PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°567 25 janvier 2021
13116 Destinataires
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[ ÉDITORIAL ]
L’heure de la vaccination a sonné !

Par Abderrahim Derraji, Docteur en pharmacie

La pandémie Covid-19 est actuellement en train de virer au cauchemar dans plusieurs pays, y compris ceux qui ont démarré leurs campagnes de vaccination contre la Covid-19. Plusieurs d’entre eux se voient, une fois de plus, obligés d’adopter des mesures sanitaires drastiques pour contenir la flambée des cas de Covid-19.

En l’absence d’un traitement spécifique permettant de guérir les sujets affectés par le Sars-Cov-2, le vaccin s’impose comme le seul moyen permettant de protéger la population contre cette maladie qui a fait 2 millions de victimes à travers le monde. Seulement, l’approvisionnement en doses de vaccins demandera plusieurs mois. Ce délai s’explique par les difficultés rencontrées par les sites de production de vaccin qui sont dans l'impossibilité de répondre aux besoins de la population mondiale en vaccins. Elle s’explique aussi par le «retard relatif» pris pour le développement de certains vaccins. À titre d’exemple, Pfizer et AstraZeneca ont annoncé un retard dans la livraison des vaccins commandés, notamment par les pays européens. Une mauvaise nouvelle pour ces derniers qui se préparent à une troisième vague d’épidémie portée par le variant VOC du Sars-Cov-2. Ce variant, apparu pour la première fois au Royaume-Uni, est très contagieux et il serait même associé à une plus forte mortalité si l’on se fie à la déclaration faite, vendredi dernier, par le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

Le Maroc, qui a reçu samedi dernier ses premières doses du vaccin Covishield®, mène depuis mars dernier une guerre contre le Sars-Cov-2. Il n’a lésiné sur aucun sacrifice pour contenir la pandémie. Des efforts inimaginables ont été fournis pour que la population puisse disposer rapidement d'un vaccin. Selon plusieurs communiqués, une livraison du vaccin développé par Sinopharm aura également lieu cette semaine. Ce vaccin a obtenu, le 22 janvier, une Autorisation temporaire d’utilisation urgente au Maroc.

Le lancement des campagnes de vaccination est programmé cette semaine et le défi est de taille. La logistique, la communication et l’engagement de tous les intervenants conditionnent la réussite de cette opération inédite au Maroc.

Les cellules de communication officielles auront un rôle primordial à jouer pour informer la population et contrecarrer certaines théories farfelues qui inondent les réseaux sociaux. La transparence doit rester de mise et les professionnels de santé, qui sont les sentinelles de la pharmacovigilance, doivent relayer les recommandations des experts et des sociétés savantes, le capital confiance dont ils jouissent fera d’eux des alliés de choix pour garantir la réussite de cette campagne. 

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Revue de presse
Colchicine : Une «percée majeure» dans la prise en charge de la Covid-19 Colchicine : Une «percée majeure» dans la prise en charge de la Covid-19

Les résultats d’une vaste étude conduite depuis le mois de mars dernier par l’Institut de cardiologie de Montréal ont été annoncés comme une «percée majeure» dans la prise en charge de la 
Covid-19. 

En effet, cette étude a révélé que la colchicine, un médicament utilisé pour traiter des inflammations, notamment dans les crises de la goutte est efficace dans la prise en charge de la Covid-19 et permet de prévenir les complications de cette maladie. Cette molécule serait de ce fait, le premier médicament oral dont l’efficacité a été démontrée pour traiter des patients avant leur admission à l’hôpital.


«On a finalement un premier traitement qui peut aider les patients atteints de la Covid-19 avant leur admission à l’hôpital pour prévenir les hospitalisations, prévenir les intubations et prévenir les décès», a indiqué le Dr Jean-Claude Tardif, chercheur principal de l’étude «Colcorona» et directeur du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM).

Pour ce faire, les chercheurs de l’ICM ont administré la colchicine à 4.159 patients (3.000 étaient au Québec et 1.159 répartis entre les États-Unis, le Brésil, l’Espagne et l’Afrique du Sud) présentant un facteur de risque de complications et diagnostiqués Covid-19 positif par un test PCR.

Les patients ayant pris part à cette étude randomisée en double aveugle et contrôlée avec placebo se sont vus administrés de la colchicine deux fois par jour pendant les trois premiers jours suivant le diagnostic et une fois par jour pendant les 27 jours suivants.

Selon les auteurs de l’étude, l’administration de la colchicine a permis de réduire les hospitalisations de 25%, le besoin en ventilation de 50% et les décès de 44% par rapport au groupe témoin. 

Le Dr Tardif explique ce résultat par le fait que la colchicine permet de prévenir la «tempête inflammatoire majeure» qui est responsable des hospitalisations des sujets affectés par la Covid-19.

La balle est actuellement dans le camp du gouvernement du Québec, des autorités de santé publique et du corps médical qui doivent décider de la pertinence d’intégrer ou pas la colchicine dans le protocole de prise en charge des patients Covid+.
Source : lapresse.ca 

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Démarrage des campagnes de vaccination en Égypte Démarrage des campagnes de vaccination en Égypte

L'Égypte avait prévu de commencer sa compagne de vaccination dimanche dernier en donnant la priorité aux professionnels de santé, aux malades chroniques et aux personnes âgées.

L’Égypte a reçu, au mois de décembre, des vaccins de Sinopharm et d’après la ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed, une autre commande a été effectuée à AstraZeneca.

Le nombre de personnes qui ont contracté la Covid-19 en Égypte est estimé à 160.000 et le nombre de décès à 8.850. 

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Bamlanivimab : Réduction significative du risque de contracter une forme symptomatique de la Covid-19 Bamlanivimab : Réduction significative du risque de contracter une forme symptomatique de la Covid-19

Le laboratoire américain Lilly a publié les résultats d’une étude de phase III qu’il a menée sur le Bamlanivimab, un anticorps monoclonal qui a déjà obtenu le feu vert de la FDA dans le traitement des formes légères à modérées de la Covid-19 pour les patients à haut risque de développer une forme grave.

Cette étude a été conduite sur un groupe de 965 personnes constitués de résidents d’Ehpad et des soignants.

Deux groupes ont été formés : le premier a été mis sous placebo, quant au second, il a été traité par le Bamlanivimab à raison de 4,2 grammes.

Après une cure de huit semaines, les sujets sous Bamlanivimab ont montré une réduction significative du risque de contracter une forme symptomatique de la Covid-19. Cet effet a été observé aussi bien chez les résidents d'Ehpad que chez les soignants.

D’après le laboratoire Lilly, le Bamlanivimab diminue le risque jusqu’à 80% pour les résidents ayant reçu leur traitement en préventif. Par ailleurs, ce laboratoire a indiqué qu’il n’y a pas de différence d’effets indésirables graves entre les patients traités et les patients sous placebo.

Le prix de ce médicament constitue un frein à son accessibilité. Une première commande a été effectuée à Lilly par les États-Unis au mois d’octobre 2020. Le prix du flacon de 700 mg a été fixé à1.200 dollars américains. La Fondation Bill & Melinda Gates ont noué un accord avec Lilly pour que le laboratoire réserve une partie de sa production pour des pays à revenus faible et intermédiaire. 

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