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DOSSIER : ÉLECTIONS
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Dossier complet sur les élections ordinales

NOS ENTRETIENS
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Entretiens avec des acteurs du secteur du médicament et de la pharmacie

INTERVIEW DE M HAMZA GUEDIRA
INTERVIEW DE M HAMZA GUEDIRA

Une profession à la croisée des chemins

OUTILS DE CALCUL
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IMC, DOSES MAXIMALES, PNI, DÉLAIS DE CONSERVATION,.....

À la une

HORAIRES

Un pharmacien de Casablanca contraint à une fermeture de 3 jours pour non respect des horaires Abderrahim Derraji , Docteur en pharmacie - 29 juillet 2015 23:39
Un pharmacien de Casablanca contraint à une fermeture de 3 jours pour non respect des horaires

Après avoir écopé de deux avertissements* pour non respect de l’arrêté n°1603 du 23 décembre 2014 réglementant les horaires des pharmacies de Casablanca, un pharmacien de Aïn Chock va se voir appliquer les dispositions de l’arrêté 1273 du 22 juillet 2015 qui prévoit 3 jours de fermeture pour non respect des horaires officiels en vigueur à Casablanca.

Cette décision sans précédent, qu’on aurait pu éviter, est à saluer puisqu’elle va permettre aux citoyens de ne pas perdre les avantages d’un service de garde organisé. Elle permettra aussi aux pharmacies géographiquement défavorisées de retrouver des chiffres d’affaires suffisants pour couvrir les charges relatives au service d'astreinte.

Cette fermeture qui est le fruit de l'engagement sans equivoque du Wali de Casablanca et de la mobilisation des pharmaciens et de leurs instances professionnelles, va constituer une forme de jurisprudence qui permettra à la profession de se débarrasser des problèmes des horaires qui sont à l'origine du dégradation du climat confraternel qui prévalait au sein de la profession pharmaceutique. 

* Avertissement 4411 et avertissement 4493

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CORONAVIRUS

Un vaccin contre le Mers mis au point Imounachen Zitouni - 29 juillet 2015 22:19
Un vaccin contre le Mers mis au point

Un vaccin expérimental déclenchant une réponse immunitaire satisfaisante contre le coronavirus Mers vient d’être mis au point par des chercheurs de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

Ce vaccin est constitué d’une protéine utilisée par le coronavirus pour pénétrer les cellules et les infecter. Administré en plusieurs injections, ce vaccin a suscité chez les souris, une production d’anticorps capables de neutraliser plusieurs souches du coronavirus Mers. Les douze macaques vaccinés ont été quant à eux, protégés contre une infection pulmonaire grave après avoir été exposés au virus tandis que les singes témoins avaient développé des anomalies pulmonaires proches de la pneumonie.

Ces résultats pourraient déboucher prochainement sur d’éventuels essais cliniques chez l’Homme.

Rappelons que depuis son apparition en 2012, le virus du Mers a contaminé 1 368 personnes et causé 490 décès. Il a à nouveau frappé cette année en Corée du Sud où 180 cas et 36 décès ont été déclarés. Après trois mois d’épidémie, le pays semble désormais exempt de nouveaux cas, le dernier patient est sorti hier de quarantaine.

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HORAIRES

Casablanca : seize pharmacies risquent la fermeture provisoire Imounachen Zitouni - 29 juillet 2015 18:51
Casablanca : seize pharmacies risquent la fermeture provisoire

Suite au non respect des horaires de travail fixés par le wali du Grand Casablanca, seize pharmaciens ont reçu deux avertissements de la part de la commission chargée de constater les irrégularités. La wilaya devrait, comme le stipule la note administrative du 25 avril 2015, ordonner une fermeture de trois jours. La décision doit, dit-on dans le milieu pharmaceutique, tomber dans les jours qui viennent.

