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MÉLANOME

Grains de beauté : comment les surveiller Imounachen Zitouni - 27 mai 2016 10:36
Grains de beauté : comment les surveiller

Le grain de beauté est un nævus. Constitué d'un amas anormal de cellules, le nævus correspond donc à la définition d'une tumeur. Une tumeur bénigne mais parfois susceptible d'évoluer en tumeur maligne: le mélanome.

Si la plupart des grains de beauté sont et resteront bénins, la transformation d'un grain de beauté préexistant en mélanome représente toutefois 20 % des cas. Il faut donc surveiller leur évolution… mais aussi traquer l'apparition de toute nouvelle tache, puisque 80 % des mélanomes se forment là où auparavant il n'y avait rien. C'est tout l'intérêt de l'auto-examen.

Reste que l'efficacité de l'auto-examen dépend de l'étude méthodique de toutes les zones du corps, de face, de dos, y compris aisselles, plantes des pieds, paumes des mains, ongles, lèvres, parties génitales, cuir chevelu (seule zone à ne pouvoir être examinée soi-même)… La mémoire pouvant flancher et la profusion de taches de rousseur compliquer la traque, l'idéal est de photographier sa peau par parcelles, dater l'état des lieux (une photo pour la vie) et s'y référer lors de l'auto-examen, que les spécialistes recommandent d'effectuer trois à quatre fois par an. On multiplie ainsi les chances de ne pas passer à côté d'une nouvelle lésion. Car c'est avant tout cela qui importe. La fameuse méthode ABCDE visant à alerter sur des lésions suspectes est certes intéressante, «mais si les critères de détection sont remplis, cela signifie que le mélanome est déjà évident», souligne le Dr Boitier.

Selon cette méthode, sont considérées suspectes les lésions Asymétriques (pas rondes), aux Bords irréguliers ou dentelés, dont la Couleur n'est pas homogène (intègre du brun, du noir…), au Diamètre supérieur à 6 mm et/ou dont l'Evolutivité est perceptible (changement de couleur, de texture, augmentation en surface, en volume, saignements spontanés, démangeaisons). Dans cet abécédaire, c'est la lettre E qui doit retenir l'attention. «Dès qu'il y a un changement, dans le doute, il faut consulter», martèle Françoise Boitier.

 

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SANOFI

Association d’insuline glargine et de lixisénatide : Sanofi obtient un avis favorable d’un Comité de la FDA Imounachen Zitouni - 27 mai 2016 10:31
Association d’insuline glargine et de lixisénatide : Sanofi obtient un avis favorable d’un Comité de la FDA

Le Comité consultatif de la FDA a recommandé l’approbation des demandes de nouveaux médicaments (NDA) concernant l’association expérimentale à dose fixe d’insuline glargine basale 100 unités/ml et de lixisénatide (un agoniste des récepteurs GLP-1)  pour le traitement du diabète de type 2 de l’adulte.

« Le panel composé de 15 membres a voté par 12 voix contre 2 (1 membre n’a pas voté en raison d’un déplacement) en faveur de l’approbation de l’association à dose fixe d’insuline glargine basale 100 unités/ml et de lixisénatide », indique Sanofi dans un communiqué.

« La combinaison des effets thérapeutiques complémentaires de l’insuline glargine sur la glycémie plasmatique à jeun et de lixisénatide sur la glycémie postprandiale et leur effet conjugué sur la réduction du taux d’HbA1c pourront permettre de répondre à certains des besoins non satisfaits des adultes atteints de diabète de type 2 qui envisagent débuter une insulinothérapie ou son intensification. Nous sommes impatients de continuer de collaborer avec la FDA dans le cadre de l’examen de ces demandes d’approbation de nouveaux médicaments. », a notamment déclaré Elias Zerhouni, Président Monde, R&D, de Sanofi.

