PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°421 25 décembre 2017
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[ ÉDITORIAL ]
L’indépendance du pharmacien : Une sécurisation de l’acte pharmaceutique

Par Mohamed MEIOUET, Docteur en pharmacie et Docteur en droit

Le pharmacien d’officine reste l’incontournable professionnel de la chaîne des soins. Praticien de ville, accessible à tout moment, le pharmacien a pour mission et pour vocation première de participer à l’éducation sanitaire et sociale des patients et des citoyens.

De plus, il est, et au regard du monopole de compétence que les pouvoirs publics lui accordent à travers les lois et les règlements qui régissent la pharmacie, porteur d’une obligation de résultats et de sécurité dans les actes qu’il accomplit dans le cadre de la pratique officinale.

En effet, le droit lui accorde l’exclusivité sur un ensemble d’actes professionnels et également sur un ensemble de produits en termes de préparation, de détention, de dispensation et de conseils liés à leur usage. Cependant, force est de reconnaître que ce monopole légal accordé aux pharmaciens représente la contrepartie d’une obligation légale majeure, à savoir, la participation au maintien de la sécurité sanitaire liée au médicament.

Au-delà des règles de droit, édictées pour encadrer les aspects pratiques et techniques propres aux différents actes pharmaceutiques, le législateur, prenant acte de l’importance de cette sécurité liée au médicament, a davantage renforcé, et à travers des règles de droit, les obligations qui pèsent sur le pharmacien et cette fois en renforçant l’indépendance de ce dernier. Ceci le met à l’abri de toute pression étrangère de quelque nature que ce soit.

Cette indépendance du pharmacien a pour fondement juridique certaines dispositions de la loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie, ainsi qu’une disposition du Code de déontologie des pharmaciens. Mettant en avant deux principes, celui de l’indivisibilité de la propriété et de la gestion des officines (article 62, loi 17-04) et celui de l’interdiction du cumul de la propriété des officines (article  63, loi 17-04), le législateur entend assurer plus d’indépendance au pharmacien, étant l’unique propriétaire de son officine, chargé, à lui seul, de la gérer, il ne peut en aucun cas être sous une pression étrangère pouvant lui dicter des pratiques non conformes aux exigences légales, dont l’objet est de sécuriser les actes pharmaceutiques.

De plus, et allant toujours dans le même sens, celui de renforcer cette indépendance du pharmacien, la loi dispose à travers l’article 65 du Code du médicament et de la pharmacie, qu’il ne peut y avoir de possibilité pour une personne non pharmacienne d’être propriétaire ou copropriétaire d’une pharmacie. Encore mieux, toute stipulation contraire, qu’elle soit ostentatoire ou occulte, est frappée d’emblée d’une nullité absolue.

La santé des citoyens et un bien précieux. Sa prise en charge ne peut être déléguée qu’à des personnes compétentes, pour lesquelles des missions d’attributions sont accordées, des protections sont reconnues et une indépendance est garantie. Tel est le cas de la pharmacie d’officine, cet espace de santé visité au quotidien par des citoyens en quête de soins, de réconfort et de conseils, et pour lesquels, l’acte pharmaceutique doit être de grande qualité et de haute sécurité. Cet objectif ne peut être atteint que si le pharmacien pratique son art en toute indépendance.

 

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Revue de presse par Abderrahim DERRAJI
Journée A3P : Bonnes pratiques de distribution et contrefaçon Journée A3P : Bonnes pratiques de distribution et contrefaçon

«Du stockage à la distribution», tel a été le thème de la Journée organisée par l’Association A3P Maroc, le 19 décembre 2017, à Casablanca.

Cette rencontre annuelle a été une occasion idoine pour un partage d’expérience entre les intervenants du secteur et plusieurs experts marocains et français.

Après l’allocution inaugurale prononcée par Yasmine Lahlou Filali, présidente de cette association, Abdelhakim Zalim, ancien chef de la Division de la pharmacie à la DMP(1), a fait une présentation en insistant sur l’importance d’assoir les bonnes pratiques de distribution (BPD). Ces BPD permettent d’éviter que la qualité du médicament produit selon les bonnes pratiques de fabrication se perde dans les méandres d’une distribution pouvant souffrir de certaines vulnérabilités.

En dépit d’un contexte économique défavorable, le secteur de la distribution ne peut faire l’économie de la mise en place de normes techniques garantissant une traçabilité à toute épreuve du médicament.

