PHARMANEWS
La lettre hebdomadaire de pharmacie.ma
N°448 02 juillet 2018
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[ ÉDITORIAL ]
Les limites de la médecine prédictive

Par Abderrahim DERRAJI

La ville de Paris a abrité, le week-end dernier, le quatrième Congrès de médecine prédictive et personnalisée. Cette manifestation organisée par la Société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP) a pour objectif d’évaluer le bénéfice médical et les bonnes pratiques de tests génétiques prédictifs pour améliorer le dépistage, la prévention et les traitements.

En effet, et comme l’a rappelé le professeur Pascal Pujol(*), ces techniques peuvent déceler une forte probabilité de survenue d’une maladie pour laquelle nous disposons de stratégies de dépistage et de prévention utiles et efficaces.

D’après ce chef du service oncogénétique au CHU de Montpelier, une demande spontanée d’une personne en bonne santé souhaitant connaître un risque potentiel d’être touchée par une maladie donnée, ne peut bénéficier, aujourd’hui, d’une suite favorable. Par contre, deux cas de figure peuvent bénéficier d’une analyse prédictive. Il s’agit de patients ayant des antécédents familiaux de maladies génétiques les exposant à un risque génétique important, ou des patients admis dans le cadre de la prise en charge d’une pathologie donnée et qui découvrent fortuitement un risque génétique.

Toute la question aujourd’hui est de savoir si on doit ou pas prendre en compte cette possibilité de prévoir chez deux parents bien portants la possibilité d’avoir un enfant souffrant d’une maladie grave comme l'amyotrophie spinale infantile. Cette pathologie incurable et redoutée par tous les parents, est à l’origine de graves souffrances aussi bien pour eux-mêmes que pour leurs enfants qui décèdent, dans 9 cas sur 10, avant l’âge de 2 ans.

La médecine prédictive, qui permet de prévoir un risque important de survenu de cette pathologie, met le clinicien ou le biologiste devant un dilemme. Doit-il informer les parents du risque ou pas ? Et surtout dans quelles conditions peut-il le faire ? Leur consentement éclairé est primordial dans ce cas.

Bien qu’on puisse assister à des dérives mercantiles ou à une quête d’eugénisme, le recours à ces analyses génétiques pourrait trouver son indication dans la prévention de plusieurs maladies comme certains cancers du sein dont la prise en charge peut être envisagée d’une manière précoce.

Mais en réalité, le plus difficile reste à trouver un consensus et arrêter des recommandations pour savoir ce qui doit être fait à chaque fois que des analyses génétiques fiables révèlent que des parents ont un risque très élevé d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique très grave. La méconnaissance du risque ou des considérations religieuses peuvent rendre ce choix particulièrement difficile.

 (*) Émission de France Inter «Le grand entretien» diffusée le 29 juin 2018.

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Revue de presse
Infertilité : les traitements ne sont toujours pas accessibles au Maroc ! Infertilité : les traitements ne sont toujours pas accessibles au Maroc !

L’Association marocaine des aspirants à la maternité et à la paternité a organisé, le samedi 30 juin, la quatrième édition de la Conférence nationale sur l’infertilité au Maroc.

Cette rencontre, qui s’est tenue à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, a été placée sous le thème «La cherté des médicaments et traitements de l’infertilité. Quel rôle incombe aux autorités compétentes pour garantir la prise en charge des couples inféconds au Maroc ?»

Cette manifestation a mis en exergue les difficultés que rencontrent les couples souffrant d’infertilité au Maroc. En effet, ces couples sont souvent incompris, voire marginalisés par la société. Ils se retrouvent souvent seuls à faire face à un parcours de soin difficile. La prise en charge de l’infertilité peut s’avérer longue, compliquée et particulièrement coûteuse.

 

Et que dire des habitants de nombreuses villes marocaines qui se voient contraints de faire de longs déplacements pour rejoindre les rares villes disposant de structures offrant des services de procréation médicalement assistée (PMA) ? À ceci, s’ajoute le problème de l’inaccessibilité économique aux traitements qui ne sont toujours pas remboursés, ce qui fait de ces patients des proies faciles aux charlatans de tous bords.

Cette Conférence a permis aux membres de la MAPA de rappeler les recommandations qui permettraient au Maroc de rattraper son retard par rapport aux pays voisins.

Comme l’a rappelé à notre rédaction Mme Aziza Ghallam, présidente de la MAPA : «Rien ne peut être fait sans l’adoption d’une vraie stratégie nationale pour la prise en charge de l’infertilité et la prévention de la stérilité. L’infertilité doit être considérée comme une pathologie à part entière donnant droit à une prise en charge remboursée par les caisses d’assurances maladies».

La présidente de la MAPA a également insisté sur le rôle que devrait jouer le secteur public dans la prise en charge de la PMA, et sur la cherté des traitements qui constitue un obstacle majeur aux couples infertiles. Les responsables devraient prendre en considération ces contraintes et opter pour des mesures urgentes pour améliorer l’accessibilité à la PMA et se conformer au passage à l’article 31 de la Constitution qui a fait de l’accès aux soins et de la protection de la santé des citoyens un droit constitutionnel.

Cette journée s’est terminée par des témoignages de quelques rares parents, qui ont pu avoir des bébés grâce à la PMA, et surtout de beaucoup de couples qui ont du mal à y accéder. Leur incommensurable désespoir devrait inciter tous les intervenants à œuvrer pour accélérer les procédures pour que ces couples puissent enfin jouir de leurs droits.

