PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°452 31 juillet 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Antiviraux à action directe (AAD) : disponibles mais non accessibles !

Par Abderrahim DERRAJI, Docteur en pharmacie
 

La Journée mondiale contre l’hépatite a été célébrée le 28 juillet 2018 sur le thème «Agir contre l’hépatite : dépister, traiter». À cette occasion, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté les nations membres à organiser des manifestations et des activités permettant de développer les services de prévention, de dépistage, de traitement et de soins de l'hépatite, en mettant l'accent sur les recommandations de l'OMS. Cette dernière les a incités également à présenter les meilleures pratiques, promouvoir la couverture universelle des services de santé et améliorer les partenariats et le financement pour mieux lutter contre ces maladies.

En effet, les hépatites virales B et C constituent un vrai problème de santé puisqu’elles touchent 325 millions de personnes dans le monde. D’autant plus qu’elles peuvent se compliquer en cancer du foie responsable de 1,34 million de décès chaque année.

Si on ne dispose d'aucun vaccin contre l'hépatite C, il existe, en revanche, un vaccin prophylactique très efficace contre l’hépatite B. En l’intégrant dans son Plan national d’immunisation, le Maroc a réussi à réduire la prévalence de cette maladie.

La prise en charge de l'hépatite C a connu un nouvel essor avec l’arrivée en 2013 des antiviraux à action directe qui permettent de freiner l’évolution de l’hépatite C vers l’hépatite chronique et de réduire ainsi la prévalence des cirrhoses et des cancers du foie.

Le Maroc dont le nombre de patients atteints d’hépatite C avoisinerait les 400.0001 a mis en place un Plan national de lutte contre cette maladie. Ce plan prévoit la prise en charge et le traitement à faible coût des personnes atteintes de cette maladie. Le déploiement du Ramed et la production locale des AAD à un coût «raisonnable» auraient dû rendre ce plan effectif.

La promesse du prédécesseur d’Anas Doukkali d’éradiquer l’hépatite C avant l’an 2020 avait nourri beaucoup d’espoirs. Malheureusement, les patients atteints d’hépatite C risquent fort de voir leur maladie s’aggraver avant de pouvoir accéder aux AAD.

Le dépistage précoce tel que prôné par l’OMS et qui est le seul moyen de stopper la transmission de cette maladie n’est toujours pas généralisé ce qui risque d'hypothéquer les chances du Maroc d’éradiquer l’hépatite C à temps.  

Enfin, le Maroc dispose aujourd'hui de tous les ingrédients pour une lutte efficace contre les hépatites virales, il ne manque plus qu’une réelle volonté, une feuille de route claire et des moyens financiers pour réussir. Espérant que le nouveau ministre de la Santé réussira à insuffler une nouvelle dynamique pour faire bénéficier les patients marocains de tous les progrès réalisés par le Maroc en la matière.

1     Source : ALCS

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Revue de presse
Hépatite C : nouvelles recommandations de l’OMS Hépatite C : nouvelles recommandations de l’OMS

Afin d’harmoniser et de simplifier le protocole curatif relatif à la prise en charge des personnes vivant avec l’hépatite C chronique, l’Organisation mondiale de santé (OMS) vient de mettre en ligne de nouvelles lignes directrices.

L’OMS recommande de traiter toute personne atteinte d’hépatite C qui a 12 ans et plus quel que soit le stade de sa maladie en prenant en considération l’âge des patients.

Si l’âge inférieur ne dépasse pas 12 ans : l’OMS recommande de ne plus recourir aux schémas thérapeutiques à base d’interféron exception faite pour les enfants ayant une infection au VHC de génotype 2 ou 3 et atteints d’une maladie hépatique sévère. Dans ce cas, le recours à l’interféron et la ribavirine peut être envisagé.

Si l’âge est compris entre 12 à 17 ans ou si l’enfant pèse au moins 35 kg, l’OMS recommande les schémas thérapeutiques suivants :

- Génotypes 1, 4, 5 et 6 : sofosbuvir/lédipasvir pendant 12 semaines
- Génotype 2 : sofosbuvir/ribavirine pendant 12 semaines
- Génotype 3 : sofosbuvir/ribavirine pendant 24 semaines

Si l’âge est supérieur ou égal à 18 ans :
L’OMS recommande les schémas par AAD pangénotypiques.

