PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°276 23 avril 2019
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[ ÉDITORIAL ]
LE "VIVRE ENSEMBLE" : A T-IL ENCORE DROIT DE CITÉ CHEZ LES PHARMACIENS?

Les pharmaciens, présents au Colloque National de la Pharmacie (CNP) qui s'est déroulé à Marrakech les  23 et 24 janvier 2015, ont suivi avec beaucoup d'intérêt un programme riche alliant formation et information. Le thème retenu pour cette année est : "Nécessité du rassemblement et de l'unification de la profession pharmaceutique par l'apaisement et la tolérance pour optimiser et dynamiser les actions de toutes nos instances". Cette thématique qui sonne comme un constat d'échec, vient nous rappeler que les différentes composantes de la profession  continuent à s'entredéchirer compromettant ainsi le bon fonctionnement de nos instances professionnelles.

Comme par le passé, le syndicat des pharmaciens de Marrakech a mis les bouchées doubles pour offrir un cadre chaleureux à même de "catalyser" ce dégel que les pharmaciens de la base attendent tous.

Faut-il rappeler que l'organisation de la profession pharmaceutique a été jadis citée en exemple? Ni l'engagement politique, ni les considérations d'ordre matérielles, n’ont pu faire oublier aux représentants de l'époque les missions pour lesquelles ils s'étaient engagés. Le respect était de mise et les divergences ne se terminaient pas par les ruptures auxquelles nous sommes aujourd'hui habituées.

Ce qui est paradoxal, c'est que les pharmaciens appartenant aux différents courants pris séparément manifestent tous et sans exception, le souhait de voir la profession unie. Mais il suffit de creuser un peu ou d'analyser leurs faits et gestes pour se rendre compte, que peu d'entre eux sont réellement prêts à faire des concessions. La diabolisation des uns et des autres a fini par rendre le rapprochement quasi-impossible.    

Pourtant, pour ceux qui ont envie de voir la bouteille à moitié pleine, le passage PPM-PPV n'a pas été, pour le moment, ce massacre qu'on nous a prédit. Le chiffre d'affaires moyen des pharmacies connaît une stagnation ou une baisse "infinitésimale, pour parler un langage de pharmacien. Quant au revenu du pharmacien, il pourrait connaître une stagnation, voire une légère augmentation. 
Autre point positif, les conseils de l'ordre ont enfin été dissouts, ce qui va nous permettre d'élire nos représentants bien loin du vote par correspondance qui privait, jusque là,  de nombreux pharmaciens aux compétences avérées de pouvoir briguer un mandat au sein des conseils régionaux.

Pour ceux qui voient la bouteille à moitié vide, ils craignent dans leur majorité que les promesses concernant la mise en place de garde-fous protégeant le monopole du pharmacien n'arrivent pas à bout des dérapages récurrents. Ils craignent aussi que le nivellement vers le bas des prix des médicaments ne soit pas compensé par l'augmentation de la consommation.

Un autre point qui inquiète particulièrement les pharmaciens, est la dérégulation qui affecte les horaires d'ouverture et de fermeture des pharmacies. Le climat d'impunité qui prévaut aujourd'hui, sera de lourde conséquence sur l'avenir des pharmaciens, à moins que les autorités locales, les responsables du ministère de la santé et les membres de la Commission Provisoire Spéciale n’assurent cette régulation en attendant les prochaines élections des conseils.

À la fin du CNP, les organisateurs ont fait part aux participants des sept recommandations retenues. Celles-ci pourraient, si elles sont mises en application, créer un climat confraternel propice aux échanges entre les différentes composantes de la profession. 

Même si les pharmaciens se sont quittés sans avoir vu cette étincelle qui aurait pu enclencher le rapprochement, on ne peut que remercier les membres du bureau du Syndicat des pharmaciens de Marrakech pour leurs efforts et on espère que les autres syndicats continuent, eux aussi, à oeuvrer pour que les pharmaciens renouent avec le "vivre ensemble"  en espérant qu'ils arriveront à faire de leur pluralité une vraie richesse et non un motif de divergence.  
Abderrahim Derraji

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Revue de presse
Des chercheurs recommandent un dépistage systématique de la dysfonction thyroïdienne en début de grossesse Des chercheurs recommandent un dépistage systématique de la dysfonction thyroïdienne en début de grossesse

