PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°497 24 juin 2019
12186 Destinataires
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[ ÉDITORIAL ]
Le Conseil de l’Ordre à l’heure des choix ?

Par Abderrahim Derraji

Aujourd’hui, le secteur de la santé compte un grand nombre de représentations syndicales et associations qui ont vu le jour pour défendre les intérêts économiques et moraux des professionnels de santé qu’elles représentent. Cela a été rendu possible grâce au Dahir n° 1-58-376 du 15 novembre 1958 réglementant les associations, et à la simplification des démarches administratives.

La légitimité de ces structures, qui sont en réalité des associations, ne peut être remise en question tant que celles-ci respectent les lois en vigueur, notamment en organisant leurs élections conformément aux statuts qui les régissent.

Il n’en reste pas moins qu’on peut légitimement s’interroger quant à leur représentativité. En d’autres termes, est-ce qu’une association comptant un nombre réduit d’adhérents peut se targuer d’avoir la légitimité de parler au nom de toute une profession ? Rien n’est moins sûr !

Dans le cas des pharmaciens d’officine, on assiste à un foisonnement de nouvelles représentations dont les intérêts ne convergent pas forcément. C’est ce qui explique en grande partie cette cacophonie ambiante qui rend la voix des pharmaciens, de plus en plus, inaudible. Les représentants de tous ces organismes devraient, à minima, avoir la clairvoyance d’œuvrer pour la mise en place d’une structure nationale à même d’élaborer un projet commun et cohérent pour toute la profession. En faisant de la sorte, les interlocuteurs des pharmaciens, et particulièrement l’administration, auront enfin une interface représentative capable de mener des négociations et prendre des décisions qui engagent toutes les composantes de la pharmacie.

En attendant ce rapprochement salvateur, on est presque rassuré de faire partie d’une profession dotée d’un Conseil de l’Ordre qui regroupe tous les pharmaciens. L’article 2 du Dahir portant Loi n° 1-75-453 du 17 décembre 1976 instituant un Ordre des pharmaciens lui a conféré à la fois un rôle scientifique et un rôle disciplinaire. Quant au Dahir n° 1-06-151 du 22 novembre 2006 portant promulgation de la loi n° 17-04, il conditionne, dans son article 93, l'exercice à titre privé de la profession de pharmacien, sous quelque forme que ce soit, par l'obtention d'une autorisation délivrée à cet effet par le président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens.

Ce Conseil de l’Ordre, qui a la charge de défendre les intérêts moraux de la profession, ne peut cependant pas défendre les intérêts économiques des pharmaciens, mission délicate qui peut être en contradiction avec sa mission. C’est pour cette raison que cette tâche doit être confiée exclusivement aux autres représentations.

Par ailleurs, l’article 7 du Dahir de 1976 fixe le mandat des conseillers à quatre ans. Et comme les dernières élections ont eu lieu le lundi 31 août 2015, la présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS) a adressé, le 14 juin 2019, une correspondance au ministre de la Santé lui demandant de mettre à la disposition du CRPOS la logistique nécessaire pour qu’il puisse tenir ses élections la dernière semaine du mois de septembre prochain.

Cette option vient s’ajouter à celle qui suggère de surseoir aux élections des deux Conseils régionaux en attendant que le projet de régionalisation des Conseils déposé au Secrétariat général du gouvernement puisse voir le jour.

Cette dernière option implique indirectement les autres Conseils spécialisés qui siègent au Conseil national de l’Ordre des pharmaciens dont le renouvellement restera tributaire des élections des Conseils régionaux des pharmaciens d’officine. Cette option qui peut présenter certains avantages comporte un risque qui doit être pris en considération. En effet, la mise en application effective de la régionalisation risque de prendre beaucoup de temps dans une période où les pharmaciens ont le plus besoin de toutes leurs représentations ordinales.

Aussi, on espère que la concertation restera de mise et que nos confrères qui siègent actuellement aux Conseils finiront par prendre la décision qui convient le plus à la profession.

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Revue de presse
Salé abrite une conférence dédiée au financement de la santé Salé abrite une conférence dédiée au financement de la santé

Le ministère de la Santé a organisé, les 18 et 19 juin 2019 à Salé, la Conférence nationale sur le financement de la santé autour du thème "Quel modèle de financement pour la Couverture sanitaire universelle ?"

