DOSSIER : ÉLECTIONS
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Dossier complet sur les élections ordinales

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SERPENTS DANGEREUX À CONNAÎTRE
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SCHIZOPHRÈNIE

Schizophrénie : Détecter les prodromes Imounachen Zitouni - 28 août 2015 11:16
Schizophrénie : Détecter les prodromes

Un dépistage précoce de la schizophrénie  chez les sujets à risque de développer une psychose est essentiel, car le pronostic d'évolution dépend beaucoup de la rapidité de prise en charge. Les médecins, en particulier les non-spécialistes, ne sont pas armés pour détecter les prodromes de la schizophrénie, car ils ne lui sont pas spécifiques, pas plus que les facteurs de risque. «Un même type de stress pourra favoriser chez l'un une dépression, chez l'autre une schizophrénie et chez un troisième rien du tout selon la façon dont le cerveau est “câblé” ou prédisposé», explique le Pr Marie-Odile Krebs, chef de service à l'hôpital Sainte-Anne (Paris) et directrice de recherches Inserm-université Paris-Descartes.

D'où l'idée de développer des techniques pour affiner le diagnostic au plus tôt, idéalement avant même la première crise psychotique.

Une étude menée par l'équipe du Pr Krebs avec l'université de Cambridge propose un test sanguin basé sur l'analyse de 26 biomarqueurs moléculaires, qui ont permis d'identifier, parmi des sujets à très haut risque, 92 % de ceux qui allaient développer une psychose dans les dix-huit mois suivant le prélèvement sanguin. «Ces marqueurs ont été mis en évidence sur plusieurs cohortes, précise Marie-Odile Krebs. Nous avons réduit leur nombre et affiné leur valeur prédictive, pour obtenir un test potentiellement utilisable en pratique clinique.»

Ce test est encore loin d'être prescrit en routine dans les services spécialisés et il ne saurait être question de l'utiliser sur l'ensemble de la population, avertit la chercheuse. «La plupart de ces marqueurs sont en lien avec des facteurs de plasticité neuronale ou des processus immunitaires et ne sont pas spécifiques à ce que l'on sait de la biologie de la schizophrénie. On les retrouve dans la dépression, le vieillissement…», précise le Pr Krebs. Il ne peut donc s'agir que d'un outil supplémentaire au service du traditionnel diagnostic clinique posé par un spécialiste.

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RECHERCHE

Une toxine met les bactéries en mode « veille » Imounachen Zitouni - 28 août 2015 11:13
Une toxine met les bactéries en mode « veille »

Des scientifiques du biocentre de l’Université de Bâle ont découvert comment les bactéries passent en mode « veille » au moyen d’une toxine spécifique. Les chercheurs décrivent le mode d’action exact de toxines appartenant au groupe des protéines FIC.

Ils ont pu montrer que les toxines FIC modifient deux topoisomérases, qui donnent à l’ADN bactérien sa forme torsadée et contrôlent sa structure spatiale. Sous l’action des nouvelles toxines, leur activité est complètement arrêtée.

« On peut se représenter cela en imaginant que les toxines FIC coupent le courant aux topoisomérases », explique l’auteur principal, Alexander Harms. Cela conduit rapidement à des changements énormes dans la topologie de l’ADN cellulaire, ce qui fait passer les bactéries dans une sorte de mode « veille ».

Les protéines FIC ont un large spectre d’activités moléculaires. À ce jour, les recherches ont porté principalement sur l’action des protéines FIC lorsqu’elles sont injectées en tant que facteurs de virulence par des bactéries pathogènes dans les cellules hôtes. Dans cette étude, les chercheurs montrent pour la première fois comment les protéines FIC continuent à agir au sein des cellules bactériennes.

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ÉDULCORANTS

Les fausses promesses des édulcorants Imounachen Zitouni - 27 août 2015 17:19
Les fausses promesses des édulcorants

L'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments, de l'environnement et du travail (Anses) étudie l’intérêt des édulcorants sur la santé depuis quelques mois en compilant les milliers de travaux scientifiques parus sur le sujet.

Si les études ne manquent pas, elles sont souvent incomplètes. Soit parce qu'elles se limitent à une frange particulière de la population, soit parce qu'elles ne portent que sur des familles spécifiques d'édulcorants. «Au-delà des études épidémiologiques, nous nous sommes donc aussi intéressés aux mécanismes biologiques sous-jacents. Mais c'est un travail de longue haleine», précise le Pr Margaritis, responsable de l'unité de nutrition de l'Anses.