Dans la profession, on s’inquiète déjà du retard pris par les autorités locales et on dénonce l’initiative de la Fédération nationale des syndicats du Maroc qui propose la signature d’un accord avec les autorités locales et une partie des pharmaciens réfractaires qui acceptent désormais de travailler selon les horaires déterminés par la wilaya. «Il ne s’agit là que d’une manipulation pour échapper à la fermeture de trois jours. Nous interpellons la wilaya à ce sujet pour une application précise de la note administrative», souligne un groupe de pharmaciens. La note stipule que la commission de contrôle, en cas de non-respect des horaires, doit adresser un premier avertissement à l’intéressé. Si celui-ci ne se conforme pas aux dispositions, un deuxième avertissement lui est adressé en plus d’une fermeture de trois jours. Et s’il n’obtempère pas, est engagée alors, par voie judiciaire, la procédure de fermeture provisoire de la pharmacie en sus de sanctions disciplinaires conformément à l’article 111 de la loi 17-04 réglementant l’exercice de la profession de pharmacien.

Il est à noter que les irrégularités et les perturbations de fonctionnement des pharmacies sont un facteur aggravant de la crise, surtout pour les pharmaciens de Casablanca et Inezgane où l’on note également des dépassements des horaires. Dans les villes de Rabat et Kénitra, très peu de cas ont été constatés et les pharmaciens, rappelés à l’ordre, se sont rapidement conformés aux horaires normaux.

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ANSM

L’ANSM suspend des médicaments génériques suspects Imounachen Zitouni - 28 juillet 2015 22:30
L’ANSM suspend des médicaments génériques suspects

Une procédure de suspension sur plusieurs médicaments génériques commercialisés en France sera lancée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, à partir du 18 décembre prochain.

Cette décision est la conséquence d'une inspection de la société GVK Bio d’Hyderabad en Inde. Au cours de celle ci, les inspecteurs de l’ANSM ont constaté des anomalies dans les procédures d’enregistrements électrocardiographiques réalisées lors d’essais cliniques de bioéquivalence conduits entre 2008 et 2014.

Ces électrocardiogrammes étaient destinés au suivi des sujets inclus dans les essais cliniques de bioéquivalence. Ces anomalies caractérisent un manque de respect des Bonnes Pratiques Cliniques concernant ces études de bioéquivalence.

L’ANSM a décidé, par précaution et dans l’attente de la décision des autorités européennes, de suspendre les AMM de 25 spécialités dès lors qu’il n’y avait pas dans leur dossier d’autres éléments permettant de justifier la démonstration de la bioéquivalence.

 

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ANAM

L’ANAM lance l’Observatoire de la Couverture Médicale de Base Imounachen Zitouni - 28 juillet 2015 22:26
 L’ANAM lance l’Observatoire de la Couverture Médicale de Base

Les 29 Juin et 22 juillet 2015, l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM) a tenu la quinzième session de son Conseil d’Administration relatif à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO).

Les travaux de cette session qui a eu lieu à Rabat,  sous la présidence du Professeur El Houssaine LOUARDI, Ministre de la Santé ont été consacrés à l’examen des comptes de l’Agence au titre de l’exercice clos 2014. C’était aussi l’occasion de la présentation du bilan des travaux de la commission de transparence (CT), de la commission d’évaluation économique et financière des produits de santé (CEEFPS) et du bilan du premier round des négociations pour le renouvellement des Conventions Nationales.

Dans  son exposé, M. Jilali HAZIM, Directeur Général de l’ANAM, a souligné l’évolution soutenue des chantiers ouverts par l’ANAM. Selon un communiqué de l’ANAM, la CT et la CEEFPS ont enregistré un rythme soutenu de progression de leur action durant l’année écoulée.

Le conseil a par ailleurs pris connaissance de la création par l’ANAM de l’Observatoire de la Couverture Médicale de Base, qui se veut une vitrine de publication des  études économiques et actuarielles, des analyses  et des chiffres fiables  permettant le suivi de la situation actualisée de la couverture médicale de base (CMB). Il a également pris acte  du projet du nouveau statut du personnel ainsi que des amendements apportés à certaines dispositions des décrets de la loi 65-00 en vue d’améliorer le bon fonctionnement du régime AMO.

