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PSORIASIS

Le psoriasis : une maladie qui se soigne Imounachen Zitouni - 26 août 2016 19:23
Le psoriasis : une maladie qui se soigne

Le psoriasis n'est pas une maladie rare: il concerne 3 à 5 % de la population. Maladie auto-immune d'origine génétique, le psoriasis est parfois associé à d'autres maladies du système immunitaire comme le diabète, la maladie de Crohn ou les problèmes de thyroïde. Il suffit alors d'un événement extérieur pour déclencher une poussée: frottements sur la peau, infection, mais aussi stress ou choc émotionnel.

Dans 15 à 20 % des cas, le psoriasis est associé à une atteinte rhumatologique. «Dans 80 % des cas, c'est une maladie bénigne, mais elle peut être problématique quand les plaques sont visibles et les patients en souffrent», note le Dr Dominique Lons-Danic, dermatologue au Centre du psoriasis, à l'hôpital Saint-Joseph, à Paris.

Malheureusement, malgré le fort retentissement psychologique chez les personnes atteintes, aucun traitement ne garantit une guérison définitive. Mais l'optimisme reste de mise. Le psoriasis peut disparaître spontanément sans que l'on sache pourquoi ni comment. Et pour les malades qui se trouvent handicapés par des poussées régulières, il existe un arsenal médicamenteux qui assure des rémissions prolongées.

«Depuis une quinzaine d'années, on sait contrôler tous les psoriasis», rassure le Dr Lons-Danic. Les affections peu étendues se soulagent par des crèmes à base de corticoïdes qui traitent l'inflammation. Sur les psoriasis modérés ou sévères, on peut agir via la photothérapie. Le soleil calme les démangeaisons et réduit l'étendue des plaques. Peuvent s'y ajouter des médicaments immunosuppresseurs: ils diminuent l'activité des lymphocytes et contrôlent l'inflammation. Enfin, la biothérapie constitue désormais une nouvelle piste de traitement certes contraignant (des doses injectables tous les quinze jours à toutes les douze semaines selon la molécule) mais efficace. Ces médicaments assurent plusieurs années de rémission.

«Aujourd'hui, 30 % des patients ont renoncé aux traitements et un certain nombre de médecins prétendent que le psoriasis ne se soigne pas. C'est faux!», insiste le Dr Lons-Danic.

 

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TRUVADA

Truvada a obtenu une extension d'indication en Europe Imounachen Zitouni - 26 août 2016 18:49
Truvada  a obtenu une extension d'indication en Europe

L’Agence européenne du médicament (EMA) a approuvé la demande d’extension d’indication pour l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de Truvada (emtricitabine 200 mg/fumarate de ténofovir disoproxil 245 mg).

L'extension d’indication demandée par Gilead Sciences autorise son utilisation en prophylaxie pré-exposition (PrEP), associée à des pratiques sexuelles à moindre risque, pour réduire le risque de contamination par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes à haut risque d'infection.

Selon le Pr Jean-Michel Molina, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’Hôpital Saint-Louis (AP-HP) et professeur à l’Université Paris 7, « l’AMM du Truvada en PrEP apporte un nouvel outil de prévention du VIH qui, associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, permettra aux personnes séronégatives à haut risque de contamination par le VIH-1 de se protéger contre le virus ».

L’AMM de Truvada en PrEP s’appuie sur les résultats de deux grands essais contrôlés contre placebo : l’essai iPrEX (Pre-exposure Prophylaxis Initiative) et l’essai Partners PrEP, commandités respectivement par les Instituts américains de la santé (NIH) et l’Université de Washington. Dans toutes les études portant sur l’emploi du Truvada en PrEP, l’incidence et la nature des effets indésirables étaient conformes au profil de sécurité et de tolérance du médicament lorsqu’il est utilisé dans le cadre d’un traitement contre le VIH.

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THIOCOLCHICOSIDE

Thioclochicoside : la France se dirige vers son déremboursement Imounachen Zitouni - 25 août 2016 12:20
Thioclochicoside : la France se dirige vers son déremboursement

En France, la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) a réévalué le Service médical rendu (SMR) des comprimés à base de thiocolchicoside indiqués dans le traitement d’appoint des contractures musculaires douloureuses en cas de pathologies rachidiennes aiguës.

