Zika : ce qu'il faut savoir
Zika : ce qu'il faut savoir

Document du ministère de la santé

NOUVEAU RAPPORT
NOUVEAU RAPPORT

Évaluation du système des laboratoires de santé publique

NOUVEAU RAPPORT
NOUVEAU RAPPORT

Évaluation des fonctions essentielles de la santé publique

LISTE DES SPÉCIALITÉS ADMISES AU REMBOURSEMENT
LISTE DES SPÉCIALITÉS ADMISES AU REMBOURSEMENT

Arrêté du ministre de la santé n°3208

InfoSanté n°8
InfoSanté n°8

ÉLECTIONS ORDINALES : LA PROFESSION À NOUVEAU SUR LES RAILS

VIRUS ZIKA
VIRUS ZIKA

Circulaire n°17 - 8 février 2016- DELM 2016

À la une

ALOPÉCIE

L’Interleukine 2 contre la chute atypique des cheveux Imounachen Zitouni - 12 février 2016 17:47
L’Interleukine 2 contre la chute atypique des cheveux

La pelade, appelée aussi «alopécie», est une maladie auto-immune caractérisée par un «dégarnissement» partiel ou total du crâne, voire du corps tout entier. Elle est due à une défaillance du système immunitaire, qui, pour une raison inconnue, s'attaque aux cheveux. Alors que de nombreux traitements peuvent entraîner, dans certains cas, une repousse satisfaisante, aucun ne met à l'abri d'une rechute.

Mais cette impasse thérapeutique risque d'être bientôt bouleversée par le nouveau protocole thérapeutique mis au point par une équipe du CHU de Nice, dirigée par Thierry Passeron, professeur de dermatologie à l'université de Nice et chercheur à l'Institut national de la santé (Inserm).

«Longtemps, on a cru que cette maladie était due au stress. En fait, lorsqu'on prend en charge le stress, cela n'améliore pas les symptômes, explique le spécialiste. Même si la maladie peut être déclenchée ou aggravée par un stress, c'est bien l'immunité qui en est à l'origine.»

L'équipe du Pr Passeron n'en est pas à son coup d'essai. Déjà, en 2013, l'étude pilote que les médecins et chercheurs ont réalisée sur un petit nombre de patients a donné de bons résultats. «Nous avons traité cinq personnes atteintes d'une pelade sévère, résistantes à tous les traitements existants, poursuit le Pr Passeron. Quatre d'entre elles ont eu une repousse partielle des cheveux et des poils, voire totale pour certaines. Deux ans plus tard, il n'y a pas eu de récidive et la repousse s'est poursuivie chez deux des patientes, ce qui montre que cette approche peut avoir des effets prolongés.»

Cette fois, l'essai clinique portera sur 80 patients dans cinq centres investigateurs répartis dans tout l'Hexagone (Nice, Paris, Montpellier, Marseille et Nîmes). L'étude a d'ailleurs déjà commencé en janvier à l'hôpital Saint-Louis à Paris et au CHU de Nice. Pour l'heure, le principal effet secondaire connu est un syndrome grippal transitoire.

Le traitement mis au point par le Pr Passeron est fondé sur une molécule bien connue dans le monde médical: l'interleukine 2. Cette dernière, quand elle est fortement dosée, est habituellement utilisée pour stimuler l'ensemble du système immunitaire dans le but de détruire des cellules cancéreuses ou de lutter contre une infection. Mais, à faible dose, cette molécule permet de stimuler spécifiquement les lymphocytes T régulateurs, qui vont en quelque sorte «éduquer» les cellules de l'immunité à ne pas attaquer les follicules pileux.

A ce jour, les traitements existants font principalement appel à des médicaments immunosuppresseurs - comme les corticoïdes - qui inhibent l'activité du système immunitaire. «Pour traiter les pelades sévères, c'est-à-dire touchant plus de la moitié du crâne, il n'y a pas de traitement type, indique le Pr Passeron. Les UV B - qui ne sont pas ceux utilisés dans les cabines de bronzage - sont de loin les plus sûrs, mais pas les plus efficaces. En général, les traitements actuels sont d'une efficacité inconstante.»

