Forum Pharmaceutique International - Alger
Forum Pharmaceutique International - Alger

Le Conseil de l'ordre algérien a relevé le défi!

InfoSanté Web Mag
InfoSanté Web Mag

N° 10 - mai 2017

GUIDE PRATIQUE DES BACTÉRIES PATHOGÈNES
GUIDE PRATIQUE DES BACTÉRIES PATHOGÈNES

ELABORÉ PAR LA SOMIPEV ( Édition 2017 )

GUIDE D'ANTIBIOTHÉRAPIE PEDIATRIQUE
GUIDE D'ANTIBIOTHÉRAPIE PEDIATRIQUE

PDF élaboré par la Somipev

Vidéos de formation continue
Vidéos de formation continue

Cours développé par notre partenaire ACTe RX

Nouvelle circulaire
Nouvelle circulaire

Procédure d'enregistrement des produits cosmétiques.....

Diplômes universitaires
Diplômes universitaires

préinscriptions ouvertes

À la une

GRÈVE

Horaires : à qui profite l’anarchie ? Abderrahim DERRAJI - 29 mai 2017 19:22
Horaires : à qui profite l’anarchie ?

Le Syndicat des pharmaciens de la wilaya du Grand Casablanca vient de rendre public le résultat du sondage qu’il a effectué auprès de ses membres pour cerner leurs attentes en matière d’horaires.

Les pharmaciens de la capitale économique ont eu à choisir entre quatre horaires : l’ancien horaire, une variante de l’ancien horaire qui prévoit de travailler le samedi après-midi, l’horaire correspondant à l’arrêté préfectoral 3618 qui est entré en vigueur le 20 avril 2017 et un horaire continu de 9 à 21 h. ?

Quelque 657 pharmaciens ont participé à ce sondage ce qui correspond à un taux de participation de 53,9%. Et comme c’était prévisible, la majorité des pharmaciens, soit 75,8%, préfèrent l’ancien horaire alors que seuls 14% des pharmaciens ont choisi l’horaire prévu par le dernier arrêté préfectoral.

Ce choix ne doit rien au hasard puisque l’horaire choisi est appliqué depuis presque deux décennies. Les pharmaciens, leurs aides et les citoyens ont eu le temps de s’y habituer. C’est également un horaire compatible avec un exercice personnel de la pharmacie et permet plus facilement de se conformer à la législation du travail.

Aujourd'hui, les instances professionnelles doivent oublier les prochaines échéances électorales et conjuguer leurs efforts pour que l’horaire en vigueur à Casablanca soit en phase avec les résultats du sondage. L’administration doit, pour sa part, publier les sanctions disciplinaires au Bulletin officiel pour les rendre effectives.    

D’ailleurs, les pharmaciens qui ont eu à occuper des postes de responsabilité au sein des instances professionnelles savent très bien que la dérégulation qui affecte les horaires n’est pas liée à la nature de l’horaire, mais plutôt à l’indiscipline d’une minorité de pharmaciens. Et quand bien même on fixerait l’horaire de fermeture à 22 h, ils trouveront le moyen de rester ouverts jusqu’à 23 h, voire plus.

Aujourd’hui, on est à un tournant décisif, soit on opte pour l’horaire le plus logique et on le fait respecter par la force de la loi, soit on essaye de faire plaisir à une minorité en prenant le risque de voir l’anarchie déstructurer totalement notre profession. Les instances professionnelles, qui sont censées préparer la profession aux défis qui se dressent devant elle, comme la rémunération de l'acte pharmaceutique, la mise à niveau des pratiques, la défense du monopole, la digitalisation…, vont continuer à s’empêtrer, des années durant, dans les éternels problèmes d’horaires et de remises.?

En attendant, l’anarchie continuera à profiter aux ennemis de la profession et à certains pharmaciens qui n’ont aucune idée sur ce qu’endurent les confrères qui ont eu la malchance d’être leurs voisins !

