NOUVEAU : ÉLECTIONS ORDINALES/ RÉSULTATS DÉFINITIFS
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PV DE LA COMMISSION CENTRALE CHARGÉE DES ÉLECTIONS

DOSSIER : ÉLECTIONS
DOSSIER : ÉLECTIONS

Dossier complet sur les élections ordinales

NOS ENTRETIENS
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Entretiens avec des acteurs du secteur du médicament et de la pharmacie

SERPENTS DANGEREUX À CONNAÎTRE
SERPENTS DANGEREUX À CONNAÎTRE

SERPENTS VENIMEUX DU MAROC

À la une

SIESTE

La sieste de midi bénéfique pour la tension artérielle Imounachen Zitouni - 04 septembre 2015 12:20
La sieste de midi bénéfique pour la tension artérielle

Selon une étude grecque présentée lors du congrès de la Société européenne de cardiologie (European Society of Cardiology, ESC) à Londres, une sieste à la mi-journée entraîne une baisse de la tension artérielle. Les personnes qui pratiquent régulièrement la sieste ont également moins besoin de médicaments antihypertenseurs.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l’Hôpital général d’Athènes ont évalué les données de 386 patients d’âge moyen (200 hommes et 186 femmes, âgés en moyenne de 61,4 ans) souffrant d’hypertension artérielle. Pour l’ensemble des patients, les scientifiques ont relevé la durée de sommeil à la mi-journée, différentes valeurs de tension artérielle, la vitesse des ondes pulsatiles, le mode de vie et les caractéristiques échocardiographiques.

Après correction pour prendre en compte divers facteurs, les chercheurs ont constaté que les adeptes de la sieste à midi avaient une TA systolique ambulatoire moyenne sur 24 heures inférieure de 5 % par rapport aux patients qui ne faisaient pas de sieste à la mi-journée. Leurs valeurs de TA systolique moyenne étaient inférieures de 4 % à l’état d’éveil et inférieures de 6 % pendant leur sommeil la nuit.

L’équipe a également constaté chez les adeptes de la sieste à la mi-journée que la vitesse des ondes pulsatiles était inférieure de 11 % et le diamètre de l’oreillette gauche plus petit de 5 %. « Ces résultats laissent penser que les personnes qui font la sieste à la mi-journée ont moins de dégâts dus à l’hypertension artérielle dans les artères et le cœur », déclare l’auteur de l’étude, Manolis Kallistratos. « Une sieste plus longue est encore plus bénéfique. Les adeptes de la sieste à la mi-journée montraient des baisses plus importantes de la tension artérielle pendant leur sommeil la nuit, que l’on associe à de meilleurs résultats sur le plan de la santé. Nous avons également constaté que les patients hypertendus qui faisaient une sieste à la mi-journée prenaient moins de médicaments antihypertenseurs que ceux qui n’en faisaient pas », a-t-il ajouté.

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LEUCÉMIE

Pioglitazone : du diabète à la leucémie Imounachen Zitouni - 04 septembre 2015 12:18
Pioglitazone : du diabète à la leucémie

La pioglitazone (Actos et Competact), médicament utilisé dans le traitement du diabète de type 2, a été retiré du marché français en 2011 en raison d’une faible augmentation du risque de cancer de la vessie. Mais, il pourrait bien revenir sur le marché dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC).

En effet, selon une étude publiée dans la revue « Nature », la molécule associée à un traitement standard permettrait d’obtenir une rémission complète chez des patients atteints de LMC, alors que pour l’heure la maladie reste sans traitement définitif. La prise en charge standard repose sur l’imatinib (Glivec), qui élimine la masse tumorale mais qui n’a que peu d’effet sur les cellules souches leucémiques (CSL) à l’origine des rechutes. Aussi, ce type de leucémie ne se résorbe jamais vraiment et oblige le patient à suivre un traitement à vie.