A l’issue de cette session, les administrateurs ont approuvé les comptes de l’Agence au titre de l’exercice 2014 et donné leurs accords pour l’amendement du projet du nouveau statut du personnel avant de le soumettre au Ministère de l’Economie et des Finances pour approbation. Le Conseil d’Administration a également donné le coup d’envoi pour le lancement officiel de l’OCMB, accessible désormais  au grand public à l’adresse ocmb.anam.ma.

 

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Autres articles

Quand les somnifères donnent de l'insomnie!

Il n’y a pas une semaine qui passe sans que la presse n’aborde le sujet des psychotropes. Les journalistes se délectent du moindre fait divers en relation avec le trafic de ces médicaments et particulièrement quand un pharmacien ou ses collaborateurs y sont mêlés de près ou de loin. Cela a abouti à une situation de suspicion vis a vis des psychotropes, des patients sous ces traitements et des professionnels de santé qui veillent sur leur prescription et leur délivrance. En effet, les marocains ont une perception entachée de beaucoup d'aprioris et de méfiance vis à vis de ces médicaments majeurs et des patients qui les prennent. À cause de cette méfiance et cette suspicion injustifiée, certains malades finissent par arrêter tout bonnement des traitements dont ils en ont grandement besoin. Les professionnels de santé ne sont pas en reste. La prescription, la délivrance et l’observance de ces traitements leur posent de grands problèmes. L’obsolescence du texte de loi règlementant les psychotropes qui date du début du siècle dernier et la mauvaise gestion des rendez-vous dans certaines structures de soins ne permettant plus aux patients de disposer réguliérement de leurs médicaments. Ce climat malsain peut même priver les malades de certains traitements qui ne font pas l’objet de mésusage, notamment certains antiépileptiques qui devraient pouvoir être renouvelés avec une ancienne prescription puisqu'ils appartiennent au tableau « C ».   Lire l'article : lien

Abderrahim Derraji , Docteur en pharmacie - 28 juillet 2015 09:31
Alzheimer : enfin un espoir de traitement efficace

Lors de la Conférence internationale de l’association Alzheimer, réunie la semaine dernière à Washington, le groupe pharmaceutique Eli Lilly a annoncé que le solanezumab, traitement expérimental du Laboratoire, a ralenti les effets d’Alzheimer sur des patients atteints d’une forme modérée de la maladie. Ce traitement pourrait ainsi constituer la première avancée médicale significative contre cette dégénérescence incurable. Le solanezumab est un anticorps monoclonal qui se lie aux peptides bêta amyloïdes. Dans deux essais cliniques menés sur 2 000 patients pendant 18 mois, le solanezumab a permis – uniquement chez les malades de stade modéré - un ralentissement de 34 % du déclin mental, et de 18 % de la perte de capacités à exécuter les tâches quotidiennes. Face à ces résultats probants, l’étude a été prolongée, et les effets positifs se sont maintenus après un an (et un peu moins après 2 ans). Les responsables d’Eli Lilly ont déclaré que « si le solanezumab continue à montrer de tels résultats dans l’étude toujours en cours, il pourrait devenir le premier médicament jugé efficace pour ralentir les symptômes de la maladie d’Alzheimer ». Toutefois, la prudence devrait être de mise : « Il faudra du temps pour déterminer si le solanezumab s’avère efficace ou non », a jugé le Pr Peter Roberts (retraité de pharmacologie de l’Université britannique de Bristol). Selon lui, les données publiées jusqu’à présent « montrent seulement un petit effet statistiquement significatif dans un sous-groupe de malades atteints d’une forme modérément avancée de la maladie ».

Imounachen Zitouni - 27 juillet 2015 11:56
Sanofi se rattrappe vis à vis du Maroc

Une convention vient d’être signée entre la direction de Sanofi et l’Office national marocain du tourisme (Onmt). Selon l’agence de presse marocaine MAP, cette convention en forme de compensation est un geste destiné à effacer le faux pas médiatique du groupe pharmaceutique qui avait édité en Suisse, en juin dernier, une affiche publicitaire pour son produit Bioflorin (antidiarrhéique d’origine microbienne commercialisé en Suisse), associant le slogan « ne passez pas vos vacances au petit coin » à la vue de la place Jemaa el Fna de Marrakech. Les autorités marocaines ayant moyennement apprécié cette allusion à la turista, l’affiche avait été prestement retirée et le groupe français avait présenté ses excuses. En guise de réparation, Sanofi s’engage à promouvoir le Maroc en tant que destination touristique auprès de ses quelque 100 000 collaborateurs. Par ailleurs, le groupe organisera ses deux prochains événements à Marrakech en septembre et décembre prochains. D’autres sont prévus pour 2016.

