De nouvelles baisses de prix
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Arrêté du ministre de la santé n° 1933-17

InfoSanté Web Mag
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N° 10 - mai 2017

GUIDE PRATIQUE DES BACTÉRIES PATHOGÈNES
GUIDE PRATIQUE DES BACTÉRIES PATHOGÈNES

ELABORÉ PAR LA SOMIPEV ( Édition 2017 )

GUIDE D'ANTIBIOTHÉRAPIE PEDIATRIQUE
GUIDE D'ANTIBIOTHÉRAPIE PEDIATRIQUE

PDF élaboré par la Somipev

PROJET D'AMENDEMENTS DE LA LOI 17-04
PROJET D'AMENDEMENTS DE LA LOI 17-04

Projet élaboré par par le Comité national des personnes ressources

Vidéos de formation continue
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Diplômes universitaires
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GROSSESSE

Grossesse : Pas d’IEC ni ARA II au 2ème et au 3ème trimestre Abderrahim DERRAJI - 19 octobre 2017 23:36
Grossesse : Pas d’IEC ni ARA II au 2ème et au 3ème trimestre

Dans un point d’information du 18 octobre 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM - France) rappelle que des cas d’exposition  aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et aux antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) pendant le 2ème et le 3ème trimestre de grossesse sont régulièrement déclarés aux centres de pharmacovigilances.       

Malgré la recommandation de ne pas utiliser les IEC et les ARA II au cours du premier trimestre de la grossesse et leur contre-indication au cours des 2ème  et 3ème  trimestres, des femmes enceintes continuent d’être exposées en cours de grossesse, ce qui peut avoir des conséquences graves, voire fatales, pour le fœtus ou le nouveau-né.

Aussi, l’ANSM rappelle que les IEC et les ARA II sont contre-indiqués aux 2ème  et 3ème  trimestres de la grossesse et déconseillés au 1er  trimestre.

Les femmes en âge de procréer traitées par IEC ou ARA II doivent être informées de ces risques et de la nécessité de planifier leur grossesse afin de pouvoir modifier leur traitement avant la grossesse.

En cas de projet de grossesse ou de grossesse déjà débutée, le traitement par IEC ou ARA II doit être arrêté et si nécessaire relayé par une alternative thérapeutique compatible avec la grossesse.

DCI concernées :

Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) :
Benazepril, Captopril, Cilazapril, Enalapril, Fosinopril, Imidapril, Lisinopril, Moexipril, Perindopril, Quinapril, Ramipril, Trandolapril et Zofenopril.

Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) :
Candesartan, Eprosartan, Irbesartan, Losartan, Olmesartan, Telmisartan et Valsartan.

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CYTOTEC

Pfizer arrêtera la commercialisation du Cytotec® en 2018 Abderrahim DERRAJI - 19 octobre 2017 18:07
Pfizer arrêtera la commercialisation du Cytotec® en 2018

« Le Laboratoire Pfizer France nous a informés du retrait du marché français du Cytotec (misoprostol 200 µg), largement utilisé en gynécologie hors AMM, au 1er mars 2018 », a déclaré la directrice générale adjointe de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) Christelle Ratignier-Carbonneil lors des États généraux du LIEN ( association de défense des patients). Elle a également affirmé que :  « Ce délai permettra aux industriels qui commercialisent Gymiso et Misoone, contenant la même molécule (dosée respectivement à 200 µg et 400 µg), d'augmenter leur production afin de sécuriser l'accès à l'IVG médicamenteuse ».

Ce médicament qui a une AMM pour son indication  dans le traitement et la prévention de l’ulcère gastrique, est essentiellement utilisé hors AMM dans le but  de réaliser des IVG ou, en milieu hospitalier pour déclencher artificiellement des accouchements à terme.

Cet usage hors AMM est, comme l’a rappelé l’ANSM en 2013, comporte de graves risques aussi bien pour la mère que pour l'enfant, notamment des contractions trop fortes et une mauvaise oxygénation du fœtus.  Ces méfaits sont favorisés par le surdosage fréquent de cette spécialité.

D’après Mme Ratignier-Carbonneil, « le laboratoire danois Azanta a déposé une demande d’AMM pour un dosage de 25 µg qui pourrait être disponible courant 2018 » ce qui constituera une alternative thérapeutique d’autant plus que les médicaments à base de prostaglandines prévus pour le déclenchement artificiel du travail, en gel sont coûteux. 

