PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°439 30 avril 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Officinaux : doit-on diaboliser la politique ?

Abderrahim DERRAJI

Ces derniers temps, les adeptes des réseaux sociaux suivent un débat qui ne dit pas son nom, un débat qui pose, une fois de plus, la problématique de la compatibilité entre un engagement au sein d’un parti politique et un poste de responsabilité au sein d’un organisme professionnel.

Cette question ne date pas d’aujourd’hui, puisque certains pharmaciens se sont vus, par le passé, reprocher leur engagement au sein de partis politiques. Ces mêmes pharmaciens nous ont été d’un grand secours lors du débat qui a précédé la promulgation de la loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie.
En effet, grâce à ces confrères, les partis politiques nous ont ouvert les portes. Une série de réunions programmées au parlement a contribué à dépouiller la loi 17-04 de certaines dispositions en défaveur des pharmaciens.

Une autre loi a également mis en évidence l’apport des pharmaciens députés. Il s’agit de la loi 84-12 relative aux dispositifs médicaux. Ces députés-pharmaciens ont, à leur tour, fourni un grand effort pour que cette loi prenne en considération les intérêts du patient sans sacrifier ceux du pharmacien d’officine.

Ces deux exemples, parmi d’autres, constituent la preuve que la profession gagnerait à avoir des pharmaciens engagés politiquement, pour peu qu’ils arrivent à concilier les attentes de leur électorat et celles de leurs confrères. D’ailleurs, et contrairement aux autres professions, la nôtre compte un nombre insignifiant de députés.

Néanmoins, l’engagement politique peut avoir des effets pervers, notamment quand certains partis mettent en place de vraies stratégies pour conquérir les postes clés au sein des instances professionnelles, sans nullement se soucier des exclusions et divisions qu’elles peuvent engendrer.

Ce genre de cumul n’est pas le seul. Certains de nos représentants occupent à la fois des postes au sein des instances ordinales et syndicales. Cette aberration qui n’existe que sous nos cieux peut compromettre l’indépendance du Conseil de l’Ordre. On devrait prendre exemple sur le modèle tunisien où le législateur a prévu au niveau de la loi 73 organisant la profession pharmaceutique un article (50 bis) qui interdit le cumul entre «les fonctions de membre du Conseil national ou d’un Conseil régional de l’Ordre, d’une part, et celles de membre d’un des comités d’administration ou de direction d’une organisation syndicale pharmaceutique, d’autre part».

Aujourd’hui, le bon sens voudrait qu’on prévoie un alinéa au niveau du projet de régionalisation visant à interdire le cumul d’un mandat ordinal et d’un mandat syndical. Ce même bon sens devrait également nous inciter à ne pas diaboliser l’engagement politique de nos confrères. On devrait même les y encourager. Seulement, il faut mettre en place des mécanismes pour maitriser les conflits d’intérêts et certains dérapages pouvant porter préjudice à notre profession. Et surtout, on devrait faire en sorte que l’article 2 du Dahir de 1976 instituant un Ordre professionnel soit respecté à la lettre. Cet article interdit à l’instance ordinale «toute ingérence dans les domaines religieux, philosophique ou politique».
 

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Revue de presse
GPIE en conclave à Casablanca GPIE en conclave à Casablanca

En marge de son assemblée générale annuelle qui se tiendra exceptionnellement au Maroc, les 5 et 6 mai 2018, le Groupement des pharmaciens de l’industrie en Europe (GPIE) co-organisera avec le Conseil de l’Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs, vendredi 4 mai 2018, un Symposium en présence des membres du GPIE et de nombreux acteurs du secteur du médicament et de la pharmacie au Maroc.

Ce symposium placé sous le thème «L’industrie pharmaceutique marocaine : acteur dans l’accès aux soins en Afrique» constituera une occasion de choix pour faire connaître aux membres du GPIE l’industrie pharmaceutique marocaine et ses ambitions de s’ériger en un vrai hub dans le secteur de l’industrie pharmaceutique en Afrique.

M. Réda Amar, directeur des professions réglementées et Ordres professionnels (SGG), M. Ayman Cheikh Lahlou, président de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP), et le Dr Abdelmoumen Mahly, expert dans le domaine de l’administration de la réglementation du médicament et de la pharmacie (ministère de la Santé), présenteront des thématiques visant à faire connaître le cadre juridique et réglementaire de l’industrie pharmaceutique marocaine, l’état des lieux et les perspectives d’avenir de celle-ci et, surtout, de mettre en avant les atouts permettant de transposer l’exemple marocain vers d’autres pays africains.