Imounachen Zitouni - 27 juillet 2015 11:49
Des gouttes pour réduire la cataracte

Selon une étude publiée dans la revue « Nature », le lanostérol, une molécule qu’on retrouve dans des yeux sains, s’est révélé capable de réduire la cataracte sur des chiens. Dans cet essai, des chiens atteints de cataracte ont reçu des gouttes de lanostérol. Après six semaines de traitement, l’opacité de leur cristallin a diminué, réduisant la sévérité de la maladie. « Cette recherche pourrait déboucher sur le premier traitement préventif de la cataracte chez l’homme », estime Fielding Hejtmancik, expert indépendant. Rappelons qu’aujourd’hui, la cataracte ne se traite efficacement qu’avec une chirurgie de l’œil qui consiste à enlever le cristallin opaque pour le remplacer par un cristallin artificiel.  

Imounachen Zitouni - 24 juillet 2015 21:57
Barbecue : bon ou nocif pour la santé ?

Selon le professeur David Khayat, chef du service d'oncologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, «toute matière marquée par les flammes est potentiellement cancérigène». Cela est du à la formation de deux molécules à de très hautes températures : les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les acides aminés hétérocycliques (HCA). Ces composés toxiques sont cancérigènes en cas d'ingestion ou d'inhalation. «Il ne faut pourtant pas diaboliser ce mode de cuisson. Le risque est très faible si l'on observe des règles simples», précise David Khayat. Ses propos rejoignent ceux des experts de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), selon lesquels l'ensemble des études scientifiques montre que le risque de surexposition est «tout à fait limité». Ce, tant que l'on respecte les conseils d'utilisation des appareils et certaines recommandations. Pour éviter la formation de ces composés chimiques cancérigènes, l'Anses recommande de bien régler la hauteur de cuisson. Les aliments doivent être cuits par la chaleur des braises et non des flammes, qui atteignent les 500 °C. Il est conseillé de ne pas dépasser les 220 °C lors de la cuisson, ce qui correspond à une grille placée à dix centimètres environ des braises. Mieux, il vaut mieux choisir un modèle permettant la cuisson à la verticale, qui limite encore plus les risques. Enfin, comme les substances toxiques se forment en présence de flammes, limitez au maximum la chute de graisses provenant de la viande sur les braises. Privilégiez les viandes maigres ou retirez les morceaux de gras avant la cuisson. «Dans tous les cas, évitez de manger les parties noircies», ajoute David Khayat.  

Imounachen Zitouni - 24 juillet 2015 21:54
Désormais, les étudiants ont leur couverture médicale !

La chambre des représentants a approuvé, mercredi en séance plénière, un projet de loi qui assure une couverture médicale au profit des étudiants de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle, dans les secteurs public et privé. Cette couverture qui concerne à la fois les étudiants marocains et étrangers entrera en vigueur à partir de la saison universitaire 2015-2016. Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué que ce projet vise à asseoir la couverture médicale globale afin de permettre à l'ensemble des citoyens (es) de jouir du droit d'accès aux soins et de bénéficier des services de santé et de soins sur un pied d'égalité. Il est fort probable que la couverture médicale englobe les personnes exerçant dans les professions libérales et les indépendants, à travers l'établissement d'un régime spécial de couverture médicale destiné aux indépendants, a-t-on affirmé. A travers cette couverture médicale, les étudiants marocains pourront bénéficier d'un panier de soins similaire à celui d'assurance maladie obligatoire (AMO) dont jouissent les fonctionnaires, dont les soins préventifs et médicaux en rapport avec les programmes prioritaires et inscrits dans le cadre de la politique médicale de l'Etat et les services de la médecine générale, les spécialités médicales et chirurgicales, les laboratoires d'analyses médicales, la radiologie et les échographies, a mis en exergue le communiqué. Les étudiants pourront également bénéficier de soins fonctionnels, des poches de sang humain et de ses dérivées, des lunettes de vue, des soins dentaires et également des services de rééducation fonctionnelle et de réadaptation médicale et des services paramédicaux, a ajouté le communiqué, précisant que tout cela se réalisera dans les hôpitaux publics et les cliniques privées.

