Article N° 5726
CHOLÉRA
Le choléra sévit au Yémen
Abderrahim Derraji - 09 juin 2017 20:10Selon Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS, l’épidémie de choléra qui sévit au Yémen a fait 789 morts et plus de 101.820 cas suspects depuis fin avril.
Et d’après un communiqué rendu public par l’ONG Oxfam, le choléra fait une victime chaque heure et sans un « cessez-le-feu » pour permettre la prise en charge des malades des milliers de vies resteront menacées.
Cette épidémie qui est provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae, se répand rapidement au Yémen, pays qui a vu ses installations hospitalières et les conditions d’hygiène se détériorer depuis le déclenchement de la guerre entre les rebelles et les forces loyalistes.
Source : PMA
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Choléra : 5,3 millions de dollars pour renforcer la riposte dans le bassin du lac Tchad
Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane, KSrelief, et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont conclu un accord consistant à allouer 5,3 millions de dollars pour renforcer la lutte contre le choléra dans cinq pays africains : le Cameroun, le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigéria. Ces pays font face à la fois aux épidémies, aux déplacements de populations et à la fragilité des infrastructures sanitaires.
Signé le 22 septembre 2026 à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’accord porte sur un financement de 5,327 millions de dollars.
Cet accord prévoit de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, tout en facilitant l’accès aux médicaments et aux consommables médicaux.
Il intègre également le forage de puits, la réhabilitation de latrines publiques et le renforcement des établissements de santé. Enfin, des équipements seront mis à la disposition des services d’urgence et de soins intensifs pour améliorer la prise en charge des malades.
D’après l’OMS, plus de 61 000 cas de choléra ont été enregistrés dans la Région africaine au cours des cinq premiers mois de 2026. Le Nigéria traverse la plus importante flambée, avec plus de 50 000 cas et 338 décès depuis janvier. Au Tchad, près des deux tiers des personnes infectées sont des enfants de moins de 15 ans.
Au-delà du montant engagé, ce partenariat illustre l’importance d’une approche intégrée. Le choléra est une maladie évitable et traitable, mais son contrôle dépend autant de la disponibilité rapide des soins et des médicaments que de l’accès à l’eau potable et de la détection précoce des foyers.
L’objectif doit aussi être logistique. Il s’agit de réduire le délai entre l’apparition d’une flambée, son identification et l’arrivée des ressources nécessaires auprès des populations touchées.
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Du Yémen à Mayotte : la propagation d’une souche résistante du choléra
Une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur et du Centre hospitalier de Mayotte a mis en lumière la diffusion internationale d’une souche de Vibrio cholerae hautement résistante aux antibiotiques. Leurs résultats, publiés le 12 décembre 2024 dans «New England Journal of Medicine», révèlent une menace sanitaire préoccupante.
Le choléra est une maladie diarrhéique grave pouvant entraîner la mort en quelques heures sans traitement. La prise en charge repose principalement sur la réhydratation et, en complément, sur des antibiotiques pour réduire la durée de l’infection et limiter les chaînes de transmission. Cependant, l’émergence de souches résistantes compromet ces stratégies.
Lors d’une épidémie de choléra au Yémen entre 2018 et 2019, une souche résistante à dix antibiotiques, dont l’azithromycine et la ciprofloxacine, deux des trois antibiotiques recommandés pour cette maladie, avait été isolée pour la première fois.
Grâce à l’analyse génomique, les chercheurs ont retracé le parcours de cette souche résistante :
Yémen (2018-2019) : émergence initiale de la souche.
Liban (2022) : apparition lors d’une épidémie locale.
Kenya (2023), puis Tanzanie et Comores (2024) : propagation vers l’Afrique de l’Est.
Mayotte (2024) : entre mars et juillet, une épidémie sur l’île française a causé 221 cas de choléra liés à cette souche.
Les conclusions de ces travaux soulignent l’urgence de renforcer la surveillance mondiale des souches de Vibrio cholerae et leur résistance aux antibiotiques. Le Pr François-Xavier Weill, auteur principal de l’étude, alerte sur les conséquences potentielles si cette souche acquérait une résistance supplémentaire à la tétracycline, dernier recours en traitement antibiotique par voie orale. Une telle évolution compromettrait gravement la prise en charge des malades.
Cette propagation met en évidence les failles de la lutte contre le choléra et appelle à une réponse internationale concertée pour prévenir une crise sanitaire majeure.
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Aucun cas de choléra enregistré au Maroc
Dans un communiqué de presse du 28 août 2018, le ministère de la Santé a déclaré qu’aucun cas de choléra n’a été enregistré au Maroc. Il a également rappelé que grace aux efforts déployés par le Royaume pour lutter contre les maladies liées à l’eau, aucun cas de choléra n’a été enregistré depuis 1997.
Le communiqué rappelle également le nombre de mesures prises pour que le Maroc soit épargné du choléra qui sévit actuellement dans certains pays de la Région. Ces mesures sont comme suit :
- Renforcer la surveillance des maladies diarrhéiques,
- Renforcer le control, notamment chez les passagers en provenance de pays où sévit actuellement le choléra,
- Prévoir un stock de médicaments et de dispositifs médicaux en quantité suffisante et préparer les laboratoires d’analyses médicaux pour faire face à une éventuelle épidémie.
Le ministère de la Santé a également prévu un numéro économique (0801 00 47 47) pour informer les citoyens au sujet de cette maladie.
Communiqué du ministère de la Santé (Ar.) : lien
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