PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°453 28 août 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Pharmacie : entre délivrance et dispensation !

Par Abderrahim DERRAJI

La loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie définit , dans son article 29, la dispensation comme étant l’acte pharmaceutique qui consiste en "la délivrance d'un médicament ou d'un produit pharmaceutique non médicamenteux associée à l'analyse de l'ordonnance ou de la commande les concernant ; la mise à disposition du public des informations nécessaires au bon usage des médicaments et des produits pharmaceutiques ainsi que les actes liés aux conseils préventifs ; à l'éducation pour la santé et le conseil lié à l'utilisation d'un médicament dont la dispensation n'est pas légalement soumise à la nécessité de fournir une ordonnance médicale."

Par une telle définition, le législateur fait clairement le distinguo entre une simple délivrance qui pourrait presque être assimilée à un acte commercial et la dispensation. Cette dernière, exige du pharmacien une évaluation de la pertinence des traitements envisagés avant de les remettre au patient. La bonne utilisation du médicament et la sécurité de ses usagers doivent constituer la préoccupation majeure du pharmacien.

Malheureusement, l’automédication "sauvage" a tendance à remplacer une médication officinale responsable en phase avec les textes qui régissent la profession et les recommandations formulées, entre autres, par les sociétés savantes.

Cette automédication "sauvage" est plus fréquente chez les patients ne disposant pas de couverture médicale. Il n’est pas rare que des patients essayent de se procurer une liste de médicaments à prescription obligatoire parce qu’elle leur a été prescrite par le passé, ou tout simplement parce qu’un proche ou un internaute en a vanté les mérites !

Le pharmacien doit faire face à un environnement où le recours aux médicaments à prescription obligatoire est de plus en plus banalisé. Certains pharmaciens refusent de céder aux désidératas des malades, mais malheureusement, ils sont souvent pénalisés parce qu’un grand nombre de malades préfèrent les pharmaciens "compréhensifs" !

Ce qui complique la tâche aux officinaux, c’est l’anachronisme qui prévaut entre les textes régissant la profession, notamment le Dahir de 1922 et la réalité de la pratique officinale. À titre d’exemple, la plupart des pharmaciens marocains ont bénéficié d’une formation qui leur a permis de contribuer à la réussite de la planification familiale. Paradoxalement, les contraceptifs oraux appartiennent au tableau "A", ils ne peuvent, de ce fait, être dispensés sans une prescription médicale récente. Il en est de même pour la contraception d’urgence !  Faut-il le rappeler, dans de nombreux pays, la législation permet au pharmacien, aujourd’hui, le renouvellement des contraceptifs oraux et la délivrance de la pilule du lendemain.

Pour lutter contre ces contradictions qui empêchent le pharmacien de prodiguer son savoir sans être hors la loi, un délistage pourrait être envisagé pour certaines spécialités. Mais la priorité des priorités est de mener une réflexion dont la finalité serait d’optimiser et de sécuriser la dispensation du médicament. Dans le cas contraire, d’autres acteurs qui lorgnent sur la vente du médicament, finiront par faire regretter aux pharmaciens d’avoir laissé la simple délivrance prendre le pas sur une dispensation faite dans les règles de « l’art ».

 

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Revue de presse
L’ANSM lance une consultation publique pour sensibiliser les patients et les professionnels de santé au risque de toxicité lié au mésusage du paracetamol L’ANSM lance une consultation publique pour sensibiliser les patients et les professionnels de santé au risque de toxicité lié au mésusage du paracetamol

La consommation du paracétamol a augmenté de 53% en 10 ans en France. Quelques 200 médicaments en contiennent et cette molécule représente la substance active la plus vendue à l’Hexagone.

En cas de mésusage, notamment par surdosage en associant plusieurs spécialités pharmaceutiques contenant du paracétamol et/ou  en cas de non-respect de leur posologie, le paracétamol peut induire des lésions hépatiques graves qui peuvent, dans certains cas, devenir irréversibles. La mauvaise utilisation du paracétamol est la 1ère cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France.