 

 

Lire la suite

OTITES

Otites : différer l’antibiothérapie n’augmente pas le risque de mastoïdites graves Imounachen Zitouni - 12 février 2016 17:43
Otites : différer l’antibiothérapie n’augmente pas le risque de mastoïdites graves

Actuellement, il est recommandé en cas d’otites d'attendre, après l'âge de 6 mois, 48 à 72 h sous surveillance avant de décider un traitement antibiotique. Cette attitude a entraîné pour les uns une augmentation des cas de mastoïdites aiguës (MA) tandis que d'autres n'ont pas constaté de variation. Un autre objet de préoccupation est le risque de MA plus graves nécessitant en particulier une intervention chirurgicale.

Des pédiatres israéliens ont revu les cas des enfants de moins de 14 ans hospitalisés pour MA dans 8 centres de 2007 à 2012. Le diagnostic de MA était porté sur l'existence d'un gonflement rétro-auriculaire et/ou d'érythème et de douleur ou d'un déplacement antérieur du pavillon de l'oreille avec une otite purulente. Entre autres paramètres, les fiches d'admission recueillies prospectivement comportaient la notion d'antibiothérapie immédiate ou retardée.

En tout, 512 enfants ont été hospitalisés, d'âge moyen 38 mois. Parmi eux, 159 (73 %, groupe I) avaient reçu un AB dès le diagnostic d'otite posé, les autres (57, 27 % groupe II) avaient reçu l'AB de façon retardée ou n'avaient pas été traités. L'AB était de l'amoxicilline pour 60 % des patients. Une plus grande fréquence d'otites récidivantes a été constatée dans les antécédents des enfants du groupe I (29 % vs 8,7 %). Le taux des complications du groupe I comparé au II a été de 19,5 % vs 10,5 %, le taux d'interventions chirurgicales de 30 % vs 10 % et la durée des hospitalisations > 6 jours de 37 % vs 29 %. En analyse de régression logistique, les patients avec une otite traitée immédiatement avaient un risque d'indication chirurgicale augmenté après ajustement en fonction des antécédents d'otites récidivantes.

Selon cette étude, un traitement antibiotique retardé des otites n'est pas associé à une gravité plus importante des mastoïdites aiguës ultérieures éventuelles.

Lire la suite

MALADIE DE LYME

La maladie de Lyme a un nouveau vecteur Zitouni IMOUNACHEN - 12 février 2016 11:58
La maladie de Lyme a un nouveau vecteur

À ce jour, le seul vecteur connu de la maladie de Lyme ou borréliose, était représenté par Borrelia Burgdorferi. Mais, il faudra désormais compter avec la Borrelia Mayonii, une nouvelle bactérie découverte aux États-Unis, par les chercheurs du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et de la clinique Mayoni, d’où son nom.

Borrelia Mayonii a été identifiée à l’issue d’une étude entre 2003 et 2014 sur des patients victimes de piqûres de tiques. Lors de ces dernières années, au cours des examens de routine, six cas sont apparus portant des symptômes, notamment cutanés, qui différaient des réactions connues de l’infection à Borrelia Burgdorferi. Des analyses plus poussées ont permis de déceler un taux élevé de spirochètes, alors que celui-ci est normalement bas pour Borrelia Burgdorferi. Dans cinq cas, il était 180 plus important que chez les 13 patients témoins atteints de la forme courante de borréliose. « Les cliniciens devraient être attentifs aux anticorps (IgG/IgM), aux signes cliniques distincts et à l’utilité d’un recours à une PCR pour le diagnostic », concluent les chercheurs.

Lire la suite

ZIKA

Aucun cas de maladie du virus Zika n'a été enregistré au Maroc Imounachen Zitouni - 11 février 2016 16:48
Aucun cas de maladie du virus Zika n'a été enregistré au Maroc

Le ministère de la santé a affirmé, jeudi, dans un communiqué, qu'aucun cas de maladie du virus Zika n'a été enregistré jusqu'à présent au Maroc dans le cadre du suivi de la situation épidémiologique mondiale du virus marquée par le signalement de quelques cas isolés en Europe, en Amérique du nord et en Chine.

Conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et en coordination avec les partenaires concernés, une série de mesures préventives et proactives ont été entreprises par le ministère de la santé, notamment le renforcement du système de contrôle épidémiologique aux frontières pour détecter toute éventuelle infection en provenance des zones endémiques, l'appui aux capacités des laboratoires nationaux de santé publique et la mobilisation des outils médicaux nécessaires, indique un communiqué du ministère.

Les mesures concernent aussi le renforcement du contrôle entomologique, la lutte contre le vecteur du virus, le système de contrôle et suivi des naissances avec microcéphalie, la sensibilisation des voyageurs à destination des zones endémiques sur les précautions à prendre pour se protéger du virus, en plus de l'affichage et la distribution de dépliants de sensibilisation au niveau des vols à destination des zones à risque.

Un numéro à faible coût (080 100 47 47) a été mis à disposition des voyageurs en provenance ou à destination des pays des zones endémiques pour d'amples informations et conseils, indique le communiqué.

L'atteinte par la maladie du virus Zika se caractérise par des symptômes discrets ou même inexistants dans 80% des cas. La maladie ne constitue aucun danger pour la santé du porteur à l'exception d'éventuels cas de complications sur le système nerveux. Le véritable risque est pour les femmes enceintes en cas d'infection avec le risque de donner naissance à des bébés souffrant de microcéphalies.

 

Lire la suite

IMPRESSION 3D

Créer de la peau grâce à une imprimante 3D Imounachen Zitouni - 10 février 2016 22:16
Créer de la peau grâce à une imprimante 3D

 

À ce jour, quatre technologies de bio-impression coexistent. Mais Poeitis (du grec « fabriquer ») est pour l’heure la seule entreprise au monde à imprimer de la matière vivante grâce à de la lumière laser. « Le laser a plusieurs avantages. Il permet, par sa très haute définition, de reproduire toute la complexité des tissus, avec une précision très élevée. Il permet aussi d’assurer la viabilité des cellules à hauteur de 95 à 100 % », explique Fabien Guillemot, fondateur de la start-up en 2014.

Si l’objectif pour Poietis est d’aller en clinique pour servir à la réparation de tissus, l’entreprise fonde d’abord son développement sur l’énorme potentiel que représentent les tests en recherche cosmétique et pharmaceutique. « C’est pour cela que nous avons d’abord travaillé sur la peau », confie l’entrepreneur, qui vient de signer un partenariat avec le géant mondial de la chimie, le groupe allemand BASF, fournisseur d’ingrédients pour les cosmétiques.

L’enjeu est d’autant plus grand que les tests sur animaux pour les cosmétiques sont interdits depuis 2013 dans l’Union européenne. Pour la recherche pharmaceutique, il s’agit de reproduire autant des peaux saines que des peaux pathologiques.

Poietis envisage la fabrication de greffons de peau, totalement assimilables par le greffé puisque fabriqués à partir de ses propres cellules, d’ici à dix ans.

 