Résultat complet du sondage : lien

Lire la suite

TUBERCULOSE

Tuberculose résistante : il vaut mieux remettre les médicaments au jour le jour Résumé par Abderrahim DERRAJI - 29 mai 2017 11:45
Tuberculose résistante : il vaut mieux remettre les médicaments au jour le jour

Dans un souci d’améliorer l’observance aux traitements chez les patients souffrant d’une tuberculose résistante, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise la mise en place d’une «observation directe de la thérapie» (DOT).

En pratique le malade reçoit sa dose quotidienne de médicaments d’un soignant qui s’assure qu'il a bien pris son traitement. Les membres de la famille du patient ne peuvent accomplir cette mission.

Cette décision puise sa légitimité dans une étude américaine qui a été présentée la semaine dernière à la Conférence internationale de la société thoracique américaine. Cette étude a révélé que la DOT adoptée chez  les malades souffrant de tuberculose multirésistante associée à d’autres pathologies comme le sida impacte grandement le résultat. L'étude a été menée entre 1993 et 2013 et a permis de comparer la mortalité chez des patients avec DOT et ceux qui prenaient seul leur traitement. Le constat est sans équivoque : le protocole DOT a permis de réduire le taux de mortalité de 77 %.

Pour ce faire, les chercheurs ont consulté les dossiers de 3 434 malades atteints de tuberculose multirésistante dont 34 % avaient également le HIV. Ces patients ont été traités aux États-Unis entre 1993 et 2013.  709 d’entre eux (21 %) ont décédé. Après des calculs prenant en compte l’âge, le sexe, l’origine ethnique, la présence du HIV, les récidives de tuberculose, le type de tuberculose, le traitement DOT a largement démontré son efficacité pour réduire la mortalité de ces patients.

 

Lire la suite

QUÉBEC

Québec : le ministre de la santé mise sur l'implication des pharmaciens dans le suivi des patients Abderrahim DERRAJI - 29 mai 2017 11:23
Québec : le ministre de la santé mise sur l'implication des pharmaciens dans le suivi des patients

Depuis une année, une quinzaine de pharmaciens québécois ont rejoint des GMF (Groupes de médecine de famille) pour contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients considérés comme des cas lourds. Et d’après le feed-back des malades, cette collaboration médecin-pharmacien donne de bons résultats.

En pratique, les pharmaciens appellent les patients d’une manière hebdomadaire, des rencontres sont également envisagées pour qu'ils puissent prendre des nouvelles de leurs patients et ajuster les traitements à chaque fois que c’est necessaire.

Avec la nouvelle réforme initiée par le ministre de la Santé, les pharmaciens du Québec vont jouer un rôle de plus en plus important dans la prise en charge des malades.

Le ministre de la santé est persuadé que la collaboration accrue entre les différents professionnels de la santé permettra aux GMF de prendre davantage de patients sans avoir à engager de nouveaux médecins.

Lire la suite

GREVE

30 pharmaciens vont provoquer la faillite de 300 confrères ! Abderrahim Derraji - 25 mai 2017 10:52
30 pharmaciens vont provoquer la faillite de 300 confrères !

Dans une vidéo qui circule sur la toile, M. Oualid Amri, président du Syndicat des pharmaciens de la Wilaya du Grand Casablanca (SPC) affirme la volonté de son syndicat d'entamer prochainement des actions revendicatives musclées.

Le SPC a commencé par appeler, le 7 avril 2017, à une grève des pharmacies de jour qui a été suivie par la majorité des pharmaciens. Il a aussi appelé à une grève des pharmacies de garde de nuit qui a démarré le 17 avril 2017. Le syndicat a décidé de suspendre cette grève suite aux promesses qui lui ont été faites lors de la réunion tenue, le 20 avril 2017, à l’initiative de la Direction du médicament et de la pharmacie.

Le SPC a entrepris ces grèves pour protester contre le non respect des horaires officiels par une minorité des pharmaciens. «  30 pharmaciens risquent de provoquer la faillite de 300 pharmaciens qui souffrent déjà d’autres dérégulations », a déclaré M. Amri. Et d’ajouter : « Il y a plus de 7 mois que les jugements prononcés par le Conseil de l’ordre à l’encontre des pharmaciens ne respectant pas la législation en vigueur ont été transmis au SGG. Mais leur publication, condition si ne qua none à leur mise en application, se fait toujours attendre. »

Le président du syndicat exhorte aussi le ministre de la santé, les gouverneurs et le SGG à prendre les mesures qui s’imposent pour que la loi soit respectée. Faute de quoi, son syndicat sera contraint d’entreprendre les actions revendicatives qui s’imposent.

