PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°496 17 juin 2019
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[ ÉDITORIAL ]
Le bon sens n’a point de prix !

Par Abderrahim Derraji, docteur en pharmacie

Depuis le 18 décembre 2013, date de la publication du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés, les baisses des prix des médicaments se succèdent à un rythme effréné. En dehors de quelques rares exceptions, les prix de la majorité des références commercialisées au Maroc sont bas.

En effet, depuis l’adoption du benchmark pour définir le prix des médicaments en se référant à sept pays et d’un nouveau mode de décrochage du prix du médicament générique, on assiste à un nivellement vers le bas des prix de la quasi-totalité des spécialités pharmaceutiques commercialisées au Royaume. Le renouvellement des Autorisations de mise sur le marché (AMM) est devenu synonyme de baisses des prix, même si la logique aurait voulu que l’application du Décret 2-13-852 soit faite dans les deux sens : la baisse et la hausse. Sans cet ajustement, on prend le risque de compromettre la rentabilité de certains produits, voire leur disponibilité.

Du temps du prédécesseur d’Anas Doukkali, les baisses des prix des médicaments étaient annoncées en grande pompe. Quant aux demandes d’augmentation, elles finissaient par se perdre dans les méandres d’une administration omnibulée par les baisses. Il a fallu que certains médicaments soient sur le point de disparaître du marché pour que le ministre de la Santé actuel autorise le réajustement du prix de 14 médicaments essentiels. À titre d’information, plus de 3.000 médicaments ont connu une baisse de prix depuis 2013.

Ces baisses, qui ont accentué la vulnérabilité de tous les maillons du secteur pharmaceutique, n’ont finalement pas eu l’effet escompté. La consommation moyenne annuelle des Marocains en médicaments, aussi bien en unité qu’en valeur, n’a quasiment pas changé. Et comme nous l’avons maintes fois martelé dans nos écrits, le seul levier pouvant améliorer l’accès aux médicaments reste la couverture médicale.

Nous n’avons pas manqué, non plus, de plaider en faveur de l’ajustement des prix de certains médicaments pour éviter de les voir disparaître du marché. Ceci est particulièrement vrai pour les produits ne disposant pas d’alternative thérapeutique, à l’image de la seule spécialité commercialisée au Maroc à base d’acénocoumarol. Cet anticoagulant a failli disparaître du marché en raison d’un ajustement de 2DH demandé par le producteur.

Bien souvent ceux qui critiquent les hausses des prix des médicaments, le font de bonne foi et croient bien faire. Mais en réalité, et tous les pharmaciens vous le diront, le malade craint beaucoup plus la non-disponibilité d’un médicament qu’une augmentation de quelques dirhams par boîte.

Aussi, on espère que la logique et le bon sens finiront par tordre le cou à la démagogie et au populisme. Dans le cas contraire, les «qu'en-dira-t-on» finiront pas nous imposer des solutions qui ne sont pas forcément dans l’intérêt de nos patients !

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Revue de presse
Les pharmaciens québécois vont bientôt administrer et prescrire des vaccinations Les pharmaciens québécois vont bientôt administrer et prescrire des vaccinations

L’Ordre des pharmaciens du Québec se réjouit du dépôt de la loi 31 qui autorisera les pharmaciens à administrer et à prescrire des vaccinations à leurs patients.

"L’objectif n’est pas de transformer les pharmacies en centrales de vaccination, mais de profiter de la présence du patient vulnérable pour lui proposer d’y recourir sur place. Cette mesure intensifiera la collaboration entre les pharmaciens et les autres professionnels de la santé, et apportera une offre complémentaire à celle déjà offerte dans beaucoup de pharmacies, par des infirmières", souligne Bertrand Bolduc, président de l’Ordre.

Ce texte de loi permet également aux médecins de demander une consultation aux pharmaciens afin de revoir la médication et de cesser certains médicaments au besoin. Il autorise les pharmaciens à ajuster et à prolonger les ordonnances de tous les prescripteurs, y compris les médecins exerçant hors du Québec.

