Article N° 4433
EBOLA
Don royal pour aider la Guinée Conakry dans sa lutte contre Ebola
Imounachen Zitouni - 24 avril 2015 08:18Pour aider la Guinée Conakry à lutter contre la propagation de la fièvre hémorragique Ebola, un don royal de 15 tonnes de médicaments et de matériel médical a été acheminé, mercredi, vers la Guinée Conakry.
D’après le ministère de la Santé, cette aide humanitaire s'inscrit dans le cadre de l'appui apporté par le Maroc aux efforts internationaux visant à endiguer la propagation du virus Ebola.
Ce don est destiné à contribuer à l'amélioration des prestations sanitaires en Guinée Conakry et apportera assurément un soutien majeur pour l'aider à lutter contre l'épidémie hémorragique Ebola.
Source : http://www.aujourdhui.ma
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Alors que l'épidémie d'Ebola continue de progresser dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) tirent la sonnette d'alarme. À l'issue d'une mission conjointe menée en Ouganda et en RDC, les deux organisations estiment qu'un changement d'échelle de la riposte est indispensable, avec une priorité absolue : renforcer l'implication des communautés.
La mission, conduite par Tedros Adhanom Ghebreyesus, Jean Kaseya et Mohamed Janabi, a permis d'évaluer la situation sur le terrain à Kampala, Bunia et Kinshasa. Si l'Ouganda est parvenu à interrompre la transmission locale grâce à une détection précoce, un suivi rigoureux des contacts et une forte mobilisation communautaire, la situation demeure préoccupante en RDC, où l'épidémie continue de gagner du terrain.
Au 4 août 2026, le pays comptabilisait 3 973 cas confirmés, 1 801 décès et 776 guérisons. Le suivi des contacts n'atteint que 75 %, bien loin des 95 % nécessaires pour interrompre efficacement les chaînes de transmission. Les centres de traitement, notamment au Nord-Kivu, fonctionnent déjà au-delà de leurs capacités, illustrant la pression croissante exercée sur le système de santé.
Pour les experts, la réussite de la riposte dépendra avant tout de la confiance des populations. Les communautés doivent être informées par des relais crédibles, reconnaître rapidement les symptômes, signaler les cas suspects et accéder aux soins sans crainte. Les leaders communautaires, religieux, les associations de femmes et de jeunes sont appelés à jouer un rôle central dans cette stratégie.
La mission a également mis en évidence les nombreux obstacles auxquels sont confrontées les équipes de terrain : insécurité, déplacements de population, infrastructures dégradées, désinformation, pénuries de matériel et manque de soutien aux professionnels de santé.
Face à cette situation, l'OMS et Africa CDC appellent à accélérer la détection des cas, renforcer les capacités des centres de traitement, améliorer la prévention des infections, protéger les soignants et garantir un financement rapide des opérations. Les deux organisations réaffirment enfin leur soutien au Gouvernement congolais et soulignent que seule une riposte coordonnée, fondée sur la participation active des communautés et la solidarité internationale, permettra de mettre fin à cette épidémie.
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Ebola : risque de propagation «régionale et internationale»
Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont enregistré des cas d’Ebola dans la ville de Mbandaka.
Le patient zéro a présenté des symptômes dès le 5 avril. Il s’agit d’un étudiant de 31 ans qui n’a finalement été hospitalisé que le 21 avril. Il est décédé le jour de son hospitalisation. D’après les épidémiologistes, ce malade aurait été en contact avec 74 personnes. Trois cas, dont deux décès et 267 contacts, ont été identifiés pour le moment à Mbandaka.
«Le risque de propagation régionale et internationale de cette épidémie n’est pas exclu, car la ville de Mbandaka borde le fleuve Congo et dispose de connexions fluviales et terrestres avec la capitale Kinshasa, la République du Congo, la République centrafricaine et l’Angola», a affirmé l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cependant, l’OMS estime que le risque reste «modéré» au niveau africain et «faible» au niveau international. Elle ne recommande pas de restrictions aux voyages et au commerce avec la RDC. Par contre, elle qualifie le risque de propagation de cette maladie à l’échelle de la RDC comme «élevé».
Pour éviter la propagation de cette fièvre hémorragique, 200 doses du vaccin développé par Merck ont été envoyées à la RDC et la vaccination des sujets-contacts a démarré le 27 avril.
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Johnson & Johnson dépose une demande d’AMM du vaccin expérimental anti-Ebola en Europe
Johnson & Johnson a annoncé le 8 novembre que ses sociétés pharmaceutiques Janssen ont formulé une demande d’AMM (Autorisation de mise sur le marché) pour le vaccin expérimental contre la fièvre hémorragique Ebola provoquée par le virus Ebola appartenant à l’espèce Zaïre.
«Il est vital de préparer le monde à l’Ebola, étant donné que les plus importantes épidémies d’Ebola au monde ont eu lieu au cours des six dernières années seulement, la dernière en date ayant éclaté en République démocratique du Congo (RDC)», a indiqué le Dr Paul Stoffels, vice-président du comité exécutif et directeur scientifique de Johnson & Johnson.
En ce qui concerne le protocole vaccinal, les deux doses (l’Ad26.ZEBO et MVA-BN-Filo) sont administrées à huit semaines d’écart.
Les demandes effectuées à l’EMA (Agence européenne des médicaments) qui vont bénéficier d’une procédure d’évaluation accélérée s’appuient sur des données issues d’études cliniques de phase 1, 2 et 3. Il est à rappeler que 6.500 volontaires à travers les États-Unis, l’Europe et l’Afrique ont déjà pris part à plus de 10 études cliniques du vaccin de Janssen.
Johnson & Johnson a annoncé, le 31 octobre dernier, qu’elle pourrait fournir jusqu’à 500.000 doses de son vaccin expérimental pour permettre au Gouvernement de la RDC et des acteurs internationaux du secteur de la santé de mener un nouvel essai clinique pour contenir l’épidémie d’Ebola dans le pays.
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