Les demandes d’approbation de lixisénatide et de l’association à dose fixe d’insuline glargine 100 unités/ml et de lixisénatide (un agoniste des récepteurs du GLP-1) sont actuellement examinées par la FDA dont les décisions sont attendues respectivement en juillet et en août 2016.

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IMMUNITÉ

Comment l’intestin influence le système immunitaire Imounachen Zitouni - 26 mai 2016 11:05
Comment l’intestin influence le système immunitaire

Une équipe internationale de chercheurs sous la direction de l’Institut de la médecine et des sciences de la vie (Life and Medical Sciences Institute, LIMES) et le cluster d’excellence ImmunoSensation à l’Université de Bonn ont démontré comment les composants nutritionnels et les facteurs environnementaux influencent le système immunitaire par le biais de l’intestin. Selon eux, le récepteur Ah et son répresseur jouent un rôle crucial dans ce processus.

« L’intestin assure un rôle de barrière important afin d’empêcher autant que possible que les organismes et les substances nuisibles ne s’emparent de ce bastion », explique la responsable de l’étude Irmgard Foerster. Dans ce processus, le récepteur Ah (récepteur aryl hydrocarbone) et le répresseur du récepteur Ah jouent un rôle important. On ignorait jusqu’à présent comment le récepteur fonctionnait réellement.

Dans un essai mené sur des souris, les scientifiques ont remplacé le gène du répresseur du récepteur Ah par une protéine fluorescente verte. « Lorsque le gène du répresseur du récepteur Ah devenait actif, la protéine fluorescente émettait une lumière », déclare Oliver Schanz, l’un des principaux auteurs de l’étude. Les résultats ont montré que le répresseur était particulièrement actif lorsque le récepteur Ah fonctionnait à son niveau maximal. « Les données montrent que pour une réponse immunitaire équilibrée, le récepteur et son suppresseur sont tous deux nécessaires », explique Mme Foerster.

Lorsque les chercheurs ont désactivé le gène répresseur du récepteur Ah chez les souris, les animaux étaient protégés contre la survenue d’un choc septique. En revanche, le dysfonctionnement du répresseur ainsi que du récepteur a entraîné une sensibilité accrue à la maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Les deux antagonistes affectent la production de substances immunostimulantes comme l’interleukine-1 bêta ou l’interféron gamma. « Une réponse immunitaire adéquate n’est déclenchée que si le récepteur Ah et son répresseur sont en situation d’équilibre », a affirmé le co-auteur Heike Weighardt.

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OMS

L'OMS est en mutation Imounachen Zitouni - 26 mai 2016 11:02
L'OMS est en mutation

L'Organisation mondiale de la santé est une institution (ou agence) spécialisée des Nations unies qui a été créée en 1948. Son objectif principal est d'augmenter le niveau de santé dans les différents pays membres.

Contrairement aux autres agences de l'ONU, l'OMS «dispose d'une indépendance administrative avec le développement de ses propres organes, mais également financière avec son propre budget», explique Florian Kastler chercheur à l'Institut Droit et Santé de l'Université Paris Descartes.

À ses débuts, l'agence possédait environ 5 millions de dollars de budget. Pour les années 2016 et 2017, il s'élève à 4,4 milliards de dollars. Vingt pour cent (880 millions) sont fournis par les Etats, sous forme de cotisations. Le reste vient de «contributions volontaires» qui peuvent être versées par les Etats eux-mêmes en donnant un supplément ou par des associations partenaires. Parmi elles, se trouvent la Bill & Melinda Gates Foundation, qui donne très régulièrement plusieurs centaines de millions de dollars. C'est aujourd'hui le premier financeur de l'OMS devant les États-Unis.

L'OMS a récemment été au cœur de plusieurs polémiques. La plus récente porte sur sa gestion de l'épidémie d'Ebola. L'institution avait attendu le 8 août 2014 pour statuer sur l'urgence de santé publique mondiale que représentait la progression de la maladie, presque cinq mois après la déclaration d'épidémie faite le 22 mars 2014 par le ministère guinéen de la Santé. L'ONG Médecins sans frontières avait déployé des hommes sur place dès le 31 mars.