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PESTE

Peste à Madagascar : L’OMS passe à la vitesse supérieure ! Abderrahim DERRAJI - 18 octobre 2017 21:35
Peste à Madagascar : L’OMS passe à la vitesse supérieure !

La peste fait de plus en plus de victimes à Madagascar. Le dernier bilan fait état de 42 morts. Et 85 nouveaux cas ont été recensés en une seule journée.

Selon Dr Charlotte Ndiaye, représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar, «l’île doit faire face à un risque de prolifération très élevé, car la maladie se propage par voie aérienne et les villes sont touchées».

Et comme 60% des infections sont des cas de peste pulmonaire, un taux extrêmement rare au cours des épidémies de peste, la riposte de l’OMS n’a pas tardé. Elle a acheminé plus de 1,2 million de doses d’antibiotiques et 244.000 autres doses seront prochainement mises à la disposition du pays. Du matériel médical et des renforts humains ont également été prévus pour faire face à cette épidémie.

Pour limiter la diffusion de la maladie, la Croix-Rouge a été sollicitée pour que des familles acceptent de confier leurs morts. 

Aujourd’hui, les experts de l’OMS craignent une propagation au reste du pays. Et même s’ils écartent une propagation de l’épidémie aux États voisins, voire aux autres pays, les Seychelles ont décidé de suspendre leurs vols en direction de Madagascar.  
 

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MANNITOL

Santé Canada : le mannitol ne présente «aucun risque» pour les femmes enceintes Abderrahim DERRAJI - 18 octobre 2017 21:34
Santé Canada : le mannitol ne présente «aucun risque» pour les femmes enceintes

L’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec (AOGQ) a fait part de ses inquiétudes au sujet de l’utilisation de deux médicaments génériques destinés au traitement des nausées et des vomissements pendant la grossesse. Il s’agit de deux médicaments génériques du Diclectin qui contiennent du mannitol, excipient dont l’absence de danger «n’a pas été démontrée chez la femme enceinte», comme l’a déclaré Fabien Simard, président de l’AOGQ.

Santé Canada a fait une mise au point où elle a déclaré que «selon son évaluation des données, la consommation de petites quantités de substituts du sucre, y compris de mannitol, pendant la grossesse ne présente aucun risque pour la santé.»

Cette institution fédérale a également rappelé que «Le mannitol est consommé depuis longtemps sans risque et se trouve dans de nombreux produits souvent utilisés et consommés par les femmes enceintes, comme les suppléments d'acide folique, les vitamines, les bonbons et les pâtisseries. Le mannitol est, par ailleurs, naturellement présent dans bon nombre d'aliments, dont le chou-fleur, les champignons, les pois mange-tout et les pêches.»

Santé Canada assure, également,  qu’elle procède à l’évaluation de tous les médicaments, «pour s’assurer de leur innocuité, leur quantité et leur efficacité» avant d’en autoriser la vente au Canada, mais aussi une fois qu’ils sont sur le marché.
 

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OBÉSITÉ

Obésité chez l’enfant et l’adolescent : Une vraie bombe à retardement ! Abderrahim DERRAJI - 16 octobre 2017 22:12
Obésité chez l’enfant et l’adolescent : Une vraie bombe à retardement !

Une étude publiée dans le «Lancet» et présentée, le 11 octobre courant, par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Imperial College de Londres, révèle que le nombre d'enfants et d'adolescents (âgés de 5 à 19 ans) touchés par l’obésité est passé de 11 millions en 1975 à 124 millions de 2016. Quant aux enfants en surpoids sans atteindre l’obésité, leur nombre est estimé en 2016 à 213 millions.

Cette augmentation est plus marquée dans les pays pauvres et intermédiaires et particulièrement en Asie, contrairement à l’Europe de l'Ouest et aux États-Unis, où on assiste à une baisse de l’obésité chez les moins de 19 ans.

