PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°463 05 novembre 2018
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[ ÉDITORIAL ]
La télémédecine et la médecine tout court !

Par Abderrahim Derraji

Ces derniers temps, la télémédecine et la e-santé ont le vent en poupe au Maroc. Rien que la semaine dernière, deux rencontres ont été entièrement dédiées à la télémédecine et à la e-santé.


La première rencontre a été organisée, le mercredi dernier, par la Chambre britannique de commerce sous le thème «La digitalisation de la santé, le paradigme technologique».

Quant à la seconde rencontre, elle a eu lieu le vendredi dernier à l’ISACAE. Il s’agit de la première édition de la Journée de la santé, manifestation placée cette année sous le thème «Le digital au service de la santé».

Ces deux manifestations ont permis de mettre en avant l’apport de ces nouvelles technologies dans la mise en place d’un parcours de soins garantissant une prise en charge optimale du patient.

L’année 2018 sera, sans doute, l’année de la télémédecine au Maroc, d’une part, par ce que le décret n° 2-18-378 relatif à la télémédecine a été adopté le 25 mai dernier et, d’autre part, par ce que la Société marocaine de télémédecine (SMT) a organisé son assemblée générale constitutive le 13 juin dernier à Rabat.

Ces deux ingrédients et la volonté avérée du ministère de la Santé ont permis la mise en place de sites de télémédecine dans trois régions : Zaouïat Ahensal (province d'Azilal), village d’Anfgou et Imilchil (province de Midelt).

Les habitants de ces trois régions ont commencé à bénéficier de téléconsultations assurées à distance par des enseignants relevant de l'Université Mohammed VI des sciences de la santé basée à Casablanca.

Les initiateurs de ce projet réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, ambitionnent la couverture de 160 communes rurales dont la population est estimée à près de 2 millions de personnes vivant dans les zones enclavées du Royaume.

Ces téléconsultations vont, à n’en point douter, contribuer à réduire l’iniquité en matière de soins, ce dont on ne peut que se féliciter. Mais, notre emballement ne devrait pas nous faire oublier que la télémédecine n’est pas la panacée, et elle ne peut, à elle seule, venir à bout de tous les maux dont souffre la santé au Maroc. L’iniquité aux soins sévit même au sein de nos grandes villes. Il est temps de se pencher sérieusement sur la qualité des prestations assurées par nos structures de soins et sur les moyens à déployer pour accélérer la généralisation de la couverture médicale.

1 : https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/esante-best.pdf

 

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Revue de presse
Campagne nationale de dépistage du VIH Campagne nationale de dépistage du VIH

Une campagne de dépistage du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) se tiendra du 1er novembre au 1er décembre 2018. Cette campagne, initiée par le ministère de la Santé et placée sous le slogan «Faites le test, la solution existe», rentre dans  le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique national de lutte contre le sida 2017-2021.

D’après un communiqué du ministère de la Santé, cette opération cible 200.000 personnes, particulièrement les femmes enceintes, les jeunes et les populations à risque.

En plus de ces tests de dépistages, une campagne de communication et de mobilisation sociale et communautaire est prévue. Laquelle campagne a pour objectif d’inciter la population marocaine à se faire dépister et à éviter toute forme de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH.

Quelque 20.000 personnes vivraient avec le VIH au Maroc et environ 30% ne connaitraient pas leur statut sérologique. Ils n’ont, de ce fait, pas accès au traitement et continuent, malheureusement, à transmettre le VIH sans le savoir.

La liste des centres de dépistage gratuit établie par le ministère de la Santé et des structures et unités mobiles de dépistage relevant des ONG thématiques est consultable aux liens suivants :

Source : Ministère de la Santé

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De nouvelles restrictions d’indication des quinolones et des Fluoroquinolones De nouvelles restrictions d’indication des quinolones et des Fluoroquinolones

À la suite de l’évaluation européenne de ces antibiotiques, une restriction de leurs indications est recommandée pour les réserver aux cas d’infections pour lesquelles l’utilisation d’un antibiotique est indispensable lorsque d’autres antibiotiques ne peuvent pas être utilisés.

