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LISTE DES SPÉCIALITÉS ADMISES AU REMBOURSEMENT
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Arrêté du ministre de la santé n°3208

À la une

ROCHE

Roche Maroc a un nouveau directeur Imounachen Zitouni - 02 mai 2016 10:36
Roche Maroc a un nouveau directeur

Le Laboratoire Roche Maroc a un nouveau Directeur Général. Il s’agit du Dr Bart Vanhauwere, qui a ete aussi nommé responsable du centre de gestion d’Afrique du Nord basé à Casablanca.

Médecin de formation, Vanhauwere a débuté sa carrière dans la recherche clinique avant d’intégrer le Groupe Roche où il a occupé plusieurs fonctions dans la recherche et le développement ainsi que la sécurité et la qualité des produits pharmaceutiques. Il a ensuite occupé le poste de responsable mondial d’une spécialité thérapeutique de Roche dans le cancer du sein.

Dr Vanhauwere a dans ce sens publié plusieurs études cliniques dans diverses revues scientifiques de référence. Avant de rejoindre le Maroc, il a dirigé la filiale Roche aux Pays-Bas durant 5 années.

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ANTIDÉPRESSEURS

L’efficacité des antidépresseurs est augmentée par certains suppléments nutritionnels Imounachen Zitouni - 02 mai 2016 10:33
L’efficacité des antidépresseurs est augmentée par certains suppléments nutritionnels

Une étude australienne a révélé que certains suppléments nutritionnels pourraient augmenter l’efficacité des antidépresseurs. Les oméga-3 des huiles de poisson ont l’effet prometteur le plus important.

Les chercheurs de l’Université de Melbourne ont analysé les données de 40 études cliniques dans le monde entier et ont procédé à une revue systématique des données prouvant le bien-fondé de l’utilisation de suppléments nutritionnels en association avec des antidépresseurs pour traiter les patients souffrant de dépression.

En général, ils ont constaté que les oméga-3 des huiles de poisson, la vitamine D, le méthylfolate et la S-adénosylméthionine (SAMe) augmentaient les effets des antidépresseurs. Les oméga-3 en association avec des antidépresseurs avaient l’effet le plus important. En revanche, les chercheurs ont découvert des résultats mitigés concernant le zinc, la vitamine C et le tryptophane. L’acide folique et l’inositol présentaient des résultats médiocres.

En outre, aucun problème de sécurité n’a été identifié en ce qui concerne les oméga-3 des huiles de poisson particulièrement prometteurs lorsqu’ils étaient associés aux antidépresseurs.

Selon le directeur de l’étude Jerome Sarris. Associer les antidépresseurs aux oméga-3 pourrait s’avérer être une approche plus sûre et plus large pour améliorer la santé mentale des personnes touchées. Le chercheur a néanmoins souligné que les patients devraient consulter leur médecin avant de prendre des suppléments nutritionnels.

 

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HEPATITE B

Hépatite B : même après guérison, le risque de cancer du foie persiste. Imounachen Zitouni - 29 avril 2016 09:54
Hépatite B : même après guérison, le risque de cancer du foie persiste.

Selon une étude américaine, l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) représente toujours un facteur de risque de cancer du foie, même après la guérison du malade.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta (Géorgie) ont comparé les données de 238 patients dont l’hépatite B était guérie avec celles de 435 contrôles dont l’infection du foie n’était pas encore jugulée. Les patients ont été appariés pour l’âge, le sexe et le génotype du VHB.

Les résultats ont montré que le risque relatif de carcinome hépatocellulaire était comparable dans les deux groupes de patients. La probabilité de développer un carcinome augmentait avec chaque année d’âge supplémentaire et le risque était encore plus grand si le test HBeAg initial était positif.

« Comme le risque de cancer du foie persiste chez les adultes qui présentent une guérison apparente de l’infection, il est peut-être nécessaire de continuer à les surveiller étroitement » a déclaré l’auteur principal Prabhu Gounder.

