PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°447 25 juin 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Il était une fois la déontologie !

Par Abderrahim DERRAJI

"Même si l’inimitié est avérée, la politesse doit rester de mise" Cet adage marocain, plein de bon sens, nous incite à respecter nos adversaires et même nos «ennemis», et ce, quelles qu’en soient les circonstances. Malheureusement, ce savoir-faire séculaire qui permettait, jadis, de garder le contact et de se prémunir contre les «ruptures» est aujourd’hui en pleine déperdition.

À titre d’exemple et à l’instar des partis politiques et des institutions, les associations et les instances professionnelles ont de plus en plus du mal à contenir les débordements et à survivre aux agissements d’une minorité de va-t-en-guerre. Pourtant, la profession est dotée d’un Code de déontologie qui définit les rapports qui devraient exister entre les pharmaciens.

Ce Code oblige les pharmaciens, dans son article premier, "à s’abstenir de tout fait ou manifestation de nature à déconsidérer la profession, et ce, même en dehors de l’exercice de celle-ci", et dans son article 30, "à s’efforcer de créer entre eux-mêmes et les autres membres du corps médical des sentiments d’estime et de confiance."

Or il suffit de faire un tour dans les réseaux sociaux ou de parcourir les colonnes de certains quotidiens pour se rendre compte que la réalité est toute autre. L’ambiance désastreuse et délétère résultant de cette situation a précipité le départ de pharmaciens compétents dont l’expérience aurait pu constituer un élément de stabilité et un atout pour que la profession puisse s’adapter à l’évolution que connaît le secteur. La permissivité ambiante et le climat d’impunité qui règne contribuent à aggraver la situation.

Cette situation peu reluisante ne peut plus perdurer, nos responsables doivent faire leur autocritique et faire respecter les textes régissant la profession. Cette phase est primordiale avant d’envisager de fédérer tous les courants de la profession autour d’un projet commun dont la finalité est de permettre à la pharmacie marocaine de prendre son élan et au pharmacien de retrouver sa dignité. Le Conseil de l’Ordre, qui regroupe tous les pharmaciens exerçant au Maroc et qui est le dépositaire de l’éthique et de la probité, ne peut plus rester dans l’expectative et encore moins prendre part à ces batailles rangées. Faute de quoi, il endossera, en partie, la responsabilité de cette déliquescence de la profession qui ne présage rien de bon !

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Revue de presse
DÉPAKINE® : mise au point du ministère de la Santé DÉPAKINE® : mise au point du ministère de la Santé

Dans un communiqué du 22 juin, le ministère de la Santé dément les informations publiées par un organe de presse le 13 juin. Cette publication prétend que «la spécialité DÉPAKINE® continue à être commercialisée au Maroc, alors qu’elle est retirée du marché de plusieurs pays, dont la France.»

Par ce communiqué, le ministère de la Santé affirme qu’il s’agit d’informations erronées qui reflètent la méconnaissance de l’auteur de l’article des aspects scientifiques et techniques du sujet traité. Par un tel écrit, ce journaliste nuit au secteur de la santé et à la santé des usagers de ces médicaments.

Le ministère de la Santé rappelle également que la Commission nationale de pharmaco-réacto-matériovigilance s’est réunie le 30 août 2016 et le 2 août 2017 pour statuer au sujet de l’utilisation de ce produit à la lumière des dernières données de pharmacovigilance le concernant.

Les membres de ladite commission avaient décidé alors d'interdire la prescription des spécialités à base de valproate de sodium chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et celles enceintes. Cette décision prévoit une exception quand la patiente ne tolère pas les autres alternatives thérapeutiques ou quand celles-ci s’avèrent inefficaces.

La première prescription de ces médicaments à base de valproate doit être faite par un neurologue, un psychiatre ou un pédiatre. Le médecin généraliste ne peut renouveler ces traitements qu’après avoir contacté le spécialiste qui a initié le traitement et après avoir évalué le rapport bénéfice/risque d’une telle médication.

Le communiqué du ministère de la Santé a rappelé, pour finir, que les effets indésirables de tous les médicaments commercialisés au Maroc font l’objet d’une surveillance qui est assurée par la Direction du médicament et de la pharmacie et par le Centre marocain de pharmacovigilance.