Pour le principal auteur de l’étude, le professeur Majid Ezzati de l’École de santé publique de l’Imperial College London : «Ces tendances inquiétantes reflètent l’impact de la commercialisation des produits alimentaires et des politiques dans ce domaine à l’échelle mondiale, avec des aliments sains et nutritifs trop chers pour les familles et les communautés défavorisées. La tendance laisse entrevoir une génération d’enfants et d’adolescents grandissant en étant obèses et exposés à un plus grand risque de maladies comme le diabète».

Si cette tendance persiste, les niveaux mondiaux d’obésité chez l’enfant et l’adolescent seront, d’ici 2022, supérieurs à ceux de l’insuffisance pondérale modérée ou grave chez les jeunes du même âge.

L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient figurent parmi les régions où l’obésité enregistre les plus fortes progressions. Le Maroc ne fait pas exception. En effet, 10,3% des garçons et 9,9% des filles âgées de 5 à 19 ans seraient touchés par l’obésité. La prévalence de l’obésité est encore plus importante chez les adultes, puisque 20,2% des hommes et 33,4% des femmes sont obèses.

Pour inverser cette tendance, l’OMS encourage les pays à déployer des efforts pour réduire la consommation de produits alimentaires bon marché, ultra-transformés, fortement caloriques et pauvres en nutriments. Elle leur conseille également d’adopter des mesures pour encourager les enfants à faire du sport et des loisirs actifs tout en réduisant le temps qu’ils passent devant leurs écrans.

Pour conclure, l’augmentation de l’incidence de l’obésité chez les moins de 20 ans au Maroc constitue aujourd’hui une vraie bombe à retardement. Le risque d’une augmentation exponentielle des maladies non transmissibles notamment le diabète et les maladies cardiovasculaires devrait, en principe, pousser l’administration sanitaire à adopter le «Plan de mise en œuvre pour mettre fin à l’obésité de l’enfant» élaboré par l’OMS et mettre en place une stratégie permettant de détecter activement et prendre en charge les enfants obèses ou en surpoids.

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Autres articles

Rupture de dialogue entre Louardi et les médecins du secteur libéral

Le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP), l’Association nationale des cliniques privées (ANCP) et le Collège syndical national des médecins généralistes libéraux (CSNMGL) se préparent pour entreprendre des actions revendicatives d'envergure afin de protester contre le manque de dialogue et de concertation entre leurs représentants et le ministre de la Santé. Devant le mutisme de ce dernier,  les trois organismes ont tenu, le 12 octobre, une Assemblée générale qui a décidé de saisir, une fois de plus, le Premier ministre pour lui faire part des griefs des médecins du secteur libéral. Le collectif déplore le déséquilibre entre l’offre de soins du  secteur public et privé, comme il pointe du doigt les facilités octroyées aux investisseurs non-médecins dans le secteur de la santé. Il exige également la revalorisation des tarifs des prestations médico-chirurgicales qui sont gelés depuis 2006. Par ailleurs, les trois structures appellent à la mise en place d’un Conseil supérieur de la santé et réclament la tenue d’assises nationales afin d’élaborer une stratégie à moyen ou à long terme. La balle est pour l’instant dans le camp de la Primature. En l’absence de mesures à même de répondre aux attentes des médecins, le collectif n’écarte pas d’entamer une série d’actions revendicatives notamment des grèves et des sit-in. 

Abderrahim Derraji - 16 octobre 2017 13:33
Journées pharmaceutiques nationales de Tanger : « Que ton aliment soit ton médicament »

La ville de Tanger accueillera les 13 et 14 octobre 2017 ses Journées pharmaceutiques nationales sous le thème : « Que ton aliment soit ton médicament ». Les organisateurs de cette rencontre, qui coïncidera cette année avec la Journée mondiale de l’alimentation, ont prévu de nombreuses conférences le vendredi. Celles-ci, s’articulant autour de le fiscalité de la pharmacie d’officine, la législation pharmaceutique, la couverture médicale des « travailleurs non salariés », etc. Quant à la journée du samedi, elle sera dédiée aux conférences en relation avec la thématique principale: « Prise en charge nutritionnelle de l’obésité », « immunité de 0 à 100 ans : Vaccination et alimentation », etc. Le choix judicieux des conférenciers et des thématiques va, sans nul doute, garantir une forte présence à ces journées pharmaceutiques de Tanger. En savoir plus : lien 

Abderrahim DERRAJI - 13 octobre 2017 07:02
Lévothyrox® : l’enquête confirme la survenue de déséquilibres thyroïdiens chez certains patients