Cette conférence qui a été organisée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale, l’Union européenne et la Banque africaine de développement a été inaugurée par Dr Saad Eddine El Othmani, Chef du gouvernement, et Anass Doukkali, ministre de la Santé.

Quelque 200 participants ont pris part à cette rencontre, notamment des acteurs politiques, des experts, des partenaires institutionnels, des représentants professionnels et syndicaux, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.

Ces deux jours de travail ont permis d’analyser les expériences internationales en matière de financement de la santé avec comme objectif de préparer une stratégie nationale de financement de la santé socialement abordable et économiquement soutenable.

Faut-il le rappeler, le Plan Santé 2025 accorde une place importante à la mise en place de la Couverture sanitaire universelle au Maroc.

Le Maroc doit, pour cela, relever plusieurs défis dont les plus importants sont le financement, qui est actuellement assuré à 50% par les ménages, la prise en charge des coûts de soins ainsi que la viabilité financière du Ramed et des régimes d’assurance maladie.   
Source : Ministère de la Santé

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Le terme cannabis "thérapeutique" jugé abusif par l’Académie de pharmacie Le terme cannabis "thérapeutique" jugé abusif par l’Académie de pharmacie

Les membres de l’Académie nationale de pharmacie (France) remettent en question la désignation "cannabis thérapeutique". D’après les sages de l’Académie, cette dénomination est "abusive et dangereuse" et "trompe les attentes des patients".

Ce rappel à l’ordre coïncide avec une expérience qui sera menée prochainement en France. Celle-ci légalise l’usage du cannabis à titre expérimental dans certaines indications bien définies et en cas d’échec des autres médicaments et thérapies disponibles.

Les académiciens estiment le fait de qualifier le cannabis de la sorte est de nature à banaliser des préparations qui représentent un danger pour la santé sans offrir  les mêmes garantis que les médicaments.

L’Académie souligne par ailleurs, que le statut de médicament "dépend d’un processus rigoureux de contrôle, d’analyse des risques et de validation et juge que "toute appellation "médicale" ou "thérapeutique" appliquée à un produit n’ayant pas suivi ce long processus réglementaire, est abusive et illicite".

L’académie a conclu son communiqué en mettant en garde contre les risques de dépendance, d’ingestion accidentelle par les enfants, d’infarctus et de cancer du poumon liés au recours aux préparations à base de cannabis.
Source : Académie de pharmacie 

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France : Confusions entre Lytos et Lithos France : Confusions entre Lytos et Lithos

Dans un point d’information mis en ligne le 19 juin, l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM - France), attire l’attention des professionnels de santé et des usagers des médicaments sur le risque de confusion entre Lytos et le Lithos.

Lytos est un médicament à base de clodronate de sodium tétrahydraté qui est indiqué dans la prise en charge de certains cas graves d’hypercalcémie en relais de la forme injectable, et dans certains cas de destruction du tissu osseux d’origine cancéreuse, accompagnée ou non d’hypercalcémie.

Quant au Lithos, c’est un complément alimentaire à base de citrate de potassium et de magnésium qui est préconisé en cas de forte perte de liquide liée à une transpiration excessive, une forte diurèse ou une diarrhée.

Dans son point d’information, l’ANSM indique que les prononciations de ces deux produits, leurs désignations commerciales et leurs posologies expliquent le risque de confusion qui peut survenir.

Pour éviter ces confusions, l’Agence française préconise, entre autres, de prescrire, à la fois, en dénomination commune internationale (DCI) et en nom commercial. En ce qui concerne Lithos, elle conseille d’ajouter le statut du produit (complément alimentaire), de les séparer des médicaments et d’ajouter, si possible, la mention «À titre de conseil» sur les prescriptions.

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Pfizer : 11 milliards de dollars pour acquérir Array Biopharma Pfizer : 11 milliards de dollars pour acquérir Array Biopharma

Pfizer vient d’annoncer le rachat de Array BioPharma, société spécialisée dans les traitements oncologiques. Pour cela, il va devoir débourser la somme de 11,4 milliards de dollars.

Le géant américain envisage de financer la majeure partie de cette transaction par des emprunts. Il financera le reste en puisant dans sa trésorerie.

Cette opération sera finalisée au second semestre 2019.
Source : https://www.capital.fr

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