De son côté, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) s'est penchée en 2011 sur le bien-fondé des allégations santé des édulcorants. Elle a constaté que leur consommation à la place des sucres entraîne bien une augmentation moindre de la glycémie après les repas, mais rien de plus. Les experts de l'Efsa n'ont pas trouvé de relation de cause à effet claire pour justifier les affirmations selon lesquelles les édulcorants intenses permettraient de maintenir ou d'atteindre un poids corporel normal.

Une étude menée auprès de 23 000 Américains et dont les conclusions ont été publiées en janvier dernier dans l'American Journal of Public Health va même jusqu'à affirmer l'inverse. Particulièrement en ce qui concerne les boissons «lights»: les personnes qui en boivent régulièrement ne réduisent pas leurs apports caloriques totaux car elles compensent alors le déficit en sucre par une augmentation de leur prise alimentaire.

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ROCHE

La France force la main de Roche sur l’Avastin Imounachen Zitouni - 27 août 2015 17:15
La France force la main de Roche sur l’Avastin

Le ministère français de la santé a autorisé, jeudi 27 août, par un arrêté, le remboursement de l’Avastin dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Or le géant suisse Roche conteste cette utilisation, arguant que l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de sa molécule – comme anticancéreux – ne permet pas cet usage et qu’il existe deux médicaments pour traiter la DMLA. Le principal est le Lucentis, un autre produit mis au point par Roche, mais commercialisé en Europe depuis 2007 par le laboratoire suisse Novartis. Son principe actif, qui doit être injecté dans l’œil du patient, est proche de celui de l’Avastin, mais son coût est dix à trente fois plus élevé. Un autre produit dispose d’une AMM européenne depuis 2012, l’Eylea (Bayer).

Selon l’arrêté, l’injection de l’Avastin sera facturée 10 euros, soit presque 80 fois moins que celle du Lucentis. Les médecins pourront prescrire l’Avastin à la place du Lucentis à partir du 1er septembre, date de l’entrée en vigueur de la RTU.

Etablie pour une durée de trois ans, la RTU de l’Avastin sera renouvelée « en fonction des données d’efficacité et de sécurité qui seront issues du suivi des patients », précise l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Dans le cadre d’une RTU classique, cette surveillance incombe au fabricant, mais, dans ce cas, Roche a indiqué qu’il ne souhaitait pas s’en charger. Le laboratoire craint d’être mis en cause en cas de problème. « Roche ne saurait voir sa responsabilité engagée à quelque titre que ce soit du fait de l’utilisation de l’Avastin en traitement de la DMLA », a-t-il expliqué dans un courrier adressé à l’ANSM en janvier. Il a déposé deux requêtes devant le Conseil d’Etat : l’une de référé pour obtenir la suspension de la RTU au 1er septembre, l’autre au fonds, pour l’annuler.

La situation est inédite. « C’est la première fois qu’une RTU est mise en place sans l’accord de la firme », relève Dominique Martin, le directeur général de l’ANSM, en rappelant que toutes les données analysées lors de l’instruction du dossier confirment que l’efficacité des deux médicaments est comparable et qu’il n’existe aucun sur-risque avec l’Avastin.

En 2014, Roche a réalisé 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) de chiffre d’affaires grâce aux Lucentis, et Novartis, 2,4 milliards de dollars de ventes. Cette affaire pourrait leur coûter d’autant plus cher que l’Autorité de la concurrence française les soupçonne « d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la commercialisation des traitements de la DMLA ». En avril 2014, elle a mené des perquisitions aux sièges des deux groupes en France, et le dossier est toujours en instruction.

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ELECTROSENSIBILTÉ

L'électrosensibilité reconnue comme handicap en France Imounachen Zitouni - 26 août 2015 19:07
L'électrosensibilité reconnue comme handicap en France

Début juillet, un jugement du Tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse confirme, expertise médicale à l'appui, que Marine Richard, la plaignante, souffre d'un handicap grave dû à l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques et lui accorde en conséquence le droit à une allocation pour adulte handicapé.