Des médecins britanniques ont effectué une étude analytique sur le lien entre maladies thyroïdiennes et problèmes de fertilité et fausses couches. Les résultats de l’étude suggèrent qu’un dépistage des troubles de la thyroïde au début de la grossesse serait pertinent.
Même si les troubles de la thyroïde sont associés depuis longtemps aux problèmes de fertilité, aucun examen de dépistage systématique n’est recommandé chez les femmes asymptomatiques qui ont des difficultés à concevoir. Les scientifiques du Centre de médecine reproductive de Bristol recommandent que ce type d’examen soit envisagé si une femme éprouve des difficultés à être enceinte où fait plusieurs fausses couches.
Comme les hormones thyroïdiennes jouent également un rôle important dans le développement du fœtus, les chercheurs vont même plus loin et recommandent un dépistage systématique de la dysfonction thyroïdienne au début de la grossesse. L’hyperthyroïdie peut en effet augmenter le risque d’accouchement prématuré, d’éclampsie, de retard de croissance, d’insuffisance cardiaque et de naissance d’un enfant mort-né. « Cependant, un dépistage pertinent et une prise en charge rapide permettent de réduire ce risque de manière significative », a souligné la co-auteure, Amanda Jefferys.
Zitouni Imounachen - Source: The Obstetrician & Gynaecologist (abstract)

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Le projet Novartis-GSK obtient le feu vert de l’UE sous conditions Le projet Novartis-GSK obtient le feu vert de l’UE sous conditions

En avril 2014, Novartis avait annoncé une série d’accords qui redistribuaient les cartes du secteur pharmaceutique mondial. Le groupe pharmaceutique suisse va notamment acquérir les produits d’oncologie de GlaxoSmithKline (GSK) pour un total de 16 milliards de dollars et céder au groupe britannique ses activités dans les vaccins, hors grippe, pour 7,1 milliards de dollars ainsi que des redevances. Les deux groupes vont également créer une joint-venture en combinant leurs divisions OTC donnant ainsi naissance à une entreprise de santé grand public de premier plan. A l’issue de l’opération, Novartis détiendra une part de 36,5% de la coentreprise.
Concernant le volet vaccins, GSK s’est engagée auprès de la Commission à « accorder une licence perpétuelle, exclusive et mondiale pour le Nimerix, un vaccin contre la méningite bactérienne (de sérogroupes A, C, W et Y) et de céder le Mencevax, également un vaccin contre la méningite bactérienne (de sérogroupes A, C, W et Y) ».
Le britannique conclura également « un accord de distribution exclusive pour l’Allemagne et l’Italie, un accord de fourniture sur dix ans et un accord de transfert des autorisations de mise sur le marché dans les pays concernés pour le TD-Pur et le Dif-Tet-All, deux vaccins contre la diphtérie et le tétanos commercialisés par Novartis ».
En ce qui concerne la création d’une nouvelle entité dans le secteur des produits de santé grand public, GSK s’est engagé à céder plusieurs actifs: son NiQuitin (produit de sevrage tabagique) dans l’EEE et en Turquie; le Fenivir, le Pencivir, le Vectatone et le Vectavir de Novartis (produits contre les boutons de fièvre) dans l’EEE et en Turquie, ainsi qu’une licence temporaire pour le Fenistil (également un produit contre les boutons de fièvre) au Royaume-Uni et aux Pays-Bas; son Coldrex (produit contre le rhume et la grippe) dans l’EEE; son Nezeril et son Nasin (gouttes/sprays nasaux contre le rhume et la grippe) en Suède; et son Panodil (antidouleur) en Suède.
La Commission européenne a également donné un feu vert sous conditions à l’acquisition de l’activité «oncologie» de GSK par Novartis. Afin de prévenir « tout effet négatif sur la concurrence et de préserver l’innovation », Novartis s’est engagé notamment à restituer les droits qu’elle détenait sur le MEK162 à son propriétaire et donneur de licence Array BioPharma Inc. et à céder le LGX818 à Array.
Zitouni Imounachen - Source : mypharma-editions.com

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Orphacol® récompensé par la revue Prescrire Orphacol® récompensé par la revue Prescrire

La « Pilule d’Or », qui n’a plus été attribuée depuis 2007, vient d’être décernée cette année par la revue Prescrire au traitement Orphacol® du laboratoire CTRS. Trois médicaments figurent au Tableau d’honneur, et un est cité au Palmarès.
Selon Prescrire, l’acide cholique (Orphacol®) « apporte un progrès majeur chez les enfants atteints de rares déficits héréditaires de la synthèse d’acides biliaires primaires, maladie le plus souvent mortelle ». «Ce médicament était utilisé de longue date, mais seulement sous autorisation temporaireTrois médicaments figurent cette année au « Tableau d’honneur de la revue » : l’imatinib (Glivec® de Novartis) qui « permet un allongement important de la survie chez les enfants atteints d’une forme rare de leucémie aiguë lymphoblastique » ; l’artésunate intraveineux (Malacef®), traitement de référence des accès graves de paludisme, qui est disponible en France dans le cadre d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU dite protocolisée) et le sofosbuvir (Sovaldi®), l’antiviral contre l’hépatite C chronique de l’américain Gilead, qui « permet une durée de traitement plus courte, ce qui réduit la toxicité des autres médicaments associés ».
L’enrobage des granulés de phénylbutyrate de sodium (Phenurane®) de Lucane Pharma est quant à lui « Cité au Palmarès ». Ce dernier « masque le mauvais goût de cette substance qui causait nausées et vomissements, gênant l’observance de ce médicament qui prolonge la survie des patients atteints d’un désordre rare du cycle de l’urée ».
La revue souligne que trois des médicaments primés à ce Palmarès (Orphacol°, Glivec° et Pheburane°) sont des traitements de maladies rares.
Imounachen Zitouni - Source : http://www.mypharma-editions.com

