PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°483 25 mars 2019
12074 Destinataires
iberma-pharmanews
[ ÉDITORIAL ]
Le sucre ne sert à rien quand c'est le sel qui manque !

Abderrahim DERRAJI, Docteur en pharmacie

Les présidents des Conseils de l’Ordre des médecins et des pharmaciens ainsi que le président de l’Association des cliniques privées ont reçu la lettre-circulaire n° 22 datée du 21 mars 2019 et signée par le ministre de la Santé, Anass Doukkali.

Cette correspondance, dont l’objet est de rappeler les dispositions légales concernant la dispensation et la facturation des médicaments par les cliniques privées et les établissements assimilés, énumère les dépassements constatés, notamment la dispensation des médicaments ou des produits pharmaceutiques non médicamenteux à titre gratuit ou onéreux pour les soins en dehors des cliniques ou des établissements assimilés, la facturation des médicaments dispensés aux patients hospitalisés en sus du prix hôpital et l’absence de pharmacien autorisé disposant d’une convention avec la clinique ou l’établissement assimilé validée par le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens.

Par de telles pratiques, ces établissements transgressent les articles 69, 72 et 73 de la Loi 17-04, portant code du médicament et de la pharmacie. Ils font également fi de l’article 73 de la Loi 131-13 relative à l’exercice de la médecine et l’article 76 de la Loi n° 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

Depuis qu’ils ont pris connaissance de cette circulaire, les pharmaciens d’officine sont divisés à son sujet. En effet, les uns la considèrent comme un nième écrit à l’image de la circulaire n° 131 du 25 octobre 2012 et la circulaire 111 du 4 juin 2011 signée par le prédécesseur d’Anas Doukkali. Ces deux circulaires n’ont pas suffi à venir à bout des dérives rapportées par les pharmaciens et leurs représentants. Quant aux autres officinaux, ils voient cette circulaire comme un ultime avertissement aux cliniques ne respectant pas la loi.

Généralement, ces circulaires créent un vent de panique dès leur diffusion, mais sont vite oubliées et les transgressions reprennent de plus belle.

Normalement, les Dahirs, les décrets et les arrêtés, qui sont assez explicites, devraient suffire, à eux seuls, pour que ces établissements respectent la loi. Seulement, tant que nous ne mettons pas à exécution les sanctions prévues pour chaque dépassement, on continue à contribuer au maintien d’un climat d’impunité qui ne profite qu’aux moins respectueux de la loi d’entre nous…

OROSTIM B2-newsletter-Test
Revue de presse
Meknès : le sport à l’honneur  Meknès : le sport à l’honneur

En marge de la quatrième édition des Jeux de la santé (JDS), qui s’est tenue du 21 au 24 du mois courant à Meknès, les professionnels de santé ont pris part à un symposium scientifique comportant trois cessions.

La première session a été animée par le Pr Badr Lmimouni qui a traité avec brio le «Microbiote, dysbiose et traitement par les probiotiques», sujet d’actualité d’autant plus que les travaux sur le microbiote intestinal, et particulièrement son métagénome, ont pris une importance considérable à travers le monde.

Ensuite, le Dr Raouf Belfqih, médecin directeur du Centre thermal Vichy Moulay Yacoub, a démarré la deuxième session en traitant le thème «Les vertus thérapeutiques de l’eau thermale de Moulay Yacoub».

Lors de cette deuxième session, les professionnels de santé, et particulièrement les pharmaciens d’officine, ont pu également suivre une conférence dédiée aux différents aspects de l’exercice officinal et particulièrement le conseil.   

Dans la plupart des nations, l’exercice officinal poursuit son évolution afin de s’adapter aux attentes des patients. L’augmentation de l’espérance de vie et des maladies non transmissibles pousse les décideurs politiques à travailler en concert avec les représentants des pharmaciens pour confier de nouvelles missions aux pharmaciens d’officine.

C’est ainsi que les pharmaciens sont devenus prescripteurs au Canada et ils vont probablement le devenir prochainement en France.