La commission a jugé le SMR insuffisant du fait « d’une efficacité au mieux modeste et d’une tolérance médiocre ».

Cet avis ouvre la voie au déremboursement du Coltramyl et de l’ensemble des spécialités génériques à base de thiocolchicoside administrées par voie orale en France.

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ASTRAZENECA

AstraZeneca Cède une partie de ses antibiotiques à Pfizer Imounachen Zitouni - 25 août 2016 12:18
AstraZeneca Cède une partie de ses antibiotiques à Pfizer

Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca, a signé un accord avec l’américain Pfizer pour lui céder son portefeuille de petites molécules antibiotiques en dehors des Etats-Unis. Avec cette opération qui pourrait représenter jusqu’à 1,6 milliard de dollars, AstraZeneca poursuit sa stratégie de recentrage sur ses trois principales spécialités : l’oncologie, les affections respiratoires et les maladies cardio-vasculaires.

Le portefeuille cédé au géant américain comprend les antibiotiques approuvés Merrem, Zinforo et Zavicefta ainsi que ATM-AVI et CXL, qui sont au stade de développement clinique. Selon les termes de l’accord, Pfizer effectuera un paiement initial à AstraZeneca de 550 millions $ et un autre paiement de 175 millions $ en janvier 2019 pour la commercialisation et les droits de développement sur les marchés où le britannique détient des droit. En outre, Pfizer versera jusqu’à 250 millions $ de paiements d’étapes et jusqu’à 600 M$ de versements relatifs aux ventes ainsi qu’une redevance à deux chiffres sur les ventes de Zavicefta et ATM-AVI sur certains marchés.

Dans un communiqué, AstraZeneca précise que l’opération n’aura pas d’impact sur ses objectifs financiers de 2016.

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VALPROATE

Niveau d’exposition à l'acide valproïque pendant la grossesse: toujours élevé en France! Abderrahim DERRAJI - 24 août 2016 22:23
Niveau d’exposition à l'acide valproïque pendant la grossesse: toujours élevé en France!

L’ANSM vient de publier une étude observationnelle sur les données du SNIIRAM au sujet de l’exposition à l’acide valproïque et ses dérivés au cours de la grossesse de 2007 à 2014. 
Un programme d’études pharmacoépidémiologiques a été lancé conjointement par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM-France) et la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS-France) pour exploiter les données du système national interrégimes de l’assurance maladie (SNIIRAM) et brosser un état des lieux de la situation sanitaire engendrée par l’exposition de femmes enceintes à l’acide valproïque en France.

Pour commencer, les auteurs de cette étude ont évalué l’exposition à l’acide valproïque de façon globale et séparément selon le contexte pathologique de prescription. Ensuite, ce programme a permis de décrire sur cette période les caractéristiques des femmes exposées pendant la grossesse et de leurs prescripteurs, les issues de ces grossesses exposées ainsi que les modalités de prescription de l’acide valproïque pendant la grossesse. Et pour finir, les auteurs se sont interessées à l’exposition à l’acide valproïque chez les femmes en âge de procréer, indépendamment de la grossesse jusqu’à la fin du premier trimestre 2016.

Cette étude a conclu à la persistance d’un niveau élevé d’exposition à l’acide valproïque, malgré une diminution de 42% du nombre de grossesses exposées depuis 2007.  (1033 grossesses débutées en 2014 ont été exposées ; 51512 femmes en âge de procréer ont été exposées au 1er trimestre 2016).

