PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°490 06 mai 2019
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[ ÉDITORIAL ]
Accès aux facteurs de coagulation : La clef de voûte de la prise en charge de l’hémophilie au Maroc

Par Abderrahim Derraji, docteur en pharmacie

À l’occasion de la célébration de la 29e Journée mondiale de l’hémophilie, l’ambassade du Danemark au Maroc et Novo Nordisk Pharma ont organisé le vendredi dernier, en collaboration avec l’Association marocaine de l’hémophilie, une rencontre à la Résidence de l’ambassadeur du Danemark à Rabat.

Cette rencontre traduisant la solidarité de ses initiateurs avec les hémophiles a constitué une occasion en or pour dresser un état des lieux de l’hémophilie au Maroc et énumérer les attentes des patients qui en sont atteints.

L’ambassadeur du Danemark au Maroc Nikolaj Harris, qui a inauguré cette rencontre en présence du ministre de la Santé, Anas Doukkali, a insisté sur le rôle de la sensibilisation qu’il a qualifiée de «premier combat» contre cette maladie.

Il existe deux types d’hémophilie qui sont dus à l’absence ou au déficit d’un facteur de coagulation. On parle d’hémophilie A ou B selon si le déficit concerne, respectivement, le facteur de coagulation VIII ou IX. Quelque 3.000 Marocains seraient affectés par ces deux types, et seulement 1.300 d’entre eux ont été recensés.

Privé de ces facteurs de coagulation, le sang des hémophiles a du mal à coaguler ce qui expose les hémophiles aux hémorragies. Le saignement qui constitue le signe principal de cette pathologie peut affecter divers organes et sa gravité est étroitement liée à sa localisation et à l’importance du déficit en facteur de coagulation.

Pour stopper ou prévenir l’hémorragie, le seul traitement efficace consiste à administrer par voie intraveineuse le facteur de coagulation manquant au patient. Ces facteurs peuvent être des dérivés du sang humain ou produits par génie génétique. Une prise en charge qui fait appel aux recombinants qui sont des concentrés de facteurs de coagulation issus de génie génétique se chiffre en moyenne à 3 millions de dirhams par patient et par an. C’est pour cette raison que la majorité des patients marocains se contente de traitement curatif à base de dérivés de sang humain.

30% des hémophiles bénéficient d’une prise en charge à hauteur de 97% par la CNSS et 100% par la CNOPS. Les patients économiquement défavorisés peuvent également être pris en charge dans le cadre du Ramed. Mais pour que tous ces patients puissent vivre à l’abri d’hémorragies, ils devraient bénéficier d’un traitement prophylactique à vie. Pour relever ce défi, le ministère de la Santé devrait allouer un budget conséquent pour couvrir les besoins des malades en facteurs de coagulation durant toute l’année et éviter les pénuries récurrentes qui mettent la vie des hémophiles en péril.   

Lors de la séance inaugurale, l’Ambassadeur du Danemark a fait part à l’assistance d’un enfant danois dont le cas a été évoqué par la presse danoise cette semaine. Cet enfant hémophile peut s’adonner au football, son sport favori, grâce au traitement préventif qui lui est administré à domicile par sa maman. Ce traitement permet à cet enfant et à son entourage de vivre sans l’angoisse de l’hémorragie. Comme cette maman danoise, des mamans marocaines qui se sacrifient sans compter pour leurs enfants hémophiles aspirent, elles aussi, à éviter l’hémorragie à leurs enfants et ses complications. Ceci n’est envisageable qu’en généralisant le traitement prophylactique.

En attendant, ces mamans contraintes dans la plupart des cas à se contenter du traitement curatif exhortent les décideurs à mettre à leur disposition les facteurs de coagulation pour qu’elles puissent les administrer elles-mêmes à leurs enfants en cas d’urgence. Ceci leur évitera de perdre un temps précieux et particulièrement les enfants qui résident loin des grandes villes.

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Revue de presse
FPI 2019 : les préparations vont bon train ! FPI 2019 : les préparations vont bon train !

Lors d’une réunion qui s’est tenue le jeudi 2 mai au ministère de la Santé à Rabat, les organisateurs du Forum pharmaceutique international (FPI) ont officiellement présenté au ministre de la Santé, Anas Doukkali, le programme de ce forum. Cette présentation a eu lieu en présence de plusieurs délégations africaines ainsi que des représentants de toutes les composantes du secteur pharmaceutique.

D’après les organisateurs, quelque 3.000 pharmaciens feront le déplacement de 25 pays pour prendre part à cette 20e édition qui se déroulera les 5 et 6 juillet au Palais des Congrès de Marrakech. Cette manifestation d’envergure est annuellement organisée par l’Inter-Ordre des pharmaciens africains (IOPA), l’Intersyndicale des pharmaciens africains (ISPHARMA), l’Association des centrales d’achat des médicaments essentiels (ACAME) et les Directions de la pharmacie et du médicament (DMP).

L’édition 2019 sera placée sous le thème «Sécurité et qualité de l’acte pharmaceutique et de la biologie médicale». Les organisateurs ont prévu un programme scientifique très riche se déclinant en une trentaine d’ateliers et de conférences.

