Article N° 8442

Youns Bjijou - Ministère de la Santé

Youns Bjijou à la Santé : l’heure des grands défis

Abderrahim Derraji - 18 octobre 2026 12:39

Le professeur Youns Bjijou a été nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 16 octobre 2026, lors d’une cérémonie organisée au Palais Royal de Rabat. Il succède à Amine Tahraoui à la tête d’un département engagé dans une profonde transformation de son organisation et de ses missions.

Né le 22 juin 1971 à Taza, le nouveau ministre est médecin spécialiste en gynécologie-obstétrique et professeur de l’enseignement supérieur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat. Il y a notamment dirigé le département d’anatomie ainsi que le Laboratoire de chirurgie expérimentale et de microchirurgie.

Son parcours associe enseignement universitaire, recherche médicale et gestion d’établissements de santé. Avant sa nomination, il occupait les fonctions de directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé, depuis juillet 2023, et de la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zayed, depuis septembre 2022. Il avait également été vice-président chargé des affaires académiques de l’Université internationale Abulcasis des sciences de la santé.

À cette expérience s’ajoute une formation en gouvernance sanitaire, notamment un Executive Master en gestion et politiques de santé obtenu à Sciences Po Paris. Le Pr Bjijou est également membre fondateur et secrétaire perpétuel de l’Académie africaine des sciences de la santé.

Le nouveau ministre hérite d’un secteur en pleine réorganisation, marqué par la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire et la mise en place de nouvelles institutions, notamment l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé, la Haute Autorité de santé et les groupements sanitaires territoriaux.

Au-delà de la coordination de ces structures, plusieurs chantiers l’attendent : améliorer l’accès aux soins, réduire les disparités territoriales, renforcer les ressources humaines et poursuivre la modernisation des établissements hospitaliers.

Pour le secteur pharmaceutique, les attentes sont tout aussi importantes. La disponibilité des médicaments, la prévention des pénuries, la régulation des prix et la sécurisation des circuits de distribution figurent parmi les dossiers prioritaires. La valorisation du rôle du pharmacien d’officine et l’évolution de son modèle de rémunération constituent également des questions auxquelles les professionnels attendent des réponses.

La principale difficulté sera désormais de traduire les réformes institutionnelles en améliorations concrètes, perceptibles aussi bien par les patients que par les professionnels de santé.

Source : Maroc.ma, SNRT News et TelQuel, 16 octobre 2026