Le rapport issu de cette étude observationnelle préconise le renforcement de l’application des mesures visant à réduire le risque en tenant compte des spécificités du contexte pathologique de prescription. Il préconise également de continuer à suivre le niveau d’exposition à l’acide valproïque afin d’évaluer l’impact des mesures prises pour réduire le niveau d'exposition à l'acide valproïque et d’étendre le suivi aux traitements de l’épilépsie et des troubles bipolaires. 
Rapport complet :  lien

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Autres articles

Cancer du sein : l’appréhension du traitement accroît les effets secondaires

Une étude dont les résultats viennent d'être publiés dans la revue « Annals of Oncology » a révélé que les craintes liées au traitement d'un cancer du sein peuvent induire des effets secondaires plus importants, une moins bonne qualité de vie et une réduction du taux d'adhésion au traitement.   L'étude a porté sur 111 femmes opérées d'un cancer du sein participant à un essai clinique à l'université de Marburg, en Allemagne. Juste avant de commencer une hormonothérapie utilisant du tamoxifène ou des anti-aromatases, les chercheurs ont demandé aux patientes si elles s'attendaient à des effets secondaires. Ils ont découvert que les 29 % qui redoutaient des effets importants montraient, deux ans plus tard, la moins bonne qualité de vie et le taux d’adhésion au traitement le plus faible. À l'inverse, celles qui n'escomptaient aucun effet secondaire (8 %) ou s'attendaient à des effets modérés (63 %) respectaient mieux le traitement et rapportaient moins d'inconvénients deux ans après. Les principaux effets indésirables de l'hormonothérapie et relevés dans l'étude sont des douleurs articulaires (71 %), un gain de poids (53 %) et des bouffées de chaleur (47 %). Mais d'autres symptômes sont également rapportés par les patientes qui ne peuvent être directement attribuées au traitement tels des maux de dos (31 %), problèmes respiratoires (28 %) et vertiges (26 %). « Ce qui alimente l'idée que les facteurs psychologiques, et notamment les appréhensions relatives au traitement, jouent un rôle significatif dans la façon dont sont supportés les effets indésirables, souligne le Pr Yvonne Nestoriuc, spécialiste en médecine psychosomatique et en psychothérapie, qui a dirigé l'étude. Nos résultats montrent que les anticipations constituent un facteur cliniquement pertinent qui influence le résultat à long terme de l'hormonothérapie. » Ces résultats montrent qu'une modification des attentes par le biais de psychologues avant le début du traitement pourrait améliorer les résultats de l'hormonothérapie.

Imounachen Zitouni - 24 août 2016 18:29
Une nouvelle arme contre les bactéries à portée de nez

Une étude allemande publiée dans la revue Nature a révélé qu’une molécule produite par une bactérie présente dans 10 % des appendices nasaux, est capable d'éliminer un staphylocoque doré résistant à la méticilline. Staphylococcus aureus colonise trois nez sur dix. Nul ne sait comment les 70 % restants y échappent, mais la présence d'autres bactéries, en particulier si elles sont de la famille des staphylocoques, est négativement corrélée avec celle de S. aureus. L'équipe d'Andreas Peschel, directeur du département de biologie de l'infection à l'université de Tübingen (Allemagne), voulait étudier Staphylococcus aureus dans son environnement naturel, le nez humain. «Pour mieux connaître une bactérie, vous devez comprendre son mode de vie», explique le chercheur. Son équipe a donc analysé 90 souches de staphylocoques trouvés dans des nez. L'une d'elles, nommée Staphylococcus lugdunensis et présente chez environ une personne sur dix, a réussi à «nettoyer» une colonie de S. aureus cultivée in vitro. Après manipulation génétique de S. lugdunensis, les auteurs ont identifié le composé responsable de cette activité antibiotique: un peptide produit par la bactérie qu'ils ont baptisé lugdunine. Mis en concurrence avec ce peptide dans un tube à essai durant trente jours, S. aureus a été incapable de se développer, et aucune forme résistante de la bactérie n'est apparue. Des souris infectées par le staphylocoque doré ont ensuite été soignées par application de lugdunine, qui a par ailleurs montré une efficacité contre des bactéries Enterococcus résistantes aux antibiotiques. Puis en allant farfouiller dans les nez de 187 patients hospitalisés, les auteurs se sont aperçus que le staphylocoque doré n'était présent que chez 5,9 % de ceux abritant aussi S. lugdunensis, soit six fois moins que les 34,7 % de patients porteurs de S. aureus mais pas de son ennemi. Dans nos intestins, sur notre peau ou au creux de notre nez, les bactéries qui peuplent nos organismes fourbissent sans cesse leurs armes. Et l'homme pourrait bien devenir le nouveau terrain de jeu des chasseurs d'antibiotiques.