«Le Maroc, qui jouit d’une industrie pharmaceutique puissante, peut constituer un levier de croissance pour les autres pays d’Afrique à travers le développement d’échanges», a déclaré Lotfi Benbahmed, président de l’IOPA. Et d’ajouter : «La coopération entre les pays du Maghreb et d’autres pays ne doit pas être uniquement sous la pulsion d’homme d’affaires. Les pharmaciens, tous secteurs confondus, pourraient également jouer un rôle important pour initier et pérenniser ces échanges».

«Au cours de ce Forum, nous aborderons toutes les thématiques qui intéressent les différentes composantes de la pharmacie : Officine, répartition, industrie et biologie. Il y aura également une rencontre entre les doyens pour débattre de l’harmonisation des formations et de la formation post-universitaire», a indiqué le Pr Jamal Taoufik, directeur du Médicament et de la pharmacie.

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ANSM : Point d’information au sujet de l’administration des antiépileptiques au cours de la grossesse ANSM : Point d’information au sujet de l’administration des antiépileptiques au cours de la grossesse

L’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) vient de publier une analyse des données disponibles sur le risque de malformations et de troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés pendant la grossesse aux antiépileptiques.

Cette analyse a été menée sur l’ensemble des antiépileptiques commercialisés en France et vient s’ajouter à l’analyse déjà effectuée pour le valproate.

Suite à cette publication, l’Agence française a décidé de réunir un comité d’experts indépendants (CSST) le 14 mai pour proposer des mesures complémentaires de réduction des risques liés à l'exposition in utero aux antiépileptiques. Cette commission organisera des auditions qui seront retransmises en direct sur la chaîne YouTube de l’ANSM.

Cette analyse dont il est question énumère pour chaque antiépileptique les risques potentiels, avérés ou non, identifiés au regard des données actuellement disponibles et permet de les hiérarchiser en fonction du niveau de risque de malformations.

Cette analyse a confirmé que le valproate reste l’antiépileptique qui présente le plus de risque.

En ce qui concerne les troubles neuro-développementaux, les données restent actuellement limitées pour les antiépileptiques autres que le valproate et ne permettent pas, à ce stade, de formuler une conclusion définitive.

Par contre, en ce qui concerne le risque de malformation, cinq autres substances présentent, à ce jour, un risque de malformation élevé par rapport à la fréquence observée dans la population générale. Il s’agit du topiramate, du phénobarbital, de la primidone, de la carbamazépine et de la phénytoïne.

L’Agence française invite à plus de vigilance vis-à-vis de l’utilisation de la prégabaline eu égard au risque malformatif potentiel et de sa prescription importante en France.

En ce qui concerne lamotrigine et le lévétiracétam, les données actuellement disponibles ne montrent pas d’augmentation de la fréquence des malformations.

Pour ce qui est du risque de troubles neuro-développementaux, les données sur ce type de risque restent actuellement limitées pour les autres antiépileptiques et ne permettent pas, à ce stade, de conclusion définitive.

L’ANSM rappelle aux professionnels de santé que la Haute Autorité de santé (HAS) a actualisé fin 2018 ses recommandations de prise en charge des femmes épileptiques notamment à partir des données préliminaires de ce rapport.

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Sarcome des tissus mous : L’EMA révoque l’approbation de l’olaratumab Sarcome des tissus mous : L’EMA révoque l’approbation de l’olaratumab

L’Agence européenne des médicaments (EMA) vient de recommander le retrait de l’autorisation de mise sur le marché de l’olaratumab (Lartruvo®) dans l’Union européenne-Espace économique européen (UE-EEE).

L’EMA justifie cette décision par la publication des résultats complets de l’étude «Announce». Celle-ci n’a pas mis en évidence de bénéfice clinique de l’olaratumab associé à la doxorubicine chez des patients atteints d’un sarcome des tissus mous avancé ou métastatique.

Déjà en janvier 2019, lors de la publication des résultats préliminaires de l’étude «Announce», l’EMA avait recommandé qu’aucun traitement par olaratumab ne doive être instauré chez de nouveaux patients tant que les données étaient en cours de revue. 
Source : https://www.univadis.fr

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InfoVac-Maroc : disponibilité des vaccins au Maroc InfoVac-Maroc : disponibilité des vaccins au Maroc

Les initiateurs d’InfoVac-Maroc, la plateforme d’information et de consultation sur les vaccins et les vaccinations au Maroc, fournissent aux professionnels de santé des informations sur la vaccination et sur la disponibilité des vaccins au Maroc à travers son site web et son bulletin mensuel InfoVac-maroc.   

Le numéro du mois de mai d’InfoVac-Maroc et qui fait la part belle au vaccin BCG résume les informations communiquées par les fournisseurs des vaccins au Royaume.

C’est ainsi que Sanofi-Pasteur confirme la disponibilité d’Avaxim adulte et pédiatrique, d’Act Hib, d’Hexaxim, de Dultavax, de Menactra, de Pentaxim, de Thyphim, du Vaxigrip et du Tétraxim.

Le laboratoire GSK confirme la disponibilité de Synflorix, Havrix, Priorix, Infanrix IPVHib, Infanrix Hexa, Engerix B 10, Engerix B 20. Il confirme également la disponibilité du Rotarix.

MSD confirme la disponibilité de Varivax, du Gardasil, du Rotateq et MMR II.

Quant au laboratoire Pfizer, il confirme la disponibilité du Prevenar avec une mention particulière pour le Nimenrix qui est disponible au niveau de l’Institut Pasteur et de la Direction de l’épidémiologie.

Télécharger les bulletins InfoVac-Maroc 

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