Depuis 2012, les pharmaciens suisses ont adopté le système «NetCare» qui permet un triage optimal des patients ainsi que des visites médicales à distance. Les pharmaciens français vont adopter une variante de ce système puisqu’ils se préparent à doter leur officine de cabines de télémédecine.

Malheureusement, les pratiques officinales sont immuables au Maroc avec un décalage déconcertant entre les textes qui régissent la profession et la pratique officinale.

Comme il a été recommandé durant la table ronde, il est primordial de renforcer et d'appuyer le rôle du pharmacien d’officine, en tant que conseiller et garant de l’usage rationnel des médicaments par un cadre réglementaire adapté, une formation continue efficiente et la mise en place d’outils d’aide à la décision.

Cette deuxième session a fait place au «Symposium cœur et sport» traité par des experts de renommée nationale et internationale qui se sont relayés au podium pour traiter une batterie de thématiques. «Sportif du dimanche et sportif de haut niveau : Ange ou démon – Point de vue du cardiologue», «Tachycardies ventriculaires cathéchlergique chez le sportif», «Stent et sport» et «Le coronarien sportif du dimanche : est-ce possible ?»

Ces orateurs sont unanimes sur les bienfaits de la pratique sportive qui peut être conditionnée par des examens chez certains patients à risque.

Les participants à ces JDS ont pu également profiter d’un programme sportif et récréatif très riche qui s’est déroulé dans une ambiance des plus confraternelles.

On ne peut que féliciter les organisateurs des JDS et du Symposium qui ont su réunir tous les ingrédients permettant de créer un climat de confraternité et d’amitié entre tous les professionnels de santé. 
JDS en photo : lien
  

Lire la suite
France : la HAS publie une fiche soins dédiée à l’hypothyroïdie France : la HAS publie une fiche soins dédiée à l’hypothyroïdie

La Haute Autorité de la santé (HAS - France) vient de publier une fiche mémos comportant dix messages clés s’articulant autour du dépistage, du diagnostic, du traitement et du suivi des hypothyroïdies. Cette fiche cible les professionnels de santé et particulièrement les médecins généralistes et les endocrinologues.

En ce qui concerne le dépistage, la HAS ne recommande pas de faire le dosage de TSH chez la population générale en l’absence de signes cliniques évocateurs de dysthyroïdie.

Le dosage des anticorps anti-TPO n’est pas non plus recommandé pour le diagnostic de l’hypothyroïdie.

Concernant le diagnostic, quand le taux de TSH n’est que modérément élevé (entre 4 et 10 mUI/L) et que la T4L est normale, la HAS recommande de doser à nouveau la TSH et la T4L à distance après les dosages initiaux avant de décider d’entamer ou non un traitement.

Cette bonne pratique préconise aussi un «dialogue de qualité» entre médecin et patient. La décision thérapeutique et le suivi du traitement doivent prendre en compte aussi bien les dosages hormonaux que les symptômes et le ressenti du patient.

Pour ce qui est du suivi des patients, la HAS estime que les patients bien équilibrés sous traitement par lévothyroxine doivent faire l’objet d’un interrogatoire, d'un examen clinique et d’un dosage de la TSH tous les ans.
Source : https://www.has-sante.fr

Lire la suite
Infections et cancers dus aux papillomavirus (HPV) en France : «l’Appel des 50» Infections et cancers dus aux papillomavirus (HPV) en France : «l’Appel des 50»

D’après un communiqué de presse daté du 20 mars 2019, un collectif formé d’académies, collèges, sociétés et plusieurs syndicats médicaux lance un appel aux pouvoirs publics, à la communauté médicale, à la société civile, aux associations de patients et aux médias les exhortant à se mobiliser afin de déployer et faire évoluer rapidement la politique de dépistage du cancer du col de l’utérus. Ces derniers devraient également mettre en œuvre une politique vaccinale ambitieuse destinée aux jeunes filles et aux jeunes garçons pour lutter contre les cancers liés aux papillomavirus humains (HPV).