Fabrice Lavalles (World Courrier) et Jacques Navellou (Axys-Network) ont, à leur tour, abordé la question liée au stockage et au transport des médicaments et des produits de santé qui sont des éléments clés pour préserver leur qualité. Grâce à des exemples concrets, l’auditoire a pu prendre connaissance de toutes les difficultés rencontrées lors de ces deux étapes.

Les organisateurs de cette journée ont également prévu une présentation sur la sérialisation. Ce sujet tombe à point nommé puisque les opérateurs qui exportent vers l'Union européenne ont, jusqu'au 9 février 2019, pour mettre en place la sérialisation sur leurs lignes de conditionnement de médicaments à destination de l'Europe.

Cette solution consiste à attribuer un numéro unique (ou numéro de série) à chaque boîte de médicament. Cet identifiant permet de suivre le médicament sur toute la chaîne (2).

La mise en place de cette technique représente un vrai challenge pour les industriels et un coût non négligeable pour les opérateurs marocains. Cette solution technique, et malgré ses nombreuses contraintes, trouve entièrement sa place dans une stratégie globale à même de lutter contre la contrefaçon des médicaments.

Les médicaments contrefaits représentent un chiffre d’affaires estimé à 100 milliards de dollars avec un risque sanitaire qui s’est aggravé avec l’arrivée de la vente en ligne des médicaments. L’adoption par les laboratoires de solutions techniques a essentiellement pour objectif de dégager leur responsabilité en cas d’utilisation de copies contrefaites de leurs médicaments.

La journée s’est terminée par un débat très intéressant autour des thématiques traitées en présence de tous les intervenants du secteur qui ne peuvent rester dans l’expectative. Ils n’ont d’autres choix que d’anticiper les changements pour éviter de se faire distancer par d’autres acteurs.

La solution technique n’est, cependant, pas la panacée. La volonté politique, l’implication de tous les intervenants et la collaboration internationale sont autant d’éléments nécessaires pour battre en brèche ce fléau que constitue la contrefaçon des médicaments.

(1) Direction du médicament et de la pharmacie.
(2)
http://www.industrie.com

Source : Pharmacie.ma

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Les applications de e-santé obtiennent la qualification de dispositif médical en Europe Les applications de e-santé obtiennent la qualification de dispositif médical en Europe

Désormais, depuis le 7 décembre 2017, une application de e-santé est considérée comme dispositif médical au sens du droit européen à partir du moment où elle remplit les critères de la directive 93/42. Elle peut de ce fait obtenir le marquage CE afférent afin d'être mise sur le marché et pouvoir circuler librement dans l'Union européenne sans que des autorités nationales exigent de son éditeur une nouvelle certification.

Cette décision a été prise par un juge européen à la suite d’une question transmise par le Conseil d'État au sujet d’une affaire impliquant le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem) et Philips France. Ces deux entités, qui commercialisent des applications de e-santé d'aide à la prescription médicamenteuse, estiment que la France n’a pas à leur demander une certification nationale du moment que leur application a déjà obtenu le marquage CE de conformité. 
Source : https://www.entreprise.news 

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Des vidéos sur «YouTube» pour contrecarrer les lobbys anti-vaccins Des vidéos sur «YouTube» pour contrecarrer les lobbys anti-vaccins

Pour lutter contre les fausses informations sur les vaccins, le ministère de la Santé français a fait appel à deux «youtubeurs». Il s’agit de deux vidéastes de vulgarisation scientifique très populaires sur la chaîne YouTube : Julien Ménielle et Bruce Benamran qui alimentent respectivement les chaînes «Dans ton corps» et «E-penser».

En faisant appel à ces deux influenceurs de la toile, dont les vidéos ont été visionnées 280.000 fois en 24 heures, le ministère de la Santé prépare l’entrée en vigueur de l’extension de l’obligation vaccinale à 11 vaccins qui deviendra effective le 1er janvier prochain.

Le quotidien français «Le Monde» révèle que 3 fausses informations sur 10 qui circulent sur Facebook concernent la vaccination.

C’est ainsi que «Multiplier les vaccins nuit à l’immunité des enfants» a été partagée plus de 100.000 fois, en deuxième position se trouve «Les vaccins combinés sont moins sûrs» partagée 85.000 fois, et en troisième position «Il y a un lien entre vaccination et autisme» partagée 55.900 fois.

Ce sont donc ces rumeurs qui compromettent le capital confiance de la vaccination que les deux vidéastes vont combattre.

Julien Ménielle a mis en ligne une vidéo de 10 minutes intitulée «9 bullshits sur les vaccins». Quant à Bruce Benamran, il s’attaque avec humour au principe de la vaccination, en se basant sur les propos d’un expert de l’Institut Pasteur.

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