Imounachen Zitouni - 24 août 2016 18:27
Le CHU de Nîmes fait la chasse au Pokémon Go

Rien n’échappe au jeu Pokemon Go. Même les services hospitaliers n'échappent pas à cette folie. ce jeu qui consiste à attraper des bestioles virtuelles à l'aide de son téléphone portable, grâce à une technologie dite de réalité augmentée s’invite partout. « Il y a quelques jours, Pikachu était manifestement aux urgences, explique le service de communication du CHU de Nîmes. Des usagers ont demandé au personnel soignant de ne pas bouger car le Pokémon se trouvait derrière eux. » Dans la foulée, la direction de l'hôpital gardois a donc décidé d'interdire la chasse aux Pokémon dans les services. Un émail a été envoyé à l'ensemble des personnels et des affichettes ont été placardées un peu partout dans l'hôpital. « Depuis, les choses se sont calmées. Il y a un respect de la consigne », indique l'établissement. Une efficacité qui n'empêche pas les rumeurs de circuler bon train sur l'envahissement de certains services par des joueurs ou la présence de rares Pokémon dans l'enceinte de l'hôpital. « Nous démentons ces rumeurs », a informé le service communication du CHU.

Imounachen Zitouni - 23 août 2016 17:59
Santé mentale au Maroc : un collectif sensibilise les partis

A l’approche des élections, une note a été élaborée par un collectif de huit associations pour sensibiliser les partis politiques aux défis de la santé mentale. Cette note sera envoyée mercredi à tous les partis politiques dans l’objectif d’inclure la question de la santé mentale dans les programmes électoraux. Au Maroc, les chiffres sont alarmants. La moitié des marocains de plus de 15 ans a fait, fait ou fera l’objet d’un trouble mental à un moment de sa vie allant de l’insomnie jusqu’à la psychose, selon le ministère de la santé. Face à cette situation, une nouvelle loi devait voir le jour mais elle se fait toujours attendre. Le collectif pointe du doigt des insuffisances dans le texte présenté au parlement. Afin de pallier ces insuffisances, le collectif propose plusieurs pistes d’améliorations. Plusieurs points sont ainsi mis en avant, principalement sur le plan juridique, médical, familial et sur la communication. Les popositions concernent notamment le transfert de pension de retraite des parents à leurs ayants droit (enfants malades), en mettant fin aux obstacles liés aux conditions préalables relatives à la déclaration de la maladie du bénéficiaire de la pension avant l’âge de 21 ans, et de ne pas être marié, la nécessité de ne pas travailler.   Sur le plan médical, il est question de la prise en charge médicale totale des malades mentaux avec la garantie de la gratuité pour les plus démunis ou un remboursement pour les assurés. Il s’agit également de garantir la prise en charge des soins hospitaliers, des traitements et du transport par ambulance (en cas de crise). Pour le collectif, le traitement de la maladie doit aussi inclure à la fois les aspects biologiques et psychosociaux (ergothérapie, appartements thérapeutiques, centres de jour…) et encourage la recherche scientifique en la matière au Maroc et s’ouvrir aux diverses expériences étrangères dans ce domaine. Enfin, le volet humain est aussi un point important selon le collectif bien que peu discuté dans le projet de loi.

Imounachen Zitouni - 23 août 2016 17:55
DEPAKINE : la communication ne suffit pas !