 

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CANCÉROLOGIE

Le 24ème congrès national de cancérologie aura lieu à Essaouira Imounachen Zitouni - 29 avril 2016 09:50
Le 24ème congrès national de cancérologie aura lieu à Essaouira

Le 24ème congrès national de cancérologie aura lieu cette année à la ville d’Essaouira les 29 et 30 avril. Cette édition aura pour thème : «Quoi de neuf sur le cancer de la prostate en 2016 ?».

De grands noms de la cancérologie européenne prendront part à cet évènement, notamment le Pr. Philippe Beuzeboc, du département d’oncologie médicale à l’Institut Curie de Paris, le Pr. Nicolas Mottet, cancérologue, chirurgien urologue à l’Université Jean Monnet de St Etienne, le Pr. Christophe Hennequin, cancérologue, oncologue radiothérapeute à l’hôpital Saint-Louis de Paris, et Pr. Alexander Eggermont, de l’Université Erasme à Rotterdam.

Selon Pr. Ali Tahri, président de la Société marocaine de cancérologie et président de cette 24ème édition nationale de formation médicale continue en cancérologie, cette rencontre vise à débattre des données récentes en matière du cancer de la prostate et à s’enquérir des nouvelles stratégies thérapeutiques.

 

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VIH

Dolutégravir : le nouveau médicament contre le VIH bientôt sur le marché marocain Imounachen Zitouni - 28 avril 2016 19:33
Dolutégravir : le nouveau médicament contre le VIH bientôt sur le marché marocain

Dans le cadre de sa stratégie visant à garantir l’accès aux soins pour les citoyens marocains, le Ministère de la santé a entamé depuis plusieurs mois des démarches en vue d’enregistrer un médicament à base d'un principe actif,

Selon un communiqué du ministère de la santé, le « Dolutégravir » est dans sa phase finale de contrôle au sein du laboratoire national de contrôle des médicaments et devrait être mis sur le marché marocain dans les semaines à venir.

Le Dolutégravir est un nouveau médicament antirétroviral appartenant à la classe des inhibiteurs d’intégrase, recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé comme option thérapeutique de 1ère ligne dans le traitement de l’infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), vu son efficacité supérieure, sa meilleure tolérance et vu le fait qu’il induit moins de résistance par rapport aux autres antirétroviraux.

Il est également à noter que, depuis le 25 avril 2016, le Maroc a été officiellement inclus dans la liste des pays bénéficiant de l’accord de licence nationale concernant le Dolutégravir. Cette licence permettra de rendre disponible ce médicament à un prix abordable.

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Autres articles

Une peau électronique qui affiche votre santé

Un film électronique transparent ultra-fin qui se colle à la peau et qui pourrait, dans un avenir proche, afficher en clair sur votre épiderme plusieurs constantes vitales vient d’être mis au point par le groupe de recherche mené par le Pr Takao Someya et le Dr Tomoyuki Yokota, de l’école universitaire d’ingénierie de Tokyo. Ce dispositif permettrait notamment le suivi du pouls et de la saturation en oxygène du sang (SaO2), etc. Cette prouesse technique tient d’abord dans la conception d’un film polymère biocompatible de quelques microns d’épaisseur qui protège les composés organiques de l’air libre et empêche la perte de vapeur d’eau et d’oxygène. Mais aussi, au sein de cette « peau électronique », de la combinaison de diode en polymère (émetteur) et de photorécepteurs (récepteurs) qui rend théoriquement possible la mesure de la SaO2, par exemple. La durée de vie d’un tel dispositif est de plusieurs jours, assurent ses concepteurs. Par son aspect, la peau serait le reflet de notre bonne santé, dit-on. Elle pourrait l’être bientôt de façon plus directe…  

Imounachen Zitouni - 28 avril 2016 19:32
Les produits du sevrage tabagique innocentés du risque suicidaire