Le jugement évoque un syndrome dont «la description des signes cliniques est irréfutable». Il évalue la déficience fonctionnelle de la plaignante à 85% et estime qu'elle ne peut pas travailler. Il lui accorde le droit à une allocation de 800 euros par mois pour trois ans, éventuellement renouvelable.

L'hypersensibilité aux ondes magnétiques se traduit par des maux de tête, des picotements, des troubles du sommeil, des symptômes divers, transitoires et communs à de nombreuses affections. Ceux qui se déclarent «hypersensibles» citent souvent les antennes-relais, portables, téléphones sans fil ou wifi comme causes directes de leurs maux.

«C'est une percée», a déclaré Marine Richard, 39 ans qui vit dans la précarité. Cette ancienne dramaturge et réalisatrice de documentaires radio de Marseille vit aujourd'hui de l'aide de sa famille, recluse dans les montagnes de l'Ariège en raison de ses troubles, dans une ancienne grange retapée, sans électricité ni route, avec l'eau d'une source et deux mètres de neige en hiver. «On est obligé de se désocialiser et du coup on n'apparaît plus dans l'espace public», confie-t-elle à l'AFP. Marine Richard dit avoir contracté plus de 50.000 euros de frais et estime que l'allocation promise «ne couvre même pas (ses) traitements».

Le phénomène serait plus répandu qu'on ne le croit, affirme Marine Richard, citant une autre association militante, Next-up, qui a recensé jusqu'à 70.000 cas de personnes électrosensibles à des niveaux variables en France.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu en 2005 que l'électrosensibilité était «caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d'un individu à l'autre» et «ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable». Mais il n'existe ni critères diagnostiques clairs, ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques, ajoute l'étude de l'OMS.

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Autres articles

Le risque d’avoir un cancer de la prostate dépend de l’ethnie

L’augmentation de l’incidence du diagnostic de cancer de la prostate  constatée ces  25 dernières années peut être attribuée à l'utilisation largement répandue du dosage du PSA (Prostatic Specific Antigen). Pour en savoir plus, une équipe londonienne a analysé les données nationales sur les diagnostics du cancer prostatique entre 2008 et 2010. Sachant qu'au Royaume-Uni, un homme a au cours de sa vie 1 risque sur 8 de se voir diagnostiquer un cancer de la prostate, les auteurs avaient pour objectif de déterminer si ce risque était réellement différent entre les ethnies et si cela se traduisait aussi par une différence du risque de décès. Les données confirment ce que les précédents travaux avaient suggéré, à savoir que les hommes noirs ont deux fois plus de risque d'avoir un diagnostic de cancer prostatique que les hommes blancs (1 sur 4 vs 1 sur 8). Pour les Asiatiques, le risque est en revanche nettement réduit par rapport aux Blancs (1 sur 13). Ces proportions se retrouvent sur le risque de décès par cancer. En effet, les ratios par ethnie sont sensiblement identiques, ce qui signifie qu'une fois qu'un patient est diagnostiqué avec un cancer de la prostate, il a le même risque de décès, quelque soit son origine (1 sur 3). Ceci peut être interprété comme le fait que le cancer n'est pas plus agressif chez les uns ou les autres et signifier qu'il n'existe pas de biais de détection et/ou de traitement entre les différents groupes.  

Imounachen Zitouni - 26 août 2015 18:59
Maladie d'Alzheimer : neuf facteurs de risque identifiés