Depuis, Margaret Chan souhaite faire savoir qu'elle a appris de ces erreurs, admettant que les acteurs de l'OMS ont été «trop lents à voir ce qui se déroulait devant eux». Elle a proposé d'alléger l'administration et le traitement des données reçues par les différents Etats pour accélérer leur capacité de réaction. Mais même mobilisée, l'agence ne peut rien faire de plus qu'assister le personnel envoyé sur place par les Etats et les autres ONG, en leur transmettant des médicaments et du matériel stérile. En effet, l'agence ne dispose d'aucune équipe médicale d'intervention.

En réponse, un corps médical d'urgence, a été créé en février dernier en Europe. Cependant, pour le moment, seule une poignée de pays, dont la France, ont mobilisé de personnel et du matériel. Ce sera le rôle du prochain directeur général, en 2017, de porter à terme ce projet qui permettra à l'OMS d'accroître son efficacité. «Encore faut-il que cela fasse partie des ambitions des futurs candidats», s'inquiète Florian Kastler.

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VACCINS

Vaccins : éternel problème de ruptures ! Imounachen Zitouni - 25 mai 2016 09:34
Vaccins : éternel problème de ruptures !

 

Après une période de rupture de plusieurs semaines, l’Institut Pasteur a reçu, lundi 16 mai, des lots du vaccin anti-méningoccique. L’importation des Etats-Unis de ces lots permettra de répondre à la forte demande précédant les départs pour la Omra de Ramadan. Il est à rappeler que ce vaccin n’était obligatoire que pour le haj, mais cette année les autorités saoudiennes l’exigent également pour les personnes qui se rendent à la Omra.

Ces lots ne résolvent pas le problème récurrent de l’indisponibilité de certains médicaments et en particulier des vaccins, mais vont permettre de parer au plus pressé.

L’indisponibilité des vaccins est une fois encore dénoncée par les pharmaciens d’officines qui soulignent que «les ruptures de stocks de manière générale perturbent le marché qui est déjà en difficulté. Et souvent, ces ruptures ne sont pas précédées d’une alerte du ministère de la santé comme cela se passe dans différents pays».

Outre le vaccin anti-méningoccique, les pharmaciens signalent l’indisponibilité des vaccins contre les hépatites A et B et le pneumocoque. Des vaccins essentiels dans le programme de vaccination des enfants. «Le pneumocoque est incontournable pour le nourrisson. Aujourd’hui, nous avons des difficultés à le trouver. Le ministère de la santé doit procéder à une veille régulière du marché afin de parer aux ruptures de stocks», déclare un pédiatre de Casablanca. Le ministère de la santé rappelle que les ruptures de stocks pour les vaccins sont mondiales et ne concernent pas uniquement le Maroc.

Selon les responsables de l’Institut Pasteur, «les choses devraient rentrer dans l’ordre car les ruptures sont très fréquentes au niveau des laboratoires qui sont très vigilants sur la qualité des vaccins».

Les pédiatres n’ignorent pas ces facteurs, mais restent critiques sur la gestion des stocks. Car, quand bien même le problème serait mondial, il faudrait que le secteur programme ses achats afin de se prémunir contre des ruptures soudaines et parfois longues car médicalement le bénéfice de la vaccination est remis en cause si les rappels ne sont pas effectués à temps, explique en substance un médecin.