Une étude publiée dans la revue « The Lancet », a révélé que le recours à la varénicline et au bupropion dans le sevrage tabagique, n’augmente pas la survenue d’effets secondaires neuropsychiatriques graves (idées suicidaires, dépression…), comparés au placebo. Cette étude vient confirmer les résultats de deux études antérieures publiées dans le JAMA et le « Lancet Respiratory Medicine ». Cette nouvelle étude porte sur un plus large panel de participants, soit 8 000 personnes âgées de 18 à 75 ans, fumant plus de dix cigarettes par jour, en moyenne. Si la moitié des participants n’avaient pas d’antécédents psychiatriques, l’autre moitié avait présenté ou présentait une affection psychiatrique (troubles de l’humeur ou psychotiques, anxiété…). Environ 50 % de cette deuxième catégorie de volontaires prenaient des médicaments psychotropes, mais tous étaient stabilisés. Lors du suivi mené après l’arrêt du sevrage tabagique, il n’y a pas eu d’augmentation significative d’événements indésirables neuropsychiatriques chez les fumeurs sans trouble « psy », ayant suivi l’un des quatre traitements. Le taux était de 1,3 % pour la varénicline, de 2,2 % pour le bupropion, de 2,5 % pour les timbres à la nicotine et de 2,4 % pour le placebo. Chez les personnes présentant des troubles psychiatriques, le taux d’effets indésirables était également quasi similaire pour ces quatre catégories : 6,5 % pour celui de la varénicline, 6,7 % pour le groupe bupropion, 5,2 % pour celui des timbres à la nicotine et 4,9 % pour le placebo. Selon le Pr Robert M. Anthenelli, de l’université de Californie à San Diego, principal auteur de l’étude, ces résultats démontent pour la première fois « que l’efficacité des médicaments est similaire pour les fumeurs, qu’ils aient ou non des troubles psychiatriques, la varénicline étant la plus efficace ». À noter que cette étude, demandée par l’autorité sanitaire américaine (la FDA), a été financée par les Laboratoires Pfizer et GSK, fabricants respectifs du Champix (varénicline) et du Zyban (buproprion).  

Imounachen Zitouni - 27 avril 2016 11:42
COOPER Pharma sponsorise un site internet dédié au DPC

Un nouveau site internet exclusivement dédié aux médecins généralistes et dont la vocation est de participer au  Développement Professionnel Continu des praticiens marocains, vient d’enrichir la toile. Il s’agit du site : www.pratique-clinique.com. Ce nouveau site, créé à l’initiative d’un médecin marocain se compose de 4 rubriques principales : les « Fiches Pratiques » classées par spécialités, les « Interviews d’Experts », les « Actualités » bibliographiques (résumés d’articles récents publiés dans la presse scientifique internationale) et une rubrique « Cas Cliniques ». Ces rubriques sont complétées des dernières Recommandations téléchargeables et d’un Agenda des événements scientifiques marocains, maghrébins et internationaux. Fidèle à son engagement dans le DPC, COOPER Pharma n’a pas hésité à apporter son soutien à ce projet en le sponsorisant.

Imounachen Zitouni - 27 avril 2016 10:42
Forum Pharmaceutique International : Forte présence de l’industrie pharmaceutique marocaine

La 17ème édition du Forum Pharmaceutique International (FIP)  aura lieu du 28 au 30 Avril 2016, à Hammamet en Tunisie. Maroc Export, qui contribue fortement à la promotion et au développement du secteur pharmaceutique marocain dans le monde, organise la 8ème participation marocaine au FIP. Cette manifestation pharmaceutique, la plus importante du continent africain, réunira plus de 500 pharmaciens  et représentants africains, arabes et internationaux de l’industrie pharmaceutique. La délégation marocaine sera quant à elle représentée par huit laboratoires marocains. Les pays africains membres de l’IOPA  qui prendront part à cet événement  sont : l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Conakry, Madagascar, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la République du Congo, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la Tunisie. D’autres pays y participeront  tels que la Jordanie, le Liban, l’Allemagne, la Belgique, le Canada, l’Espagne, la France, etc. Organisé sous l’égide de l’Inter Ordre des Pharmaciens d’Afrique (IOPA), de l’intersyndicale des Pharmaciens d’Afrique (ISPHARMA) et du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie (CNOPT), le Forum Pharmaceutique International aura pour thème « Le Pharmacien au service de la santé en Afrique »  et comportera à l’instar des années précédentes, des travaux scientifiques ainsi qu’une exposition qui permettra aux professionnels du secteur d’exposer leurs produits et services. Au programme, des débats autour de la bonne gouvernance, du partenariat public-privé, ou encore de la recherche et du développement.  

