PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°437 16 avril 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Rupture de stock : et si on pensait d’abord aux malades !


Par Abderrahim DERRAJI

Pas une semaine ne passe sans que les pharmaciens ne soient confrontés à de nouvelles ruptures de stock. Quand ces dernières concernent des médicaments disposant d’une alternative thérapeutique, le pharmacien s’arrange avec le prescripteur pour trouver une solution pour le patient. Mais dans beaucoup de cas, l’absence d’un traitement équivalent et d’informations au sujet de la durée de la rupture de stock se traduit sur le terrain par un vrai parcours du combattant pour le malade.

Ce dernier doit faire le tour des pharmacies dans l’espoir d’y trouver de quoi tenir jusqu’à la remise sur le marché du produit en rupture. Et en dehors de quelques privilégiés qui peuvent importer leur traitement de l’étranger, la plupart des malades arrêtent tout simplement leur médication avec des conséquences qui peuvent être dramatiques.

Pour étudier cette problématique, A3P Maroc a prévu dans son riche programme de la dixième édition de son Congrès annuel, qui s’est tenue les 12 et 13 avril à Marrakech, une conférence qui a eu pour thème «Les ruptures de stock au Maroc – Cadre réglementaire et perspectives d’évolutions».

Cette conférence* a mis en avant les causes des ruptures de stock, leurs risques ainsi que leur cadre réglementaire. Lequel cadre impose aux établissements pharmaceutiques de détenir un stock de sécurité des médicaments qu'ils fabriquent, importent ou distribuent pour assurer l'approvisionnement normal du marché. Malheureusement, cette disposition contraignante, qui est aussi difficile à mettre en place qu’à contrôler, ne prévoit pas un traitement spécial pour les médicaments ayant un intérêt thérapeutique majeur. Il est donc primordial d’actualiser l’Arrêté du 12 juin 2002 qui est devenu anachronique au regard de l’évolution que connaît le secteur de la pharmacie et du médicament.

D’autres mesures peuvent être envisagées pour permettre un approvisionnement optimal du marché. Parmi ces mesures, il faut revoir à la hausse les prix de certaines spécialités à intérêt thérapeutique majeur et qui sont actuellement vendues à perte par les industriels. Faute de quoi, on risque de les voir disparaître du marché.

L’information est également un élément clef. Le site internet mis en ligne par la Direction du médicament et de la pharmacie ne peut faire l’économie de donner une information exhaustive et actualisée sur l’état de stock des médicaments essentiels ou au moins informer à chaque fois qu’il y a une tension d’approvisionnement.

In fine, sans une mise à jour du cadre réglementaire et sans la mise en place d’un système d’information performant, les professionnels de santé continueront à naviguer à vue et les malades passeront leur temps à chercher des médicaments essentiels dont certains vont, de plus en plus, se faire rares sur le marché !

* Conférence animée par M. Rachid LAMRINI, vice-président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens fabricant et répartiteurs (COPFR).

Lien : https://pharmacie.ma/uploads/pdfs/Rachid-lamrini-A3P-2018-2.pdf

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Revue de presse
Le président du CNOP tire la sonnette d’alarme Le président du CNOP tire la sonnette d’alarme

Lors de la quatrième édition du Grand Salon international des pharmaciens du Sud qui s’est déroulé le weekend dernier à Agadir, M. Hamza GUEDIRA, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, a prononcé un discours par lequel il a rappelé que tout le secteur a accompagné dans une démarche citoyenne inégalable la mise en place de la couverture sociale généralisée afin de «concourir à son succès !»

Il a rappelé que les instances professionnelles attendent toujours les mesures de compensation promises par l’administration à même de réduire l’impact de la baisse des prix des médicaments sur l’économie de la pharmacie.

«Nous sommes apparemment l’unique secteur de l’économie nationale qui ne peut prétendre qu’à la baisse des prix, ce qui est une aberration anti-économique faisant ainsi abstraction à la loi du marché qui est régi par l’offre et la demande», a déclaré le président du CNOP. Et d’ajouter : «Il faut que nos décideurs politiques s’imprègnent de la situation catastrophique du secteur qui vit des heures sombres puisque nous avons perdu 50% de notre pouvoir d’achat et plus de 75% de nos confrères officinaux vivent avec moins de 6.000 DH par mois, sans compter les désagréments de gestions liés aux personnels, aux fournisseurs et aux impôts ! Nous sommes devenus des comptables plus que des professionnels de santé !»