Dans un point d’information mis en ligne le 11 septembre 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (France) a révélé les premiers résultats de l’enquête de pharmacovigilance relative à la nouvelle formulation du Lévothyrox®. Cette enquête a été initiée par l’ANSM à la suite de la mise sur le marché de la nouvelle formule. Cette enquête a pour but d’analyser les signalements d’effets indésirables rapportés. Les premiers résultats ont été présentés lors du la réunion du Comité technique de pharmacovigilance (CTPV) qui s’est tenu le 10 octobre 2017 au siège de l’ANSM. Cette analyse intermédiaire de l’enquête porte sur la période allant de fin mars au 15 septembre 2017. À cette date, les centre régionaux de pharmacovigilance (CRPV) ont reçu 14 633 signalements.  Sur ce total, les cas rapportés par les patients comme graves, c’est-à-dire déclarés comme ayant des conséquences sur la vie familiale, professionnelle ou sociale, et les cas les plus documentés, soit 5 062 cas, ont pu être enregistrés prioritairement dans la base nationale de pharmacovigilance (BNPV). Le recueil des signalements et l’enregistrement dans la BNPV se poursuivent et feront l’objet de publications ultérieures. Les 14 633 signalements reçus par les CRPV représentent 0,6 % des 2,6 millions de patients traités par Levothyrox® nouvelle formule. Les effets les plus fréquemment rapportés sont : la fatigue, les maux de tête, l’insomnie, les vertiges, les douleurs articulaires et musculaires et la chute de cheveux, déjà connus avec l’ancienne formule du Levothyrox®. Cette enquête confirme la survenue de déséquilibres thyroïdiens pour certains patients lors du passage de Levothyrox® ancienne formule à Levothyrox® nouvelle formule. En effet, tout changement de spécialité ou de formule peut modifier l’équilibre hormonal et nécessiter un réajustement du dosage qui peut nécessiter un certain délai. Tous les effets indésirables témoignent d'un déséquilibre thyroïdien en lien avec le changement de traitement; aucun effet indésirable d'un type nouveau, qui serait spécifique de la seule nouvelle formule, n'a été retrouvé. L’enquête de pharmacovigilance se poursuit et s’élargit dans le contexte d’arrivée des nouveaux médicaments à base de lévothyroxine. Du fait de la fréquence inattendue de signalements et de certains cas de patients qui présentent à la fois des signes d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie avec des dosages de TSH dans les normes attendues, le CTPV souhaite que soit mis en place un groupe de travail constitué de professionnels de santé, pharmacovigilants et patients afin de poursuivre les investigations. En parallèle, l’ANSM a lancé une étude de pharmacoépidémiologie pour étudier les effets du changement de formule sur l’ensemble des patients traités.   Par ailleurs, l'ANSM a rappelé aux patients qui ne rencontrent pas de problème avec la nouvelle formule du Levothyrox  du laboratoire Merck, ou qui sont stabilisés ou en cours de stabilisation avec celle-ci, qu'ils ne doivent pas changer de traitement.

Abderrahim DERRAJI - 11 octobre 2017 22:00
Tunisie : la trimébutine contre-indiquée chez le nourrisson de moins de 2 ans

Dans une note d’information adressée, le 28 septembre 2017 aux professionnels de santé, leur ministère de tutelle les a informés que suite à l’évaluation des données de pharmacovigilance relatives à la trimébutine à l’échelle internationale, et par le Comité technique des spécialités pharmaceutiques, les spécialités pharmaceutiques à base de trimébutine sont désormais contre-indiquées chez l’enfant de moins de 2 ans. Cette décision a été motivée par des effets indésirables notamment des somnolences, des convulsions, des bradycardie qui ont été rapportées suite à un surdosage ou d’erreurs médicamenteuses particulièrement chez les nourrissons. Des effets cutanés et immunoallergiques ont également été notifiés. Note d'information : lien

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2017 21:49
Prix Nobel de médecine 2017

