PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°460 17 octobre 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Faut-il se préoccuper de sa e-réputation ?

Par Abderrahim DERRAJI

Quoi de plus banal aujourd’hui que de consulter les commentaires postés à l’endroit d’un restaurant ou d’un hôtel avant d’effectuer une réservation. La consultation de ces notations et commentaires peut contribuer à effectuer un bon choix, particulièrement quand leur nombre est important. On ne peut cependant pas leur faire confiance à 100% en raison de certaines combines plus au moins éthiques qui permettent de donner à un établissement une note qu’il ne mérite pas ou de nuire à un concurrent en postant des commentaires qui lui sont défavorables.

Les hôtels et les restaurants ne sont pas les seuls concernés par ces notes et commentaires, les cabinets médicaux et les pharmacies sont logés à la même enseigne. Pour s’en convaincre, il suffit d’effectuer quelques recherches sur Google pour voir les notes attribuées aux médecins et aux officines par des anonymes. Les mauvaises surprises sont monnaie courante!

C’est la raison qui a poussé le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM / France) à mettre en ligne un Guide pratique dont l’objectif est d’aider les praticiens à préserver leur réputation sur la Toile.

Ce que de nombreux praticiens ont du mal à accepter c’est que d’une part, un acte professionnel d'un médecin ne saurait, en aucun cas, être assimilé à une simple prestation de service, et d’autre part, la loi française n’interdit pas à un patient de poster un avis concernant un médecin.

Le Guide du CNOM rappelle à ses ressortissants que "même si les systèmes de notations et d'avis sur les professionnels peuvent choquer certains, et laisser entrevoir un glissement des patients vers le consumérisme médical, ils ne sont pas en soi illégaux. La seule qualité de médecin ou de professionnel de santé ne justifie pas une interdiction de publication d'avis ou propos le concernant". Par contre, les abus pourront faire l'objet de sanctions. Les professionnels de santé disposent de différents moyens d'action juridiques afin de faire valoir leurs droits et obtenir réparation du préjudice subi.

Le Guide du CNOM conseille, entre autres, aux médecins de «mettre en place une veille une fois par mois au moyen de recherches par mots-clés sur les moteurs de recherche principaux, les sites spécialisés, les réseaux sociaux ; créer un compte personnel sur ces sites pour permettre, d'une part de maîtriser les informations disponibles et, d'autre part, de pouvoir répondre directement en ligne à certains avis, si c'est la stratégie adoptée »

Malheureusement, cette veille qui peut révéler des propos malveillants ne constitue que le début d’un parcours souvent longue et chronophage dès qu’on souhaite les supprimer de la Toile. Sans compter qu’on ne peut pas obtenir le "déréférencement" d'un avis négatif "n'excédant pas la liberté d'expression, à l'exception des avis dits "illicites"".

Par contre, il est possible de retirer l'ensemble d'une fiche d’un médecin. Mais, malgré cette démarche les internautes pourront toujours accéder aux pages où le nom et le prénom du professionnel de santé sont mentionnés.

De son coté, le CNOM ne peut intervenir que si les faits portent directement ou indirectement préjudice à l'intérêt collectif de la profession de médecin.

Ce précieux guide, révèle un autre type de problèmes, des « e-tracasserie » dont on se serait largement passés.  Et étant donné que nous n’avons nullement le choix, y compris au Maroc, on doit rester vigilants et proactifs.

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Revue de presse
Cipla investit 60 millions de dirhams dans une unité de production d'inhalateurs doseurs au Maroc Cipla investit 60 millions de dirhams dans une unité de production d'inhalateurs doseurs au Maroc

Dans un communiqué daté du 15 octobre 2018, Cipla Maroc, filiale du groupe pharmaceutique mondial Cipla Ltd, a annoncé l'ouverture officielle de son usine de fabrication d'inhalateurs doseurs à Aïn El Aouda dans la région de Rabat.

Il s’agit d’un investissement de 60 millions de dirhams qui a permis de mettre sur pied une unité de production s’étendant sur une superficie de 4.000 m2 et offrant une capacité de production annuelle de 1,5 million d'inhalateurs doseurs. Une quinzaine de références seront produites par cette unité dont onze seront commercialisées pour la première fois au Royaume.