Avec ses collègues de l'université de Qingdao en Chine, le Pr Wei Xu, neurologue du Centre sur la mémoire et l'âge de l'université de Californie, à San Francisco a regroupé et analysé 351 études publiées entre 1968 et 2014 pour aboutir à neuf facteurs de risque de maladie de démence, type maladie d'Alzheimer. Ces facteurs sont : l’obésité, le tabagisme, l’athérosclérose des artères carotides (du cou), le diabète de type 2, le faible niveau d'éducation, la dépression, l’hypertension artérielle, le taux d'homocystéine élevé dans le sang et la fragilité générale. L'intérêt de ce travail publié le 20 août dans le Journal of Neurology Neurosurgery & Psychiatry est d'avoir soustrait mathématiquement de cette masse neuf critères qui seraient, à eux seuls, responsables des deux tiers du risque de démence. Pour le Pr Bruno Dubois, chef du service des maladies cognitives et comportementales à La Pitié Salpêtrière (Paris), il faut distinguer la maladie d'Alzheimer des autres causes de démence: «La démence est un syndrome qui résulte de plusieurs causes (vasculaires, nutritionnelles, endocriniennes…) et si on agit sur ces facteurs on va faire régresser la fréquence de la démence. C'est plus compliqué pour la maladie d'Alzheimer qui est une démence dégénérative, mais on peut penser que ces facteurs de risque agissent aussi soit directement soit indirectement sur l'expression de la maladie.» L'étude du Pr Xu sur les démences souligne le poids de certains facteurs de risque déjà clairement identifiés sur le plan cardiovasculaire. Lutter contre l'hypertension artérielle, l'obésité ou le tabagisme ne peut pas faire de mal à la santé. Le seul paradoxe serait qu'en augmentant l'espérance de vie on favorise l'apparition de maladies liées à l'âge, comme les cancers ou l'ostéoporose. En intervenant sur les facteurs de risque cardiovasculaire, l'idée ne serait pas d'éviter la maladie d'Alzheimer mais de retarder l'apparition des symptômes… Et pourquoi pas jusqu'à la mort. Le bénéfice serait double, d'abord pour le patient qui éloignerait le handicap induit par la maladie, ensuite pour la société car le coût de la prise en charge est lourd. «Même si on ne joue probablement pas sur la physiopathologie de la maladie elle-même, explique le Pr Dubois, il y a un intérêt à retarder l'apparition des symptômes.»

Imounachen Zitouni - 25 août 2015 18:15
La vitamine D réduirait le risque de chutes chez les personnes âgées

Une étude pilote américaine publiée dans la revue « Journal of the American Geriatrics Society », a révélé que des suppléments de vitamine D pourraient jouer un rôle clé dans le maintien de l’intégrité et la force musculaires et réduire ainsi le risque de chutes chez les personnes âgées. Les chercheurs ont réalisé un essai randomisé en simple aveugle auprès de 68 personnes âgées qui recevaient leurs repas à partir d’un programme de repas à domicile, Meals-on-Wheels. Sur une période de 5 mois, la moitié des participants ont reçu un supplément mensuel de vitamine D de 100 000 UI et l’autre moitié, un placebo. Au début de l’étude, plus de la moitié des participants avaient une concentration insuffisante en vitamine D, inférieure à 20 ng/ml dans le sang, et moins d’un quart des participants avaient une concentration optimale de 30 ng/ml ou plus. La supplémentation en vitamine D a conduit à une concentration suffisante chez 33 des 34 participants, et un taux optimal pour 29 des 34 participants. En outre, les personnes qui avaient reçu de la vitamine D ont déclaré environ moitié moins de chutes par rapport à celles du groupe contrôle. « Même si ces premiers résultats sont encourageants, nous devons les confirmer dans le cadre d’un essai à plus grande échelle », explique Mme Houston, l’auteure principale de l’étude. Un essai clinique est actuellement en cours pour déterminer comment la vitamine D influe sur les facteurs de risque de chutes, comme l’équilibre et la force musculaire.

Imounachen Zitouni - 25 août 2015 18:05
Agir : c'est maintenant ou jamais !