Imounachen Zitouni - 27 avril 2016 10:39
La Tunisie accueille le Forum Pharmaceutique International

Les laboratoires marocains, des représentants des facultés de médecine et de pharmacie, des représentants des pharmaciens d'officine, d'industrie et de biologie médicale se renderont le week-end prochain, à Hammamet, pour prendre part au Forum Pharmaceutique International qui se tiendra cette année en Tunisie. Comme au salon Pharmagora Plus qui a eu lieu à Paris au début du mois d'avril, Maroc Export va accompagner les laboratoires marocains qui se retrouveront dans un grand stand dédié à l'industrie pharmaceutique nationale.  Les organisateurs de l’édition 2016, ont prévu une batterie de conférences très interessantes dédiées à  l’industrie pharmaceutique, la pharmacie d’Officine, la biologie et la pharmacie hospitalière. Cette rencontre annuelle sera l’occasion idoine pour se former, s'informer et surtout booster la coopération Nord-Sud et Sud-Sud. Ces coopérations constitueront la clef de voute pour l'amélioration de l’accès aux médicaments de qualité dans tous les pays du continent africain.

Rédaction de PMA - 26 avril 2016 20:15
La pilule à double face : une nouvelle forme galenique

Une équipe du Massachusetts Institute of Technology  a mis au point une nouvelle forme galénique : une forme orale double face. Celle ci permet de libérer dans l’organisme un principe actif beaucoup plus longtemps que toute autre pilule ou comprimé classique. En effet, avec sa face muco-adhésive, le comprimé se colle à la muqueuse intestinale, et avec sa face omniphobique, il repousse les liquides et les aliments susceptibles de l’entraîner et de l’évacuer. Les comprimés ou formes orales classiques, même à libération prolongée, ont l’inconvénient de ne pas rester assez longtemps dans le tractus digestif pour libérer toute leur dose de principe actif, car ils se font entraîner par la nourriture et les liquides présents dans l’estomac et les intestins. La pilule double face permet ainsi de libérer plus de substance active et de réduire significativement la fréquence d’administration de doses de médicament et, au final, d’améliorer l’observance. Dans le détail, la face adhésive est composée de carbopol, un polymère muco-adhésif qui montre une forte adhésion lorsqu’il est mouillé ; la face omniphobique comporte un surfaçage fluoré et lubrifié. Un système de pression permet de combiner les deux faces et les principes actifs peuvent être intégrés dans l’une des couches, ou entre les deux couches du dispositif. Testée sur du tissu intestinal de porc, la pilule double face s’est montrée capable de rester attachée jusqu’à 10 minutes aux tissus intestinaux. D’autres tests in vivo sont prévus chez l’animal.

Imounachen Zitouni - 26 avril 2016 09:54
Sothema s’apprête à fabriquer des médicaments contre le cancer

Le 14 mars 2016, un accord a été signé entre le laboratoire marocain Sothema et le laboratoire russe Biocad pour la production de trois nouveaux médicaments contre le cancer au Maroc. Cet accord permettra de mettre à la disposition des patients marocains de produits de pointe à des prix très concurrentiels. Mais, pour le moment, Sothema attend le feu vert du ministère de la sante avant de se mettre en action. A l’issue de ce transfert, Sothema bénéficiera aussi d’un véritable transfert de technologie médicale de la part de son partenaire. Le laboratoire marocain mettra en place des formations pour cadres dans le but d’assurer une meilleure maitrise de l’équipement et une meilleure connaissance orientée en biotechnologie récente. 

Imounachen Zitouni - 26 avril 2016 09:51
Les Applis médicales : ces outils « d’auto-démesure » !

