PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°477 11 février 2019
12109 Destinataires
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[ ÉDITORIAL ]
Tout ce que tu dis ou tu ne dis pas risque d’être retenu contre toi !

Par Abderrahim DERRAJI

Si vous êtes du genre sensible, il vaut mieux vous abstenir de feuilleter certains quotidiens nationaux, ou de jeter un coup d’œil sur ce qui circule sur la Toile. Les journalistes et les internautes ne parlent plus que du virus AH1N1. Certains supports laissent même supposer qu’on est à l’aune d’une hécatombe.

Malheureusement, la science et l’expertise peinent de plus en plus à rivaliser avec des contenus mis en ligne à la va-vite dont les auteurs ne donnent pas l’impression d’accorder de l’importance à l’impact de leurs écrits sur leur lectorat. Chacun y va de sa propre analyse en jouant, sans le savoir ou en parfaite connaissance de cause, à celui qui fait le plus peur. Conséquence prévisible : une hystérie s’est emparée d’un large pan de la société marocaine. 

Pourtant, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a relaté la situation telle qu’elle se présente au Maroc. Des experts se sont également relayés à travers les différents canaux médiatiques pour rappeler que le virus de la grippe AH1N1, qui sévit actuellement au Royaume et dans la plupart des pays, donne une simple grippe. Ce virus ne présente pas plus de danger que les autres virus circulants. Par ailleurs, Anas Doukkali n’a pas manqué de mettre l’accent sur les moyens de prévention et les risques qui peuvent survenir chez les personnes vulnérables non vaccinées. Mais malheureusement, les communiqués officiels du ministère de la Santé ne semblent pas trouver preneur chez certains médias classiques, ni chez certains «influenceurs» du web qui préfèrent verser dans le catastrophisme.

Cette situation est le fruit d’une démonopolisation de l’information qui s’accompagne d’un foisonnement d’un grand nombre de sites internet qui ne brillent malheureusement pas par l’exactitude des informations qu’ils diffusent. Cette situation qui n’est pas propre au Maroc met l’adaptabilité du service de communication du ministère de la Santé à rude épreuve. Les responsables de ce département doivent à chaque fois savoir s’il faut réagir ou pas et surtout quand et comment le faire. La sortie médiatique doit à la fois informer en toute transparence en veillant à ne pas affoler la population. Le service de communication du ministère de la Santé ne peut pas non plus faire l’économie d’une vraie stratégie dont la finalité est de traquer les fake news et de régir à chaque fois que c’est nécessaire. Mais, eu égard à l’augmentation exponentielle du nombre des sites d’informations, le département d’Anas Doukkali aura de plus en plus du mal à suivre, et les citoyens vont avoir de plus en plus du mal à séparer le bon grain de l’ivraie.

Pour conclure, à défaut de pouvoir faire face à cette avalanche d’écrits nuisibles à nos concitoyens, on n’a d’autre choix que d’envisager une approche pour leur apprendre à mieux utiliser la Toile et surtout à être vigilants et ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu’ils lisent. 

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Revue de presse
Sevrage tabagique : la cigarette électronique serait deux fois plus efficace que les substituts classiques Sevrage tabagique : la cigarette électronique serait deux fois plus efficace que les substituts classiques

D’après une étude publiée la semaine dernière dans le «New England Journal of Medicine» par des chercheurs de l’Université Queen Mary, à Londres, la cigarette électronique serait presque deux fois plus efficace pour le sevrage tabagique que les substituts classiques, comme la gomme à la nicotine, les inhalateurs ou encore les timbres.

Cette étude a porté sur 886 participants fumant en moyenne 15 cigarettes par jour. Ces fumeurs ont été divisés en deux groupes.

Le premier groupe est formé de personnes ayant remplacé la cigarette par un substitut nicotinique de leur choix. Quant au second groupe, il a opté pour une vapoteuse. Tous les participants à cette étude ont bénéficié d’une thérapie comportementale.

Après 12 mois, 9,9% des membres du premier groupe et 18% du second groupe sont restés abstinents ce qui plaide en faveur de la cigarette électronique, à condition que les résultats de ces études soient confirmés par d’autres travaux.

Toutefois, parmi les fumeurs qui avaient abandonné la cigarette grâce à la vapoteuse, des statistiques ont révélé que 80% continuait à l’utiliser après un an. Mais parmi ceux qui avaient atteint l’objectif en utilisant l’un des autres substituts, seulement 9% continuaient de s’en servir. Selon ces mêmes statistiques, beaucoup d'utilisateurs de la cigarette électronique continuent de fumer du tabac à l'occasion ce qui explique la méfiance de certains spécialistes.
Source : https://ici.radio-canada.ca

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France : Suspension d’AMM et rappel de lots du Pneumorel® France : Suspension d’AMM et rappel de lots du Pneumorel®

Après échanges avec les autorités européennes et le laboratoire Servier, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) a décidé de suspendre les autorisations de mise sur le marché (AMM) des deux présentations de Pneumorel® commercialisées en France.