L’étude publiée dans « Nature » pourrait bien changer la donne. Elle montre qu’en associant la pioglitazone à l’imatinib, il est possible d’obtenir une guérison durable. L’essai clinique a été mené sur 24 patients souffrant de manière résiduelle de LMC malgré un traitement par imatinib. Ils ont pris un traitement combiné d’imatinib et pioglitazone sur 9 mois en moyenne. Après cette période, 57 % d’entre eux étaient en rémission complète contre seulement 27 % pour le groupe témoin traité avec seulement l’imatinib. Les trois premiers patients traités restaient en rémission totale pratiquement cinq ans après l’arrêt de la pioglitazone. Un nouvel essai en double aveugle (avec tirage au sort des patients) pour tester cette bithérapie sur plusieurs années devrait démarrer fin 2015.

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CONSÉCRATION

Une étudiante marocaine décroche le BioCamp Competition Imounachen Zitouni - 03 septembre 2015 15:26
Une étudiante marocaine décroche le BioCamp Competition

Lors de sa participation au concours annuel «Novartis International Biotechnology Leadership Camp BioCamp», la jeune étudiante marocaine Imane Berchane s’est distinguée en faisant partie de l’équipe internationale ayant obtenu le premier prix du concours.

Cette année, le programme du séminaire, qui s’est déroulé à Bâle en Suisse, s’est articulé autour de plusieurs thèmes à savoir la biotechnologie, tendances mondiales et

avenir de nouveaux médicaments, nouveaux développements des sciences de la vie et leur impact sur le milieu universitaire et le monde des affaires, développement d’un produit issu de la biotechnologie, première expérience de création d’une entreprise de biotechnologie, possibilités de carrière dans les industries pharmaceutiques et de biotechnologie...

Parmi les participants à ce forum, deux jeunes Marocaines, Jihane Benass, étudiante en médecine à l’Université Mohammed V, et Imane Berchane, étudiante en ingénierie industrielle à l’École Mohammadia d’ingénieurs, ont retenu l’attention du jury par leur parcours exceptionnel, indique le laboratoire dans un communiqué. «Après avoir été accueillies par Mehdi Zaghloul, président du Groupe Novartis Maroc, les représentants de l’ambassade de Suisse au Maroc ainsi que le doyen de la Faculté de médecine de Rabat, les deux étudiantes marocaines ont participé avec d’autres étudiants à des ateliers dédiés à des cas concrets d’entreprises de biotechnologie. Ces ateliers sont l’occasion d’exposer les étudiants à un environnement innovant, stimulant et international», poursuit la même source.

À l’issue du forum, les participants ont présenté leurs projets à un jury d’experts internationaux qui a sélectionné les trois meilleurs étudiants et la meilleure équipe ayant remporté le BioCamp Competition. Ainsi, le premier prix de groupe a été attribué à l’équipe internationale dont la jeune Marocaine Imane Berchane, qui vient d’obtenir son Bachelor en ingénierie industrielle, a été membre en apportant sa contribution.

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OBÉSITÉ

Boire de l’eau faciliterait la perte de poids Imounachen Zitouni - 03 septembre 2015 15:24
Boire de l’eau faciliterait la perte de poids

Selon une étude britannique, boire une petite bouteille d’eau avant un repas peut aider les personnes en surpoids ou obèses à perdre du poids plus efficacement.

84 personnes obèses ont été incluses dans cette étude. Elles ont été suivies sur une période de 12 semaines, et chacun des participants a bénéficié d’une consultation avec un spécialiste du contrôle pondéral. 41 des personnes recrutées ont été invitées à boire de l’eau avant le repas et 43 ont été invitées à imaginer qu’elles avaient le ventre plein avant de manger.

Celles qui avaient bu de l’eau avant les trois principaux repas de la journée ont fait état d’une perte de 4,3 kg sur la période de 12 semaines, alors que celles qui n’en avaient bu qu’une seule fois ou pas du tout n’ont perdu que 0,8 kg en moyenne.

L’auteure de l’étude, Helen Parretti  a déclaré que « l’élégance de ces résultats tient à leur simplicité. Il suffit de boire un demi-litre d’eau, trois fois par jour, avant les principaux repas pour contribuer à réduire votre poids ».