Les applications pour téléphone mobile, communément appelées applis, se multiplient d’une manière exponentielle. Les chiffres annoncés par les éditeurs de ces programmes dépassent l’entendement. Google Play propose à lui seul 1,6 millions (1) d’applications, suivi d’Appstore qui en propose 1,5 millions. Quant à Windows Store, il occupe la 3ème place avec ses 340000 applications. Ces outils rencontrent un grand succès chez les Mobinautes. En effet, depuis le lancement des premières applis, 80 milliards téléchargements d’applications ont été effectués, c’est dire l’intérêt que les Mobinautes portent à ces outils généralement utiles et faciles d’utilisation. Les développeurs de ces programmes pour Smartphone s’intéressent à tous les domaines y compris le domaine médical, avec plus ou moins de réussite à l'image de l’application Instant Blood Pressure qui faisait partie des 50 premières applications IOS les plus téléchargées outre-Atlantique en 2015. Pour mesurer la fréquence cardiaque, ainsi que les pressions artérielles systolique et diastolique, les détenteurs de cette appli se contentent de poser leur index sur la lentille de la caméra et la base de leur téléphone sur la peau du côté gauche de la poitrine. Malheureusement, la facilité d’utilisation de cette application ne peut faire oublier son manque de fiabilité. Les résultats farfelus obtenus par les utilisateurs de cette application ont poussé Timothy Plante et coll (2) à faire une étude chez 85 volontaires pour comparer les résultats obtenus par un tensiomètre électronique à brassard avec les résultats fournis par cette application. Les résultats de cette évaluation, qui viennent d’être publiés sous forme d’une lettre adressée au JAMA, inquiètent les professionnels de santé. En effet, cette appli fournit des chiffres anormalement bas de la tension artérielle chez près de 80 % des personnes hypertendues. Les écarts observés peuvent atteindre 10 mmHg que ça soit pour la pression systolique ou pour pour la pression diastolique. Cette application a également tendance à donner des valeurs plus élevées quand le sujet a une tension « limite inférieure ». Le succès commercial initial de cette application, qui n’est d’ailleurs plus disponible, a poussé d’autres éditeurs à mettre en ligne des applications qui reposent sur le même principe et qui continuent à être téléchargées par les adeptes du « self care ». Tout en louant l’apport des applications et de l’implication des patients pour en faire des acteurs de leur santé, on ne peut tolérer les risques qui peuvent être encourus par les utilisateurs des applications médicales ou d’objets connectés. C’est, sans doute, ce qui a poussé la FDA (Food and Drug Administration) à s’atteler à la mise en place de mécanismes de régulation basés sur le contrôle de leur fiabilité. Au Maroc, selon la dernière enquête menée par l’ANRT (3), le pourcentage de détenteurs de Smartphone avoisine les 63% en milieu urbain. 6,9% d’entre eux ont déjà téléchargé des applications médicales. À l’heure où nous mettons sous presse cet édito, il y a fort à parier que certains de nos concitoyens utilisent des applications ou des objets connectés peu fiables et risque d'être induits en erreur. J’espère, que nous n’allons pas attendre les premières victimes avant de commencer à nous pencher sérieusement sur cette problématique. Abderrahim DERRAJI Sources : (1) Site Internet  ubg-interactive.com (2) VIDALnewsofficine n° 411 - 21 avril 2016 (3) ANRT / Enquête de collecte des indicateurs TIC auprès des ménages et des individus pour l’année 2015 - Publication avril 2016 Consulter Pharmanews 339 : lien

Aderrahim DERRAJI - 25 avril 2016 15:08
Des chercheurs ont reconstitué un œsophage in vivo

