PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°467 03 décembre 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Pharmaciens : sit-in et/ou grève !

Par Abderrahim Derraji, Docteur en pharmacie

Dans un communiqué du 5 novembre 2018, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a appelé tous les officinaux à un sit-in, le 3 décembre 2018 à 11 h, devant le ministère de la Santé. (Voir lien)
Par cette action, les membres de la Confédération souhaitent manifester leur désapprobation vis-à-vis du retard pris par l’administration pour réagir face à la situation catastrophique que vit la pharmacie d’officine. Cette situation s’est particulièrement dégradée depuis le 18 décembre 2013, date de publication du Décret 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés.

De son côté, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM) a convoqué ses membres à un Conseil fédéral qui s’est tenu, à Rabat, le 29 novembre 2018.

Lors de ce Conseil, les membres du bureau de cette instance et les syndicats présents ont décidé d’appeler à une grève, le 27 décembre 2018, afin de protester contre la lenteur de l’administration à mettre à exécution les promesses qu’elle a faites aux pharmaciens. La première revendication de la FNSPM concerne la situation de non-droit qui sévit, notamment à Casablanca, ville où certains pharmaciens ne respectent ni horaires, ni déontologie. Ces comportements délétères, qui se cantonnaient à une poignée de pharmacies, sont en train de se propager comme une traînée de poudre dans la capitale économique. Le climat résultant de cette situation affecte le fonctionnement des Conseils de l’Ordre et prive la profession d’un climat apaisé propice à une réflexion autour des dossiers dont le traitement conditionne la pérennité de la pharmacie d’officine. La FNSPM a également formulé quatre autres recommandations (voir lien).

La situation économique des pharmaciens qui croulent sous les dettes devrait être sérieusement prise en considération. La générosité des responsables qui ont pris part aux négociations ayant abouti à l’adoption du décret de fixation des prix des médicaments est en train de coûter très cher à tous les pharmaciens, d’autant plus que l’augmentation des volumes de ventes promise par le prédécesseur d’Anas Doukkali n’a été finalement qu’un leurre.

Aujourd’hui, le nouveau ministre de la Santé et le nouveau directeur du Médicament et de la pharmacie, qui connaissent le secteur et qui sont très sensibles aux doléances des pharmaciens, devraient réagir avant le 27 décembre 2018 en leur donnant des «gages» de bonne volonté, notamment en œuvrant pour que les sanctions prononcées par les Conseils contre certains pharmaciens soient publiées et mises à exécution. Ils devraient également, trouver une solution pour que le monopole des pharmaciens, tel que défini par l’article premier de la loi 17-04, devienne effectif, notamment en ce qui concerne les dispositifs médicaux qui continuent à être vendus en dehors des pharmacies et dans des conditions à peine croyables. Sans ces deux premiers signaux, ils prendront le risque d’endosser, en partie, la responsabilité de la déliquescence d’une profession qui rend d’énormes services à la population. Quant aux pharmaciens, qui sont de plus en plus entendus et de moins en moins écoutés, ils devraient participer massivement à ces deux actions et à toute autre manifestation visant à faire valoir leurs revendications légitimes.

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Revue de presse
70% des personnes séropositives connaissent leur statut 70% des personnes séropositives connaissent leur statut

D’après un communiqué de la MAP du 30 novembre 2018, la Campagne nationale de dépistage du virus du sida a été lancée vendredi dernier à Rabat.

Cette initiative organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2018, coïncide avec la désignation du Maroc par ONUSIDA pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre le sida pour toute la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA).

Cette journée est une occasion de choix pour mettre en avant l’apport des bonnes pratiques adoptées dans la riposte au VIH et pour entreprendre de nouvelles initiatives, notamment la stratégie des droits humains et VIH 2018-2021 et l’approche «Villes sans sida».

Cette campagne de dépistage ciblera en priorité les femmes enceintes pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Cette initiative concernera également les jeunes et les populations exposées au sida, notamment les plus vulnérables.