« Associé à des instructions sommaires sur la façon d’accroître son niveau d’activité physique et de privilégier une alimentation saine, cela semble aider les personnes à perdre davantage de poids, à un rythme modéré et sans risque pour leur santé. C’est une habitude qui demande peu d’efforts pour l’intégrer à nos vies quotidiennes chargées. »

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COLOSCOPIE

Coloscopie : Plus sa durée est courte plus grand est le risque de cancer Imounachen Zitouni - 02 septembre 2015 19:56
Coloscopie : Plus sa durée est courte plus grand est le risque de cancer

Selon une étude américaine » a montré un risque de cancer nettement plus élevé chez les patients ayant fait l’objet d’une coloscopie particulièrement courte.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs du Système de santé des anciens combattants de Minneapolis et de l’Université du Minnesota ont analysé les données de près de 77 000 coloscopies de dépistage, effectuées sur une durée de 6 ans par 51 gastro-entérologues. L’équipe a calculé le délai moyen avant le retrait pour chaque médecin. Les chercheurs ont ensuite consulté le registre d’État du cancer pour identifier les cas de cancer colorectal chez les patients qui avaient été dépistés dans la même clinique au cours de la période de l’étude.

La moyenne pour la clinique dans son ensemble était de 8,6 minutes. Mais environ 10 % des médecins avaient des moyennes individuelles de moins de 6 minutes. Les directives proposent une durée d’au moins six minutes.

Les patients pour lesquels un délai plus court avait été observé avant le retrait étaient, en moyenne, plus susceptibles d’avoir un cancer. Le taux était plus que doublé pour les patients dont les médecins avaient observé un délai moyen de moins de six minutes avant le retrait, comparativement à ceux dont les médecins avaient observé un délai moyen de plus de six minutes avant le retrait. Cependant, un délai de plus de huit minutes avant le retrait ne semblait pas permettre une réduction de risque supplémentaire.

« Nos résultats confortent l’utilisation du délai avant le retrait en tant qu’indicateur de qualité, comme le préconisent les directives actuelles », déclare l’auteure principale, Aasma Shaukat. Les efforts pour améliorer la qualité doivent donc cibler en priorité les délais de moins de six minutes avant le retrait, souligne Mme Shaukat.

 

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Autres articles

De bonnes raisons pour dormir davantage

Jusqu'à 55 ans, les hommes dorment moins que leurs besoins réels et, pour les femmes, le rattrapage se fait encore plus tard, vers 70 ans. Pourtant, petits et grands ont beaucoup à gagner à dormir du juste somme, c'est-à-dire celui qui donne le sentiment d'être en forme et efficace dès le matin: moins de risques de surpoids ou d'hypertension, une meilleure capacité à se concentrer et à mémoriser... Et d'autres avantages encore, comme en témoignent les dernières publications scientifiques sur le sujet. Un bon sommeil protège du rhume. Pour le vérifier, des chercheurs américains ont fait subir à des volontaires adultes l’expérience suivante: 94 hommes et 70 femmes ont été confinés une semaine dans un hôtel, où leur temps de sommeil était mesuré chaque nuit à l'aide d'un bracelet, avant d'être exposés à un rhinovirus. Sur les 164 participants, les trois quarts ont été infectés et un sur trois a développé des symptômes de rhume, rapporte l'étude parue dans Sleep. En tenant compte de leur temps de sommeil et d'autres facteurs pouvant jouer sur la résistance d'un individu aux agressions microbiennes (âge, sexe, corpulence, hygiène de vie, revenus…), il apparaît qu'il vaut mieux dormir plus de 6 heures si l'on ne veut pas passer l'hiver un mouchoir à la main. Au-dessous de 6 heures, le risque d'attraper un rhume est multiplié par 4 par rapport aux individus dormant 7 à 8 heures. Entre 6 et 7 heures, le risque est aussi augmenté mais dans une moindre mesure (+ 50%). Mais attention, les gros dormeurs (plus de 9 h par nuit) ne sont pas plus protégés: des travaux précédents ont plutôt montré une vulnérabilité accrue aux germes. Les besoins en sommeil des adolescents se situent entre 9 et 10 heures par nuit. Seulement, depuis la généralisation des téléphones portables, ordinateurs et autres écrans qui les tiennent éveillés, la majorité des adolescents n’atteint pas ce quota. Or, une étude publiée dans la revue Journal of Pediatric Orthopaedics, affirme que les adolescents dormant moins de 8 heures par nuit voient leur risque d'accident lors d'entraînements sportifs multiplié par 1,7 par rapport à ceux qui dorment 8 heures ou plus. Enfin, selon une analyse conduite sur 171 femmes et publiee dans le Journal of Sexual Medicine, une heure de sommeil supplémentaire élève légèrement le désir sexuel et, surtout, augmente de 14% les chances de faire l'amour le jour suivant.

