Article N° 7762
Novo Nordisk
Novo Nordisk s’offre une usine à Bruxelles
Abderrahim Derraji - 10 février 2024 17:56La compagnie pharmaceutique danoise Novo Nordisk, boostée par son médicament Ozempic, va prendre possession d'une usine située à Bruxelles spécialisée dans le remplissage de stylos d'injections médicales.
Cette usine sera intégrée au groupe américain Catalent, comme annoncé lundi dernier.
Cette acquisition s'inscrit dans le cadre d'un accord plus large où la société d'investissement danoise Novo Holdings, principal actionnaire de Novo Nordisk, acquerra Catalent. Une fois cette transaction conclue, prévue probablement d'ici la fin de 2024, Novo Nordisk acquerra trois nouvelles usines, pour lesquelles elle devra verser la bagatelle de 11 milliards d'euros.
Source : 7sur7.be
D’autres articles similaires
Diabète et obésité : Novo Nordisk mise sur des injections mensuelles ou trimestrielles
Espacer autant que possible les injections utilisées dans la prise en charge de l’obésité et du diabète pourrait devenir l’un des prochains axes d’innovation de Novo Nordisk. Le groupe danois a conclu avec la société suédoise Nanexa un accord mondial de licence portant sur PharmaShell, une technologie permettant de contrôler la libération d’un médicament pendant une période prolongée.
L’accord pourrait atteindre environ 1,17 milliard d’euros. Novo Nordisk obtient des droits exclusifs pour utiliser PharmaShell dans cinq programmes de développement consacrés aux traitements injectables à longue durée d’action dans l’obésité, le diabète de type 2 et d’autres maladies cardiométaboliques.
La technologie fait appel à un revêtement ultrafin couvrant les principes actifs. Celui-ci permet de retarder leur libération dans l’organisme et pourrait ainsi prolonger leur action.
Les deux entreprises envisagent des formulations pouvant être administrées une fois par mois, voire une fois par trimestre. Une telle évolution représenterait un changement important par rapport aux traitements injectables hebdomadaires actuellement largement utilisés dans l’obésité et le diabète.
Pour les patients, l’enjeu dépasse le simple confort. Réduire la fréquence des administrations pourrait faciliter l’adhésion thérapeutique et diminuer la contrainte associée aux injections répétées.
Sur le plan financier, l’accord comprend un paiement initial ainsi que des paiements liés à des étapes de développement et réglementaires, pouvant atteindre au total 615 millions d’euros. Le reste des paiements potentiels dépendra notamment des performances commerciales. Nanexa percevra également des royalties sur les ventes mondiales.
Novo Nordisk dirigera le développement mondial et la commercialisation des produits issus de cette collaboration.
À ce stade, aucune molécule précise ni aucun calendrier clinique détaillé n’ont été annoncés. La technologie reste donc une promesse de développement plutôt qu’une nouvelle option thérapeutique immédiatement disponible.
En savoir plus
Novo Nordisk mise jusqu’à 1,4 milliard de dollars sur les médicaments oraux
Novo Nordisk poursuit sa stratégie d’innovation dans les maladies cardiométaboliques en misant sur une nouvelle génération de traitements administrés par voie orale. Le groupe pharmaceutique danois a conclu avec la biotech danoise Orbis Medicines un accord de recherche et de licence dont la valeur potentielle pourrait atteindre 1,4 milliard de dollars.
Cette collaboration vise à développer des médicaments oraux destinés au traitement de maladies cardiométaboliques pour lesquelles les thérapies disponibles ou en développement reposent encore largement sur des produits injectables. L’enjeu est important pour Novo Nordisk, devenu l’un des acteurs majeurs du diabète et de l’obésité et qui cherche à consolider son portefeuille face à une concurrence croissante.
Orbis Medicines développe une technologie permettant de concevoir des peptides macrocycliques administrables par voie orale. L’objectif est notamment de parvenir à cibler par des comprimés certaines protéines qui nécessitent aujourd’hui le recours à des médicaments injectables. Cette approche pourrait ainsi élargir considérablement le champ d’utilisation des traitements peptidiques.
Le montant de 1,4 milliard de dollars doit toutefois être interprété avec prudence. Il ne correspond pas à une somme immédiatement versée par Novo Nordisk. Comme souvent dans les accords entre laboratoires pharmaceutiques et sociétés de biotechnologie, l’essentiel de cette enveloppe est constitué de paiements conditionnés à l’atteinte de différentes étapes de recherche, de développement clinique, d’autorisation réglementaire et éventuellement de commercialisation.
Au-delà de l’enjeu industriel, le développement de médicaments oraux pourrait représenter un progrès important pour les patients. La prise d’un comprimé est généralement plus simple et plus facilement acceptable qu’une injection régulière, ce qui pourrait favoriser l’adhésion au traitement dans certaines situations.
Les avantages pourraient également concerner les systèmes de santé. Lorsque les formulations orales permettent de s’affranchir des contraintes de conservation associées à certains médicaments injectables, leur stockage et leur distribution peuvent être facilités. Cet aspect revêt une importance particulière dans les régions où le maintien d’une chaîne du froid performante demeure difficile ou coûteux.
L’accord avec Orbis illustre ainsi une tendance de fond de l’industrie pharmaceutique : transformer des traitements biologiques complexes en médicaments plus simples à administrer, sans sacrifier leur efficacité. Reste désormais à démontrer que cette ambition technologique pourra franchir avec succès les différentes étapes du développement clinique.
En savoir plus
Novo Nordisk met la main sur Dicerna Pharmaceuticals
Dans un communiqué du 18 novembre 2021, le danois Novo Nordisk a annoncé qu’il s’apprête à débourser la bagatelle de 3,3 milliards de dollars pour acquérir la biotech américaine Dicerna Pharmaceuticals.
L’acquisition de cette biotech spécialisée dans l'ARN interférent (ARNi) sera finalisée avant la fin de l'année en cours. Cette transaction fait suite à deux années de collaboration dont l’objectif est de développer des thérapies faisant appel à la technologie ARNi dans la prise en charge de certaines maladies affectant le foie, du diabète, de l’obésité et des maladies rares.
Le laboratoire danois produit 47% de l’insuline mondiale et son chiffre d’affaires a été affecté par la nette baisse des prix des antidiabétiques aux États-Unis et par la concurence rude des autres laboratoires. Ces contraintes n’ont pas empêché le groupe danois de dégager au 3ème trimester de 2021 un bénéfice net de 1,8 milliard de dollars. Quant à son chiffre d'affaires, il est passé à 5.4 milliards de dollars ce qui traduit une augmentation de 15%.
En savoir plus
Évenements