Cette décision fait suite à l’identification d’une relation entre l’utilisation de ce médicament et la survenue de troubles du rythme cardiaque. Une procédure de rappel de lots a été déclenchée le 8 février 2019.

Pneumorel est un médicament à base de fenspiride indiqué dans la prise en charge de la toux et de l'expectoration qui accompagnent les affections broncho-pulmonaires.

Ces résultats et le caractère non indispensable du Pneumorel ont conduit l’ANSM a décidé de suspendre les AMM en raison d’un rapport bénéfice/risque devenu défavorable.

L’ANSM  demande aux patients de :

• Ne pas ou de ne plus utiliser leurs médicaments Pneumorel®.
• Les rapporter en pharmacie.
• S’adresser à leur pharmacien ou à leur médecin en cas de besoin puisque d’autres médicaments contre la toux sont disponibles en pharmacie, sur conseil pharmaceutique ou sur prescription médicale.

Elle demande aux pharmaciens de :

• Ne plus dispenser de Pneumorel 0,2 pour cent, sirop ou de Pneumorel 80 mg, comprimé enrobé.
• Recueillir les boîtes qui leur seront rapportées par des patients, en vue de leur destruction.
• Rassurer les patients inquiets, car ils auraient déjà utilisé ces médicaments, sur le fait qu’ils ne courent aucun risque dès lors que le traitement est arrêté.

Elle demande aux médecins prescripteurs de ne plus prescrire de Pneumorel 0,2 pour cent, sirop ou de Pneumorel 80 mg, comprimé enrobé.
Source : ANSM

 

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Des cas de méningiome : notifié chez des patients sous Luteran® et Lutenyl® Des cas de méningiome : notifié chez des patients sous Luteran® et Lutenyl®

Des cas de méningiomes, associés à l’utilisation d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol ont été observés. On ne peut cependant pas de conclure, à ce stade, que les femmes ayant recours à ces médicaments présentent un risque de méningiome plus élevé que celui observé dans la population générale.

Les épidémiologistes experts du Groupement d’intérêt scientifique Epi-Phar vont de ce fait mener des études épidémiologiques afin de déterminer si l’utilisation de ces deux progestatifs est associée ou non à un sur-risque de développer un méningiome.

En attendant les résultats de ces investigations,  l’ANSM a adressé aux professionnels de santé un courrier pour les informer des modifications qui figurent sur le RCP et sur la notice des spécialités pharmaceutiques à base de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol.

Source : ANSM

Recommandations à destination des professionnels de santé

- l’utilisation d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol est contre-indiquée en cas d’existence ou d’antécédent de méningiome.
- si un méningiome est diagnostiqué chez une patiente traitée par de l’acétate de chlormadinone ou de l’acétate de nomégestrol, le traitement devra être arrêté immédiatement et définitivement, et la conduite à tenir devra être discutée avec un neurochirurgien.

Aussi, en cas de prescription d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol, les professionnels de santé devront :
- Informer les patientes de l’existence du risque de méningiome,
- (Ré)-évaluer la balance bénéfice/risque pour chaque patiente, en tenant compte du risque de méningiome,
- Vérifier auprès des patientes l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome en évolution connu,
- Prescrire dans le respect des indications autorisées par l’AMM,
- Prescrire aux doses les plus faibles possibles et sur une durée la plus courte possible.

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L’UM6SS a signé une convention avec ATLAS PHARM L’UM6SS a signé une convention avec ATLAS PHARM

D’après un communiqué l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé (UM6SS) du 7 février 2019, une convention a été signée entre cette dernière et les laboratoires Atlas Pharm (Groupe Tecnimede).

Ce rapprochement qui s’inscrit dans le cadre du développement de la coopération et l’ouverture de l’UM6SS sur le monde professionnel a été concrétisé par cette convention qui a été signée en présence des différents doyens et directeurs de l’UM6SS et le staff du groupe Tecnimede présidé par Dr Maria Carmo Neves, présidente du Groupe Tecnimede, et Mme Houda Andaloussi, CEO Atlas Pharm.

«Cette convention de collaboration constituera une opportunité enrichissante à la fois pour les étudiants et les chercheurs de l’UM6SS en général et de la faculté de Pharmacie en particulier, notamment en permettant un renforcement des compétences à travers l’accueil des stagiaires de l’UM6SS», a déclaré le professeur Samir Ahid à notre rédaction. Et d’ajouter : «Cette convention prévoit aussi la création des synergies pour le développement de la recherche scientifique liés aux produits de santé».

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