PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°459 08 octobre 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Pharmacie d’officine : s’adapter ou disparaître !

Par Abderrahim DERRAJI

Le hasard a voulu, cette année, que les pharmaciens des trois pays du Maghreb organisent des rencontres à une semaine d’intervalle. Ces trois manifestations ont pour objectif de se projeter vers l’avenir et d’arrêter des stratégies visant à renforcer la place de la pharmacie d’officine dans la chaîne de soins en espérant garantir sa pérennité.

En premier lieu, c’est le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) qui a organisé son deuxième Forum, les 28 et 29 septembre 2018 à Tunis. Ce Forum a mis en avant les difficultés que vit le pharmacien d’officine en Tunisie. Il a aussi permis d’élaborer des recommandations pour que la pharmacie tunisienne puisse être en phase avec le vent de changement qui souffle sur la pharmacie d’officine à travers le monde.

À l’instar de leurs confrères tunisiens, les pharmaciens marocains se sont donné rendez-vous, le 6 octobre 2018, à la capitale économique pour prendre part à la Journée pharmaceutique internationale de Casablanca (JPIC). Cette journée a été placée sous le thème " Pharmaciens : réussir l’évolution de notre métier ou disparaître".

Un autre point commun entre les deux manifestations : la présence de conférenciers québécois. Ce choix n’est pas fortuit, la clairvoyance et l’engagement des pharmaciens québécois leur ont permis d’opérer un repositionnement qui fait d’eux des professionnels de santé incontournables au Canada.

En effet, grâce aux missions qui leur ont été conférées, entre autres, par la Loi 41, entrée en vigueur le 20 juin 2015, le pharmacien d’officine peut prolonger une ordonnance ou l’ajuster, substituer un médicament, prescrire une analyse biologique, un médicament lorsqu’aucun diagnostic n’est requis, ou encore pour une condition mineure et il peut administrer un médicament afin d’en démontrer l’usage approprié.

Ces nouvelles missions qui nous laissent rêveurs devraient pousser nos représentants à préparer un vrai projet pour la profession en prenant en considération les spécificités de nos pays respectifs.

En Tunisie, le Conseil de l’Ordre et le Syndicat des pharmaciens s’accordent sur la nécessité de faire évoluer la pratique officinale. Et si le pharmacien tunisien a été autorisé à vacciner dès le 27 juillet 1974, aujourd’hui aucune évolution ne peut être envisagée tant que les projets de textes de loi ne donnent pas lieu à de nouvelles lois modernes en phase avec la réalité de l’exercice officinal.

Au Maroc, bien que les pharmaciens souffrent globalement des mêmes maux que leurs confrères tunisiens, la profession est au bord de l’implosion. Les comportements déviants d’une minorité de pharmaciens et le climat d’impunité ont fini par dilapider le capital confiance dont jouissait les représentants. Ces responsables qu’on entend de plus en plus, et qu’on écoute de moins en moins, se trouvent aujourd’hui devant une impasse. Or, sans instances fortes dotées de pouvoirs disciplinaires étendus, on hypothèque toute chance de voir la profession unie autour d’un vrai projet.

À leur tour, les pharmaciens algériens, toutes disciplines confondues, vont se retrouver, le 15 octobre 2018, au Centre international de conférences "CIC Alger" pour assister à la huitième édition des Rencontres internationales de pharmaciens d’Alger (RIPA) avec comme thème : "Exercices pharmaceutiques et Loi sanitaire". Cette occasion va permettre aux organisateurs de recueillir les propositions de toutes les composantes du secteur pour engager l’Algérie dans la voie d’une réglementation cohérente et moderne.

In fine, les pharmaciens maghrébins vont devoir changer de paradigme. La pratique officinale orientée médicament va devoir faire place à une pharmacie tournée davantage vers le malade. L’avenir du pharmacien dépendra, en grande partie, de sa capacité à s’adapter et à basculer le plus rapidement possible d’un modèle à un autre.

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Revue de presse
Pas d’acétazolamide pendant la grossesse Pas d’acétazolamide pendant la grossesse

En raison du risque d’effets malformatifs (tératogénicité) et de toxicité chez le fœtus (fœtotoxicité) de l’acétazolamide s’il est pris au cours de la grossesse, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé de contre-indiquer l’utilisation des médicaments Diamox et Défiltran chez la femme enceinte.

L’acétazolamide est tératogène chez plusieurs espèces animales. Des cas de malformations ont été rapportés chez l’homme à la suite d'une exposition au premier trimestre de grossesse. Ces malformations affectant le système oculaire, la face et le squelette.

En raison de ces nouvelles données, l’ANSM a décidé de modifier les contre-indications et les informations disponibles pour ces médicaments concernant la grossesse.

