PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°556 09 novembre 2020
12925 Destinataires
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[ ÉDITORIAL ]
En attendant un bon vaccin !

Abderrahim Derraji

Depuis le début de la pandémie du Sars-CoV-2, les dépêches se suivent et ne se ressemblent pas, à l’exemple de l’Hydroxychloroquine (HCQ) qui a encore fait l’objet de deux publications contradictoires la semaine dernière.

En effet, une méta-analyse1 menée sur 44.521 patients suggère que le traitement à faible dose par l’HCQ entraîne une réduction de la mortalité de 8 à 35%, tandis qu’une étude2 conduite par le CHU d'Angers (France) sur un échantillon de 250 sujets conclut qu'un traitement à l'HCQ n'a pas d'effet bénéfique sur des patients atteints du
Covid-19.


D’autres études avaient décrié au début de la pandémie le recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens chez les Covid-19+ ce qui n’est pas le cas de récentes études plus rassurantes qui ont conclu qu’il n'y a pas d'augmentation du risque de devenir positif au Covid quand on prend des anti-inflammatoires non stéroïdiens.

D’après une déclaration à «France-Info» de Nicholas Moore, professeur en pharmacologie : «Un certain nombre d'études ont été faites, dans les données de l'Assurance-maladie française et dans les bases de données en Angleterre aussi, pour regarder ce risque des anti-inflammatoires non stéroïdiens et/ou de l'ibuprofène, et on a constaté que premièrement il n'y a pas d'augmentation du risque de devenir positif au Covid quand on prend des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Deuxièmement, quand on est positif et qu'on a pris ou qu'on prend des anti-inflammatoires non stéroïdiens, on n'augmente pas le risque d'être hospitalisé.»

Ces publications contradictoires ne sont pas de nature à rassurer une population qui voit, de jour en jour, le nombre de nouveau cas de Covid-19 et de décès liés au Sars-CoV-2 augmenter d’une manière effarante.

La plupart des pays ont tendance à se barricader et à imposer un couvre-feu sanitaire et des mesures souvent appropriées, mais économiquement intenables.

Certaines nations ne reculent devant rien pour protéger leur population et, par là même, la population mondiale, à l’image du Danemark qui a pris la semaine dernière la décision d’euthanasier3 pas moins de 17 millions de visons. Le Premier ministre de ce pays, considéré comme le premier producteur mondial de peaux de vison, a affirmé que cette décision fait suite à une mutation du virus chez le vison qui se transmet à l’homme.

D’après un rapport gouvernemental danois, le virus muté peut compromettre les capacités de développer des anticorps anticovid-19 et, par conséquent, rendre les vaccins contre le Covid-19 en cours de développement inefficaces.

Les autorités sanitaires danoises ont recensé douze cas de sujets ayant contracté le virus. Quant aux médias locaux, ils ont évoqué plus de 200 patients ayant contracté diverses formes de mutations du Sars-CoV-2 émanant de visons dont quatorze cas se trouvent hors de Jutland, région d’élevage de visons située au nord du pays.

D’autres pays avaient pris des décisions similaires notamment l’Espagne qui a abattu 100.000 visons en juillet dernier et les Pays-Bas qui ont procédé à l’abattage d'environ 2,6 millions de visons.

Pendant que ces informations inquiétantes continuent à tomber les unes après les autres, des chercheurs se démenent pour nous trouver des protocoles de prise en charge de la maladie du Covid-19 et surtout des vaccins qui semblent de plus en plus constituer la seule option à même de nous permettre de renouer avec une vie normale !

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Revue de presse
Maladie d’Alzheimer : l’aducanumab non recommandé par une commission d’experts américains  Maladie d’Alzheimer : l’aducanumab non recommandé par une commission d’experts américains

Consulté par l'Agence américaine des médicaments (FDA) dans le cadre d’une autorisation de mise sur le marché, un comité d'experts américains a donné un avis défavorable à la mise sur le marché de l'aducanumab.

L'aducanumab est un anticorps monoclonal développé par le laboratoire Biogen dont le mode d’action consiste à «dissoudre» les agrégats d'une protéine, la bêta-amyloïde, qui s'accumule et crée des plaques dans les tissus cérébraux des patients atteints de cette maladie dégénérative.