Lire la suite

Autres articles

L’OMS identifie des défaillances dans le secteur de la santé marocain

Les résultats de l’évaluation du système de santé au Maroc, réalisée par le ministère de tutelle et l’OMS, ont été présentés lors d’une conférence sur «Les fonctions essentielles de la santé», tenue à Rabat. Ce diagnostic sera pris en considération dans le processus d’élaboration de la très attendue loi nationale sur la santé publique, inscrite dans l’agenda législatif du gouvernement. De cette évaluation, il ressort que le pays a certes réalisé des progrès importants, ayant permis de contrôler ou d’éliminer certaines menaces comme le choléra, la typhoïde, la malaria ou la lèpre, mais que le système sanitaire national est face à de nouveaux défis auxquels il doit se préparer. Il s’agit notamment du renforcement des actions contre des fléaux comme la tuberculose, le Sida, les méningites… D’autres menaces à caractère transnational comme les épidémies Ebola ou Zika interpellent le gouvernement sur ses capacités en matière de veille et de sécurité sanitaires. A cela s’ajoute «la montée croissante de la charge de morbidité des maladies non transmissibles, en plus des problèmes sanitaires liés aux changements de mode de vie et à la tendance au vieillissement de la population», a expliqué le ministre. Ceci est d’autant plus important que «3 décès sur 4 au Maroc sont attribuables à des maladies non transmissibles», selon Souteyrand. D’où la nécessité de déployer «des actions novatrices et une réponse énergique et coordonnée», a-t-il dit. Cela devra passer, selon Louardi, par «l’amélioration de la performance des fonctions essentielles de la santé publique, qui devra aboutir à une nouvelle vision capable de consolider les acquis en matière de prévention de la maladie et de promotion de la santé et du bien-être, selon une approche globale et intégrée». Cet audit a pointé une série de défaillances qui caractérisent le système national de santé publique. En tête, «la pénurie des ressources humaines», couplée à «la faible motivation du personnel dans les zones reculées», en plus de «l’insuffisance de la réflexion stratégique». A cela s’ajoutent le caractère limité des dépenses consacrées aux soins préventifs et la fragmentation des systèmes d’information sanitaire traduits par des programmes verticaux. Aujourd’hui, il est urgent de redresser la barre, en mettant en place la nouvelle loi sur la santé publique. L’expansion du secteur privé de la santé est également pointée, notamment à cause de défaillances de réglementation, qui rend nécessaire d’établir de meilleurs partenariats entre les intervenants.

Imounachen Zitouni - 10 février 2016 22:13
Les amendements de la loi 109.12 : les pharmaciens se sentent trahis

Dans de nombreuses villes du royaume, les pharmaciens et leurs représentants multiplient les rencontres avec les décideurs politiques  au sujet de l’inattendue adoption en première lecture par la Chambre des conseillers des amendements au projet de loi 109-12 portant Code de la mutualité. La ville de Marrakech n’a pas dérogé à cette règle puisqu’elle vient d'abriter une réunion qui a été organisée à l’initiative de l'alliance des pharmaciens du parti PJD. Cette rencontre a réuni des pharmaciens de Marrakech, des députés et le vice président du conseil de l’ordre des médecins dentistes. Lors de ce rendez-vous, M. Tariq GHAFLI  a fait une présentation pour brosser un état des lieux de la profession pharmaceutique au Maroc. Il a également mis en exergue les risques qu’encourent les pharmaciens si on autorise les mutualités à avoir leurs propres pharmacies. Les députés qui connaissent les difficultés que vivent les pharmaciens, se sont accordès lors de cette rencontre sur la nécessite de ne pas mettre en péril les pharmaciens d'officine qui viennent de faire des concessions importantes pour permettre la mise en place de la politique pharmaceutique nationale. Ces nombreuses réunions et rencontres prouvent la détermination et la mobilisation des pharmaciens qui n'écartent aucune forme de contestation pour déffendre la viabilité de la pharmacie d’officine. 

Rédaction de PMA - 10 février 2016 10:26
M. Ayman CHEIKH LAHLOU élu à la tête de l'AMIP

L’Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique (AMIP) a tenu son assemblée générale ordinaire et élective le mardi 9 février à Casablanca. Après un hommage, rendu à la mémoire de Feu Mohamed Amal El Bouri, Président des Laboratoires Steripharma, le bureau sortant a présenté les rapports, moral et financier qui ont été approuvés à l’unanimité. D’après le communiqué de l’AMIP, l’assemblée générale s’est déroulée dans un excellent climat et a approuvé à l’unanimité, Mr Ayman Cheikh Lahlou comme nouveau Président de l’AMIP. Le nouveau bureau compte, en plus du Président, les membres suivants : Mr Ali Sedrati, Mme Lamia Tazi,  Mme Yasmine Lahlou Filali,  Mr Salim El Guermaï, Mr Samir Bachouchi, Mr Mohamed EL Bouhmadi, Mr Khalid El Attaoui, Mr Jawad Zerrad et Mr Brahim Oulammou. Interview de M.Ayman CHEIKH LAHLOU : lien 

Rédaction de PMA - 10 février 2016 07:20
États-Unis : 30 ans de prison pour prescription abusive