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Prescriptions abusives d'opioïdes au Royaume-Uni : 456 décès Prescriptions abusives d'opioïdes au Royaume-Uni : 456 décès

Les Britanniques sont sous le choc depuis la publication d’un rapport qui a révélé que des prescriptions inappropriées et injustifiées d'opioïdes ont prématurément mis fin à la vie de 456 malades ayant effectué un séjour à l'hôpital Gosport War Memorial entre 1988 et 2001.

Quelque 200 autres décès dont les dossiers médicaux sont introuvables pourraient être également attribués à une sur-prescription d’opioïdes.

L'enquête qui a révélé au grand jour ce scandale sanitaire a été menée durant 3 ans et demi par l’ancien évêque de Liverpool James Jones qui a dénoncé «une pratique institutionnalisée de prescription et d'administration de doses dangereuses de combinaison hasardeuse de médicaments non cliniquement indiqués ou justifiés» au sein de cet établissement du sud de l’Angleterre.

Le rapport fait également mention d’un «mépris pour la vie humaine et une culture consistant à écourter la vie d'un grand nombre de patients». Pour les auteurs de ce rapport, les patients et leurs proches n’ont pas été consultés avant d’envisager de telles thérapies. Les infirmières qui ont tiré le signal d'alarme au début des années 1990 n’ont pas été non plus consultées.

Le rapport pointe du doigt, le Dr Jane Barton qu’il a qualifié de «responsable de la pratique de prescription qui prévalait sur place». En 11 ans, ce médecin a signé les certificats de décès de 854 patients dans cet établissement hospitalier. Quelque 803 d’entre eux avaient reçu des opioïdes. Des malades considérés dans cet établissement comme des «nuisances» ont reçu des antalgiques alors qu’ils n’en avaient pas besoin.

Le rapport accuse les principales institutions du pays d’avoir fermé les yeux, en particulier les autorités sanitaires et la police, qui n'ont pas su protéger les patients.
Quant au ministre de la Santé, Jeremy Hunt, et la Première ministre, Teresa May, ils ont présenté leurs excuses à toutes les familles concernées.
Source : Lequotidiendupharmacien.fr

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Crise des opioïdes : Ottawa réagit ! Crise des opioïdes : Ottawa réagit !

À la suite de la publication de nouvelles données qui confirment que l’usage d’opioïdes a fait 4.000 morts au Canada en 2017, Ottawa envisage de mettre fin à la publicité qui influence les médecins à prescrire davantage d’opioïdes.

Le gouvernement ciblera les publicités dans les revues médicales, la commandite d’évènements scientifiques ou les représentations commerciales effectuées par l’industrie dans les cabinets médicaux. Seule la diffusion d’informations destinée à des fins scientifiques ou éducatives sur les opioïdes sera autorisée.

Jusqu’au 18 juillet, Ottawa prévoit de recueillir les avis d’experts, des acteurs de l’industrie et les citoyens sur le sujet. Et en attendant l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation, la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, a sommé les fabricants et distributeurs de spécialités à base d’opioïdes d’arrêter leur promotion.

De son côté, le gouvernement prévoit de mettre sur place une équipe spécialisée qui sera dédiée à la surveillance des pratiques commerciales des laboratoires pharmaceutiques. De nouvelles sanctions sont à prévoir.

Ces mesures constituent une réponse aux chiffres publiés par l’Agence de la santé publique du Canada. Celle-ci estime que les opioïdes ont fait 3.987 morts au pays en 201, ce qui représente une augmentation de 34% par rapport à 2016.

Santé Canada avance, toutefois, que ces nouvelles restrictions ne représentent qu’une réponse partielle à cette crise.
http://www.journaldemontreal.com

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Lotfi BENBAHMED élu président de L’IOPA Lotfi BENBAHMED élu président de L’IOPA

L’Inter ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA) a tenu,  son Assemblée générale élective (AGE) en marge de la 19ème édition du Forum Pharmaceutique Africain ( FPI) qui s’est tenu cette année à Ouagadougou.

Lors de cette AGE qui a eu lieu le jeudi 21 juin 2018, le président du Conseil de l’Ordre Algérien M. Lotfi BENBAHMED a été élu président de L’IOPA.

Notre rédaction profite de cette occasion pour féliciter ce pharmacien connu pour sa sagesse et ses compétences.

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