PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°498 01 juillet 2019
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[ ÉDITORIAL ]
“Le FPI, un rendez-vous pharmaceutique à ne pas rater !”

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Revue de presse
Un séminaire dédié à la surveillance épidémiologique de la coqueluche tenu à Casablanca Un séminaire dédié à la surveillance épidémiologique de la coqueluche tenu à Casablanca

La capitale économique a abrité le 25 juin dernier un séminaire atelier sur la surveillance épidémiologique de la coqueluche. Pour animer cette rencontre, la Société marocaine d’infectiologie pédiatrique et de vaccinologie (SOMIPEV) a fait appel au Pr Nicole Guisou, experte internationale et spécialiste dans le domaine de la vaccinologie et la surveillance de la coqueluche.


Le Pr Nicole Guisou a rappelé que même si la situation épidémiologique de la coqueluche a été largement réduite, elle reste endémique dans tous les pays du monde avec une émergence de foyers épidémiques de temps à autre.

Elle a également mis en exergue l’intérêt de surveiller la charge de morbidité et l’impact du programme de vaccination contre cette maladie. D’après cette experte, ceci peut être assuré grâce à la mise en place d’un réseau de surveillance pédiatrique à l’image du réseau RENACOQ mis en place en France dès 1996. Ce réseau implique 43 centres hospitaliers pédiatriques représentant 30% de l’hospitalisation française.

Le Pr Nicole Guisou a aussi rappelé à l’assistance que les vaccins anticoquelucheux renferment des antigènes du germe entier ou un nombre variable d’éléments acellulaires purifiés. De ce fait, les vaccins disponibles présentent des différences et parfois leur efficacité peut être remise en question. C’est pour cette raison qu’il est primordial d’adapter régulièrement la stratégie vaccinale à la situation épidémiologique du pays et prévoir une pharmacovigilance adaptée. Il est aussi nécessaire de tenir compte d’autres facteurs comme les changements des vaccins et les recommandations vaccinales.

Le responsable du Plan national d’immunisation (PNI) a pour sa part indiqué que la vaccination contre la coqueluche au Maroc fait appel aux vaccins combinés pré-qualifiés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et dont l’acquisition se fait à travers une collaboration avec l’Unicef.

Il a aussi rappelé que le PNI prévoit l’administration de trois doses : 2e, 3e et 4e mois avec un rappel le 18e mois et à l’âge de 5 ans.

Ce calendrier est en vigueur depuis une dizaine d’années et il devient, de ce fait, nécessaire de la faire évoluer.

Ce responsable a aussi indiqué que la couverture vaccinale de la coqueluche dépasse et se maintient largement à plus de 97% de la cible. Il est cependant difficile d’atteindre l’objectif de 83% pour les enfants de 5 ans.

Il a terminé son intervention en insistant sur l’importance de mener une surveillance épidémiologique adéquate et/ou des études évaluatives, comme il a évoqué le problème de sous-déclaration des évènements indésirables.

En conclusion de ce conclave, les membres de la SOMIPEV se sont mis d’accord pour adopter une surveillance multicentrique dont la finalité est d’apprécier la charge de morbidité et l’épidémiologie de la coqueluche au Maroc. Cette surveillance constitue un élément clef pour choisir le vaccin à utiliser et le protocole de vaccination. Cette surveillance qui sera mise en place dès le mois de septembre prochain s’appuiera sur les cas de coqueluche avec confirmation biologique diagnostiquée chez les enfants hospitalisés dans les CHU de Casablanca, Fès, Marrakech, Oujda, Rabat et Tanger. Une collaboration la plus étroite possible avec le système national de surveillance épidémiologique et le PNI sera privilégiée dans ce cadre. Pour réussir cette surveillance, des binômes pédiatre-biologiste au niveau de chaque CHU ont été formés séance tenante pour coordonner cette surveillance.
Source : SOMIPEV

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La HAS prône le déremboursement de l’homéopathie La HAS prône le déremboursement de l’homéopathie

Lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi dernier, la Commission de transparence de la Haute Autorité de santé (HAS - France) a rendu son avis définitif concernant les médicaments homéopathiques.

D’après le quotidien français "Libération", cette Instance a adopté à "une très grande majorité (une seule voix contre) le déremboursement des produits homéopathiques". Elle a donc confirmé l’avis provisoire qui a été ébruité.

Cette seconde fuite dans la presse a provoqué une vive réaction des Laboratoires Boiron. Ces derniers ont demandé jeudi dernier une suspension du cours de Bourse à l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Ce déremboursement va impacter lourdement les Laboratoires Boiron qui réalisent 60% de leurs ventes dans l'Hexagone sur des produits homéopathiques remboursables. Quleque1.300 emplois sur les 2.600 que compte le groupe lyonnais en France seraient menacés. 