De nombreux quotidiens et sites Internet marocains ont publié, la semaine dernière, des articles au sujet de la tératogénicité du valproate, principe actif de la DEPAKINE® et de ses génériques. Certains journalistes ont même donné l’impression de découvrir la «supercherie du siècle» et le titre habituel « Un médicament dangereux continue à être commercialisé au Maroc… », a été une fois de plus réutilisé! Par ces titres accrocheurs, dont le seul objectif est d’attiser la curiosité des lecteurs, on a donné l’impression que les médicaments à base de valproate ne sont commercialisés qu’au Maroc, ce qui est totalement faux. Une fois de plus, au lieu d’adopter des attitudes saines pour régler un problème de santé publique, chacun y est allé de son explication. La quête du sensationnel a pris le pas sur la recherche d’une information exacte au sujet de ce médicament dont la première mise sur le marché a été effectuée par Sanofi, il y a plus d’un demi siècle. D’autres laboratoires ont, à leur tour, mis sur le marché des génériques de ce médicament anticonvulsivant. Le valproate rentre également dans la composition de deux spécialités DÉPAKOTE® et DÉPAMIDE® qui sont indiquées dans les troubles bipolaires. Les effets tératogènes du valproate de sodium sont connus depuis le début des années 1980 (1), notamment les anomalies de fermeture du tube neural (Spina Bifida). D’autres articles publiés entre les années 1980 et 1990 ont confirmé les malformations congénitales attribuables aux antiépileptiques en général et au valproate en particulier. Et ce n’est qu’à partir des années 2000 que des observations de retards de développement et de troubles du spectre de l’autisme touchant certains enfants exposés in-utéro ont été à l’origine d’études qui ont confirmé ce sur-risque. Le 26 mai dernier, l’ANSM (2) (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé – France) a restreint les conditions de prescription et de délivrance du valproate et dérivés chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes. L’Agence exige que l’initiation du traitement soit annuellement effectuée par des spécialistes en neurologie, en psychiatrie ou en pédiatrie. Cette prescription devant être présentée au pharmacien à chaque délivrance en même temps qu’un accord de soins signé par la patiente. Malheureusement, dans la pratique ces exigences ne sont pas toujours prises en considération. Un sondage réalisé, en octobre 2015 par Vivavoice pour le compte de l’ANSM auprès de 202 pharmaciens, a démontré que 33 % d’entre eux ne sont pas au courant des nouvelles dispositions relatives à la dispensation du valproate. Cette enquête a montré aussi que 62% des patientes n’étaient que peu ou pas informés des risques encourus. Au Maroc, le ministre de la santé vient de décider de renforcer la vigilance pour assurer le suivi des effets indésirables de ces spécialités pharmaceutiques. Le département de M. El Hossein LOUARDI a adressé une lettre d’information (3) à ce sujet aux présidents des instances professionnelles, aux directeurs régionaux de la santé, aux délégués provinciaux et aux directeurs des hôpitaux. On ose espérer que tant que le rapport bénéfice / risque continue à justifier l’administration de ce médicament, des mesures concrètes devraient être adoptées pour sécuriser la prescription et la dispensation des médicaments à base du valproate et ses dérivés chez la femme en âge de procréer. Les instances professionnelles ont l’obligation de relayer l’information en s’assurant que leurs membres l’ont bel et bien reçue. Il serait également opportun de prévoir des dépliants, notamment en arabe, pour informer les patientes traitées par ces médicaments ainsi que des formulaires d’accord de soin  téléchargeables à partir du site du ministère de la santé ou du site du Conseil national de l'ordre des médecins. Le Centre marocain de pharmacovigilance (CMPV) qui suit de près cette problématique, devrait jouer un rôle clé dans l'évaluation de l’ampleur du problème. Mais pour que le CMPV puisse brosser un tableau exhaustif de la situation qui prévaut au Maroc, les professionnels de santé devraient s’impliquer davantage en notifiant tous les effets indésirables en relation avec l’utilisation du valproate et de ses dérivés. Abderrahim DERRAJI Références:  (1)"Enquête relative aux spécialités pharmaceutiques contenant du valproate de sodium" - Inspection générale des affaires sociales - Février 2016 - lien (2) lien (3) Courrier du ministre de la santé (Ar) :  lien (4) Lettre d'information adressée par Sanofi aux professionnels de santé : lien (6) Spécialités pharmaceutiques à base de valproate et d'acide valproïque : lien

Abderrahim DERRAJI - 23 août 2016 00:26
Paracétamol pendant la grossesse : une alerte exagérée