Le prix Nobel de médecine a été attribué, cette année, à Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young, trois chercheurs américains qui ont élucidé les mécanismes moléculaires contrôlant le rythme circadien. Ces trois chercheurs ont permis de comprendre le fonctionnement de l’horloge biologique qui permet aux plantes et aux humains d’adapter leur rythme biologique de telle sorte qu’ils puissent «se synchroniser» avec la rotation de la Terre. Cette horloge permet de réguler des fonctions majeures comme le comportement, le niveau hormonal, le sommeil, la température corporelle et le métabolisme. C’est également le rythme circadien qui explique les difficultés du corps à s’habituer à un nouveau rythme de vie et une perte de ses repères résultant du changement d’horaires (Jet lag). Ces chercheurs ont isolé chez la drosophile un gène qu’ils ont baptisé «period» qui contrôle le rythme circadien. Ce gène code pour une protéine qui s’accumule dans la cellule pendant la nuit et qui se dégrade durant le jour. Ces lauréats ont également identifié d’autres gènes qui interagissent avec le gène «period» ce qui a conduit à la notion de la boucle de feedback transcription/traduction (BFTT). La transcription des différents gènes est réprimée par les propres produits générés à partir du gène. Ces précieuses découvertes ont des implications importantes pour la santé humaine qui est affectée par les différences entre l'horloge interne et l'environnement.  

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2017 21:11
Grippe : Les pharmaciens français prêts à vacciner

À l’instar des médecins et des infirmiers, 30% des pharmaciens installés dans les régions de Nouvelle-Aquitaine et d'Auvergne-Rhône-Alpes, soit 3.600 praticiens, peuvent sous certaines conditions, vacciner contre la grippe. Cette expérience pilote prévue pour 3 ans a pour objectif d’augmenter le taux de couverture vaccinale contre la grippe chez les personnes à risque. Les pharmaciens qui prendront part à cette expérimentation ont l’obligation de recueillir au préalable le consentement des personnes qu’ils jugent éligibles. Par ailleurs, ils ne peuvent vacciner ni les femmes enceintes, ni les personnes qui n’ont jamais été vaccinées contre la grippe. Les officinaux doivent également informer le médecin traitant et délivrer au patient une attestation de vaccination comportant son nom ainsi que le numéro de lot du vaccin utilisé. Les pharmaciens toucheront pour chaque vaccin 4,50 euros et devront en principe contribuer à faire passer le taux de couverture de 48 à 75%. Tous les médecins ne voient pas forcément cette opération d’un bon œil. Quant aux pharmaciens, on attendra l’évaluation de cette initiative en phase avec l’évolution que connait la profession. 

Abderrahim Derraji - 10 octobre 2017 12:28
Pharmacovigilance : Et si on commençait par écouter les patients !

Le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) a organisé, le 26 septembre à Londres, une audition publique consacrée au valproate et à l’amélioration de la pharmacovigilance en Europe. Cette audition qui s’est tenue au siège de l’EMA (Agence européenne des médicaments) a été filmée et mise en ligne sur YouTube. C’est ainsi que des représentants d’association de patients, des professionnels de santé et du médicament et des chercheurs ont, pour la première fois, pu exprimer leurs griefs au sujet de l’affaire valproate. Au cours de cette audition, les représentants des associations de patients ont déploré le manque d’information. Quant aux professionnels de santé, ils ont regretté, entre autres, le refus par l’Agence européenne, en 2004, d’apposer sur les boites des médicaments concernés un pictogramme permettant d’attirer l’attention des femmes enceintes sur la tératogénicité du valproate. Jurate Svarcaite, secrétaire générale du Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (GPUE), appelée à témoigner en tant que professionnelle de santé, a rappelé que les pharmaciens européens avaient publié, le 25 septembre 2017, un document sur les bonnes pratiques en matière de pharmacovigilance et sur le rôle qui incombe au pharmacien d’officine dans la minimisation des risques. On ne peut s’empêcher de penser également à la gestion, pour le moins, approximative de la crise engendrée par le changement de formulation du Levothyrox®, un problème engendré par la volonté d’améliorer un produit, qui se termine par une perquisition au siège du Laboratoire Merck Serono de Lyon. Une affaire de plus qui va ternir l’image de marque du médicament, de l'Agence du médicament et des firmes pharmaceutiques. Les patients qui ont eu des effets indésirables suite à l’utilisation du nouveau Levothyrox® multiplient les actions pour pouvoir disposer à nouveau de l’ancienne formulation en quantité suffisante. Leurs nombreuses déclarations, notamment à travers les chaînes régionales et les réseaux sociaux, ont semé un vent de panique, y compris chez les nombreux patients qui ont eu peu ou pas d’effets indésirables. La promesse «difficilement tenable» d'approvisionner le marché avec l'ancienne formulation exprimée par la ministre de la Santé a compliqué les choses. Les malades à la recherche de l’ancienne formule et après avoir désespéré de disposer d’une ou de deux boites chez leur pharmacien font venir leurs traitements de pays voisins. Certains d'entre eux ont même arrêté leur traitement ! Ces deux affaires ont mis en évidence les défaillances de l’administration en matière de communication et l’importance d’impliquer les professionnels de santé et les associations de malades avant la prise de toute décision qui implique un grand nombre d'usagers de médicament. Faute de quoi les malades disposent des outils de communication nécessaires pour faire valoir leurs désidératas, y compris quand ils n'ont pas totalement raison...