 

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Autres articles

Le surpoids diminue la mortalité du cancer colorectal

Une étude publiée dans le « Journal of American Medical Association Oncology » (JAMA Oncology), a révélé que les personnes en surpoids (IMC compris entre 28 et 30) atteintes d’un cancer colorectal ont un risque de mortalité réduit de 55 % par rapport aux personnes de poids faible (IMC < 18,5), normal (IMC de 18,5 à 23) ou obèses (IMC > 35). Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 3 400 sujets atteints de cancer colorectal entre 2006 et 2011 et qui ont également été opérés. Les chercheurs ont évalué le risque de mortalité selon leur poids au moment du diagnostic et 15 mois plus tard. Après ajustement (selon le niveau socio-économique, la sévérité de la maladie, les traitements suivis, etc.), l’analyse a confirmé que la mortalité suivait une courbe en U selon l’IMC, la mortalité la plus basse étant observée pour un IMC de 28. Les auteurs concluent donc qu’il ne faut pas rechercher une perte de poids chez des sujets en surpoids chez qui l’on a diagnostiqué un cancer colorectal.  

Imounachen Zitouni - 25 mai 2016 09:31
Publication de la convention relative au tiers payant

La conventions du tiers payant liant les pharmaciens aux caisses d'assurances maladies a été publié au Bulletin Officiel  le mardi 19 mai 2006. Par conséquent, cette conventions deviendra effective le 19 juillet 2016. Cette convention va permettre aux malades soufrants de pathologies lourdes de ne pas avancer les frais relatifs à l'achat des 86 médicaments défini par la dite convention. Pour consulter cette publication : lien  Pour en savoir plus sur la convention : lien

Rédaction - 24 mai 2016 19:24
Le fluor, ami ou ennemi pour les dents ?

Lorsqu'un enfant ingère du fluor (apport par voie systémique), cet oligo-élément est capable de s'incorporer à l'émail de ses dents en formation, enfouies sous ses gencives, le rendant plus résistant aux caries. À l'inverse, s'il en absorbe trop, la formation de l'émail se trouve altérée: les dents sortent alors avec un émail poreux. Des lignes de déminéralisation blanchâtres qui peuvent se colorer secondairement en brun apparaissent. «C'est la fluorose dentaire qui touche en France environ 2% des enfants», estime le Pr Anne-Marie Musset, chef du pôle de médecine et de chirurgie bucco-dentaire des hôpitaux universitaires de Strasbourg. «Le fluor est un ami pour les dents à partir du moment où, comme tout médicament, il est bien prescrit», précise le Dr Chantal Naulin-Ifi, chirurgien-dentiste pédiatrique et maître de conférences à l'université Paris 7. Pour les enfants à faible risque carieux, l'application topique (locale) régulière de fluor grâce à un brossage régulier (2 à 3 fois par jour) avec un dentifrice, dont la dose de fluor est adaptée à l'âge, est le meilleur geste à effectuer. Ceci, à condition de bien le recracher. Déposé régulièrement sur les dents, le fluor est capable de s'intégrer superficiellement à l'émail et d'augmenter ainsi sa résistance aux attaques acides des bactéries responsables des caries. Également antibactérien, il perturbe le mécanisme d'action de ces micro-organismes. Selon une étude réalisée en 2004, son effet local serait même plus efficace que le fluor par voie systémique. De plus, «le fluor par voie locale est davantage efficace sur les dents qui viennent de sortir car leur émail non mature est très malléable. Dans les deux ans qui suivent, la dent est plus sujette aux caries mais aussi plus susceptible d'intégrer le fluor», souligne le Dr Naulin-Ifi. «La supplémentation par gouttes ou comprimés reste une option pour les enfants à haut risque carieux (mauvaises habitudes alimentaires et d'hygiène, malformations de l'émail héréditaires). Celui-ci doit être évalué par le chirurgien-dentiste», précise le Pr Musset. Mais pas avant d'avoir effectué un bilan des apports fluorés, ajoute-t-elle. En effet, la dose suffisante de fluor protectrice peut être apportée par d'autres voies parfois insoupçonnées tels que le sel fluoré, l'eau, le thé, le dentifrice avalé. Une seule source est suffisante car la frontière entre le bénéfice et le risque de l'apport de fluor est ténue. Selon l'OMS, la dose à ne pas dépasser pour éviter tout risque de fluorose est de 0,05 mg par jour et par kilo de poids corporel, tous apports confondus, sans dépasser 1 mg/j.  