  Une étude publiée par la revue internationale JAMA Pediatrics, suspecte le paracétamol pris pendant la grossesse d'être responsable de la survenue de troubles du comportement de l'enfant à l'âge de 7 ans. Pourtant, le Pr Evie Stergiakouli et ses collègues du département d'épidémiologie de l'université de Bristol (Royaume-Uni) et du Centre de génétique, génomique et neuropsychiatrie de l'université de Cardiff ne savent pas pourquoi les mamans ont pris du paracétamol pendant leur grossesse, ils ne savent pas non plus les doses avalées ni même la durée de traitement suivi! Sans le démontrer, les auteurs estiment que l'association mise en évidence par leur étude basée sur l'analyse de 7796 femmes enceintes enrôlées en 1991 et 1992, «suggère» que «cela pourrait être dû à un mécanisme intra-utérin». Toutefois, lorsque l'on regarde de près les résultats affichés, on s'aperçoit que la plupart ne sont pas statistiquement significatifs et que les auteurs se focalisent surtout sur ceux qui confirment leur hypothèse. Il n'y a, par exemple, pas d'augmentation statistiquement significative des difficultés comportementales (SDQ score) rencontrées par les enfants à l'âge de 7 ans consécutive à la prise de paracétamol à 18 semaines de grossesse par les femmes enceintes. Qu'importe! Les auteurs soulignent une augmentation lorsque la prise à eu lieu 32 semaines de grossesse.

Imounachen Zitouni - 22 août 2016 21:29
Une nouvelle voie dans la lutte contre la SEP

Une nouvelle molécule a ete presentee par Fabian Docagne, chercheur à l'Inserm fin juillet 2016. Il s’agit de l'anticorps monoclonal Glunomab, possédant des effets thérapeutiques potentiels dans la sclérose en plaques (SEP). L'équipe de recherche de l'Inserm a exploré une nouvelle voie stratégique. Dans la SEP, le système immunitaire par l'intermédiaire des lymphocytes attaque la gaine de myéline qui entoure l'axone des neurones. Partant du constat que pour atteindre les neurones, les lymphocytes doivent passer les barrières hémato-encéphalique et hémato-médullaire, elle s'est intéressé à un récepteur, le NMDA (N-méthyl-D-aspartate), impliqué dans l’ouverture de ces barrières. Le passage est possible lorsqu'il est activé par une protéine, le tPA. Le Glunomab, la molécule conçue par l'Inserm, empêche spécifiquement la protéine tPA d'activer le récepteur NMDA. Injecté à des souris affectées d'une forme de SEP, le Glucomab stoppe la progression des troubles moteurs, réduit la démyélinisation et l'infiltration du tissu nerveux par les lymphocytes. Pour pouvoir démarrer des essais cliniques, très coûteux, l'équipe recherche une collaboration avec un industriel de santé et des institutionnels. Un brevet a d'ores et déjà été déposé. 

Imounachen Zitouni - 22 août 2016 21:25
Grippe : impact de la vaccination de tous les enfants

Face à l’incertitude des traitements contre la grippe, la vaccination demeure une des options les plus efficaces pour réduire sa propagation. Les données de l'OMS indiquent que les enfants de moins de 5 ans, et surtout ceux de moins de 2 ans, paient un lourd tribut à la grippe. De plus, les enfants jouent un rôle important dans la transmission du virus. L'évaluation de l'impact de l'extension de la vaccination antigrippe à tous les enfants semble donc essentielle, dans l'éventualité d'une modification des recommandations vaccinales. Une étude par modélisation a été réalisée dans ce sens en Belgique. Les auteurs ont considéré une immunisation apportée par le vaccin intra-nasal tétravalent atténué. Les études par simulation suggèrent qu'une couverture vaccinale de 75 % des enfants de 2 à 17 ans éviterait chaque année 374 000 cas de grippe symptomatique, soit 57 % du nombre actuel de cas déclarés en Belgique. La majorité de ces cas évités concernerait des adultes, soit 244 000 cas, reflétant l'effet indirect de la vaccination. Un autre scenario se révèle lui aussi efficace : une couverture vaccinale de 75 % des 2-11 ans et de 50 % des 12-17 ans éviterait 333 200 cas annuels dont 213 mille cas chez des adultes. En revanche, la vaccination des seuls enfants de 2 à 5 ans aurait une efficacité certaine sur la protection directe, mais un effet limité sur la protection indirecte, même avec une couverture de 90 % (40 800 cas annuels évités chez les adultes). Enfin, cette étude montre que vacciner tous les enfants n'a pas seulement un impact sur l'incidence des cas chez les adultes. Cela évite aussi deux fois plus de cas de grippe chez les enfants à risque, en comparaison avec la vaccination de ces seuls enfants à risque (8 485 vs 4 965 cas annuels pour une couverture vaccinale de 75 %). Il existe pour le moment peu de données statistiques émanant des pays qui ont déjà étendu leurs programmes de vaccination à la population pédiatrique. Cette modélisation, qui utilise un modèle de transmission dynamique développé en Allemagne et déjà testé en France, apporte des données concrètes et convaincantes sur l'impact positif de cette option de prévention.