C’est maintenant à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, de trancher tout en sachant qu’elle a toujours assuré qu'elle suivrait à la lettre l'avis de la HAS.
Source : https://www.lequotidiendumedecin.fr

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L’OMS annonce des progrès durables dans l’élimination du trachome  L’OMS annonce des progrès durables dans l’élimination du trachome

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de personnes qui risquent de contracter le trachome est passé de 1,5 milliard en 2002 à à peine plus de 142 millions en 2019, ce qui représente une baisse de 91%. Le nombre de personnes nécessitant une intervention chirurgicale pour un trichiasis trachomateux est passé de 7,6 millions en 2002 à 2,5 millions en 2019, soit une baisse de 68%.

"L’élimination du trachome contribue à la santé oculaire et à la qualité de vie des personnes les plus pauvres et les plus défavorisées dans le monde et nous rapproche donc un peu plus de la couverture sanitaire universelle", a indiqué la Dre Mwelecele Ntuli Malecela, directrice du Département de lutte contre les maladies tropicales négligées de l’OMS. Et d’ajouter : "L’élimination de cette maladie douloureuse et débilitante à l’échelle mondiale est rendue possible grâce aux généreux dons d’azithromycine, aux contributions durables d’un réseau de bailleurs de fonds et de partenaires et aux efforts de centaines de milliers d’agents de terrain qui, sans relâche, interviennent en collaboration avec les communautés".

Le trachome est une maladie bactérienne endémique qui sévit dans 44 pays. Il est à l’origine d’une cécité ou d’une déficience visuelle chez 1,9 million de personnes environ à travers le monde. Il a fait l’objet d’une cartographie afin de mieux cerner sa répartition géographique, condition nécessaire pour adopter et cibler les mesures de lutte dans le cadre de la stratégie CHANCE (CHirurgie, Antibiotiques contre l’infection, Nettoyage du visage et Changement de l’Environnement pour réduire la transmission).

D’après l’OMS, la baisse de prévalence à l’échelle mondiale de cette maladie est le résultat de la volonté politique accrue des pays d’endémie, de l’élargissement des mesures de lutte et de la production de données de qualité.

Le programme mondial a bénéficié du plus grand effort de cartographie d’une maladie infectieuse jamais réalisé, depuis 2016, il est épaulé par Tropical Data, qui a aidé les ministères de la Santé à mener à bien plus de 1500 enquêtes de prévalence normalisées à travers le monde et de qualité contrôlée et garantie.

En 1996, l’OMS a lancé GET2020 et, avec d’autres partenaires de l’Alliance, elle soutient la mise en œuvre de la stratégie CHANCE dans les pays ainsi que le renforcement des capacités nationales d’évaluation, de suivi et de surveillance épidémiologiques, d’évaluation de projets et de mobilisation de ressources.

L’élimination du trachome reste peu coûteuse, simple et très rentable.
Source : OMS

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Les psychotropes à l’ordre du jour à Khouribga Les psychotropes à l’ordre du jour à Khouribga

Lors de la Journée pharmaceutique qui a eu lieu à Khouribga le samedi dernier, les pharmaciens ont pu assister à une table ronde animée par le Pr Driss Moussaoui, les présidents des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine Mme Sâadia Moutaouakil et M. Badre Merzak et Me Nourreddine Karam et Me Abdelkader Izabi.

Cette table ronde qui a eu pour thème «Le pharmacien et les psychotropes : usage, mésusage et réglementation» a permis de mettre en avant les difficultés que rencontrent les pharmaciens avec les psychotropes et le climat de suspicion qui accompagne de plus en plus la dispensation de ces médicaments essentiels.

Le Pr Moussaoui a comme d’habitude fait une présentation axée sur l’intérêt du patient. Il a aussi fait une mise au point par rapport à certains a priori et certains termes utilisés à tort pour qualifier ces médicaments.

Il a également rappelé que le mésusage de ces produits reste rare et les malades disposant d’une ordonnance en bonne et due forme ne doivent en aucun cas essuyer des refus de la part des pharmaciens. En faisant de la sorte, on met le malade et son entourage en péril.   

Les présidents des Conseils régionaux ont rappelé qu’il est anormal que ces affaires soient jugées au pénal, alors qu’en réalité, il s’agit de fautes professionnelles qui devraient être juges en tant que telles.

Mme Moutaouakil estime qu’il est nécessaire d’organiser des ateliers avec les procureurs pour qu’ils soient informés des spécificités de la dispensation des psychotropes.

Elle a également insisté sur la nécessité d’adopter l’ordonnance sécurisée, car il devient quasi impossible de détecter certaines fausses ordonnances.

Me Nourreddine Karam et Me Abdelkader Izabi ont rappelé les dispositions légales et ont insisté sur la nécessité de respecter les lois en vigueur en attendant qu’elles soient actualisées.

Dr Tariq Raqi, président du Syndicat de Khouribga, a clôturé cette table ronde en exhortant les différents intervenants à œuvrer pour mettre en place une commission incluant tous les intervenants pour étudier les solutions à envisager pour sécuriser la dispensation des psychotropes.

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