Imounachen Zitouni - 23 juillet 2015 12:24
Octroi d’AMM : le projet de décret adopté

Le projet de décret relatif à l’autorisation de mise sur le marché des médicaments à usage humain a été adopté jeudi dernier en Conseil de gouvernement. Ce projet définit les modalités d’octroi d’autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments, le transfert, la suspension et le retrait de ladite autorisation, en application des dispositions de la loi portant code du médicament et de la pharmacie. Pour obtenir l’AMM, le dossier de la demande doit comporter plusieurs pièces. Parmi celles-ci figure une demande écrite signée par le pharmacien responsable de l’établissement pharmaceutique industriel demandeur, le document technique commun pour l’enregistrement d’un médicament à usage humain dont le contenu est défini par arrêté du ministère de la santé ainsi que la quittance de paiement de la rémunération du service rendu par la direction du médicament. Le dossier de demande doit aussi comporter un certificat  de bonnes pratiques de fabrication lorsqu’il s’agit d’un médicament importé. Quand il s’agit d’un médicament sous licence, il faut l’autorisation de mise sur le marché dans le pays d’origine accompagnée du certificat de produit pharmaceutique. Le dossier de demande doit être déposé à la direction du médicament et de la pharmacie (DMP). Le dossier est recevable dans un délai de 60 jours après vérification de l’authenticité des documents. Si le dossier est jugé irrecevable, l’établissement pharmaceutique industriel peut introduire un recours auprès du ministère de tutelle dans un délai de 60 jours à compter de la date de réception de la lettre mentionnant  la décision. Lorsque le dossier est jugé recevable, l’établissement pharmaceutique en est informé par écrit. Le ministère de la santé dispose d’un délai de 45 jours à compter de la date de notification de la recevabilité pour se prononcer sur l’intérêt thérapeutique, l’efficacité et l’innocuité du médicament concerné après avis de la commission nationale d’autorisation de mise sur le marché des médicaments. Notons que lorsqu’il s’agit d’un générique, le délai de 45 jours est réduit à 15 jours. Une fois que l’efficacité et l’innocuité du médicament sont établies, l’établissement pharmaceutique demandeur doit déposer les échantillons du médicament concerné  ainsi que les documents et l’ensemble des réactifs et moyens nécessaires au contrôle. Si le dépôt n’a pas lieu dans un délai de 90 jours à compter de la date de notification de l’accord de principe, ce dernier devient caduc. L’article 17 du projet de décret mentionne que lorsque les résultats du contrôle analytique et de l’évaluation du dossier sont probants, le demandeur est invité à fournir dans un délai de 15 jours une attestation certifiant qu’aucune modification n’est intervenue dans les éléments produits. L’AMM est délivrée par le ministère de la santé dans un délai de 15 jours à compter de la date de réception de l’attestation. La durée de validité de l’AMM est de 5 ans, renouvelable.  Le ministère de tutelle peut suspendre ou retirer l’AMM en fonction de la gravité du fait relevé (article 31).  En cas de suspension ou de retrait de l’AMM, le titulaire de l’autorisation dispose d’un délai maximum de 6 mois pour remédier à l’anomalie constatée. 