C’est pour cette raison que l’ANSM vient de lancer une consultation publique portant sur un message d’alerte à faire figurer sur les boites et sur l’harmonisation des mentions visant à prévenir ce risque hépatique, d’ores et déjà présentes sur certains conditionnements.

En pratique, l’ANSM invite toute personne qui le souhaite, à participer, jusqu’au 30 septembre 2018, à la consultation publique « Risque hépatique lié au surdosage en paracétamol : mise en place d’un message d’alerte sur les boites (conditionnement) ».

Pour en savoir plus : lien

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Nouvelle étude : même un verre de vin par jour et un verre de trop ! Nouvelle étude : même un verre de vin par jour et un verre de trop !

Une publication parue le 23 août dans la sérieuse revue « The Lancet » révèle que même en petite quantité la consommation d'alcool comporte un risque pour la santé.

D’après cette étude qui a recensé plus de 600 recherches, un verre d'alcool consommé quotidiennement toute une année, augmente de 0,5% le risque de développer certains cancers, des maladies cardiovasculaires, des AVC, une cirrhose, etc. Les auteurs de ces travaux ont démontré qu’un verre par jour augmente le nombre de morts de 100.000 par an. Ces chercheurs ont évalué les différents niveaux de consommation d'alcool et leurs effets sur la santé dans 195 pays durant la période 1990-2016.

«C’est une étude qui fera date, tant par la solidité de ses résultats que par son ampleur», explique le Dr Bernard Basset, médecin de santé publique et vice-président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA -France).

2,4 milliards de personnes à travers le monde consomment de l’alcool et les hommes représentent 63%.

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HAS : mise en ligne d’une nouvelle fiche de bon usage des benzodiazépines HAS : mise en ligne d’une nouvelle fiche de bon usage des benzodiazépines

La Haute autorité de santé (France) a publié le 17 août une fiche de bon usage des benzodiazépines intitulée «  Quelle place pour les benzodiazépines dans l’anxiété ? ».

Cette fiche très instructive rappelle que le recours aux benzodiazépines ne doit pas être banalisé du fait qu’elles :
- sont efficaces sur une courte période,
- elles ne traitent pas les causes de l’anxiété,
- elles sont responsables de nombreux effets indésirables aux conséquences parfois graves.

Cette fiche rappelle également que la prescription de cette famille doit respecter :
- la dose minimum utile,
- la durée minimale d’utilisation et dans tous les cas une prescription maximale de 12 semaines,
- l’information du patient sur leur intérêt, leurs risques, leurs modalités d’utilisation et d’arrêt,
- l’anticipation, dès la 1e prescription, de la réévaluation de la situation du patient et des modalités d’arrêt.

Par ailleurs, l’arrêt d’un traitement prolongé par benzodiazépines doit toujours être envisagé. Sa mise en œuvre doit être progressive.

Pour en savoir plus : lien

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Enseignes lumineuses en Officine : conditions d’utilisation Enseignes lumineuses en Officine : conditions d’utilisation

Depuis le 1er juillet 2018, les enseignes des magasins doivent respecter les dispositions prévues par le décret du 30 janvier 2012. En effet, le délai de six ans prévu pour la mise en conformité des enseignes vient d’expirer.

Pour informer les pharmaciens, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a fait un communiqué  leur rappelant que « seules les pharmacies en activité et seuls les services d’urgence sont autorisés à utiliser des enseignes clignotantes de jour comme de nuit ».

On ne peut s’empêcher de penser à l’anarchie qui affecte la signalisation des pharmacies au Maroc. L’affichage sauvage faire perdre aux patients un temps précieux particulièrement quand ils sont dans l’urgence. À ceci vient s’ajouter les dépassements d’horaires qui nous rappellent notre incapacité à réguler notre secteur !
Source : le Moniteur des pharmacies

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