Imounachen Zitouni - 24 mai 2016 11:16
Pour maintenir un poids santé : l’activité physique est plus importante que l’alimentation

Pour savoir qui de l’activité physique ou de l’alimentation a le plus grand impact sur le métabolisme ainsi que sur les microbes de l’intestin et, par conséquent, sur le maintien d’un poids santé, des scientifiques américains ont réalisé une étude. Pour les besoins de leur étude, les chercheurs de l’Université du Missouri (University of Missouri) ont utilisé de jeunes rats prédisposés à l’obésité et les ont assignés à l’un des trois groupes de l’essai. Tous les animaux ont reçu une alimentation riche en graisses. Un groupe a eu accès à des roues d’exercice et à de la nourriture à volonté, et un autre groupe a reçu une alimentation dont les portions étaient contrôlées afin de faire perdre aux rats autant de poids que les autres animaux ayant fait de l’exercice. Le groupe témoin a disposé quant à lui d’un accès illimité à la nourriture sans avoir la possibilité de faire de l’exercice. Après plusieurs semaines, les chercheurs ont mesuré le métabolisme des animaux et leur activité physique. Comme attendu, les animaux du groupe témoin sont devenus obèses. La comparaison avec les deux autres groupes a montré que les animaux physiquement actifs étaient en meilleure santé sur le plan métabolique et qu’ils avaient développé des microbes intestinaux différents de ceux des rats sédentaires, bien qu’ayant reçu la même quantité de nourriture que les rats du groupe témoin. « Dans l’ensemble, les rats qui ont fait de l’exercice ont eu des métabolismes plus élevés, ont été plus actifs même lorsqu’ils n’utilisaient pas leur roue d’exercice et ont présenté des changements au niveau de leurs microbes intestinaux, ce qui les a peut-être rendus plus à même d’éviter une prise de poids ultérieure, par rapport aux autres groupes », a résumé l’auteur de l’étude Vicki Viera-Potter. L’activité physique est par conséquent un élément important de l’état de santé général et joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’obésité, en particulier à un jeune âge.  

Imounachen Zitouni - 24 mai 2016 11:11
Ketoconazole par voie topique : contre-indiqué chez l’enfant de moins de 12 ans.

Dans une lettre adressée aux professionnels de santé l’ANSM rappelle que l’utilisation par voie topique du KETODERM et de ses génériques est réservée à l’adulte et à l’adolescent ayant 12 années et plus.  Ces modifications font suite à une procédure européenne d’évaluation des données cliniques disponibles dans la population pédiatrique pour les spécialités à base de kétoconazole par voie topique ainsi qu’à la mise à jour des données de tolérance. En complément des modifications apportées sur les populations cibles, plusieurs autres rubriques du RCP ont été ou seront mises à jour. Lettre aux professionnels de santé : lien

Abderrahim DERRAJI - 23 mai 2016 22:02
PMA : que de mamans éprouvées !