Imounachen Zitouni - 23 juillet 2015 12:21
Sida: fin de l'épidémie espérée en 2030

Lors de la conférence internationale de la Société internationale sur le sida (IAS), qui a eu lieu dimanche à Vancouver, Chris Beyrer, le président de l’IAS n’a pas hésité à déclarer : «nous avons l'opportunité sans précédent de mettre un terme à l'épidémie». En effet, le test clinique international Start sur les bénéfices du traitement précoce des malades a été interrompu plus tôt que prévu compte tenu de ses résultats spectaculaires: selon les premiers résultats dévoilés en mai, un individu traité par antirétroviraux dès sa séropositivité connue voit ses chances de rester en vie et en bonne santé doubler. Sans compter qu'une personne sous traitement n'est presque plus contaminante. Il sera aussi question à Vancouver du cas unique, mais scientifiquement passionnant, d'une adolescente française née séropositive qui ne prend plus de traitement depuis 12 ans après avoir passé les six premières années de sa vie sous antirétroviraux. « Les premières thérapies antirétrovirales étaient très lourdes pour les patients, qui souffraient d'effets secondaires comme des diarrhées, de la fièvre, rappelle le Pr Rouzioux, virologue à l'hôpital Necker (Paris). C'est pourquoi les médecins étaient réticents à les prescrire avant l'apparition des symptômes du sida. Mais depuis, les molécules à disposition se sont améliorées en même temps que l'on démontrait les bénéfices individuels et collectifs d'un traitement précoce, qui contribue non seulement à préserver le système immunitaire du patient et donc réduire les risques de maladies opportunistes, mais aussi à ralentir la progression de l'épidémie dans une population et à maintenir les gens actifs dans la société», explique la virologue. Dans un discours prononcé la semaine dernière à la conférence internationale sur le financement du développement, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a estimé qu'il faudra encore débourser 29,5 milliards d'euros par an d'ici à 2020 pour espérer en finir avec la circulation du VIH d'ici à 2030. À ne pas confondre avec l'éradication de la maladie, qui ne pourra pas être envisagée avant très longtemps puisqu'environ 35 millions de personnes vivent actuellement avec le virus dans le monde.

Imounachen Zitouni - 22 juillet 2015 19:21
Le CHU Mohammed VI s’engage dans la formation médicale en Afrique

Un accord de partenariat vient d’être signé par le Centre hospitalier universitaire de Marrakech portant création d’un centre de cardiologie en République démocratique du Congo et formation de son personnel médical et paramédical dans les spécialités de la chirurgie cardiaque, de l’anesthésie et de la réanimation. Ce projet entre dans le cadre d’une convention de coopération scellée entre le Centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI de Marrakech et l’Organisation mondiale des médecins transcontinentaux (OMMT). Ce partenariat prévoit aussi la création d’un centre de cardiologie en République démocratique du Congo (RDC), dont le financement sera assuré par l’OMMT. Le CHU de Marrakech aura en charge la formation de  25 personnes du personnel médical et paramédical dans les spécialités de la chirurgie cardiaque, de l’anesthésie et de la réanimation.    

Imounachen Zitouni - 22 juillet 2015 19:18
Les missions du pharmacien ont été élargies au Québec

Sept nouvelles missions auparavant réservées aux médecins, vont pouvoir être exercées par tous les pharmaciens du Québec. C’est ce que prévoit la loi 41 entrée en vigueur le 20 juin 2015. En effet, les officinaux pourront prescrire un médicament pour onze pathologies ne nécessitant pas de diagnostic (diarrhée du voyageur, prophylaxie du paludisme ou du mal aigu des montagnes, par exemple), ou encore prescrire un médicament pour certaines pathologies mineures, telles que la rhinite allergique, l’acné mineure, les hémorroïdes, les infections urinaires chez la femme, la dermatite atopique, etc. Ils peuvent également prolonger l’ordonnance d’un médecin, ou ajuster le dosage ou la posologie d’une ordonnance dans le but d’atteindre les cibles thérapeutiques. Ces missions seront rémunérées. D’autres nouvelles missions, en revanche, ne feront pas l’objet d’une rémunération. À savoir, prescrire une analyse en laboratoire dans le cadre d’un suivi thérapeutique, substituer un médicament prescrit en cas de rupture d’approvisionnement, et administrer un médicament à l’officine afin de montrer au patient comment bien l’utiliser.

Zitouni IMOUNACHEN - 21 juillet 2015 21:27

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