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L'étrange effet placebo du prix des médicaments L'étrange effet placebo du prix des médicaments

Une étude menée sur un groupe de personnes atteintes de la maladie de Parkinson a révélé que plus un médicament est cher, plus il apparaît performant aux yeux des patients qui s'en persuadent au point d'en ressentir les effets.
Lors de cette étude parue mercredi dans Neurology, les chercheurs ont indiqué à 12 patients souffrant de la maladie de Parkinson qu'ils recevraient des injections de deux médicaments fabriqués par deux laboratoires différents, mais dont la formulation était exactement identique. Seule différence: le premier est commercialisé au prix de 90 euros, et le second se vend à 1300 euros. Les auteurs de l'étude ont assuré à plusieurs reprises aux volontaires que, malgré cette différence de prix, l'efficacité restait la même. Mais les patients se sont en réalité vus administrer deux doses d'une simple solution saline. Ils ont ensuite été soumis à des tests visant à mesurer leurs capacités motrices et subi un scanner pour évaluer leur activité cérébrale.
Ceux ayant reçu l'injection du médicament le plus coûteux ont vu leurs capacités motrices s'améliorer de 28% comparativement à ceux traités avec la dose bon marché, ont constaté les chercheurs.

Après avoir été informés du placebo, huit participants ont en effet expliqué qu'ils s'attendaient à davantage d'efficacité de l'injection présentée comme la plus coûteuse. Les quatre autres malades, qui n'avaient pas d'attentes particulières, n'ont connu aucun changement de leur état de santé.
L'étude du Dr Espay, professeur en neurologie à l'université de Cincinnati dans l'Ohio et auteur de cette recherche, soulève donc la question du passage du statut de «patient» à celui de «consommateur»: les médicaments seraient-ils devenus une marchandise comme les autres? En septembre dernier, la Commission européenne a, consciemment ou non, fait un pas en ce sens en décidant de rattacher l'Agence européenne du médicament (EMA) et la politique des produits de santé à la direction Entreprise et Industrie de Bruxelles. Ce à quoi la revue Prescire et le British medical journal avaient répliqué en adressant une lettre intitulée «Le médicament n'est pas une marchandise» à Jean Claude Juncker, président de la Commission.
Pour Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine (USPO): « Cette étude est surfaite car si l'on prend l'exemple des génériques, moins chers et de même qualité, les Français les acceptent à plus de 80%. Il faut arrêter d'alimenter les polémiques autour de ces médicaments qui sont essentiels dans le processus de concurrence: ils participent à faire baisser les prix et sans eux, certains traitements ne seraient pas accessibles car trop chers».
Zitouni Imounachen - http://sante.lefigaro.fr

 
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Le Baclofène serait efficace contre l’Alzheimer Le Baclofène serait efficace contre l’Alzheimer

Lors d’une récente étude, l’association du Baclofène et de l’Acamprosate (acétylhomotaurinate de calcium) combinés en un seul produit, le PXT-864, un « pléomédicament » développé par Pharmanext, a démontré un effet synergique des deux substances sur la maladie d’Alzheimer.

Les déficits cognitifs dans la mémorisation à long et court terme ont ainsi été améliorés de manière significative. Il en est de même pour la reconnaissance de nouveaux objets et pour la mémoire d’apprentissage et la mémoire visuospatiale. De plus, le PXT-864 a prouvé une protection des neurones contre le stress oxydatif et la mort cellulaire. La barrière hématoencéphalique, endommagée chez les patients atteints d’Alzheimer, a été préservée. Enfin, les taux de facteurs pro-inflammatoires responsables de neuro-inflammation, ainsi que les taux de facteurs toxiques neuronaux endogènes, ont pu être normalisés.

Mise en évidence par ces données précliniques, la préservation des synapses laisse penser que l’association des deux produits pourrait agir sur le système Gaba, dont les défaillances pourraient être responsables de maladies neurologiques.
Zitouni Imounachen - Source : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/

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