Quant au Pr Luigi G MARTINI, Past président du GPIE, il traitera les changements dans l’industrie pharmaceutique et leur impact sur l’environnement pharmaceutique africain.

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Le COPFR lance un nouveau site Internet Le COPFR lance un nouveau site Internet

Le Conseil de l’Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs, qui s’apprête à accueillir, les 4, 5 et 6 mai, le Groupement des pharmaciens de l’industrie en Europe (GPIE), vient de lancer son nouveau site Web : copfr.org.

Les initiateurs de ce support ont opté pour une nouvelle charte graphique, un contenu bien étudié et évolutif et surtout une approche de communication en phase avec les principes et les ambitions de ce Conseil connu pour sa discrétion et son efficacité.

«Ce site a été mis en place par le nouveau bureau et se veut un espace d’échanges et de communication avec l’ensemble des ressortissants sur les actualités de notre profession», a affirmé Mme Fatima Lahmoudi, présidente du COPR. Et d’ajouter : «Dans un environnement pharmaceutique qui évolue à grands pas, le COPFR de par sa mission est amené à jouer un rôle crucial dans l’accompagnement du secteur et dans le support de ses ressortissants exerçant dans les établissements pharmaceutiques.»

On se réjouit de voir cette instance ordinale mettre en ligne un aussi précieux outil de travail et de communication pour ses ressortissants et pour les autres intervenants du secteur.

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Semaine mondiale de la vaccination : l’engagement de Sanofi Pasteur ne faiblit pas Semaine mondiale de la vaccination : l’engagement de Sanofi Pasteur ne faiblit pas

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Semaine mondiale de la vaccination, Sanofi Pasteur (l’entité mondiale vaccins de Sanofi) renouvelle son engagement d’améliorer la santé humaine en développant des solutions de vaccination innovantes et efficaces contre les maladies infectieuses.

La Semaine mondiale de la vaccination a mis, cette année, l’accent sur la nécessité d’agir collectivement pour que chacun soit protégé contre les maladies à prévention vaccinale. D’autant plus que la vaccination permet de sauver jusqu’à 3 millions de vies chaque année et une meilleure couverture vaccinale éviterait 1,5 million de décès supplémentaires.

«Partenaire de ce parcours de santé, Sanofi Pasteur, l’entité mondiale vaccins de Sanofi, croit en un monde dans lequel personne ne souffre ou ne meure d’une maladie évitable par la vaccination», a déclaré Lionel Picard, responsable Afrique du Nord chez Sanofi Pasteur. 
«Chaque année, nous produisons un milliard de doses dans le monde entier et cherchons à protéger contre de nouvelles maladies infectieuses tout en améliorant les vaccins existants, au service de la santé et du bien-être», a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, 26 maladies infectieuses peuvent être évitées grâce à la vaccination.

La vaccination continue à sauver des vies et à protéger la santé humaine, mais il reste un long chemin à parcourir.

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Les hommes auront bientôt une pilule contraceptive? Les hommes auront bientôt une pilule contraceptive?

De nouveaux travaux menés à l'Université de Washington, dont les résultats ont été présentés au Congrès annuel de la Société américaine d'endocrinologie à Chicago, pourraient déboucher sur la mise sur le marché d'une pilule contraceptive pour homme.

Cette pilule combinant une hormone mâle et un progestatif aurait la propriété de bloquer la production des spermatozoïdes.

Les auteurs de ces travaux ont testé cette pilule chez 83 hommes âgés de 18 à 50 ans avec trois doses différentes (100, 200 et 400 milligrammes).

Des analyses biologiques ont démontré qu’après 28 jours le plus élevé des trois dosages compromet la procréation des participants à ces essais.

«Ces résultats prometteurs sont sans précédent dans le développement d'un prototype de pilule masculine», a déclaré Stéphanie Page, professeure de médecine à l'Université de Washington et coauteur de l'essai clinique.

Les effets secondaires observés sont une légère prise de poids, une baisse de libido et une diminution du cholestérol HDL.

La bonne tolérance de cette nouvelle pilule pourrait accélérer sa mise sur le marché.
Source : JIM

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