Imounachen Zitouni - 02 septembre 2015 19:36
Diabète : Sanofi et Google s’allient pour une meilleure prise en charge

Un accord de collaboration vient d’être conclu entre le  Laboratoire Sanofi et la division « Sciences de la vie » de Google afin d’améliorer la prise en charge et les résultats cliniques des patients diabétiques de type 1 et de type 2. Le géant de l’Internet apportera au leader mondial du marché de l’insuline, son expertise en matière d’analyse des données. Il s’agira de développer des outils pour décloisonner les différents moyens de communication des indicateurs de santé, tels la glycémie sanguine et les niveaux d’hémoglobine A1c, ainsi que des autres informations rapportées par les patients. Les deux partenaires élaboreront aussi des solutions intégrées associant médicaments, dispositifs médicaux, technologies et services pour améliorer le quotidien des patients. « Une initiative unique en son genre ayant le potentiel de transformer le traitement du diabète », commente le Dr Olivier Brandicourt, directeur général du laboratoire français. Tandis qu’Andy Conrad, directeur général de la division « Sciences de la vie » de Google, promet « d’envisager des méthodes plus proactives et efficaces de contrôle du diabète pour une prise en charge plus simple, plus pratique, ce qui peut aider à atteindre une meilleure qualité de vie ».

Imounachen Zitouni - 01 septembre 2015 19:56
Élections des conseils: une victoire de la pharmacie d'officine

Le lundi 31 août, un des rêves de tous les pharmaciens d’officine est devenu réalité. Désormais, nous avons eu droit, nous aussi, à un scrutin physique et démocratique. Ce dernier a abouti à l’élection de conseils régionaux représentatifs de la volonté de la majorité des confrères. Ces élections auront, donc, le mérite de procurer aux bureaux élus la légitimité nécessaire pour s’attaquer aux chantiers nombreux et délicats qui gangrènent notre profession. La forte mobilisation des consoeurs et confrères pour ces élections est révélatrice de l’intérêt que portent les officinaux à leur profession. Et cela en soi est un acquis important et une grande victoire pour la pharmacie d’officine. Les résultats définitifs qui viennent d’être publiés révèlent une victoire haut la main de la liste « Tous pour une profession saine et respectable ». L’équipe élue dispose aujourd’hui de tous les ingrédients nécessaires pour accomplir avec succès son mandat : elle a obtenu une victoire nette, elle sera composée de membres homogènes et les chantiers prioritaires qui l’attendent sont bien définis et font l’unanimité. Cela devrait permettre lui permettre d'être à la hauteur des attentes et des espérances des pharmaciens. Car face au désordre qui règne, les pharmaciens d’officine attendent de leurs élus que l’ordre soit rapidement rétabli. Le scrutin du 31 août n’aurait pas pu avoir lieu sans le dévouement de nos confrères du secteur public, et on ne peut que leur rendre hommage pour leurs incommensurables efforts. Car, c’est grâce à l’abnégation de nos confrères de la Direction du Médicament et de la Pharmacie (DMP) que ces élections ont pu être organisées dans les délais fixés par la loi. Et c’est aussi grâce à ces soldats de l’ombre que l’organisation a été irréprochable. Hier, les pharmaciens ont été au rendez-vous en se mobilisant fortement, maintenant c’est aux conseils élus d’être au rendez-vous de l’histoire. Et cela ne saurait être possible que par l’action sur le terrain et par la réalisation des promesses tenues. Félicitation à tous les élus, bravo aux candidats non élus d'avoir pris part à cette honorable bataille et félicitation à la profession toute entière.