Les quinolones et les fluoroquinolones ne doivent pas être utilisées dans les cas suivants :

  • Pour traiter des infections qui pourraient s'améliorer sans traitement ou qui ne sont pas graves (telles que les infections de la gorge).
  • En prophylaxie dans la diarrhée du voyageur ou les infections récurrentes des voies urinaires inférieures.
  • Pour traiter des patients ayant déjà présenté des effets indésirables graves avec un antibiotique fluoroquinolone ou quinolone.
  • Pour traiter les infections légères ou moyennement graves, à moins que d'autres médicaments antibactériens couramment recommandés pour ces infections ne puissent pas être utilisés.

Les produits dont toutes les indications sont concernées par ces restrictions seront automatiquement retirés du marché (acide nalidixique, fluméquine, acide pipémidique et cinoxacine).

Ces restrictions font suite aux effets indésirables durables, handicapants et potentiellement irréversibles touchant principalement les muscles, les articulations et le système nerveux qui ont été déclarés avec les quinolones et les fluoroquinolones.

 

Ces antibiotiques doivent également être utilisés avec prudence chez les personnes âgées, les patients souffrant de troubles rénaux, les patients ayant subi une transplantation d'organe ou ceux traités par un corticostéroïde systémique, en particulier. Ces patients présentent un risque plus élevé de lésion des tendons causée par ces antibiotiques.

Les professionnels de santé doivent également informer leurs patients de la nécessité de mettre fin à ces traitements dès l’apparition de symptômes au niveau des muscles, des articulations et du système nerveux.
Source : Univadis

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Signature d’un protocole d’accord entre l’Hôpital Universitaire International Cheikh Khalifa et l’Institut Curie Signature d’un protocole d’accord entre l’Hôpital Universitaire International Cheikh Khalifa et l’Institut Curie

L’Hôpital universitaire international Cheikh Khalifa (HCK) vient de signer un protocole de partenariat avec l’Institut Curie dans le domaine de la cancérologie.

Ce protocole d’accord vise à établir un dialogue privilégié entre les professionnels des deux institutions. Les cas complexes pourront bénéficier de deuxièmes avis spécialisés ou encore dans certains cas complexes, être pris en charge à l’Institut Curie sous certaines conditions. Les médecins et personnels de l’Hôpital universitaire international Cheikh Khalifa pourront également bénéficier de formations continues et d’un partage d’expérience.

La collaboration entre l’HCK et cette fondation reconnue d’utilité publique devrait contribuer à l’amélioration du niveau de prise en charge au service des malades et des performances du corps médical et du personnel soignant.
Source : HCK

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Un médicament sur mesure pour sauver une fille atteinte de la maladie de Batten Un médicament sur mesure pour sauver une fille atteinte de la maladie de Batten

Pour sauver une petite fille, âgée de 6 ans, atteinte d’une maladie rarissime, des médecins se sont mobilisés pour lui fabriquer un médicament sur mesure.

La petite fille qui s’appelle Mila et qui vit aux États-Unis est atteinte de la maladie de Batten (CLN7), une maladie juvénile mortelle, qui entraîne une perte de vision, un déclin intellectuel et moteur et des crises convulsives généralisées, partielles complexes, plus rarement myocloniques.

Cette pathologie neurodégénérative héréditaire très rare a une incidence de 1 pour 45.000 naissances dans les pays scandinaves et 1 pour 143.000 naissances en Allemagne.

Dans le cas de cette petite américaine, une équipe de médecins du Southwestern Medical Center de l’Université du Texas (États-Unis) s’est mobilisée pour lui venir en aide.

Pour ce faire, un séquençage génétique approfondi a été pratiqué rapidement vu que l’état de la petite fille se dégradait vite.

L’équipe de chercheurs a mis au point un médicament nommé «Milasen» qui est un oligonucléotide antisens adapté à la mutation CLN7 dont souffre la jeune fille.

Ce cas clinique a été décrit lors du congrès annuel de l’American Society of Human Genetics qui s’est déroulé en octobre 2018. Les chercheurs ont fait part aux participants à ce Congrès de l’histoire de la maladie de la jeune Mila qui a pu bénéficier de ce traitement qui a obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA). L’administration de ce médicament a permis de réduire certains symptômes de la maladie. La petite fille n’est pas pour autant tirée d’affaire, mais grâce à ce lourd traitement, son état semble s’améliorer de jour en jour ce qui constitue un espoir pour tous les enfants atteints de ce type de maladies.
Source : https://sciencepost.fr

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