PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°466 26 novembre 2018
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[ ÉDITORIAL ]
À toute chose équilibre est bon !

Par Abderrahim Derraji 
 

La ville de Rabat accueillera, le 29 novembre et le 1er décembre 2019, le Congrès national de pharmacoéconomie et de pharmacoépidémiologie.

Ce conclave annuel de la Société marocaine de l’économie des produits de santé (SMEPS), qui est à sa sixième édition, sera placé sur le thème «Quelles pistes de financement pour la santé de demain ?», thème qui tombe à point nommé, d’autant plus que la question de la réforme du système de santé national est aujourd’hui à l’ordre du jour.

Les organisateurs de cet événement ont prévu, entre autres, de faire un benchmark entre le financement du système de santé marocain et les systèmes de santé des autres pays du Maghreb, de certains pays européens et de la Jordanie. Les recommandations et les orientations qui seront issues de cette manifestation, pourraient contribuer à asseoir les mécanismes à même d’assurer des prestations de santé en phase avec les attentes des malades, et à mettre en place les garde-fous garantissant la pérennité des organismes payeurs.

Ce congrès se déroulera à quelques jours seulement de la date anniversaire de l’adoption par le Conseil du gouvernement du Décret* fixation des prix des médicaments qui a eu lieu le vendredi 13 décembre 2013.

Les initiateurs de ce texte de loi ont cru bien faire en mettant en place un benchmark avec d’autres pays et un nouveau mode de décrochage du prix des médicaments génériques pour faire baisser leur prix. Seulement, ils se sont focalisés uniquement sur la réduction des prix et sur ses retombées médiatiques. Les études d’impact de ces changements sur les différentes composantes du secteur ont été faites à la va-vite. Et pour calmer les pharmaciens, on leur a fait miroiter des mesures de compensation, ainsi qu’une augmentation des volumes de vente en médicaments dont ils n’ont toujours pas vu la couleur. C’est ce qui explique le sit-in que les pharmaciens d’officine projettent de faire, le 3 décembre prochain, devant le ministère de la Santé.

Cette action revendicative traduit le ras-le-bol des pharmaciens dont les déboires avérés ne semblent inquiéter personne.

Ce que les donneurs d’ordre devraient retenir de cette mésaventure, c’est que tout est une question d’équilibre. Ça ne sert à rien de baisser les prix des médicaments et prendre le risque de déséquilibrer irrémédiablement un secteur qui garantit leur accessibilité dans toutes les régions du Royaume.   

On ose espérer qu’avec l’arrivée du nouveau Directeur du médicament et de la pharmacie, qui connaît bien le secteur, toutes les précautions seront prises pour éviter de reproduire cette expérience qui a provoqué un désastre chez les pharmaciens d’officine et qui a mis à nu la vulnérabilité de tout un secteur. On espère également que le nouveau directeur général de l’Agence nationale de l’assurance maladie mettra les bouchées doubles pour que tous les Marocains puissent enfin jouir d’une couverture médicale comme le prévoit le plan de santé 2025.

(*) Décret 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés
Site Web de la SMEPS : lien

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Revue de presse
Jakarta : Une délégation représente la Maroc à la réunion de l’ANRM Jakarta : Une délégation représente la Maroc à la réunion de l’ANRM

Le Maroc a participé, les 21 et 22 novembre, à la réunion des Autorités nationales de réglementation des médicaments (ANRM) des États membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui a eu lieu à Jakarta.

Le Pr Jamal Taoufik, directeur du Médicament et de la pharmacie, et le Dr Wadie Zarhouni, chef de la Division de la pharmacie, ont pris part, au même titre que les représentants des 30 pays de l’OCI, aux nombreux débats au sujet de l'autosuffisance en médicaments et en vaccins, des bonnes pratiques concernant la réglementation des médicaments et des moyens permettant d'identifier les forces et faiblesses du marché pharmaceutique.

Les participants à cette réunion de l’ANRM se sont également penchés sur les stratégies à mettre en œuvre pour booster la production des médicaments et améliorer l'accès à des produits pharmaceutiques répondant aux standards internationaux en matière de qualité, d’efficacité et de sécurité.