Avant de conclure, il a également déclaré : «Nous nous posons sérieusement des questions sur notre rôle dans le système de santé et restons perplexes quant à la position de l’administration qui ne donne aucune suite à nos doléances !»

Et pour finir, il a exhorté l’ensemble des professionnels à poursuivre leurs efforts pour qu’ils soient à la hauteur de la mission qui leur incombe.
Source : PMA

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Semaine mondiale de la vaccination : #LesVaccinsCaMarche Semaine mondiale de la vaccination : #LesVaccinsCaMarche

À l’occasion de la Semaine mondiale de la vaccination, qui se déroule du 24 et au 30 avril 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte tous les intervenants à agir collectivement pour augmenter la couverture vaccinale.

La vaccination a permis de réduire la mortalité infantile, notamment la vaccination contre la rougeole dont la couverture estimée à 80% a permis de réduire de 84% les décès liés à cette maladie.

Ces progrès ne devraient pas nous faire oublier que près d’un nourrisson sur dix n’a reçu aucune vaccination en 2016. D’ailleurs, les objectifs actuels du Plan d’action mondial pour les vaccins (Global Vaccine Action Plan – GVAP), qui aspirent éliminer des maladies telles que la rougeole, la rubéole et le tétanos maternel et néonatal, n’ont pas encore été atteints.

L’OMS incite les différentes Nations à déployer des efforts plus concertés pour pouvoir atteindre les objectifs du GVAP d’ici 2020. Les pays ayant déjà accompli des progrès ne doivent pas baisser les bras pour continuer à consolider leurs avancées en matière de vaccination. L’OMS estime que les objectifs fixés ne peuvent être atteints que si les gouvernements, les défenseurs de la vaccination et le public agissent en concert.

Source : https://www.univadis.fr/

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Sanofi s’apprête à investir 350 millions d’euros dans une unité de production de vaccins au Canada Sanofi s’apprête à investir 350 millions d’euros dans une unité de production de vaccins au Canada

Sanofi a annoncé qu’il va investir 350 millions d’euros pour construire une installation de pointe dédiée à la production de vaccins à Toronto pour répondre à la croissance de la demande en vaccins pédiatriques et rappels.

«La Recherche et Développement de vaccins au Canada s’inscrit dans une longue tradition. Avec cet investissement, Sanofi renouvelle son engagement de longue date au Canada et illustre sa volonté de placer ce pays au cœur des efforts qu’elle entend déployer pour protéger et améliorer la santé de la population mondiale», a déclaré le Vice-Président Exécutif et responsable de Sanofi Pasteur David Loew.

Dès la fin de sa construction qui est prévue pour 2021, la nouvelle unité canadienne pourra produire des antigènes entrant dans la fabrication des vaccins contre la diphtérie et le tétanos.

D’après une déclaration Philippe Luscan, vice-président exécutif aux Affaires industrielles globales de Sanofi, ce projet est l’un des plus importants investissements du réseau industriel mondial de Sanofi.
Source : Sanofi

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Attention aux sèche-mains des toilettes publiques Attention aux sèche-mains des toilettes publiques

Une récente étude menée par l'École de médecine de l'Université du Connecticut vient de révéler que les sèche-mains contribuent à la propagation de nombreuses bactéries.

Les chercheurs ont effectué des prélèvements dans 36 toilettes publiques pour hommes et pour femmes de trois bâtiments de l’École de médecine de l’Université du Connecticut.
Pour ce faire, ils ont placé des boîtes de Pétri sous les sèche-mains, ils ont découvert que les sèche-mains propagent, en 30 secondes, jusqu’à 60 colonies de bactéries dans l’air ambiant.

Même si l’air qui sort des sèche-mains est presque complètement propre, il s’avère que ces appareils contribuent à faire circuler de l’air ambiant contaminé par des bactéries.
Les auteurs de cette étude estiment que le recours aux serviettes en papier hygiénique dans les toilettes publiques serait préférable aux sèche-mains.
Source : Radio-canada 

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