Abderrahim DERRAJI - 10 octobre 2017 09:58
Travailleurs non salariés : bientôt une couverture sociale et médicale

Lors de la cérémonie d’ouverture du Forum des cadres et personnel de la CNSS tenu sous le thème : « La CNSS au temps des défis », Saïd Ahmidouch, DG de cette caisse a annoncé que cette dernière va bientôt s’atteler à la couverture sociale et médicale de la catégorie des travailleurs non salariés (TNS). Il a également déclaré que les TNS représentent 5.86 millions de personnes, soit 55% de la population active occupée, L’intégration de cette catégorie va commencer par les professions dites organisées, et à chaque fois qu’un groupe de professionnels s’organise, il  sera intégré aussi bien à la retraite qu’aux risques majeurs liés à la maladie.  Pour cette catégorie, la CNSS optera pour la cotisation forfaitaire qui sera déterminée en fonction des catégories socioprofessionnelles.

Abderrahim DERRAJI - 09 octobre 2017 21:44
Tunisie : Décès du ministre de la Santé

Le ministre tunisien de la Santé, Slim CHAKER qui participait aujourd’hui à un marathon humanitaire dans le Gouvernorat de Nabeul, a fait un malaise. Il a été transporté d'urgence à l'hôpital régional de Grombalia avant d’être transféré à l’hôpital militaire de Tunis. Il n’a malheureusement pas pu être sauvé. En ces douloureuses circonstance, notre rédaction tient à présenter ses condoléances à la famille du défunt et à nos confrères tunisiens dont il a inauguré la première édition du Forum de l'Officine qui s'est tenu les 29 et 30 septembre au Palais des Congrès de Tunis.    

Abderrahim DERRAJI - 08 octobre 2017 20:00
Des réactions neuropsychiatriques associées au montélukast

Les auteurs d’une étude rétrospective des notifications au Centre de pharmacovigilance Lareb des Pays-Bas et de Vigibase ( Jusu’en 2016 ), ont mis en avant un lien entre l’administration du montélukast et des effets indésirables, notamment des réactions neuropsychiatriques, comme la dépression et l’agressivité, avec des cauchemars particulièrement fréquents chez les enfants.  Cette étude qui a fait l’objet d’une publication rétrospective dans la revue Pharmacology Research & Perspectives, a évalué  les 331 réactions indésirables au médicament (RIM) signalé au centre néerlandais. 45 étaients graves et 26 cas ont conduit à une hospitalisation. Les céphalées ont constituées la RIM la plus souvent notifiée, avec un rapport de cotes de signalement (RCS) de 2,26.  En ce qui concerne la base de donnée de l’OMS, 17 723 effets indésirables associés au montélukast  ont été notifiés. C’est la dépression qui a été signalée le plus fréquemment( RCS de 6,93) suivie de l’agressivité le plus fréquemment chez les enfants (RCS : 29,77). L’étude de Vigibase a montré que les RCS les plus élevés ont été constatés pour l’agressivité (24,99), les idées suicidaires (20,4), les anomalies du comportement (34,05) et les cauchemars (22,46).  Huit signalements au centre hollandais et 563 patients de VigiBase ont concerné une angéite granulomateuse allergique, mais une relation de cause à effet n’a pas été établie.  

Abderrahim DERRAJI - 06 octobre 2017 08:50

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