Zitouni IMOUNACHEN - 01 septembre 2015 16:34
Alzheimer : le nombre de patients va tripler d’ici à 2050

Le rapport mondial 2015 sur la maladie d’Alzheimer, qui a été présenté à Londres, prévoit un triplement du nombre de cas d’ici à 2050. Rien que cette année, les scientifiques prédisent 10 millions de nouveaux cas de la maladie. On compte actuellement environ 47 millions de cas de démence déclarés, dont la moitié s’accompagne également d’un diagnostic de maladie d’Alzheimer. En 2050, indique le rapport, ce nombre aura atteint 132 millions. Selon ce rapport, ce sombre pronostic serait dû au nombre croissant de personnes âgées. Il y a actuellement environ 900 millions d’individus âgés de 60 ans et plus. Au cours des 35 prochaines années, ce nombre va augmenter de 65 % dans les pays riches, de 185 % dans les pays à revenu faible ou moyen, et de 239 % dans les pays pauvres. L’Alzheimer’s Disease International, prévoit une explosion des coûts de traitement en 2015. Ils devraient dépasser les 700 milliards d’euros, soit une augmentation de 35 % au cours des cinq dernières années.

Imounachen Zitouni - 31 août 2015 12:43
Tampons hygiénique : une pétition pour dévoiler la composition de Tampax

Lauren Wasser, une jeune mannequin, a dû être amputée à la suite d'une infection (syndrome du choc toxique, STC) liée au port intensif d'un tampon hygiénique. Marquée par cette histoire, une jeune étudiante française de 19 ans a lancé une pétition pour contraindre la marque de tampons, Tampax, à donner la composition de ses produits. Une pétition, publiée sur le site Change.org, qui a d'ores et déjà dépassé le cap des 40 200 signatures et le soutien d'association de féministes ou de 60 millions de consommateurs. « Vu la gravité des risques sanitaires que les utilisatrices comme moi avons durant l'utilisation de ces produits, je demande à Procter&Gamble, la multinationale qui a créé la marque Tampax, de faire apparaître la composition des tampons Tampax sur leurs emballages afin que toutes les utilisatrices, françaises et européennes, sachent ce qu'elles mettent durant leurs périodes menstruelles », explique la jeune femme dans le texte accompagnant sa pétition et sur la page Facebook créée pour l'occasion. Selon L'Express, qui se fait l'écho de cette initiative, la multinationale américaine se serait manifestée auprès de Mélanie Doerfinger, par l'intermédiaire la responsable de la communication de Tampax. La responsable lui a cependant expliqué que si les informations de composition ne figuraient pas sur les emballages, c'était « par manque de place ».  

Imounachen Zitouni - 31 août 2015 12:41
Schizophrénie : Détecter les prodromes

Un dépistage précoce de la schizophrénie  chez les sujets à risque de développer une psychose est essentiel, car le pronostic d'évolution dépend beaucoup de la rapidité de prise en charge. Les médecins, en particulier les non-spécialistes, ne sont pas armés pour détecter les prodromes de la schizophrénie, car ils ne lui sont pas spécifiques, pas plus que les facteurs de risque. «Un même type de stress pourra favoriser chez l'un une dépression, chez l'autre une schizophrénie et chez un troisième rien du tout selon la façon dont le cerveau est “câblé” ou prédisposé», explique le Pr Marie-Odile Krebs, chef de service à l'hôpital Sainte-Anne (Paris) et directrice de recherches Inserm-université Paris-Descartes. D'où l'idée de développer des techniques pour affiner le diagnostic au plus tôt, idéalement avant même la première crise psychotique. Une étude menée par l'équipe du Pr Krebs avec l'université de Cambridge propose un test sanguin basé sur l'analyse de 26 biomarqueurs moléculaires, qui ont permis d'identifier, parmi des sujets à très haut risque, 92 % de ceux qui allaient développer une psychose dans les dix-huit mois suivant le prélèvement sanguin. «Ces marqueurs ont été mis en évidence sur plusieurs cohortes, précise Marie-Odile Krebs. Nous avons réduit leur nombre et affiné leur valeur prédictive, pour obtenir un test potentiellement utilisable en pratique clinique.» Ce test est encore loin d'être prescrit en routine dans les services spécialisés et il ne saurait être question de l'utiliser sur l'ensemble de la population, avertit la chercheuse. «La plupart de ces marqueurs sont en lien avec des facteurs de plasticité neuronale ou des processus immunitaires et ne sont pas spécifiques à ce que l'on sait de la biologie de la schizophrénie. On les retrouve dans la dépression, le vieillissement…», précise le Pr Krebs. Il ne peut donc s'agir que d'un outil supplémentaire au service du traditionnel diagnostic clinique posé par un spécialiste.