Imounachen Zitouni - 19 août 2016 17:09
Corée du Sud : Novartis accusé de corruption

Le premier groupe pharmaceutique mondial Novartis, risque de voir plusieurs de ses médicaments suspendus du marché sud-coréen, après les accusations de corruption contre des dirigeants locaux. Selon le journal Financial Times, le parquet sud-coréen a demandé au gouvernement de suspendre l'activité de Novartis, car six hauts responsables de la filiale sud-coréenne sont en effet accusés d'avoir offert des rabais illégaux à des médecins d'un montant allant jusqu'à 2,6 milliards de wons (2,1 millions d'euros). Novartis n’a pas tardé à réagir dans un mail adressé à l'AFP. "Nous regrettons de constater que plusieurs collaborateurs et anciens chefs de division ont organisé en Corée des réunions en comité restreint et d'autres activités scientifiques par le biais de revues spécialisées qui contreviennent à la politique de l'entreprise et ne sont pas en accord avec notre culture d'entreprise ni avec les attentes de la société envers notre industrie", a déclaré le groupe pharmaceutique. "Nous avons dû constater que certains collaborateurs ont contrevenu aux normes d'autorégulation de l'Association des entreprises de recherche pharmaceutique coréennes (KRPIA) en proposant à des médecins la prise en charge de frais de voyage pour la participation à des congrès à l'étranger", a-t-on ajouté de même source. Novartis rejette cependant l'accusation selon laquelle la direction de Novartis en Corée du Sud aurait donné son approbation aux infractions.

Imounachen Zitouni - 19 août 2016 17:07
Rendre ses cicatrices plus discrètes

Selon un document mis la à disposition des patients par la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, «il est impossible de faire disparaître totalement une cicatrice, que ce soit par la chirurgie ou par tout autre moyen (pommades, tatouages, peeling, laser…).» En effet, quand seul l'épiderme est atteint lors d'une incision ou d'une blessure, la peau n'en conserve aucune trace. Mais dès que le derme est touché, que ce soit par une brûlure, une chute ou un acte chirurgical, il en va autrement. Certes, la peau se reconstruit. Seulement, le tissu lésé n'est jamais remplacé par un tissu tout à fait identique. On peut néanmoins veiller à rendre la cicatrice aussi discrète que possible. Notamment en respectant plusieurs consignes. Le processus de cicatrisation s'étale sur 6 à 24 mois avec, au début, une belle et fine cicatrice, puis des rougeurs, des boursouflures et des démangeaisons et, enfin, un aspect ultime, avec une peau blanche et souple. Or, il importe de prendre soin de sa cicatrice lors de cette évolution naturelle. D'abord, en désinfectant la plaie et en la protégeant. Ensuite, en fuyant le soleil, particulièrement néfaste pour les tissus qui viennent tout juste de se former. Malgré toutes ses précautions, la cicatrice peut demeurer trop fragile et se creuser, ou bien devenir très rétractile, ou encore trop large, colorée, irrégulière, etc. La solution consiste alors à opérer, autrement dit ouvrir puis refermer de manière plus esthétique. Autres gestes préconisés: des pansements à base de silicone, utiles pour des cicatrices modérément gonflées. Ou bien des injections de corticoïdes, pour lutter contre l'inflammation des tissus. Enfin, des séances de cryothérapie sont également envisageables: on peut ainsi réduire considérablement la taille d'une chéloïde et diminuer le risque de récidive.  

Imounachen Zitouni - 18 août 2016 19:00

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