Aux États-Unis, un médecin vient d’écoper de trente ans de réclusion pour avoir prescrit des volumes exagérés et inappropriés de médicaments. Hsiu-Ying « Lisa » Tseng, a ainsi provoqué l’addiction de nombreux patients et le décès d’au moins trois d’entre eux âgés de 21 à 28 ans, en leur prescrivant de manière abusive des produits à base d’oxycodone et d’hydrocodone. Elle répondait aux demandes de jeunes patients qui parcouraient parfois de longues distances et payaient cash pour ces prescriptions. Et ce sans aucun examen, ni aucune nécessité médicale. De même, la femme médecin ignorait les plaintes des proches alertés par l’addiction de leurs enfants. Ces agissements, condamnés en première instance par un jury populaire, en octobre dernier, lui auraient rapporté cinq millions de dollars en trois ans. Le jugement, confirmé vendredi par le tribunal de Los Angeles, risque de faire jurisprudence aux États-Unis où les cas de prescriptions abusives de stupéfiants se multiplient. Le cas de Hsiu-Ying « Lisa » Tseng est en effet emblématique d’une recrudescence de médecins peu scrupuleux qui tirent profit des demandes pressantes de leurs patients en stupéfiants.

Imounachen Zitouni - 09 février 2016 13:34
Sanofi : de bons résultats grâce à la faiblesse de l'euro

Le mardi matin, Sanofi a publié ses résultats. Il affiche un bénéfice net annuel de 7,37 milliards d’euros, en hausse de 7,7 %. Cette hausse s’explique pour l’essentiel par un effet de change favorable, car à taux de change constant, il s’affiche en recul de 0,9 %. De son côté, le chiffre d’affaires 2015, bien qu’un peu moins bon qu’anticipé, ressort à 37 milliards d’euros, en hausse de 9,7% mais de seulement 2,2% à taux de change constants. Pour 2016, le groupe s’attend à un résultat par action « globalement stable » à changes constants, « sauf événements majeurs défavorables imprévus ». En 2015, il a été stable à taux de change constants, comme prévu, à 5,64 euros, et en hausse de 8,5% à taux de change courants . Le groupe pharmaceutique devra trouver de nouvelles bases de croissance dans les prochains mois. Après une année où les ventes de son médicament phare Lantus et en oncologie, ont déçu. En effet, au cours des trois derniers mois de l’année 2015, les ventes dans le diabète ont chuté de 12,6 % et celles dans l’oncologie de 7,9 %. Ce n’est qu’à l’issue de son plan de réduction des coûts de 1,5 milliards d’euros sur trois ans, annoncé fin 2015, c’est à dire à partir de 2018 que Sanofi estime que son bénéfice par action recommencera à croître plus vite que ses ventes.

Imounachen Zitouni - 09 février 2016 13:28
Pharmacie drive ou le nouveau concept de la fast-pharmacie