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Prolia® serait à l’origine de fractures de vertèbres. Prolia® serait à l’origine de fractures de vertèbres.

Un médicament indiqué pour réduire les fractures osseuses chez les personnes souffrant d’ostéoporose est suspecté d’être à l’origine de fractures multiples des vertèbres qui peuvent survenir après l’arrêt du traitement.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM – France) a recensé 11 cas depuis 2011, alors que rien qu’en 2017, près de 91.000 Françaises de plus de 60 ans ont eu recours à ce médicament qui est prescrit en seconde intention chez les femmes présentant un risque très élevé de fractures.

Ce traitement mis sur le marché par le laboratoire AMGEN a pourtant nourri beaucoup d’espoirs d’autant plus que les essais cliniques ont démontré ses bénéfices par rapport aux thérapies existantes.

C’est le Pr Olivier Lamy, médecin-chef au Centre des maladies osseuses de l’Hôpital universitaire de Lausanne, et son équipe qui ont été les premiers à établir le lien entre les fractures des vertèbres observées chez les femmes et le recours au Prolia®. Ils ont signalé trois cas suspects en 2015. Et d’après le quotidien français «Le Monde», 46 personnes prises en charge à l’hôpital de Lausanne auraient eu une ou plusieurs fractures de vertèbres. Ces effets indésirables très graves pourraient s’expliquer par une baisse brutale de la densité osseuse après l’arrêt du traitement. Tant que le Prolia® est administré aux patientes, les cellules responsables de la destruction des os sont stoppées. Mais chez certaines patientes, dès lors que le traitement est arrêté, leur fabrication repartirait au quart de tour. On parle alors d’«effet rebond».

L’Agence européenne du médicament (EMA) s’est penchée sur cette problématique et a conclu, en 2017, que les données dont elle dispose ne lui ont pas permis d’établir un lien de causalité entre le Prolia® et les fractures observées. La Suisse a, cependant, décidé de mentionner les dangers liés à l’arrêt du Prolia® sur la notice de ce dernier.

De son coté, l’ANSM vient de lancer une enquête de pharmacovigilance dont les résultats seront publiés d’ici l’automne prochain. En attendant, elle estime que le rapport bénéfice/risque de ce médicament reste positif. Elle incite également les patientes à ne pas interrompre leurs traitements d’elles-mêmes et de consulter leur médecin en cas de besoin.
Source : http://sante.lefigaro.fr

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OMS : un médicament pourrait sauver la vie de milliers de femmes OMS : un médicament pourrait sauver la vie de milliers de femmes

D’après un communiqué du 27 juin 2018 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une étude menée en collaboration avec MSD for Mothers et Ferring Pharmaceuticals a révélé qu’une nouvelle formulation de l’ocytocine, un médicament indiqué pour prévenir les saignements excessifs après l’accouchement, pourrait sauver la vie de milliers de femmes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Actuellement, l’OMS recommande l’ocytocine comme médicament de premier choix pour prévenir les saignements excessifs après l’accouchement. Mais sa conservation constitue un frein à la généralisation de son utilisation. En effet, l’ocytocine est sensible à la chaleur et doit, de ce fait, être stockée et transportée entre 2 et 8 °C. Ces conditions ne peuvent pas être garanties dans de nombreux pays.

Par contre, la carbétocine qui est dotée d’un profil d’efficacité similaire à l’ocytocine dans la prévention de l’hémorragie du post-partum n’est pas sensible à la chaleur. Il ne nécessite pas de réfrigération et conserve son efficacité pendant au moins 3 ans si elle est stockée à 30 °C et à un taux d’humidité relative de 75%.

«C’est une avancée très encourageante qui pourrait révolutionner notre capacité à maintenir en vie les mères et les nourrissons», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

De son coté, le Dr Metin Gülmezoglu, du département Santé reproductive et recherche de l’OMS, a déclaré : «La mise au point d’un médicament pour prévenir les hémorragies du post-partum qui reste efficace dans des conditions chaudes et humides est une très bonne nouvelle pour les millions de femmes qui accouchent dans des régions du monde privées d’accès à une réfrigération fiable».

Avant une large utilisation, ce traitement attend l’examen réglementaire et l’approbation des autorités nationales.

Par ailleurs, l’OMS demandera à son Groupe d’élaboration des lignes directrices d’étudier la pertinence de la carbétocine thermostable dans la prévention de l’hémorragie du post-partum.
Source : http://www.who.int

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Sanofi cède Zentiva à un fonds d'investissement pour 1,9 milliard d'euros Sanofi cède Zentiva à un fonds d'investissement pour 1,9 milliard d'euros

Le géant français, qui axe de plus en plus son activité sur les produits innovants et sur l’automédication, vient de conclure la vente de ses activités génériques Zentiva au fonds d’investissement Advent.

Cette transaction va coûter la bagatelle de 1,9 milliard d’euros au fonds d’investissement Advent alors que Sanofi avait déboursé 2,6 milliards d’euros pour acquérir Zentiva en 2009.

Les génériques de Sanofi, qui sont classés au septième rang mondial, ont connu une baisse de 3,3% en 2017 alors que le chiffre d’affaires consolidé du groupe tricolore a progressé de 5,6%.
Source : https://www.lesechos.fr

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