PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°461 21 août 2017
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[ ÉDITORIAL ]
Désormais, la pharmacie ne sera plus ce qu’elle était !

Par Abderrahim Derraji

La Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale (France) a adopté, mercredi dernier, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale autorisant les pharmaciens d’officine à dispenser, d’eux-mêmes, des médicaments à prescription médicale obligatoire. Cette expérimentation sera menée dans deux régions de France pendant une période de trois ans.

Cet amendement, qui sera débattu au parlement, est en phase avec la politique du gouvernement qui cherche, par tous les moyens, à étendre les délégations de compétences en vue de "libérer du temps médical" pour lutter contre les déserts médicaux.

Le rapport élaboré par les trois délégués à l'accès aux soins désignés par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, définit un «panier de soins de base» et confie au pharmacien le soin de dispenser les premiers traitements. Ces services existent déjà en Suisse, pays où un pharmacien sur cinq prend en charge certaines maladies bénignes, notamment la cystite, la conjonctivite ou encore l'eczéma.

Les pharmaciens français vont agir dans le cadre d'un protocole médical et de coopération, conclu avec le médecin traitant et les communautés de santé locales. Et comme l’a annoncé le Président de la République, Emmanuel Macron, l’exercice libéral isolé qui prévaut actuellement en France devrait, d’ici 2021, faire place aux Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

Les pharmaciens français se voient obligés de réinventer un nouveau modèle économique qui prévoit des honoraires à la place de la marge habituelle, ainsi que de nouvelles missions comme la vaccination contre la grippe qui pourra être faite par les pharmaciens dans toutes les régions de l’Hexagone dès octobre 2019.

À l’instar des pharmaciens canadiens et suisses, les pharmaciens français qui ont mené avec succès plusieurs expérimentations sonnent le glas à un exercice officinal qui s’est embourbé dans des approches dictées par le souci de rentabilité qui les a, peu à peu, éloignés du cœur de leur métier.

On ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les pharmaciens marocains dont les difficultés devraient, en principe, les pousser à eux aussi, à entamer leur mue et évoluer vers un modèle économique garantissant la pérennité de leur profession.

Malheureusement, la pratique officinale au Maroc s’est éloignée, au fil du temps, du cadre juridique prévu pour la réglementer. Le pharmacien prend en charge une bonne partie des patients ne disposant pas de couverture médicale, comme il prend en charge ce qu’on appelle communément la «bobologie». Seulement, aucun encadrement spécifique n’est fait dans ce sens et la limite entre ce qui est autorisé et ce qui est interdit n’est pas évidente pour tous.

Aussi, nous pensons que la pratique officinale devrait être évaluée en profondeur avant d’envisager une évolution des pratiques. Nos instances devraient, dans l’intérêt du malade et de la profession, élaborer un projet permettant au pharmacien d’envisager certaines missions sans empiéter sur l’exercice de la médecine. Ceci ne peut être envisagé sans une formation spécifique et sans concertation avec nos confrères médecins. Et bien évidemment, cette approche ne peut être envisagée sans l’exercice personnel de la pharmacie.

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Revue de presse
Le Syndicat de Casablanca ne veut plus d’anarchie ! Le Syndicat de Casablanca ne veut plus d’anarchie !

Par une lettre d’information du 19 octobre 2018, le bureau du Syndicat des pharmaciens de Casablanca (SPC) nous apprend qu’il a tenu, le mercredi 17 octobre, une réunion avec le Pr Jamal Taoufik, Directeur du médicament et de la pharmacie .

Lors de cette réunion, les membres du bureau lui ont fait part de l’impunité dont jouissent certains pharmaciens et l’anarchie qui sévit actuellement dans la capitale économique. Ces dérives se répercutent directement sur l’activité des pharmaciens de la wilaya. Le Pr Jamal Taoufik, qui connaît particulièrement cette problématique, a promis aux membres du bureau d’en faire une priorité.