En parcourant les colonnes de son quotidien préféré, Fatima Zohra, une quinquagénaire de Casablanca a versé une larme qui traduit son désespoir et les souffrances qu’elle a endurées, des années durant, sans voir son rêve de devenir maman se concrétiser. L’article en question relatait deux événements importants qui ont ravivé ses souvenirs. Le premier événement était l’inauguration le 20 mai 2016 du premier centre public de procréation médicalement assistée (PMA) au sein de la Maternité  les Orangers. Ce centre qui a été conjointement financé  par la Commission Universitaire pour le Développement Belge et le Centre Hospitalier Ibn Sina,  permettra aux couples marocains souffrant de stérilité, de pouvoir bénéficier des dernières techniques thérapeutiques avec des coûts abordables.  Quant au deuxième événement, il s’agit de la déclaration du ministre de la santé datée du 17 mai et par la quelle il a annoncé la signature prochaine d’une convention avec l’ANAM et les cliniques afin d’intégrer les spécialités pharmaceutiques utilisées contre la stérilité dans la liste des médicaments remboursables. Bien qu’on ne puisse que saluer de telles initiatives, on ne peut s’empêcher de déplorer le retard pris par notre pays dans le domaine de la PMA et particulièrement dans le secteur public, d'autant plus que la prévalence élevée de la stérilité qui affecte un couple sur 10, aurait dû nous inciter à prendre des mesures pour rattraper notre retard. Pourtant, les solutions médicales ayant fait leurs preuves contre la plupart des infertilités existent depuis bien longtemps. En effet, le premier bébé « éprouvette » est né au Royaume-Uni le 25 juillet 1978. Quant au nombre de bébés nés grâce à la PMA, tous pays confondus, il a été estimé en 2012 à 4 millions d'enfants. Le retard accusé par le Maroc dans ce domaine s’explique par le coût élevé de la prise en charge des couples infertiles et par le non remboursement des soins rentrant dans le cadre de la PMA. Ceci a contraint de nombreuses mamans à essayer des médecines plus accessibles, mais malheureusement non efficaces.  Dans la plupart des cas et après avoir essuyé de nombreux échecs, les parents se retrouvent seuls et doivent en plus faire face à la stigmatisation  de la société qui finit souvent par les fragiliser.   Bien que ça soit trop tard pour Fatima Zohra et son mari, ce nouveau centre constitue une note d’espoir pour tous les couples stériles et on ose espérer que cette expérience pilote permettra la mise en place d’autres centres à travers le royaume. Consulter la totalité de pharmanews : lien

Abderrahim DERRAJI , Docteur en pharmacie - 23 mai 2016 19:56
Feu vert de la FDA pour un essai clinique de phase 2 d’un vaccin contre le VIH

InnaVirVax, la société biopharmaceutique basée au Genopole® d’Evry et spécialisée dans le développement d’immunothérapies pour les pathologies infectieuses, vient de recevoir le feu vert de la FDA pour le lancement d’une étude clinique de phase 2 de VAC-3S, son immunothérapie la plus avancée, dans la guérison fonctionnelle des patients atteints par le VIH. « Suite aux résultats cliniques très prometteurs obtenus par VAC-3S en Europe, faisant ressortir des effets bénéfiques sur les marqueurs immuno-virologiques de l’infection par le VIH dont une diminution de l’ADN proviral, cette nouvelle étude clinique de phase 2 sera menée dans le cadre d’un objectif thérapeutique de guérison fonctionnelle ou rémission », indique la société dans un communiqué. « Pour atteindre cet objectif, il faut réduire et contrôler le réservoir viral, cela permettant de retarder et de stopper la réapparition du virus dans le sang chez les patients porteurs du VIH après une interruption de traitement antirétroviral », poursuit-elle. Cet essai sera conduit aux Etats-Unis notamment dans le centre clinique de référence de la Northwestern University à Chicago. Les patients seront traités pendant 36 semaines avant d’interrompre leur traitement antirétroviral sous suivi médical étroit, l’objectif étant de déterminer la durée pendant laquelle les patients peuvent contrôler leur charge virale en l’absence de traitement antirétroviral. Ce traitement sera réinstauré dès la remontée de la charge virale selon des critères bien définis.

Imounachen Zitouni - 23 mai 2016 11:04
Comment éviter les ulcères liés aux AINS

Les scientifiques de l’Université chinoise de Hong Kong (The Chinese University of Hong Kong) ont recherché dans plusieurs bases de données médicales des études randomisées contrôlées comparant le risque de complications gastro-intestinales associées aux AINS en cas de prise de différentes associations médicamenteuses. Leur analyse a inclus 82 études comptant 125 053 participants. Les résultats de l’étude ont montré que le risque d’ulcères dans l’estomac ou les intestins était le plus faible si une classe spécifique d’AINS, les inhibiteurs COX-2 sélectifs, était associée à un inhibiteur de la pompe à protons fréquemment utilisé pour traiter les troubles gastro-intestinaux. L’association de ces deux médicaments est clairement le traitement le plus efficace, ont souligné les auteurs. Ce type de traitement est toutefois onéreux et n’est pas recommandé chez tous les patients devant prendre des AINS. Toutefois, il s’agit d’une stratégie efficace pour empêcher les complications chez les patients à risque élevé de saignements gastro-intestinaux et d’ulcères.