« On ne peut pas laisser une minorité de pharmaciens désorganiser une profession qui a toujours été organisée et par la même risquer de voir des pharmacies périphériques faire faillite et perturber l’approvisionnement en médicaments dans certains quartiers. », a conclu M. Amri.

Lire la suite

TABAC

La nocivité des cigarettes « light » : on nous aurait menti ! Résumé par Abderrahim DERRAJI - 25 mai 2017 09:44
La nocivité des cigarettes « light » : on nous aurait menti !

Une étude du National cancer institute "confirme ce que des chercheurs suspectaient depuis des années et vont à l'encontre de l'affirmation de l'industrie du tabac selon laquelle ces cigarettes 'légères' seraient moins nocives"

Le quotidien « Paris Match » rapporte que la consommation de cigarettes "light", avec des filtres ventilés, expliquerait l'augmentation du cancer de type adénocarcinome, qui se développe en profondeur dans les poumons depuis 50 ans. 

La prévalence des autres types de tumeurs cancéreuses du poumon a baissé alors que le nombre de fumeurs aux États-Unis diminue d'une façon régulière depuis plusieurs décennies.

« L'analyse de nos données suggère clairement un lien entre le nombre de trous ajoutés dans les filtres des cigarettes et un accroissement du taux d'adénocarcinomes du poumon au cours des vingt dernières années » indiquent les auteurs cités par Ouest France. Ceq dernier ont également déclaré que ces filtres modifient la combustion du tabac, ce qui produit plus de cancérigènes sous forme de particules fines qui atteignent les parties les plus profondes des poumons où se développent le plus souvent les adénocarcinomes.

Les initiateurs espèrent que leur étude amorce une réflexion avec la FDA pour mettre en place une réglementation sur les cigarettes "light". 

Lire la suite

Autres articles

Élections ordinales en Tunisie : forte participation et transparence

Les élections du nouveau bureau du Conseil National de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie ont eu lieu le 20 mai 2017 à Tunis. Ces élections se sont caractérisées par une forte participation des pharmaciens. En effet 1400 pharmaciens ont pris part à ces élections et on choisi les 11 membres du bureau. D’après de nombreux observateurs, ces élections ordinales se sont déroulées dans la transparence totale sous le contrôle d’un bureau comportant des pharmaciens inspecteurs désignés par le président sortant M. Abdallah Jallel. Le nombre de bulletins nuls est de 110 et le bureau élu se compose comme suit : Président : Chedly FENDRI Vice-président : Ahlem NAJJAR Secrétaire général : Dalenda BENNOUR Secrétaire général adjoint : Mariem HACHED Trésorier : Hichem NAJJAR Trésorier adjoint : Mohamed Hassen CHELLI Assesseurs : Hazem EL GHOUL, Kamel KHALFALLAH, Hamadi M’ZID, Abderrahmen BEN SLIMANE et Mondher AKREMI Le nouveau bureau s’est engagé à œuvrer pour la mise en place des réformes attendues par toutes les catégories professionnelles dans un esprit de concertation. On ne peut que féliciter nos confrères tunisiens en leur souhaitant une bonne continuation.

Abderrahim Derraji - 24 mai 2017 13:03
Un éthiopien à la tête de l’OMS

Les 168 pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont élu le 23 mai un nouveau directeur général qui va succéder à la Chinoise Margaret Chan. Il s'agit de Tedros Adhanom Ghebreyesus, un chercheur éthiopien de renommé, compétent et apprécié qui a occupé les postes de ministre de la Santé et de ministre des Affaires étrangères. Pour la première fois dans l’histoire de l’OMS, l’élection s’est tenu à bulletins secrets, ce qui a contribué à une vraie compétition. Le nouveau directeur aura à restaurer la légitimité de l’OMS en améliorant l’efficacité des actions entreprises et en les faisant connaître.

