduire des pratiques médicales contestables. Malheureusement, l’objectivité n’est pas forcément au rendez-vous et dans certains cas ces commentaires peuvent émaner d’un concurrent peu scrupuleux et/ou comporter des propos diffamatoires ou injurieux. Aussi, les médecins doivent suivre de près leur cyber-réputation et rester vigilants. Bien souvent, ils peuvent faire retirer des commentaires «injustifiés» à l’amiable. En ce qui concerne les éditeurs de sites récalcitrants, il faut envisager la possibilité de recourir à la justice pour divulgation d’une information mensongère discréditant un concurrent potentiel ou pour dénigrement et injure. Dans ces cas, l’adresse IP de connexion peut s’avérer d’une grande utilité puisqu’elle permet d’identifier l’auteur des avis contestés. Au Maroc, les médecins ne sont pas à l’abri de ces commentaires. Ceci, devrait les inciter à se pencher, tant qu’il est temps, sur cette problématique afin élaborer collectivement des stratégies pour contrecarrer ces «e-dérives» ! 

Abderrahim Derraji - 20 mars 2017 16:46

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