Pour en savoir plus : lien 

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Baisse du coût des traitements de l’hépatite B en France Baisse du coût des traitements de l’hépatite B en France

La mise sur le marché du Sovaldi, médicament particulièrement efficace contre l’hépatite C, avait suscité de vives controverses et une bataille entre le Comité économique des produits de santé (CEPS) et Gilead. Ce bras de fer a permis de diviser par trois la facture initiale.

Aujourd’hui, grâce aux rétrocessions et aux mesures fiscales imposées à Gilead, la cure de Sovaldi revient à 20.000 euros au lieu des 56.000 euros demandés initialement par Gilead.

Mais comme la France compte 250.000 personnes infectées par le virus de l’hépatite C : le coût du traitement a été estimé à 1,1 milliard d’euros dès 2014 ! Des mesures ont été prises. Tout d’abord, le remboursement d’une cure de Sovaldi a été fixé en novembre 2014 à 41.000 euros.

Ensuite, le CEPS a conclu avec Gilead un accord tarifaire en novembre 2014. Cet accord prévoit une clause selon laquelle le laboratoire américain devait rembourser une partie des sommes encaissées si le nombre de patients traités atteint un certain seuil.

Avec l’arrivée de Harvoni, traitement plus efficace que Sovaldi, la cure est remboursée à hauteur de 46.000 euros. Mais, cette fois-ci le ministère de la Santé a décidé de plafonner l’enveloppe annuelle des dépenses liées à l’hépatite C à 750 millions d'euros.

Entre temps, d’autres spécialités ont été mises sur le marché par Abbvie. Il s’agit de Viekira et Maviret. Le prix de la cure de ce dernier qui traite tous les types d’hépatite C est rapidement passé de 42.000 à 28.000 euros. Gilead n’a eu d’autre choix que de s’aligner sur la concurrence pour préserver ses parts du marché.
Source : http://www.leparisien.fr 

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Gilead perd le monopole sur le Truvada dans toute l’Europe Gilead perd le monopole sur le Truvada dans toute l’Europe

À l’instar de la France, les autres pays européens pourront bientôt mettre sur le marché des génériques du Truvada, spécialité pharmaceutique utilisée pour se prémunir contre le VIH en cas de rapport sexuel à risque.

Ceci a été rendu possible depuis que la Cour de justice de l’Union européenne a tranché en faveur de la commercialisation des génériques du Truvada dans tous les pays européens.

Les brevets européens sur le Truvada avaient pourtant expiré le 25 juillet 2017, mais dans certains pays d’Europe, le laboratoire Gilead continuait d’exercer un monopole en vertu d’un «certificat complémentaire de protection» (CCP), mécanisme permettant d’allonger la période d’exclusivité d’un médicament.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a cassé le monopole de Gilead grâce à une subtilité juridique liée au brevet du Truvada. En effet, ce médicament associe deux antirétroviraux, le ténofovirdisoproxil (TD) et l’emtricitabine. Or seul le premier est explicitement mentionné dans le brevet de base. Le juge européen a estimé que les conditions d’un CCP n’étaient pas remplies du fait que la combinaison des deux principes actifs n’était pas explicitement mentionnée dans le brevet.
Source : http://sante.lefigaro.fr

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France : des sanctions prononcées à l’encontre de distributeurs en gros de produits vétérinaires pour entorse au droit de la concurrence France : des sanctions prononcées à l’encontre de distributeurs en gros de produits vétérinaires pour entorse au droit de la concurrence

Dans un communiqué daté du 26 juillet, l’Autorité de la concurrence a annoncé avoir infligé 16 millions d’euros de sanctions à l’encontre des distributeurs en gros de médicaments vétérinaires et de la Fédération de distribution du médicament vétérinaire (FDMV) pour avoir mis en œuvre plusieurs ententes sur la période 2007-2010.

Ces ententes leur ont permis de figer la concurrence et de se répartir la clientèle qui est formée de pharmaciens, de vétérinaires et de groupements d’éleveurs.

C’est un rapport d’enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui a permis d’épingler les sociétés Alcyon France, Centravet, Coveto, Hippocampe Caen, Agripharm et Chrysalide, Coveto Limoges, Véto Santé, Elvetis et Neftys Pharma et la Fédération de la distribution du médicament vétérinaire (FDMV). Aucune des entreprises en cause n’a contesté les faits qui lui ont été reprochés.
Source : 
https://www.lemoniteurdespharmacies.fr

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