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 24 mai 2017 09:23
EMA : de nouvelles recommandations au sujet de la vancomycine

Le Comité des médicaments à usage humain (Committee for Medicinal Products for Human Use, CHMP) de l’EMA a examiné les données disponibles sur la vancomycine pour mettre à jour les informations la concernant. En se basant sur des données probantes disponibles, ce comité préconise le recours à la vancomycine orale uniquement pour la prise en charge des infections à Clostridium difficile. Le comité a indiqué, par ailleurs, que les données dont il dispose ne plaident pas suffisamment en faveur du recours à la vancomycine en cas d’entérocolite staphylococcique ou pour la décontamination GI chez les patients immunodéprimés. La perfusion de la vancomycine est recommandée en cas d’infections des os, des articulations et des tissus mous s’accompagnant de complications, de pneumonie, d’endocardite infectieuse, de méningite bactérienne aiguë et de bactériémie associées à ces infections. Elle peut également être utilisée à titre prophylactique chez les patients présentant un risque d’endocardite bactérienne et pour le traitement de la péritonite associée à la dialyse. Le comité recommande également un réajustement des doses administrées. Cette recommandation est basées sur des données ayant montré que les doses préconisées auparavant entraînaient souvent des concentrations sériques de vancomycine sous-optimales. Cet avis du CHMP va être transmis à la Commission européenne pour examen.

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 24 mai 2017 08:59
Guadeloupe: 700 femmes enceintes touchées par le Zika en 2016

Selon un bilan publié par l'Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe et des îles du Nord, l'épidémie du Zika de 2016 a duré 5 mois et touché plus de 30.000 personnes dont 700 femmes enceintes. 15 malformation fœtales ont été observées. Les responsables de cette agence estiment que « trop de femmes enceintes ont été infectées par le virus malgré l'état de vigilance ». La lutte contre le Zika a comporté un volet préventif grâce à « des actions de communication en amont de l'épidémie ». les « renforts matériels et humains » ont également permis la prise en charge médicale de cette affection. Selon un communiqué de l'ARS, certaines initiatives n'ont pas donné l’effet escompté. Le manque de moyen de certaines communes n’a pas permis une bonne mobilisation. Les messages diffusés n’ont pas pu atteindre les populations les plus vulnérables et particulièrement les femmes non-francophones. Par ailleurs, les actions de prévention mises en place notamment dans les salons de coiffure semblent avoir été inefficaces car le message n'a pas été relayé.  

Abderrahim Derraji - 23 mai 2017 19:28
Coopération Sud-Sud : le CHU s’implique

Le Professeur Abdelkader Errougani, directeur général du CHU Ibn Sina de Rabat-Salé, a tenu le vendredi 19 mai une réunion avec des professeurs d'anesthésie-réanimation du Mali, du Burkina Fasso, du Gabon et du Rwanda. Cette rencontre a mis en évidence la volonté du directeur général du CHU de prendre part à toutes les formes de coopération ayant pour objectif d’améliorer l'offre de soins aux malades de ces différents pays africains. Le Pr Errougani a aussi émis le souhait de voir les quatre professeurs qui ont pris part à la réunion initier un nouvel élan pour la coopération entre leur pays et le Maroc. Plusieurs autres accords de coopération ont été signés avec des pays africains notamment le Sénégal, la Mauritanie et le Mali. Selon un premier bilan, le Centre hospitalier Ibn Sina a participé à la formation de 140 médecins, infirmiers, administratifs et gestionnaires des pays partenaires. Il a aussi réalisé plusieurs missions d’expertise pour le compte de ces derniers.

Abderrahim Derraji - 23 mai 2017 19:06
La FNRIM tire la sonnette d’alarme!

