Article N° 8172
UE - USA - DROIT DE DOUANE
Médicaments européens : Washington impose une taxe de 15% malgré les appels à l’exemption
Abderrahim Derraji - 25 août 2025 11:59Le 21 août, l’Union européenne et l’administration Trump ont confirmé l’instauration d’une taxe de 15 % sur les produits pharmaceutiques européens exportés vers les États-Unis, à compter du 1er septembre.
Malgré les demandes de l’industrie pour une exemption totale, seuls les génériques, leurs ingrédients et certains précurseurs chimiques bénéficieront d’un régime dérogatoire avec des droits réduits ou nuls.
Malgré les demandes de l’industrie pour une exemption totale, seuls les génériques, leurs ingrédients et certains précurseurs chimiques bénéficieront d’un régime dérogatoire avec des droits réduits ou nuls.
Cette décision découle de l’accord commercial conclu le 27 juillet entre Bruxelles et Washington sur la question sensible des droits de douane.
Selon le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, il s’agit d’un «accord stratégique important», qui prévoit des exemptions jugées significatives, mais qui ne satisfait pas les industriels.
En effet, le LEEM représentant les entreprises du médicament en France, avait demandé dès juillet que tous les produits pharmaceutiques soient explicitement et durablement exclus de toute mesure tarifaire, comme c’était le cas jusqu’alors. Le LEEM et l’EFPIA (Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques) ont rappelé que les médicaments, vaccins et dispositifs médicaux «ne sont pas des biens comme les autres» et que leur libre circulation est essentielle pour la continuité des soins et la résilience des systèmes de santé. L’EFPIA a également averti qu’une telle taxation risquait de perturber les chaînes d’approvisionnement, de freiner la recherche et développement et de limiter l’accès des patients aux traitements.
Selon le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, il s’agit d’un «accord stratégique important», qui prévoit des exemptions jugées significatives, mais qui ne satisfait pas les industriels.
En effet, le LEEM représentant les entreprises du médicament en France, avait demandé dès juillet que tous les produits pharmaceutiques soient explicitement et durablement exclus de toute mesure tarifaire, comme c’était le cas jusqu’alors. Le LEEM et l’EFPIA (Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques) ont rappelé que les médicaments, vaccins et dispositifs médicaux «ne sont pas des biens comme les autres» et que leur libre circulation est essentielle pour la continuité des soins et la résilience des systèmes de santé. L’EFPIA a également averti qu’une telle taxation risquait de perturber les chaînes d’approvisionnement, de freiner la recherche et développement et de limiter l’accès des patients aux traitements.
Les inquiétudes sont renforcées par les déclarations offensives de Donald Trump quelques jours auparavant. Le président américain avait menacé de relever progressivement ces droits de douane à des niveaux prohibitifs -150 % puis 250 % - afin de favoriser la relocalisation de la production pharmaceutique aux États-Unis. Il avait également adressé des courriers à 17 grands laboratoires, exigeant une baisse des prix de leurs médicaments avant le 29 septembre, sous peine de représailles commerciales.
Derrière cette offensive, l’objectif affiché de l’administration américaine est de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et de répondre à la colère des patients américains face aux prix des médicaments, bien plus élevés qu’en Europe. Pour les industriels européens, cette nouvelle donne représente un risque économique et stratégique majeur, tant sur leurs exportations et leurs investissements que sur la stabilité des chaînes mondiales de production pharmaceutique.
Source : Communiqué conjoint Union européenne – Administration Trump (21 août 2025)
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