Le nombre de personnes séropositives sous traitement antirétroviral a atteint au Maroc plus de 12.100 à la fin du mois de juin 2018. Ce nombre était de 5.301 en 2012. La couverture est estimée actuellement à 58% des personnes vivant avec le VIH alors que la moyenne dans la région MENA ne dépasse pas 29%.

Selon le ministre de la Santé, des centres de dépistage relevant du ministère de la Santé et des structures et unités mobiles de dépistage relevant des ONG thématiques sont mis à la disposition de toute personne souhaitant faire un dépistage gratuit du VIH.

Toujours d’après Anas Doukkali, presque 750.000 tests ont été effectués en 2017 et 70% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique.

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Une fois de plus, la HAS acculée à abroger ses recommandations Une fois de plus, la HAS acculée à abroger ses recommandations

La Haute Autorité de santé (HAS – France) vient d’annoncer l’abrogation des recommandations qu’elle a publiées en mars 2017 concernant la prise en charge des principales dyslipidémies.

La HAS a pris cette décision suite au recours devant le Conseil d'État par lequel Formindep conteste les recommandations de bonnes pratiques formulées par des experts aux conflits d’intérêts majeurs.

L’association Formindep n’est pas la seule puisqu’Anticor a aussi déposé une plainte pour prise illégale d’intérêts contre six des neuf experts du groupe de travail ayant élaboré les recommandations incriminées.

Les recommandations en question ont été rédigées avant l'arrivée d'un déontologue en octobre 2016, Daniel Ludet. À cette époque, les experts impliqués dans l’élaboration des recommandations devaient seulement déclarer sur l'honneur leurs liens d'intérêt. Les informations fournies par les experts n’étaient pas comparées à la base de données publique «Transparence Santé», ce qui n’est plus le cas depuis 2017.

Suite à ce recours devant le Conseil d'État, la HAS a choisi d'abroger ces recommandations sans attendre la réponse de la justice pénale. Elle indique également vouloir «initier au plus vite un nouveau travail afin de fournir aux professionnels de santé une recommandation élaborée en toute impartialité fondée sur les dernières données de la science».

Faut-il le rappeler, deux autres recours devant le Conseil d'État ont conduit la HAS au retrait de recommandations concernant le diabète de type 2 et la maladie d'Alzheimer.
Source : Le Quotidien Du Médecin

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Le succès de la prophylaxie préexposition Le succès de la prophylaxie préexposition

Le nombre d’utilisateurs de Truvada et ses génériques, médicaments à base du ténofovir disoproxil et de l’emtricitabine, ne cesse d’augmenter.

«L’appropriation progressive de cette stratégie de prévention en France, en particulier parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) à haut risque de contamination par le VIH en métropole, est encourageante», se félicite l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France).

Selon cette Agence :

- 10.405 personnes ont initié une PrEP par Truvada (ou génériques) entre janvier 2016 et juin 2018, dont plus de la moitié (près de 5.500) depuis juillet 2017.

- Ce nombre est en augmentation constante depuis 2016, avec près de 500 nouveaux utilisateurs par mois au premier semestre 2018.

- Depuis juillet 2017, les renouvellements de traitement comptent pour plus de 60% des délivrances.

- 98% des utilisateurs sont des hommes, âgés en moyenne de 38 ans.

- Près de 50% résident en île de France, 10% dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et 9% dans la région PACA.

Cependant, l’ANSM rappelle que «la PrEP VIH s’intègre dans une stratégie de prévention diversifiée de la transmission du VIH par voie sexuelle comprenant également la promotion de l’usage du préservatif, le recours au dépistage régulier du VIH et des autres IST, la connaissance du statut virologique VIH du/des partenaires, le recours au Treatment as Prevention (TasP) chez le partenaire séropositif et le recours à la prophylaxie post-exposition (PEP).»
Source: ANSM

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