Le drive, ce moyen très pratique qui nous facilite la vie quand il nous évite les longues files d’attentes dans les fastfood, et nous évite par conséquent d’entendre une reprise en boucle de la fameuse phrase : je suis fatigué, j’ai faim que nos enfants adorent grincer de la bouche quand ils attendent avec lassitude leur menu "kids". Ce concept génial des grandes sociétés de consommation, où le temps est une denrée rare, où chaque seconde est comptée. En effet, dans les sociétés fortement industrialisées, l’homme n’est plus maitre du temps. Il est en revanche pris à court par le temps. Les gens se pressent pour aller au travail. Ils se pressent pour terminer le travail. Les gens se pressent pour aller faire du sport. Ils se pressent de terminer la séance de sport pour aller faire leurs courses. Les gens se pressent pour faire les courses, ils les font rapidement pour aller manger quelques part. Evidemment, ils mangent très rapidement pour pouvoir aller voir un film, une pièce de théâtre ou tout simplement rentrer voir une émission télé  à forte audience. Les gens sont tellement pressés que les génies du marketing ont utilisés cette course contre la montre pour innover et créer de nouveaux services, poussant à d’avantage de consommation et permettant à ces gens pressés à prendre un peu le pas sur temps.` Ce concept, dont l’impact sur le développement d’une activité commerciale n’est plus à démontrer est de plus en plus usité, tant par les entreprises de la restauration rapide que par la grande distribution, voire même par les banques, qui pour certaines réservent des espaces drive pour les clients désirant effectuer des opérations via un guichet automatique bancaire. Et le recours au drive ne s’arrête pas à ces activités. Je ne peux m'empêcher de me poser la question pour savoir si ce concept est transposable à l’activité pharmaceutique.  Ma première réflexion a porté sur l’idée elle même, sur sa nouveauté dans la pratique officinale. Certes, il s’agit d’une idée géniale, d’un concept novateur, qui sans aucun doute permettra aux gens pressés d’acheter leurs médicaments avec la même rapidité qu’ils font pour acheter leurs hamburgers. Le drive en pharmacie est peut être pour le malade un bon moyen pour éviter les regards et l’ouïe développée des indiscrets, surtout quand on cherche à garder ses maux en secrets. Cependant, l’idée qui n’est pas contestée en elle même, risque d’altérer l’acte pharmaceutique de dispensation, de le banaliser, de le ‘’mécaniser’’. L’acte pharmaceutique est au delà de la transaction matérielle qu’il représente, demeure un espace temporel de communion, de dialogue et d’échange entre un professionnel initié et son malade. L’acte pharmaceutique de dispensation reste un moment de confidence et d’assurance ou le pharmacien est tenu par les règles du métier à s’investir dans cette relation en donnant au malade toutes les informations utiles et nécessaires sur son état de santé, sur son traitement. Réduire ce moment à un simple passage rapide sur une piste pour récupérer un sachet de médicament, c’est réduire l’espace pharmacie à un simple guichet et c’est réduire le pharmacien à un simple livreur. Avec les temps qui courent et avec tout ce qui se prépare pour la pharmacie, certains diront qu’il vaut mieux courir à grande vitesse derrière le monopole plutôt que de le voir s’effriter petit à petit.

Mohamed MEIOUET, Docteur en pharmacie - 09 février 2016 09:03
Bientôt des prix fixes pour les dispositifs médicaux

Le  décret 2.15.878 du 31 décembre 2015 vient d’être publié au Bulletin Officiel. Ce texte législatif confie la fixation des prix des dispositifs médicaux (DM) ainsi que la fixation des prix auxquels seront facturés les DM classe III au ministère de la santé. Ce décret va, sans doute, permettre d’améliorer l’accès aux dispositifs médicaux et de maitriser les dépenses des caisses d'assurances maladies en DM. L'arsenal législatif qui régit les DM s'étoffe de jour en jour. On ose espérer qu’ils finiront par être dispensés conformément à la loi 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie. Leur vente qui continue à se faire comme n’importe quelle autre marchandise représente un risque pour les malades.  Décret 2.15.878 ( version arabe ) : lien

Abderrahim Derraji , Docteur en pharmacie - 08 février 2016 23:44
Cancer du pancréas : une avancée dans le traitement

Une avancée inattendue vient d’être réalisée dans le traitement de du cancer du pancréas. En effet, une équipe française du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT) a découvert qu’en éliminant la cytidine désaminase (CDA), la prolifération des cellules cancéreuses était sévèrement réduite, sans même aucune chimiothérapie. La découverte a été une bonne surprise. « On croyait qu’enlever la CDA ne faisait qu’aider la chimiothérapie. Mais, ce qui était totalement inattendu, c’est qu’en éliminant la CDA, on bloque la progression de la tumeur », résume Pierre Cordelier, directeur de recherche au CRCT. Cette percée, qui reste à valider, ouvre la possibilité d’un nouveau traitement pour le cancer du pancréas. Rappelons que le cancer du pancréas, touche chaque année 13 000 personnes, dont à peine 8 % sont encore en vie après 5 ans.  