Halte à la critique facile et à la victimisation ! À bas les donneurs de leçons ! L’heure de vérité a sonné, et le temps de l’action est arrivé. Le 31 août, tous les pharmaciens d’officine du royaume seront appelés à décider de l’avenir de leur profession. Ils seront invités à élire leurs représentants au sein des conseils régionaux. Très longtemps attendu par les pharmaciens, le vote physique exclusif  est enfin devenu une réalité. Le ministère de la santé s’était engagé dans ce sens et il a tenu parole. Aujourd’hui, la balle est dans notre camp. Nous devons veiller à ce que ces élections, au delà de leurs résultats, soient  porteuses de sens et pourvoyeuses de messages. Les élections n’ont de sens que si les candidats sont irréprochables sur le plan de l’éthique et de la déontologie. Elles n’ont de sens également que si la concurrence entre les différents candidats est loyale et que le choix des candidats est fait sur la base de leurs compétences et de leur exemplarité. Concernant les signaux envoyés, une forte mobilisation sera très riche en terme de messages. D’un coté, elle réconfortera le futur conseil de l’ordre dans les actions qu’il aura à accomplir en lui donnant une plus grande légitimité.  D’un autre coté, cela rappellera à tous nos représentants que nous nous interessons de très près à l'avenir de notre profession. En votant massivement, nous ferons aussi preuve de maturité et de sagesse. Car après le nombre incalculable de réquisitoires tenus contre les élections par correspondance, une faible participation à ces élections discréditerait définitivement les pharmaciens que nous sommes. Elle porterait atteinte à notre image auprès des responsables politiques et auprès de tous les intervenants du secteur de la santé. Une forte mobilisation sera, enfin, le meilleur rempart contre le vote clanique car elle aura le mérite de le diluer, ce qui le rendra minoritaire et tendra à équilibrer les chances de tous les candidats. Le 31 août, soyons à la hauteur de notre noble profession. Soyons au rendez-vous. Même ceux qui estiment que les candidats à l’élection ne siéent pas à leurs aspirations, doivent tout de même voter. Car à défaut de voter pour ceux qu’ils considèrent les meilleurs, ils pourraient au moins faire le choix des « moins mauvais ». Enfin, quels que soient les choix des électeurs, et quels que soient les heureux élus et leurs « appartenances », nous devons toujours rester unis sous le socle suprême de l’intérêt de la profession. Le grand gagnant de ces élections doit être, d’abord et avant tout, la pharmacie d’officine.   Pour en savoir plus sur les élections, vous pouvez consulter notre dossier élection : lien Consulter Pharmanews 305 : lien

Zitouni IMOUNACHEN - 25 août 2015 09:29
Cigarette électronique : la polémique continue

Une étude réalisée par Public Health England, un organisme dépendant du Ministère de la Santé de Grande-Bretagne, a conclu que l’utilisation de la cigarette électronique était à "95% moins dangereuse" pour la santé que la consommation de tabac. L'institution avance également que la faible consommation de nicotine pour "les vapoteurs passifs" ne comportait aucun risque et caractérise l'objet comme un appareil efficace pour une personne désireuse de se sevrer. C’est la première fois qu'un organisme public se montre favorable à l'utilisation de la cigarette électronique depuis son arrivée sur le marché. Ces résultats vont donc à l'encontre des restrictions de l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) qui préconisait l'interdiction de la cigarette électronique aux mineurs et aux femmes enceintes. En Grande-Bretagne, l'utilisation de la cigarette électronique est très repandue. Un adulte sur 20 l'utiliserait, dont 60% de fumeurs actuels et 40% d’anciens fumeurs. Mais Sally Davies, responsable de la santé au sein du gouvernement britannique estime qu'"il y a toujours un manque de preuves sur les effets à long terme de la cigarette électronique […] Je veux que ces produits soient insérés dans le secteur médical pour augmenter la sécurité, la qualité et l'efficacité des produits dans un but de sevrage tabagique", a-t-elle précisé. Jane Elison, la ministre de la santé britannique, s'est quant à elle prononcée en faveur de l'interdiction pour les mineurs de l'utiliser. Une interdiction qui est déjà effective en France.    

Imounachen Zitouni - 24 août 2015 21:38
Le chewing-gum sans sucre, aussi efficace que le fil dentaire

Selon une étude publiée dans la revue Plos One et menée par des chercheurs de l'université de Groningen (Pays-Bas), mâcher un chewing-gum pendant 10 minutes éliminerait jusqu’à 100 millions de bactéries. Il serait donc aussi efficace qu’un fil dentaire pour déloger les bactéries récalcitrantes. Les chercheurs ont demandé à cinq participants âgés de 27 à 56 ans (1 homme et 4 femmes) de mâcher deux types de chewing-gum à la menthe sur des durées allant de 30 secondes à un peu plus de 10 minutes. Puis ils ont observé les bactéries contenues dans les chewing-gums mâchés à l'aide de la "microscopie électronique à balayage". Ils ont constaté qu'un chewing-gum mâché pendant 10 minutes a la capacité de capturer jusqu'à 100 millions de bactéries. Celles-ci proviennent des dents, de la salive ou d'autres milieux microbiens. Selon l’étude, seuls les chewing-gums sans sucre présenteraient la qualité de capturer les bactéries, car le sucre a le défaut de nourrir les bactéries et ainsi de les faire proliférer. De plus, au-delà de 10 minutes, le chewing-gum ne retient plus les bactéries qui retournent alors dans la bouche. 