D’après un communiqué de presse du 22 Mai 2017,  La Fédération nationale de radiologie et d’Imagerie médicale (FNRIM) a tenu, le 17 mai, une assemblée générale extraordinaire pour se pencher sur la pratique de la radiologie et l'imagerie médicale par les traumatologues, les pneumologues, les rhumatologues, les ORL et les dentistes. Dans ce même communiqué, la FNRIM rappelle  que les radiologues ne peuvent exercer qu’après autorisation du CNRP (Centre Nationale de Radioprotection) et de l’AMSSNuR (Agence Marocaine de Sécurité et de Sureté Nucléaire et Radiologique) ce qui n’est pas le cas des autres spécialistes qui n’auraient pas les autorisations requises. D’après cette fédération, " les autres spécialistes font entrer le matériel au Maroc par des circuits parallèles, parfois de manières non conformes aux lois sur le rayonnement ". Cette situation serait totalement illégale du fait qu’elle va à l’encontre des dispositions de la nouvelle Loi n°131/13 du 19 février 2015 relative à l’exercice de la médecine, notamment en son Article 26, prohibant aux médecins l’exercice simultané de deux spécialités. La loi n°142/12 du 22 août 2014, relative à la sûreté et à la sécurité nucléaires et radiologiques, dans son Article 101, limite également la pratique de la radiologie aux radiologues.

Abderrahim Derraji - 23 mai 2017 17:02
Le LEMM signe une convention avec l’UM6SS

Lors de la première édition de la Journée de l’innovation organisée, le samedi 20 mai par l’Université des sciences de la santé (UM6SS), une convention a été signée entre cette université et les entreprises du médicament du Maroc (LEMM). Cette convention a été paraphée par le Pr Chakib Nejjari, président de l’UM6SS, et MM. Amine Benabderrazik et Taha Ait Hanine, respectivement président et vice-président des LEEM. « C’est un jour historique pour notre université. Cette convention va permettre la mise en œuvre de projets innovants avec l’industrie pharmaceutique », a déclaré le Pr Chakib Nejjari, président de l’UM6SS. « L’innovation est un devoir et aussi une responsabilité sociétale », a déclaré, de son côté, M. Benabderrazik avant la signature de la convention. Et d'ajouter : «L’innovation, pour nous, est la Recherche et Développement (R&D), nous avons un rôle important à jouer pour qu’elle soit à la hauteur de ce qu’elle devrait-être au Maroc». 

Abderrahim DERRAJI - 22 mai 2017 08:58
Ateliers printaniers de la pharmacie : une édition réussie

L’Association des pharmaciens du Maroc (APM) a organisé, le weekend dernier à Rabat, la 4e édition des Ateliers printaniers de la pharmacie. Cette rencontre, particulièrement riche, a été inaugurée en présence de M. Aziz Rabbah, ministre de l'Énergie, des mines et du développement durable. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler le rôle important que joue le pharmacien dans la chaîne de soins. Il a également soulevé la problématique de l’exercice illégal de la pharmacie et les risques encourus par les patients. Ce rendez-vous a permis aux pharmaciens de prendre part à des conférences et des ateliers qui rentrent dans le cadre de la formation continue. Les membres de l’APM ont également prévu une table ronde placée sous le thème «Refonte de la loi 17-04 dans l’optique de la défense du monopole pharmaceutique». Les trois panellistes qui ont animé cette table ronde ont à la fois mis en avant l’apport de cette loi dans la régulation de la profession comme ils ont mis l’accent sur le retard pris pour l’adoption de ses textes d’application. À travers des cas concrets, ils ont aussi mis la lumière sur le décalage entre la loi et la réalité du terrain. En effet, l’exercice illégal a tendance à toucher toutes les villes. Sous couvert de social, certaines associations de malades dissimulent un vrai business faisant peu de cas des lois qui régissent le secteur.  La plupart des pharmaciens ayant assisté à cette table ronde se posent des questions au sujet du projet de refonte de la loi 17-04. Ce projet pourrait donner lieu à des amendements sans que les différentes composantes de la profession soient impliquées. Comme ses précédentes éditions, la version 2017 des Ateliers printaniers de la pharmacie a tenu toutes ses promesses.

Abderrahim DERRAJI - 22 mai 2017 08:52
Mardi 23 mai 2017, n’oubliez pas de notifier !