Après une étude minutieuse du dossier de l'aducanumab, les membres du comité, qui se sont prononcés en défaveur de cet anticorps monoclonal, ont estimé que le traitement n'avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité. Bien que l’avis de ces experts ne soit pas contraignant, la FDA suit généralement les recommandations de cette commission.

Un essai clinique avait conclu à son efficacité et un autre avait suggéré le contraire. Les experts préconisent à Biogen de mener un troisième essai clinique.

Il est à noter qu’aucun médicament n'ait été autorisé en deux décennies contre la maladie d’Alzheimer, pathologie qui affecte actuellement quelque 50 millions de personnes à travers le monde, et ce chiffre pourrait atteindre 131 millions d'ici 2050.
Source : https://www.france24.com

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L’IA  pourrait permettre d’identifier les cas graves de la Covid-19 L’IA pourrait permettre d’identifier les cas graves de la Covid-19

Une étude rétrospective s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA) a permis la mise au point d’une signature numérique de biomarqueurs permettant de prédire l’évolution de la Covid-19 et d’identifier les sujets risquant de développer des formes de Covid-19 nécessitant une ventilation.

Cette IA exploite, entre autres, les données de l’imagerie par scanner thoracique qui met en évidence des images caractéristiques de la Covid-19.

Cette IA exploite, entre autres,  les données de l’imagerie par scanner thoracique qui met en évidence des images caractéristiques de la Covid-19.

Les chercheurs de Gustave Roussy, de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, de CentraleSupélec, de l’Université de Paris, de l’Université Paris-Saclay, de l’Inserm, de l’Inria et de la société TheraPanacea ont mené cette étude chez 478 patients dans cinq cohortes différentes constituées de patients tous diagnostiqués Covid-19 positifs par RT-PCR.
Parmi ces malades, 118 cas sont graves, 17% d’entre eux ont été intubés et 6% ont succombé à la Covid-19.

Les chercheurs ont fait appel à 15 radiologues expérimentés pour apprendre au dispositif d’IA à identifier les anomalies liées à la Covid-19 qui apparaissent sur les images du scanner.

Un algorithme exploitant 10 biomarqueurs utiles permettant de déterminer l’étendue et l’hétérogénéité de la maladie, l’atteinte pulmonaire et l’état cardiaque a été mis au point. Ces bio-marqueurs ont été corrélés à l’âge et au sexe des patients, ainsi qu’à leurs données cliniques.

D’après les chercheurs qui ont conduit cette étude, le dispositif d’IA mis au point a appris à évaluer la sévérité de la maladie et à prédire son pronostic à court terme. L’IA permet donc d’identifier les malades nécessitant une assistance respiratoire et une réanimation. Par ailleurs, l'IA pourrait permettre de proposer des médicaments en cours d’évaluation pour prendre en charge des patients présentant des formes graves de la maladie Covid-19 et leur éviter le recours à la réanimation.
Source : Univadis

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Thérapie génique : Sanofi investit 15 millions d'euros sur son site de Lyon-Gerland Thérapie génique : Sanofi investit 15 millions d'euros sur son site de Lyon-Gerland

Le groupe français Sanofi s’apprête à investir 15 millions d'euros dans son site Sanofi Genzyme à Lyon-Gerland pour la production de médicaments de thérapie génique qui sont actuellement en cours de développement à Boston.

Ce site spécialisé dans la production de médicaments d'immunothérapie deviendra, selon Sanofi, la première plateforme mondiale de Sanofi capable de produire des vecteurs viraux. Les premiers essais cliniques envisagés porteront sur des médicaments à même de prendre en charge certaines maladies rares d’ordre neurologique et des pathologies induites par des déficiences enzymatiques.

Les thérapies géniques pourraient permettre de remplacer dans l’organisme un gène défectueux par un gène fonctionnel, comme elles pourraient permettre de prélever des cellules, les modifier génétiquement et les réinjecter au patient.

Le portefeuille du groupe tricolore comporte une dizaine de produits de thérapie dite génique. Ces médicaments qui sont à différents stades de développement sont destinés à traiter des pathologies rares dont des maladies neurodégénératives.
Source : https://www.capital.fr 

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