Imounachen Zitouni - 23 mai 2016 10:48
S.A.R. la Princesse Lalla Salma œuvre pour favoriser l'accès des patients aux médicaments innovants

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma, Présidente de la Fondation Lalla Salma - Prévention et traitement des cancers, a présidé jeudi à Rabat, au centre Sheikha Fatma à l'Institut national d’oncologie, la cérémonie de signature du protocole d'accord pour l'accès aux médicaments innovants pour les patients à revenu modeste entre la Fondation Lalla Salma et les laboratoires Roche Maroc. «Initié en 2009, le programme d'accès a permis aux patients démunis de bénéficier de thérapies contre le cancer qui répondent aux standards et protocoles internationaux. Ce programme a permis à plus de 1.500 patients par an de bénéficier des thérapies innovantes de Roche», indique un communiqué de la Fondation Lalla Salma - Prévention et traitement des cancers. Le renouvellement du protocole d'accord a été signé par Latifa El Abida, secrétaire générale de la Fondation Lalla Salma, et le Dr Peter Hug directeur de Roche pour la région Europe de l’Est, Moyen-Orient et Afrique, Dr Bart Vanhauwere, directeur général Maroc et Afrique du Nord ainsi que Sanaa Sayagh, directrice pharmaceutique et pharmacienne responsable Maroc.

Imounachen Zitouni - 20 mai 2016 10:54
En 2050, l’antibioresistance fera un mort toutes les 3 secondes

Le groupe d'étude sur la résistance aux antibiotiques, crée par le gouvernement britannique, vient de rendre ses conclusions. Cette grande étude souligne que, si rien n'est fait, l'antibiorésistance va provoquer 10 000 décès par an, soit un mort toutes les trois secondes, et coûter 100 000 milliards de dollars d'ici à 2050. Jim O'Neill, l’économiste ayant mené cette étude, rappelle que l'antibiorésistance entraîne déjà 700 000 décès chaque année. Il constate que le nombre de nouveaux antimicrobiens est insuffisant, ce qui entraîne une large utilisation de médicaments anciens pour lesquels les microbes ont développé des résistances. Parallèlement, de grandes quantités d'antibiotiques sont gaspillées en médecine humaine et vétérinaire sans utilité, alors que des besoins dans le monde ne sont pas satisfaits par manque d'accès aux soins. Il propose de réduire la demande en antimicrobiens par le biais de différentes mesures telles qu'une campagne de sensibilisation mondiale, la réduction de leur usage en agriculture, l'amélioration de la surveillance de leur consommation, ou encore la promotion de nouveaux outils de diagnostics rapides pour éviter les mauvais usages. L'économiste préconise la mise en place de mesures d'incitation, notamment la création d'un fonds d'innovation de 2 milliards de dollars, pour qu'émergent de nouveaux antibiotiques ciblant les infections résistantes aux traitements existants. Il propose en particulier un dispositif « Play or Pay » qui récompenserait les laboratoires qui développeraient un nouvel antibiotique par une prime allant jusqu'à 1,3 milliard de dollars. En revanche, les groupes pharmaceutiques qui n'investiraient pas suffisamment dans la recherche et le développement de nouveaux antibiotiques seraient contraints de reverser 0,25 % des revenus de leurs ventes, enveloppe qui servirait justement à alimenter la prime d'un milliard de dollars aux bons élèves.

Imounachen Zitouni - 20 mai 2016 10:40

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