En France, chaque année les HPV sont à l’origine de plus de 6.300 cancers du col de l’utérus, d’environ 30.000 lésions précancéreuses du col et à peu près 100.000 diagnostics de verrues génitales. Le coût de la prise en charge de l’ensemble de ces maladies est estimé à 500 millions euros/an.

La vaccination HPV est recommandée et remboursée en France pour les jeunes filles de 11 à 14 ans, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et pour les patients immunodéprimés.

Les cinquante signataires de cet appel rappellent que «les données scientifiques et me?dico-économiques sont déjà abondantes et disponibles. Elles permettent la prise de décision que la santé des femmes et des hommes de notre pays exige. Un décalage dans le temps placerait une nouvelle fois la France comme un pays à contre-courant sur cette vaccination HPV : plus de 20 pays développés ont déjà adopté une stratégie de vaccination universelle et plusieurs pays européens, malgré des couvertures vaccinales élevées chez les filles, ont récemment accéléré la mise en œuvre de cette politique (Allemagne, Grande-Bretagne, Danemark, Irlande). Les États-Unis vaccinent les garçons et les filles, avec une couverture vaccinale au moins deux fois plus élevée que celle de la France.»

Pour rappel, le 12 février dernier, l’Académie nationale de pharmacie a recommandé la vaccination HPV des garçons et des filles, ce qui rejoint le livre blanc des premiers états généraux de la prévention des cancers publié au mois de novembre dernier.

Lire la suite
Pharma 5 et l’Association SOS Tuberculose se mobilisent pour lutter contre la tuberculose  Pharma 5 et l’Association SOS Tuberculose se mobilisent pour lutter contre la tuberculose

Pour la deuxième année de suite, les laboratoires Pharma 5 s’associent à SOS Tuberculose et maladies respiratoires pour sensibiliser aux réalités de cette pathologie et contribuer à son éradication.

Placée sous le thème «Il est temps de vivre dans un monde sans tuberculose», cette initiative a pour objectif de sensibilisation la population et les décideurs sur l’importance du dépistage et de la formation.

Les organisateurs ont prévu une marche de sensibilisation à Aïn Diab, une journée de dépistage au profit des artisans à la Chambre d’artisanat de Casablanca et une formation en faveur des professionnels de santé à la Délégation de la santé El Fida – Mers Sultan.

«Les données statistiques concernant le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année continuent de nous interpeller. Nous restons engagés au quotidien dans la lutte antituberculeuse au Maroc, aux côtés des acteurs sociaux et gouvernementaux. Nous œuvrons sur tous les fronts pour mettre fin à cette maladie, en adoptant une démarche globale d’accompagnement et qui va de la sensibilisation jusqu’à la mise à disposition des traitements recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en passant par la formation du personnel médical et la recherche», note Myriam Lahlou-Filali, directrice générale du Groupe Pharma5.

La tuberculose demeure un problème majeur de santé au Maroc : 30.897 nouveaux cas ont été enregistrés en 2017, soit une incidence notifiée de 88/100.000 habitants. On a également enregistré 3.300 décès, ce qui correspond à une mortalité spécifique de 9,3/100.000/an.

Lire la suite
Les articles les plus lus sur pharmacie.ma
Homéopathie : pas d’effet, pas de remboursement ! Homéopathie : pas d’effet, pas de remboursement !
Décès de Taieb BENCHEIKH à l’âge de 80 ans Décès de Taieb BENCHEIKH à l’âge de 80 ans
Les pictogrammes grossesses prêtent à confusion ! Les pictogrammes grossesses prêtent à confusion !
Dépakine : les premières victimes dédommagées Dépakine : les premières victimes dédommagées
SOBRUS - bannière4
Prochains événements
Première Journée DAR ZHOR Le 29.06.2019 - Lire la suite
22 èmes Journées médicales de Mohammedia Le 29.06.2019 - Lire la suite
Voir d’autres événements
fpi-marrakech
Qui sommes-nous ? - Charte d’utilisation
Partager Contactez-nous
Se désinscrire