D’après un communiqué de l’Ordre, d’autres modifications de nature réglementaire sont actuellement à l’étude. Les pharmaciens pourront sous certaines conditions traiter des patients. Des dispositions légales qui permettront de faciliter l’ajustement d’ordonnances ainsi que la collaboration avec les médecins sont également en discussion.

"L’ouverture est bien présente au Collège des médecins du Québec, notre partenaire principal dans le dossier, et nous avons une volonté commune de développer des modèles de pratique et de collaboration qui pourront bien servir les Québécois. Le pharmacien est formé pour en faire davantage et améliorer l’accès aux soins de santé à la population. Nous espérons en venir avec des propositions bien concrètes dans les prochains mois", a déclaré Bertrand Bolduc.

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Attention au risque de surdosage de la prégabaline chez les jeunes patients Attention au risque de surdosage de la prégabaline chez les jeunes patients

Des chercheurs ont examiné les éventuelles associations entre les gabapentinoïdes et une série de préjudices chez 191.973 personnes âgées de 15 ans et plus traitées en Suède par la prégabaline ou la gabapentine. Cette étude a concerné la période 2006-2013.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue BMJ ont comparé le risque de préjudices durant les périodes de traitement avec le risque qui prévalait avant l’administration des gabapentinoïdes.

Les auteurs ont mis en évidence un sur-risque de 26% de comportement suicidaire ou de décès par suicide, un sur-risque de 24% de surdosage non intentionnel, un sur-risque de 22% de blessures à la tête ou au corps et un sur-risque de 13% d’accidents de la route ou d’infractions au Code de la route.

Ils ont aussi procédé à une stratification par âge qui a révélé que le risque de comportement suicidaire était plus élevé chez les moins de 55 ans. Et c’est finalement le groupe 15-24 ans qui présente le plus de risques.

Les auteurs ont également constaté que seule la prégabaline a été associée à des risques accrus de préjudices.

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Plitican contre-indiqué chez les moins de 18 ans  Plitican contre-indiqué chez les moins de 18 ans

Dorénavant l’antiémétique, Plitican, médicament à base d’alizapride, sera réservé exclusivement à l'adulte (plus de 18 ans).

Cette restriction qui est désormais mentionnée sur le RCP (résumé des caractéristiques du produit) fait suite à une harmonisation à l’échelle européenne des indications de ce médicament utilisé dans la prise en charge des nausées et des vomissements.

Par ailleurs, ce nouveau RCP comporte des ajustements de posologie chez les patients vivant avec une insuffisance rénale.

S’il s’agit d’une insuffisance rénale avec une clairance de créatinine inférieure à 50 ml/min, il convient d'administrer la moitié de la dose quotidienne et dans le cas d’une insuffisance rénale avec une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min, la dose quotidienne à administrer doit être divisée par quatre.
Source : Vidal

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Le sujet âgé est aussi concerné par le mésusage des substances psychoactives Le sujet âgé est aussi concerné par le mésusage des substances psychoactives

On assiste en France à une augmentation d’usage abusif des psychotropes.

D’après une étude s’appuyant sur les données du réseau Addictovigilance, et présentée le 13 juin au congrès de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique, à Lyon, l’usage déviant qui se cantonnait chez les adolescents et les jeunes touche aujourd’hui les plus de 65 ans.

Cette étude a aussi révélé que les abus des séniors concernent deux classes de médicaments : les benzodiazépines (zolpidem et zopiclone) et les analgésiques opioïdes (fentanyl, oxycodone, tramadol, poudre d'opium, codéine, etc.). 

D’après les auteurs, 27% des sujets de plus de 64 ans utilisent d’une manière abusive les benzodiazépines et 14% les opiacés. Cet usage déviant est d’autant plus dangereux que les sujets âgées utilisent des doses élevées et pendant une longue période. Pour avoir une grande quantité, certains d’entre eux n’hésitent pas à recourir aux ordonnances falsifiées.  

Les auteurs de cette étude indiquent aussi que de nouveaux mésusages ont fait leur apparition, notamment la méthadone, la venlafaxine, le méthylphénidate, la kétamine, le cannabis, les poppers, la cocaïne, l'héroïne, etc.
Source : https://www.lequotidiendupharmacien.fr

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