  Une équipe états-unienne vient de rendre public le résultat d'une intervention de reconstitution de l'œsophage, réalisée selon une technique totalement innovante. L'intervention, pratiquée chez un patient de 24 ans, faisait suite à la destruction de l'œsophage liée à un abcès médiastinal compliqué. L'œsophage présentait une interruption sur toute sa circonférence et sur environ 5 cm de hauteur avec communication entre l'hypopharynx et le médiastin. La réparation n'a toutefois pas été très simple. Au cours d'une endoscopie, un stent en métal, de 18 mm de diamètre et 120 mm de long, auto-extensible, recouvert d'une membrane de polyuréthane, a été disposé de manière à rétablir la continuité entre les parties haute et basse de l'œsophage. Une matrice extra-cellulaire est venue ensuite recouvrir le stent et a été enduite de gel de plasma riche en plaquettes, préparé à partir du sang du patient. Mais 4 semaines plus tard, la migration du stent a obligé à ré-intervenir. Deux autres stents ont été disposés et alignés à la façon d'un télescope, pour améliorer l'ancrage. Le dispositif devait être enlevé 12 semaines après, mais finalement, le patient, estimant qu'il allait bien et craignant une sténose ou une fistule après le retrait, ne se présentera pas pour l'intervention. Il reviendra au bout de 3 ans, avec une dysphagie et des régurgitations, qui seront attribuées à un tissu granulomateux développé au contact du stent et obstruant la partie basse du stent distal. Les stents sont alors enlevés. L'endoscopie réalisée 8 semaines plus tard confirme la reconstitution complète de la muqueuse œsophagienne, sans sténose ni fuites. Les biopsies de la muqueuse du néo-œsophage montrent un épithélium squameux stratifié, une paroi en 5 strates normale et la manométrie et l'impédancemétrie mettent en évidence une bonne mobilité péristaltique avec transit du bol alimentaire. Quatre ans après le retrait des stents, le patient peut manger normalement et se maintient à un poids normal. Les auteurs précisent qu'ils n'ont utilisé que des matériaux disponibles commercialement au moment de l'intervention. Il s'agit d'une intervention de réparation réellement innovante, permettant la reconstitution de l'œsophage dans ses 3 dimensions, dans son milieu naturel in vivo, avec des techniques de régénération largement expérimentées chez l'animal. La méthode devra être testée chez d'autres patients au cours d'essais de phase 1 et 2. Si les résultats sont au rendez-vous, cela pourrait avoir des conséquences capitales pour la prise en charge des patients après résection de l'œsophage. 

Imounachen Zitouni - 25 avril 2016 10:21
AVC : Ne pas négliger les signaux d'alerte

Un accident vasculaire cérébral (AVC) sur quatre survient après un signal d'alerte fort : un accident ischémique transitoire (AIT), sorte de mini AVC temporaire qui se manifeste par une faiblesse ou une paralysie passagère d'un côté du visage ou du corps, ou par un trouble de la parole (aphasie). Le Pr Pierre Amarenco, chef du Centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale à l’hôpital Bichat (AP-HP, Paris), avec une équipe internationale de neurologues spécialisés, a publié jeudi 21 avril 2016 une étude dans le New England Journal of Medicine qui montre que la prise en charge précoce de ce signal d'alarme pourrait permettre de réduire de moitié les risques de survenue d'un AVC. L'AIT résulte en réalité du même processus vasculaire qu'un AVC : un caillot sanguin vient se loger dans une artère cérébrale et bloque la circulation sanguine oxygénant une partie des tissus cérébraux. Sauf que dans le cas d'un AIT, l'obstruction du vaisseau sanguin est brève, quelques secondes à moins d'une heure. Les tissus du système nerveux central touchés n'ont pas le temps de se nécroser, et l'événement ne laisse pas de séquelle. Ainsi, la gravité de ce type d'accident peut passer inaperçue. Pourtant donc, 25% des 120.000 personnes touchées chaque année en France par un AVC auront connu dans les semaines ou mois précédents une ischémie transitoire. Mais selon le Pr Amarenco, en sensibilisant les patients et en prenant mieux en charge ces épisodes piégeux, ce sont 15.000 à 24.000 AVC qui pourraient être évités. L'objectif de l'étude publiée était ainsi de montrer la pertinence d'une prise en charge ultraprécoce des AIT. Car dans 12 à 20% des cas, l'AIT est suivi d'un AVC au cours des trois mois qui suivent. Ainsi 4.789 patients ayant présenté un signe d’AIT ont été recrutés entre 2009 et 2011 dans 61 établissements répartis sur 21 pays. 80% d'entre eux ont bénéficié d'une prise en charge rapide, en mois de 24 heures. Un an après leur AIT, ces personnes suivies de façon très précoce ont vu leur risque d'AVC chuter à 6,2%. Des résultats qui confirment l'efficacité de cette prise en charge à laquelle seulement deux unités spécialisées sont dédiées en France, à Paris et Toulouse. Un nombre dérisoire de ces cliniques SOS-AIT au regard des 200 centres en activité au Royaume-Uni.

Imounachen Zitouni - 25 avril 2016 10:15

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