Imounachen Zitouni - 24 août 2015 21:34
Un cerveau miniature a été produit en laboratoire

Lors d'une conférence en Floride (Etats-Unis), des chercheurs américains ont révélé avoir produit un mini-cerveau humain dans un laboratoire. Celui ci serait le plus complet à ce jour. Cette avancée pourrait potentiellement faire avancer la recherche sur des maladies neurologiques comme Alzheimer "Non seulement il ressemble à un cerveau développé mais ses différents types de cellules expriment quasiment tous les gènes, (qu'expriment) celles d'un cerveau", affirme Rene Anand, professeur de chimie biologique à l'Université de l'Etat d'Ohio qui a mené ces travaux. Il précise que ce cerveau cultivé in vitro, de la taille d'une gomme de crayon à papier, présente une structure du cerveau d'un foetus de cinq semaines avec des types multiples de cellules, toutes les principales régions cérébrales et une moelle épinière. Mais il ne possède pas de système de vascularisation. Ces chercheurs espèrent que leurs travaux permettront de tester plus facilement et éthiquement les effets de traitements expérimentaux sur le cerveau au moment où la recherche médicale se mobilise pour trouver des traitements pour des maladies cérébrales aujourd'hui incurables, poursuit le communiqué.

Imounachen Zitouni - 21 août 2015 18:03
Sexualité des chauves: le vrai du faux

Contre l’alopécie et ses atteintes à l’image, à l’estime de soi, à la confiance en soi, une rumeur circule, consolante : les chauves sont plus chauds. Selon Alfred Mannes, chercheur à l’Université de Pennsylvanie, les chauves sont jugés plus virils, plus grands, et plus forts que les chevelus. Après avoir montré à une soixantaine de participants des photos de messieurs plus ou moins dégarnis, ce sont les chauves qui ont été perçus comme des « leaders naturels » coiffant les chevelus au poteau. Le chercheur américain a aussi apporté la preuve par Photoshop de la suprématie des chauves : en retouchant les photos de quatre hommes, à différents stades de système capillaire. Là encore, ce sont les hommes qui ont la boule à zéro qui ont été jugés les plus grands et les plus forts, avec un score moyen de 13% plus élevé – s’agissant des mêmes visages, seulement différenciés par le pinceau du logiciel de retouche. (Social and psychological science, juillet 2012). Seulement, cette réputation d’une prime à la virilité chez les chauves n’est nullement fondée scientifiquement, assure une revue de littérature publiée par un chercheur de l’INRA, Yves Combarnous (La Recherche n° 387, juin 2005) : la chute des cheveux n’est pas en effet liée à la concentration plasmatique de testostérone, elle est activée par la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone DHT ; c’est cette capacité des follicules pileux à transformer la testostérone en DHT qui fait qu’un homme va devenir chauve. Rien à voir donc avec sa virilité, ses capacités d’érection, ni sa libido, la réputation de chaleur du dégarni est usurpée. « Il faut distinguer l’effet de mode de la réalité sexologique, analyse le Dr Jacques Waynberg, cofondateur de la Société française de sexologie clinique. Il y a une mode de la calvitie considérée comme un attribut de sex-appeal, telle qu’elle que nous voyons proliférer les faux chauves, qui se rasent intégralement la tête, et même des femmes s’affichent aujourd’hui avec la boule à zéro, objectivement elles se disgracient pour bénéficier de l’engouement ambiant autour du crâne nu, du crâne dénudé. » « Mais la pratique de la clinique sexologique nous montre que, quand bien même il y aurait une corrélation entre le taux d’androgène et la calvitie, cela ne se traduit pas nécessairement par un comportement sexuel qui serait plus ardent chez le chauve que chez le chevelu. En réalité, aucun bonus n’est vérifié, la performance sexuelle n’est en aucun cas corrélée au système capillaire. »

Imounachen Zitouni - 21 août 2015 18:01
Les listes des candidats aux conseils de l’ordre enfin révélées