Les membres du bureau ont, ensuite, profité de cette rencontre pour remettre au directeur de la DMP un dossier relatif à la situation financière de la pharmacie d’officine. Ce rapport qui a été préparé par un cabinet d’experts constitue un élément précieux pour faire connaître la situation économique du pharmacien en espérant que la Direction des impôts en tienne compte.
Source : SPC

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Le ministre de la Santé reçoit le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de la République du Soudan du Sud Le ministre de la Santé reçoit le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de la République du Soudan du Sud

Le ministre de la Santé, Anass Doukkali, a reçu le vendredi 19 octobre 2018, au siège du ministère de la Santé, Nhial Deng Nhial, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de la République du Soudan du Sud.

Cette rencontre avait pour objectif de discuter des moyens permettant de développer une coopération entre les deux pays.

Le ministre de la Santé a exprimé la disponibilité du Maroc à accompagner la République du Soudan du Sud dans son processus de réforme sanitaire. Ceci pourra être concrétisé à travers le partage d’expériences notamment en matière de couverture médicale de base, de politique du médicament, de santé maternelle et infantile et du programme d’immunisation.
Source : MAP

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Les bio-similaires d’Humira arrivent sur le marché européen Les bio-similaires d’Humira arrivent sur le marché européen

Humira, le blockbuster d’AbbVie le plus vendu au monde, devrait faire de la place pour les bio-similaires dont la mise sur le marché a démarré en Europe la semaine dernière. L’arrivée de ces copies biologiques devrait s’accompagner d’économies substantielles pour les systèmes de santé des pays européens.

Ainsi, cinq bio-similaires prendront des parts à ce médicament indiqué dans la prise en charge d’une dizaine de maladies auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, etc.

AbbVIE a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires sur ce médicament de plus de 18,4 milliards de dollars, dont 4 milliards rien que dans le vieux continent. La progression par rapport à 2016 est de 14,6%.

Les bio-similaires Amgevita d’Amgen et Imraldi de la co-entreprise Bioepis entre l'américain Biogen et le sud-coréen Samsung viennent d’être lancés simultanément dans plusieurs pays d’Europe.

Sandoz, filiale du géant pharmaceutique suisse Novartis, va également commercialiser un bio-similaires au Royaume-Uni et en Allemagne

L'allemand Boehringer Ingelheim et l'américain Mylan ont aussi été autorisés à mettre sur le marché européen des bio-similaires d'Humira.

Par contre, sur le marché américain, la commercialisation de bio-similaires d’Humira avant 2023 ne semble pas chose aisée, AbbVIE va livrer une bataille juridique pour faire valoir ses brevets jusqu'au bout !
Source : AFP

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Une nouvelle option thérapeutique pour la prise en charge du mélanome avancé porteur d’une mutation BRAF Une nouvelle option thérapeutique pour la prise en charge du mélanome avancé porteur d’une mutation BRAF

Le traitement de patients adultes atteints de mélanome non résécable ou métastatique porteur d'une mutation BRAF V600 peut désormais être envisagé en associant de nouvelles thérapies ciblées qui viennent d’obtenir le feu vert de l’EMA (Agence européenne des médicaments).

Il s’agit de Braftovi® et Mektovi®. Le premier se présente sous forme de gélules contenant 50 ou 75 mg d’encorafenib, quant au second, il se présente sous forme de comprimés pelliculés contenant 15 mg de binimetinib.

L’encorafenib inhibe la prolifération cellulaire in vitro et in vivo des mélanomes exprimant les mutations BRAFV600E, D et K. Par contre, il n’inhibe pas la signalisation RAF/MEK/ERK dans les cellules présentant un BRAF de type sauvage.

Le binimetinib inhibe et l'activation de MEK par BRAF et l'activité de la kinase MEK. Il inhibe, également, la prolifération des lignées cellulaires de mélanome exprimant la mutation BRAF V600 et démontre des effets anti-tumoraux dans les modèles animaux porteurs d’un mélanome avec une mutation BRAF V600.

L’encorafenib et le binimetinib inhibent la voie MAPK et conduisent ainsi à une activité anti-tumorale accrue. En outre, leur association a permis de prévenir l’émergence d'une résistance au traitement dans des xénogreffes de mélanomes humains porteurs de la mutation BRAF V600E in vivo.
Source : Univadis

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