En plus des représentants des ANRM des pays de l’OCI, des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et d’autres acteurs opérant dans le secteur de l’industrie pharmaceutique ont pris part à cette réunion dont l’objectif principal reste la mise en place de mécanismes permettant une meilleure collaboration entre les pays pour améliorer l’accès aux médicaments dans toutes les régions du monde.
Source : le Matin
Photo : MAP

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L’association nivolumab et ipilimumab approuvée dans la prise en charge du carcinome à cellules rénales L’association nivolumab et ipilimumab approuvée dans la prise en charge du carcinome à cellules rénales

L’Agence européenne des médicaments (EMA) vient d’annuler l’avis défavorable qu’elle a émis au mois de juillet dernier à l’encontre de l’association nivolumab (Opdivo) et ipilimumab (Yervoy) dans le traitement du carcinome à cellules rénales (CCR).

Suite à cet avis favorable, le nivolumab qui était utilisé en monothérapie pour traiter le CCR avancé à la suite d’un traitement antérieur, peut maintenant être associé avec l’ipilimumab dans le traitement de première intention du CCR avancé à risque intermédiaire/défavorable.


Avant de changer d’avis, le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA a passé en revue l’ensemble des données, notamment des études portant sur d’autres cancers, comme il a consulté un groupe d’experts et de patients. 

Source : Univadis

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Novartis a obtenu le feu vert de l’EMA pour une thérapie génique d’une maladie rare de la rétine Novartis a obtenu le feu vert de l’EMA pour une thérapie génique d’une maladie rare de la rétine

Novartis a obtenu un avis favorable de la Commission européenne pour Luxturna (voretigene neparvovec) qui est considéré comme la première thérapie génique permettant de soigner la perte de vision liée à la dégénérescence héréditaire de la rétine.

Cette pathologie, qui affecte un patient sur 200.000, est associée à une mutation au niveau du gène RPE65 entraînant une perte de la vision qui évolue progressivement et inéluctablement vers la cécité.

Ce nouveau traitement apporte à l'œil une «copie fonctionnante» du gène RPE65 qui permet aux patients disposant de suffisamment de cellules rétiniennes viables de retrouver la vue.

«Il existe enfin un avenir prometteur pour le traitement des maladies génétiques rares de l'œil, après plus de 20 ans de recherche», a déclaré Bart Leroy, responsable du Département ophtalmologique de l'hôpital universitaire de Gand en Belgique.

L’accessibilité à ce traitement risque de poser un problème puisque L'américain Sparks Therapeutics, avec lequel Novartis a conclu un accord de distribution, le facture à environ 850.000 dollars pour une dose administrée en une seule fois.
Source : https://www.laliberte.ch

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OMS : un nouveau plan de lutte contre le paludisme OMS : un nouveau plan de lutte contre le paludisme

On assiste à une recrudescence du paludisme dans les dix pays du continent africain touchés par cette maladie. D’après un rapport publié la semaine dernière par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de paludisme est passé de 217 millions de cas en 2016 à 219 millions de cas en 2017.

«Personne ne devrait mourir du paludisme. Mais le monde fait face à une nouvelle réalité : avec la stagnation des progrès, nous risquons de dilapider des années de travail, d’investissements et de succès dans la réduction du nombre de personnes souffrant de cette maladie», déplore le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, avant d’ajouter : «Nous reconnaissons qu’il nous faut agir différemment, dès maintenant. Nous lançons donc aujourd’hui un plan contre le paludisme, pour mener une riposte globale, centrée sur les pays et dirigée par eux, et rendre notre action plus efficace là où elle compte le plus, au niveau local.»

D’après le même rapport, environ 70% des cas de paludisme se concentraient en 2017dans 11 pays : 10 en Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Mali, Mozambique, Niger, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo et République Unie de Tanzanie) plus l’Inde. Ces nations ont déclaré 3,5 millions de cas de paludisme en plus en 2017 par rapport à 2016. Ceci est dû au fait que les moustiquaires imprégnées d’insecticide qui constituent un moyen très efficace de prévention pas disponible dans de nombreuses régions touchées par cette maladie.

Le nouveau plan d’action lancé par l’OMS pour venir en aide aux pays ayant le plus de cas et de décès liés au paludisme repose sur quatre piliers :

- Galvaniser l’attention politique nationale et mondiale pour faire baisser le nombre des décès par paludisme.
- Obtenir un impact grâce à l’utilisation stratégique de l’information.
- Élaborer les meilleures orientations, politiques et stratégies mondiales convenant à tous les pays d’endémie.
- Mettre en œuvre une riposte coordonnée dans les pays.

Source : OMS

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