Imounachen Zitouni - 28 août 2015 11:16
Une toxine met les bactéries en mode « veille »

Des scientifiques du biocentre de l’Université de Bâle ont découvert comment les bactéries passent en mode « veille » au moyen d’une toxine spécifique. Les chercheurs décrivent le mode d’action exact de toxines appartenant au groupe des protéines FIC. Ils ont pu montrer que les toxines FIC modifient deux topoisomérases, qui donnent à l’ADN bactérien sa forme torsadée et contrôlent sa structure spatiale. Sous l’action des nouvelles toxines, leur activité est complètement arrêtée. « On peut se représenter cela en imaginant que les toxines FIC coupent le courant aux topoisomérases », explique l’auteur principal, Alexander Harms. Cela conduit rapidement à des changements énormes dans la topologie de l’ADN cellulaire, ce qui fait passer les bactéries dans une sorte de mode « veille ». Les protéines FIC ont un large spectre d’activités moléculaires. À ce jour, les recherches ont porté principalement sur l’action des protéines FIC lorsqu’elles sont injectées en tant que facteurs de virulence par des bactéries pathogènes dans les cellules hôtes. Dans cette étude, les chercheurs montrent pour la première fois comment les protéines FIC continuent à agir au sein des cellules bactériennes.

Imounachen Zitouni - 28 août 2015 11:13
Les fausses promesses des édulcorants

L'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments, de l'environnement et du travail (Anses) étudie l’intérêt des édulcorants sur la santé depuis quelques mois en compilant les milliers de travaux scientifiques parus sur le sujet. Si les études ne manquent pas, elles sont souvent incomplètes. Soit parce qu'elles se limitent à une frange particulière de la population, soit parce qu'elles ne portent que sur des familles spécifiques d'édulcorants. «Au-delà des études épidémiologiques, nous nous sommes donc aussi intéressés aux mécanismes biologiques sous-jacents. Mais c'est un travail de longue haleine», précise le Pr Margaritis, responsable de l'unité de nutrition de l'Anses. De son côté, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) s'est penchée en 2011 sur le bien-fondé des allégations santé des édulcorants. Elle a constaté que leur consommation à la place des sucres entraîne bien une augmentation moindre de la glycémie après les repas, mais rien de plus. Les experts de l'Efsa n'ont pas trouvé de relation de cause à effet claire pour justifier les affirmations selon lesquelles les édulcorants intenses permettraient de maintenir ou d'atteindre un poids corporel normal. Une étude menée auprès de 23 000 Américains et dont les conclusions ont été publiées en janvier dernier dans l'American Journal of Public Health va même jusqu'à affirmer l'inverse. Particulièrement en ce qui concerne les boissons «lights»: les personnes qui en boivent régulièrement ne réduisent pas leurs apports caloriques totaux car elles compensent alors le déficit en sucre par une augmentation de leur prise alimentaire.

Imounachen Zitouni - 27 août 2015 17:19
La France force la main de Roche sur l’Avastin