Les listes provisoires des candidats aux élections des deux conseils régionaux des pharmaciens d’officine ont été publiées le 19 août 2015 au site Internet du ministère de la santé. Ces deux listes sont issues des dossiers de demande de candidatures envoyés ou déposés par les pharmaciens désireux de présenter leurs candidatures et ayant respecté la date buttoir qui a été fixée au 15 août 2015 à minuit. D’après le site web du ministère de la santé les listes définitives ne seront publiées que le 27 août 2015, soit 5 jours seulement avant la tenue des élections.  Par ailleurs, un communiqué de presse a été également publié le même jour par le ministère de la santé. Ce texte rappelle aux pharmacien la liste des 22 bureaux de vote retenus à travers tout le Royaume. (Lien) En examinant les listes publiées, on s’aperçoit que le pourcentage des pharmaciennes candidates ne dépasse pas 13,5% quant au nombre total des candidats il est de 133 (CRPON : 67, CRPOS : 66).  Deux villes se démarquent nettement des autres villes, à savoir la ville de Salé qui comptabilise  le plus grand nombre de candidats  au Nord (12) et la ville de Casablanca qui présente le plus grand nombre de candidats au Sud (15 candidats).   Malgré les nombreuses difficultés, les membres de la Commission Spéciale Provisoire ont fourni beaucoup d’efforts pour respecter les délais  arrêtés par voie légale. Malheureusement, le temps est jugé insuffisant par beaucoup de candidats. La durée des campagnes éléctorales écourtée pourrait impacter négativement le taux de participation aux élections ordinales, d'autant plus que beaucoup de pharmaciens non adeptes d’Internet risquent de ne pas être suffisamment informés. Mais, comme il s’agit d’une situation exceptionnelle avec des conseils dissouts, toutes les bonnes volontés ne pourraient nous mettre à l'abri d'eventuels imprévus.   Tout en souhaitant bonne chance à tous les candidats, notre comité espère vivement que les pharmaciens, toutes tendances confondues, fassent preuve de beaucoup de sagesse pour passer ce cap difficile et permettre aux conseils régionaux et au conseil national de renouer avec un fonctionnement normal.  Liste des candidats aux élections du CRPON classés par ville : Lien Liste des candidats aux élections du CRPOS classés par ville : lien

Abderrahim Derraji , Docteur en pharmacie - 20 août 2015 12:04
Cancer : un tatouage induit en erreur les oncologues

Une jeune femme de 32 ans prise en charge dans à l'hôpital d'Irvine en Californie pour un cancer de l'utérus a été victime d’une erreur de diagnostic qui lui a coutée l’ablation de pas moins de 40 ganglions lymphatiques soupçonnés d'abriter des cellules cancéreuses ayant migré de la tumeur initiale. La revue Obstetrics & Gynecology , qui a publié ce cas clinique, rappelle que c'est lors d'un examen de suivi par PET-Scan que l'erreur a été commise. Le PET Scan, aussi appelé tomographie par émissions de positrons, consiste à injecter dans le corps un produit très légèrement radioactif (un isotope) qui vient se fixer sur les tumeurs et/ou les métastases, rendant visibles ces dernières à l'imagerie. C'est à ce moment que les médecins ont remarqué deux marques suspectes de 2 centimètres de diamètre au niveau du bas ventre de la jeune femme. Une zone où se situent des ganglions lymphatiques. Sur le moment, les médecins en sont donc persuadés : ces marques sont le signe d'une migration des cellules cancéreuses, prémisse d'un cancer métastatique. Ils décident alors d'opérer. Mais l'analyse a posteriori des ganglions retirés révèle que les marques repérées étaient en fait des particules d'encre d'un des tatouages que la jeune femme porte aux jambes. Des particules d'encre qui avaient migré jusqu'aux ganglions en passant par les vaisseaux lymphatiques. "Dans le cas de tatouages permanents, les pigments colorés peuvent migrer via les vaisseaux lymphatiques jusque dans les ganglions. Même après l'effacement du tatouage au laser', les pigments peuvent subsister en profondeur", explique le Dr Ramez Eskander, l'oncologue qui a suivi la jeune femme. Cette erreur n'a heureusement pas eu de répercussions significatives sur l'état de la patiente dont le cancer de l'utérus n'était heureusement pas métastatique. Et, si cette mauvaise appréciation du PET Scan aurait probablement pu être évitée en réalisant une biopsie, elle a au moins eu le mérite de pointer un effet méconnu des tatouages. "Il est essentiel que les patients tatoués avertissent les médecins avant même le début d'un traitement, pour éviter les méprises de ce genre", conclut ainsi le Dr Ramez Eskander.

Imounachen Zitouni - 20 août 2015 13:34

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