Imounachen Zitouni - 08 février 2016 10:21
74 % des e-cigarettes aromatisées provoquent des irritations

Les cigarettes électroniques peuvent être aromatisées grâce à des e-liquides parfumés très variés, qu'il s'agisse d'odeurs de fruits, de menthe, de boissons ou de tabac. Or, le benzaldéhyde est un ingrédient présent dans des arômes de fruits naturels. Utilisé dans de nombreux aliments et cosmétiques, il est considéré comme inoffensif lorsqu’il est ingéré ou s’il est appliqué sur la peau. Cependant, le benzaldéhyde peut causer des irritations aux yeux et aux voies respiratoires. C’est pourquoi des chercheurs du Roswell Park Cancer Institute, à New York, et de l’université de Silésie, en Pologne, ont voulu mesurer sa concentration dans les vapeurs produites par des cigarettes électroniques. Pour cela, ils ont mesuré au laboratoire les taux de benzaldéhyde dans 145 produits aromatisés achetés en ligne et ils ont évalué l’exposition des utilisateurs de ces cigarettes électroniques aromatisées. Le benzaldéhyde a été détecté dans la vapeur de la plupart des produits testés : 108 sur les 145 liquides analysés, soit 74 %. Les doses de benzaldéhyde inhalées avec 30 bouffées de cigarette électronique aromatisée étaient souvent supérieures à celles inhalées à partir d’une cigarette traditionnelle. De plus, les concentrations étaient beaucoup plus élevées dans les produits aromatisés à la cerise, par rapport aux autres parfums : 50 fois plus que dans l'arôme tabac et près de 100 fois plus que dans les arômes café et thé ! Les utilisateurs des arômes cerise inhaleraient donc beaucoup plus de benzaldéhyde que ceux qui vapotent d’autres arômes. Pour Maciej Goniewicz, auteur de cet article, « les professionnels de santé ne devraient pas juste demander à leurs patients s’ils fument des cigarettes avec du tabac, mais aussi s'ils vapotent des e-cigarettes et s’ils utilisent des produits aromatisés. Pour les utilisateurs d’e-cigarettes, il est important qu'ils prêtent attention à la façon dont les produits les affectent. S’ils remarquent une irritation, peut-être une toux ou des maux de gorge quand ils utilisent des e-cigarettes, ils pourraient envisager de passer à un arôme différent ».

Imounachen Zitouni - 08 février 2016 10:14
Dépakine : les pharmaciens français embarrassés

Le 26 mai dernier, l’ANSM a restreint les conditions de prescription et de délivrance du valproate et dérivés chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes. L’Agence spécifiait également que, désormais, son initiation devait faire l’objet d’une prescription initiale annuelle réservée aux spécialistes en neurologie, psychiatrie ou pédiatrie. Cette prescription devant être présentée au pharmacien à chaque délivrance en même temps qu’un accord de soins signé par la patiente au plus tard le 31 décembre 2015. Cependant, nombreux sont les pharmaciens qui ne respectent pas cette double obligation. Du côté des pharmaciens d’officine, les réactions recueillies par le Figaro, sont toutes empreintes d’un sentiment d’exaspération à l’endroit principalement des médecins généralistes : « Leur liberté de prescription est intouchable, taboue. De sorte qu'ils se moquent de toute nouvelle réglementation », explique ainsi un officinal qui ajoute que lui et ses collègues sont « pris en sandwich entre le patient et les médecins ». Sur le réseau social twitter, les discussions sur le sujet vont également bon train. A un pharmacien qui estime crument qu’il est « bien salutaire qu’on se fasse allumer là-dessus », car « c’est notre rôle », un autre rétorque que les pharmaciens ne sont pas « les seuls en cause » dans ce dossier et demande ironiquement si, pour « sa seule patiente sous Dépakine (âgée de) 70 ans », il va devoir demander « un certificat de ménopause » à son gynécologue. Fin octobre 2015, un sondage réalisé par Vivavoice pour le compte de l’ANSM auprès de 202 pharmaciens mettait en lumière le fait que les nouvelles conditions de prescription du valproate ne semblaient pas être parvenus jusqu’aux patientes et leurs médecins.  Si 77 % des pharmaciens interrogés étaient bien au courant des changements prévus, 62 % des patientes n’étaient que peu ou pas informées des risques encourus. Seulement 6 % des patientes vues par les pharmaciens avaient signé un accord de soins et plus de la moitié d’entre elles avaient une ordonnance signée par leur généraliste et ne savaient pas qu’elles devaient consulter rapidement un spécialiste.

Imounachen Zitouni - 05 février 2016 17:04

Sondage

FORMATION CONTINUE DOIT

ÊTRE OBLIGATOIRE
NON OBLIGATOIRE
SANS OPINION

Sponsorisé par