Le ministère français de la santé a autorisé, jeudi 27 août, par un arrêté, le remboursement de l’Avastin dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Or le géant suisse Roche conteste cette utilisation, arguant que l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de sa molécule – comme anticancéreux – ne permet pas cet usage et qu’il existe deux médicaments pour traiter la DMLA. Le principal est le Lucentis, un autre produit mis au point par Roche, mais commercialisé en Europe depuis 2007 par le laboratoire suisse Novartis. Son principe actif, qui doit être injecté dans l’œil du patient, est proche de celui de l’Avastin, mais son coût est dix à trente fois plus élevé. Un autre produit dispose d’une AMM européenne depuis 2012, l’Eylea (Bayer). Selon l’arrêté, l’injection de l’Avastin sera facturée 10 euros, soit presque 80 fois moins que celle du Lucentis. Les médecins pourront prescrire l’Avastin à la place du Lucentis à partir du 1er septembre, date de l’entrée en vigueur de la RTU. Etablie pour une durée de trois ans, la RTU de l’Avastin sera renouvelée « en fonction des données d’efficacité et de sécurité qui seront issues du suivi des patients », précise l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Dans le cadre d’une RTU classique, cette surveillance incombe au fabricant, mais, dans ce cas, Roche a indiqué qu’il ne souhaitait pas s’en charger. Le laboratoire craint d’être mis en cause en cas de problème. « Roche ne saurait voir sa responsabilité engagée à quelque titre que ce soit du fait de l’utilisation de l’Avastin en traitement de la DMLA », a-t-il expliqué dans un courrier adressé à l’ANSM en janvier. Il a déposé deux requêtes devant le Conseil d’Etat : l’une de référé pour obtenir la suspension de la RTU au 1er septembre, l’autre au fonds, pour l’annuler. La situation est inédite. « C’est la première fois qu’une RTU est mise en place sans l’accord de la firme », relève Dominique Martin, le directeur général de l’ANSM, en rappelant que toutes les données analysées lors de l’instruction du dossier confirment que l’efficacité des deux médicaments est comparable et qu’il n’existe aucun sur-risque avec l’Avastin. En 2014, Roche a réalisé 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) de chiffre d’affaires grâce aux Lucentis, et Novartis, 2,4 milliards de dollars de ventes. Cette affaire pourrait leur coûter d’autant plus cher que l’Autorité de la concurrence française les soupçonne « d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la commercialisation des traitements de la DMLA ». En avril 2014, elle a mené des perquisitions aux sièges des deux groupes en France, et le dossier est toujours en instruction.

Imounachen Zitouni - 27 août 2015 17:15
L'électrosensibilité reconnue comme handicap en France

Début juillet, un jugement du Tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse confirme, expertise médicale à l'appui, que Marine Richard, la plaignante, souffre d'un handicap grave dû à l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques et lui accorde en conséquence le droit à une allocation pour adulte handicapé. Le jugement évoque un syndrome dont «la description des signes cliniques est irréfutable». Il évalue la déficience fonctionnelle de la plaignante à 85% et estime qu'elle ne peut pas travailler. Il lui accorde le droit à une allocation de 800 euros par mois pour trois ans, éventuellement renouvelable. L'hypersensibilité aux ondes magnétiques se traduit par des maux de tête, des picotements, des troubles du sommeil, des symptômes divers, transitoires et communs à de nombreuses affections. Ceux qui se déclarent «hypersensibles» citent souvent les antennes-relais, portables, téléphones sans fil ou wifi comme causes directes de leurs maux. «C'est une percée», a déclaré Marine Richard, 39 ans qui vit dans la précarité. Cette ancienne dramaturge et réalisatrice de documentaires radio de Marseille vit aujourd'hui de l'aide de sa famille, recluse dans les montagnes de l'Ariège en raison de ses troubles, dans une ancienne grange retapée, sans électricité ni route, avec l'eau d'une source et deux mètres de neige en hiver. «On est obligé de se désocialiser et du coup on n'apparaît plus dans l'espace public», confie-t-elle à l'AFP. Marine Richard dit avoir contracté plus de 50.000 euros de frais et estime que l'allocation promise «ne couvre même pas (ses) traitements». Le phénomène serait plus répandu qu'on ne le croit, affirme Marine Richard, citant une autre association militante, Next-up, qui a recensé jusqu'à 70.000 cas de personnes électrosensibles à des niveaux variables en France. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu en 2005 que l'électrosensibilité était «caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d'un individu à l'autre» et «ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable». Mais il n'existe ni critères diagnostiques clairs, ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques, ajoute l'étude de l'OMS.

Imounachen Zitouni - 26 août 2015 19:07

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