1. La spécialité Défiltran est dorénavant contre-indiquée tout au long de la grossesse.

2.  Les spécialités Diamox :

- sont contre-indiquées au cours du premier trimestre de grossesse, des alternatives plus sûres pour l’enfant à naître étant disponibles à cette période de la grossesse ;

- ne doivent pas être prescrites aux 2e et 3e trimestres de la grossesse, sauf en cas d’absolue nécessité. En effet, en raison de leur utilisation en urgence dans le traitement du glaucome, des conséquences graves pour la mère en absence de prise en charge (cécité et lésion irréversible de la rétine), et d’absence d’alternative plus sûre durant cette période, l’utilisation de Diamox au cours des 2e et 3e trimestres est réservée aux situations d’absolue nécessité ;

- Les femmes en âge de procréer doivent être informées du risque et utiliser une contraception efficace pendant le traitement ;

- Les patientes exposées au cours de la grossesse devront faire l’objet d’un suivi particulier.

Source : ANSM

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Pour l'ANSM la nouvelle formule Lévothyrox est de «bonne qualité»   Pour l'ANSM la nouvelle formule Lévothyrox est de «bonne qualité»

D’après une note mise en ligne le 4 septembre 2018, l’ANSM a réalisé dans ses laboratoires plusieurs contrôles dont des analyses comparatives sur des comprimés de Levothyrox nouvelle formule et ancienne formule (Euthyrox). Ces investigations ont pour objectif de confirmer la conformité du principe actif (lévothyroxine) : vérification de la composition (teneur en principe actif, excipients), recherche d’impuretés élémentaires, de BHT (butylhydroxytoluène) et de dextrothyroxine,

Les analyses chromatographiques effectuées pour la recherche de dextrothyroxine démontrent la présence de quantités de lévothyroxine comparables entre l’ancienne et la nouvelle formule. Elles montrent également la présence de dextrothyroxine uniquement à l’état de traces aussi bien dans la nouvelle que dans l’ancienne formule, ce qui est tout à fait conforme aux spécifications attendues. 

L’ANSM précise cependant que ces chromatogrammes permettent uniquement d'identifier la présence de dextrothyroxine et de lévothyroxine et ne peuvent générer aucune autre interprétation.
Source : ANSM

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France : le décret relatif aux conseils et prestations est enfin publié France : le décret relatif aux conseils et prestations est enfin publié

Le décret n° 2018-841 du 3 octobre 2018 relatif aux conseils et prestations pouvant être proposés par les pharmaciens d'officine dans le but de favoriser l'amélioration ou le maintien de l'état de santé des personnes a été publié le 5 octobre 2018. Ce décret permet au pharmacien d'officine de :

  1.  Mener des actions de suivi et d'accompagnement pharmaceutique. Il prévient l’iatrogénie médicamenteuse. Il garantit le bon usage des médicaments et le suivi de l'observance en procédant à l'analyse des informations relatives au patient et à l'ensemble de ses traitements. Sauf opposition du patient, les préconisations qui en résultent sont formalisées et transmises au médecin traitant.
  2. Engager des actions de prévention et de promotion de la santé parmi les domaines d'action prioritaires de la stratégie nationale de santé définie en application de l'article L. 1411-1-1. Dans ce cadre, il contribue aux campagnes de sensibilisation et d'information sur des sujets de santé publique et transmet aux différents publics concernés des informations scientifiquement validées sur les moyens de prévention et sur les maladies, avec le souci de délivrer un message adapté et accessible au public.
  3. Participer à des actions d'évaluation en vie réelle des médicaments, des dispositifs médicaux et de l'innovation thérapeutique en collaboration avec les autorités sanitaires.
  4.  Prendre part au dépistage des maladies infectieuses et des maladies non transmissibles.
  5.  Contribuer à la coordination des soins en collaboration avec l'ensemble des professionnels concourant à la prise en charge du patient dans le respect de son parcours de soins coordonné par le médecin traitant mentionné à l'article L. 162-5-3 du Code de la sécurité sociale.
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La FDA donne son feu vert pour un schéma accéléré de vaccination pour IXIARO® La FDA donne son feu vert pour un schéma accéléré de vaccination pour IXIARO®

La biotech Valneva a annoncé, le 5 octobre 2018, que la FDA (Food and Drug Administration -   Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) a approuvé un schéma accéléré de vaccination de son vaccin IXIARO® pour les voyageurs adultes.  

Ce vaccin de l’encéphalite japonaise (EJ) disponible aux États-Unis avait d’abord été approuvé avec un schéma vaccinal comprenant deux injections séparées, administrées à 28 jours d’intervalle.

Le nouveau schéma qui a déjà été approuvé en Europe et au Canada permet d’administrer deux doses espacées de sept jours.

L’encéphalite japonaise est due à un flavivirus apparenté aux virus de la dengue, de la fièvre jaune et au virus West Nile, transmis par les moustiques. Elle constitue la principale cause d’encéphalite virale dans de nombreux pays d’Asie, avec 68.000 cas cliniques estimés chaque année.
Source : http://www.valneva.com

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