Dans un souci d’améliorer le suivi de l’iatrogénie des médicaments, le Centre antipoison et de pharmacovigilance (CAPM) organisera, le mardi 23 mai, la Journée nationale de notification des effets indésirables (EI). À cette occasion, le centre a entamé une campagne médiatique visant à inciter les professionnels de santé à déclarer tout effet indésirable constaté lors de cette journée. Depuis plus d’une décennie, le CAPM ne cesse de multiplier les rencontres pour sensibiliser les professionnels de santé à la notification des EI. Le 15 décembre 2011, par exemple, la Société marocaine de pharmacovigilance avait organisé, en collaboration avec le CAPM, une manifestation placée sous le thème «Notification en pharmacovigilance, responsabilité individuelle ou collective». Le Conseil de l'Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs avait lui aussi tenu, le 2 décembre 2011, une journée portant sur la pharmacovigilance industrielle. D’autres conférences ont été également programmées à travers le Royaume pour faire connaitre la pharmacovigilance aux professionnels de santé.   Malheureusement, le nombre de signalisations d’évènements indésirables reste faible, alors que la collecte des données relatives aux effets indésirables des médicaments est primordiale pour sécuriser leur utilisation. Et tant que le nombre de ces signalisations est limité, nous restons tributaires des décisions prises par les agences d’autres pays. En dehors de quelques exceptions, la Commission nationale planifie ses réunions pour évaluer et entériner, si besoin est, les décisions prises par les autres agences. Celles-ci puisent la légitimité de leurs décisions dans une implication sans faille des professionnels de santé. Pourtant, notre Centre de pharmacovigilance dispose des moyens humains et techniques nécessaires au fonctionnement d'une pharmacovigilance proactive et adaptée au contexte marocain.   Ce défaut d’implication des médecins, des pharmaciens et des industriels prive le centre d’un retour d’informations efficient pouvant justifier un retrait de lot ou d’une suspension d'Autorisation de mise sur le marché (AMM). On ne peut que saluer cette initiative, même si la préservation de l’intérêt du patient devrait, à elle seule, suffire pour que les professionnels de santé et du médicament déclarent tout évènement indésirable. Sans ces actions individuelles et responsables, nous risquons de passer à côté d’effets indésirables qui peuvent, dans certains cas, mettre en péril les usagers des médicaments.

Par Abderrahim DERRAJI - 21 mai 2017 23:34
Dépistage de la trisomie 21 : le recours à l'amniocentèse ne doit pas être systématique!

Eu égard aux risques de fausses couches et d'accouchements prématurés que comporte l’amniocentèse, la Haute autorité de la santé (HAS – France) recommande le recours au test sanguin d’ADN circulant dans la procédure de dépistage de la trisomie 21. Actuellement, le dépistage de cette anomalie chromosomique prend en considération la clarté nucale, mesurée lors d’une échographie au premier trimestre de la grossesse et une prise de sang permettent d'évaluer, en fonction de l’âge de la mère, un risque statistique de trisomie. Si ce risque estimé est supérieur à 1/250, l'amniocentèse est proposée à la femme enceinte.  La HAS estime que les tests ADN doivent être insérés entre ces deux étapes pour les femmes enceintes dont le niveau de risque est compris entre 1/1000 et 1/51. Si le test ADN est positif, ou si le risque statistique est supérieur à 1/50, la femme enceinte devra faire l’objet d’une amniocentèse qui reste le seul examen permettant de poser un diagnostic fiable. Mais avec le test sanguin, la HAS estime que «le taux de détection augmenterait d’environ 15% tandis que le nombre de caryotypes fœtaux serait divisé par quatre». D’après la HAS «environ 18.500 femmes enceintes avaient un risque supérieur ou égal à 1 sur 250 en 2014 et ont réalisé un caryotype fœtal permettant de confirmer le diagnostic de trisomie 21 chez environ 750 d’entre elles».  En savoir plus : lien

Résumé par Abderrahim DERRAJI - 18 mai 2017 18:30

Sondage

Droit de substitution avec compensation économique

Pour
Contre
sans opinion

Sponsorisé par