Fondée en 2015, Cipla Maroc est une joint-venture entre Cipla Ltd, dont le siège est à Mumbai – Inde, et ses partenaires marocains Pharmaceutical Institute et Cooper Pharma.

Le site industriel de Cipla Maroc a été construit conformément aux directives de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi qu'aux autorités de réglementation européennes et américaines. L'installation a reçu, le 18 juin 2018, l'approbation réglementaire du Secrétaire général du gouvernement.

"Nous sommes fiers d’ajouter cette nouvelle usine, une première pour la région. Avec celle-ci, nous renforçons, non seulement notre production, mais aussi les liens entre le Maroc et Cipla. Cette usine s'appuiera sur l'expertise et l'expérience bien connues de Cipla dans le segment des inhalateurs respiratoires pour aider les patients au Maroc et dans les régions voisines", a déclaré M. Christos Kartalis – vice-président exécutif – Marchés émergents et Europe de Cipla.

"Cipla, PHI et Cooper Pharma ont fait un investissement distinctif et intelligent au Maroc dans la technologie des inhalateurs, une première pour le pays et la région. Cela permettrait de réduire considérablement nos importations de cette technologie et d'améliorer l'offre de nos produits à valeur ajoutée pour les marchés d’exportation", ont ajouté M. Ali Sedrati, directeur général de Pharmaceutical Institute, et M. Ayman Cheikh Lahlou, directeur général de Cooper.

L’ouverture officielle de cette nouvelle usine a été faite en présence du ministre de la Santé, Anas Doukkali, du Dr Y.K. Hamied, président non exécutif de Cipla, et du directeur du médicament et de la pharmacie et de plusieurs intervenants du secteur.

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Sanofi inaugure un nouveau complexe à Alger Sanofi inaugure un nouveau complexe à Alger

Le Groupe pharmaceutique Sanofi Algérie vient de lancer une nouvelle unité de production de médicament à Sidi Abdellah (Alger).

Ce complexe, qui couvre une superficie de 6,6 hectares et qui est considéré comme le plus grand d’Afrique, a nécessité un investissement de plus de 10,6 milliards de dinars, soit 85 millions d’euros.

"Le site est fait pour être amené à produire plus de formes et de produits de gamme Sanofi. Mais avant d’aller plus loin dans son élargissement, il doit d’abord consolider son démarrage et respecter les engagements pris en matière de sécurisation d’approvisionnement", note Haissam Chraiteh, PDG de Sanofi Algérie.

Olivier Charmeil, vice-président exécutif du groupe l’Algérie, explique le choix de l’Algérie pour accueillir ce projet d’envergure par la présence de son groupe depuis 27 ans en Algérie, l’attractivité du marché algérien, les compétences des équipes et la volonté des autorités publiques de développer l’industrie pharmaceutique.

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Le « made in Europe »  privilégié par les pharmaciens allemands  Le « made in Europe » privilégié par les pharmaciens allemands

Les caisses d’assurance-maladie outre-Rhin poussent de plus en plus les pharmaciens à délivrer des génériques fabriqués hors de l'Espace économique européen. Or les officinaux estiment que la sécurité pharmaceutique ne peut faire les frais d’impératifs d’ordre économique.

Réunis lors de leur dernier congrès annuel à Munich, les officinaux allemands exigent qu’à chaque fois que les caisses les forcent à délivrer certains génériques à l’issue de procédures d’appel d’offres, de choisir des producteurs installés dans l'Union européenne + la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein (EEE).

Les pharmaciens ont profité de ce congrès pour réclamer que les stocks d’urgence de médicaments soient constitués uniquement de médicaments allemands ou européens.

De nombreuses voix se sont élevées lors de ce Congrès pour rappeler que les crises actuelles, notamment les résidus découverts dans du valsartan produit en Chine, étaient la conséquence «inévitable et prévisible» des politiques fondées uniquement sur la réduction maximale des coûts.

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11ème Congrès National de Pharmacovigilance Le 14.12.2018 - Rabat Lire la suite
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